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Posté : mar. mars 29, 2016 11:28 am
par Amaski
[center][bask]Le triomphe de l'hydrogène : du Maok à Titanua[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Depuis le développement de l'énergie à hydrogène au Khaldidan, le nombre de centrales à hydrogène grandit sans cesse sur la planète. TarnEnergy, compagnie d'énergie tarnoise, a ainsi lancé il y a neuf mois la construction de dix super-centrales à hydrogène au Maok afin de créer une énergie propre et abondante pour les Zanyanais. En même temps, le Remino a lancé la production de locomotives à piles à hydrogène, machines dont la vente explose dans la Fédération tarnoise. Sommes-nous devant l'aube de l'ère de l'hydrogène ? Est-ce que le Khaldidan est le père d'un âge d'abondance énergétique verte ?

Comme souvent dans l'Histoire, les grands développements technologiques nécessitent la volonté de nations pauvres en ressources. Alors que Dieu a bénis le Khaldidan en pétrole et en gaz, le Tarnosia est une terre pauvre en hydrocarbures. La production d'énergie a donc toujours été extraordinairement coûteuse dans la péninsule, surtout depuis le Grand Chaos car la plus part des barrages ont été détruits et beaucoup de centrales nucléaires ont dû être fermées. Ce n'est donc pas une surprise que les autorités tarnoises aient investies de manière massive dans l'énergie à hydrogène, technologie offerte généreusement par le Khaldidan. Depuis, des centaines de centrales ont été construites dans le pays et TarnEnergy a créé des centrales dans des contrées étrangères comme le Hokkaido. Certains parlent même de hydro-mania en ce qui concerne la stratégie énergétique tarnoise.

Il y a un an, les autorités tarnoises et du Maok ont engagé un premier contact diplomatique entre les deux pays. Dans le cadre des discussions, la représentation diplomatique fédérale a proposé au très vénérable royaume de faire construire des centrales à hydrogène afin de créer une énergie certes un peu plus chère, mais entièrement écologique. C'est ainsi que TarnEnergy a lancé le chantier de dix super-centrales à hydrogène devant produire 8 Mtoe d'énergie par an, couvrant environ un tiers des besoins énergétiques actuels du pays. C'est hier après-midi que les dix centrales ont été officiellement inaugurées par l'actuel directrice de Maok TarnEnergy, Tajan Sern. Celle-ci a déclaré devant la presse :

« Depuis trop longtemps l'Humanité a basé sa production d'énergie sur le pétrole et le charbon. Aujourd'hui, en 2029, il est plus nécessaire que jamais de nous affranchir de ces sources d'énergies polluantes afin d'embraser la révolution verte. Notre planète souffre de la pollution et il est donc le devoir de chacun à contribuer à la Révolution énergétique. »

Une autre révolution a lieu, cette fois au Jeekim. C'est au Remino qu'a été lancée la construction de locomotives à piles à hydrogène, permettant donc d'appliquer la technologie de l'hydrogène aux moyens de transport. Ces nouvelles locomotives ont le potentiel de pouvoir s'affranchir de manière simultanée du réseau électrique classique et du diesel. L'intérêt pour cette technologie ne s'est pas fait attendre dans la péninsule tarnoise car le diesel est très coûteux et les rails rarement électrifiés. Le maire de Titanua a confirmé les rumeurs selon lesquelles les grandes compagnies ferroviaires du pays avaient tous affiché leur intérêt pour acheter des locomotives avec des piles à hydrogène. Il faut noter que le maire actuel de Titanua, Bron Shark, est dans le conseil d'administration de la plus grande compagnie ferroviaire du pays.

« Nous savons de source sûre que les compagnies ferroviaires qui desservent la capitale ont la ferme intention d'acquérir des locomotives reminoises. Les économies faites en achat de diesel sont très conséquentes car l'essence coûte très cher en raison de la politique des cartels pétroliers visant à maintenir les prix au-delà de 160 dollars. Abandonner le diesel est donc une solution permettant d'assurer l'augmentation de la marge bénéficiaire des compagnies. »

Alors que l'énergie à hydrogène a le vent en poupe, couvrant le Khaldidan d'un prestige sans précèdent auprès la bourgeoisie tarnoise, des manifestations ont eu lieu à Titanua devant l'ambassade du Kaiyuan pour protester contre le prix du pétrole exorbitant. Beaucoup dans la société civile considèrent ce pays comme partiellement responsable du fait que les prix pétroliers ne font qu’augmenter depuis des années.

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Posté : sam. avr. 02, 2016 2:10 pm
par Amaski
[center][bask]Khaldidan : vive la bombe...ou presque[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Le gouvernement du Khaldidan a officiellement annoncé d'avoir menti au Monde concernant ses programmes militaires. Il a été confirmé par les autorités de l'Empire qu'ils ont volontairement trompé l'opinion publique et poursuivit le développement d'un programme atomique ayant des objectifs militaires offensifs. L'annonce a fait l'effet...d'une bombe et l'ambassadeur tarnois aurait quitté la ville de Puerto Alejandro il y a trois heures. Le Gouvernement fédéral n'a pas donné d'information sur les raisons pourquoi l'ambassadeur serait en chemin vers Titanua.

Le Khaldidan s'était depuis des années montré comme un pays avec des grandes ambitions. Néanmoins, jusqu'à là l'Empire avait toujours témoigné de volontés relativement pacifiques et il avait promu une politique axée sur la coopération avec les autres pays du monde. Le seul programme militaire notable a été le développement de la bombe à vacuum et beaucoup d'experts militaires pensaient donc que l'Empire avait atteint avec l'acquisition de la bombe à vacuum un stade de sécurité militaire avancé. Le développement de l'arme atomique semblait dans ce cadre incohérent et contre-productif car la bombe à vacuum possède des applications tactiques que la bombe atomique n'a pas sous sa forme balistique.

Néanmoins, le Khaldidan a secrètement développé l'arme atomique en camouflant les tests derrière le programme militaire lié à la bombe à vacuum. Aujourd'hui, il semble que le Gouvernement impérial ait décidé de rendre officiel la maîtrise de la technologie militaire de l'arme atomique. La question désormais est de savoir quels sont les buts du Gouvernement impérial, car la maîtrise de cette technologie n'apporte aucun atout stratégique. Selon certains experts, il se pourrait que le programme atomique ait avant tout pour uttilité de servir d'outil de propagande à destination de la population de l'Empire. Selon Jhon Porak, la stratégie de l'Empire est même un non-sens.

« Le Gouvernement impérial n'acquière aucun avantage avec un tel programme militaire. Le Vicaskaran austral étant une région historiquement désarmé, l'Empire ne fera que rendre ses voisins susceptibles à vouloir s'unir dans une coalition pour se sécuriser par rapport à un pays possédant l'arme atomique. Si l'objectif est de prendre l'ascendant sur la Principauté tarnoise, c'est absolument stupide car la Fédération tarnoise jouit d'un bouclier anti-missile rostove. Pire, cela pourra inciter en cas de conflit la Fédération tarnoise à faire une frappe préventive contre les installations militaires impériales. Militairement, l'acquisition de la bombe atomique est une erreur car elle déclenche un mécanisme géopolitique défavorable au Khaldidan. On ne respecte pas un pays qui a la bombe atomique, on le craint et cela est catastrophique pour un empire dont la force est basée sur le soft power.

La seule explication serait que l'Empire du Khaldidan veut utiliser la bombe à des fins de propagande interne. Et même là, on doit se poser la question si cela n'est pas le témoignage d'un effritement du support populaire pour le Gouvernement impérial si celui-ci doit compromettre ses avantages diplomatiques avec l'annonce de la maîtrise de la technologie de l'arme atomique.»

Entre temps, des sources à Puerto Alejandro affirment que l'ambassadeur de la Fédération tarnoise au Khaldidan aurait quitté l'ambassade dans le cours de l'après-midi pour prendre un avion en direction de Titanua. Si aucune annonce officielle n'a été faite de la part du Gouvernement fédéral, on peut supposer que la manière dont le Gouvernement impérial se pavane sur son programme atomique ne doit pas trouver beaucoup d'amis à Titanua. Cela surtout car la question risque de créer des remous politiques au Sénat où on avait justement mis un terme au programme atomique tarnois il y a quelques mois. Reste à savoir quelle sera la réaction des autres pays du Vicaskaran au sujet des ambitions du Khaldidan de se doter d'un arsenal atomique. On peut imaginer que la Fepuvi puisse protester contre ce qui met en péril l'équilibre des forces au Vicaskaran et donc compromet la stabilité régionale.

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Posté : mer. avr. 06, 2016 8:26 pm
par Amaski
[center][bask]L'Empire contre-attaque[/bask]

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[quote="Le Bouffon"]

C'est sous clé que les monarques almérans ont nommé parmi eux un nouvel empereur pour le Saint-Empire alméran. Cet élection met fin à une série de luttes autour de la Couronne impériale dont l'Impératrice schlessoise Viktoria a été dépossédée par le pape Zosime II. Cet événement historique n'a pas eu lieu sans donner naissance à quelques anecdotes amusantes dans le milieu diplomatique tarnois, surtout celui attaché à l'ambassade d'Adursted.

Durant la procédure de nomination de l'Empereur alméran, la Couronne du Thorval était animée par des grands doutes pour savoir quel candidat le Royaume septentrional devait soutenir. Bien évidemment, les différentes représentations diplomatiques situées à la Cour thorvalienne n'ont pas chômé pour courtiser la Reine Annabelle II afin de la persuader de soutenir tel ou tel candidat. Certains appuyaient la cause de la nomination du Prince de Viertenstein, d'autres du Roi de Fiémance. La seule exception dans le lot se trouve du côté de l'ambassadeur tarnois, un certain Erok Tjarn. En rencontrant la Reine dans le cadre d'une entrevue de courtoisie, la souveraine aurait affirmé ses hésitations concernant la candidature à soutenir. L'ambassadeur Tjarn aurait alors dit à la Reine.

« Vous savez, Votre Majesté, vous pourriez aussi voter pour votre cheval. Cela s'est déjà fait dans le passé. »

Heureusement pour l'Alméra, le vote du Thorval n'est pas allé en faveur d'un quadrupède, mais au prince François de Viertenstein qui devient ainsi l'Empereur François. Néanmoins, l’anecdote a fait beaucoup rire dans l'ambassade tarnoise car l'idée n'est pas si farfelue que ça. Durant l'antiquité urbaine, un des empereurs urbains, légèrement loufoque, aurait décidé de faire nommer son cheval comme premier consul. Juridiquement, rien ne pourrait donc empêché un étalon de devenir souverain de l'Occident. Cependant, il se pourrait que son règne soit entaché de quelques difficultés techniques, mais le monde a déjà connu pire situation.

Plus sérieusement, le règne de l'Empereur François risque de ne pas être des plus aisés. Le comportement de l'Impératrice Viktoria a presque entièrement anéanti le capital de prestige et diplomatique de l'Empire, réduisant le sacer imperium à une grosse île dominé par les pétrodollars. Le nouvel empereur devra donc reconstruire le prestige de la Couronne impériale et aussi redonner une existence réelle à cette construction politique que certains prétendaient d'être ni saint ni impérial.

Il existe aussi des défis d'ordre géopolitique. Le Royaume du Thorval reste farouchement attaché à sa « Libertas naturalis » pendant que la nomination d'un empereur d'Occident fort inquiète la Couronne tarnoise qui récupéré péniblement du fait que l'Empire chrétien universel soit désormais mort et enterré. Elle doit aussi juguler des intérêts dynastiques difficiles à réconcilier avec le besoin d'une relation calme et apaisée entre l'Alméra et le Vicaskaran.

Irvan Jhan, politologue, a commenté la situation actuelle de la manière suivante.

« Beaucoup dépend de la politique que va poursuivre le nouvel empereur. Du côté tarnois, le grand point d’achoppement se trouve autour d'Astara où une branche des van Tarnois s'est établie et à laquelle le Prince Oroskon VI doit une certaine solidarité familiale même si les deux branches sont dans une sorte de guerre froide.

Le grand problème peut se trouver du côté de de Belegon van Tarnos qui prétend au trône d'Urba, une histoire d'une grande complexité juridique qui a forcé le Prince Oroskon VI de s'approprier du titre urbain en se proclamant de manière unilatérale Roi titulaire afin de contrer les ambitions de Belegon, projets qui pourraient menacer la stabilité du Sud-ouest alméran.

Néanmoins, si le nouvel empereur la joue finement, celui-ci pourrait arriver à en tirer un bénéfice en prestige notable en arrivant à remédier à cette situation en jouant sur l'aura que lui confère la charge impériale.»

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Posté : sam. avr. 09, 2016 9:18 am
par Amaski
[center][bask]Bons industriels : comment les petits s'emparent du marché tarnois[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Le Gouvernement fédéral a récemment mis en place un nouveau instrument financier qui a pour but d’inciter l'investissement étranger. Depuis sa création, déjà plus de deux milliards et demi de dollars ont trouvé leur chemin vers la péninsule tarnoise, permettant la création de nombreuses manufactures et usines. Néanmoins, à la surprise générale, ce ne sont pas les grandes puissances économiques qui en profitent, mais des républiques et royaumes en développement. Est-ce que cela est la victoire des petits sur les grands ?

La situation semble paradoxale. Habituellement, ce sont les grandes puissances qui s’accaparent au plus vite des grands marchés du monde. Néanmoins, la péninsule tarnoise semble désormais faire définitivement partie de l'exception. Le Raksasa, dans un acte d'irrationalité trop commun à ce pays, a décidé de mettre la péninsule sur embargo. Résultat, depuis ce moment l'économie prospère chez les Tarnois. Aussi, la FNUS, la Cyrénanie et les pays almérans boudent la péninsule car se sentant ou se pensant en conflit latent avec Titanua. Il ne semble donc pas surprenant que les pays émergents aient eu une occasion en or pour permettre à leurs investisseurs de se saisir d'un marché national avec plus de 440 millions de consommateurs.

La République de Stalagmanque s'est enfin réveillée après des longues années d'inertie politique à cause d'un dogue comateux et d'un Sénat tellement décimé qu'il a fini par devenir un gouvernement provisoire. La Très Sérénissime République a investi pas moins d'un milliard de dollars au Tarnosia, permettant l'ouverture d'une dizaine d'usines à travers le pays. Ce pari économique promet de rapporter grand car la rente de 5% pourra assurer à cette cité-état des revenus très intéressants sur long terme et aussi accroître son influence politique sur Titanua, ce qui n'est pas anodin pour une contrée rêvant de reconstruire un empire de comptoirs à travers le monde.

Le Royaume de Gartagueule, récemment rouvert sur le monde, a pour sa part emporté la mise en investissant pas moins d'un milliard et demi. Cet investissement, notable pour un pays en développement, peut rapporter très grand sur le moyen terme, car avec l'ouverture d'usines chez les Tarnois, Gartagueule peut espérer profiter d'un transfert passif de certaines technologies dans le domaine économique en sa faveur. Les ingénieurs travaillant dans les usines dans lesquels Gartagueule a investi, seront tentés par se faire ensuite recruter par la Couronne jeekimoise pour des projets au-delà du Détroit.

Le Mayong a également procédé à des investissements, misant pour le moment surtout dans la création de manufactures et moins sur des grandes structures économiques, empêché par le fait que les sommes investies ne franchissent pas la barre des 100 millions de dollars nécessaires à la création d'une usine. Néanmoins, il semble que le Mayong pourrait investir d'avantage si la rentabilité des manufactures est considéré comme satisfaisante par les entrepreneurs du pays makaran.

Les investissements étrangers mettent désormais à mal le monopole que c'était créé le Hokkaido ces dernières années. Cela n'est pas anodin car les investissements étrangers sont également une arme politique. Le pays qui permet le financement de dizaines d'usines et de manufactures, aura forcément plus facilement de l’écoute auprès les autorités de Titanua. Cela peut permettre d'améliorer très naturellement les relations diplomatiques entre deux pays voire en cas de crise, d'inciter l'autre à ne pas prendre des actions hâtives.

Cela permet d’expliquer pourquoi l’embargo du Raksasa n'a eu pratiquement aucun effet. La raison n'est pas difficile à trouver. Ce pays n'ayant jamais investi dans la péninsule tarnoise, s'est retrouvé dans une situation où qu'il n'avait aucun véritable moyen de pression. Pire, l'embargo l'élimine comme acteur économique dans la région et donc permet à des pays de moindre puissance comme Gartagueule, Stalagmanque et le Wapong d'emporter la mise à sa place. A cela s’ajoute que la péninsule tarnoise est devenue un foyer de banques offrant des services de fraude fiscale aux entrepreneurs et grandes fortunes raksases.

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Posté : lun. avr. 11, 2016 5:34 am
par Amaski
[center][bask]Belvyn Group : la renaissance d'une entreprise[/bask]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/470950crein146035282143327.jpg[/img][/center]
[quote="L'Informateur"]

L'annonce a surpris plus qu'un. La Fédération des Républiques Orthodoxes et Populaires du Thyroptis a accordé à Belvyn Group un contrat valant la somme astronomique de 35 milliards de dollars. Inattendu, ce contrat tombe à pic car l'entreprise se trouvait depuis l'émeute de Sayakon dans des eaux troubles. Est-ce que cela est la renaissance d'un groupe ayant fait fortune durant les jours noirs du Grand Chaos ?

Belvyn Group fait partie d'un réseau d'entreprises étant tombé en disgrâce depuis la réforme de la constitution de 2028. Les oligarques, ainsi sont surnommés les grands entrepreneurs libéraux ayant pris part aux éventements de Sayakon, ont pour la plus part fui le pays ou se sont retirés de la politique après la victoire des nationalistes et des catholiques. Difficile donc pour des entreprises comme Belvyn Group de décrocher des contrats gouvernementaux ou même de pouvoir prétendre profiter des investissements faits par les autorités locales dans le cadre de la reconquête économique de l'Ouest péninsulaire. Néanmoins, le pire semble avoir été évité jusqu'à là car le Gouvernement a très largement ignoré la décision de l'Assemblée constitutionnelle de 2028 d'exercer une répression judiciaire à l'encontre des entrepreneurs ayant contribué à l'agitation durant l’émeute de Sayakon.

Depuis 2028, Belvyn Group était en grave perte de vitesse et l'entreprise a accusé des pertes importantes durant cette année. Certains estimaient même que le groupe pouvait être contraint de déclarer faillite au courant de l'année 2030. Cela était compter sans le contrat de la FROPT qui non seulement met l'entreprise à l'abri des soucis financiers pour les années à venir, mais également inaugure une certaine réhabilitation politique. Au Sénat, des voix s'élèvent ainsi en faveur de Lek Belvyn, le propriétaire du groupe, en demandant à ce qu'il soit officiellement gracié, le mettant ainsi à l'abri de possibles poursuites pour ses activités durant l’émeute. Cette demande n'est pas anodine car les sommes d'argent désormais en jeu sont énormes et rare sont ceux voulant prendre le risque à ce que Lek Belvyn rejoigne ses pairs au Perlian dans le cadre d'un exile volontaire. Est-ce qu’une grâce est possible ? Juridiquement oui et politiquement les augures sont bons car l'impression générale est que le Gouvernement fédéral actuel veut surtout clore définitivement le chapitre de Sayakon en allant vers l'avant.

Cependant, si Lek Belvyn s'en sort, il n'en est pas sûr que les autres oligarques profitent des mêmes conditions. Au contraire de Belvyn, ceux-ci ont fui vers le Perlian en prenant avec eux des masses d'argent considérables, mais relativement éphémères. La plus part d'entre eux ont fait fortune dans l'industrie, ce qui fait que ce qui fait leur richesse est resté au Tarnosia, vulnérable à une nationalisation. Cela n'est pas encore arrivé, mais c'est une épée de Damoclès qui pend au-dessus de leurs têtes. Est-ce que la Couronne tarnoise pourrait proclamer des saisies ? La plus part des manufactures et usines en question sont largement déficitaires depuis le départ des oligarques. Selon un économiste de Titanua, cela ferait même partie de la stratégie du Gouvernement fédéral face aux oligarques de ne pas se saisir de l’industrie.

« A la place de leur faire des procès ou de nationaliser leurs biens, le Gouvernement se contente de refuser à leurs usines et manufactures l'accès aux contrats publics, ce qui a aussi pour effet d'effrayer les autres acteurs économiques. En somme, le Gouvernement poursuit une politique de siège par rapport aux grandes fortunes réfugiées au Perlian en jouant sur le fait que le manque de revenus crée par les déficits de leurs industries, les empêchera de pouvoir convertir efficacement leur argent en influence politique. Cela sans effrayer les investisseurs étrangers avec une politique de nationalisation. »

Diplomatiquement, la FROPT marque aussi un grand coup. Avec 35 milliards, ce pays du Thyroptis s'impose comme un acteur économique de premier plan pour la péninsule tarnoise. Est-ce que cela est calculé ? Il se peut que la FROPT veuille capitaliser sur le désir du Gouvernement fédéral tarnois de renforcer l'économie tarnoise. En octroyant le contrat maintenant, elle s'impose comme un partenaire privilégié et de premier ordre dans le sillage de la vente des bons industriels dont la somme totale ne dépasse pas la valeur du contrat de la FROPT. Quelque soient les intentions de la FROPT, ce qui ne fait pas de doute, c'est que ce contrat est une excellente nouvelle pour l'économie tarnoise après une vente réussie de bons industriels pour l'année 2029.

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Posté : ven. mai 06, 2016 10:35 pm
par Amaski
[center][bask]G8 : quand l’anticommunisme prend le dessus[/bask]

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[quote="Le Camarade"]

Les autorités du Mayong sont connues pour leur anticommunisme congénital. Celui-ci semble désormais atteindre un niveau inégalé avec la volonté affichée par le gouvernement de cette république makaranne de convoquer le G8 dans l'objectif de créer une ligue anticommuniste. Est-ce que cela est la mort du G8 comme regroupement des grandes puissances et la renaissance de l'infâme Organisation du Traité de Hellington ?

Les autorités du Mayong ne sont pas réputées pour leur humanisme. Enfants du capitalisme makaran débridé, ils voient le monde en chiffres et opportunités commerciales. Il est rare de trouver parmi leurs élites des gens susceptible d'avoir une approche plus nuancée sur les rapports diplomatiques entre les nations. Alors que les communistes s'obsèdent à voir le monde sous forme d'une lutte de classes perpétuelle, les libéraux makarans adorent adopter une vision manichéenne des rapports internationaux, composée d'un côté des preux défenseurs de la liberté et de l'autre des vils asservisseurs du genre humain. Aussi, le dollar étant leur nouveau Dieu, ils se voient comme ses prêtres et conduisent une croisade contre les hérétiques voulant renverser leur idole. Les communistes sont logiquement leurs pires adversaires car la volonté ultime du communisme, au moins selon la conception marxiste, est l'abolition de l'argent et de l’État, la dernière chose étant l'émanation de la première selon Marx.

Le G8 est à l’origine une réunion des principales puissances du monde essayant de surmonter les clivages idéologiques pour lutter contre la surenchère militaire, économique et culturelle entre les nations. Le dernier sommet a eu des résultats bien plus percutants que ce que les Fiémançais se lamentent à prétendre. Le simple fait que les grandes puissances se sont rencontrées et ont discuté entre elles sur les grands sujets de tension est un succès. Néanmoins, à la place de vouloir continuer la politique des petits pas pouvant permettre d'aider à détendre les relations internationales, les autorités du Mayong ont convoqué un sommet du G8 avec pour objectif de former une coalition contre ce qu'ils pensent être une menace pour le Monde libre, concept vague et éphémère. C'est ainsi donc que les politiciens du Mayong, imbus par l'idéologie de la croisade anti-communiste, s'accaparent d'un outil géopolitique majeur.

La volonté du Mayong ne surprend pas ceux qui connaissent l'idéologie natcap, mouvement politique aussi impitoyable que le totalitarisme socialiste. Néanmoins, le national-capitalisme avait pour vertu de se cantonner au Sud du Makara. Comme toute maladie, il semblait supportable tant que son foyer d'infection restait isolé dans une région lointaine. Néanmoins, l'idéologie natcap, par sa volonté de transformer le G8 en bras armé de ses idées, risque de gravement perturber le précaire équilibre géopolitique. Le simple fait que le Mayong veut restaurer une forme d’OTH, risque de polariser le monde et cela ne peut pas être favorable à la stabilité mondiale.

Prenons l'exemple tarnois. Depuis la création de la République par Markeson, la péninsule connaît non seulement une stabilité institutionnelle surprenante, mais aussi un mouvement de réforme politique conduisant à l’accroissement de la liberté et à la séparation des pouvoirs, cela de manière ininterrompue. Même Markeson, qu'on accuse à tort de tyrannie, avait entamé des telles réformes et ses successeurs ont continué l’œuvre, permettant à la fin de réconcilier le passé avec le future par l'établissement d'une monarchie reprenant tous les principes et institutions républicaines. En somme, l'ère des révolutions est terminée. Certes, les gouvernements restent vulnérables face au renouvellement annuel du Sénat, mais cela est plus le fruit d'un besoin d'ajustement que d'un problème institutionnel. Dans ce nouveau cadre, la politique tarnoise se montre plus envieuse d’accroître le commerce et donc de faire fi des différences idéologiques marquant le monde afin de répondre aux désirs d’un meilleur vivre émanant de la population péninsulaire. Néanmoins, une repolarisation du monde pourrait conduire à forcer le Gouvernement tarnois à faire un choix douloureux.

Économiquement, la péninsule tarnoise tisse de plus en plus de lien avec des pays libéraux, mais son ravitaillement énergétique est assuré en grande partie par le monde socialiste. Cela est le fruit du refus du Raksasa de renouveler l'accord de libre-échange avec la péninsule. L'accès à l'énergie raksase étant trop compliqué, ce sont les pays socialistes qui ont empoché les contrats d'achat de pétrole et de gaz. En cas de repolarisation, le choix le moins douloureux pour les autorités tarnoises sera de sacrifier le commerce avec le monde libéral pour garantir le ravitaillement énergétique. Cela peut sembler surprenant, mais la sécurité énergétique est un axe si primordial, que toute proximité idéologique avec le monde dit libre s’efface devant la nécessité de nourrir 440 millions de citoyens. Fressen komt vor der Moral, comme disait Brecht. Il n'est donc pas nécessaire de dire que la repolarisation aurait des effets négatives pour tous les acteurs impliqués car compromettant ce début de naissance d'un véritable marché mondial qui est susceptible d’apaiser les relations en offrant le moyen de surmonter le manque de matière première non par la guerre, mais par le commerce. Le cas tarnois, n'est qu'un exemple parmi des dizaines de pays naviguant entre le monde libéral et socialiste.

En voulant polariser, le Mayong tuera la jeune pousse de l’internationalisme économique et politique engendré par le premier sommet du G8. Sans celui-ci, le risque d’une nouvelle série de conflits militaires s’accroitra massivement car c’est le commerce et l’échange qui permet d’enlever à la guerre sa nature nécessaire. Malheureusement, le G8 avait pour grande vertu de calmer le monde car réunissant les adversaires autour d’une même table. Aujourd’hui, cela semble bel et bien révolu.

Le national-capitalisme a triomphé. Bref, vive la guerre, la haine et le dogmatisme ultra-libéral.

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Posté : jeu. mai 12, 2016 2:08 pm
par Amaski
[center][bask]Fédération transnationale : entre budget et embargo[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Avec la nouvelle année, les questions budgétaires font leur retour triomphant sur la scène politique. C'est dans ce cadre que des sénateurs tarnois au Parlement SupraNational ont commencé à militer pour un budget transfédéral 2030 amenuisé et basé uniquement sur les contributions des pays-membres. En même temps, et probablement bien plus inquiétant, des sénateurs nationalistes font savoir qu'ils envisagent de soumettre une motion au Parlement SupraNational pour mettre le Raksasa sous embargo. Tout semble indiquer que les prochaines séances du Parlement Supra-National seront houleuses et que bien de pain volera.

Jusqu'à maintenant, le budget de la Fédération transnationale a été nourri de manière presque exclusive avec la rente de l'industrie gazière de l'Azude. Cette situation déplait fortement les sénateurs tarnois qu'y voient dans cela une sorte de tutelle financière exercée par l'Azude. C'est pour cette raison que le groupe sénatorial tarnois a officiellement fait savoir qu'il était favorable à ce que le prochain budget se base uniquement sur les contributions des états-membres. Une poignée de sénateurs aurait même déjà préparé un projet de budget devant clarifier ce que cette nouvelle approche signifierait sur le plan financier. Leur chef de file, Rayon Gehor, s'est exprimé de la manière suivante à ce sujet.

« Avec un budget basé uniquement sur les contributions, il faudra agir avec un budget resserré, mais pas forcément moins efficace. Les derniers budgets ont été faits en s'appuyant sur une source de financement généreuse et donc beaucoup de dépenses sont contestables voire peuvent être assumées par les états.

Par exemple, pourquoi c'est à la Fédération transnationale de payer pour l'entretien des armées nationales ? Pourquoi verser 5 milliards de dollars d'aide à la Falège, un état non-membre ? Est-ce que le Remino n'est pas capable d'assumer une partie des coûts liés au projet spatial ? Disant la moitié, donc neuf milliards ?

Beaucoup de programmes méritent d'être soutenus, mais il est encore plus important à ce que la Fédération transnationale soit financée de manière équitable et indépendante du milieu industriel. Comment par exemple voter sur des mesures écologiques si notre financement vient du secteur gazier ? Aussi, est-ce que le fait que l'Azude assume 90% des coûts ne déséquilibre pas le rapport de force politique dans la Fédération ? En somme, il est nécessaire à ce que le budget soit nourri avec un mode de financement équitable et étatique. »

Dans le sillage du débat sur le budget, un petit groupe de sénateurs tarnois d'obédience nationaliste veut faire avancer une autre motion, bien plus radicale. Cette motion viserait à prohiber toute relation commerciale entre les pays de la Fédération transnationale et le Raksasa. Les membres les plus éminents du groupe argument en faveur de leur projet de motion ainsi :

« Le Raksasa a déclaré un embargo à l'encontre de la Fédération tarnoise sans aucune raison. Cela après avoir conduit une attaque militaire, également non-provoquée, à l'encontre de la capitale tarnoise. Comment pourrions-nous alors rester assis les bras croisés et ne pas demander à ce que la Fédération transnationale agisse contre un état-voyou sans honneur et qui n'hésite pas à agresser des pays plus faibles que lui et désirant uniquement vivre en paix ? »

Certains suspectent que le projet d'embargo aurait été inspiré par le nouveau Premier Ministre tarnois, Aran Redeck. Ce dernier a refusé de commenter cette rumeur en affirmant qu'il n'aurait pas discuté dernièrement avec les sénateurs en question sur des sujets liés à l'embargo raksas. Certains y voient une réponse sibylline car le Premier Ministre aurait longtemps milité pour une telle mesure quand il était encore au Sénat. Néanmoins, il est fort à douter qu'une telle motion soit acceptée au Parlement SupraNational en vue des intérêts économiques en jeu.

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Posté : ven. mai 13, 2016 10:08 pm
par Amaski
[center][bask]Sébaldie ou le triomphe de la bobocratie[/bask]

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[quote="Le Patriote"]

La Sébalide refait parler d'elle en raison de sa législation outrancière. Après avoir ouvert la voie aux pédophiles, le parlement sébalde a accepté de restaurer l'esclavage...pour des raisons humanitaires. Le résultat ne s'est pas fait attendre car la Fiémance, la Rostovie et le Hokkaido ont mis un terme au commerce entretenu avec la république jeekimoise. Néanmoins, la question se pose de savoir ce qui pousse la Sébaldie à pratiquer une surenchère libertine en matière de loi. Est-ce que la Sébaldie est définitivement devenue victime de sa bobo-attitude ?


Les Sébaldes sont connus pour avoir une obsession : faire progressiste. C'est ainsi que leurs politiques concourent entre eux pour trouver un moyen d'accorder une nouvelle liberté et un nouvel droit à leur population. Hélas, les libertés étant une ressource finie, on ne peut pas en accorder d'avantage sans tomber dans l'excès. Malheureusement, le petit pseudo-bourgeois sébalde de Stranaberg exige chaque fois de pouvoir embraser une nouvelle cause droit-de-l'hommiste car son existence même dépend de pouvoir trouver une pauvre minorité opprimée depuis trente mille ans et de la mettre sous tutelle intellectuelle. Cette attitude atteint désormais des proportions telles qu'elle exerce une force autodestructrice.

Après le flirt affirmé avec les pédophiles, la classe politique sébalde a décidé de soutenir la restauration de l'esclavage. Bien évidemment, loin d'eux l'idée de remettre les gens en chaines. Non, le politicien sébalde est un humanitaire digne de ce nom ! On propose simplement aux gens en détresse, psychologiquement affaiblis, handicapés, vieux ou ne comprenant pas la langue nationale, de signer un petit contrat. Et hop, cette personne est sous tutelle totale. Cela va aussi loin que son « propriétaire » peut même tuer à volonté le néo-esclave. Mais bien évidemment, l'esclave peut toujours rompre l'accord, sauf que le politicien bobo sébalde a oublié de mentionner une chose : comment rompre un accord si le maître peut condamner l'esclave à mort avant que celui-ci ait pu rejoindre un avocat ? Et est-ce que rompre l'accord après avoir été condamné à mort annule la condamnation à mort ou pas ? On constate qu'à force de vouloir provoquer en Sébaldie et faire un scandale, on crée des désastres sociaux. Néanmoins, avouons que la législation sébalde a un avantage: facile de mettre la belle-mère un peu sénile sous tutelle et lui tirer une balle dans la tête pour empocher l'héritage. Bref, vive l'esclave rétabli et l'héritage récupéré.

La loi votée est un ramassis de contradictions et on doit plaindre les juges qui devront régler les procès qui en découleront car quelques parlementaires ont été trop fainéants pour trouver la force de lire le document qu'on leur a soumis. C'était sans aucun doute aisé à leur vendre. Votez oui, cette loi permet aux gens de choisir de se mettre sous tutelle. C'est une liberté, par dieu ! Vous n'allez quand même pas empêcher aux gens d'avoir la liberté de devenir esclaves ? Fasciste ! Vous ne comprenez rien au progressisme, dis donc !

Cette loi témoigne d'un état d'esprit général en Sébaldie : il faut faire progressiste et oser tout. A force d'avoir accordé des libertés à tout le monde, la classe politique, cette bobocratie par excellence, est contraint de soutenir les causes les plus absurdes et à tomber dans l'inhumanité. On ne réfléchit plus à l'ensemble de valeurs qui doivent composer la société. Il faut accorder chaque jour des nouvelles libertés et faire progressiste à tout prix. Cela est tellement ridicule que Molière n’en aurait pas eu de peine pour en faire une pièce de théâtre. Malheureusement, la réalité est plus cruelle car ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

En Sébaldie, on se délecte de chaque pseudo-progrès comme d'un spectacle antique dans le cirque. Une femme tabasse un homme musulman ? Hourrah ! Vive les droits des femmes ! Vive l'égalité ! Un pédophile viole un enfant ? Vive l'amour, ce sentiment noble et au diable le mal de cul du pauvre gosse ! Un immigré tue son patron, viole sa femme et mange leurs enfants ? Voilà un pauvre malheureux qui sait se défendre et lutte contre le très affreux et très méchant système capitaliste !

La Sébalide est devenu une bobocratie et ses dirigeants sont des véritables ordures qu'il faudrait réunir dans une cave et gazer, bien lentement afin qu'ils souffrent longtemps. Sans aucun doute qu’on arrivera encore à vendre cela comme une action écologique…

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Posté : sam. mai 14, 2016 9:37 pm
par Amaski
[center][bask]Embargo : Le Gouvernement sort du bois[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Un petit groupe de sénateurs tarnois au Parlement SupraNational milite depuis une semaine pour l'établissement d'un embargo à l'encontre du Raksasa. C'est hier soir que le Gouvernement tarnois a décidé de prendre position à ce sujet. Il faut savoir qu'un embargo au niveau transfédéral ne peut qu'être décidé par le Conseil des Etats qui réunit les représentants des états-membres. Tout projet de motion de la part des sénateurs tarnois aurait donc de facto un caractère symbolique et pourrait au mieux exiger du Conseil des Etats de mettre le projet d’embargo comme point à l'ordre du jour de la prochaine séance du conseil. Sans surprise, le Premier Ministre Aran Redeck s'est montré favorable à la mise en place d'un embargo.


A l’heure actuelle, le Raksasa maintient un embargo économique contre la péninsule tarnoise. Les raisons de cet embargo sont très obscures, mais en somme on peut dire qu'ils sont la conséquence de la politique du Raksasa visant à éviter l'éclatement d’un scandale autour du génocide eussicoise. Pour le moment, le Gouvernement tarnois n'a pas répondu à cet embargo en laissant donc le flot de marchandises raksas continuer à se diriger vers la péninsule tarnoise via des intermédiaires. Néanmoins, cette tolérance semble désormais être révolue. C'est dans une courte allocation à la radio que le Premier Ministre a fait part de son soutien aux sénateurs nationalistes pour répondre à l'embargo raksas avec un contre-embargo. Il a ainsi affirmé :

« Nous constatons que le Raksasa respecte une seule chose : la force. La politique du précédent gouvernement visant à ne pas répondre aux agressions raksas est un échec et le temps est venu de répliquer à la force par la force. C'est pour cette raison que j'ai décidé de soutenir à la prochaine réunion du Conseil des États la mise en place d'un embargo contre le Raksasa tant que ce pays ne cesse pas ses attaques contre notre nation. Aussi, je vais demander au Ministre de l'Economie de préparer un décret pour établir un embargo au niveau national en attendant la décision au niveau de la Fédération transnationale.

Le Raksasa est une menace pour le libre commerce et le libéralisme politique. Ce pays a tout fait pour écraser les mouvements d'indépendance et de souveraineté nationale dans ses environs. Chaque jour, il sabote d'avantage le flux des capitaux et la liberté d'entreprendre.

En ce qui concerne l'absence de l'Azude Nord au Conseil des Etats, je considère que si cette région n'arrive pas à envoyer un représentant dans les deux semaines à venir, nous devrons prendre une décision sans eux. Un conglomérat d'états ne peut pas attendre dix mois parce que quelques fonctionnaires ne trouvent pas la bonne couleur pour signer un document.

Nous avons des solutions concrètes pour compenser tous les effets négatifs qui pourraient subvenir d'un embargo pour les autres pays de la Fédération. C'est ainsi que nous pourrions mettre en place un accord faisant passer la vente du gaz azudèen par TarnEnergy ce qui garantira à l'Azude le maintien et même le renforcement de sa rente énergétique. Des accords similaires pourront être crées pour les autres secteurs économiques concernés par l'embargo. A mon avis, l'embargo sera non seulement un acte de justice, mais aussi un excellent moyen pour renforcer nos économies en rompant les liens avec un pays dont la production industrielle est surévaluée grâce à la prédominance de sa monnaie nationale. En somme, rompre avec Jiyuan, c'est rompre avec un géant aux pieds d'argile. »

La nouvelle a été accueilli de manière mitigée par la scène politique. Beaucoup de sénateurs progressistes dénoncent le projet d'embargo en affirmant que le dialogue est le seul moyen de sortir de la crise avec le Raksasa. Les sénateurs conservateurs, eux, jugent que cet embargo arrive bien trop tard et qu'il faut des actions nettement plus musclées pour faire comprendre à Jiyuan que ses provocations et attaques répétées ne sont plus tolérables. Parmi le milieu associatif, beaucoup d'organisations défendent la cause du pacifisme stricte poursuivi par le précèdent gouvernement et peu d'acteurs de la société civile soutiennent la stratégie du Premier Ministre Aran Redeck.

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Posté : mar. mai 17, 2016 10:51 am
par Amaski
[center][bask]Une tour tarnoise à Stranaberg ?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Stranaberg, capitale de la Sébaldie, pourrait accueillir un nouvel gratte-ciel, construit par le Belvyn Group, entreprise tarnoise spécialisée dans le BTP et les finances. Alors que la Sébaldie est frappée par l'opprobre international suite à sa législation sur l'esclavage, cet investissement a surpris plus qu'un dans la péninsule. Le porte-parole de Belvyn Group a assuré que l'entreprise gardait toute sa confiance dans le système politique sébalde qui selon le groupe aurait toujours su trouver le juste milieu. D’après le porte-parole, Baal Group continuera donc à investir dans le pays jeekimois.


La Belvyn Tower devra avoir une hauteur de 305 mètres et s'élever dans la banlieue de Stranaberg. Sa construction devra prendre trois ans et Belvyn Group prévoit de dédier au moins trois-quarts de l’édifice aux logements locatifs à loyer moyen. Le reste devra servir à accueillir des bureaux de l'entreprise afin de créer un pôle d'activité du groupe en Sébaldie, pays en forte croissance économique (plus que 23% de croissance l'année dernière). Toran Shen, architecte en charge du projet, a commenté le chantier à venir de la manière suivante :

« La tour se voudra dans un style plus sobre et plus massif que les constructions qu'on trouve en Occident. Cela est dû à des raisons avant tout techniques. Nous voulons ériger un édifice qui puisse résister au temps. Actuellement, les gratte-ciels sont très vulnérables au passage du temps surtout quand ils sont abandonnés pendant un long laps de temps. C'est pour cette raison que la plus part des gratte-ciels de Borisk sont abandonnés. La tendance s'aggrave avec par exemple la pratique de certaines entreprises de vouloir construire des gratte-ciels avec des parts préfabriquées. Oui, la construction prendra son temps et elle n'aura pas l'élégance des tours en verre, mais la Belvyn Tower a pour ambition de résister aux siècles à venir et à permettre aux gens de vivre dans un lieu bâti pour le long terme. »

Faisant allusion de manière à peine camouflée à Cubical SA, le Belvyn Group travaille depuis plusieurs mois sur le développement d'un nouveau type d'architecture, plus massif mais destiné à être véritablement durable. Reste à voir si le nouvel édifice tiendra ses promesses.

Entre temps, des voix se lèvent pour critiquer la décision d'investir en Sébaldie. Il faut savoir que ce pays a été secoué par un scandale international suite à la décision de son parlement de légaliser l'esclavage. Ce sont surtout les gouvernements de la Fiémance, de la Rostovie et du Hokkaido qui ont été les plus virulents à ce sujet. Beaucoup sont donc surpris que l’entreprise Belvyn Group prenne risque de vouloir lancer un chantier d'une telle importance alors que le scandale ne s'est à peine atténué. Le porte-parole a pris position à ce sujet en affirmant :

« La Sébaldie est connu pour certains projets légaux extravagants. Ce n'est ni la première ni certainement la dernière fois qu'un projet législatif rocambolesque passe la rampe dans ce pays. A l'heure actuelle, la question de l'esclavage est encore âprement discutée dans la société sébalde et nous n'avons pas à intervenir dans ce débat. La Sébaldie doit discuter et décider par elle-même. Néanmoins, nous pouvons montrer au gouvernement de la Sébaldie que nous croyons en sa capacité à trouver le juste chemin entre les revendications de certains groupes politiques et ce qui est le mieux pour toute la société et le respect de l'individu.

Les embargos ne servent à rien. Le Raksasa a prouvé plus que jamais que les embargos sont un outil dépassé à l'ère de la mondialisation. Au contraire, c'est par le commerce et l'investissement que nous pouvons inciter les gouvernements à adopter une approche diplomatique et politique modérée. Aucun gouvernement démocratique ne veut provoquer une fuite des investisseurs et l'arrêt du commerce. Le gouvernement sébalde sait sans aucun doute que la loi sur l'esclavage est une source de multiples problèmes et trouvera une solution adéquate. »

Entre temps, plusieurs hommes d'affaires ont affirmés prendre leur distance avec le Belvyn Group suite à son projet d'investissement à Stranaberg. Cela devrait néanmoins affecter que modérément le groupe qui a retrouvé une santé financière après avoir gagné un appel d'offre de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

[spoiler="Apercu du gratte-ciel"][img]http://img15.hostingpics.net/pics/623263image002146348209523302.jpg[/img][/spoiler]

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