Page 21 sur 105

Posté : jeu. juin 08, 2017 2:37 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
24 aprile di 2033

Maometto Buazizi annonce des augmentations de salaires[/center]

Les salaires du secteur public seront, au moins pour la plupart, revalorisés en 2033, en partie sous forme de primes permettant de compenser le retard de la mesure sur l'année. Les augmentations sont les suivantes :

50% pour les instituteurs et professeurs du public
33% pour les Haut-fonctionnaires
10% pour les travailleurs provinciaux, régionaux, municipaux
10% pour les travailleurs de la Justice
10% pour les Carabiniers
17,5% pour les membres du SFL


Ces augmentations de salaires d'apparence conséquente surviennent dans un contexte de forte inflation depuis deux ans, non compensée par des revalorisations jusqu'à présent.
Dans le même temps, le Ministère de l'économie a également annoncé l'augmentation de la valeur des Bourses d'État, pour les recherches effectuées dans le droit, la géopolitique/stratégie/NTICS et militaire, ainsi que la pédagogie et sciences de l'enseignement. Les dotations aux établissements d'enseignement publics de tous niveaux ont également été ré-évalués, de 50 millions supplémentaires pour les Universités à 5 millions pour le total des écoles maternelles et primaires.

Contrairement aux annonces dans les mois précédents, un geste a été fait à l'égard des retraités, le gouvernement ayant jugé que les pensions de retraites profitaient en général plus largement qu'au simple bénéficiaire. Les pensions ont ainsi été revalorisées de 2500 à 2850$ par an. Les indemnités de chômage elle, restent à hauteur de 600$ par an. La diminution du nombre de chômeurs (moins 10% en 2032) permet également à l'État de faire des économies, en laissant les deux Caisses au même niveau que l'année précédente à peu près (11 098 537 500$ contre 10 307 007 500$ selon les prévisions).

A également été annoncé qu'en dépit de l'ouverture des porte-feuille de financement pour la lutte contre le cyberterrorisme (500 millions annoncés le mois dernier), et le coût des opérations de soutien à la coalition contre le Mjalnar, le gouvernement avait "bon espoir de finir dans le vert".

Calcul des dépenses en construction : http://www.simpolitique.com/post312478.html#p312478

Posté : ven. juin 09, 2017 6:30 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
27 aprile di 2033

Les Inspecteurs des fraudes doublent leur salaire[/center]

Le record revenait aux personnels de l'éducation nationale, avec 50% d'augmentation de salaire annoncés il y a trois jours. Mais une nouvelle communication du Ministère de l'Économie a confirmé qu'en 2033, sous la forme d'augmentations progressives de paye et de primes pour rattraper le manque à gagner du début de l'année, les contrôleurs du travail dans le domaine industriel et agricole toucheront 100% de plus qu'en 2032. Une augmentation de traitement incitative qui perdurera évidemment dans l'avenir, à l'heure où le Ministère se prépare à gonfler les effectifs.

"Pour l'instant, pas de création de postes pour des raisons budgétaires, mais augmentation des traitements afin de motiver les personnels de la répression anti-fraude. La fraude fait beaucoup de mal à notre pays." déclare un communicant du ministère, rajoutant que des créations de postes dans les années à venir étaient "évidentes".

Mieux contrôler la qualité des produits, les normes et le respect de la Loi, une cause gouvernementale d'autant plus importante à l'heure du Traité de Duzzo et de l'ouverture sur l'espace céruléen et mondial par le jeu de la mondialisation en reprise. Des éléments de langage qui ne sont pas sans rejeter la faute sur nos voisins, alors que c'est bien le manque de civisme d'un certain nombre de professionnels montalvéens qui tire depuis longtemps à la baisse la qualité de notre industrie, de certains services, mais encore le compte des impôts. Pour rappel, le salaire des travailleurs de la Justice augmente bien de 10% en 2033.

"Nous ne pouvons pas augmenter tous les fonctionnaires en même temps. Cela se programme sur plusieurs années, pour des causes structurelles : il ne faut pas laisser filer la consommation au risque d'appuyer sur les mécanismes créateurs d'inflation des prix. Mais attention, ces hausses de traitement sont avant tout là pour respecter l'équité entre les mouvements d'augmentation de salaires dans le privé, et le retard sur la réévaluation des traitements publics."

Posté : lun. juin 12, 2017 5:24 pm
par Arios
6/05/2033
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


Coup dur pour la mafia nerezinéenne : Gëzimi arrêté

[img]https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2012/12/6/1354798739641/The-Fear-010.jpg?w=300&q=55&auto=format&usm=12&fit=max&s=0f0922225ff1ae17b0370cc7c540e899[/img]
Zallor Gëzimi (droite), repérant le flagrant délit

L'ex-numéro 2 du "Berosh group" a été interpelé grâce à un renseignement confié aux Carabiniers, qui ont mené une opération sur la frontière du Péos, côté montalvéen, pour le prendre en flagrant délit de négociation avec un faux contrebandier de pièces électroniques. S'étant déplacé pour l'occasion et croyant avoir affaire à un contrat très important en perspective, l'homme apparemment mis à l'écart de la direction du groupe criminel mafieux depuis plusieurs mois, aurait tenté de se rattraper sur un nouveau contrat.

Grâce à une filature des Carabiniers sur plusieurs mois et à la pénétration de plusieurs branches des mafias opérant en Transvélécie et dans le reste de l'Arovaquie, Zallor Gëzimi à qui il est reproché des soupçons de participation à des réseaux de trafics de matières premières et de circuits électriques a pu être interpellé et placé en garde-à-vue pour son rôle supposé dans une trentaine d'affaires. L'homme, longtemps protégé par son statut lui conférant une grande mobilité et beaucoup de "fusibles" prêts à sauter pour lui, se retrouve aujourd'hui aux pieds du mur.

Néanmoins, le spécialiste du Crime organisé Paolo Versini modère : "Zallor Gëzimi n'a pu être trouvé que parce-qu'il a chu de sa position ; ce n'est donc plus un homme si important. Par ailleurs, la révélation du haut degré de pénétration des réseaux mafieux par les services contre-criminels de la Ligue, Carabiniers et SFL, va inciter les groupes a être d'autant plus précautionneux. En somme, à moins qu'on ne sache pas tout, ce qui est probable, on a assisté à la destruction d'un travail d'entrisme de plusieurs années, pour un homme qui ne nous apprendra plus grand chose. [...] Il est aussi possible que le Barosh Group ait lui-même vendu Gëzimi."

Derrière des activités régulières de trafics de pièces détachées, le groupe criminel nerezinéen est soupçonné de très nombreuses implications dans des réseaux encore moins fréquentables. L'arrestation de Gëzimi devrait permettre, quoiqu'on en dise, d'en savoir davantage au moins sur le passé du groupe.

Posté : lun. juin 12, 2017 7:14 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 6/05/2033
[/center]

Les montalvéens ont perdu 13 pts de QI en 25 ans

[img]https://bdemeneix.files.wordpress.com/2016/10/pns-1080464_72dpi.jpg?w=301&h=201[/img]

Non, ce n'est pas - exclusivement - la faute à l'immigration, importante ces dernières années, en provenance des pays voisins dont l'Amarantie, d'où beaucoup de femmes sous-instruites contraintes socialement par un système éducatif ostracisant ont choisi la Ligue de Montalvo dans les années 2000-2020.
Une étude statistique large de l'Université de Miliameni en est arrivée à la conclusion chiffrée suivante : la population de la Ligue, depuis 2008, a perdu 13 de QI.

Les causes ? Selon le rapport, "les nouveaux moyens de divertissement ont fait disparaître la lecture dans un large pan de la société", "l'entrée dans les moeurs d'une habitude télévisuelle dont le contenu culturel n'a cessé de baisser depuis la fin du XXème siècle", "la dislocation du système éducatif public au profit de l'élitisme des écoles privées", etc...

La démocratie libérale condamne-t'elle les masses à la bêtise ? Pour la pédopsychiatre Antonietta Papadaccidi, "notre société individualiste oblige les individus à être des individus, chose dont ils n'ont pas toujours inconsciemment le vouloir". Trop de liberté tue la culture ? "La figure du père, notamment, et dans une moindre mesure celle de la mère, a disparu lors de la Morte della famiglia*, or ces figures étaient les passeurs de témoin d'une exigence intellectuelle, d'une quête d'une forme d'esprit sain, de la culture plus largement. Les enfants des années 2000 ont souvent grandi sans ces repères, que leurs géniteurs souvent s'interdisaient".

Face aux "vision réactionnaires", l'essayiste Marco Dequiero préfère diagnostiquer de "nouvelles formes de transmissions" davantage basées sur la capacité d'imaginaire, plutôt que la dextérité concrète. "Notre société est plus virtuelle qu'auparavant, en apparence plus individualiste dans les libertés qu'elle donne, en réalité créant beaucoup plus d'interdépendances du fait de la complexité institutionnelle et sociale qui en découle". "C'est l'outil du QI qui n'est plus adapté à mesure l'intelligence collective, dont l'intensité n'a pas décru, mais le ton a changé".

Posté : mer. juin 14, 2017 4:54 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 6/05/2033
[/center]

Clisto : laissée pour morte par des Amarantins clandestins

[img]http://souvenirssahariens2ecast.fr/VOYAGES/circuit%20italie%20croatie%20italie/TOUTES%20LES%20VILLES/CAPRI/300/11vue%20d%27en%20haut.jpg[/img]
Une agression "gratuite" à Clisto ?

Une jeune femme Sara F. a été laissée pour morte avec de très graves contusions lundi soir par une bande de trentenaires amarantins en vacances dans la ville frontalière, dont les principaux ont été interpelés plus tard dans la soirée par les Carabiniers retraçant leur parcours. Originaires de Dentégorie, les jeunes profitaient de la région sans titre de séjour valide. Ils auraient agressé la jeune femme sans motif autre que sa tenue, "incitant à l'hétérosexualité".

Selon le porte-parole des Carabiniers, un des jeunes homosexuels aurait été "tenté sexuellement par la jeune femme", ce qui aurait "profondément énervé ses amis présents avec lui ce soir-là dans la ville". C'est ainsi "l'indécence de la jeune femme" de 27 ans qui aurait poussé à bout les clandestins, décidés selon les mots obtenus lors de la garde-à-vue à "corriger la fille" pour qu'elle montre un "meilleur comportement". Sara F. portait une jupe courte ce soir-là, ainsi qu'un haut laissant entrevoir son soutien-gorge.

"L'un des participants à cette virée d'homosexuels en vacances, venant d'une société très masculiniste, aurait été aguiché par la jeune femme sans que l'on sache à ce stade si les personnes ont véritablement échangé des mots avant que les coups pleuvent. Inciter un homosexuel libre, en Dentégorie, lorsqu'on est une femme, peut être vu comme une forme d'incitation à la perversion, quelque chose qui ne se fait pas." conclue un consultant des Carabiniers.

Au-delà d'interroger sur les mœurs voisines, ce nouveau fait divers relance la question du contrôle des frontières, surtout dans cette zone touristique frontalière de la Côte clistéenne.

Posté : mer. juin 14, 2017 5:12 pm
par Arios
[center]Cartagina sera
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
16/05/2033
[/center]

Arrestations dans le milieu kaiyuanais

[img]http://ytimg.googleusercontent.com/vi/N4M_xGzLQyc/mqdefault.jpg[/img]
Mama Lufi au salon de la Sauce piquante, septembre dernier

Mama Lufi, la célèbre cheffe cuisinière et résidente kaiyuanaise dans la Ligue depuis vingt-deux ans, a été arrêtée par le SFL dans le cadre d'une enquête anti-terroriste en liens avec la cyber-attaque du début de l'année ayant affecté le secteur bancaire du pays. Les réseaux sociaux ont donné une ampleur sans précédent à la nouvelle, alors que Mama Lufi reste une icône très appréciée au Montalvo pour sa contribution gigantesque aux livres de cuisines familiaux. Membre de la communauté ventélienne, cette immigrée kaiyuanaise de 51 ans travaillait à son restaurant de Cartagina depuis 8 ans maintenant. Les enquêteurs la soupçonne d'avoir eu d'autres activités économiques, en ayant profiter de son restaurant comme couverture pour faire passer diverses marchandises.

Mais c'est bien pour l'enquête sur la cyber-attaque d'origine criminelle, qui a frappé les réseaux internets de plusieurs banques et grandes industries montalvéennes au début de l'année, que Mama Lufi et 14 autres membres de la communauté kaiyuanaise ont été arrêtés. Le Servizio degli Figli della Lupa, qui s'est saisi de l'affaire, reste avare de commentaires sur la procédure et les reproches adressés à la quinquagénaire et ses supposés complices. Selon la Loi montalvéenne, qui n'encadre pas un SFL non chargé de rendre des comptes, la mise en détention provisoire serait probable pour l'ancienne star des émissions culinaires exotiques, sans qu'une date de sortie ne soit envisageable.

La communauté kaiyuanaise dans la Ligue de Montalvo se monte à quelques 14 000 personnes, dont 4750 à Cartagina même sur 6000 en Nazalie. Cet 1% de la population suivra l'affaire avec beaucoup d'attention, comme le reste de l'opinion publique.

Posté : jeu. juin 15, 2017 4:24 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/05/2033
[/center]

"La société montalvéenne est une société sans Dieu"

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/06/15/170615054005320132.png[/img]
Le philosophe Landolfo Asconti, 79 ans

Landolfo Asconti, docteur en philosophie et écrivain, ancien doyen de l'Université du Darylée en Alilée et particulièrement apprécié dans le monde catholique, est pressenti comme potentiel "présidentiable" pour la succession à Giuseppe Veraldini à la tête de la Ligue, en 2035. Du haut de ses 79 ans, il livre un constat impitoyable sur la "disparition de toute dimension spirituelle" dans la société.

Vous avez écrit en 2025 un essai sur le mysticisme nazalien qui a été fortement critiqué pour ne pas dire attaqué, de toutes part, du fait du mélange d'analyses théologiques et philosophiques, avec des éléments d'actualité. Vous avez répondu aux critiques par le biais d'autres ouvrages, mais il semble que certains ne vous ont jamais pardonné une vision qualifiée de réactionnaire sinon de pessimiste. Quel bilan tirez-vous de cette aventure ?

Des adversaires et d'anciens compagnons de route ont mis sur le dos de ma vieillesse une tendance trop prononcée à leur goût à la critique, jugée biaisée du fait du déclin inévitable du corps et des capacités d'analyse qu'il nous confère, avec une moindre vigueur, le temps passant. En réalité je crois avoir été toujours assez alerte, d'autant plus à l'époque, pour réussir l'exercice auquel je m'étais attelé, à savoir la critique, du point de vue philosophique, des lacunes spirituelles de notre temps. Car j'ai cru et je crois toujours voir un déclin gênant des considérations spirituelles, de l'intérêt même pour les objets spirituels, dans notre société, qui s'est enfoncé durablement dans un matérialisme total, pour ne pas dire absolu. Il suffit de lire les journaux pour s'en rendre compte.

Ce que vous dénoncez comme le manque de Dieu, comment cela se manifeste-t'il ?

Des phénomènes comme l'urbanisation, qui enferme les villes sur elles-mêmes et expulse la non-ville de l'autre côté des contournements autoroutiers, dont on prend soin d'en clôturer les bords afin de casser le lien visuel entre l'automobiliste et ce qui entoure ces structures de transport, le pays en somme, font disparaître visuellement ce qui appelle, du monde sensible, à la contemplation et à l'idée de Dieu. On cache la Création de la nature, et l'on glorifie parallèlement les prouesses de la technique humaine.
Ce n'est là qu'un exemple pour expliquer très matériellement les choses : Dieu est moins sensible dans notre société urbaine d'aujourd'hui, que dans nos mondes ruraux d'autrefois, et la déruralisation engendre une déspiritualisation de nos vies.
Mais sous des aspects plus théoriques, plus idéaux, le commentaire que l'on produit de l'actualité, c'est à dire l'actualité même que l'on produit par le commentaire des événements, choisis, distribués, montés en affaires, traduisant là même nos centres d'intérêts, témoigne des préoccupations anthropologiques dont nous sommes porteur. Combien gagne un douanier ? Sera-t'on indépendant du pétrole grâce à la voiture électrique ? Tel candidat à telle élection aime-t'il les chatons ? Telle femme couche-t'elle avec telle personne ?
Dieu a quitté nos sens, et il a quitté nos esprits.

Pourquoi voulez-vous évoquer Dieu et inviter les gens à croire, dans un monde qui ne doit ses réussites qu'au progrès technique et technologique ? Des avancées contre la fin, la pauvreté, la maladie, à une meilleure distribution des richesses par la bureaucratie, aux possibilités de confort offertes par tout cela. Avons-nous encore besoin de Dieu ?

Vous voyez, vous-mêmes n'évoquez là que les aspects positifs, d'un Progrès que vous souhaiteriez inconsciemment voir remplacer Dieu dans l'objet du Culte. Parle-t'on des conséquences terribles de la technique ? Si les statisticiens avaient pu inventer un moyen de calculer la part du bonheur apportée par la technique, et le "Progrès", en rapport à la part de malheur engendrée par toutes les découvertes de nos derniers siècles, je ne donnerais pas cher du résultat de leur étude ! Le train n'a pas servi qu'à faire voyager les enfants, le moteur à réaction n'a pas servi qu'à partir en vacances, et l'énergie atomique ne sert pas qu'à produire une électricité qui ne pollue pas les rivières. Le Progrès a entraîné une dette écologique, humaine (par les guerres engendrées), et surtout spirituelle dont nous ne sommes pas sortis.
On ne peut pas abandonner le "besoin de Dieu", car Dieu n'est pas un besoin, mais quand on est croyant, une donnée indépassable, un Tout qui existe qu'importent les formes que les hommes confèrent à leur royaume, modelé différemment selon les âges. Les progrès techniques ne sont pas une arrivée deus ex-machina, mais le simple modelage d'un monde qui reste celui d'une Création soumise à la transcendance divine. Les murs isolants derniers cris n'empêchent pas Dieu d'entendre.

Parlez-vous en philosophe ou en croyant ? Après tout, pourquoi ne pas tolérer que des gens pensent que Dieu était un besoin du temps des longs hivers ou des chaudes traversées transhumantes du désert, qui s'est effacé avec l'atténuation des malheurs matériels ?

D'abord, je tolère évidemment que l'on refuse l'idée de Dieu, que l'on ne puisse ou ne veuille y avoir accès, l'intégrer dans son esprit. Si je ne le tolérais pas, pourrai-je encore seulement vivre parmi ces gens ?
Nous constatons, simplement, nous philosophes ayant quelques années d'expérience, et ce qu'importe notre Foi, si elle est présente ou non, si nous regrettons qu'elle ne le soit pas, ou parfois la craignons comme cause de l'erreur de logique qu'elle peut entraîner au départ de toute réflexion, que les sociétés non-croyantes produisent des êtres moins intelligents, moins sensibles, moins imaginatifs, moins stables, (et moins humains ?) que les sociétés où le goût de Dieu, l'aspiration à croire, est enseignée, respectée, louée. La société montalvéenne est une société sans Dieu, c'est à dire que la sphère de réflexion produite par les médias de masse, les occupations de masse, l'ensemble du corps créant l'unité nationale", n'accorde pas la moindre importance à l'idée de Dieu. Elle peut s'intéresser avec précision et envie à des sujets pointus, mais Dieu est absent, l'immense majorité du temps, du sujet de ses réflexions.
Enfin, puisque vous évoquez le désert, nous devons savoir de quel Dieu nous parlons. En réalité, dans le constat que je mets sur le devant de la scène mais qui est partagé par beaucoup d'observateurs du "monde de derrière", à savoir de derrière les médias de masse, et dans le sérail des réunions qui ne sont pas médiatisée et de la pensée qui n'est pas passée au crible de la distribution démocratique, c'est que le Dieu-explication a autant disparu que le Dieu-immanent.
Le Dieu-explication peut disparaître, s'il n'était que motif à expliquer la création du monde et son fonctionnement, dès lors que l'on a démontré par une série de théorèmes scientifiques, que les démonstrations sensibles de la nature étaient le fruit de hasards mathématiques, et non d'une volonté dirigée depuis les Cieux (du moins peut-on le croire, sans que cela soit répréhensible). Mais comment expliquez-vous et acceptez-vous la disparition du Dieu-immanent ? Pourquoi le Dieu qui est tout, partout, en toute chose plutôt que sur elle, devrait-il disparaître dès lors que l'environnement intellectuel change ?
Le Dieu des philosophe, autant que le Dieu des Croyants, a disparu de la société montalvéenne. C'est à dire que Dieu a disparu comme question, avant même que de disparaître comme réponse. Je parle ainsi avant tout en philosophe.

Dieu n'intéresserait plus car la technique a apporté des sources de distractions plus grandes, plus intenses, peut-être plus efficaces mêmes que la philosophie, en terme de plaisir... et de bonheur apporté aux gens. Ne voulez-vous pas y croire ?

Vous répétez que Dieu est mort, vive le Progrès. Oui, la technique a renforcé notre capacité en l'imaginaire. Mais il est imaginaire consommé, et non un imaginaire produit par la réflexion, en somme l'usage du don de corps que l'on peut attribuer à un Créateur. Nos distractions d'aujourd'hui sont des distractions consommées, nous n'en sommes pas les producteurs ; seuls quelques artistes, quelques humoristes, quelques financiers, quelques politiques mêmes, produisent pour nous, en des schémas ultra-productivistes qui ont concentré la force démiurgique et ont considérablement appauvri la diversité de ses effets. Nous ne jouissons plus d'imiter Dieu à créer, nous jouissons en spectateur de toute chose, or l'exercice contemplatif vanté par les traditions spirituelles diverses mène à une contemplation réflexive. Je doute que beaucoup de nos séries Zibbibo ne nous invitent à une réflexion très poussée, donc à l'usage du corps dans la quête spirituelle.
Je revendique comme d'autres ce postulat : l'Homme doit réfléchir, la réflexion de l'Homme lui est source de bonheur.

Est-ce vraiment-là une conception latine de la vie ? Ne sommes-nous pas de profonds païens, adeptes de divinités à la portée culturelle plus forte que celle spirituelle et réflexive ?

Non, le latin n'est pas condamné à l'épicurisme comme apogée de sa quête de sagesse. Vous oubliez que les pays de la Ligue ont été pétris par des traditions spiritualistes très poussées, depuis le stoïcisme qui invite au libre-arbitre de l'homme contre les écrasants Dieux hellènes en estimant qu'il reste une marge de manœuvre en dépit des situations, jusqu'à la libre-pensée des immigrants protestants et l'acceptation des Juifs nazaliens. Entre temps, il y a eu Aristote qui nous a invité à la médiété même dans les plaisirs d'apparence inoffensifs, au nom du principe même de la tempérance, il y a eu Saint-Augustin d'Hippone, il y a eu le soufisme qui en dépit des chaînes d'un Islam politique asservissant, a permis le maintien d'une réflexion conduisant à entre-apercevoir le visage d'un Dieu, à aimer pour lui-même et non pour les promesses d'un Paradis de matière dans les Cieux.
L'histoire montalvéenne et nazalienne est pourtant une histoire plein de ce Dieu-immanent. Les Anciens avaient les divinités du lieu, de la famille, du foyer, des arts et des métiers pour expliquer le monde, pour être le Dieu-explication, ou même le Dieu-objet-du-culte des "bons chrétiens" se voulant charbonniers sans toujours l'être ; mais les Anciens avaient aussi le Dieu-immanent, le Dieu-Père-par-dessus-tout, Jupiter au-dessus des autres comme principe philosophique de base.
C'est pourquoi il n'y a aucune prédestination géographique ou ethnologique à ce que nos contrées ne forment pas un pays ou Dieu ait toute sa place.

Posté : lun. juin 19, 2017 3:36 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/19/170619052033210853.png[/img]


------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 27/05/2033
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[/center]

Le Sengaï fait du Mari son avant-poste dans les mers sud de Néchinésie

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/05/31/170531052018755080.png[/img]
Créé en 1781 par des mutins occidentaux, le Mari compte aujourd'hui 360 000 habitants

Le peu démocratique Royaume aux Trois Dragons et la République insulaire de Mari ont signé un accord important touchant autant à l'économie qu'à la Défense, selon les commentaires officiels émanant du gouvernement sengaïais. Si les détails de l'accord sont secrets sur un certain nombre de points, on peut sans hésiter acter de l'ouverture réciproque des marchés sengaiais et marien. Une décision qui intervient dans un contexte, depuis quelques années, à l'ouverture des marchés par la disparition des barrières douanières en Extrême-Orient.

Néanmoins, le phénomène touchait jusque-là les pays de l'Organisation de la Coopération de Choenglung, réunissant le Kaiyuan, le Sengaï, le Lianwa et la Roumalie, en somme des pays ventéliens. Le récent accord bilatéral avec le Mari relance le débat déjà ouvert suite aux mouvements de jambes du Tuhinga, quant à un élargissement des pratiques de Choenglung sinon des traités eux-mêmes. Choenglung visait-il trop petit, en ne se basant initialement que sur d'incontestables géants démographiques, mais habités de toute la léthargie des vieilles sociétés du Wenlei ?

La remontée économique tambourinante de la petite République de Mari, au-delà d'agiter les fonds d'investissements du Lianwa, mettait à nouveau la Néchinésie devant la question délicate de la défense des mers du sud. Il semblerait que le Sengaï et son nouveau partenaire y ait trouvé une solution, avec la militarisation annoncée de l'îlot républicain au profit du géant ventélien. L'un pourra continuer ses boursicotages sans craindre les impérialismes occidentaux, l'autre avance ses pions bien au-delà de sa traditionnelle sphère d'influence.

C'est au demeurant la première fois qu'une ancienne colonie occidentale de peuplement se met sous la protection militaire à peine voilée d'une puissance régionale indigène. Mais Choenglung peut-il survivre longtemps avec un cavalier seul qui cherche à l'imiter depuis l'intérieur ?

Posté : lun. juin 19, 2017 3:59 pm
par Arios
27/05/2033
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


Le Président arovaque contre la dématérialisation de la monnaie

[img]http://i.static.ilvelino.it/blobs/variants/3/b/f/9/3bf97a6c-9c31-4c51-b5a7-5f81d1de77d2_small.jpg?_635578744052411874[/img]
L'indépendant Girardo Mascarpone, élu en Février dernier.

Il ne s'en cache pas, ni en privé, ni en public. Girardo Mascarpone, premier président "indépendant" de l'Arovaquie contemporaine, se pense dévoiler les secrets de tambouille des sphères partisanes quant à l'économie et aux projections dans les années à venir. L'homme, élu à l'issue d'une campagne très libérale contre le "socialisme" de Livia Fiorine et surtout les affaires malpropres du Président N&L sortant et de son remplaçant, travaille d'arrache-pied en coulisse pour "lutter contre les projets fous" du Conseil.

Le Conseil de la Ligue, constitué des trois Présidents de Province et présidé par le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, décide des grandes orientations politiques du pays et dessine les feuilles de routes du gouvernement sous l'autorité de la Présidence générale. Ces dernières semaines, le débat qui portait sur une réforme de la monnaie a fini par fuiter dans la presse, sans que l'on ne comprenne bien les partis pris de ceux qui vendent la mêche depuis des semaines. Secret de polichinelle que le serpent de mer de la "dématérialisation" monétaire, après d'ailleurs que le candidat aux présidentielles nazaliennes, le miliardaire Abo Darfi, a inclus dans son programme une volonté d'abandonner la monnaie papier.

Le Président arovaque, lui, intervient directement dans les médias ces derniers jours et tente de trouver les appuis, dans la société civile, sur cette question ; au point de laisser entendre que le débat annoncé en est déjà passé en coulisse au statut de réforme à appliquer dans les mois à venir.

"Ce qu'ils projettent en général est complètement fou. Sous couvert de lutter contre le terrorisme, il y a des technocrates, des hauts-fonctionnaires, travaillant pour le gouvernement, qui projettent simplement la suppression de la monnaie papier. Cela signifie la fin de la liberté des échanges, de la liberté théorique, du secret des affaires au sens large. Les citoyens seront de facto, je dis bien de facto, fichés dans leurs transitions bancaires, puisque tout l'argent sera sur des comptes en banque. Il n'existera plus d'argent en dehors des Banques, c'est de cela que l'on parle concrètement, et concrètement les conséquences sur la vie quotidienne seront terrible en dehors des grandes villes, et encore." a notamment déclaré le Président, invité d'une radio à Dovernico ce matin même.

Lutte contre les réseaux criminels, le marché noir, le blanchiment d'argent, les circuits de financement du terrorisme barbaresque... les arguments ne manquent pas aux défenseurs d'une idée, déjà portée dans le débat public par des économistes et des analystes depuis au moins une bonne décennie. Pourtant, aucun parti n'a jamais pris cette idée au sérieux, assez pour que le débat s'invite au sommet des Provinces et de l'État.

"On a longtemps eu peur qu'une mesure appelant à un tel contrôle, à une telle transparence, ne dissuade les investisseurs en tous genre, le marché de l'entreprise. Mais le contexte a évolué, le monde est profondément capitaliste aujourd'hui, et la nouvelle génération de cadres et de dirigeants est tout à fait au clair avec les législations et la volonté d'avancer dans un monde ouvert, honnête. En dépit, peut-être, d'un créneau d'adaptation se traduisant par un léger ralentissement des investissements, la destruction des circuits monétaires illégaux rapporterait énormément d'argent à la collectivité, mieux armée pour financer alors l'attractivité" résume Nicodemo Antriani, spécialiste économie.

Posté : lun. juin 19, 2017 8:11 pm
par Arios
27/05/2033
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


L'intégration difficile des "Arovaques de Magyarie"

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/19/170619095455859480.png[/img]
Un panneau trilingue dans le canton de Sattomaro/Szátmar

Le boom de concentration de la croissance montalvéenne par l'Arovaquie ces dernières années rend plus attractive la Province pour les candidats à l'émigration des pays alentours, surtout lorsque ceux-ci possèdent des liens culturels sinon historiques avec le territoire. C'est le cas de la forte minorité ethnique de Magyarie, les "Arovaques" désignés officiellement comme tels dans le pays, dont la langue italique, l'alphabet latin et le socle culturel est partagé pour une large part avec les Montalvéens, et plus particulièrement les Arovaques.

Concentrée de façon contemporaine dans le sud-ouest de la Magyarie, qui leur accorde un statut officiel, les "Arovaques" magyars se trouvent particulièrement excentrés de la province montalvéenne portant leur nom. Dans la culture de ceux que Cartagina a toujours préféré dénommé comme "Italiques de Magyarie" ou "Slavo-latins de Magyarie" voire "Magyars latins", parmi des appelations invitant tout autant à des approximations et des erreurs sémantiques lourdes, l'origine de la communauté est belle et bien liée à la Cérulée italique... au moins culturellement.

Pourtant, de récents travaux historiques et de premières études génétiques tendent à détacher plus certainement ces "Arovaques" des Arovaques montalvéens, les seconds ayant été particulièrement italianisés tandis que les premiers descendraient plus largement de slaves italianisés par les élites de certaines villes libres de l'actuelle Magyarie, selon les mœurs en cours en ces endroits. Par ailleurs, les Arovaques d'Arovaquie viennent des vieilles tribues slavo-arovaques avec un bagage croato-slave particulier, tandis que les Slaves latinisés dans la Magyarie médiévale et moderne n'avaient pas forcément ces origines.
Pourtant à l'origine de la présence "latine" en Magyarie, on trouve des poches de commerçants latins puis italiques, de chair et de culture, dont l'histoire en Magyarie peut remonter à l'évangélisation mais plus certainement à l'extension du commerce occidental en Dytolie orientale et centrale.

C'est à la fin de l'époque moderne que l'immigration d'Arovaques en Magyarie a renforcé les liens culturels entre les deux régions et populations, alors que précisément le sentiment nationaliste montait aussi bien parmi les États de Dytolie centrale que les États de nationalité italique autour de la Cérulée. La politique du pouvoir magyar à cette époque a définitivement conduit à rattacher le cadre linguistique institutionnel de ces minorités à celui du toscan et de la culture italique consensuelle, alors que des voies dialectales s'élevaient à l'époque déjà, plaidant pour la constitution nationale et la sauvegarde d'un patrimoine "magyarovaque" qui aurait pu différer grandement, à terme, de l'Arovaquie italique.

En vertu de ces différences d'histoire et d'essence entre lesdits Arovaques de Magyarie, et les Arovaques d'Arovaquie, plus ou moins démontrées et plus ou moins réelles, à l'heure de la mondialisation et du rapprochement des cultures similaires, la xénophobie se renforce dans certaines classes populaires, notamment du nord-ouest de la Province ou même des villes transvéléciennes de Gorniglie et Camenisco, envers ces immigrés pourtant italophones, mais au très fort accent et aux mots typiquement dialectaux. En dépit de racines communes indéniables et d'un bagage patrimonial partagé, les tensions peuvent s'avérer réelles sur fond d'inégalités économiques dans le nord de la Province.

En somme, des Slaves médiévaux de Dytolie centrale latinisés par des élites urbaines italiques, formant une communauté grandement influencée par les Magyars entre la fin de l'époque moderne et aujourd'hui... ?
Quoiqu'il en soit, la présence de cette forte minorité ethnique en Magyarie aujourd'hui soulève autant de question qu'elle témoigne de cette ethnogénèse remarquable, aussi remarquable sans doute que la réussite du modèle pluriethnique du pays, bien plus serein sur ces questions sur la Ligue de Montalvo et ses coutumes assimilationnistes à l'extrême.