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Amaski

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[center][bask]Une Maokorienne pour tous les satisfaire?[/bask]

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[quote="Le Gala"][ve]
Depuis des mois, les différents acteurs de la scène politique nationale négocient et, le plus souvent, se disputent sur la question de qui peut être éligible pour un mariage avec le Prince tarnois. Il semble que désormais une candidate acceptable à tous les partis ait émergé. Celle-ci serait une jeune sayaken du nom d’Abeba, cousine lointaine de l’actuel roi du Maok. Comment un tel miracle politique a-t-il pu se réaliser ?


Pour rappel, le Gouvernement de Topias Savela avait envisagé il y a trois mois l’idée d’un mariage du Prince Oroskon VI avec une aristocrate thorvalienne. Ce projet a été sabordé par le Collège sayaken qui considérait tout mariage avec une étrangère comme une infraction aux restrictions imposées par la constitution. Après un recours au Tribunal suprême, celui-ci a donné raison aux sénateurs, exigeant que le Prince épouse une femme issue de la race sayaken. C’est alors qu’une commission composée de représentants du Gouvernement, du Sénat, de l’Eglise et in fine aussi du Prince a été composée pour trouver la perle rare satisfaisant les nombreux et bien différents critères établis par les membres de la commission.

Après des dizaines d'heures d'enquête et d'audition, la commission a retenu une jeune Sayaken du nom d'Abeba Maoki. Celle-ci a permis de créer l'unanimité autour de sa personne en se distinguant grâce à un grand nombre d'atouts. Au contraire de ce que pourront penser les coquins, son physique n'a eu que peu d'importance car le rôle de future princesse demande bien de dons, à part celui d'un physique gracieux. Pour commencer, Abeba Maoki vient d'une famille dont le fondateur est un noble de la famille royale du Maok qui a immigré au Tarnosia vers le début du 20ème siècle. Celui-ci s’est mis vers 1930 au service des Kansteltans comme général et s’est distingué durant plusieurs campagnes de lutte contre le grand banditisme en Nouvelle Mongolie. Il a été alors récompensé en 1935 pour ses hauts faits en recevant le droit de devenir membre de la race sayaken et en se voyant confier la gestion d'un village près de Sayakon du nom de Tubledon. Depuis, sa famille a systématiquement servi dans l'armée, même Abeba Maoki a accompli pas moins de six mois de service comme soldate sous la deuxième Fédération. Toujours fidèles à leur religion d'origine, la famille d'Abeba ne s’est jamais convertie au novunisme et est restée loyale à l’Église catholique.

In fine, presque tout le monde dans la commission a fini par soutenir le choix d'Abeba Maoki au détriment des autres candidates. Les représentants du Gouvernement voient en elle une candidate permettant de faire un mariage non-dépourvu d'intérêt diplomatique. Les défenseurs de la Constitution, eux, approuvent le choix d'une femme dont la famille, certes immigrée, s'est démontrée comme un membre utile et respectable de la race sayaken. En dernier point, la catholicité affirmée d'Abeba et des siens pouvait que plaire aux membres du clergé catholique, toujours soucieux de cimenter la conversion de la péninsule au christianisme, surtout au niveau politique. Hélas, certains, des mauvaises langues sans aucun doute, osent prétendre que le choix d'Abeba a été plus le fruit d'un épuisement général dans la commission après des mois de disputes que celui de l'arrivée triomphante d'une candidate parfaite. Quoi qu'il en soit, la commission a décidé de présenter prochainement Abeba Maoki au Sénat et ensuite au Prince qui, tous espèrent, acceptera un mariage qui ne peut pas être plus politique et moins pourvu de romantisme.

A l'heure actuelle, le pouvoir princier reste faible car la succession au trône est encore largement ouverte. Pour le moment, la princesse-héritière est la sœur du prince Oroskon VI, Arya van Tarnos, une jeune fille encore non-mariée et qui pourrait sans aucun doute réveiller la convoitise de prétendants étrangers. Même si le prince Oroskon engendre une descendance, les enfants d'Arya resteront au moins pendant une génération des prétendants de premier plan au trône tarnois. Cependant, si Abeba Maoki assume son rôle de princesse et offre au Prince des enfants nombreux et en bonne santé, elle pourra permettre de sécuriser durablement le règne du premier souverain depuis la Restauration.  [/ve]

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Amaski

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[center][bask]Raksasa : quand la République perd la tête…[/bask]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/87937532im.png[/img][/center]
[quote="Le Patriote"][ve]
Le Raksasa n'a jamais brillé par l'excellence de son élite, mais alors que le Nord du Makara connait une crise diplomatique majeure, les autorités de Jiyuan semblent désormais avoir complètement perdu la tête. Le pire dans cela est que le Raksasa est une puissance militaire majeure et possédant l’arsenal nucléaire, transformant cette crise d'hystérie politique en un danger pour la sécurité internationale. Est-ce que nous sommes devant une nouvelle guerre mondiale ?


La folie ne se manifeste jamais immédiatement mais émerge en plusieurs étapes. Dans le cas du Raksasa, la déraison commença quand l'ex-Empire décida, pour aucune raison apparente, de se mêler de la crise secouant le Che. Dans ce pays levantin, un général du nom de Fonghzen a destitué le premier ministre Pier Buhe, provoquant un conflit ouvert entre les adeptes du libéralisme et ceux de l'autocratie. Le Hokkaido, promoteur de la démocratie et du libéralisme politique, s'est alors engagé à militer pacifiquement pour la restauration de l'ordre constitutionnel et d’une résolution pacifique de la crise au Che. Les autorités raksasase se sont pendant ce temps avancées à la face du monde en hurlant au complot tarno-maçonique et à l'invasion de tout le Makara par la petite île du Hokkaido. Il faut noter que le Hokkaido est un ilot qui compte pas plus de 4 millions d'habitants et n'a pas d'armée digne de ce nom. C'était la première phase de la folie raksase.

Ensuite, le gouvernement raksas a via l’intermédiaire de sa presse fait savoir au monde que le Hokkaido, même si étant une des plus anciennes civilisations makarannes, n'était pas un pays du Makara car ne suivant pas la doctrine de Jiyuan. Cette deuxième phase de la folie a été axée sur l'obsession que ceux qui ne suivent la voie du Raksasa, donc de l'Islam venu du Barebjal et de l'ultra-libéralisme des USP, ne sont pas des vrais Makarans. C'est alors suivi des discours de la part des Raksas essayant de scientifiquement prouver ce qu'était la makaranité, ressortant au passage les vieux manuels racistes du Lochlann que le tonton Siman II, un nom bien makaran, avait caché dans un placard à balai.

La troisième phase est celle que nous vivons à l'heure actuelle. Comme tout adolescent faisant une crise d'hystérie, le Raksasa a décidé de devoir prouver au monde qu'il était une grande nation et cela en menaçant une île de quatre millions d'habitants. Le Président Wang Yi a ordonné d'envoyer une flotte de guerre dans les eaux dites internationales entre le Hokkaido et le Che. Ses généraux ont tentés de lui expliquer que ce n'était pas une bonne idée, mais le très auguste président a insisté en disant : « Je veux des navires dans les eaux internationales entre le Hokakido et le Che! Maintenant! Et qu'on m'apporte aussi mon teddybear! ». C'est que trop tard que le président Yi s'est rendu compte que les fameuses eaux internationales entre le Hokkaido et le Che étaient inexistantes. La quatrième flotte raksase s'est donc soudainement trouvée plantée au beau milieu des zones économiques exclusives de deux pays et se mettant à contrôler des navires étrangers sans demander la permission aux gouvernements respectifs. Bref, malheur à cette flotte si le Hokkaido et le Che auraient la bonne idée de prélever une taxe de parking dans leurs zones économiques.

Le président Wang Yi et son gouvernement sont-ils fous ? Tous les symptômes parlent en faveur de ce diagnostic ? La politique raksase des dernières semaines s'est montrée inconséquente, imprévisible et sans aucune cohérence. Le chef d'état raksas semble même pousser la déraison au bout en déplaçant sa flotte dans des eaux internationales imaginaires jouant avec le feu alors que c'est le moment où la diplomatie doit s'imposer pour permettre de trouver une solution pacifique à la crise secouant le Che. Quelle sera la prochaine étape ? Est-ce que le président Yi ira aussi loin de financer le djihad international pour faire des attentats au Hokkaido ? Heureusement que l'hystérie qui s'est emparée du Raksasas n'a pas contaminé le reste de l'Axe impériale. Kaiyuan, vieille nation, a avec sagesse décidé de réunir les différentes factions du Che autour d'une table pour régler le problème à sa source par la négociation. A la place de lancer des grands discours sur la makaranité et de jouer avec ses forces militaires comme dans un jeu vidéo, les autorités du Kaiyuan se sont montrées jusqu'à maintenant à la hauteur de la crise, prouvant au monde que la nouvelle grande force diplomatique du Makara est l'Empire du Kaiyuan et non les Hystériques-Unies du Raksasa.  [/ve]

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Amaski

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[center][bask]Khaldidan et Kaiyuan : entre gaz et électricité ![/bask]

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[quote="Le Patriote"][ve]
Le Gouvernement tarnois vient de signer des accords cruciaux avec deux pays de l'Axe impériale. Alors que chaque jour des voix pacifistes se lèvent à Titanua, surtout au Sénat, pour exiger la fin de la Guerre froide avec le Raksasa, une coopération historique est entra de se développer avec l'Empire du Khaldidan et le Kaiyuan dans le domaine énergétique. Est-ce que cela est le début d'un printemps dans les relations entre les pays de l'Axe impériale et le Tarnosia ?


Un économiste des années dix avait jadis affirmé que la personne contrôlant le ravitaillement en gaz et la production d'énergie dans la péninsule tarnoise, serait l'homme le plus puissant de l'Empire. Aujourd'hui, cette phrase semble condamnée à devenir désuète alors que le Gouvernement tarnois projette de garantir le ravitaillement énergétique de la Nation tarnoise à travers de deux chantiers majeurs. Le premier des deux projets consiste à achever le gazoduc reliant la péninsule tarnoise avec l'Empire du Khaldidan, permettant le ravitaillement du pays en gaz à bas coût et en grande quantité. Le deuxième projet vise, lui, à créer une ligne électrique à haute tension et de communication sous-marine reliant la péninsule et le continent makaran en passant par le Kaiyuan et en se terminant au Hokkaido. Grâce à cette ligne, il sera possible de compenser toute pénurie d'électricité dans une région grâce aux surplus énergétiques produits dans un autre territoire. Au final, la ligne sous-marine devra permettre la création d'un marché d'électricité à l'échelle de deux continents ainsi que de faciliter les communications entre le Tarnosia, le Kaiyuan et le Hokkaido.

La reprise du chantier du gazoduc et la construction de la ligne sous-marine devront débuter dans les jours à venir. Un appel d'offres a été émis au niveau international, mais aucune réponse a été donnée par les entreprises de BTP des autres pays pour prendre en main le chantier de la ligne sous-marine entre le Tarnosia et le Makara. En conséquence, le Gouvernement tarnois a décidé de confier le chantier à un ensemble d'entreprises tarnoises privées pour permettre une réalisation rapide de ce qui deviendra sans aucun doute le cœur du ravitaillement énergétique de la péninsule à l'aube de 2032. Les deux projets permettront aussi de connecter les économies du Kaiyuan, de la péninsule et du Khaldidan de manière plus étroite, contribuant sans aucun doute à dissuader les autorités des différents gouvernements de résoudre leurs différents via la force et les incitant à maintenir un dialogue constructif entre eux.

Ces deux projets ne seront pas sans impact sur ceux qui traditionnellement fournissent la péninsule en gaz et en énergie. Beaucoup s'attendent à ce que la demande en pétrole et en gaz de la part du marché tarnois croîtra nettement en-dessous du taux de croissance du produit intérieur brut et cela à partir de 2032 grâce à une énergie pouvant être directement importée depuis le Makara et un gaz venant de l'Empire du Khaldidan à bas coût.

Néanmoins, cette évolution n'est pas nouvelle. Depuis que le Khaldidan a transféré au Gouvernement tarnois la technologie de l'énergie à partir d'hydrogène, le pays a construit tout azimut des centrales à hydrogène, contribuant à fortement diminuer la demande du pays en pétrole et en gaz. Cependant, la croissance économique entre 15 à 20% des deux dernières années a conduit à relancer la demande en pétrole à la hausse, permettant aux vendeurs de l'or noir d'à nouveau profiter d'un marché tarnois en expansion. Cependant, certains économistes pensent que le commerce de pétrole vit ses derniers années dans la péninsule tarnoise. Entre l'essence CAN+, l'énergie à hydrogène et surtout une volonté toujours plus affirmée chez les politiciens tarnois à soutenir des alternatives écologiques, l'or noir perd en attractivité.

Sur le plan international, la situation n'est pas mieux. Alors que la production pétrolière est toujours à la hausse, le cartel pétrolier refuse de baisser le prix du baril, conduisant à la situation, très ironique, de rendre toutes les alternatives écologiques non seulement rentables mais aussi plus intéressantes sur le moyen terme que le pétrole. Il est ainsi fort probable que le Hokkaido se lancera à son tour dans la course à l'énergie verte, pouvant ainsi potentiellement nourrir dans quelques années une partie significative de la demande tarnoise avec une électricité à prix compétitif.  [/ve]

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Amaski

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[center][bask]Projet Starkiller : le début de la fusion atomique?[/bask]

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[quote="L'Informateur"][ve]
Après le projet de créer un réacteur à fusion nucléaire à Novakon, le Gouvernement fédéral relance la quête à l'énergie atomique illimitée. Un nouveau projet a été lancé par les autorités pour réaliser un premier réacteur à fusion nucléaire viable. Le chantier devra avoir lieu dans la base militaire de Minas Sun et sa construction durer une année. Le réacteur sera conçue avec l'aide des technologies mises au point durant les années huitante.


Il y a dix ans, les autorités fédérales avaient lancé un ambitieux projet à Novakon pour créer un réacteur à fusion fonctionnel. Ce projet avait été brutalement arrêté durant le Grand Chaos et une grande partie du matériel scientifique avait été volé par le Raksasa durant un raid militaire sur Novakon. C'est au moins la version officielle des faits. Depuis, les Gouvernements successifs ont laissé le projet en friche, préférant concentrer les maigres ressources disponibles dans la lutte contre le chaos créé par le Grand Chaos.

C'est ce matin que le porte-parole du Gouvernement a annoncé que le Premier Ministre, avec l'accord du Prince, a décidé de lancer un nouveau projet de recherche dans le domaine de l'énergie atomique du nom de Starkiller. Alors que le Gouvernement vient de vendre les cinq centrales à fission atomique du pays à Hokkaido Electricity, les autorités montrent à nouveau de l'intérêt pour l'énergie à fusion. Pourquoi ? Car la semaine dernière, l’École polytechnique de Titanua a présenté au Gouvernement un projet de réacteur à fusion potentiellement plus efficace que celui de Novakon. Alors que le réacteur de Novakon était largement déficitaire - il consommait plus d'énergie qu'il en produisait- le nouveau réacteur pourrait permettre d'être le premier réacteur à produire plus d'énergie qu'il en consomme. Cependant, impossible de certifier cela avant d'avoir construit un premier prototype.

Le réacteur sera construit dans une des salles souterraines de Minas Sun, une zone militaire à haute sécurité. Ces mesures doivent éviter qu'un nouveau raid militaire de la part du Raksasa puisse menacer le réacteur. Ce réacteur devra permettre de créer du plasma en chauffant des gaz jusqu'à 80 millions degrés. Le confinement du plasma sera assuré grâce à un champ magnétique produit par des aimants à grande puissance. Technologiquement, c'est une procédure très similaire à celui de l'accélérateur électromagnétique de Gizeh et le projet prévu en Hokkaido. Sauf que dans ce cas, le but n'est pas d'accélérer un objet métallique mais de créer un confinement magnétique empêchant à des températures similaires à celle régnantes dans le Soleil de fondre le réacteur depuis l'intérieur.

Cependant, l'optimisme des scientifiques de l'EPFT doit être considéré avec beaucoup de prudence. Selon la plus part des physiciens, le projet Starkiller n'aboutira pas à la création d'un réacteur produisant une énergie abondante et ouvrant la porte à un âge d'abondance énergétique. Au mieux, celui-ci pourra servir de prototype pour des futures réacteurs dont un des modèles pourraient devenir commercialement viable. Il faut aussi noter que les scientifiques tarnois, surtout ceux de l'EPFT, sont connus pour leur optimisme légèrement exagéré. A cela s'ajoute d'autres complications potentielles. Avec un coût de un milliard de dollars, le financement du projet Starkiller devra forcement passé par le fond d'investissement national. Est-ce que le Sénat approuvera de financer Starkiller alors que le fond est prévu pour des projets d'infrastructure publique ?

Erkan Thon, sénateur panda, a fait part de ses doutes sur l'intérêt de financer Starkiller via le fond. Celui-ci serait selon le politicien déjà fortement diminué par le projet de TarnMetro qui coûtera dans les cinq années à venir la coquette somme de 65 milliards de dollars. Certes, il resterait encore 30 milliards, mais on oublie que les territoires reconquis à l'Ouest pourraient également avoir des besoins financiers conséquents. Cela sans parler de la ville de Titanua qui est devenu au fil de l'année dernière le plus important projet urbain de l'histoire tarnoise, offrant du confort et un cadre de vie moderne à des millions de Tarnois. La question que se poseront les sénateurs sera de savoir si on veut financer un réacteur à fusion ou créer un nouveau port. Cette attitude du Sénat pourrait être selon le sénateur Thon le majeur défi auquel le projet Starkiller voire ses successeurs seront confrontés sur le plan financier.  [/ve]

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Amaski

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[center][bask]Tarnosia Space Company : une aberration ou un clash des cultures ?[/bask]

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[quote="Le Patriote"][ve]
A l’aube du Salon de l’Aéronautique de Bristone, plusieurs experts océaniens ont véhément critiqué les derniers avions mis en vente par Tarnosia Space Company. Escroquerie, aberration, voilà les mots avec lesquels les experts de l’aéronautique accusent Tarnosia Space Company. Temps de faire une remise en contexte.


Il semble important pour commencer de souligner qu'au contraire de l'Océanie, qui a vécu le Grand Chaos sans dommage majeur, la péninsule tarnoise a cessé de faire partie de la civilisation moderne quand les USP se sont écroulées. La faillite de Baal Group, la fin du commerce maritime et toutes les conséquences de la guerre entre la Rostovie et les USP ont eu pour effet de faire écrouler la civilisation dite moderne. Pendant au moins deux ans, le Chaos a pris le dessus et il a fallu des mois d'efforts de la part de l'Armée pour reconstituer un semblant d’ordre à l’Est de l'Argon.

Herbet Gröman-Hilton accuse Tarnosia Space Company d'avoir développé en moins de deux ans plusieurs avions de dernière génération. Cela n’est pas correct. Depuis le Grand Chaos, l'industrie aéronautique a cessé d'exister et c'est seulement la Tarnosia Space Company qui a permis une renaissance civile de cette industrie en faisant le pari de l'innovation et en s’adaptant au nouveau contexte économique. Tout bon expert devrait donc se dire qu'il y a dû avoir de la recherche à côté de celle faite par Tarnosia Space Company. La vérité est encore plus crue : Tarnosia Space Company ne fait pas de la recherche.

C'est là où les experts océaniens méconnaissent l'économie tarnoise car ils présupposent le dogme de la concurrence acharnée. Néanmoins, l'économie tarnoise a pris un autre chemin : celui de la coopération au détriment de la concurrence. Ce choix était logique. Dans une péninsule dont l'industrie avait complètement disparue, la capacité à produire beaucoup et bien devenait la première priorité. Après le Grand Chaos, la demande était tellement disproportionnée par rapport à l'offre que la concurrence n'avait pas de sens. Qui a donc fait le travail pour Tarnosia Space Company ? Comme le permet d'indiquer le nom de l'entreprise, c'est l'industrie spatiale. Et qui fait la recherche spatiale ? L’État et l'Armée.

Les avions qu'affiche aujourd'hui Tarnosia Space Company sont le fruit de cinq ans de travaux intensives et ayant consommé en termes de recherche une grande partie de la force industrielle du secteur militaire. Ce projet s'est aussi fait en étroite coopération avec la superpuissance technologique de notre monde : l'Azude. Quand un avion apparaît donc dans le catalogue de Tarnosia Space Company, un ne parle pas d'un simple véhicule mais d'une demie décennie de sueur et d'effort, du fruit d'une intense collaboration internationale et d'un choix politique ayant fait le plus grand des sacrifices : celui de la pré-domination militaire.

Un petit aperçu historique
Par Mik Sahon


A nouveau, il faut se mettre dans le contexte tarnois. Alors que la civilisation post-moderne s'était écroulée, l'Etat se trouvait avec un secteur militaire coûteux et disproportionné par rapport à l'industrie civile. Juste avant la chute des grandes villes, le Gouvernement de la fausse monarchie avait pris des mesures pour sécuriser l'industrie de défense, sentant qu'en cas de chaos généralisé, le pays pourrait être confronté à un danger d'invasion. Cette stratégie fut un succès mais eut pour effet de donner à la République post-Grand Chaos un héritage coûteux à entretenir.

Que faire avec cette industrie? Plusieurs choix s'offraient à l'époque. Certains suggéraient de produire des chars et des fusils pour relancer la croissance. C'était une option ardemment défendue par les grands économistes, mais Markeson en personne décida que la course à l'armement était une des causes de la guerre entre la Rostovie et les USP. C'était cette fascination obscène pour l'Armée qui avait conduit au Grand Chaos selon le Président. Oui, c'est un militaire qui a décidé que le temps était venu de franchir le pas vers un monde moins militarisé. L'ironie est cruelle. Réallouer une partie de la production militaire en direction d’un programme spatial répondait à ce premier besoin d’ordre idéologique.

Aussi, le pays était confronté à une multitude de crises et Markeson a tenté de non seulement lutter contre la crise alimentaire, le manque d'eau potable, les épidémies de choléra mais aussi contre les problèmes qui allaient survenir à moyen terme donc la fuite des cerveaux. Le programme qu'il lance dès les premières heures de la Seconde Fédération consiste donc à créer des emplois pour les mieux qualifiés afin de les retenir dans le pays, le temps de mettre un terme au chaos. Aussi, Markeson arriva à la conclusion que pour relancer l'économie, il fallait donner un objectif ambitieux, très ambitieux qui conduise à motiver les meilleurs esprits et l'économie privée. C'est ainsi que Markeson lança le projet de la création d'un avion spatial. A l'époque, on lui répondit comme on le fait aujourd'hui en Océanie : son projet serait de la démesure, de la folie et un risque pour le pays. Presque tout le monde militait pour une relance par le bas. Markeson, lui, défendait l'idée à ce que l'Etat crée la demande à la fin de la chaîne pour inciter le privé à combler tout l'espace entre celui-ci et la production de matière première. Aujourd'hui, l'histoire donne raison à Markeson car il a créé la base pour une croissance économique sans semblable dans l'histoire tarnoise.

L'historien John Swall, spécialiste de l'histoire économique tarnoise, commenta il y a deux mois la politique de Markeson de la manière suivante :

« Markeson a refusé une relance par pallier. Il a, avec beaucoup de courage, laissé les millions de travailleurs et coopératives répondre à la demande créé par un projet d'une ambition incommensurable pour l'époque. C'était une idée de génie car un avion spatial exige une telle diversité de matériaux, de savoir-faire et d'industries, qu'il contribuait non seulement à occuper les plus brillants esprits, mais aussi à remettre en marche toute l'industrie de pointe et une partie du secteur primaire. Cette même industrie et ces esprits se sont ensuite, l'ordre complètement revenu et le projet fini, engagé dans la production de produits high-tech de tout type. Le projet de l'avion spatial a évité une fuite de cerveaux généralisée et le délabrement complet des fleurons de l'industrie pré-Grand Chaos. Nous aurions perdus probablement vingt ans de savoir et d'industrie sans ce projet follement génial. »

Pour réaliser ce projet, il a fallu une énorme quantité de ressources. C'est là que l'industrie militaire a été mise à contribution. Markeson a tout simplement mis l'industrie militaire, relativement bien préservée, au service de ce programme spatial. En même temps, la Nouvelle Fédération a lancé le développement d'un nouveau moteur d'avion en collaboration avec l'Azude. Ce moteur qu'on nomme aujourd'hui moteur azudèen, est plus puissant et consomme moins d'essence qu’un moteur d’avion classique. Cette innovation a été déterminante pour fabriquer un avion spatial assez puissant pour quitter l'atmosphère et permettant une économie substantielle d’essence, une denrée très rare à l’époque.

Ensuite, le Gouvernement met en place la fabricaiton d’un premier prototype d'avion spatial avec l'Azude. Le test est une réussite et le Gouvernement fédéral lance la construction d'un deuxième prototype. Entre temps, l'économie tarnoise s'est réorganisée et une petite entreprise privée met la main sur les brevets et fabriques des anciennes compagnies aériennes. Il faut savoir que durant le Grand Chaos, toutes les compagnies aériennes ont fait faillite et donc c'est le Gouvernement qui récupère officiellement leurs usines et les brevets. Markeson accepte donc de céder les usines à moitié en ruines et les plans. En échange de quoi, l'entreprise se mettra formellement sous l'autorité de l'Etat en gardant une pleine autonomie sur sa gestion et en ne devant pas verser de dividendes à l'Etat.

Alors que le programme de l'avion spatial rentre dans sa phase finale, des complications émergent. Il faut revoir certaines parties de l'avion, améliorer des défauts et les coûts explosent. C'est alors que la jeune compagnie aérienne propose de développer des avions civils avec le moteur azudèen comme moyen de propulsion afin de pouvoir les vendre au secteur civil. A Sayakon, on accepte l'idée et l'industrie militaro-spatiale se met à développer ce qui deviendra le Thunderoad. On se base pour réaliser le projet sur les plans d'avions supersoniques projetés par les compagnies aériennes pré-Grand Chaos. Le programme spatial se divise donc en deux : d'une part on continu à travailler sur l'avion spatial et l'autre, on s'engage dans la production d'avions supersoniques. Le programme de l'avion spatial se terminera avec la mission de l'avion « Icarus » et l'industrie militaire se concentrera alors exclusivement sur la production d'avions destiné à la vente auprès le secteur aéronautique.

Une aberration ou un clash des cultures ?
Par Isaac Wolfenstein


Les accusations portées contre la Tarnosia Space Company semblent être l'exemple-type d'un profond malentendu culturel. L'affirmation selon laquelle le Thunderoad et le Thunderoad II seraient des aberrations se comprend quand on prend en compte la culture aéronautique océannienne. Voici les raisons.

L'aéronautique océanienne est une industrie pré-Grand Chaos donc basée sur les idées et principes d’avant la chute des USP. Dans cette industrie, on considère que les services doivent être offerts à la plus grande partie de la population et on cultive donc une économie de consommation de masse. Voler en avion doit être aussi accessible à la population qu'une entrée au cinéma. Cela n'est pas le cas pour Tarnosia Airlines qui est une entreprise post-Grand Chaos donc une économie qui est basée sur l'idée que tout est rare et inaccessible. Cela explique les choix technologiques et de stratégie commerciale.

Les compagnies aériennes d'Océanie ont besoin d'offrir des billets abordables donc la dépense d'énergie doit être optimisée. La vitesse devient secondaire car le but est que presque tout le monde puisse prendre l'avion. Plus de vitesse, signifie plus de coût et donc des billets moins accessibles. Tarnosia Airlines n'a pas cette vocation. Elle offre un service de haut de gamme, accessible à la haute bourgeoisie et l'élite du pays. Cela se voit déjà dans la taille des avions et le nombre de vols. Tarnosia Airlines assure des vols une à deux fois par semaine sur une ligne. L'idée de voler plusieurs fois par jour est impensable sauf dans le cadre de sa filiale makaranne et même là, c'est d'avantage de la publicité qu'une réalité établie. Dans un tel contexte, le prix du billet devient secondaire et c'est la vitesse qui compte. Un homme d'affaire fortuné s'enfiche du prix de billet et veut surtout aller le plus vite du point A au point B avec un maximum de confort.

Le Grand Chaos a détruit la civilisation post-moderne dans la péninsule. Voler en avion ? Une affaire de riche. Le Tarnois moyen a connu la faim, la soif et le froid durant la décennie dernière. Il veut surtout un emploi assuré, du chauffage et la paix. La société de consommation a été enterrée quand le Baal Group a fait faillite. C'est pour cela que voler plus vite est la priorité. L'optimisation économique de la dépense énergétique n'a de sens que dans un contexte d'économie de consommation de masse. Les Océaniens ont raison, c'est une aberration mais uniquement si on part du postulat que Tarnosia Airlines a pour vocation de transporter des millions de gens par année.

Cela n'est pas le cas et je peux rassurer nos amis de l'Océanie, il n'y a aucune concurrence entre Tarnosia Airlines et leurs compagnies aériennes. Les compagnies ciblent des marchés très différents et j'ose même affirmer que les deux groupes peuvent même coexister en symbiose. Les compagnies aériennes de l'Océanie seraient un grand enrichissement pour la péninsule tarnoise, car ils offriraient aux moins fortunés la possibilité de voyager. Tarnosia Airlines, elle, permettrait de satisfaire le désir de voyager vite et bien de l'élite océanienne.

Aussi, les soucis sécuritaires sont justifiés, mais sont infondés quand on connaît l'histoire de ces avions. Thunderoad I et II sont les « enfants » de l'avion « Icarus », donc basée sur des plans revues cent fois et représentent la troisième voire même quatrième génération d'avions de ce type. Voler dans un Thunderoad I, revient à voler dans une fusée. Oui, le risque de panne est possible, mais statistiquement vous avez moins de risque dans un avion conçu comme une fusée que dans un avion produit en masse par le secteur civil car un avion spatial doit tenir face à des contraintes nettement plus importantes qu'un avion civil.

Cependant, on doit souligner que Tarnosia Space Company n’est pas entièrement honnête en disant que l’année de développement du Thunderoad est 2028. C’est certes l’année de mise sur le marché, mais les premiers plans de cet avion datent d’au moins 2023 sous forme de l’avion « Prométhée » et l’idée avait déjà circulée en 2017. On devrait plutôt parler d’année de mise sur le marché et non de développement. Néanmoins, on peut mal demander à des ingénieurs d’être aussi douté en marketing.

Conclusion
Par Ryan Koran


En tant que directeur de Tarnosia Space Company, j'aimerais dire que les experts océaniens ont raison d'être méfiants. C'est leur devoir et nous devons accepter toutes les critiques et craintes, en répondant avec calme aux interrogations. Notre entreprise se tient à disposition des experts océaniens pour leur faire visiter nos ateliers et leur montrer que notre première priorité est la sécurité des passagers ainsi que la qualité du service. Nous ne craignons pas la critique car nous la pensons comme vitale pour favoriser le progrès.

Pour conclure ce long article, je pense qu'il est indispensable de souligner que quelque soient les méfiances, nous n'avons rien à craindre de l'autre. L'Océanie et le Tarnosia ont survécu à la Seconde Guerre mondiale qui s'est tenue entre le Monde libre et la Main noire. Ce conflit nous a marqué et a conduit à nous séparer culturellement car chacun de nous a vécu ce désastre différemment. Néanmoins, nous partageons au fond de nous un même amour pour la liberté de créer et d'entreprise.

Comme dit avec beaucoup de sagesse par Isaac Wolfenstein, le secteur aéronautique de l'Océanie et du Tarnosia ont tout à gagner en se rapprochant. Je milite même ouvertement pour que nos marchés respectifs deviennent accessibles à nos entreprises. Il n'y a rien à perdre et tout à gagner. Il suffit de mieux nous comprendre et saisir les nouvelles technologies afin de créer un monde meilleur pour nos enfants et petits-enfants. Le progrès c'est l'avenir et après des années de guerre, de génocide et d'impérialisme, notre planète a besoin que les défenseurs de la civilisation s'unissent.  [/ve]

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Examen annuel du Sénat : risque d'éclatement politique ?[/bask]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/759943congressofmonkeys145669982069368.jpg[/img][/center]
[quote="L'Informateur"]
Dans un mois, un quart des sièges du Sénat seront renouvelés durant l'examen annuel. Cette échéance est attendue avec impatience par beaucoup et crainte par certains car elle pourra remettre en question le rapport de force entre les différents partis politiques du Sénat. Est-ce que l'examen annuel va donner l'avantage à un des grands camps politiques ou permettra-t-il à d'autres formations politiques d'émerger ? L'incertitude est totale car il est impossible de faire des sondages à ce sujet. Tout dépendra de la qualité des candidats.


Un sénateur tarnois n'est pas élu mais accomplit un examen devant estimer son aptitude pour le poste. Cet examen se déroule sur trois jours dans des conditions draconiennes qui mettent non seulement son esprit, mais aussi son corps à l'épreuve. Après ces trois jours d'examen, des inspecteurs généraux font le résumé et l'évaluation des examens accomplis par le candidat. Ils établissent ensuite une liste des candidats ayant fait les meilleurs résultats qui est ensuite soumise à trois contrôles généraux. Si deux candidats ont exactement le même nombre de points, ils sont départagés par le tirage au sort. Une fois la session des examens officiellement close, la présidence du Sénat annonce les candidats ayant faits les meilleurs résultats et recevant le droit de siéger au Parlement. Pendant sept jours, les candidats retenus peuvent encore se retirer. Ce délai passé, ils sont confirmés comme sénateurs. Une semaine plus tard, ils sont officiellement assermentés et deviennent pendant quatre ans des membres du Sénat.

L'examen annuel est un grand enjeu car il renouvelle annuellement un quart de l’hémicycle. En conséquence, le risque est grand que le rapport de force change dans l'enceinte de l'assemblée. Les grands partis comme les Raptors et les Pandas essayent de diminuer le risque en mettant sur pied des « écoles » devant préparer dans les meilleures conditions des candidats fidèles à leur mouvement politique. Cependant, cela n'est pas une assurance contre tous les risques car il suffit que les candidats hors-parti soient mieux formés et motivés pour que tout l'effort soit réduit à néant. C'est ce problème qui agite désormais les grands mouvements politiques au Sénat. Est-ce que leurs candidats réussiront à s'imposer ? Ou est-ce que tous les sièges mis en jeu iront à des candidats neutres voire même membres de nouveaux mouvements politiques ?

Le sujet est important car à l’heure actuelle, le Sénat est divisé entre deux grandes factions. La première est celle des Raptors, mouvement nationaliste en faveur d'un renforcement militaire du payset d'une politique continentale plus agressive. Beaucoup parmi eux ne reconnaissent pas l’indépendance de l'Icario et du Java comme un fait historique. De l'autre côté, il y a les Pandas, mouvement qui désire réduire le poids de l'Armée, promouvoir le commerce avec le Makara et calmer les relations avec le Raksasa. C'est aussi le parti en faveur du salaire universel et de l'économie coopérative. Entre les deux mouvements, il existe un certain nombre de sénateurs indépendants qui tentent tant bien que mal de survivre dans un Sénat bipolaire.

L'affaiblissement d'un des deux grands mouvements pourrait donner l'avantage à l'autre parti. C'est ainsi que si les Pandas s'affaiblissent, le Sénat pourrait contraindre le Gouvernement à une politique plus axée sur le continent et militariste. En échange, si les Raptors perdent des sièges en faveur des Pandas, on pourrait assister à des tentatives de renouer le dialogue avec le Raksasa et d'abandonner complètement les tentatives de rapprochement avec les pays de la région. Quel que soit le scénario, le Gouvernement tarnois perdra de la marge de manœuvre car il ne pourra plus aussi bien chercher des alliances trans-partisanes pour conduire une politique tentant de faire la synthèse des deux mouvements.

Néanmoins, un autre scénario consiste à ce qu'un grand nombre de sénateurs neutres ou de mouvements minoritaires entrent au Sénat. Cela pourrait favoriser le Gouvernement car le permettant de s'affranchir de la nécessité de toujours chercher des compromis avec les deux grands partis comme ce fut le cas jusqu’à maintenant.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]La fin de l'Armée fédérale permanente ?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]
C'est un véritable coup d'éclat dont les prémisses ne datent pas de hier. Il y a trois mois, le sénateur Ekoban fustigea la course à l'armement et le bellicisme ambiant. Son appel à « la guerre contre la guerre » semble désormais porter ses fruits. Le Sénat a officiellement approuvé une réforme de l'Armée fédérale enterrant l'armée permanente en faveur d'une armée de miliciens et axée sur la défense du territoire national. Est-ce que cela est la fin de la puissance tarnoise ?


La Garde nationale a été instaurée sous la Seconde Fédération pour permettre une défense efficace du pays en cas d'invasion par une grande puissance. La Garde a fait ses preuves durant l'émeute de Sayakon en démontrant sa capacité à rétablir rapidement et avec un minimum de violence l'ordre. Hier soir, le Sénat a décidé avec une courte majorité que le temps était venu de mettre un terme au système dual régnant dans l'Armée fédérale. Jusqu'à peu, l'Armée fédérale était composée d'une part d'une armée permanente et d'autre part d'une armée de miliciens. Il y avait donc deux structures militaires s'opposant non seulement sur leur nature, mais aussi leur objectif premier. Avec la décision du Sénat, l'armée permanente est destinée à être drastiquement réduite aux seules unités pouvant intégrer efficacement une stratégie de défense nationale. La Garde nationale aura désormais le rôle central dans la défense nationale et ne servira plus uniquement comme solution de secours si l'Armée permanente faillirait.

Les adeptes de la réforme soulignent que l'armée permanente avait été conçue pour des combats en dehors du territoire national. Cela n'aurait plus de sens dans le contexte géopolitique actuel et en vue des priorités de la Fédération. Selon eux, maintenir cette double structure ne serait donc pas seulement onéreuse mais également contre-productive. Aussi, la réforme ne viserait aucunement à réduire le budget militaire, mais de réduire les dépenses liées à l'Armée permanente pour constituer une force défensive polyvalente et adaptée aux besoins du pays.

Les opposants vaincus à la réforme ont tenté de faire comprendre au reste du Sénat qu'une armée de miliciens ne pouvait pas être aussi efficace qu'une armée permanente. Aussi, la menace raksase exigerait de maintenir une force capable d'intervenir à l'étranger pour contrer les agissements de l'Empire makaran dans la périphérie de la péninsule tarnoise. Des sénateurs ont ainsi rappelés que le Raksasa pourrait tenter de mettre des missiles en Icario, une menace qui ne pourrait pas être affrontée sans une armée mobile et capable de conduire des offensives en territoire étranger.

Moins médiatisés mais pas sans importance, le Sénat a également décidé d'officiellement restaurer les Robes noires, une police paramilitaire qui a jusqu'à peu tenu un rôle ambivalent. Officiellement dissoute, mais officieusement au service des gouvernements post-Grand Chaos, le parlement a désormais régularisé leur situation en faisant d'eux une agence étatique officielle. Dans la foulée, le Sénat a aussi créé deux nouveaux services secrets. La première est l'Agence Extérieure qui regroupera tous les services liés à la collecte de renseignement et aux opérations ayant lieu en dehors de la péninsule. La deuxième agence est la Ligue des Gentlemen & Ladies Extraordinaires dont la fonction principale consistera à former et entraîner des agents aux talents uniques afin qu'ils puissent servir la Fédération dans les situations les plus délicates. Le financement des services secrets mis en activité sera assuré par le budget militaire qui, pour rappel, dépasse les 20 milliards de dollars avec une armée dont l'entretien tombe à moins de 5 milliards grâce à la réforme décidée par le pouvoir législatif.

Néanmoins, l'approbation par le Sénat de la réforme n'a pas fait que des heureux. Beaucoup d'organisations pro-militaires ont fait savoir leur profond désaccord avec cette décision et affichés leur volonté de protester contre celle-ci. Plusieurs manifestations ont été annoncées dans la ville de Titanua contre ce que beaucoup estiment dans ce milieu être une mise à mort de l'Armée fédérale contemporaine.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Le Sénat bascule à droite : Savela menacé ?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Les examens sénatoriaux ont permis l'entrée d'un nombre considérable de conservateurs dans les différents collèges du Parlement. Ce basculement du Sénat vers la droite a pour conséquence d'affaiblir le camp progressiste avec lequel le Premier Ministre Savela a pu conduire ces dernières réformes dont les plus emblématiques sont le désarmement de l'Armée fédérale et le salaire de base universel.

Le résultat des examens est inattendu. Sur les 125 sièges mis en jeu, plus que la moitié (74) ont été remporté par des personnes s'étant affiliées dans les sept jours suivant leur nomination à un parti conservateur du Sénat. Seulement une minorité (29) a décidé de rejoindre un des partis progressistes pendant que les autres élus n'ont pas annoncé leur affiliation ou désirent rester neutre. La progression conservatrice est très forte dans le Collège aquanox et le Collège latin où 43 sièges sur 50 ont été acquis par une personne d'obédience conservatrice. Le Collège nameken reste pour sa part fidèle à son statut de bastion du camp progressiste.

Comment expliquer ce phénomène ? Certains politologues estiment que le camp progressiste a profité après l'émeute de Sayakon d'une énorme mobilisation et que celle-ci a permis à ce camp politique d'avoir des candidats talentueux et très bien préparé aux examens sénatoriaux. En conséquence, les candidats progressistes ce sont imposés durant l'examen et le parti Panda a profité de cela pour se renforcer dans l’hémicycle. C'est grâce à cet avantage que le Premier Ministre a pu constituer des majorités pour passer des réformes majeures comme le salaire de base universel. Désormais, le souffle semble s'épuiser et beaucoup d'opposants idéologiques au Premier Ministre ont décidé de franchir le pas pour affronter le défi que représentent les examens sénatoriaux. Le plus grand nombre de candidats conservateurs et une meilleure préparation de leur part ont probablement fait la différence.

A quelle conséquence doit-on s'attendre pour le Premier Ministre Savela ? La motion sur le désarmement national a uni le camp conservateur contre lui, faction politique qui l'accuse d'affaiblir la Fédération face à ses adversaires extérieurs. Si les ténors du parti des Raptors ont évité d'ouvertement dénoncer le chef du gouvernement avant et durant les examens, ils profitent désormais de leur victoire pour critiquer de manière exacerbée la politique « ultra-progressiste » de Savela. Certains pensent que cela n'est pas entièrement anodin car la recomposition partielle du Sénat peut avoir pour effet à ce que le Gouvernement doive infléchir sa politique s'il est incapable de trouver des majorités en faveur de ses projets légaux. Dans les cas les plus extrêmes, le Sénat peut aussi tenter de forcer un changement de Premier Ministre.

Le chef du Gouvernement est nommé et révoqué par le Prince. Le Sénat n'est donc pas en mesure de changer par lui-même le Premier Ministre. Cependant, si une majorité des sénateurs fait savoir qu'ils ne soutiennent pas le chef de Gouvernement en place, le Prince pourrait être contraint, pour le bien du pays, de nommer un nouveau Premier Ministre qui puisse rallier derrière lui une majorité du Parlement. Cela est particulier car rien n'est codifié à ce sujet. En théorie, le Prince pourrait gouverner en personne mais c'est le choix du prince Oroskon VI de confier la gestion du Gouvernement à un premier ministre. Tout peut donc être négocié et est donc sujet à un jeu de pouvoir entre le Sénat, le pouvoir législatif, et le pouvoir exécutif dont le Prince est l'incarnation suprême.

Si le camp conservateur semble avoir fait le deuil de l'Armée fédérale et avoir accepté le salaire universel, il se pourrait que les Raptors décident de lâcher leur colère sur le Premier Ministre Savela en exigeant son remplacement par une personne plus modérée. Reste donc à savoir si Topias Savela pourra se protéger contre cette éventualité en ralliant les neutres et centristes à sa cause, recréant un équilibre au Parlement, certes fragiles mais lui permettant de faire voter les prochains textes de loi, parmi lesquels aussi le budget de 2030.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Cyrénanie : Sebastian Wahner et le dogme de la haine[/bask]

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[quote="Le Patriote"]

Sebastian Wahner est un politicien qui vient de prendre le commandement du parti centriste de Cyrénanie. Ce dernier a fait part de sa vision d'avenir pour sa formation politique dans les médias locaux, réussissant le rare exploit de non seulement faire la promotion de ses idées, mais aussi de provoquer une levée de sourcil notable parmi les politiciens tarnois.

Wahner peut être accusé de bien de choses, mais certainement pas de tact. A peine élu à la tête de son parti, il a affirmé de manière publique que le Tarnosia serait une source d'inquiétude pour les autres membres de la Fédération Transnationale. A cela, notre noble politicien ajoute que la population tarnoise serait inféodée au Gouvernement tarnois. Bref, les 400 millions de Tarnois vivraient dans une atroce dictature dont le seul objectif serait de prendre le contrôle des organes législatifs de la Fédération transnationale. Cela est tellement faux qu'on peut presque s'amuser des paroles de Sebastian Wahner. Hélas, le populisme wahnerien est un vrai problème politique.

Pour commencer, les députés tarnois ne représentent pas une majorité des parlementaires dans les deux chambres de la Fédération transnationale. Ils possèdent dans la Salle des Populations uniquement 45% des sièges, un mécanisme de sécurité établi suite à l'adhésion de notre pays. Ce n'est donc pas la Fédération tarnoise qui risque d'établir une dictature car elle n'est pas capable d'avoir la majorité requise pour modifier les traités et les lois à elle seule. La situation est même l'inverse : une minorité peut imposer sa volonté à la majeure partie de la population de la Fédération transnationale car le Tarnois vaut moins que l'Azudèen sur le plan institutionnel. Cette cruelle vérité n'est pas souvent énoncée car la sagesse politique propose à ce qu'on écorche un peu les principes démocratiques au nom de la stabilité politique. C'est une bonne chose tant que les autres pays ne commencent pas à vouloir imaginer des ambitions que les Tarnois n'ont pas.

Sebastian Wahner commet une autre et bien plus grave erreur : il axe sa politique sur des élans anti-tarnois gratuits et primitifs. Les Tarnois seraient perfides, ils mettraient sur pied des complots pour dominer le monde et seraient assoiffés de pouvoir. Cette propagande distillée durant deux décennies par le Wapong résonne toujours dans les milieux populistes racistes et Wahner ne semble pas faire exception. Le paradoxe est total chez cet homme car il affirme vouloir à ce que son pays intégre la Fédération transnationale, mais son premier acte est de semer la haine et la zizanie en parlant des Tarnois comme de parasites menaçant la Fédération transnationale. Il semble évident que les paroles de Sebastian Wahner révèlent des bien sombres desseins qui pourraient sur long terme menacer d'avantage la Fédération transnationale que l’objet de ses affabulations et de sa propagande anti-tarnoise.

Beaucoup semblent imaginer que le Gouvernement tarnois aurait pour ambition de contrôler la Fédération transnationale. La cruelle vérité est que la Fédération n'est pas vue par la majeure partie des politiciens tarnoise comme un espace politique à conquérir, mais au contraire comme un mariage de convenance exigeant une certaine prudence. Certes, une majorité avouera que faire partie de la Fédération transnationale est généralement une bonne chose, mais plus en plus de voix s'affirment méfiants par rapport à un pouvoir supra-fédéral jugé trop désireux de venir dicter sa loi. Fédération transnationale oui, mais tant que l'organisation se cantonne à gérer le plus nécessaire. C'est cette attitude qui conduit à ce que les partis politiques tarnois se gardent bien d'envoyer leurs meilleurs éléments à la Salle des Populations ou à la Salle des Territoires. La grande partie des délégués actuels à la Fédération transnationale sont des hommes et des femmes dont la principale qualité réside dans leur fidélité à leur parti respectif. Les grands experts et orateurs siègent au Sénat à Titanua, pas en Azude. Pire, les directives que la Fédération transnationale produit en masse sont lus par une poignée de juristes et on s'amuse même dans les cercles politiques les plus instruits à dire que toute directive de la Fédération transnationale perd au moins deux-tiers de son influence une fois qu'elle atteint les plages tarnoises.

Cela frustra les bureaucrates azudèens, mais la vérité est que la péninsule tarnoise n'a aucune raison à faire du zèle. Pour le moment, la Fédération transnationale se présente surtout comme la partie qui exige des concessions du côté tarnois sans que les effets bénéfiques de la politique confédérale, comme par exemple les investissements économique, soient visibles. Il semble logique que sur moyen et long terme, la capacité de la Fédération transnationale à susciter l'adhésion parmi la classe politique locale augmentera parallèlement à l'impact économique positif que celle-ci aura sur le quotidien des Tarnois. Cela permettra de créer le lien indispensable pour forger un espace politique commun. Jusqu'à là, les bureaucrates pourront hurler « respectez mon autorité ! », mais sans l'adhésion locale, l'autorité de la Fédération restera maigre et surtout symbolique.

La conclusion est que le racisme anti-tarnois de Sebastian Wahner n'aidera en rien pour construire une communauté politique apaisée et harmonieuse. Ce n'est pas par la haine et le mépris qu'on crée l'adhésion, mais par le respect des coutumes et surtout en montrant aux populations que la Fédération apporte paix et prospérité. Cela prendra du temps, mais se fera si les autorités de la Fédération transnationale résistent aux sirènes du racisme anti-tarnois.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Gouvernement fédéral : bagarre autour de la Fédération[/bask]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/51745755thParliament2145838962281842.jpg[/img][/center]
[quote="Le Patriote"]

Les tensions entre conservateurs et progressistes autour de la Fédération transnationale ont fini par contaminer le Gouvernement fédéral. Après un énième affrontement interne entre Topias Savela, Premier Ministre, et Luis Mandela, Ministre des Affaires étrangères, ce dernier a officiellement annoncé sa retraite du Gouvernement. En même temps, la contestation ne cesse d'enfler aule Sénat. Face à ces tensions politiques majeures, le Prince Oroskon VI a officiellement annoncé la tenue de pourparlers entre la Couronne et les différents partis politiques du Sénat afin de trouver une solution.

Longtemps, les différentes affinités politiques ont su cohabiter dans le Gouvernement fédéral avec plus ou moins de succès. Cela a même permis de favoriser la réalisation de compromis offrant la possibilité d'acquérir des larges majorités au Sénat en faveur de projets législatifs comme le budget 2029. Cependant, la situation s'est tendue avec une politique toujours plus progressiste de la part du chef du gouvernement, Topias Savela. A cela s'ajoute que la Fédération transnationale s’est invitée à son tour dans le débat politique national.

Des discussions seraient en cours au Conseil des États sur la manière de calculer le nombre de représentants que chaque pays reçoit dans la Salle des Populations. Le problème central des discussions est la question de savoir comment assurer une représentativité des différentes populations sans néanmoins être confronté à une situation de quasi-monopole de la part des états les plus peuplés, monopole se faisant au détriment des états avec peu d'habitants. Le compromis établi entre le Tarnosia et le reste de la Fédération transnationale était à ce qu'un pays ne puisse pas détenir plus que 45% des sièges, évitant ainsi que la Fédération tarnoise s'empare de l'écrasante majorité des sièges disponibles dans cette chambre. Cependant, ce compromis serait remis en cause avec l’idée de créer un système de calcul protégeant les petits états et évitant des situations de monopole. Un projet soumis à discussion prévoit ainsi un système de calcul qui risque de faire tomber le nombre de sièges détenus par le Tarnosia de 45% à 33% du total. Si les progressistes tarnois soutiennent ce système par pragmatisme, les conservateurs s'offusquent de ce qui devient selon eux une sous-représentation criante de la population tarnoise dans la Salle des Populations de la Fédération transnationale.

Sans surprise, on découvre que Topias Savela soutient cette idée, mais que Luis Mandela s'affirme farouchement opposé à sacrifier plus qu'une centaine de sièges tarnois en faveur de cette réforme. Cette différence de point de vue a rapidement escaladé dans un conflit ouvert entre le Premier Ministre et le Ministre des Affaires étrangères. Après une dernière dispute entre les deux hommes, le Ministre Mandela a décidé de se retirer du Gouvernement tarnois. Le départ du ministre a provoqué un véritable tollé au Sénat parmi les sénateurs conservateurs qu'y voient la preuve formelle que le Gouvernement a désormais ouvertement embrassé la cause progressiste.

Face à toutes ces tensions politiques, la Couronne a décidé d'intervenir et a proposé aux différents partis de rencontrer le Prince pour discuter avec lui sur l'avenir du Gouvernement fédéral. Les représentants des principaux partis du Sénat ont tous accepté l'invitation afin de pouvoir négocier une solution aux actuelles tensions partisanes. Cette offre est sans aucun doute une mauvaise nouvelle pour le Premier Ministre Savela car les négociations pourraient conduire à un changement de chef de gouvernement. Cela était prévisible depuis que la majorité politique au Sénat a basculée suite aux derniers examens sénatoriaux.

La question reste néanmoins à savoir si remplacer Topias Savela est vraiment possible car les personnes qui peuvent assumer la gestion du gouvernement ne sont pas nombreuses et la plus part du temps pas intéressées par le poste. Aussi, les candidats potentiels ne peuvent pas provenir de partis trop extrémistes car le Premier Ministre a l'obligation de non seulement trouver des majorités au Sénat, mais aussi d’exécuter la politique fixée par le Prince. Si la Couronne laisse beaucoup de marge de manœuvre au Gouvernement, celui-ci ne peut pas changer du jour au lendemain la stratégie économique, diplomatique et sociétale préétablie. Un potentiel nouveau Premier Ministre sera donc contraint de poursuivre la ligne politique générale en trouvant le moyen de s'assurer le soutien du parlement et de pouvoir imposer sa marque. Topias Savela pourrait donc jouer sur cela pour arriver à se maintenir à la tête du Gouvernement.

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