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Posté : dim. sept. 22, 2019 9:49 am
par Viktor Troska
05 Mars 2040
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-channel-7.png[/img]
« SI NOUS COMMUNISTES AVIONS TOUTE LA LATITUDE QUE NOUS SOUHAITERIONS, LES CHOSES SERAIENT DIFFÉRENTES [...] »
[img]https://i.imgur.com/YKVSAlD.png[/img]
Clyde Sellers, le puissant numéro deux du Westrait Communist Party[/center]
Qualifié d'éminence grise du Westrait Communist Party, détesté par l'opposition qui voit en lui la réincarnation de Satan lui-même, Clyde Sellers ne laisse en aucun cas indifférent. Le bonhomme qui vient de fêter son soixante-dixième anniversaire semble encore être là pour un moment au grand dam de ceux et celles qui aimeraient le voir définitivement quitter la scène politique. Si le personnage est connu pour son rôle important dans les événements de l'été dernier, sa renommée remonte à une période bien antérieure et c'est notamment à lui que l'on doit la reconstitution du Westrait Communist Party après son écrasement dans les premières années de la guerre civile révolutionnaire. Connu pour son franc-parler et pour ses prises de positions, rappelant sans cesse que l'on doit être "ferme sur les principes et souple dans la tactique", il n'empêche que peu de personnes sauf son proche entourage sait qui se cache réellement derrière l'homme fort du Westrait Communist Party. L'homme public serait donc si différent de l'homme privée ? En sa compagnie et arpentant les vastes collines et forêts de son enfance, Clyde Sellers a accepté de répondre à nos questions. Channel 7 reproduit donc l'entretien dans son intégralité et remercie encore chaleureusement le Citoyen Sellers d'avoir accepté de nous recevoir et de partager son temps.
[quote]CHANNEL 7 | « Bonjour Citoyen Sellers. Tout d'abord nous tenions à vous remercier au nom de toute l'équipe de Channel 7 d'avoir accepté cet entretien, dans un cadre que l'on peut clairement définir comme intime, n'est-ce pas ? »
CLYDE SELLERS | « Tout le plaisir est pour moi ! En effet, j'ai pensé qu'il était important que notre entretien puisse se tenir dans ce cadre précis, qui me rappel énormément de souvenirs et qui a été sans aucun doute le creuset pour la personne que je suis aujourd'hui. »
CHANNEL 7 | « Où sommes-nous exactement ? »
CLYDE SELLERS | « Nous nous trouvons actuellement non loin de la forêt de Corlevale, où se dresse la petite commune de Merton. C'est là que je suis né et que j'ai grandi, que j'ai connu mes premières joies et mes premières peines, que je me suis forgé pour devenir l'homme que je suis aujourd'hui. J'ai toujours un petit pincement au cœur en revenant ici, sans aucun doute la nostalgie d'un temps révolu. Mais je ne vais pas commencer à vous dire que "c'était mieux avant", j'aurai l'air d'un affreux réactionnaire ! [Il rit de bon cœur] »
CHANNEL 7 | « Rien ne semblait vous diriger d'emblée vers la politique, d'après ce que vous en dîtes vous-même. Vous parlez souvent de votre grand-frère Rick, comme celui qui vous a conduit à vous engager et par la suite, devenir communiste. »
CLYDE SELLERS | « C'est tout à fait exact. Dans notre famille, nous ne parlions que très rarement de politique. Nos parents étaient plutôt des progressistes, mais ne juraient que par la Vieille République. Mon frère Rick avait commencé à travailler très jeune et s'était engagé dans le syndicalisme, avant de se tourner vers les communistes. C'est lui qui m'a entraîné un peu là dedans. Comme lui, je n'étais pas une flèche à l'école et les études m'ennuyaient. Je voulais faire ouvrier-pâtissier, c'était tout ce qui comptait pour moi. De fil en aiguille, je me suis retrouvé avec lui à des meetings, puis à des diffusions de journaux et de tracts et l'engrenage était lancé. »
CHANNEL 7 | « Pensiez-vous à cette époque que vous deviendrez une figure aussi importante du Westrait Communist Party ? »
CLYDE SELLERS | « Non non, absolument pas. Vous savez, ce serait mentir de dire qu'il n'existe pas de carriériste et de personnes qui souhaitent avoir des postes importants et honorifiques. Je me suis toujours considéré comme un militant anonyme pour la révolution et je le considère encore aujourd'hui. La Camarade Grant dit très justement que nous n'avons pas de places à offrir, mais seulement des postes de combats. C'est une ligne de conduite que nous devons nous efforcer de maintenir. »
CHANNEL 7 | « Comment avez-vous rencontrer Audrey Grant, la Secrétaire Générale du Westrait Communist Party ? »
CLYDE SELLERS | « C'est une longue histoire. La Camarade Grant était active au sein des jeunesses communistes et elle s'est faîtes rapidement remarquée pour ses talents d'organisatrices. On peut dire que c'est quasi naturellement qu'elle a été élue à la tête du Parti et qu'elle continue encore aujourd'hui d'être à sa tête. Il faut dire qu'elle a réussie à maintenir les structures de notre organisation dans la clandestinité et au plus fort de la répression par les militaires. Je ne l'avais jamais vu personnellement avant ce moment là, bien que je connaissais son nom. Quand elle m'a dit "Camarade Sellers, j'ai besoin de vous pour réorganiser le Parti et ses structures", je n'ai pas hésité un seul instant. La Camarade Grand a une autorité naturelle, si elle me demandait de sauter d'un pont demain, je le ferai sans doute sans hésiter ! [Il se met de nouveau à rire] »
CHANNEL 7 | « Comment voyez-vous les choses depuis la "Victorieux mois de Juin" ? »
CLYDE SELLERS | « Nous avons progressé, mais nous avons encore à progressé. Nous avons encore énormément de choses à accomplir et si peu de temps pour tout mettre en oeuvre. Par moment cela est frustrant, mais nous ne pouvons pas forcer la marche de l'histoire avec la meilleure volonté du monde. Ce qui est certain, c'est que nous avons avons mené une rectification dans notre révolution et que d'autres rectifications vont encore être à mener. Rien n'est facile, si il suffisait de partir d'un point A et arriver en ligne droite à un point B pour conclure la révolution, les choses seraient en effet plus simple. Mais ce n'est pas le cas et il nous faut agir avec cette donnée importante. »
CHANNEL 7 | « Vous êtes l'une des cibles préférées de l'opposition. [Il éclate de rire] Comment vivez-vous cela ? »
CLYDE SELLERS | « Très bien, très bien ! [Il lève ses mains au ciel plusieurs fois] Il est plus facile de m'attaquer car je suis pour ainsi dire le "numéro deux" du WCP, je suis celui qui doit prendre donc le plus de coups. Cela ne me dérange pas, c'est même assez stimulant. Je pense que si l'opposition ou des personnes comme Diana Rich ne passait par leurs temps à m'en vouloir personnellement, cela voudrait dire que nous ne sommes pas une menace pour eux. Vous savez, ces gens parlent de dictature communiste. Leur discours est hégémonique hors de nos frontières, puisque tout le monde semble oublier que les communistes sont une composante de la majorité. Si nous communistes avions toute la latitude que nous souhaiterions, les choses seraient différentes. Peut-être que c'est ce qui sauve pour le moment nos adversaires politiques. Qu'ils continuent de fanfaronner, à la fin il faudra payer l'addition. Ce n'est pas une menace, c'est un constat. »
CHANNEL 7 | « Justement, la majorité semble assez fragilisée. Quelle est la position du Westrait Communist Party sur ce qui s'est produit en ce début d'année ? »
CLYDE SELLERS | « Notre position est que la lutte pour le socialisme n'est pas encore acquise et qu'elle doit encore à consolider. Nous avons été les seuls à l'époque à réclamer ouvertement et franchement le pouvoir aux conseils. Aujourd'hui, tout le monde parle de ce pouvoir des conseils en le défigurant systématiquement. Notre vision a toujours été claire, nos objectifs n'ont jamais été dissimulés, c'est ce qui fait notre force et notre reconnaissance par la classe ouvrière du pays. Maintenant, nous n'avons pas que l'opposition et la droite contre nous, nous avons aussi les indécis du centre et les atermoiements des réformistes. Leur attitude a été déplorable et je pense qu'ils l'ont compris. Ils veulent nous mettre des bâtons dans les roues et à terme, la situation va devenir antagonique. C'est ce qu'ils cherchent... »
CHANNEL 7 | « Par antagonique, vous voulez dire violente ? »
CLYDE SELLERS | « Exactement. Il n'y a pas de raison que nos divergences ne puissent pas s'exprimer de manière non-antagonique, c'est à dire par la discussion, la démocratie et la persuasion. Mais cela semble illusoire car même si du bout des lèvres ils acceptent cela, la réalité est qu'ils trahissent constamment cet engagement. Ils aimeraient que le Westrait Communist Party redevienne un petit parti insignifiant, qui se traîne à leur botte. Ce qui les agacent, c'est qu'aujourd'hui ils sont en position d'infériorité par rapport à nous. Donc ils essayent toutes les manœuvres pour nous déboulonner. »
CHANNEL 7 | « Quelles sont selon vous les prochaines grandes transformations à venir ? »
CLYDE SELLERS | « Nous avons lancé notre premier plan quinquennal. Nous sommes entrain de plancher sur un début de collectivisation volontaire dans l'agriculture, afin de transformer les coopératives en fermes collectives de niveau supérieur. Nous devons réformé davantage notre système éducatif, briser les vieilles coutumes à l'université et dans les places fortes académiques de la bourgeoisie intellectuelle. Nous devons mener les tâches de la révolution culturelle telles qu'elles seront décrites par le rapport qui sera fourni par le groupe central. Nous avons énormément de choses à modifier, d'habitudes à transformer. Qu'importe ce qui est dit, nous ne sommes finalement qu'aux balbutiements de notre révolution et nous avons encore de longues luttes à mener dans le futur. Certains voudraient limiter tout cela, voudraient même que ça s'arrête. Ils ont peur, ou alors ne veulent tout simplement pas aller plus loin car cela remettrait leurs positions en cause. Ils ne pourront pas se cacher indéfiniment, tout comme ils ne pourront pas résister aux masses de notre pays quand elles entrent en lutte. Ce sera je pense, les mots de la fin. [Il nous adresse un large sourire]»
CHANNEL 7 | « Merci à vous Citoyen Sellers d'avoir accepté de répondre aux questions de Channel 7. »[/quote][/justify]
Posté : mer. sept. 25, 2019 4:52 pm
par Viktor Troska
15 Mars 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]
[tcv]WAYNE SHARP CHASSE LA GAUCHE DU DSP... SANS DÉBAT [/tcv]
[img]https://i.imgur.com/mS9zVP0.png[/img]
La droite parvient finalement à liquider sa gauche avec un coup inattendu[/center]
[justify]Coup de tonnerre dans un ciel qui paraissait tranquille. La petite routine des sessions extraordinaires du Democratic Socialist Party sont connues pour être d'une assez grande tranquillité, un petit train-train habituel qui ne voit guère de choses changer, où les discussions finissent le plus souvent par un accord d'unanimité et l'on repart comme si rien n'avait changé. Mais cette fois, c'est un véritable traquenard bureaucratique qui a été tendu aux forces de la gauche du Democratic Socialist Party : Pour accéder à la session extraordinaire en tant que délégué, il fallait présenter au service d'ordre devant l'entrée une... carte de membre de couleur rouge. Surprise des membres de la gauche, qui l'un après l'autre se sont vu refusé l'accès à la salle des débats. C'est un Roger Lester en colère qui s'est faufilé à travers la salle accompagné d'une poignée de ses camarades et de tenter de monter à la tribune pour se faire entendre. Atermoiements de la direction, dont l'un des membres a commencé à hurler qu'il s'agissait d'un « putsch de la part d'éléments communisants » et que ces éléments étaient « hostiles aux nobles traditions démocratiques du Democratic Socialist Party » et enfin que le DSP « ne deviendrait pas une officine pour les communistes et leurs éléments infiltrés dans l'organisation du Parti ». Pour faire descendre Lester de la tribune, le service d'ordre du DSP s'est déplacé massivement et une bagarre générale à brièvement éclatée, avant que Lester et les siens ne soient reconduit dehors sous la menace et les coups. Profitant que la gauche soit hors-jeu, Wayne Sharp s'est immédiatement auto-congratulé longuement pour avoir mis un terme à la présence néfaste « de la gauche pro-communiste » et qu'il s'agissait maintenant « d'agir avec conformité avec nos engagements et nos principes ». Ce véritable putsch bureaucratique en a surpris plus d'un, provoquant le départ de la salle d'une trentaine de délégués qui ont refusé que le débat démocratique annoncé ne se transforme en manœuvre d'intimidation pour sauvegarder la direction. Dans la foulée, Lester, Pittman, Harrell et Emma Nolan ont fait savoir qu'ils ne resteraient pas les bras croisés face à une telle attaque et ont dors et déjà appelé l'ensemble de leurs partisans à « sortir du Democratic Socialist Party pour participer à la fondation d'un authentique parti socialiste ». Pour les analystes, cette configuration rappel qu'il y a maintenant quasiment un siècle, la fondation du Westrait Communist Party s'était également produite lors d'un congrès du Socialist Labor Party, sauf que à l'époque ce sont les futurs communistes qui ont claqués volontairement la porte alors que là, la gauche a été mise à la porte contre son plein gré et avec perte et fracas La majorité continue de se fissurer dangereusement...[/justify]
Posté : ven. sept. 27, 2019 4:57 pm
par Viktor Troska
21 Mars 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]
[f25]UN VÉRITABLE CHAMP DE BATAILLE[/f25]
[img]https://i.imgur.com/2f69SPU.png[/img]
L'on ne sait plus où donner de la tête[/center]
[justify]Une véritable guerre de tranchée, c'est ainsi que l'on peut décrire la situation politique actuellement. Si la tension est assez forte et à couteau tirée, il semblerait qu'il manque le détonateur pour provoquer le départ de l'explosion à venir. Le mouvement audacieux (pour les uns) et irréfléchi (pour les autres) de Wayne Sharp à destination de l'aile gauche du Democratic Socialist Party risque de faire couler énormément d'encre dans les prochaines semaines, voir les prochains mois. Car c'est une tempête qui s'est rapidement abattu sur le dirigeant socialiste et sur la direction du DSP, qui s'est notamment fait vertement reprendre par l'ensemble de la majorité, le Farmer-Labor Party et les partisans de Olive Jackson au sein du Democratic Party. Ce geste incompréhensible et qui a violer littéralement toutes les règles démocratiques au sein d'une organisation, a été interprété comme un signe de défiance par de nombreux hommes et femmes politiques du pays. Douglas Reed a précisé qu'il s'agissait selon lui d'un « acte d'une cruelle infamie qui va rejaillir sur Wayne Sharp et ses complices », le bureau politique du WCP a déclaré qu'il « constatait la tournure droitière dans les prises de positions de la direction du DSP », tandis que Lewis Norton a solennellement déclaré qu'il s'agissait ni plus ni moins que « d'une trahison ». Si pour le moment il n'y a pas eu de départ massif des délégués du DSP au sein de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils, cela ne serait réellement tardé et le devenir du nombre exact de délégués qu'aura encore le DSP reste en suspend. Car l'ancienne gauche n'est pas restée inactive depuis qu'elle a compris qu'elle ne pourrait plus jamais mener la lutte au sein de son ancienne organisation : Elle a commencée à appeler massivement celles et ceux qui refusaient les décisions bureaucratiques de la direction soumise à Wayne Sharp à les rejoindre pour bâtir une « authentique organisation socialiste et populaire, respectant les mandats et le fonctionnement démocratique ». Mais l'affaire ne s'arrête pas là, car si le Farmer-Labor Party et l'United Progressive Party ont salué la prise de position de Wayne Sharp - espérant sans doute permettre un rapprochement et constituer un bloc solide contre la majorité -, Lewis Norton n'a pas laissé le temps à Olive Jackson de faire la même chose. Sachant que son ralliement n'était en fait qu'une façade, il a décidé ni plus ni moins que de la bannir définitivement du Democratic Party, sans espoir de retour. Si l'opinion s'est moins insurgée contre cette décision, c'est avant tout parce que Jackson et ses partisans ont refusé de se rendre aux multiples discussions proposées par la tête du Democratic Party, sur les réelles intentions que nourrissaient l'opposition. Une fois de plus donc, le Democratic Party se retrouve épuré et l'étendu concrète des dégâts est ici encore inconnu. De multiples possibilités peuvent émerger désormais et elles vont très certainement façonner l'avenir politique du pays. Entre explosion de la majorité, réformation inespéré des centristes, fusion entre Jackson et le FLP, discussions trilatérales de plus en plus fréquentes entre le FLP, l'UPP et le DSP... La crainte de nouvelles élections et la fragilisation déjà énorme du gouvernement de Casey McKenna depuis le début d'année ne semble rien annoncer de bon pour le futur. Vers une rectification de la rectification de la révolution ? [/justify]
Posté : dim. sept. 29, 2019 11:27 am
par Viktor Troska
26 Mars 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]
[f25]LES "DINOSAURES" FONT DE LA RÉSISTANCE[/f25]
[img]https://i.imgur.com/PHWnG4C.png[/img]
On ne bouscule pas si facilement de vieilles traditions[/center]
[justify]« Il est hors de question que je vende ma propriété et le fruit de mon travail à qui que ce soit, même avec la meilleure volonté du monde ». Jeffrey Cotton, 70 ans, est un éleveur depuis plus de quarante ans maintenant et propriétaire de son ranch. Politiquement, il se sent comme un républicain de la dernière heure, quelqu'un qui croit profondément à la liberté individuelle, à la réussite individuelle et à une intervention étatique minime. Il a pour ainsi dire, passé le plus clair de son temps à travailler sur ses terres dans les périodes difficiles comme les plus faciles. Jeffrey Cotton représente la vieille école, descendant des familles de pionniers qui sont venus s'établir sur des terres inhospitalières et vastes qu'il a fallut travailler pour les rendre productives. Son ranch et l'exploitation qui va avec est tout pour lui. « J'ai déjà accepté d'entrer dans cette foutue coopérative, qu'est-ce que ce sera la prochaine étape ? Collectiviser ma vaisselle ? », lance le fier cowboy arborant son pistolet en bandoulière, sirotant son verre de whisky de douze ans d'âge. Il mène un petit mouvement qui avait déjà fait parlé de lui au moment de la réforme agraire et avait peiné à accepter le principe de la coopérative. Aujourd'hui, Jeffrey Cotton relativise sur son refus de l'époque mais ne concédera rien de plus sur ce sujet. « J'ai passé ma vie à travailler ici, mon père avant moi, son père avant lui, etc. Il s'agit d'une question de fierté, je refuse que des inconnus me disent quoi faire sur mes terres et comment je dois le faire ». Derrière sa grande moustache et son air sérieux, un grand sourire se fait jour quand il parle de la manière dont il a envoyé boulé plusieurs représentants de la coopérative, ou encore comment il en est quasiment venu aux mains avec d'autres anciens propriétaires de ranchs qui ont décidé de tout laisser aux coopératives. Si le mouvement coopératif atteint quasiment la totalité des élevages du pays, Cotton et quelques fidèles autour de lui refusent encore de céder. Un véritable casse-tête pour les coopérateurs autour de lui, qui n'arrivent pas à lui faire entendre raison. « Nous avons essayé plusieurs fois de discuter avec Monsieur Cotton, mais à chaque fois il a préféré arrêter la discussion et s'en aller, avant de se montrer menaçant », nous confie Gerald Hurley, un coopérateur qui a son ranch non loin de celui de Jeffrey Cotton. « Si vous demandez à Monsieur Cotton le fond de sa pensée, il va commencer à vous expliquer que le gouvernement utilise des satellites pour le surveiller, qu'il veut lui faire signer des papiers pour la traçabilité, que l'on souhaite lui retirer toutes ses armes et d'autres fantaisies dans le genre. Il est persuadé par exemple que l'antenne-relais non loin d'ici pour l'accès à internet serait un moyen de pouvoir contrôler son esprit ! » De manière étonnante, le principal intéressé le dément aucune de ses allégations quand nous lui posons la question. « Timeo Danaos et dona ferentes ! », lance le vieux rancheros plein de malice avant de nous saluer et de nous indiquer la sortie. Si il n'en est pas conscient, Jeffrey Cotton représente quasiment un cliché de redneck, feu propriétaire terrien et persuadé qu'on essaye par tous les moyens d'attenter à sa liberté et sa vie. Bien qu'il s'agisse d'un folklore qui peut s'avérer drôle, il n'en reste pas moins un obstacle pour mettre un terme à la première mouture de la réforme agraire. Avec de la patience sans doute, les choses pourront évoluer. [/justify]
Posté : mar. oct. 01, 2019 4:47 pm
par Viktor Troska
03 Avril 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]
[tcv]LA GAUCHE SOCIALISTE SE CHERCHE UNE DIRECTION EN COHÉRENCE AVEC SES PRINCIPES[/tcv]
[img]https://i.imgur.com/KuafXGS.png[/img]
Emma Nolan, potentielle future dirigeante ?[/center]
[justify]Celles et ceux que l'on nomme désormais sous le vocable de "gauche socialiste" ou encore de "socialistes de gauche" ont encore un long chemin à parcourir avant de réaliser leur unité pleine et entière. Si leur éviction du Democratic Socialist Party les réunissaient sur la base de leur rejet de la direction de leur ancienne maison politique, l'avenir du mouvement en lui-même reste assez incertain. Vers qui se tourner ? La "Tendance Lester" serait prête à se dissoudre et rejoindre légitimement le Westrait Communist Party. La position plus pragmatique d'un Pittman et d'un Harrell songerait plutôt à préserver l'identité des socialistes de gauche et de fonder une nouvelle organisation qui serait propre aux exclus du Democratic Socialist Party. Emma Nolan de son côté, viserait à un rassemblement au plus large et souhaiterait comme elle l'a exprimée lors des dernières "Assises pour un renouveau du mouvement socialiste westréen", chercher l'unité avec le reste des Laborites et se poser comme un soutien indéfectible à la majorité. Si ces visions s'opposent sur la manière de réaliser l'unité, la direction reste la même : Il s'agit de continuer à soutenir le gouvernement et la majorité, réaffirmer que les socialistes n'ont aucune intention de trahir leurs engagements. Si sur le papier tout cela semble pour le moins cohérent, la pagaille administrative qu'à entraîné le départ forcé des socialistes de gauche pose un problème d'ampleur, qui est de savoir à qui va revenir les bâtiments, les journaux ainsi que les sections militantes dans tel ou tel ville. Si Wayne Sharp peut fanfaronner que l'exclusion des "gauchistes" s'est faîte sans heurter le poids et la structure nationale du Democratic Socialist Party, une analyse consciencieuse de la réalité pourrait lui donner tort. Le groupe parlementaire du DSP est pour le moment quasiment inactif et les querelles internes semblent prendre la pas sur l'efficacité politique. La machine bien rôdée tant vantée par la direction du DSP pourrait sans doute se gripper et créer bien des surprises dans une vision court-termiste des choses. C'est très certainement dans la douleur que viendra sur le devant de la scène politique la nouvelle organisation de la gauche socialiste, une naissance qui provoquera sans doute des problèmes que n'avait pas nécessairement envisagé Wayne Sharp et la direction du DSP.[/justify]
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[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]
[tcv]ONE BIG UNION : PLUS QU'UN RÊVE, UNE RÉALITÉ[/tcv]
[img]https://i.imgur.com/A0Kv6yr.png[/img]
Nous sommes modérés, nous ne voulons que la Terre entière...[/center]
[justify]C'est non sans émotion dans la voix que Timothy O'Neil a annoncé devant une salle bondée jusqu'à l'extérieur de syndiqués qu'à une majorité écrasante des voix, la réunification syndicale entre l'IWW et la WIIU était désormais effective. Une scène d'une importance capitale, peut-être la plus grande pour le mouvement syndical westréen depuis sa création. Longtemps divisé, longtemps rendu inefficace par le poids de l'appareil de la WFL et des compromis en tout genre, le vieux rêve des fondateurs de l'IWW se trouve désormais réalisé : Un seul grand syndicat pour la classe ouvrière, la "One Big Union" passe du slogan mobilisateur à la réalité effective. Qui aurait pu croire il y a quelques années encore, qu'une telle chose était possible ? Qui aurait pu croire que sur la même estrade, l'on puisse voir Timothy O'Neil et Wesley Holman se tenir côte à côte, poing levé en chantant "The Commonwealth of Labor" ? Il s'agit très certainement d'une page qui est entrain de se tourner, d'un puissant élan de mobilisation et d'unité. Il faut avouer que la disparition du vieux cadavre ambulant qu'était la Westrait Federation of Labor, à ouvert la voie. La chute des Laborites à également été (peut-être tristement) un facteur important du rapprochement définitif entre les deux principales centrales syndicales. Si sur le plan politique le Westrait connait un chaos quasi permanent qui lui vaut d'être ingouvernable et peut-être infréquentable pour beaucoup de pays, sur le plan syndical il s'agit d'un quasi sans faute, d'une unité inébranlable qui tranche avec la désunion des partis politiques même au sein de la majorité. L'IWW devient désormais le pôle unique en terme syndical, devenant peut-être le syndicat le plus puissant du monde à ce jour en terme d'adhérents. De quoi relancer l'idée qui avait émergée au cours des premiers temps de la fin de la guerre civile révolutionnaire, c'est à dire organiser internationalement la classe ouvrière dans une seule structure. Une idée qui pourrait faire son petit bonhomme de chemin puisque l'IWW enverra officiellement une délégation pour assister en tant qu'organisation observatrice le déroulement du congrès de l'Internationale Communiste qui va se dérouler dans moins d'un mois. L'idée d'une organisation syndicale révolutionnaire mondiale pourrait y faire son petit bonhomme de chemin... One Big Union, One Big Party, One Big International ?[/justify]
Posté : mer. oct. 02, 2019 1:38 pm
par Viktor Troska
05 Avril 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]
[f25]UNE LÉBIRIENNE SE LANCE DANS LE "PORNO FÉMINISTE"[/f25]
[img]https://i.imgur.com/XZFPNQJ.png[/img]
Ofelia Balducci semble vouloir tenter un truc...[/center]
[justify]« Il y a des tas de tabous qui peuvent être brisées sous le regard d'une caméra. C'est bien plus stimulant d'assumer sa sexualité et de braver des interdits dans cet environnement, en plus quand il s'agit d'un choix librement consenti ». La jeune femme qui nous tient ses paroles nous a fixé comme lieu de rendez-vous dans un petit bar de la capitale. Ofelia Balducci est d'origine libérienne et il y a peu, elle ne savait pas qu'elle ferait de la pornographie son métier. « En quittant le Lébira, je ne savais pas quoi faire. Personne n'est prédestinée à faire du porno », nous confie t-elle tout en buvant son thé. Le déclic lui est venu quand un producteur freelance la contacte pour tourner quelques scènes. Aujourd'hui au Westrait, le sujet de la pornographie est tabou et rarement mis en avant dans l'espace public. Si sa pratique est tolérée, elle est vigoureusement contrôlée et surveillée et doit respecter des cadres fixés par la loi. « L'idée d'un porno féministe est né il y a de ça quelques temps », nous dit Ofelia le plus sérieusement et le plus calmement au monde. « Il ne s'agit pas d'un porno purement éthique, il s'agit également de savoir si les relations sont voulues, si elles ne dépassent pas les limites fixées par les acteurs et les actrices, etc. Le choix des sujets abordés est également longuement étudié ». Que l'on ne s'y méprenne pas, la jeune femme avec qui nous parlons n'est pas une idiote, ou un cliché écervelé d'actrice pornographique. Au Lébira, Ofelia Balducci participait à plusieurs revues spécialisées dans la politique et la sphère intellectuelle lébirienne, ce qui lui a valut d'être qualifiée de "première actrice pornographique intellectuelle". L'avis des autres ? Elle s'en moque pas mal, considérant « qu'il y a une liberté des mœurs bien plus développée ici qu'au Lébira, où il aurait été impossible de mettre en place ce type de projet ». Les westréens et les westréennes sont assez divisés sur cette question, notamment suivant le clivage politique. Si la droite libérale classique n'a rien à reprocher à une telle initiative qui peut être encouragé au nom de la liberté individuelle, les communistes sont assez sceptiques, voir sont même opposés à ce que l'on puisse accoler pornographie et féminisme l'un à côté de l'autre. Pour Ofelia, cela n'a aucun intérêt et elle ne souhaite pas rentrer dans ce type de débat. « Du moment que tout cela est librement consenti, qu'il y a un contrôle en commun de la production et des attentes de tous et toutes, qu'est-ce que les communistes pourraient avoir à reprocher à la libre association de personnes souhaitant filmer leurs ébats et leurs performances ? ». Avant-gardiste ou alors vieille recette libéral-libertaire ? Le succès d'une telle entreprise semble encore loin d'être gagnée et Ofelia Balducci le sait très bien, c'est pourquoi elle juge qu'il ne faut pas tirer des conclusions trop hâtives et "laisser le temps au temps de faire son oeuvre". Peut-être que cela bousculera quelques codes et incitera les pouvoirs publics à prendre des mesures définitives sur la pornographie underground westréenne, chose qui n'inquiète en rien Ofelia, qui reste positive sur les devenirs d'une telle expérience. « Nous invitons tout le monde à regarder et à se faire une idée concrète de ce que nous faisons, avant de parler. Sans enquête, pas le droit à la parole non, c'est ça ? », lâche t-elle avant d'éclater de rire. Un éclat de rire qui fera certainement grincer pas mal de dents à l'avenir...[/justify]
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[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]
[sten]LA BOURGEOISIE ET SES LAQUAIS GROGNENT MAIS NE MORDENT PAS[/sten]
[img]https://i.imgur.com/6uIvip5.png[/img]
Deux camps irréconciliables et une lutte qui ne s'arrêtera que jusqu'à la victoire ![/center]
[justify]Il faut en finir avec la fiction d'un prétendu droit international. Il faut en finir avec les vœux pieux humanitaristes de la part de la classe capitaliste internationale. Les réactions diverses et variées suite à la guerre opposant le Gandhari au Raja-Tika doit nous rappeler que l'émotivité de nos ennemis de classe est à géométrie variable. Nous préférons largement le cynisme froid et décomplexé du Shinkyôko qui a compris qu'il n'existerait pas de droit international, plutôt qu'au romantisme du Gänsernberg qui se lamente beaucoup sur les initiatives qui auraient pu le faire aboutir. Que dire de la position makengaise, sinon qu'elle n'est pas condamnable en soi mais qu'elle montre juste que le Makengo cherche à tirer la couverture à soi pour montrer qu'il peut faire partie de la cours des grands. Notons d'ailleurs que la presse makengaise caricature la position westréenne en affirmant et nous citons, que "les alliés communistes du Ghandari comme le Westrait soutiennent la nation ghandarienne [...]", ce qui est totalement faux. La position émise par le gouvernement westréen est claire depuis le début : Nécessité du statu-quo, discussion afin d'aboutir à la paix, mais soutien indéfectible au Gandhari si l'anticommunisme prenait le dessus et cherchait à faire poursuivre cette guerre. Position qui s'est vérifiée et qui contredit donc les mensonges (volontaires ?) et omissions (volontaires ?) des journalistes makengais. D'autres découvrent l'eau chaude et se mettent à aboyer contre le péril rouge, à l'instar du Royaume de Flavie à qui nous pourrions cordialement demander de fermer définitivement sa gueule. Où étaient les nations communistes qui portent "la guerre et le sang", durant la guerre des conteneurs, durant la guerre en Aminavie, le conflit en Hohengraf, etc etc. ? Où était donc la Flavie quand la Valdaquie écrasait sous les bombes la Dobrogévie, quand la Vasconie massacrait à ciel ouvert des femmes et des enfants, ou quand Ennis parquait dans des camps de concentrations de prétendus communistes ? Elle applaudissait. Les "morts utiles" du capitalisme servent de bonne conscience à la Flavie, elle peut lui opposer les "morts négatifs" du communisme qui lui est très méchant et surtout, les communistes n'ont d'autres but que de tuer tout le monde pour leur bon plaisir. L'excitation autour de la signature du dit "Pacte de Solidarité Démocratique" par un énième pays insignifiant, ne remet pas sur le devant de la scène la prétendue grande alliance anticommuniste. Au pire, elle la rend encore plus ridicule quand l'on sait que ce Pacte reste un morceau de chiffon, au moment où les principales organisations communistes mondiales vont se réunir ici au Westrait pour planifier leur stratégie et la guerre de classe à mener. Oui Monsieur Mancini, nous poursuivrons "la lutte" jusqu'au bout de sa logique. Oui Monsieur Mancini, nous n'aurons aucune pitié à utiliser la Terreur contre vous et vos semblables, pour faire accoucher un monde nouveau. Souvenons nous de Karl Marx, qui écrivait très justement "Nous n'avons aucune compassion et nous ne demandons aucune compassion de votre part. Quand notre heure viendra, nous ne ferons aucune excuse dans l'usage de la terreur". Oui Monsieur Mancini, qualifiez nous de terroristes si vous le voulez, mais n'oubliez pas qu'une liste sur un morceau de papier n'arrête pas les balles. Dieu pardonne, mais certainement pas le prolétariat.
[right]Marvin Bowers[/right][/justify]
Posté : sam. oct. 05, 2019 12:37 pm
par Viktor Troska
14 Avril 2039
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]
[tcv]ASHA LOTA ? PRÉSENTE ![/tcv]
[img]https://i.imgur.com/0OxTDUh.png[/img]
L'une des dernières photos connue de Asha Lota[/center]
[justify]"Mourir pour les intérêts du peuple a plus de poids que le Pic Taragaï", notait le Camarade Urdzhar. Jamais cette sentence ne s'avère être juste, que jusqu'au moment où mourir en martyr devient une réalité. C'est une bien triste nouvelle que d'apprendre que la Camarade Asha Lota a été victime d'une ignoble attaque, la faisant tomber en martyr pour la cause révolutionnaire, pour la cause du communisme. Il serait hypocrite ici de faire des louanges, sans parler de ce qui nous séparait d'avec la Camarade Asha Lota. Son gauchisme et son aventurisme, l'auront finalement conduite à s'exposer dans la récente guerre civile Caskare et peut-être ironiquement, de réaliser la plus franche et la plus belle des autocritiques que peut faire un communiste : Donner sa vie pour la révolution. Cette attaque mesquine et cette volonté de faire disparaître la Camarade Asha Lota n'est pas anodine. Les classes possédantes tremblaient rien qu'à l'évocation de son nom, le nom d'une communiste qui malgré ses fautes, malgré ses errements et malgré nos divergences, n'a jamais renié l'idéal pour lequel elle se battait pour tant d'années. Notre seule regret est finalement de ne pas avoir pu revoir une dernière fois la Camarade Asha Lota, pour que nous puissions discuter, ne serait-ce qu'au Congrès de l'Internationale Communiste. Sa mort en martyr, semble égayer la journée de nos ennemis. Ils vont s'en repaître et expliquer qu'une ennemie mortelle vient d'être abattue. Comme nous le répétons sans arrêt, être attaqué par l'ennemi est une bonne chose : Les calomniateurs auront tout loisir de cracher sur la tombe de l’héroïque martyr de la Camarade Asha Lota, mais le vent de l'histoire viendra balayer les mensonges qui auront été déversées sur elle. Nous pleurons aujourd'hui la mort d'une camarade et d'une communiste. Si la liste de nos martyrs ne cessent de s'étendre, c'est que la bourgeoisie reste cramponnée à l'idée qu'il faut toutes et tous nous exterminer pour avoir la paix. C'est ce qu'ils croient ! On peut tuer le révolutionnaire, mais on ne peut pas tuer les mécanismes qui rendent inévitable la révolution. Si nous pleurons nos morts aujourd'hui, c'est pour célébrer la vie des masses demain, dans le socialisme et la révolution victorieuse. Camarades ! Que le nom de notre martyr, la Camarade Asha Lota, puissent continuer de frapper de peur nos ennemis ! Que le nom de notre martyr, la Camarade Asha Lota, continue de nous montrer que la lutte paye, même au péril de sa propre vie ! Que le nom de notre martyr, la Camarade Asha Lota, nous inspire et nous donne le courage de nous battre inlassablement pour le communisme, notre idéal libérateur. Levez-vous camarades ! Rejoignez les rangs des Brigades Internationales pour allez combattre au Caskar, pour allez combattre au Gandhari. Que l'esprit, la ténacité et le courage de la Camarade Asha Lota puisse nous guider sur le sentier lumineux qui nous mènera vers le communisme. Nos martyrs sont immortels...
[center]ASHA LOTA ? PRÉSENTE ![/center][/justify]
Posté : lun. oct. 07, 2019 5:03 pm
par Viktor Troska
21 Avril 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]
[tcv]L’UNITÉ SE FAIT A GAUCHE : UN TOURNANT POUR l'AVENIR DE LA RÉVOLUTION ?[/tcv]
[img]https://i.imgur.com/ClMcyGj.png[/img]
Le symbole du Socialist Worker's Party of Westrait[/center]
[justify]Il aura fallut plus d'un moi, pour que les forces de gauche de l'ancien Democratic Socialist Party arrivent à se fédérer et tenir leur congrès de fondation. Dans une salle pleine à craquer, les leaders de la gauche socialiste se sont succédé à la tribune devant les applaudissements répétés de l'audience. Jusque tard dans la nuit, toutes les questions centrales ont été abordées : Le nom, le type d'organisation, le programme, etc etc. Si des dissensions existent et continueront d'exister très certainement, elles sont pour le moment minime par rapport à la création du Socialist Worker's Party of Westrait. La grande gagnante reste cependant Emma Nolan, qui a réussi à tenir son pari en permettant que les débris du Socialist Labor Party participent au processus d'unification de l'ensemble des éléments hétéroclites se trouvant à graviter autour du Westrait Communist Party mais ne souhaitent pas adhérer à celui-ci. C'est ainsi que l'on a pu voir à la tribune Douglas Reed, l'actuel Commissaire du Peuple à la Culture, faire un discours de quarante cinq minutes sous un torrent d'applaudissements, tandis qu'il célébrait la création du SWPW et semblait tirer un trait sur l'expérience historique du marxism-lawtonism, qui semble disparaître définitivement dans les limbes. Le SWPW va jouer un rôle important dans l'avenir, car il va être un point d'ancrage et faire barrage contre le Democratic Socialist Party, qui va peu à peu se détacher de la majorité pour se tourner vers le Farmer-Labor Party et la dissidence du Democratic Party, mené par Olive Jackson. Ce rééquilibrage des forces va avoir un impact certain sur la conduite de la politique du gouvernement, qui se remet faut-il encore le rappeler d'un début d'année très chaud en terme social et politique. Le plus dramatique dans cette histoire est peut-être la disparition définitive du Socialist Labor Party, qui aura été un météore dans les premiers moments de la révolution westréenne, avant de sombrer définitivement dans l'oubli et de disparaître. Le vide politique qu'il crée va certainement favoriser le SWPW qui peut se poser comme un nouveau pôle important au sein de la majorité, à côté du Democratic Party ainsi que du Westrait Communist Party. D'ici peu de temps l'on pourrait également assister également à des mouvements au centre si des accords parvenaient à se faire entre Olive Jackson et Earl Raymond. Pour le moment, le succès du congrès fondateur du Socialist Worker's Part of Westrait canalise toutes les attentions et la politique concrète que va mener cette nouvelle organisation va très certainement impacter sur le devenir de la révolution westréenne. A la toute fin du congrès, des délégués épuisés mais confiant dans l'avenir ont entamé une puissante Internationale, saluant au travers le SWPW les espoirs retrouvés d'un parti socialiste qui n'hésitera plus à l'avenir sur ses forces et sur son orientation générale. Mais après la joie, la bataille juridique, politique et administrative avec le DSP va être extrêmement importante.[/justify]
Posté : mar. oct. 08, 2019 5:07 pm
par Viktor Troska
24 Avril 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]
[f25]COUP DE TONNERRE DANS UN CIEL CALME[/f25]
[img]https://i.imgur.com/pLBgVtv.png[/img]
Une rupture des bonnes relations inter-olgariennes ?[/center]
[justify]Les attaques à peine voilée de la part du Conglomérat caeturien à l'encontre du Westrait ressemblent à un tir de barrage depuis plus d'une semaine maintenant. La récente prise de position du Conglomérat vis à vis de la situation au Caskar ainsi que sa virulence dans ses propos anticommunistes, résonnent comme un coup de tonnerre dans un ciel calme. « Nous n'arrivons pas à comprendre la position des caeturiens à notre égard », a déclaré le Président du Présidium Julius Blackwell. « Les intérêts corporatistes et conseillistes ont jusqu'à présent fait bon ménage en Olgarie. Est-ce dans l'intérêt du Caeturia de mettre un terme à des relations prospères, basées sur la confiance, l'écoute et la coexistence pacifique ? » Si les propos du Président du Présidium restent assez mesuré, la prise de position du Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères Roger Lester est tout autre, puisqu'il dit a déclaré « qu'il ne pouvait pas y voir perpétuellement des relations au beau fixe entre deux systèmes sociaux, politiques et économiques radicalement différents ». Le Commissaire du Peuple s'est également emporté contre ce qu'il qualifie de mensonges de la part de la presse télévisuelle caeturienne, qui clame que les "lobbys communistes" n'auraient apportés aucune aide au Caskar. « Le Caeturia a fait une grande campagne pour démontrer que depuis le début, il souhaitait aider le Caksar avec d'importants moyens. Le Westrait n'a pas hurlé avec les loups quand la Valdaquie à commencer à vouloir prendre des mesures contre ce qu'elle considérait comme une intervention militaire sous couvert d'être humanitaire. Aujourd'hui, les médias corporatistes mentent en disant que le Westrait n'aide pas le Caskar depuis le tsunami. C'est pourtant simple, le Westrait a été l'un des premiers pays à proposer son aide, en accord avec les autorités du Gänsernberg qui assurent la logistique et le transport jusqu'au Caskar. »
Pour le Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères, il s'agit de mettre les pendules à l'heure. « Au lieu de mentir, les grands médias corporatistes devaient expliquer qu'à côté de son intervention au Caskar, le Westrait aide également et massivement les populations au Karmalistan, au Makengo ainsi qu'au Gandhari, dans des missions d'aide au développement, de construction d'infrastructures médicales, de campagne de vaccinations, de mise en place de réformes agraires, etc. Le Caeturia aide triomphalement un pays et les autres le regarderaient faire sans broncher. Le Caeturia fait pour un quart au Caskar, tout ce que nous fournissons annuellement à trois pays. Que chacun fasse ses comptes. » Si les paroles sont fortes, aucune mesure visant à rompre les relations n'a été prise, ni même formulée par le gouvernement. Il s'agirait plutôt d'une rancœur et d'une incompréhension du Westrait, vis à vis de son voisin corporatiste. L'expérience amer des revirement de relations avec l'Ennis ou encore avec le Txile, a profondément marqué les westréens et les westréennes. Si par le passé ils pouvaient accepter une telle situation, aujourd'hui ils et elles espèrent que le Caeturia prendra ses responsabilités si ce dernier souhaite une rupture de l'entente, de l'amitié et de la coopération qui lie les deux pays. Interrogé en tant qu'ancien Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple, l'actuel Commissaire du Peuple à la Culture Douglas Reed s'est contenté de saluer « le citoyen Miguel Azevedo, un homme qui sait ce qu'il fait et qui ne franchira pas certaines limites » avant de conclure que « l'amitié entre le Westrait et le Caeturia est trop importante pour la stabilité de l'Olgarie. Courage guy, tu feras le bon choix pour préserver ton pays, tout comme nous ferons les bons choix pour préserver le nôtre. Nous sommes amis, pas vrai ? » Reste maintenant à savoir si le Caeturia acceptera de fournir des réponses...[/justify]
[center]---[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]
[sten]LES ULTIMES PRÉPARATIONS AVANT LA TENUE DU CONGRÈS [/sten]
[img]https://i.imgur.com/dFkewo1.png[/img]
Dernière ligne droite ![/center]
[justify]Dans moins d'une semaine, le Congrès de l'Internationale Communiste se tiendra à Cewell, capitale westréenne et qui pour plusieurs semaines, sera la capitale pour l'ensemble des communistes, socialistes, progressistes et révolutionnaires du monde entier. Si les préparatifs se veulent pour le moment discret, ils ont déjà bien avancé. Les premières délégations étrangères sont attendues dans les prochains jours et une protection toute particulière va être de mise durant toute la tenue du congrès. Des unités de la WFRA ainsi que de la SIB seront déployées dans la capitale et ses environs, tandis que des fouilles minutieuses et autres contrôles d'identités auront également lieu. Sous haute tension, la tenue du Congrès de l'Internationale Communiste va marquer le point d'orgue d'une longue attente mais également de quasiment un an et demi de rebondissements divers et variés : L'attentat à Ennis et l'arrivée des militaires au pouvoir, la signature du "Pacte Démocratique", la révolution gandharienne, les tristes événements en Vasconie ou en Dogrogévie, la mort en martyr de Asha Lota, la proclamation de la république des conseils au Westrait... Le travail va être titanesque pour le secrétariat collégial de l'International, mais également pour l'ensemble des délégués présents. Les sujets abordés vont être importants afin de définir une stratégie d'ensemble qui sera sans doute partagée par l'ensemble des partis et organisations communistes à travers le monde. Les grandes questions touchant la participation électorale, le parlementarisme, la lutte armée, l'internationalisme, la lutte anti-impérialiste ou encore la situation caskare vont sans aucun doute être âprement débattues et l'unité sur l'ensemble de ces points semble être encore assez relatif. Toujours d'un point de vue sécuritaire, le lieu officiel de la tenue du congrès n'est pour le moment pas connu et sera divulgué aux différentes délégations quelques heures avant la cérémonie officielle. Autre point important, l'organisation de la manifestation du 1er Mai qui aura une coloration particulière, puisqu'elle célébrera quasiment les cinq années de la victoire dans la guerre civile révolutionnaire westréenne. Le plus grand défilé est attendu dans la capitale, où la vigilance restera de mise par rapport aux autres années compte tenu du monde présent mais également de la possibilité d'une attaque anticommuniste qui n'est pas à exclure. En avant pour le Congrès de l'Internationale Communiste, camarades ![/justify]
Posté : mer. oct. 09, 2019 4:59 pm
par Viktor Troska
27 Avril 2040
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]
[f25]NOUVELLES SALVES DE MESURES ANTI-BUREAUCRATIQUES[/f25]
[img]https://i.imgur.com/bbuprrE.png[/img]
Atteindre l'efficience de l'administration publique est une tâche complexe[/center]
[justify]« Nous devons répondre aux attentes profondes émises par les westréens et les westréennes en ce début d'année, en matière de transparence et sur la manière dont notre pays est dirigée. Un maximum de transparence et une lutte ouverte contre les déformations bureaucratiques restent nécessaires pour le salut de notre révolution. » Tel furent les mots de Vicky Downs, porte-parole et numéro deux du gouvernement lors de son intervention devant les médias, en vue de présenter la nouvelle batterie de mesures prises par le gouvernement McKenna. En premier lieu, la mesure qui paraissait symbolique au moment du discours du Secrétaire Général du CCCP devant "Factory Town" va être appliqué à l'échelle nationale : Elle concerne la mise à vue de toutes et tous le salaire mensuel des élus, de la plus petite commune jusqu'aux plus hautes fonctions du pays. Moins d'opacité et une ouverture totale qui fait hurler l'opposition, qui voit dans cette mesure rien de plus que du totalitarisme, ou une « inquisition dans le domaine privée et la tyrannie abjecte de la majorité contre la liberté individuelle et fondamentale des individus », pour reprendre les mots de la porte-parole du Westrait National People's Party, Victoria Horn. Une sortie qui a fait ironiser plus d'une personne dans le pays et un véritablement déchaînement humoristique s'est produit sur Online People suite aux paroles de la porte-parole. Pourquoi une telle défiance, alors que The Voice of Dissent réclamait il y a quelques mois de mettre à vue la "dictature des commissaires et des communistes" ? L'essentiel de la rhétorique portée par l'opposition se fondait principalement sur le fait que le gouvernement et les bureaucrates se goinfraient sur le dos de la population et qu'il fallait remédier à cela. Maintenant que le gouvernement veut montrer patte blanche et étendre un principe de transparence et de contrôle, l'opposition hurle à l'atteinte à la liberté individuelle ! Si cette mesure est celle qui a le plus fait parler d'elle, d'autres mesures visent notamment à simplifier le travail administratif, à rendre possible un contrôle plus accru de l'ensemble de la population sur ses mandatés ainsi qu'éviter la corruption, les pots de vin et les attitudes bureaucratiques dans le style de travail dans l'administration du pays. Se diriger vers la simplification au minima des fonctions gouvernementales et administratives est une nécessité dans la longue marche qu'entreprend la révolution westréenne.
Auteur du livre Bureaucracy, le sociologue et l'anthropologue Mitchell Downs est longuement revenu sur « le combat constant qui est mené par les autorités westréennes contre le "red tape", contre la bureaucratie et pour que les fonctions gouvernementales restent les plus simples et accessibles pour toutes et tous. » Alors que pour l'auteur « la bureaucratie tant d'Etat que dans le secteur privée dans de nombreux pays du monde ne cesse d'augmenter et de prendre un poids important », au Westrait le chemin inverse semble être pris notamment « afin de lutter contre l'inertie et d'éviter qu'une couche bureaucratique ne puisse se créer et agir librement dans le cadre du pouvoir des conseils ». Dans son livre, Mitchell Downs reprend la définition de la bureaucratie de l'historien et sociologue d'origine yiddish Alon Steiner, qui dénombrait quatre types de bureaucraties différentes : La première, axée sur le service aux dirigeants et aux principales couches de la société, la deuxième totalement inféodée au dirigeant, la troisième, autonome et orientée vers elle-même pour assurer ses propres avantages, et la quatrième orientée vers elle-même mais servant davantage le peuple en général que toute autre couche de la société. Il note que la définition de la bureaucratie westréenne correspondrait davantage au quatrième type, tout en soulignant que « la mentalité westréenne est très dure vis à vis des agents gouvernementaux et qu'elle sait se montrer impitoyable contre celles et ceux qui trahiraient leur poste de confiance, au nom de leur intérêt propre. » Si la lutte contre toutes les déformations bureaucratiques est un mot d'ordre d'importance, les actes et les prises de décisions importantes dans ce sens renforcent un peu plus la légitimité du gouvernement McKenna, qui était vu comme inactif depuis la prise de ses fonctions. D'autres mesures pourraient tomber prochainement et consolider la nouvelle orientation clairement anti-bureaucratique du gouvernement, au prix d'une lutte longue et opiniâtre.[/justify]