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Posté : lun. juin 04, 2018 11:08 pm
par Steve
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(12 avril 2036)
[justify][ve]SCANDALE DE LA FUSION| La police ouvre une enquête
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Une nouvelle tuile tombe sur la tête du gouverneur démocrate Robert Jacobs, après avoir été accusé par l’ancien président olgarien fédéré Lewis W. Arnold d’avoir orchestré la fusion entre les états olgariens fédérés et le Deseret en utilisant principalement la colère et les menaces. Alors que les démocrates sont enfermés dans une boîte remplie de scandales (scandale des frontières entre 2010 et 2025, les crimes de la gouverneure Margaret Bates, d’innombrables procès d’anciens ministres démocrates, les viols collectifs fans l’armée, la fusion de 2035 et la Loi Reynolds, pour ne citer qu’eux), un nouveau coup dur doit être amorti par le clan du gouverneur Jacobs. Le Deseran Bureau of Investigation, principal corps policier deseran, annonce qu’il ouvre officiellement une enquête à la suite du dépôt formel d’une plainte émanant de Lewis. W. Arnold qui cherche à faire «éclater la vérité». Dans un communiqué envoyé par le porte-parole de la police du Deseret, on indique que l’enquête portera à savoir si des crimes ou des gestes illégaux ont été commis par le gouverneur Jacobs ou les représentants de son gouvernement entre 2034 et 2035 lors des déplacements aux ex-États-Fédérés d’Olgarie dans le cadre des discussions reliées à la fusion. Pour parvenir à mener adéquatement son enquête, la police interrogera officiellement l’ancien président olgarien fédéré Arnold ainsi que les membres de son administration et toute personne ayant été témoin des rencontres qui ont été à l’ordre du jour dans les dix-huit mois précédant le vote référendaire.
Cette nouvelle n’a pas été bien reçue au bureau du gouverneur Jacobs, alors qu’on parle de «machination» et de «moyens grotesques de participer à la mise en importance de rumeurs infondées». Par la voie d’un communiqué, le gouverneur Jacobs a dit «prendre acte du déclenchement d’une enquête», bien qu’il se dit «surpris, voire insulté» que la police deserane utilise les fonds qui lui sont alloués pour «participer à propager et amplifier des rumeurs diffamatoires». Le gouverneur Jacobs a mis en garde quiconque chercherait à «nuire à la République du Deseret» en s’attaquant «injustement et faussement aux fondations» de celle-ci. Dans les coulisses du pouvoir, plusieurs indiquent sous le couvert de l’anonymat qu’il n’est pas exclu que le clan démocrate se fragmente si la police réussissait à prouver que le gouverneur Jacobs a manigancé la fusion entre les états fédérés olgariens et le Deseret dans un objectif purement électoraliste. «Je suis de ceux qui préfèrent perdre leurs privilèges parlementaires pour conserver leur intégrité», a mentionné un député démocrate de la région de Dawson. Même son de cloche chez un député de la région métropolitaine qui affirme être «en attente d’un assainissement de notre formation politique».
Un frein à l’enquête
Néanmoins, la police deserane pourrait avoir beaucoup de difficulté à conduire son enquête, prévient Bryant Wyse, ministre de la Sécurité intérieure et de l’immigration. Interrogé sur la situation, le ministre Wyse a tenu à rappeler qu’il est de son devoir de «freiner toute tentative de nuire à la sécurité intérieure» du Deseret, menaçant le principal corps policier d’un «mutisme forcé». Mary Eve Corin, ministre de la Sécurité publique responsable de la police deserane, a affirmé pour sa part qu’elle tenait à être mise «rapidement au courant de la situation» et qu’elle n’excluait pas d’intervenir afin de «protéger le Deseret».
Mettre fin au «cycle démocrate»
Des propos ministériels qui ont fait bondir la cheffe de l’Union deserane qui appelle à la démission des ministres Wyse et Corin. «Ils affirment haut et fort qu’ils vont s’ingérer dans une enquête policière pour protéger leur chef, c’est aberrant et inacceptable!» La cheffe unioniste a paru, pour la première fois depuis son arrivée à la chefferie unioniste, en colère et peu encline au dialogue. «Ça suffit, ces années de scandales! Ça suffit, ces années de cycle démocrate qui ne font qu’entacher l’image du Deseret!» Pour la cheffe de l’Opposition officielle, le gouverneur Jacobs ne «répond pas aux critères de la Constitution» et le gouvernement qu’il dirige «abuse d’un pouvoir qu’il ne possède pas». Ses propos ont été approuvés et soutenus par les olgariens (Olgaria Strong) et les conservateurs qui appellent également à la démission des deux ministres. La cheffe olgarienne Virginia Smith invite également le gouverneur Jacobs à remettre sa démission. «S’il a vraiment à cœur l’avenir de notre pays, il devrait songer à se retirer.» Virginia Smith a également plaidé pour une réforme du système politique deseran afin de donner plus de pouvoirs aux parlementaires : «les parlementaires devraient disposer du droit de déclencher des élections anticipées avant les quatre années d’un mandat gouvernemental».[/ve][/justify]
Posté : lun. juin 11, 2018 3:45 am
par Steve
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(1er mai 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
ENQUÊTE SUR LA FUSION| Par décret, Jacobs y met un stop et renvoi le commissaire
Le gouverneur démocrate Robert Jacobs a signé un décret ce matin ordonnant aux forces policières de mettre fin «immédiatement et irrémédiablement» à l’enquête portant sur les allégations de «pressions et d’actes illégaux» de la part du gouverneur Jacobs et de son gouvernement dans les négociations ayant menées à la fusion entre les neufs ex-états fédérés et le Deseret. Dans une conférence de presse d’environ vingt minutes, le gouverneur Jacobs a rappelé l’importance de «ne pas secouer les bases de la démocratie et de la stabilité régional», appuyant sa décision sur le «choix éclairé et personnel de tous les Deserans et de tous les Olgariens fédérés qui se sont prononcé lors d’un exercice démocratique sans anomalie». Accusant les forces policières de «tout mettre en œuvre pour discréditer la République du Deseret» et le pouvoir exécutif, le gouverneur Jacobs a rappelé le serment qu’avait prêté le commissaire du Deseran Bureau of Investigation, la police du Deseret. Devant le manque à son serment, le commissaire (chef de la police) William Chipman a été relevé de ses fonctions quelques minutes avant la conférence de presse. Le DBI sera dirigé par intérim par le commissaire adjoint jusqu’à la nomination d’un successeur. Parallèlement, la cheffe de l’Union deserane Evelyn Miranda a dénoncé la «dictature démocrate» sous la gouvernance de Robert Jacobs, accusant le chef d’État de faire fi des «lois et conventions établies depuis des décennies au Deseret». De concert avec tous les chefs de l’opposition parlementaire, Evelyn Miranda a formellement demandé la démission du gouverneur, ne pouvant «tolérer qu’il [Robert Jacobs] crache sur la démocratie».
RELATIONS AVEC LES AUTOCHTONES| Jacobs veut «un nouvel accord» d’ici février 2037
Le gouverneur a mandaté cette semaine son ministre des Affaires municipales Robert Warren de travailler d’arrache-pied sur une nouvelle entente entre le gouvernement deseran et les communautés natives olgariennes sur le territoire du Deseret. La dernière entente, datant de quelques mois après l’Indépendance de 2010, est selon le gouverneur «désuète et dérisoire». Le Deseret ayant désormais davantage de communautés natives, notamment originaires des ex-états fédérés olgariens, le gouvernement du Deseret tient à parapher une nouvelle entente qui offrirait aux nombreuses communautés une plus large autonomie en matière de culture et d’éducation. L’échéancier est cependant très serré pour l’ancien président des États-Fédérés d’Olgarie, désormais à la tête des Affaires municipales, puisqu’il doit mettre sur pied des forums, des rencontres et des séances de négociations et de discussions pour en arriver à une entente prête à être signée pour février de l’an prochain. Le principal intéressé s’est dit «prêt à toute éventualité» pour mener à bien la mission confiée par le gouverneur Jacobs. Les communautés autochtones de l’Onegakawti demandaient depuis 2017 une nouvelle entente au gouvernement deseran, demandes laissées sans réponse ni engagement clair. Au Nord du Deseret, la possibilité de faire partie d’une telle entente est très bien reçue, puisque les communautés autochtones olgariennes fédérées n’avaient jamais eu, jusqu’ici, quelconque considération.
FUSION CONSERVATEURS/UNIONISTES| Une rencontre significative cette semaine
Le chef conservateur Brady Williams et la cheffe unioniste Evelyn Miranda se rencontreront cette semaine pour une discussion qui devrait être cruciale pour l’avenir de leur formation politique respective. Plus que jamais, les deux parties s’entendent pour dire que le gouvernement démocrate de Robert Jacobs est une «nuisance pour le Deseret» autant que pour les ex-états fédérés olgariens. Que cette discussion sérieuse et très attendue débouche sur une entente d’alliance ou de fusion, tant les conservateurs que les unionistes ont intérêt à ce que tout se déroule pour le mieux. Il y a néanmoins de nombreux désaccords entre les deux formations politiques qui devront mettre de l’eau dans leur vin pour arriver à former une sérieuse opposition aux démocrates pour les élections générales de 2038. Les différences les plus marquantes ne sont toutefois pas au niveau idéologique, mais au niveau de l’histoire. Farouchement opposée aux Olgariens fédérés, l’Union deserane doit désormais bien jouer ses cartes pour faire oublier les années de haine coexistant entre eux. Une mission que prend très au sérieux la nouvelle cheffe unioniste depuis son accession à la tête de sa formation politique. Formation politique qui pourrait être forcée de changer de nom en cas d’alliance sincère : les conservateurs ne digérant tout simplement pas le fait d’être sous la bannière de l’Union deserane. Un nom qui leur cause bien des maux.
SCANDALES À RÉPÉTITITON| Jacobs peut-il réussir là où Carson et Bates ont échoué?
Les scandales et les situations embarrassantes ne se comptent plus depuis que Robert Jacobs a succédé à Margaret Bates, la veille de sa destitution probable par le Sénat. Et pourtant, rien ne prédestinait le ministre le plus populaire du gouvernement Bates à être la cible de toutes les critiques et de toutes les oppositions imaginables. Dans un contexte où Robert Jacobs collectionne davantage de scandales que tous ses prédécesseurs réunis, peut-il espérer réussir là où Russell Carson (2018-2020) et Margaret Bates (2030-2033) ont échoué? Après avoir été accusé de corruption et de détournement de fonds publics, le gouverneur Carson avait été arrêté, menottes aux poignets, en pleine chambre parlementaire. Margaret Bates, pour des raisons similaires, avait démissionné à la veille de sa destitution par le Sénat. Tous les deux condamnés à des peines de prison. Devant ces modèles peu reluisants en seulement un peu plus de 25 ans d’existence du Deseret, Robert Jacobs peut-il tenir la barque jusqu’en 2038? Si beaucoup d’analystes politiques imaginent mal comment il pourrait survivre à «tout ce qui se passe et tout ce qui pourrait se passer dans l’avenir», certains croient que non seulement il survivra, mais qu’il sollicitera un nouveau mandat. «Et il le gagnera», prédisent-ils. Mais lors, comment pourra-t-il y parvenir? «Jacobs a une réputation d’homme fort, d’homme très fort, et je le crois capable de se maintenir au-dessus de tout, un peu comme il le fait depuis déjà plusieurs mois», avance l’analyste Joseph Gross. «Aucun chef d’État n’aurait pu survivre à autant de secousses au Deseret que l’a fait Jacobs, et il se tient encore debout, très droit, et il continu d’avancer.» Selon l’analyste politique, les succès de Jacobs en économie, en santé et en éducation pourraient lui assurer un nouveau mandat. «Il ne faut pas oublier la reconnaissance des Olgariens fédérés qui, aujourd’hui, vivent un rêve grâce à ses efforts, qu’ils aient été musclés ou non». Une opinion que partagent certains analystes qui prédisent sa chute imminente : «oui, assurément, Jacobs aura pour longtemps, sinon toujours, une reconnaissance beaucoup plus marquée au nord qu’au sud».
ACCIDENTS DE CALÈCHES| Déjà 392 incidents depuis janvier
Le tourisme deseran bat son plein comme à chaque année : la culture deserane au rythme du country, du western et de la vie de cowboy attire plus que jamais. Dans les métropoles, les promenades en calèches n’ont pas le temps de respirer. L’idée de se promener dans une ville industrialisée et développée dans une voiturette tirée par des chevaux séduit les Dytoliens. Avec l’augmentation drastique de la demande d’une telle activité touristique, les incidents et les accidents augmentent également à vue d’œil. En 2033, le Deseret avait répertorié 256 accidents ou incidents avec des calèches dans tout le pays. En date du 15 avril 2038, pas moins de 392 accidents ont été répertoriés impliquant des calèches et des véhicules routiers ou des piétons. Une hausse majeure qui inquiète de nombreux amoureux des animaux qui, sans remettre en cause la culture deserane, souhaiteraient une législation plus sévère envers les automobilistes qui ne respectent pas la présence des calèches. «Ce n’est pas compliqué : il faut des contraventions salées et des suspensions de permis de conduire», plaide Anna Herndon, tête d’affiche du mouvement en faveur d’une meilleure législation. «Ce n’est pas normal qu’après quatre mois, on dépasse le nombre d’incidents de toute une année.» Interpellé directement, le ministre des Transports James Workman a affirmé que les fonctionnaires de son ministère travaillaient «depuis déjà plusieurs semaines» afin de trouver une solution qui ne nuirait ni à l’industrie de la calèche ni aux automobilistes. «Il faut vivre ensemble, coexister, partager la route, et nous allons dévoiler le plus tôt possible un plan concret pour le faire.»
Posté : lun. juin 18, 2018 8:00 pm
par Steve
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(24 mai 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
COMMISSAIRE DE POLICE| Jacobs nomme Lisa Stanek
Le gouverneur Robert Jacobs a procédé ce matin à la nomination de Lisa Stanek à titre de commissaire de la police deserane. Première femme à exercer cette fonction au Deseret, Stanek succède à William Chipman qui avait été licencié au début du mois par le gouverneur après que le service de police national ait procédé à une enquête de trop sur le gouvernement démocrate. Le gouverneur Jacobs avait alors mentionné que l’inaction du commissaire Chipman avait «sérieusement mis en danger la stabilité de la République». Lisa Stanek, une policière de vingt-six ans d’expérience, était jusqu’à décembre dernier le numéro trois du régime Chipman. Elle avait démissionné en remettant en cause le leadership du commissaire de l’époque, affirmant également que William Chipman utilisait «les services de la police comme des services personnels». Désormais à la tête de la police du Deseret, Lisa Stanek souhaite «rééquilibrer les forces policières» tout en «assurant un meilleur service sur l’ensemble du territoire». Le Deseran Bureau of Investigation, un héritage du passé étatique du Deseret sous les EFO, est depuis l’an dernier en processus de fusion homogène avec le Federated States of Olgaria Federal Bureau of Investigation, une «complication de plus» dans le quotidien du service de police deseran.
ALLIANCE CONSERVATRICE| L’UD et le PC ne s’entendent pas
L’Union deserane et le Parti conservateur (issu des États-Fédérés d’Olgarie) ont annoncé cet après-midi qu’ils n’allaient pas procéder à une fusion ou une quelconque alliance en vue des élections d’octobre 2038. Lors de discussions serrées lors des derniers jours, Evelyn Miranda et Brady Williams ne sont pas parvenus à s’entendre sur certains éléments essentiels de leur plateforme politique respective. Alors que les conservateurs préfèrent mettre de l’avant la prédominance des ex-états fédérés olgariens dans la politique deserane, la cheffe unioniste Evelyn Miranda préférait plutôt construire une plateforme sur l’égalité des désormais dix-huit régions deseranes. Brady Williams souhaitait que «Union deserane» soit exclu de la nouvelle formation politique, une demande qui n’aurait pas été acceptée par les unionistes, jugeant les conservateurs «peu ouvert aux compromis et à la discussion». La cheffe unioniste a également mentionné que «le comportement discutable de certains élus conservateurs» ne cadrait pas avec «le caractère unioniste». Par voie de communiqué, le chef conservateur a salué «la salope délicatesse» d’Evelyn Miranda dans les pourparlers. Miranda n’a pas souhaité commenter. La probabilité de voir un gouvernement unioniste ou conservateur en 2038 devient de plus en plus difficile avec la nouvelle réalité olgarienne fédérée.[/ve][/justify]
Posté : mer. juin 20, 2018 7:37 pm
par Steve
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(30 mai 2036)
[justify][ve]SCANDALES DÉMOCRATES| La gouvernance démocrate force l’amendement constitutionnel, plaide Miranda
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Si la Constitution de la République du Deseret est aussi précieuse aux yeux des unionistes que l'évolution des services sociaux aux yeux des démocrates, la cheffe de l'Union deserane ne peut désormais plus défendre «un texte qui protège les démocrates de la justice», affirme-t-elle de son propre aveu. Même si elle est consciente que sa position pourrait lui valoir plusieurs critiques dans son propre camp, elle demeure convaincue qu’il n’y a «pas d’autre option» viable pour contrer ce qu’elle estime être «la période la plus noire de la République» depuis l’accession à l’indépendance en 2010. Lors d’un point de presse, peu avant d’entrer dans la Chambre des députés pour la séance parlementaire, Evelyn Miranda a annoncé qu’elle solliciterait les membres unionistes sur une éventuelle proposition de loi visant à amender la Constitution. L’objectif? Permettre aux parlementaires de forcer la tenue d’un vote de défiance à l’encontre d’un gouvernement et d’exiger dans un délai prescrit la tenue d’élections générales anticipées si la chambre venait à ne plus accorder sa confiance au gouvernement. Un peu sur le même principe d’un gouvernement minoritaire qui ne peut excéder vingt-quatre mois au pouvoir, scénario jamais produit dans l’histoire du Deseret. «Je ne suis pas particulièrement enchantée par cette proposition, mais la gouvernance démocrate depuis l’Indépendance tend à démontrer que nous n’avons pas d’autre choix», estime la cheffe de l’Opposition officielle qui a reçu le soutien du chef démocrate Brady Williams et de la cheffe olgarienne Virginia Smith. «Il n’y a plus de place pour une gestion plus que malhabile de la République du Deseret. Nous devons vivre ensemble, et vivre ensemble, ça veut aussi dire faire les choses dans le respect et les règles», a pour sa part plaidé le chef conservateur.
Pour la cheffe unioniste, les Deserans «ont littéralement perdu confiance envers les démocrates» et ils sont «piégés» face à un gouvernement dont ils sont incapables de se débarrasser. «Aujourd’hui, comment est écrite la Constitution, ce gouvernement est intouchable. Le Parlement doit disposer du pouvoir de déclencher des élections générales si la situation le permet et devient indispensable», croit-elle. Et Evelyn Miranda, qui plaide pour un «travail de proximité» et une «collaboration franche et égalitaire», estime désormais que les nombreux scandales touchant les démocrates, dont l’énumération est «vraiment très, très longue», font en sorte que les démocrates ne sont plus légitimes au pouvoir. «Aujourd’hui, les Deserans se rendent compte que le gouverneur Jacobs n’est pas l’homme en qui ils ont placé leur confiance. Cette perte de confiance ne légitime plus son gouvernement.» Selon Evelyn Miranda, la majorité du gouvernement démocrate a perdu la confiance des Deserans, une tendance observable, selon elle, selon les récents sondages plaçant la formation politique de Robert Jacobs en danger. C’est sur ces bases qu’elle compte déposer à la Chambre des députés une proposition d’amendement constitutionnelle pour permettre aux parlementaires de déclencher des élections générales, pouvoir actuellement détenu uniquement par le gouverneur.
«Une tactique dégoûtante»
Ministre des Affaires gouvernementales et vice-gouverneure, Ashley Adamson n’a pas caché son «profond dégoût» face au point de presse de la cheffe unioniste, qu’elle a qualifié de «malhonnête et d’extrêmement décevante». «Ce n’est pas ainsi qu’on travaille en équipe, en collaboration», a affirmé la vice-gouverneure, qui estime qu’Evelyn Miranda s’est davantage livrée à une «tactique électoraliste dégoûtante» plutôt qu’à une «proposition constructive». Celle qui a succédé à Melissa Smith à la vice-gouvernance du Deseret croit plutôt que son gouvernement «a le vent dans les voiles» à la suite du dernier budget présenté et des chiffres économiques «très positifs pour les Deserans». Elle a rappelé la fusion entre les ex-États fédérés olgariens et le Deseret ainsi que la hausse significative de la qualité de vie des ex-Olgariens fédérés. «Nous avons aujourd’hui une République du Deseret inclusive, ouverte, respectueuse, prospère, démocratique et respectueuse de nos valeurs les plus chères.» Ashley Adamson a refusé de commenter davantage la proposition d’Evelyn Miranda, affirmant que la position démocrate était «en discussion» au caucus du parti.[/ve][/justify]
Posté : mar. juil. 03, 2018 6:32 pm
par Steve
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(9 juillet 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
SONDAGES| Les démocrates en difficulté
Selon une récente publication de la firme de sondages Hanfield Marketing, les démocrates sont grandement en difficulté en mi-mandat. Une situation pour le moins surprenante, les analystes politiques estimant que le gouvernement démocrate «s’en sort plutôt bien». Néanmoins, le possible ralentissement économique et le refus du gouverneur Jacobs de mener une enquête officielle sur les actions de son gouvernement à l’encontre du gouvernement fédéral des ex-États-Fédérés d’Olgarie dans ce qui a mené à la fusion entre les entités fédérés et le Deseret semblent avoir de plus en plus raison de ce gouvernement démocrate. Si la malédiction entourant les démocrates depuis 2010 semble se confirmera au fil des sondages, ce sont les unionistes qui profitent de la grogne populaire des Deserans du sud : 39% d’entre eux voteraient sans équivoque pour les unionistes en 2038 contre seulement près de 30% pour les démocrates. Si neuf points ne semblent pas impossibles à rattraper en deux années, l’écart pourrait s’agrandir et devenir cette fois-ci insurmontable. La vice-gouverneure et ministre des Affaires gouvernementales Ashley Adamson a affirmé ne pas s’inquiéter des chiffres présentés par Hanfield Marketing, assurant qu’un tel résultat était «tout à fait normal dans une démocratie comme la nôtre». Elle a affirmé, contrairement aux avancées des analystes politiques, que le refus du gouverneur de déclencher une enquête n’était «pas du tout en lien avec» ces résultats. Pour la cheffe unioniste Evelyn Miranda, on «assiste au début de la clairvoyance des Deserans sur ce que sont les démocrates».
FUSION| Des démocrates menacent de démissionner pour approuver une commission d’enquête
Une vingtaine de démocrates, membres des démocrates insoumis, menacent le gouverneur Jacobs de répéter l’histoire de 2020 s’il ne déclenche pas une commission d’enquête sur la fusion entre les États fédérés olgariens et le Deseret. En 2020, à la suite des scandales ayant mené à la destitution du gouverneur Russell Carson, 22 députés démocrates avaient annoncé soit leur démission, soit leur départ du caucus démocrate. La chose pourrait se répéter, disent cette vingtaine de députés, si le gouverneur Jacobs s’entête à les obliger à suivre la ligne de parti lors des votes sur le déclenchement d’une commission d’enquête parlementaire sur la fusion, réclamée par les unionistes, les conservateurs et les olgariens. «S’il ne déclenche pas cette commission d’enquête, nous allons quitter le caucus démocrate et nous joindre aux partis d’opposition dans leur requête légitime», affirme l’un d’eux, assurant agir «selon les volontés profondes de nos électeurs de circonscription». La crise perdure déjà depuis le 13 février lors que l’ancien présidentdes États-Fédérés d’Olgarie Lewis W. Arnold avait mentionné lors d’une entrevue télévisée avoir été victime de chantage et d’intimidation de la part de Robert Jacobs. Muet sur la question, le gouverneur Jacobs envoie depuis quelques semaines sa vice-gouverneure au front pour défendre la décision du gouvernement de ne déclencher aucune enquête. «Cela démontre la lâcheté du personnage. Les Deserans réalisent peu à peu que son charisme, son humour et ses sourires ne suffisent plus pour tolérer la dictature dans laquelle il nous impose de vivre», a affirmé Evelyn Miranda qui croit «fermement» que Robert Jacobs devrait «tirer sa révérence».
POST-JACOBS| Des démocrates s’activent pour une course au leadership
Selon certaines rumeurs qui courent dans les couloirs du parlement temporaire de Jefferson City, plusieurs démocrates s’activeraient en cachette en vue d’une course au leadership démocrate, prévoyant que le gouverneur Jacobs quittera incessamment ses fonctions. Selon ce qu’a appris The Republic, la ministre de l’Éducation Diana Addington, le député George Wetherington (Faulk, Yankee) et le ministre Jerry Hinton seraient de ceux qui prépareraient une candidature et seraient à la recherche d’appuis dans le caucus démocrate. Dans un communiqué envoyé à The Republic par le bureau du gouverneur, on affirme que «le gouverneur Jacobs ne compte en aucun cas décevoir la confiance des Deserans» et que par conséquent, il n’était «aucunement question d’une démission ou d’un départ quelconque». Le bureau du gouverneur appelle d’ailleurs «tous les émissaires de l’actualité» à «davantage de rigueur et de respect pour la profession reliée au journalisme d’enquête». Aucun démocrate élu n’a souhaité commenté la rumeur, ni même aucun député des partis d’opposition qui ont reçu comme consigne de «laisser aller les choses».[/ve][/justify]
Posté : mer. juil. 04, 2018 8:37 pm
par Steve
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(12 juillet 2036)
[justify][ve]PEUPLES NATIFS| Lancaster promet une «gigantesque réforme»
[center][img]https://endracebasedlaw.files.wordpress.com/2016/04/kahnawake-2015-2.jpg[/img][/center]
Le ministre des Affaires municipales Robert Warren a convoqué les médias ce matin pour faire part des avancées dans les discussions avec les chefs des différentes organisations autochtones au Deseret. Alors que le gouvernement démocrate avait promis une nouvelle entente qui allait englober les premiers natifs tant du sud que du nord du Deseret, le ministre Warren s’était vu recevoir carte blanche dans les négociations. Mais si les négociations vont «plus bien qu’espéré», il ne pourra y avoir d’entente soumise à la Chambre des députés sur le court terme. «Nous y travaillons, mais nous ne voyons pas une présentation avant au moins la session parlementaire prochaine», a affirmé le ministre des Affaires municipales dont le mandat était de présenter un produit fini au plus tard en février 2037. S’il est incapable de mettre de l’avant rapidement la mise en application d’une nouvelle entente toujours en discussion, plusieurs éléments sont coulés dans le béton et le ministre s’est volontiers prêté au jeu du dévoilement. Dans un tout premier temps, ce ne sera bientôt plus le ministère des Affaires municipales qui gèrera les affaires autochtones, même si le ministre Warren s’est dit «très fier» de se voir offrir le dossier. Le gouvernement du Deseret réfléchi actuellement à la création d’un ministère des Affaires autochtones, une solution appuyée par les différents peuples olgarindiens qui sont à l’origine de cette demande. S’il n’y a aucune précision supplémentaire sur la possibilité de créer un tel ministère, le ministre Warren a affirmé qu’après avoir discuté avec le gouverneur Jacobs, il ne soit «pas exclu» que ce ministère puisse être sous la supervision d’une «ministre déjà nommé, comme le ministre des Affaires municipales, par exemple».
Les «réserves olgarindiennes» auront également un statut davantage défini par la loi. Ainsi, il serait possible pour les territoires déclarés autochtones de posséder leur propre corps policier, indépendamment de leur nombre de population, et ils pourraient, s’ils le désiraient, disposer de leur propre système d’éducation s’il respecte, à tout le moins, les fondements principaux du système d’éducation deseran. Si les peuples natifs demandaient à ne plus payer de taxes et d’impôts, il semblerait selon le ministre Warren que le gouvernement deseran soit «davantage tenté» par une approche de déductions d’impôt, une solution «plus acceptable» compte tenu des investissements que le gouvernement deseran fera dans les communautés autochtones dans les années à venir. «La contribution est obligatoire», plaide-t-il, pour que la «jouissance des investissements» puisse être «complète». Également, l’entente permettra de définir avec exactitude les territoires dits autochtones, et le droit de chasse et de pêche pour les peuples natifs y sera obligatoirement respecté et consenti. En contrepartie, il se pourrait que les autochtones doivent faire une croix sur leur demande de ne pas être assujetti aux lois pénales et civiles du Deseret. «On ne voit aucune façon de parvenir à une telle entente», a déclaré le ministre Warren. Néanmoins, les chefs natifs estiment que l’entente actuellement en discussion est un grand pas vers l’avant.
De la poudre aux yeux
La cheffe de l’Union deserane Evelyn Miranda croit que cette annonce est de la «poudre aux yeux» pour cacher les nombreux scandales démocrates et le refus du gouverneur Jacobs de déclencher une enquête sur la fusion. «Ce que je vois, c’est un gouvernement qui fait de la petite politique. Il se sert des peuples natifs et de leur situation pour se cacher de ses obligations et de ses devoirs», s’est-elle désolée. «Les peuples natifs méritent le respect et la considération qu’ils demandent et auxquels ils ont droit», a-t-elle surenchérit. Pour la cheffe de l’Opposition officielle, bien que l’annonce de ces discussions soit «somme toute une excellente nouvelle pour nos natifs», celle-ci survient à un moment «un peu trop à la conte de fées» pour n’être qu’une coïncidence. Offrant son appui au gouvernement démocrate dans les négociations, Miranda demande néanmoins au gouverneur Jacobs d’arrêter de «jouer avec l’intelligence des Deserans et des peuples natfis».[/ve][/justify]
Posté : sam. juil. 07, 2018 4:56 am
par Steve
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(19 juillet 2036)
[justify][ve]ARGENT DISPARU| Le gouvernement paie 150 millions par année dans le vide
Le gouvernement du Deseret paie, cette année, 395 millions de dollars pour le programme Stimulation économique et injecte 375 millions dans Investissement Deseret. Hors, selon une enquête menée par The Republic, ce sont près de 150 millions de dollars qui ne sont pas acheminés là où ils devraient l’être. Au total, près de 85 millions de dollars ne sont pas acheminés vers Stimulation économique. C’est 65 millions de dollars qui, chez Investissement Deseret, ne sont pas acheminés. Et il semblerait que cette situation persiste depuis 2031, avec annuellement toujours des montants plus énormes qui disparaissent sans laisser de trace. C’était 38 millions de dollars en 2031. 59 millions en 2032, 70 millions en 2033, 92 millions en 2034, 115 millions en 2035. Et désormais 150 millions de dollars pour cette année. Depuis 2031, c’est près de 525 millions de dollars qui ont disparus. L’enquête de The Republic n’a pas été en mesure de fournir la destination de cette colossale somme d’argent, et les informations rendues publiques par le ministère du Développement économique sur Internet et par demandes postales semblent erronées, puisque celles-ci indiquent que les sommes manquantes ont bel et bien été acheminées à des entreprises et des programmes bénéficiaires des fonds. Hors, plusieurs entreprises contactées évoquent qu’ils n’ont pas reçues la totalité des sommes promises compte tenu d’une «situation économique encourageante, mais fragile». C’est le cas de Deseran Electro, une entreprise de fabrication d’électroménagers qui devrait, en théorie, bénéficier de 1,7 millions de dollars cette année. Après plusieurs contacts avec les fonctionnaires du ministère du Développement économique, Deseran Electro ne recevra que 956 000 dollars. «Cette situation perdure depuis deux ans… Nous sommes éligibles à un montant précis, on nous indique que nous allons le recevoir, et lors des paiements, il y a finalement une retenue parce que l'économie semble fragile», affirme Elliot Jenson, président-directeur-général de l’entreprise. Bien qu’il ne se plaigne pas du montant reçu par le gouvernement, celui-ci estime «dommage» de ne pas avoir droit à la somme complète.
Hors, il n’y a pas réinvestissement des sommes retenues par le gouvernement deseran, puisque dans les documents officiels, la somme totale est versée à l’entreprise promise. Une situation qui se répète chez la majorité des bénéficiaires de Stimulation économique et d’Investissement Deseret. Au ministère du Développement économique, personne n’a voulu faire de commentaire au bureau d’enquête de The Republic et le bureau de la ministre Amy Ross n’a pas retourné nos appels. Du côté de l’Union deserane, la cheffe Evelyn Miranda s’est dite «estomaquée» par la nouvelle, et elle a affirmé qu’elle vérifierait «sans plus attendre» les informations alléguées par The Republic. «Si votre enquête démontre juste, alors vous avez mis le doigt sur le plus grand détournement de fonds publics jamais observé dans l’histoire du Deseret, autant depuis qu’il est une république que lorsqu’il n’était qu’un simple état fédéré», a-t-elle avancé, surenchérissant en se disant «tout simplement sans mot» devant les allégations.
Le vérificateur général enquêtera
Le vérificateur général du Deseret a publié un communiqué quelques minutes après que The Republic l’ait contacté afin d’obtenir des commentaires sur sa découverte. Dans le communiqué, Henry Shaw indique que le bureau du vérificateur général ouvrira une enquête pour vérifier la véracité des allégations concernant un possible détournement de fonds. «Le vérificateur général n’émettra publiquement aucun commentaire le temps de l’enquête», précise le communiqué officiel.[/ve][/justify]
Posté : dim. août 05, 2018 5:52 am
par Steve
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(13 octobre 2036)
[justify][ve]ÉLECTIONS 2038| Jacobs pourrait ne pas se représenter
À deux ans des élections générales deseranes, tous les scénarios sont encore imaginables. Néanmoins, plusieurs experts en politique deserane estiment que le règne de Robert Jacobs, somme toute protégé de toute déchéance par la Constitution et les lois deseranes, pourrait vraisemblablement s’achever au terme du mandat actuel, dans deux ans. Lors de l’émission politique «Le Deseret en action», sur les ondes de la chaîne principale d’information en continu à la télévision, quatre experts politiques se sont penché sur la situation de Robert Jacobs, affaibli par «tous les maux qui pouvaient lui tomber sur la tête». Pour l’expert Andy Shuffle, il ne fait aucun doute que les démocrates sont en danger d’une réélection. Même s’ils disposent d’une confortable majorité des appuis dans les régions du nord, qui surfent encore sur les avantages d’une fusion qui aujourd’hui amène quelques questions d’éthique, les démocrates souffrent d’un appui dans les régions du sud, où l’Union deserane d’Evelyn Miranda semble la plus à même de régler de nombreux problèmes causés par, en apparence, les démocrates au pouvoir depuis 2030. Les nombreux scandales et les polémiques rattachés aux gouvernements démocrates de Margaret Bates et de Robert Jacobs ont fini par avoir raison de l’opinion publique. Pour preuve, les démocrates ne récoltent plus que de 26% des intentions de vote. 41% sont attribués aux unionistes.
Si les élections générales de la République du Deseret sont encore loin, et que tout peut encore basculer, il y a une tendance qui se maintien, affirme l’expert Andy Shuffle : chaque jour est une polémique de plus pour les démocrates qui sont de plus en plus isolés dans leur coin. L’inaction du gouvernement au sujet de la demande d’enquête sur la fusion de 2035, puis la demande d’une nouvelle enquête sur la corruption des services frontaliers dans les années2010 et 2020 où le rapport serait cette fois-ci public, n’aident en rien les démocrates dans les sondages. L’actualité est d’ailleurs parsemées des attaques et demandes incessantes des unionistes qui appellent le gouvernement Jacobs à s’activer dans ces dossiers. «La pression est si forte sur le gouvernement Jacobs à ces propos qu’on oublie que ce gouvernement n’a pas livré le quart de ses engagements politiques, et ce, en mi-mandat. C’est très préoccupant», estime Andy Shuffle qui voit «très mal comment ils [les démocrates] pourraient s’en sortir». Même son de cloche chez les trois experts invités à l’émission télévisée : le gouverneur Jacobs est à la tête d’un navire en perdition, qui prend l’eau, et qui ne dispose d’à peu près plus de moyen pour revenir sur la terre ferme sain et sauf. Pour Andy Shuffle, il ne fait aucun doute : Robert Jacobs ne se représentera pas en 2038.
Selon l’expert, le gouverneur tentera de maintenir au mieux de sa capacité son gouvernement jusqu’au printemps 2038 où il annoncera qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat. La course au leadership s’activera et le Parti démocrate devra rapidement se trouver un nouveau chef. Sans se déchirer. «Le risque est souvent que les déchirures causées par une course ne puissent pas être réparées avant les élections de l’automne, mais assurément, les démocrates s’en sortiront mieux sans Jacobs qu’avec.» Une réflexion soutenue par les trois autres invités de l’émission. Cela cause néanmoins problème : si les doutes quant au fait que Jacobs ne se représentera pas s’accentuent à l’intérieur du caucus démocrate, celui-ci pourrait perdre son leadership et se retrouver à la tête d’une formation politique qui veut, à tout prix et le plus rapidement possible, sa tête. Car si les démocrates doivent perdre leur actuel chef, mieux vaut que ça se fasse le plus tôt possible afin de profiter du délai pour réparer les pots qui seront irrémédiablement fracturés, voire cassés. «Ça ne s’annonce pas meilleur pour les deux années à venir.»
Miranda ramène les élections anticipées
La cheffe unioniste Evelyn Miranda a ramené son idée d’élections générales anticipées sur les réseaux sociaux, elle qui visiblement regardait l’émission à la télévision. «Avec un Congrès qui pourrait retirer sa confiance au gouvernement et ordonner la tenue de nouvelles élections, nous ne serions pas en train de discuter d’une telle fatalité pour le Deseret.» Dans un plaidoyer sur les réseaux sociaux, Miranda a affirmé qu’elle n’allait «pas abandonner» à ce sujet et qu’elle ferait tout pour «réduire le temps au pouvoir de ce gouvernement littéralement à la dérive».[/ve][/justify]
Posté : mar. août 07, 2018 3:04 am
par Steve
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(19 octobre 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
DÉMISSIONS| 8 nouveaux députés claquent la porte du Parti démocrate
La pression populaire était forte, très forte, pour ces députés qui refusent désormais de représenter leurs concitoyens sous l’étiquette démocrate. Ces députés désormais indépendants rejoignent ainsi les dix-neuf démocrates qui, le 20 juillet dernier, avaient décidé de claquer la porte à la suite du refus de Robert Jacobs de tenir une commission d’enquête sur les moyens utilisés pour en arriver à la fusion avec les états fédérés olgariens en 2035. Les députés Connie Kim, Tob Lock, Brent Weber, Victor Jones, Jeremy Hayes, Charles Schweiger, Caitlin Banks et Malcolm Stover rejoignent ainsi le groupe des «insoumis», appelé ainsi par les médias face à leur refus de se soumettre aux indications du chef démocrate et gouverneur. Dans une communication conjointe, les nouveaux députés indépendants ont appelé l’ensemble des démocrates «qui sont dirigés par l’intégrité» de faire front commun afin de s’opposer à ce qu’ils appellent «la dictature Jacobs». Les huit députés, qui ne peuvent s’afficher sous une autre étiquette avant de prochaines élections, générales ou partielles, affirment qu’ils soutiendront les unionistes dans «toute tentative visant à mettre fin à ce gouvernement». Par voie de communiqué, le gouverneur Jacobs a exprimé sa «profonde tristesse» de voir ses huit députés quitter le caucus démocrate, les invitant à «prendre toutes les précautions nécessaires» pour «faire respecter le choix des électeurs d’octobre 2034». Il n’a retourné aucun appel du bureau d’enquête de The Republic. En quatre mois, les démocrates de Robert Jacobs ont perdu vingt-sept de leurs députés.
ÉLECTIONS ANTICIPÉES| Miranda croit que Jacobs «n’a plus le choix»
Commentant les récentes démissions démocrates en les qualifiant de «belle journée pour la démocratie», la cheffe unioniste Evelyn Miranda a exprimé son «plus profond dégoût» face à la situation politique actuelle au Deseret. Pour la femme qui est en politique depuis la mi-vingtaine, jamais elle n’a vu quelque chose de semblable. «C’est surnaturel. Nous assistons, à peine plus de vingt-cinq ans après la création de notre République, aux premières faiblesses de celles-ci.» Plaidant toujours pour une réforme de la date du scrutin deseran, Evelyn Miranda affirme désormais qu’il n’est plus nécessaire de procéder à un amendement constitutionnel pour défaire les démocrates. Selon la cheffe de l’Opposition officielle, si l’article quarante-sixième de la Constitution affirme la suprématie du mandat de quatre ans, il réfère également à l’article vingtième qui ouvre la porte à une «modification législative» de la date du scrutin général. Ainsi, une simple loi permettant à la Chambre des députés de déclencher des élections anticipées permettrait de ne plus se retrouver dans une situation où un gouvernement a perdu la confiance de l’Opposition «et de ses propres membres», rappelle Miranda. «Il n’a plus le choix : il doit prendre la décision qui s’impose à titre de chef de l’État deseran», soutien Evelyn Miranda.[/ve][/justify]
Posté : jeu. août 09, 2018 5:07 pm
par Steve
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(26 octobre 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
PÉTROLE| Jacobs vend l’exploitation deserane au Caskar
Coup de théâtre dans la sage pétrolière deserane. Alors que le pétrole deseran était sur le coup d’un moratoire jusqu’à l’an dernier, le gouvernement de Robert Jacobs avait promis qu’il présenterait aux Deserans un plan concret pour l’avenir du pétrole, mais il en a décidé autrement, constate les oppositions parlementaires. Dans une entente économique avec le Caskar, qui aurait pu passer inaperçu si cela n’avait été de la vigilance de Virginia Smith, cheffe de l’Olgaria Strong, le Deseret cède ses puits de pétroles aux entreprises pétrolières du Grand Duché Caskar. D’une durée de cinquante ans, le Caskar exploitera les ressources pétrolières en cédant 40% des bénéfices au gouvernement du Deseret. Néanmoins, pour la cheffe unioniste Evelyn Miranda, cet accord est «une violation jamais vue de la souveraineté deserane» et constitue «un crime contre la République». Dans les modalités de l’entente, si les travailleurs sont Deserans, aucun cadre ne provient du Deseret et le Bureau deseran de gestion des ressources naturelles n’a aucun pouvoir ni droit de réserve. Une situation «aberrante» pour la cheffe unioniste qui plaide plus que jamais pour le renversement du gouvernement Jacobs.
PÉTROLE| Jacobs défend l’entente pétrolière
En direct du Caskar où il se trouve actuellement dans le cadre de l’entente deserano-caskane, le gouverneur Robert Jacobs a affirmé être «plus que fier» qu’une entente soit survenue entre les deux parties concernant le pétrole deseran. «Après l’échec de la rencontre de 2030, où nous n’avions que très peu confiance en l’initiative caskane, il était de notre devoir d’envoyer un signal fort que le Deseret supporte l’industrie pétrolière», a-t-il affirmé, ajoutant être «très satisfait des redevances pour le Deseret qui profitera à tous les Deserans». Il rejette du revers de la main les accusations des oppositions parlementaires quant à une entente malhonnête où le Deseret en sort perdant. «Nous avons acquis un ratio extraordinaire quant à l’employabilité deserane. Si elle n’est pas de 100%, elle n’y sera pas loin. C’est une victoire pour les Deserans qui se verront offrir des emplois de qualité à un salaire plus qu’intéressant.» Le gouverneur démocrate, qui essuie depuis quelques mois de nombreuses critiques de toute part, affirme que les redevances que recevra le Deseret, de l’ordre de 40%, pourraient atteindre «près de 5 milliards de dollars». «Je ne crois pas que ce soit négligeable comme redevances.»
ÉLECTIONS ANTICIPÉES| Miranda appelle à la dignité des démocrates
Le clan unioniste s’active depuis quelques semaines au téléphone, et lors de rencontres individuelles, auprès des députés démocrates afin qu’ils appuient une loi qui permettrait une réforme électorale sans amender la Constitution du Deseret. De plus en plus convaincue que la Chambre des députés devrait disposer du droit de dissoudre le parlement et de déclencher des élections générales en cas de perte de confiance envers le gouvernement en place, Evelyn Miranda ne chôme pas pour empêcher le gouvernement Jacobs de «nuire davantage» à la République. Brandissant le spectre de la malédiction démocrate (Carson, Bates puis désormais Jacobs), la cheffe de l’Opposition officielle tente de convaincre les députés démocrates qu’ils doivent allégeance avant tout à leur dignité et au respect des Deserans. Une tâche «pas si facile», nous affirme un proche conseiller de la cheffe unioniste, mais qui aura tout de même aidé les huit derniers démissionnaires à prendre leur décision et à quitter le caucus démocrate. Un simple calcul permet d’affirmer qu’à l’heure actuelle, Evelyn Miranda aurait besoin de convaincre une vingtaine de députés démocrates d’appuyer sa proposition de loi pour qu’elle puisse être adoptée. Un chiffre relativement élevé, mais pour l’équipe de la cheffe unioniste, dans le contexte actuel, il s’agit d’un défi qui pourrait rapidement être complété. Rien pour rassurer le gouverneur Jacobs qui, impuissant, pourrait voir le pouvoir lui échapper des mains. Et ce, littéralement.[/ve][/justify]