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Posté : ven. oct. 19, 2018 4:17 am
par Steve
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(26 mai 2037)
[justify][ve]ELECTION DAY | Victoire historique, et amère, pour Jacobs!
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(Le gouverneur Jacobs a réalisé l’impensable en se maintenant au pouvoir.)[/center]
Le gouverneur Jacobs a marqué l’histoire, ce soir, en renversant pour une seconde fois le favori dans la course électorale. Une victoire cependant amère, lui qui se retrouve désormais à la tête du premier gouvernement minoritaire de l’histoire du Deseret.
L’appel à la «République responsable» d’Evelyn Miranda n’aura finalement pas été payant pour les unionistes. Les nombreuses attaques de Robert Jacobs à leur encontre, brandissant le spectre de la fin des programmes sociaux et du retour à la pauvreté, auront été favorable dans une fin de course où nul ne pouvait prétendre connaitre l’issue du scrutin. Et pour cause! Les démocrates de Robert Jacobs, affaiblis, ont gratouillé 37,25% des voix contre 37,27 pour les unionistes. Si le vote populaire n’est pas attribué aux démocrates, ceux-ci repartent tout de même avec 123 sièges contre 114 pour les unionistes et 19 pour les olgariens. Pour parvenir à se maintenir au pouvoir, les démocrates ont néanmoins perdu des poids lourds de leur équipe gouvernementale. Du cabinet ministériel en place, seuls Diana Addington (Éducation), Toby Barlow (Famille), Alice Bartlett (Affaires étrangères), Earl Speaks (Travail et industrie), Erin McDonald (Santé et services sociaux) et Robert Jacobs ont survécu. Une purge sans précédent pour un gouvernement conservant sa place, et une sérieuse gifle adressée au gouverneur Jacobs qui devra maintenant se mettre à la recherche d’un nouveau cabinet dans 14 jours. Cette situation est pour le moins risquée pour les démocrates : bien qu’ils se retrouvent au pouvoir que pour les vingt-quatre prochains mois, selon la Constitution et la loi, Robert Jacobs devra attirer les appuis des olgariens qui détiennent désormais la balance du pouvoir. Une tâche rendue difficile puisque la relation entre les deux formations politiques n’est pas au beau fixe. Phénomène observable lorsque Jacob a évincé les olgariens de son premier gouvernement dit de coalition. Il y a fort à parier que les deux prochaines années ne seront pas faciles pour Robert Jacobs et sa nouvelle équipe.
Dans son discours où elle a concédé la victoire à Robert Jacobs, la cheffe unioniste s’est dites «extrêmement fière de la campagne menée» par les siens, admettant sans détour ne pas comprendre ce qui s’est passé aux urnes. «Nous avions le momentum, nous avions l’appui des Deserans», a-t-elle énuméré, visiblement abasourdie par le résultat qu’elle ne digère toujours pas. Néanmoins, la cheffe de l’Union nationale n’a pas annoncé sa démission, souhaitant avant tout s’entretenir avec ses proches et sa nouvelle équipe de députés. Elle a mentionné que «l’opposition unioniste sera attentive, féroce et très critique du travail» qu’effectuera le gouvernement Jacobs. Elle a d’ailleurs lancé une sérieuse mise en garde au gouverneur Jacobs : «Nous vous avons renversé une fois, nous avons prouvé que cela était possible. Vous avez remporté cette victoire, il faudra nous démontrer que vous êtes désormais digne de conserver ce poste». Evelyn Miranda a d’ailleurs rappelé qu’elle n’allait pas en démordre : elle exigera une commission d’enquête sur la fusion de 2035, en espérant que les olgariens «appuient cette requête légitime». Pour sa part, le gouverneur Robert Jacobs a été accueilli en héros dans la salle où il devait prononcer son discours. Malgré la déception d’un gouvernement minoritaire, Jacobs a rappelé qu’il allait «continuer de travailler pour les Deserans». «Ce résultat n’était pas celui que nous souhaitions, mais nous devons respecter la démocratie et apprendre de cette leçon», a-t-il affirmé à ses partisans, discours retransmis à la télévision. «Non seulement nous allons continuer notre plan, mais nous allons le bonifier. Et nous allons le faire avec l’appui indéfectible de la Chambre des députés.» Le gouverneur Jacobs a d’ailleurs inviter les olgariens à se joindre aux rangs démocrates : «L’un contre l’autre, nous ne sommes rien, mais ensemble, nous deviendrons une force incontestable de changement et de progrès social!».
Une élection historique
Il s’agit de la première fois que la République du Deseret se retrouve en situation de gouvernement minoritaire. Cette situation n’avait jamais été observé, également, aux États-Fédérés d’Olgarie, ni même au sein de ses entités étatiques de l’époque. Une situation pour le moins gênante pour Robert Jacobs qui ne s’attire d’ailleurs pas la faveur du vote populaire. Les unionistes ont, en effet, récolté plus de 13 000 voix de plus que les démocrates. Il s’agit également de la première fois où un troisième parti politique détient la balance du pouvoir.
BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
UNE ÉLECTION SERRÉE | 71 circonscriptions se sont jouées à moins de 5%
Près du tiers des circonscriptions deseranes se sont jouées à moins de 5% d’écart entre le meneur et la seconde position. Parmi ces 71 circonscriptions, 25 ont été remportés par les démocrates. Quant aux unionistes, dans les circonscriptions où le résultat était serré, ils se sont retrouvés 23 fois en seconde position. Le constat est frustrant pour les unionistes : un maigre dixième de pourcentage au niveau national aurait pu causer un scénario bien différent, leur apportant un gouvernement majoritaire. Pour l’analyste en politique deserane Danny Hudson, les unionistes ont échoué dans leur tentative de mobiliser leur électorat dans des circonscriptions clés : «On dirait que la victoire était acquise : la mobilisation des électeurs n’a pas été prise au sérieux dans plusieurs circonscriptions, notamment dans les régions du nord». Si Hudson refuse de rejeter le blâme sur la cheffe, Evelyn Miranda, celui-ci estime que les organisations locales auront à «faire un sérieux exercice dans les prochaines semaines».
DATES À RETENIR | Que se passera-t-il dans les prochains jours?
Les prochaines semaines seront relativement très calme à la Chambre des députés temporaire, à Jefferson City. Dans une semaine, le 2 juin, les nouveaux députés se rendront au Congrès du Deseret pour y être assermentés. Dans le cas où un changement de gouverneur serait survenu, celui-ci n’aurait été assermenté que député. Durant cette journée, tous les députés de la Chambre sont forcés de siéger pour nommer l’un d’entre eux qui siègera à titre de président du parlement. Cette année sera suivie par les analystes politiques : le gouvernement en place ne disposant pas de la majorité, il sera intéressant d’observer les jeux de coulisses. Le 9 juin prochain, le gouverneur Jacobs présentera les membres de son conseil des ministres. Ceux-ci seront officiellement assermentés à ce titre. Si un nouveau gouverneur avait été élu, il aurait également été assermenté ce jour. Exceptionnellement, la session parlementaire débutera le 23 juin et se terminera, comme à l’habitude, le second mardi du mois d’août.
BRÈVES DE CHEZ BRÈVES|
VIRGINIA SMITH BATTUE | La cheffe des olgariens, Virgina Smith, a été battue dans son comté de Whitley face à l’unioniste Mariam Bigge à 37% contre 40,1%.
ÉDUCATION | La ministre de l’Éducation sortante, Diana Addington, s’est dite «favorable» à conserver son ministère, si le gouverneur Jacobs lui redonnait sa confiance.
JERRY HINTON BATTU | Le ténor des démocrates, Jerry Hinton, a été battu à 42,7% contre 44,2% contre les unionistes. Il a été ministre de la Justice (2030 à 2035) et ministre de la Défense (2035 à 2037) sous le gouvernements Bates et Jacobs.
MINISTRES BATTUS | Jerry Hinton (Défense), Mary Eve Corin (Sécurité publique) et Mariann Herd (Finance) ont été battu lors de ces élections générales.
MINISTRES NE SE REPRÉSENTANT PAS | William Blankenship (Justice), Michael Ward (Agriculture, pêcheries et alimentation), Bryant Wise (Sécurité intérieure et immigration), Ashley Adamson (vice-gouverneure et Affaires gouvernementales), Deloris Reynolds (Culture, patrimoine et tourisme), Amy Ross (Développement économique), Robert Warren (Affaires municipales) et James Workman (Transports) ne se représentaient pas pour un nouveau mandat. Seuls Warren, Ward et Blankenship n’auraient pas été réélus.
DIVISION HOMOGÈNE | Les démocrates obtiennent 64 sièges au nord et 59 sièges dans les régions originales du Deseret. L’Union nationale en obtient 36 dans les régions du nord et 78 dans le Deseret original.
DÉSORGANISATION OLGARIENNE | Les députés de l’Olgaria Strong refusent de commenter la suite des choses, eux qui se retrouvent désormais sans cheffe au parlement. Virginia Smith pourrait chercher à se faire réélire dans une élection partielle.
AVENIR DE MIRANDA | Sous le couvert de l’anonymat, plusieurs députés unionistes souhaiteraient qu’Evelyn Miranda demeure cheffe de l’Union nationale.
AVENIR DE ROBERT JACOBS | Certains analystes politiques affirment que ce mandat pourrait être le dernier de Robert Jacobs.
SPEAKS VEUT UN «DERNIER POSTE» | Ancien ministre du Travail et de l’industrie (2018 à 2022, 2033 à 2037), de l’Environnement, des ressources naturelles et de l’énergie (2022 à 2026), de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation (2030 à 2032), du Développement économique (2032 à 2033) et doyen des députés démocrates, Earl Speaks souhaite un dernier défi avant de quitter la vie politique.
L’ONEGAKAWTI INQUIÈTE | La région majoritairement autochtone du sud-ouest deseran s’est dite «très préoccupée» par la réélection des démocrates concernant l’entente qui doit survenir entre le gouvernement et les natifs.
ENTENTE PÉTROLIÈRE AVEC LE CASKAR | Le gouverneur Jacobs, fraîchement réélu, a annoncé qu’il permettrait au Caskar de «rouvrir un dialogue avec le Deseret», en réponse à la promesse unioniste d’annuler l’entente.
OLGARIA STRONG REJETE LA COALITION | Les députés olgariens rejettent la possibilité de former un gouvernement de coalition avec les démocrates. Ils préfèrent des «ententes indépendantes» lors des votes importants.[/ve][/justify]
Posté : mer. oct. 24, 2018 9:47 pm
par Steve
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(09 juin 2037, antidaté)
[justify][ve]GovCouncil | Jacobs récompense les rescapés
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(Alice Bartlett devient la numéro deux du gouvernement Jacobs.)[/center]
Le gouverneur Jacobs a dû travailler fort pour composer son nouveau conseil des ministres : la majorité de ses collègues ayant été décimés lors des dernières élections générales dites anticipées.
Les ministres qui ont survécu à ce que les analystes politiques appellent la « purge démocrate » ont été récompensés par le gouverneur Jacobs lorsqu’il a composé non nouveau cabinet ministériel. Alice Bartlett, qui possède un curriculum vitae imposant, conserve le ministère des Affaires étrangères en plus d’hériter de la vice-gouvernance du Deseret. La colorée ministre de l’Éducation, Diana Addington, a vu son souhait de demeurer à l’éducation exaucé : le gouverneur a estimé qu’elle était la mieux placée pour redorer le système éducatif deseran. Même son de cloche pour Toby Barlow, au ministère de la Famille, et Erin McDonald à la Santé et aux services sociaux. Earl Speak, doyen des députés démocrates à la Chambre des députés, avait affirmé après sa réélection que ce mandat serait son dernier tour de piste en politique active. Souhaitant un nouveau défi après avoir été ministre du Travail et de l’industrie, de l’Environnement, des ressources naturelles et de l’énergie, de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation et du Développement économique, Speak obtient le ministère de la Sécurité publique. Susan Teal, ancienne présidente de la chambre parlementaire, fait quant à elle son entrée au gouvernement à titre de ministre des Services gouvernementaux.
Pour remplacer Mariann Herd au ministère des Finances, le gouverneur Jacobs a accordé sa confiance à Michael Stutchbury. Ayant œuvré comme directeur financier de la Lancaster Bank pendant près de dix-sept ans, Stutchbury était le négociateur-en-chef pour le gouvernement du Deseret dans le conflit qui l’a opposé aux plus grandes banques du monde après la fusion de 2035. À la Défense, Robert Jacobs y est allé avec la nomination d’Abbie Turnbull. Il s’agit de la première femme à devenir ministre de la Défense depuis l’indépendance du Deseret, en 2010. Jacobs a ainsi fait écho à la promesse d’Evelyn Miranda de nommer une femme à la fonction. À la Justice, Corey Read aura la délicate mission d’abolir les tribunaux administratifs : promesse phare du gouverneur Jacobs en 2034, dont il a réitéré l’intention lors des dernières semaines. Joshua Daye, qui avait été ministre des Transports entre 2034 et 2035 avant d’être écarté, revient au gouvernement à titre de ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme. Le ministère de la Sécurité intérieure et de l’immigration, quant à lui, revient à Phoebe Gresswell. Barbara Mann (Agriculture, pêcheries et alimentation), Katherine Conway (Développement économique), Ethan Perkins (Environnement, ressources naturelles et énergie), Stephen Rigway (Travail et industrie), Christopher Williamson (Affaires municipales) et Aiden Yates (Transports) font également leur entrée au conseil des ministres.
Un GovCouncil «désolant», affirme Miranda
La cheffe de l’Opposition officielle, Evelyn Miranda, a qualifié la nouvelle composition du gouvernement, sur les réseaux sociaux, de «désolant et aberrant», estimant que les nouveaux ministres ne «disposent d’aucune façon des qualifications nécessaires à la charge». Elle accuse le gouverneur Jacobs de ne pas «prendre au sérieux le sévère avertissement des Deserans». Du côté des olgariens, la députée de Thornhill, Samantha Kittrell, a salué la «magnifique représentation féminine» du nouveau gouvernement. «Les femmes rayonnent désormais en Éducation, à la Défense, à la diplomatie, à la Sécurité intérieure… je salue l’initiative du gouverneur.» Ancienne députée socialiste, Kittrell figure parmi ceux qui pourraient se hisser à la chefferie de l’Olgaria Strong.
BRÈVES DE CHEZ BRÈVES|
VIRGINIA SMITH DÉMISSIONNE | La cheffe de l’Olgaria Strong, qui a été battue dans sa circonscription le 26 mai dernier, a démissionné à titre de cheffe de sa formation politique.
POLITIQUE FRONTALIÈRE | La nouvelle ministre de la Sécurité intérieure et de l’immigration, Phoebe Gresswell, veut une «politique frontalière claire».
CARSON AURAIT CONTACTÉ JACOBS | Russell Carson, ancien gouverneur destitué et condamné à 20 ans de prison pour corruption, a tenté de communiquer avec Jacobs lors de la campagne électorale, mais celui-ci n’aurait pas retourné les appels.
ENTENTE PÉTROLIÈRE AVEC LE CASKAR | Bartlett se dit «prête» à contacter le Caskar afin de «fortifier l’entente».[/ve][/justify]
Posté : jeu. nov. 08, 2018 12:53 am
par Steve
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(21 juillet 2037)
[justify][ve]ENTENTE AUTOCHTONE | Le gouvernement signe une entente que le Congrès devra ratifier
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(Un chef de communauté autochtone de l’Onegakawti, heureux de l’entente signée.)[/center]
Le gouvernement de Robert Jacobs vient de signer une entente historique avec les autochtones deserans, promesse phare de 2034. Appelée l’«Entente sur la dignité des communautés natives du Deseret», celle-ci devra cependant aller chercher l’approbation des deux chambres du Congrès…
Entouré de plusieurs chefs de communautés autochtones de l’Onegakawti, de l’Ibowe et du Yankee, le ministre des Affaires municipales Christopher Williamson a annoncé que le travail entamé par son prédécesseur (Robert Warren) était complété et qu’une entente de principe avait été signée entre le gouvernement et les cent soixante-et-onze principales communautés autochtones du pays. L’Entente, qui comporte de nombreux points majeurs, devra toutefois recevoir l’aval de la Chambre des députés puis le Sénat. Si les unionistes s’opposent à certaines clauses de l’Entente, l’Olgaria Strong devrait appuyer le projet démocrate. Dans cette entente, on prévoit notamment que le ministère des Affaires municipales deviendra le ministère des Affaires municipales et des communautés natives. Outre ce changement jugé superficiel par la cheffe de l’Opposition officielle, le nouveau ministère financera certaines mesures d’éducation à la maison au sein des communautés. Un programme de promotion et de préservation de leurs langues et de leur culture devrait également voir le jour lorsque l’Entente sera ratifiée. Également, l’Entente prévoit un «espace culturel d’intérêt» qui devra être protégé par le ministère de l’Environnement, des ressources naturelles et de l’énergie. Cet espace empêchera tout projet forestier ou de construction quelconque dans une ère donnée afin de protéger certains milieux naturels et culturels. Ce sera le cas de la Forêt des Sages, au centre d’une crise importante qui avait coûté la vie à un policier en mai 2034.
Pour la cheffe de l’Opposition officielle, l’Entente n’est qu’un «gaspillage» des fonds publics. Elle accuse le gouvernement Jacobs, qui injectera en programmes et subventions spécifiques aux communautés autochtones près de 250 millions de dollars, d’alourdir le fardeau fiscal des Deserans avec des «mesures inutiles qui peuvent appliqués à coût nul». Pour sa part, le ministre Williamson s’est félicité d’une telle entente et a souhaité que la Chambre des députés l’examine «le plus tôt possible» pour que les clauses soient appliquées. Néanmoins, il y a fort à parier que l’Entente ne sera pas approuvée d’ici la présente session parlementaire, et qu’elle le sera vers la fin de l’année. Pour le ministre des Affaires municipales, il s’agit de «l’occasion rêvée» pour les chefs des différentes communautés de «propager les bienfaits d’une telle entente renouvelée».
BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
ENTENTE PÉTROLIÈRE AVEC LE CASKAR | Bartlett obtiendra une nouvelle table de discussion
La vice-gouverneure et ministre des Affaires étrangères Alice Bartlett, qui sollicitait le Caskar afin qu’il revienne à la table des discussions après la polémique sur l’entente conclue pour l’exploitation du pétrôle deseran, a finalement obtenue une réponse positive de la part du Caskar. Les discussions ont été longues, mais les deux parties étaient ouvertes à ce que l’entente soit étudiée une seconde fois, malgré la signature apposée par les deux parties plus tôt. C’est que les deux parties ont soit quelque chose à perdre, soit quelque chose à gagner, affirme l’analyste Andy Johnson. Ancien conseiller de Robert Jacobs lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, Andy Jackson estime qu’une épée de Damoclès flotte au-dessus de l’entente depuis la dernière campagne électorale. «D’un côté, les démocrates se rendent compte qu’ils auraient peut-être pu obtenir plus… et d’un autre côté, le Caskar voit arriver la menace unioniste à 100 kilomètres à l’heure». Pour l’analyste, l’entente serait sur un «respirateur artificiel» qui se maintiendrait en vie grâce au pouvoir deseran détenu par les démocrates. «Les grands décideurs de la Division caskar ont dû avoir très peur d’Evelyn Miranda et de ses avances considérables dans les sondages… Ce n’est qu’une question de temps avant que les démocrates perdent le pouvoir et que l’entente ne soit pas respectée du côté du Deseret.» Et pour cause. L’entente signée par les démocrates n’est pas bétonnée : des recours sont possibles pour faire annuler celle-ci. Et c’est là-dessus que compte les unionistes. Si les démocrates et le Caskar veulent tous les deux une «meilleure entente pour le peuple deseran», ils veulent avant tout protéger leurs arrières : les démocrates, une meilleure entente, et le Caskar, une impossibilité de révoquer l’entente avant très, très longtemps.
OÙ EST JACOBS? | Le gouverneur Jacobs se fait attendre sur les plateaux de télévision
Depuis sa réélection, le gouverneur Jacobs n’a tenu aucune grande entrevue télévisée, comme il aimait le faire lorsqu’il était ministre et lors de son premier mandat. Et ce n’est pas les invitations qui pleuvent, mais le gouverneur préfère, pour l’instant du moins, les refuser. Même son de cloche lorsque les journalistes souhaitent s’entretenir avec lui au téléphone : son agenda ne le permet pas. Pour questionner le gouverneur, il faut attendre les points de presse, ceux où il s’y trouve, et les événements qu’il cautionne. Au bureau du gouverneur, on affirme que Robert Jacobs a «tiré de grandes leçons du dernier scrutin» et qu’il a compris que les Deserans souhaitent davantage «connaitre leurs ministres». Ainsi, le gouverneur laisserait davantage la place à ses ministres. Une tactique, selon certains analystes politiques, pour contrôler son taux de popularité. Néanmoins, on affirme que le gouverneur travaille actuellement à «libérer du temps de qualité» pour offrir aux Deserans «une présence médiatique à la hauteur» de ce qu’on lui connait.
BRÈVES DE CHEZ BRÈVES|
CARSON SOUHAITE RENCONTRER JACOBS | L’ancien gouverneur Russell Carson souhaite s’entretenir avec Robert Jacobs, mais ce dernier refuse d’y être associé.
MIRANDA RESTE | La cheffe de l’Union nationale a obtenu, lors du congrès unioniste, un vote de confiance de 81,2%. Elle a affirmé qu’elle allait demeurer en fonction.
OLGARIA STRONG | La formation socialiste élira son prochain chef que l’an prochain. Le député de Walsh (Grant) Hugh Luke est nommé à l’intérim.
ASHLEY ADAMSON NOMMÉE AMBASSADRICE | Ashley Adamson, ex vice-gouverneure et ministre des Services gouvernementaux, a été nommée par Jacobs ambassadrice aux Iles Lorthon. Elle entrera en fonction en septembre.
Les profs à bout de souffle | Les professeurs du réseau public dénoncent le manque d’encadrement reçu à la suite des nombreuses hausses budgétaires et demandent de l’aide.[/ve][/justify]
Posté : ven. déc. 07, 2018 5:12 am
par Steve
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(19 octobre 2037)
[justify][ve]PORTRAIT | Erin McDonald, combattante, survivante et ambitieuse
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(La ministre de la Santé et des services sociaux, Erin McDonald, promet de «livrer la marchandise» [/center]
Erin McDonald est née le 17 juin 1985 dans ce qui était, jadis, l’État de l’Ongher. Originaire d’une petite localité olgarindienne de l’actuelle Onegakawti, cette Première native a été enlevée tôt pour être amenée dans l’État de Jackson.
Contrainte à passer onze mois sur douze dans un pensionnat où elle a vécu violences physiques et psychologiques et abus sexuels, la femme politique ouvertement homosexuelle subit, entre ses quinze et dix-septième anniversaires, quatre avortements. Les autorités sont alertées : Erin McDonald est reconduite dans son Ongher natal et un procès est intenté contre le pensionnat. «J’avais dix-sept ans, mais dans ma tête, c’est un peu comme si j’en avais sept. Je n’ai jamais vu passer cette adolescence, tant elle m’a dégoûté.» En 2006, le Pensionnat d’Éducation Autochtone de Jamesville, dans l’État de Jackson, est sévèrement blâmé par la justice olgarienne-fédérée. «Le Pensionnat a fermé, c’est tout ce qu’on demandait», affirme celle qui a vu l’intégralité de ses bourreaux, des frères de l’Église catholique, condamnés à des peines de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle. Des vingt-neuf religieux condamnés, tous sont décédés, sauf un. Edward Sandy Thomas. Il y a deux mois, Thomas s’est adressé à la justice deserane : avec la fusion, l’homme de 86 ans espérait pouvoir faire renverser sa sentence à la perpétuité. La justice deserane a cependant rapidement tranché : la justice olgarienne-fédérée de l’époque sera honorée. La ministre de la Santé et des services sociaux se rappelle bien de l’homme : «il était gentil, il me protégeait souvent des autres frères, mais derrière le regard angélique se trouvait un monstre tout aussi assoiffé de dépravation». Le 2 septembre 2006, justice avait été rendue, mais la jeunesse d’Erin McDonald avait été perdue à jamais. «Bien sûr, que je leur en veux. J’aurais voulu les voir mourir sur la chaise électrique, sans humidité sur la tête… les voir souffrir autant, sinon plus, que moi.» La femme polarisante de la vie politique deserane, qu’on voyait récemment comme une potentielle successeure à Robert Jacobs, assure néanmoins avoir passé à autre chose.
De retour dans ce qui deviendra, quelques années plus tard, la République du Deseret, Erin McDonald se consacre à la vie communautaire : elle traverse le pays, localité autochtone par localité autochtone, pour livrer des messages d’espoir aux jeunes femmes natives victimes de violences de toutes sortes. Elle intègre le réseau de la santé deseran en 2016, après avoir fait des études en soins infirmiers, puis en travail social, et demande à pouvoir servir le réseau communautaire à titre d’agente de liaison. En 2019, elle publie son histoire : «Le Pensionnat, une histoire de meurtre de l’âme», vendu à près d’un demi-million d’exemplaires. En 2026, elle devient directrice générale du Centre hospitalier de Victoria, poste qu’elle conservera jusqu’en 2034. Durant son règne, le CHV s’inscrit comme l’un des centres hospitaliers olgariens les plus efficaces dans la gestion des crises psychosociales. En 2033, elle est approchée par l’Union deserane de Karl Schoonover pour porter les couleurs de la formation politique deserane lors des élections générales de 2034. Les discussions se soldent par un échec. «Je voulais davantage d’investissement dans les programmes sociaux. Je voulais que les Deserans profitent d’un système très performant. Je voulais que ceux qui souffrent puissent cesser de souffrir», affirme-t-elle pour justifier son refus de porter les couleurs unionistes. «Je me suis rendu compte que, finalement, peut-être que j’avais du poids comme personne… Alors j’ai contacté les démocrates… Et nos discussions ont été très fructueuses.» Elle démissionne de son poste et annonce publiquement qu’elle sera candidate démocrate pour les élections générales de 2034. «J’ai été attaquée comme jamais je ne l’avais été. J’ai compris qu’en politique, à tout le moins au Deseret, le physique était important», dit-elle à propos de la moustache qu’elle arbore fièrement. «J’ai trouvé les gens cruels, et paradoxalement, je les ai trouvé courageux. Courageux de s’affirmer : j’ai voulu faire pareil». Erin McDonald se présente dans le château-fort démocrate d’Elmwool. Elle est élue, puis nommée ministre de la Santé et des services sociaux. «J’ai rencontré Robert Jacobs, quelques jours avant le déclenchement de la campagne électorale de 2034… Je lui ai dit : Monsieur, je veux que vous investissiez dans nos programmes sociaux. Il m’a répondu : vous le ferez vous-même», se remémore-t-elle.
«Cet homme est un grand homme, j’espère que l’Histoire lui rendra hommage», affirme-t-elle à l’égard de son actuel gouverneur. «Les critiques à son propos en début d’année étaient déplacées et totalement fausses», dit-elle, en faisant un parallèle avec les méchancetés dont elle a été victime. Maintenue au ministère de la Santé et des Services sociaux, McDonald est l’instigatrice de nombreuses hausses budgétaires dans le réseau de la santé deserane. Des hausses que certains experts dénoncent, affirmant que le réseau n’était «pas prêt» pour de telles hausses, sans plan. «Je crois au contraire que le réseau était prêt, et c’est ce qu’il demandait depuis déjà plus d’une décennie. Nous avons rattrapé notre retard de la Grande Hégémonie. Maintenant, nous allons poursuivre nos efforts pour mieux répondre à la demande». Erin McDonald se dit «très fière» de ce qui a été accompli en Santé depuis qu’elle est ministre. Et devant les nombreuses rumeurs qui s’accumulent sur l’hypothèse qu’elle remplacera Robert Jacobs en 2039, la femme est ferme sur ses intentions : «je ne serai jamais gouverneure du Deseret». Par manque d’ambition? «Non!», répond-t-elle sans hésité. «Je ne serai jamais gouverneure du Deseret parce que je crois que je peux davantage servir les Deserans à la position où je me trouve». Pourrait-on voir Erin McDonald à la tête d’un autre ministère? «Je me suis impliquée en politique pour faire une différence dans le réseau de la santé. Je n’ai aucun intérêt pour les autres dossiers», tranche-t-elle.
«On ne pouvait jamais la critique»
Rejoint au téléphone, Karl Schoonover est sorti de sa retraite de la vie publique pour témoigner de «la grande personne qu’est Erin McDonald». Schoonover a tenté de l’avoir sous sa bannière unioniste en 2033. Aujourd’hui, il regrette encore son échec. «Nous avions les mêmes ambitions, mais pas le même agenda. J’ai toujours regretté de ne pas lui avoir offert ce qu’elle demandait.» Pour l’ancien chef de l’Opposition officielle, Erin McDonald était et «est encore la plus grande ministre du gouvernement Jacobs». «Nous ne pouvions pas la critiquer. J’ai été ministre de la Santé, et tout ce qu’elle faisait, je l’aurais également fait. C’était très difficile de l’attaquer sur un dossier : elle le maîtrisait à la perfection». Celui qui a perdu les élections de 2034, malgré sa position de favori, se rappelle d’une «femme coriace, déterminée et libre d’être ce qu’elle était». Son authenticité, de «sa personnalité à sa moustache», faisait d’elle «une collègue parlementaire d’exception».
Erin McDonald est ministre de la Santé et des services sociaux depuis le 24 octobre 2034. Elle est l’une des rares ministres du gouvernement Jacobs qui ont survécu lors des récentes élections générales anticipées. Lors de son entrevue avec The Republic, madame McDonald a formulé une demande bien spéciale : «j’aimerais que vous inscriviez dans votre article, à l’intention des jeunes femmes autochtones qui vivent dans des conditions qu’aucune jeune femme ne devrait vivre, qu’il n’y a aucune bonne raison les obligeant à endurer une telle vie.»
BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
BUDGET 2038| Il y aura hausse des impôts
Le ministre des Finances Michael Stutchbury l’a annoncé lors de la période des questions à la Chambre des députés : il y aura bel et bien une hausse des impôts et des taxes dans le prochain budget qui sera déposé en début d’année prochaine. Devant le ralentissement économique dont est victime le Deseret, les ambitions du programme deseran ne pourront être respectées si de telles hausses ne sont pas à l’ordre du jour. Attaqué avec virulence par l’Opposition officielle, le ministre des Finances pourrait compter sur l’appui des olgariens (Olgaria Strong) en échange de mesures plus poussées dans le prochain budget. «Nous allons voir ce qu’il proposera, et si cela nous plaît, oui, nous allons l’appuyer», a lancé un député olgarien, lors de sa sortie de la période des questions.
OÙ EST JACOBS?| Le gouverneur souhaite laisser la place à ses ministres
Sentant un certain ras-le-bol de la population deserane depuis les dernières élections, en mai dernier, le gouverneur Jacobs s’est quelque peu effacé de la place publique, permettant à de nombreux ministres de s’illustrer dans divers domaines. Si certains analystes politiques croient que Robert Jacobs, sur le déclin, en est à son dernier mandat politique, le principal intéressé affirme qu’il n’est pas pour autant inactif. «Lors de mon dernier mandat, j’ai monopolisé la scène médiatique, et les Deserans ont oublié que derrière moi, une équipe formidable se cachait. Aujourd’hui, j’ai envie que les Deserans voient l’équipe dont je suis si fier.» Le gouverneur Jacobs se contente de son agenda de gouverneur, et est présent aux événements publics qui requiert sa présence. Cependant, il s’efface lors des points de presse de ses ministres : «lorsque j’aurai quelque chose à dire, je serai présent».
SÉNAT| L’Olgaria Strong veut son abolition
La formation socialiste souhaite forcer le débat sur la pertinence du Sénat deseran. Le chef intérimaire Hugh Luke souhaite ainsi marquer son court passage à la tête de sa formation politique en imposant le thème de l’abolition du Sénat avant que la session parlementaire se termine, dans quelques semaines. «Je crois que la question se pose, et que la Chambre des députés est apte à apporter des réponses concrètes et pertinentes.» Le chef intérimaire de la deuxième opposition parlementaire affirme que le Sénat es un lègue caduque du système de Westminster, en Britonnie, et que le Deseret devrait procéder à son abolition pour «réduire autant les coûts que les procédures législatives». La cheffe de l’Union nationale Evelyn Miranda a fermé la porte, ce matin, à appuyer une demande de débat sur la question, affirmant que le Sénat est «légitime et que sa présence est essentielle au maintien de la démocratie deserane». Les députés démocrates n’avaient, ce matin, aucune position sur la question, ayant visiblement reçu l’ordre de ne pas commenter le sujet d’actualité. Les démocrates de Robert Jacobs pourraient cependant se voir forcer la main : leur gouvernement ne survie que grâce à l’appui des olgariens. Le chef intérimaire refuse, cependant, de brandir quelque menace. «On veut que le débat se fasse, mais on veut qu’il soit sain».[/ve][/justify]
Posté : dim. déc. 09, 2018 10:25 pm
par Steve
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Votre voix et vos mots depuis 1997[/center]
Le leadership démocrate doit être renouvelé
Chroniqueur : Charles Abrams
[justify]En 2030, le Deseret s’embarquait dans la plus grande folie démocrate de tous les temps. Fille de George Bates, Margaret promettait une réelle transformation de la société deserane. Elle y sera parvenue, en dépit de tous les cadavres qu’elle transportait dans son sac, et jamais les droits des Deserans n’auront été aussi à l’avant-scène que sous son règne. Son plus grand accomplissement aura sans doute été de permettre aux homosexuels le droit au mariage. Une reconnaissance sans précédent d’un droit que ces gens, sans aucune distinction avec vous et moi, ne possédaient pas. Avant même que la Loi sur le mariage de personnes du même sexe soit adoptée par la Chambre des députés, puis le Sénat, la gouverneure Bates promettait de rendre possible l’adoption pour ceux-ci. L’Histoire aura joué contre son agenda politique : elle sera attaquée en justice pour ses crimes et, après avoir été forcée de quitter ses fonctions, sera incarcérée où elle trouvera la mort quelques jours plus tard. À ce moment, tous les yeux se sont tournés vers la seule et unique personne apte à prendre le contrôle de cette grande formation politique qu’est le Parti démocrate. À peine investi comme nouveau gouverneur de la République du Deseret, Robert Jacobs était un héros. Le héros national, la figure emblématique d’une Olgarie nouvelle, observée de tous les continents. Robert Jacobs était articulé. Brave. Impassible devant les pressions. On disait de lui qu’il était de la lignée des grands gouverneurs que le Deseret, en tant qu’état fédéré puis république, avait eu la chance de connaitre. Je pense spontanément à Andrew Hunter (1934-1942), John Chandler (1970-1978), Wilson Jackerstown (1983-1994), George Bates (2002 à 2010) et Robert Davis (2010-2018)… Robert Jacobs était sur la voie pour devenir l’un des plus grands. Sinon, le plus grand, avec peu de contestation possible.
C’est la raison pour laquelle j’ai quitté la vie politique active : la mairie de Jefferson City et la présidence du Conseil régional. Pour appuyer un grand homme : le leader d’aujourd’hui, l’icône de demain. À titre d’organisateur de sa campagne électorale de 2034, un seul objectif était catégorique : nous allions suivre les traces de Margaret Bates. En mieux, dans les règles de l’art et avec un agenda encore plus ambitieux. Nous avons fait campagne sous le thème du pouvoir, de l’évolution de la société deserane… Nous avons fait campagne sur le bilan de demain qui ne pourrait être égalé avant des décennies. Puis Robert Jacobs l’a remporté. J’ai décliné toute offre qui m’avait été faite : siège lors d’une élection partielle, ministre, chef de cabinet… Je me suis retiré avec le sentiment du devoir accompli. Le Deseret était désormais entre de bonnes mains. Et nous allions, ensemble, en tant que peuple, réécrire l’histoire. Force est d’admettre que ce fut le cas avec la fusion orchestrée avec les neufs états-fédérés des États-Fédérés d’Olgarie. J’admets avoir été au courant de la possibilité de présenter cette solution aux Deserans, mais j’ignorais qu’elle était déjà bien ficelée et prête à mettre à exécution. Le gouverneur Jacobs a rempli une grande partie de ses engagements depuis qu’il a été légitimement porté au pouvoir en 2034. L’Éducation va mieux, la Santé tente de se ressaisir. Mais rien. Toujours rien pour les droits des Deserans. Aucune avancée pour la cause homosexuelle. Pour les Deserans qui continuent de vivre dans une marginalité que la société ne devrait pas cautionner. C’est pourquoi, l’an dernier, j’ai déchiré ma carte de membre du Parti démocrate. Et je crois, avec toute la sincérité qu’on me connait, que vous devriez en faire autant pour forcer cette formation politique au renouveau.
Sous la gouvernance de Robert Jacobs, son leadership s’est essoufflé. Sa voix ne porte plus. Et dès qu’il est question d’élections générales, il mord la poussière. Robert Jacobs ne possède plus cette aura de grandeur qui l’a amené là où il est à l’heure actuelle. Le caucus démocrate n’est plus uni. Et désormais, pour la première fois de notre histoire, la survie de son gouvernement dépend de l’humeur changeante des députés de l’Olgaria Strong. Un simple vote en défaveur du budget démocrate et les Deserans se retrouveront en élections générales. Une troisième fois depuis 2034. L’homme de la stabilité a causé lui-même la plus grande période d’instabilité politique de l’histoire de notre pays. Et il semblerait que rien n’y changera. Parce que le leadership de notre gouverneur n’est désormais plus qu’un vague souvenir d’un homme qui faisait les manchettes dans tous les médias internationaux.
Si les démocrates veulent se maintenir au pouvoir, et éviter un long séjour dans l’opposition en 2039, il est grand temps que ceux-ci passent à l’action. Qu’ils fassent ce qui n’a jamais été fait jusqu’ici : qu’ils poussent leur chef vers la sortie, et qu’ils renouvellent leur leadership avant qu’il soit trop tard. En mai 2039, Evelyn Miranda sera plus menaçante que jamais. Comme Schoonover, elle a goûté à la force des sondages. Et à l’espoir d’embrasser le pouvoir. À l’inverse de Schoonover, Miranda dispose toujours de l’appui de ses députés et des unionistes. Dans un an et demi, Miranda saura exactement quoi faire pour ne pas redescendre dans les sondages. Elle a subi, maintenant, elle apprend. Certes, elle s’est collée davantage à la droite, ces derniers mois, pour satisfaire les conservateurs qui ont accepté la fusion avec les unionistes, mais Evelyn Miranda demeure une femme près des Deserans. Et elle représente une alléchante alternative à l’essoufflement d’un leader qui n’en est plus un.
À l’heure actuelle, les démocrates peuvent respirer : leur sort est protégé par l’absence de chef chez les olgariens socialistes, mais dans quelques mois, lorsque l’histoire sera réglée, et que leur gouvernement sera véritablement en danger de tomber à la moindre menace de l’Olgaria Strong, dans un contexte où il n’y a aucun respect entre ceux-ci et le gouverneur Jacobs, le temps sera alors écoulé. Ils n’auront plus d’autres choix que de se résigner à la fatalité : les bancs de l’opposition, réchauffés par les unionistes, les attendront avec une impatience démesurée.
À ce fatal avenir, ne reste qu’une solution : forcer Jacobs à donner le pouvoir à quelqu’un qui saura recolorer le bilan démocrate.[/justify]
[center]À propos de Charles Abrams
[img]https://s3.amazonaws.com/ballotpedia-api/storage/uploads/thumbs/200/300/crop/best/AndrewCuomo2015.png[/img]
Ancien maire de Jefferson City, Abrams a été président du Conseil
régional de Jefferson entre 2030 et 3034. Bras droit du gouverneur
Jacobs dans la campagne électorale de 2034, celui-ci a quitté le
navire démocrate l’an dernier, insatisfait du gouverneur démocrate.[/center]
Posté : mar. déc. 11, 2018 4:11 am
par Steve
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/16/170316112521671712.png[/img][/center]
(31 octobre 2037)
[justify][ve]POLITIQUE| Evelyn Miranda jette l’éponge devant la branche conservatrice de son parti
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(La cheffe unioniste Evelyn Miranda a annoncé qu’elle allait quitter ses fonctions bientôt)[/center]
La cheffe de l’Union nationale Evelyn Miranda a été poussée vers la sortie par la branche la plus à droite de sa formation politique fusionnée avec les conservateurs olgariens-fédérés.
Première grande victime politique de la fusion entre les états-fédérés olgariens et le Deseret, Evelyn Miranda a été poussée à la démission par les élus unionistes du nord de la République. Déjà, la rumeur courrait qu’Evelyn Miranda, considérée comme trop modérée par les anciens conservateurs olgariens-fédérés, vivait des moments particulièrement difficiles à la chefferie unioniste. Alors que plusieurs analystes politiques estimaient que ces divisions internes, qui l’empêchaient d’être présente comme elle l’a toujours été sur la scène médiatique, pourrait causer une scission difficile à moins de deux ans de nouvelles élections générales. Les unionistes, fermement convaincus que le gouvernement démocrate n’arrivera pas au bout de son court mandat, avec les insistances des oppositions pour déclencher une commission d’enquête sur la fusion décriée, estimaient qu’Evelyn Miranda n’était pas «complètement résolue à obtenir justice». Jeudi prochain, la rumeur courrait que tous les députés unionistes du nord annonceraient en bloc leur départ du caucus unioniste pour forcer le départ d’Evelyn Miranda. Une désunion qui aurait été catastrophique pour la formation politique qui aspire à reprendre le pouvoir.
Lors d’une conférence de presse, la cheffe de l’opposition officielle a mentionné qu’elle quittait la direction de l’Union nationale pour «préserver l’unité qu’on nous connait» et «mettre toutes les chances de notre côté pour vaincre Jacobs». Si elle affirme qu’elle quittera «dès qu’un nouveau chef sera nommé», elle ne quittera pas pour autant la vie politique. «L’Union nationale est le plus grand moteur politique de la République du Deseret, je ne compte pas quitter le navire», confirmant du même coup qu’elle souhaite conserver son siège de députée. «J’ai toujours dit que ce que je recherchais en politique, c’était la collaboration, pas le pouvoir à tout prix. J’essaie d’être congruente dans mes actions et mes paroles.» Evelyn Miranda a affirmé qu’elle allait bientôt permettre le dépôt des candidatures afin que les unionistes élisent un successeur. Lorsqu’elle est arrivée en poste, Evelyn Miranda avait été élue par acclamation.
«Une triste perte»
Alors qu’il se trouvait au Congrès de Lancaster pour offrir des friandises aux enfants qui récoltaient les surprises de l’Halloween, le gouverneur Robert Jacobs a salué l’«esprit de consensus» d’Evelyn Miranda, affirmant que son départ de la chefferie unioniste était «une triste perte» pour la «joute parlementaire». «Madame Miranda a tout mon respect», a-t-il ajouté. Lors des dernières élections générales, le gouverneur Jacobs avait mordu la poussière contre son opposante, perdant dans son combat sa majorité au parlement : une première dans l’histoire du Deseret. «C’était une coriace adversaire, et je suis convaincu qu’elle le demeurera à titre de députée de l’opposition».
BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
UNION NATIONALE| Schoonover veut revenir
Sans transition, quelques heures après l’annonce d’Evelyn Miranda quant à sa démission de la chefferie de l’Union nationale, l’ancien chef unioniste Karl Schoonover a publié sur les réseaux sociaux son intérêt pour revenir dans la politique active sous la bannière unioniste. Dans un long message, il a rappelé la «nécessité d’une opposition efficace, exemplaire et prête à prendre la relève». Le vieux routier de la politique deserane a été ministre de la Santé et des services sociaux entre 2026 et 2030 et chef de l’Union deserane entre 2033 et 2035. Partisan d’une politique budgétaire stricte et hostile aux programmes sociaux qui, selon lui, «cause la perte économique du Deseret», Karl Schoonover croit être «la solution parfaite» pour réunir les unionistes et les conservateurs sous une même ligne directrice. Se disant «fort d’une expérience électorale marquante», celui qui a perdu aux mains de Robert Jacobs en 2034 croit qu’il dispose de tous les éléments pour vaincre les démocrates. «Je serai candidat à la chefferie du seul parti capable de faire rayonner le Deseret sur la scène internationale», a-t-il tranché. Certains députés unionistes, sous le couvert de l’anonymat, ont mentionné à The Republic que la sortie de Schoonover était «trop tôt et maladroite», tandis que plusieurs démocrates se sont dits «vraiment motivés» à le voir perdre une seconde fois.
OLGARIA STRONG| Pas de course à la chefferie
Les olgariens ont finalement tranché : les dix-neuf députés refusent la tenue d’une course à la chefferie qui pourrait diviser les troupes. Ils ont décidé, à l’unanimité, de conduire le chef intérimaire actuel Hugh Luke à la chefferie de la deuxième opposition parlementaire. Dans une allocution, le chef olgarien a salué «le plus grand geste de consensus de l’histoire», et a directement attaqué les démocrates et les unionistes qui «se déchirent entre eux, avides de pouvoir et vides d’ambition». Le chef olgarien a servi une sérieuse mise en garde au gouverneur Jacob : le fait qu’ils partagent certaines visions et idéologies politiques ne signifie pas que l’Olgaria Strong maintiendra le Parti démocrate au pouvoir en avril prochain, lors du dépôt du budget. «Les Deserans ne veulent plus d’élections générales, mais ils veulent encore moins des démocrates aveuglés par le pouvoir», a-t-il martelé, affirmant que ses offres conditionnelles à l’approbation du prochain budget étaient «à prendre ou à laisser». Le chef olgarien demande, essentiellement, que le budget militaire soit réduit de 6%, que la somme économisée soit investie immédiatement dans les services aux aînés et que l’Éducation affiche une hausse budgétaire annuelle de 8,5%. Outre ces demandes, le chef olgarien demande la tenue d’une commission d’enquête sur la fusion avec les EFO (conjointement avec les unionistes) ainsi que l’abolition du Sénat.[/ve][/justify]
Posté : jeu. déc. 13, 2018 7:21 pm
par Steve
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(08 novembre 2037)
[justify][ve]POLITIQUE| Schoonover propose que le Deseret briton soit retiré des livres d’histoire
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(Karl Schoonover se voit déjà chef des unionistes)[/center]
L’ancien chef de l’Union deserane, candidat à la chefferie de la nouvelle Union nationale, propose que soit retiré des livres d’histoire des écoles la période où le Deseret a été sous la domination britonne et qu’elle soit remplacée par «un partenariat inéquitable».
Karl Schoonover se voit déjà chef de l’Union nationale, et cette semaine, depuis l’annonce de son intérêt pour la course à la chefferie, il s’active autant en coulisses que sur la scène médiatique pour démontrer son intérêt manifeste à créer un second round électoral entre Jacobs et lui. Ce matin, alors qu’il était de passage à une émission de radio dans l’ancienne capitale olgarienne-fédérée New Munster, le potentiel futur candidat à la chefferie unioniste a affirmé que la présence britonne dans l’Histoire du continent olgarien était une «aberration qui doit être corrigée». Britophobe avéré, Schoonover estime que les livres d’histoire présents dans les écoles qui circulent au Deseret ne devraient plus faire mention de la «colonie britone du Deseret» et propose plutôt que cette période, qui s’étend de 1666 à 1837, soit écrite comme une «période de partenariat inéquitable pour le Deseret». Niant vouloir réécrire l’histoire, Schoonover souhaite néanmoins que, durant cette période, les livres d’histoire parlent d’une «république affranchie». S’il devient chef de l’Union nationale et qu’il accède au pouvoir, l’ancien ministre de la Santé et des services sociaux (2026 à 2030) promet de mettre de l’avant sa proposition pour que «cesse immédiatement la prolifération de mensonges auprès de notre jeunesse».
La proposition de Karl Schoonover est loin de faire l’unanimité. En fin de matinée, les démocrates et les olgariens ont fait front commun pour dénoncer une «dérive indescriptible» et ont sommé l’Union nationale de se dissocier des propos émis par Schoonover. Diana Addington, ministre de l’Éducation, a fait une sortie en règle contre l’ancien chef unioniste, l’accusant d’être «une espèce de papillon des ténèbres qui souhaite réécrire le code des couleurs». La ministre a assuré qu’une telle modification des livres d’histoire était «totalement ridicule et impossible» à mettre en application. Si elle soutien que les Deserans de l’époque ont souffert d’une «domination lâche et meurtrière» de la part de l’empire briton, elle rappelle qu’au début des années 2030, la première ministre britonne Margaret Spencer était venue déclarer à la Chambre des députés deseranes que cette période avait été un «crime contre l’Humanité». Elle avait, alors, offert des excuses historiques au Deseret pour cette période noire. «C’est ce dont devrait traiter les livres d’histoire du Deseret : oui, des périodes difficiles de notre Histoire, mais que le pardon est quelque chose de très puissant!». Une position que soutient le gouverneur Jacobs qui, ayant fait la résolution de laisser ses ministres gérer les dossiers de l’actualité, n’a pas été capable de se retenir de commenter. «Je ne comprends pas ce que cherche à faire Schoonover, sinon réécrire l’Histoire à coup de mensonges que pour témoigner sa haine envers les Britons.»
Du côté de l’Union nationale, les députés marchaient sur des œufs, très peu souhaitant commenter les déclarations de leur ancien chef, et possiblement leur prochain. Sous le couvert de l’anonymat, un député a affirmé qu’il y avait actuellement des tensions chez les unionistes : si la plupart approuvent une telle mesure, certains ne se sentent pas concernés : les députés du nord. Evelyn Miranda, qui demeure cheffe jusqu’à la nomination de son successeur, n’a pas souhaité condamner les propos de Karl Schoonover, même si elle ne les partage pas. «Monsieur Schoonover est un citoyen deseran qui dispose d’une complète autonomie en matière de liberté d’expression», a-t-elle affirmé, ajoutant qu’elle ne partageait pas «la même vision de l’Histoire» que lui. Le Deseret a déclaré son indépendance de la Britonnie en 1813, mais ne lui sera juridiquement accordée qu’en 1837 après une impasse dite insurmontable à l’époque.[/ve][/justify]
Posté : lun. déc. 17, 2018 10:22 pm
par Steve
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(21 novembre 2037)
[justify][ve]NAVIRE LORTHONAIS ABANDONNÉ| Jacobs avait exigé qu’on expulse la carcasse hors des eaux territoriales
En pleine période de fusion entre le Deseret et les états-fédérés olgariens, le gouverneur Jacobs a exigé, le 17 mars 2035, qu’un navire lorthonais retrouvé aux frontières des eaux deseranes avec un équipage décimé soit poussé hors de la juridiction deserane en catimini.
Grâce à la Loi sur l’accès à l’information, The Republic a appris que le gouverneur Jacobs, alors qu’il était en pleine opération pour acter la fusion entre le Deseret et les états-fédérés olgariens, a ordonné à la garde côtière deserane de laisser à l’abandon un navire lorthonais retrouvé aux limites des eaux territoriales deseanes avec, à son bord, trente-neuf membres d’équipage retrouvés sans vie. Le 17 mars 2035, la Garde côtière prévient le ministère de la Défense qu’il a trouvé un navire battant pavillon des Îles Lorthon. «Le bâtiment est à la dérive et aucune réponse n’est offerte aux six sommations», peut-on lire dans un document rendu public, par inadvertance, par le ministère de la Défense, la semaine dernière. La garde côtière deserane a alors pour ordre de s’approcher du navire afin de l’aborder. Les agents deserans trouvent alors une scène de massacre. L’escouade côtière deserane arrive devant une «scène ensanglantée, où gisent corps mutilés et officiers décapités». Averti en salle de crise, le gouverneur Robert Jacobs rassemble alors le ministre de la Défense, l’État-major de la garde côtière et plusieurs proches conseillers. Ils observent, grâce à une caméra, l’ampleur de la situation. Préoccupé Robert Jacobs demande à ses conseillers leur avis sur le sujet : tous s’entendent pour qu’enquête soit menée et que les Îles Lorthon soient prévenues de la découverte. Jacobs hésite, démontre le document rendu public, et la décision est prise.
À 19h54, heure locale de Lancaster, le gouverneur Robert Jacobs ordonne à la garde côtière que le navire en perdition soit reconduit à l’extérieur des eaux territoriales deseranes afin qu’il dévie «loin du Deseret». On s’y oppose, mais le gouverneur Jacobs est catégorique : le Deseret doit tout mettre en œuvre pour que ne soit pas retardé la fusion qu’il a lui-même acté pour que prospère son «héritage politique». À 20h17, la garde côtière du Deseret confirme la réception de l’ordre et la mise en application de l’objectif. Le 19 mars 2035, à 10h26, on prévient la Défense que le navire et son équipage retrouvé assassiné est «hors de juridiction». L’ordre est envoyé à la garde côtière de quitter la zone et de ne pas ébruiter la mission.
La publication des documents, déclarés confidentiels et secret défense, a cependant été autorisée par le ministère de la Défense du Deseret, fort possiblement dans une confusion administrative. Au ministère de la Défense, on plaide une «erreur de jugement d’un employé qui a souhaité jouer une mauvaise blague», ajoutant qu’il a été suspendu et qu’il pourrait faire face à des actions judiciaires pour avoir «créé de toute pièce cette histoire». Ministre de la Défense à l’époque, William Blankenship, rejoint au téléphone, a affirmé ne pas posséder «les permissions requises» pour commenter une telle affaire, mais a souligné qu’il n’avait «jamais eu connaissance d’une histoire aussi loufoque».
Les oppositions réclament une enquête
L’Olgaria Strong et l’Union nationale se sont présentés au Congrès, ce matin, pour faire front commun lors d’une conférence de presse, demandant aux forces policières de déclencher une enquête. Evelyn Miranda, cheffe démissionnaire de l’Union nationale, a confirmé qu’elle avait officiellement déposé une plainte criminelle à la police deserane, ce qui devrait «accélérer le processus». Elle réclame d’ailleurs des explications publiques du gouverneur Robert Jacobs et brandit même le spectre de la destitution s’il s’avérait qu’il avait «réellement, et avec dégoût, lancé l’ordre d’éloigner cette tragédie de notre territoire».
BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
UNION NATIONALE| Le 15 décembre couronnera un nouveau chef
Et, oui, Karl Schoonover sera de la course. C’est officiellement parti : l’Union nationale devra choisir, le 15 décembre prochain, son nouveau chef lors d’un congrès exceptionnel. Cinq candidats chercheront à succéder à Evelyn Miranda : Elijah Austin (Yankee), Angela Lamb (Jefferson), Adam Barnhill (Dawson), Sophie Armstrong (Oldenland) et Karl Schoonover. Schoonover est le seul candidat à la chefferie unioniste à ne pas être actuellement député à la Chambre des députés. Bons soldats unionistes, Barnhill et Lamb sont considérés comme des candidats vedettes, représentant la jeunesse, mais Karl Schoonover est considéré par les analystes politiques comme le candidat favori dans la course. Ceux-ci rappellent que son côté impulsif saura plaire aux électeurs des régions du nord du Deseret, tandis que plusieurs unionistes considèrent qu’il a tous les éléments en main pour mener une chaude lutte à Robert Jacobs lors des prochaines élections générales.[/ve][/justify]
Posté : ven. déc. 28, 2018 6:48 pm
par Steve
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/16/170316112521671712.png[/img][/center]
(23 décembre 2037)
[justify][ve]NAVIRE LORTHONIEN| La Défense a décidé de couler le navire; Jacobs a su une semaine plus tard
[center][img]https://www.ctvnews.ca/polopoly_fs/1.4130585.1539295634!/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/landscape_960/image.jpg[/img]
(Jacobs a su, cinq jours plus tard, que la Défense avait décidé de couler le navire lorthonien)[/center]
Selon de nouveaux documents qui ont fuités, et dont l’origine demeure inconnue pour le moment, le navire lorthonien n’a pas été repoussé par la Garde côtière : la Défense deserane a pris la décision, sans Jacobs, de le couler. Le gouverneur ne l’a appris que cinq jours plus tard.
Lorsque la Garde côtière a prévenu le ministère de la Défense du Deseret que le navire en perdition étaient dans les eaux territoriales et que le gouverneur Jacobs a ordonné qu’il soit repoussé hors du territoire deseran pour une raison obscure, le ministre de la Défense de l’époque, William Blankenship, a outrepassé les directives du chef des armées et a ordonné aux gardes côtières d’affirmer, le lendemain, que la mission avait été exécutée. Dans les faits, la garde côtière a reçu l’ordre d’indiquer la position du navire lorthonien et de rentrer au port. Parallèlement, le ministre Blankenship a déployé des navires de guerre, sous prétexte d’un exercice militaire, en direction du navire en perdition. Selon les rapports classés secret défense obtenus par The Republic, les forces navales deseranes ont coulé le navire le 24 mars 2035 à 19h58, heure de Lancaster. Dans le rapport officiel, signé de la main du ministre de la Défense Blankenship, on y indique que «la perte substantielle d’artilleries des croiseurs DOD Hank S. Robinson et DOD Jeffrey Haug résulte d’une opération factice de protection des eaux territoriales». Dans les faits, les munitions ont été utilisées pour couler le navire qui battait pavillon lorthonien avec, à son bord, un équipage sans vie.
Robert Jacobs n’a été tenu au courant de cette histoire que le 29 mars 2035, par le ministre Blankenship. Une source qui désire demeurer anonyme a affirmé que le gouverneur Jacobs «voyait rouge de colère», et que cet incident aurait mis un terme à la bonne relation entre le ministre et le gouverneur. «Le gouverneur souhaitait s’en débarrasser, mais il ignorait comment», affirme notre source. Blankenship était alors relevé de ses fonctions à la Défense en décembre qui suivait. Rejoint au téléphone, le gouverneur Jacobs a nié ces allégations, affirmant qu’il s’agissait avant tout d’une «campagne de salissage venant de l’opposition». Le gouverneur Jacobs a rappelé que cette histoire n’était pas «sans rappeler les énièmes fabulations des oppositions qui cherchent» à le nuire. Devant l’appel à sa démission venant de la classe politique lorthonienne, le gouverneur Jacobs s’est d’ailleurs dit «très choqué», estimant que les Lorthoniens réagissaient «à froid, sans le recul nécessaire». Il a par la suite affirmé qu’il ne commenterait pas davantage «cette odieuse histoire» le dépeignant comme «un monstre». Il a réitéré qu’il comptait demeurer en poste.
L’opposition deserane demeure prudente
Pour l’opposition deserane, la prudence est le mot d’ordre, et on ne va pas jusqu’à demander la démission du gouverneur Jacobs. Pour Evelyn Miranda, il y a «anguille sous roche» et le fait que le premier ministre lorthonien demande illico sa démission, sans enquête ni preuve, démontre que «Ceallach sait quelque chose». Néanmoins, Miranda demande une enquête formelle afin que la lumière soit faite sur la situation, une demande qui s’ajoute aux nombreuses demandes d’enquêtes sur les actions des démocrates depuis 2030. «Si le gouvernement deseran a cautionné cette abomination humaine, alors il doit être destitué, mais il doit l’être sur la base de preuves solides.»
LEADERSHIP UNIONISTE| Après recomptage, Schoonover revient à la tête des unionistes
[center][img]https://static.lexpress.fr/medias_2081/w_480,h_270,c_fill,g_north/v1375967860/jean-charest-le-premier-ministre-sortant-rencontre-ses-collegues-du-parti-liberal-le-30-aout-2012-a-sherbrooke-au-quebec_1065603.jpg[/img]
(Schoonover a réussi son pari de revenir dans l'arène politique)[/center]
Depuis le vote initial du 15 décembre dernier, les résultats étaient au recomptage judiciaire pour séparer le résultat très serré entre Karl Schoonover et Angela Lamb. Le premier l’a remporté avec 50,01% des voix contre son adversaire.
Karl Schoonover revient à la tête des unionistes après une chaude lutte disputée avec sa principale, et seule, adversaire. Donné perdant le 15 décembre dernier avec 49,7% des voix, Schoonover avait aussitôt investi la justice pour qu’un recomptage soit déclaré. Sa manœuvre lui aura donné raison : il l’emporte avec un peu plus de la moitié des voix, après avoir longtemps été malmené par son propre camp qui souhaitait voir «du sang neuf» à la tête de la formation politique apparemment atteinte de la malédiction de ses chefs. La formation politique, qui a vu six chefs se succéder, dont deux fois Schoonover, peine à maintenir sa stabilité d’antan. Ancien ministre de la Santé et des services sociaux, Karl Schoonover s‘est quelque peu radicalisé depuis son premier passage chez les unionistes. Dénonçant les programmes sociaux mis en place par les démocrates et le gouffre budgétaire dans lequel se trouve le Deseret, le nouveau chef de l’opposition, qui a demandé à Evelyn Miranda de demeurer cheffe parlementaire jusqu’à ce qu’il soit élu député après une élection partielle, si élection partielle se produit, souhaite brasser la machine gouvernementale pour la rendre moins présente, et surtout, moins lourde.
Dans son discours de victoire, deux jours avant Noël, le nouveau chef de l’opposition officielle a vigoureusement attaqué le gouverneur Jacobs et son gouvernement, affirmant qu’il avait reçu des Deserans la «mission de l’évincer du pouvoir». Accusant l’actuel gouverneur de criminel, Karl Schoonover a promis qu’il utiliserait la Loi sur les élections anticipées pour renverser Robert Jacobs «le plus tôt possible». «Les criminels, c’est en prison qu’ils vont. Pas au Congrès», a-t-il scandé à plusieurs reprises, promettant de rendre justice aux nombreuses victimes des politiques du gouverneur Jacobs. Il a, en effet, soulevé la tragédie du navire lorthonien qui aurait été coulé dans les eaux territoriales deseranes. «Ces familles méritent que justice soit rendue. Si Robert Jacobs a fait couler ce navire, il doit en payer le prix. Il mérite la pendaison», a-t-il affirmé devant des partisans heureux de son sévère discours
Schoonover ne veut pas répéter les erreurs du passé
Hors de question pour Karl Schoonover de se lancer dans des guerres de mots avec des personnalités politiques extérieures au Deseret, comme ce fut le cas lors de son premier passage à la tête de l’Union deserane, avec le Vonalya et l’Eashatri. Appuis ou non venant de l’international, Schoonover se concentrera cette fois-ci sur le Deseret et «son magnifique peuple». Lors de la campagne électorale de 2034, Karl Schoonover était parti en guerre de mots contre l’Eashatri, affirmant notamment qu’il «ignorait que ce pays existait». Il avait, quelques mois plus tard, admis en entrevue que ce geste lui avait «probablement coûté la victoire».[/ve][/justify]
Posté : jeu. janv. 03, 2019 5:02 pm
par Steve
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(08 janvier 2038)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
ÉLECTIONS| Schoonover n’attendra pas l’été
Le nouveau chef unioniste Karl Schoonover a affirmé sur les ondes radiophoniques qu’il n’attendra pas l’été pour renverser le gouvernement Jacobs, élu il y a à peine huit mois. Alors que l’animateur de radio l’a questionné sur l’an et demi qu’il devrait attendre pour aspirer à devenir gouverneur du Deseret, Karl Schoonover a affirmé : «si ça ne tenait qu’à moi, il y aurait des élections dès avril». Pour appuyer une motion de destitution à l’encontre du gouvernement démocrate, Choonover devra toutefois s’entendre avec les olgariens qui disposent de la balance du pouvoir. S’il s’est dit «réaliste» face à une possible entente avec les olgariens, le chef de l’Union nationale croit qu’il est possible que les tenants de l’Olgaria Strong soient tentés de renverser Jacobs, les sondages se montrant favorables à leur formation politique. «Oui, nous venons de terminer une campagne électorale éprouvante, mais les Deserans ont droit au respect qu’ils méritent. Au jour 1 de mon mandat à titre de gouverneur, je déclencherai une série sans précédent d’enquêtes sur les actions de ce gouvernement et de leur gouverneur», a-t-il affirmé. Rejoint au téléphone, l’ancien gouverneur Charles Francis Bickford (2026 à 2030) a dénoncé cette pratique, étant farouchement opposé à la loi sur les élections anticipées. «Jadis, le Deseret était reconnu comme la plus jeune République olgarienne : stable, fière et prospère…Qu’en reste-t-il?». Le bureau du gouverneur n’a pas souhaité commenter les tractations possibles entre les unionistes et les olgariens.[/ve][/justify]