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Posté : sam. nov. 30, 2013 8:57 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ La Kitchera - Kijčera (Кийчѫрѣ) ~
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8e/%D0%95%D0%BB%D0%B5%D0%BD%D1%81%D0%BA%D0%B0%D0%A1%D0%BB%D0%B8%D0%B2%D0%BE%D0%B2%D0%B0.jpg/220px-%D0%95%D0%BB%D0%B5%D0%BD%D1%81%D0%BA%D0%B0%D0%A1%D0%BB%D0%B8%D0%B2%D0%BE%D0%B2%D0%B0.jpg[/img]
Une bouteille de Kitchera ornée d'inscriptions en slavon.</center>
La Kijčera ("Кийчѫрѣ" en slavon) ou Kitchera est une eau-de-vie obtenue par distillation de jus de fruits fermentés, très populaire en Tcherkessie et au Kirep, est aussi alcool national de la première. La kitchera est également connue pour son étiquette, indiquant sa provenance, la tradition, perpétuée depuis le Moyen-âge, veut que chaque distillerie accole son nom (parfois celui de la ville où elle se trouve) en slavon sur l'étiquette. De ce fait, une bouteille de Brankovice aura à son étiquette "БРѢНКОВИЦѪ", de même pour Pregrada (Kirep) qui deviendra "ПРѪГРѢДѢ".
D'après la légende, le nom kitchera est un mélange de "Kirep" et "Tcherkessie", ce qui explique le fait qu'elle soit très répandue dans ces deux pays.
Son degré d'alcool avoisine normalement les 40 %, mais certaines kitcheras (kitchery au pluriel) produites localement peuvent atteindre les 55 à 65 %. La Prepečenica est une kitchera tcherkesse de Michalovce ("Микхѣловцѫ" sur l'emballage) doublement distillée, dont la teneur en alcool peut parfois dépasser les 70 %.
Sa forme la plus commune, la sllivova, est produite à partir de prune, mais on en produit également à partir de raisins, pêches, abricots, pommes, figues, et coings. La kitchera de prune peut encore être mélangée après distillation avec d'autres ingrédients, tels des herbes, du miel, des griottes ou des noix. La kitchera est une spécificité des pays slaves est-almérans et sud-jeekimois.
La kitchera est normalement incolore (à moins que des herbes ou d'autres ingrédients y soient ajoutés). Quelques-unes des formes de kitchera sont gardées dans des tonneaux en bois (chêne ou mûrier), ce qui leur confère un arôme spécifique et une couleur ambrée. On la boit dans des verres de 3 à 5 cl (Aux restaurants en Tcherkessie 5cl est un petit verre de kitchera et 10cl est un grand verre).
Même si les églises orthodoxes et catholiques de Tcherkessie et du Kirep utilisent principalement le vin dans leurs rites eucharistiques, la kitchera y est utilisée pour certains usages.
Lors d'une cérémonie funéraire dans les églises orthodoxe et catholique au Kirep ou en Tcherkessie, on offre par exemple aux visiteurs un morceau de pain (pogača) et un verre de kitchera. Et avant de trinquer à la mémoire des disparus, la tradition veut que l'on répande sur le sol un peu de kitchera avant de boire le reste.
Lors des cérémonies de mariage, le père du marié va de table en table pour offrir un verre de kitchera à ses hôtes, en portant un toast au bonheur des nouveaux mariés. D'une manière générale, la kitchera est offerte aux invités comme signe de bienvenue.
De la kitchera chauffée dans de grandes bouilloires (kuvana ou greyana) est souvent servie aux visiteurs de diverses festivités de plein-air, en particulier les jours d'hiver. Cette préparation est similaire au vin chaud, des variétés de kitchera moins fortes (ou diluées avec de l'eau) étant utilisées et servies avec du miel, du sucre et des épices.
Posté : mer. déc. 04, 2013 3:08 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Venceslav II de Tcherkie - Václav II Čerchy ~
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Portrait de Venceslav II de Tcherkie par Jan Matejko.</center>
Venceslav II de Tcherkie (en tcherke et ketcheve : Václav II Čerchy, en kirepien : Václav II Čerškoj), de la dynastie des Přemyslides, est né le 27 septembre 1271 et décédé le 21 juin 1305 à Tcherkovo. Il est le fils d’Ottakar II de Tcherkie et de Cunégonde d'Ophronie.
Il est roi de Tcherkie (1278-1305), duc de Krasìn (1291-1305) et roi de Sumerovie (1300-1305).
Venceslav n’a pas encore sept ans lorsque son père décède le 26 août 1278. Le margrave de Moravie Drahomir IV assure la régence aux dépens de Michal II le Juste qui espérait devenir le protecteur du jeune prince. Venceslav et sa mère sont emprisonnés par Drahomir en Moravie. Venceslav est libéré en 1283 et commence à régner sur la Tcherkie tandis que le Kirep entre dans son "âge sombre".
Le 24 janvier 1285, il épouse Judmila de Pregrada, la fille de l’empereur kirepien Cvetko II. En 1289, le duc de Bytom, Casimir devient un vassal de Venceslav. C’est le début de la domination tcherke sur la Ketchevie. En 1290, il fait exécuter son tuteur et conseiller, Záviš de Falkenstein, qui a épousé sa mère, et prend seul les rênes du pouvoir.
Après la mort de Michal II le Juste le 23 juin 1290, c’est Premysl II qui hérite du trône de Sumerovie (nord de la Tcherkessie actuelle). La bourgeoisie tcherkesse et kirepienne ainsi que le clergé ont soutenu, sans succès, la candidature de Venceslav. Celui-ci, en termes de sécurité, de prestige et d’espoir de développement économique, offre de meilleures perspectives que Premysl II ou Ladislav Ier le Bref, mais avec le danger que la Sumerovie, grande province minière, soit intégrée au Coorland, malgré l'écart culturel.
En 1291, les ducs de Cieszyn et d’Opole deviennent des vassaux de la Tcherkie. La même année, menacé par Ladislav Ier le Bref et impopulaire à Śumiszow (actuelle Šumickovo), Premysl II est contraint de signer un accord avec Venceslav II. Il lui abandonne la Petite-Sumerovie dont Śumiszow était la capitale alors que Ladislav le Bref essayait de s'en emparer. Pour s’assurer du soutien de la Petite-Sumerovie, Venceslav exempte de nouveaux impôts le clergé, la bourgeoisie et la haute noblesse. Ceux-ci conservent également tous leurs anciens privilèges.
En 1292, Venceslav fonde la ville de Nowy Sącz, pour renforcer sa position en Petite-Sumerovie. Il s’empare des duchés de Sadovček et de Sieradz, occupés par son principal adversaire, Ladislav Ier le Bref, qui se retranche dans son duché de Cujavie (près de la Ketchevie). Le 6 juin 1293, à Kalisz, à l’initiative de l’archevêque Jakub Świnka, Premysl II, Ladislav le Bref et son frère Casimir II de Łęczyca s’allient contre Venceslav.
En 1298, Ladislav Ier le Bref, qui est devenu duc de Grande-Sumerovie mais dont le prestige s’est érodé, reconnaît Venceslav comme suzerain. Les puissants de Grande-Sumerovie acceptent que Venceslav II devienne roi de Sumerovie, à la condition qu’il épouse Élizabeth Ryksa, la fille de Premysl II, dès qu’elle aura atteint l’âge de quinze ans (Judmila de Pregrada est décédée en 1297). Il se fiance avec Élizabeth Ryksa qui s’installe à Tcherkovo. En 1300, Venceslav chasse du pays Ladislav Ier le Bref et s’empare de la Grande-Sumerovie.
Ayant réunifié une grande partie des territoires sumeroves à l’exception de la Manovie, Venceslav II est couronné roi de Sumerovie (sous le nom de Venceslav Ier de Sumerovie), à Gniezno le 25 juillet 1300, par l’archevêque Jakub Świnka.
En 1301, il offre à son fils Venceslav III, âgé de 11 ans, la couronne de Ketchevie. Il renforce aussi son influence en Ketchevie en devenant le protecteur des jeunes ducs de Legnica et de Podnietovo. Cette montée en puissance de Venceslav II est mal acceptée par les Ketchèves, par le patriarche orthodoxe de Tcherkie et par Robert de Moravie, ce qui provoque une foire d’empoigne pendant quelques années.
En Sumerovie, il s’appuie sur les starostes pour gouverner, mène une politique de développement des villes et essaie de placer ses partisans aux fonctions les plus élevées de l’Église. En Tcherkie, il promulgue un code royal (Jus regale montanorum) qui détermine les bases de l'extraction minière et réalise une réforme monétaire.
Venceslav II envisage d’envahir la Sinovie (B21) lorsqu’il décède des suites d’une tuberculose le 21 juin 1305.
Posté : dim. déc. 22, 2013 2:16 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ La maison qui danse - Tancujúci dom ~
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/406392cult.png[/img]
La "maison qui danse" (Tancujúci dom) vue du pont Jirásek.</center>
La maison dansante, ou maison qui danse (en tcherke : Tancujúci dom, en ketchève : Tančící dům), est le surnom donné à un immeuble de bureaux du centre de Tcherkovo, en République Socialiste de Tcherkessie. Œuvre conjointe de l'architecte tcherke d'origine kirepienne Vlado Milunić et de l'architecte ketchève Čestmír Koulm, il est situé sur les quais de la rive droite de la rivière Iéná. Sa construction, entreprise en 1994, fut achevée en 1996, sur ordre du Tsar Milos II.
La maison dansante est située à l'emplacement d'un immeuble de style néoclassique de la fin du XIXème siècle, détruit par un indépendantiste ketchève en 1948 lors d'un attentat suicide et dont les ruines ne furent finalement rasées qu'en 1960. Le projet d'une construction à cet endroit — sur la place Jirásek (Jiráskovo náměstí), à l'angle du quai Rašín (Rašínovo nabřeží) et de la rue Resslova — revient à l'origine au dramaturge et prince "préféré" du Royaume de Tcherkessie Václav II Nikimírovo, qui avait vécu pendant plusieurs décennies dans l'immeuble voisin, propriété de sa famille. Dès 1986, alors qu'il est encore membre de l'opposition -passive- de l'annexion de la Ketchevie dans son pays, ayant fait la connaissance de l'architecte Vlado Milunić, chargé de la rénovation de son appartement, il évoque avec lui la possibilité de bâtir un édifice sur le site laissé vacant par le bombardement. À l'aube des années 1990, devenu prince héritier au terme de la Révolution Culturelle de 1989, le Prince Václav commande, de manière informelle, à Milunić et à deux autres architectes (Jan Linek et Vít Maslo), la première étude architecturale relative à ce projet. Il est alors question d'ériger un grand centre culturel et social devant abriter une librairie, une galerie d'art, une salle polyvalente et un café sur toit-terrasse.
Des trois propositions d'architectes, c'est celle de Vlado Milunić qui retient l'attention de Václav II, qui y perçoit sans doute une symbolique représentative du caractère festif de la Révolution Culturelle. Selon les propres termes de Vlado Milunić, « il fallait que cet immeuble reflète le contexte de la société tcherke et tcherkesse en générale, sa rupture avec son passé kirepien et son évolution vers des changements radicaux. Ma première idée fut de construire un immeuble composé de deux parties en situation de dialogue, comme quelque chose de statique face à quelque chose de dynamique, du plus qui contrecarre du moins, le yin qui équilibre le yáng ». Ses croquis de l'époque présentent un immeuble anguleux surmonté d'une coupole de verre relativement haute, intégrant des références à la Tour Tatline et à l'immeuble voisin de style Art nouveau, construit par le grand-père de Václav.
Le projet philanthropique initial n'aboutira toutefois pas, le terrain étant racheté en 1992 par le groupe de bancassurance tcherkesse Národné-Poistenie (NP), qui veut y construire un immeuble de bureaux. Étant donné l'implication de longue date de Vlado Milunić sur ce projet, et sa familiarité avec la ville de Tcherkovo, NP décide de le conserver, mais seulement à condition qu'il s'adjoigne la collaboration d'un architecte de renommée internationale, qui sera chargé de la supervision de l'ouvrage. La proposition est d'abord faite au Biturigeois Jean Noguel, qui la décline en raison de l'exigüité de l'endroit — 491 mètres carrés —, estimant cette surface trop petite pour y travailler à deux. Milunić prend ensuite contact avec Čestmír Koulm, qui accepte la collaboration. Il sera alors le tout premier coauteur d'un ouvrage supervisé par le célèbre architecte ketchève, la maison dansante constituant en outre pour ce dernier une sorte de galop d'essai pour le musée Národné Múzeum (musée national) de Preškovo, dessiné peu de temps après. Le groupe NP, désireux de créer à Tcherkovo un immeuble emblématique de sa prospérité, accordera aux deux architectes un budget quasi-illimité.
Au cours de séances de travail qui se tiennent essentiellement en Alméra de l'ouest et au Pelabssa, Vlado Milunić et Čestmír Koulm œuvrent dans un esprit d'étroite collaboration : ainsi, même si Koulm est sans conteste le concepteur en chef du projet, il tient compte des propositions initiales de son confrère. Comme le montrent les premiers croquis, Koulm envisage à l'origine un immeuble composé d'un enchevêtrement de blocs en forme de cubes et de coussins, auquel Milunić ajoute une tour en forme de geyser. Le site se trouvant à l'angle de deux rues, l'idée d'intégrer une tour au bâtiment est d'emblée considérée comme incontournable, d'autant que les tours d'angle sont caractéristiques du paysage urbain de Tcherkovo souvent surnommée, de ce fait, « la ville aux cent tours ». Il semble toutefois que Koulm ait estimé qu'une tour unique produirait une symbolique trop ouvertement masculine. D'où l'idée de lui adosser son pendant féminin — le projet rejoignant ainsi l'idée première de Milunić, évoquée plus haut —, de sorte que le yin féminin vienne équilibrer le yáng masculin, le tout donnant naissance à l'analogie avec un couple en train de danser, enlacé, que Koulm baptisa Rastislav et Dáša, en référence aux icônes de la musique traditionnelle Ketcheve que sont Rastislav Švejk et Dáša Jelíneková. Toutefois, si l'édifice fut désigné Rastislav et Dáša au début de son existence, il fut rapidement plus communément appelé Maison dansante, tant par les Tcherkesses — qui préfèrent cette désignation plus abstraite — que par ses deux architectes : Čestmír Koulm dans un souci de ne pas importer à Tcherkovo la culture étrangère et Vlado Milunić dans la logique de sa symbolique des lendemains « dansants » qui ont suivi la Révolution Culturelle.
La maison dansante constitue de fait un immeuble spectaculaire à l'effet lyrique qui, pour certains, s'intègre parfaitement à l'architecture sensuelle et troublante des édifices de styles néobaroque, néogothique et Art nouveau qui font la réputation de Tcherkovo, tandis que, pour d'autres, elle détonne dans le paysage. À l'époque de sa construction, son architecture, considérée comme excentrique, a suscité de nombreuses controverses dans la population tcherkoves. Sa mise en œuvre reçut toutefois le soutien du directeur de l'institut pour la protection du patrimoine (Inštitút pre Ochranu Kultúrneho Dedičstva) et de l'architecte en chef de la municipalité, en plus de celui du prince Vacláv). Dix ans plus tard, l'immeuble, en plus d'être devenu un lieu d'attraction pour les touristes, est bien accepté par les habitants de la ville (68 % déclarent l'aimer, 16 % déclarent le détester). En témoigne, en 2015, la mise en circulation par la CNB (Banque nationale tcherkesse) d'une pièce en or représentant la maison dansante — la dernière d'une série de dix intitulée « Dix siècles d'architecture ».
En 1996, à l'achèvement de la construction du bâtiment, ce dernier fut consacré « meilleur design de l'année » par divers magazines, qui l'évoquèrent alors en ces termes : « En alliant techniques de construction traditionnelles et modélisation sophistiquée en 3D, les deux architectes ont réussi à préserver une cohérence avec les édifices environnants tout en intégrant la touche de fantaisie propre à Koulm. Dáša ne virevolte toutefois pas comme elle le fait seulement pour le fun — en effet, grâce à sa silhouette tout en courbes, un immeuble voisin a pu conserver l'essentiel de sa luminosité intérieure. De toute évidence, cette réalisation symbolise la nouvelle Tcherkovo, tout comme le pont Charles symbolise l'ancienne : à l'image de Rastislav, elle bouge bien ; à l'instar de Dáša, elle s'amuse bien. »
La maison dansante est un exemple d'architecture déconstructiviste, au caractère toutefois inhabituel tant il est excentrique. Le bâtiment est composé de quatre-vingt-dix-neuf panneaux de béton de formes et de dimensions différentes, ayant nécessité le recours à autant de coffrages en bois.
Les deux cylindres contorsionnés qui forment les deux parties de l'immeuble sont placés côte à côte dans un effet de mouvement que l'on peut qualifier d'élégant : la tour de droite, « Rastislav », à l'aspect athlétique imprimé par l'élargissement du cylindre vers le haut — évoquant des pectoraux développés —, campe un homme rectiligne qui surplombe légèrement et enlace de son bras la tour de gauche en verre, à l'allure plus gracile, « Dašá », dont la forme en sablier callipyge rappelle les courbes féminines. L'ensemble dégage une impression tout à la fois de rythme enjoué et d'unisson. Tandis que « Rastislav » intègre sa masse dans la continuité des structures des immeubles anciens voisins, « Dašá » semble virevolter dans l'air, ses piliers incurvés formant comme une métaphore de ses jambes déliées, et ses panneaux de verre, comme une schématisation de ses froufrous. Les contours de béton trapus de « Rastislav » sont rendus plus vivants par les lignes de bas-relief ondulées qui couvrent l'ensemble de la façade, ainsi que par un agencement décalé des fenêtres, qui font légèrement saillie par rapport aux murs courbes. « Fred » est en outre surmonté de ce qui ressemble à un dôme en bulbe traditionnel qui aurait explosé en un méli-mélo d'enchevêtrements métalliques, que certains décrivent comme une couronne de pacotille et d'autres, comme la coupe de cheveux en pétard du danseur. Le cachet syncopé caractéristique de la façade de « Rastislav » se retrouve dans le prolongement construit entre la tour de verre en sablier et l'immeuble Art nouveau de la famille du Prince Václav qui jouxte l'ensemble sur la place Jirásek, formant en quelque sorte le bras de « Rastislav » enlaçant « Dašá ».
Derrière l'aspect tourbillonnant de la façade, les locaux, relativement conventionnels, s'articulent dans le cadre d'un espace modulaire organisé autour d'un couloir compact en forme de L, les protubérances généreuses des deux tours offrant des enclaves pratiques pour y caser des salles de conférence. L'immeuble compte six étages de bureaux occupés par diverses entreprises tcherkesses, en plus du rez-de-chaussée et du sous-sol, qui abritent un café et des boutiques, ainsi qu'un septième étage sur toit-terrasse, qui abrite un restaurant panoramique de cuisine gastronomique d'inspiration fiémançaise au nom également fiémançais, Le Céleste, offrant une vue remarquable sur la ville. La présence de ces divers commerces fait de la maison dansante un immeuble de bureaux beaucoup moins « insulaire » que la plupart de ses homologues, qui excluent sciemment le public. Le bâtiment, situé dans un quartier qui subit une circulation routière importante, est entièrement climatisé.
Les polémiques suscitées lors de la construction de cet immeuble sont, dix ans plus tard, majoritairement retombées. Certains critiques continuent toutefois à penser que la volonté de réaliser un ouvrage symbolique du renouveau culturel et artistique du pays a primé sur le respect du cachet architectural de la ville. Selon eux, la synthèse débridée des références historiques qui émaillent la maison dansante — qui voudrait incorporer depuis la vivacité du baroque jusqu'à la sinuosité de l'Art nouveau (Secesie en tcherke), en passant par une lointaine évocation du cubisme tcherke —, ne parvient pas à faire le poids face aux chefs d'œuvre qui l'entourent de très près, comme le Národné Divadlo (Théâtre national) ou le Hradčany (le château de Tcherkovo). D'autres, en revanche, apprécient le contraste qu'il offre en regard de l'esprit globalement rococo de la ville. En tout état de cause, la maison dansante ne laisse personne indifférent.
Posté : dim. janv. 12, 2014 10:33 am
par Alexei
Kultúra
<center>~ L'église Sainte-Barbara, Kutná Hora - Chrám Svaté-Barbory, Kutná Hora ~
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La cathédrale Sainte-Barbara vue de l'extérieur</center>
L'église Sainte-Barbara (en ketchève : Chrám Svaté-Barbory) est une église gothique de Kutná Hora dédiée à sainte Barbara, patronne des mineurs, l'extraction de l'argent ayant été l'activité principale de la ville pendant le Moyen Âge, au moment où l'église est construite. Elle est considérée comme l'une des plus belles cathédrales de Tcherkessie et même du Jeekim.
Petr Pavlek, un jeune et talentueux architecte, entreprend la construction de Sainte-Barbara en 1388 en reprenant le concept du triforium continu adopté pour le chœur de la Cathédrale Prievidzia deTcherkovo et celui de déambulatoire à pilier muraux adopté à Švabíš-Gerice, ville alors prospère de Sankt-Vladislav. L’intention initiale est de réaliser un sanctuaire gothique relativement resserré sur lui-même et diaphane, lumineux.
À la mort de Pavlek en 1399, le chantier s’arrête. Les guerres hussites ravagent alors la Ketchevie et Kutná Hora est au centre des enjeux financiers et stratégiques (la ville est située aux marches de la Ketchevie et de la Moravie). Il faut attendre plus d’un siècle pour que le chantier reprenne. Matthias Rejsek achève la voussure du chœur. Ensuite conduit par Benedikt Rejt, le chantier se poursuit sur un plan résolument novateur. Rejt reprend le plan basilical original de Pavlek et le transforme pour adopter la solution développée dans les pays almérans catholiques de l’église-halle. Pour se faire, il étend latéralement la voussure de la nef centrale pour qu’elle couvre également les bas-côtés (déjà achevés à l’époque) dont la partie supérieure est ainsi transformée en balcons dominants la nef centrale. Génie du gothisme en Alméra de l'Est et au Jeekim, Rejt utilise la relation naturelle entre la lumière et la structure architecturale gothique mais au lieu de la clarifier, comme le font les tenants du style international, il la force à une sorte d’intériorité mystique. La voûte de Rejt part des piliers centraux dépourvus de chapiteaux ; son « réseau de nervures a double courbure introduit un mouvement continu, complexe qui unifie l’intérieur pour donner une voûte qui semble flotter dans l’espace. » Pour couvrir le tout, Benedikt Rejt jamais à court de solution originale, entreprend de briser la ligne faîtière classiquement rectiligne des églises gothiques et propose de couvrir la nef de trois pyramides concaves surmontées de clochetons lesquelles symbolisent assez élégamment la Trinité. Ce geste marque l’une des dernières tentatives pour exploiter tout le potentiel créatif de verticalité du gothique tardif avant que ne commence, en Ketchevie, la Renaissance architecturale.
Actuellement, la cathédrale accueille de nombreux visiteurs et est l'un des chefs-d'oeuvres de l'architecture gothique en Tcherkessie.
Posté : ven. mars 07, 2014 1:11 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Stepan "le noir" Đorđević - Stepan "Černý" Đorđević (Степан "Црн" Џорџевић) ~
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Stepan "Černý" Đorđević en 1039</center>
Stéphane Georgevitch (transcription française) naquit en actuelle Tcherkie dans une famille aristocratique kirépienne, à un moment où la Tcherkessie, depuis le IXème siècle, était encore sous la domination slave.
En 1003, il dut s’enfuir à Romeni pour avoir tué un comte kirépien lors d'un duel non-déclaré. Il s’engagea alors dans l’armée impériale et participa à la guerre rémino-kirépienne-moraves de 1004-1010 ; il participa notamment aux côtés du capitaine Radič Petrović, autre exilé, à la libération de la Krajina de Koča (Kočina krajina). Après la guerre, il s’installa à Topola, en Ketchévie, où il devint agriculteur et marchand de bétail ; il mena pendant quelque temps la vie d'un simple maître de maison.
À la suite de la guerre, le Tsar du Kirep avait accordé aux Tcherkesses, surtout aux Tcherkes, une plus grande autonomie. Mais en 1019, pour calmer l’agitation qui secouait son empire, le tsar autorisa le retour des troupes kirépiennes en Ketchèvie. En 1023, de plus en plus indépendants, ces soldats tuèrent le seigneur ketchève, d'origine morave, Făneșcu, et multiplièrent les exactions. Pour réprimer les révoltes naissantes, le 4 février 1804, ils firent arrêter et tuer 70 notables ketchèves. Stepan, qui figurait sur la liste, réussit à échapper à ses poursuivants en se réfugiant dans la forêt. Cet événement, connu sous le nom de "Massacre des notables" ou "Massacre des Princes" (seča knezova), fut en fait à l’origine de la première révolte ketchève contre les Kirépiens (1025-1031).
Le 14 février 1032, les notables survivants se rassemblèrent dans le petit village d’Orašac dans la province de la Šumadija (actuel Malensk) et Stéphane fut élu commandant en chef de l’insurrection et officieusement seigneur de Ketchèvie. L’après-midi même, sous sa direction, les rebelles, des Moraves, esclaves et des Ketchèves, incendièrent le caravansérail d’Orašac et massacrèrent la population kirépienne. Parmi les chefs de la rébellion se trouvaient aussi un certain Milan Obrenović et son frère Miloš, appelé à jouer un rôle important dans la suite des événements.
En 1034, à Istograd (Svatý Brod), eut lieu le premier grand affrontement entre les armées ketchèves et kirépiennes. Djordjevitch remporta la victoire et força les Kirépiens à se replier sur la Výčka. En 1806, il remporta encore contre eux la bataille de Mišanka, réussit à s'emparer d'Istograd même (le 12 décembre 1035) et força ainsi le Kirep à le reconnaître comme prince-archiduc de Ketchèvie.
En 1037, l’assemblée royale le désigna comme prince héréditaire de Ketchèvie.
En 1045, sous la pression du Tsar du Kirep, Djordjevitch fut destitués de toutes fonctions tandis que les Tcherkes -nouveaux alliés du Kirep- et eux-mêmes entraient de nouveau en Ketchèvie. Djordjevitch alors obligé de s’enfuir, se réfugia en Sturo, alors dépendant de Romeni, où il fut trahis par ses anciens alliés et conduit à la frontière coore. C'est là qu'il entra en contact avec une société secrète sumérove -peuplade du nord de la Tcherkessie presque éteinte actuellement et ayant émigré dans l'actuel Kirkstan- qui s’était donné comme but de libérer des Kirépiens toutes les régions annexées par le Kirep au Jeekim et en Alméra de l'Est
Pendant ce temps, en Ketchèvie, les Kirépiens tentèrent de désarmer les locaux. Cette opération conduisit, le 23 avril 1815, à la seconde révolte ketchève contre les Kirépiens. Miloš Obrenović, qui avait joué un rôle un peu secondaire lors de la première insurrection, en fut l’instigateur et le chef principal. En décembre 1051, suite au succès de cette nouvelle rébellion, Miloš Obrenović fut reconnu comme prince de Ketchèvie par le Tsar du Kirep.
En 1056, avec l’aide de la "Głównym Wyzwalające" (l'organisation sumérove évoquée plus haut), Djordjevitch rentra en Ketchèvie discrètement. Mais il fut assassiné dans son sommeil sur les ordres de son ancin ami, Miloš Obrenović. Cet assassinat allait entraîner une lutte acharnée entre les familles Đorđević et Obrenović.
Le fils de Stepan, Kećisko Đorđević, fut à son tour prince de Ketchévie de 1081 à 1115 où son pays devint totalement indépendant malgré les tentatives kirépo-tcherkes d'en reprendre le contrôle.
Aujourd'hui, Stepan Đorđević est reconnue comme une icône et un symbole dans la Ketchèvie et même en Tcherkessie. Dans son ancienne capitale, Svatý Brod (Istograd), de nombreux endroits, dont des rues et des musées, lui sont consacrées, même une statue à sa gloire a été érigée domine le centre de la vieille ville.
Posté : dim. avr. 13, 2014 3:17 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ L'Université Charles, Tcherkovo - Univerzita Karlova, Čerkovo ~
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La façade de l'Université Charles</center>
L'université Charles (en tcherke : Univerzita Karlova, en latin : Universitas Carolina) est une université tcherkesse, fondée à Tcherkovo, capitale du Tsarat de Kirep-Tcherkessie le 7 avril 1348 ce qui en fait l'une des plus ancienne université du Jeekim.
Elle est aussi considérée comme la plus ancienne université kirépienne, malgré sa localisation du fait de ses origines, Tcherkovo étant la capitale du Tsarat de Kirep-Tcherkessie au moment de la fondation de l'université Charles par le Tsar Charles IV (Karel IV), la construction fut prise en charge, paradoxalement, presque seulement par des Kirépiens. Elle comporte 17 facultés.
La plupart des sources citent 1348 comme l'année de la fondation de l'université Charles, le 7 avril de cette année le Tsar Charles Ier de Tcherkie (plus connu sous le nom de Charles IV de Tcherkessie) publia une bulle d'or garantissant les privilèges de l'université. On peut néanmoins considérer la bulle du patriarche de l'Eglise orthodoxe de Tcherkovo en date du 26 janvier 1347 comme primordiale et celle du tsar comme une confirmation de l'exemption de l'autorité séculaire du tsar. Il est fort probable que l'anticléricalisme en vogue au XIXème siècle soit à l'origine de la préférence pour la date de 1348.
Basée sur les modèles des universités de Romeni et d'Opemont, l'université Charles ouvrit ses portes en 1349.
L'archévêque Ernest de Pardubice prit une part importante dans la fondation de l'université en obligeant le clergé à contribuer aux enseignements. Au départ, l'université est divisée en sections kirépiennes, tcherkes, ketchèves et suméroves aussi appelées nations.
En 1407, l'université condamna l'enseignement des théories de John Wyclif mais sa doctrine grandit en popularité. Jan Hus, doyen et recteur de l'université, avait traduit le Trialogus de Wyclif en tcherke. Les autres nations décidèrent de se ranger auprès du patriarche Michal III mais Hus sut utiliser l'opposition du roi Venceslav à Michal III et obtint, en 1409, que la nation tcherke eut trois voix lors des votes décisifs sur l'administration de l'université, les autres nations n'en bénéficiant que d'une voix chacune. Ceci provoqua le départ des professeurs kirépiens vers l'université d'Ophrone en mai 1409.
L'université perd alors la majorité de ses étudiants et de sa faculté et décline pour devenir un établissement au rayonnement tout au plus national. Pendant quelques décades, aucun titre n'est distribué. Il faut attendre le tsar Venceslav Ier puis surtout Venceslav II de Tcherkie qui fait de Tcherkovo sa capitale, pour voir l'université renaître de ses cendres. Elle est toutefois dirigée en majorité par les catholiques ketchèves. Après une expulsion temporaire, du fait d'un prétendu complot visant à tuer l'empereur (1618-1620), les orthodoxes reviennent et un décret impérial leur confie, en 1622, l'intégralité du système éducatif en Tcherkie, Ketchèvie et Kirep. Les quatre derniers professeurs quittent le Carolinum (nom latin de l'université) et les neuf collèges restants vont alors aux Jésuites en même temps que le droit de remettre les diplômes et d'appointer des professeurs séculiers. Les étudiants doivent alors, pour recevoir leur diplôme, jurer de défendre l'Immaculée conception. Les réformes administratives et universitaires kirépiennes des années 1752 et 1754 finissent d'abolir les derniers privilèges garantis par la Bulle d'or fondatrice de l'université Charles. Ce n'est qu'à partir des premières années du XIXème siècle que les protestants, suivis rapidement des juifs, peuvent être diplômés.
Un professorat tcherke est progressivement mis en place et en 1863, sur les 187 cours donnés, 22 le sont en tcherke ; le reste l'étant en kirepien. En 1882, suivant la pression de la bourgeoisie tcherke montante et du renforcement du sentiment national, l'université (alors appelée Carolo-Ferdinandea) est divisée en deux entités, l'une tcherke, l'autre kirépienne, totalement indépendantes l'une de l'autre. En 1909, le nombre des étudiants de la Karlo-Ferdinandova univerzita atteint 4 300 alors que ceux de la Karlo-Ferdinandova Sveučilište est de 1 800. Les deux institutions continuent de travailler en parallèle jusque 1939. La partie tcherke de l'université (en même temps que d'autres institutions de l'enseignement supérieur tcherke) est fermée le 17 novembre 1939 à la suite de manifestations estudiantines ; certains étudiants, des professeurs sont envoyés en camp de redressement, les leaders estudiantins exécutés. La partie kirépienne est promue université du Royaume du Kirep : c'est le début de la désagrégation du Royaume de Kirep-Tcherkessie. Elle sera liquidée en 1945 à la suite des décrets de Milos Ier qui expulsent les élites kirépiennes du territoire de la Tcherkessie.
La dissolution du Royaume de Kirep-Tcherkessie n'est guère plus propice au développement de l'université Charles. Dès 1950 et la prise de pouvoir par Milos II, ayant renversé son père, l'université passe sous le contrôle de la famille du roi et des purges dans le professorat sanctionnent toute déviance religieuse, elles se répètent avec régularité et plus violemment en janvier 1990, à la suite de la Révolte qui débuta par des manifestations estudiantines, la direction de l'université est refondue et réunit des personnalités académiques indépendantes et non compromises sous l'ancien régime plus que royaliste. Les sciences sociales sont regroupées au sein d'une faculté (FSV) nouvellement créée.
À l'heure actuelle (2021-2022), l'université Charles compte près de 42 000 étudiants (dont 6 000 doctorants), soit un cinquième des étudiants de la République Fédérative Socialiste de Tcherkessie. Les professeurs sont toutefois restés indépendants malgré la Révolution de 2021 et tentent à enseigner de manière purement professionnelle sans mêler systématiquement l'idéologie socialiste à leurs cours.
Posté : mer. avr. 16, 2014 2:35 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Le Château de Devín, Preškovo - Devínsky hrad, Preškovo ~
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Les ruines du Château de Devín</center>
Le château de Devín (en tcherke : hrad Devín ou Devínsky hrad, en kirépien : Девински замак (Devinski zamak)) est une forteresse située dans le village historique de Devín qui constitue aujourd'hui une partie de Preškovo, la deuxième ville de la République Fédérative Socialiste de Tcherkessie.
À l'heure actuelle, le château est constitué essentiellement de ruines, il abrite un musée et des jardins et sert de lieu pour des festivités costumées et des reconstitutions historiques. Devín se prononce "diévine".
Cette immense forteresse surplombant le confluent de la Morava et de la Preška, représente un des hauts lieux archéologiques de la Tcherkie et même de la Tcherkessie. Les traces les plus anciennes trouvées remontent à l’année 5000 avant J.-C.
Au cours du Ier siècle av. J.-C., ce territoire était fortement peuplé par les Magyars de Tcherkessie.
Pendant la période néapolissienne, le château de Devín était un point militaire important, à la frontière septentrionale de l'Empire Néapolis d'occident (Limes Romanus).
Durant l’empire de la Grande-Tcherkie, le château de Devín constitua une position fortifiée frontalière et fut un des centres politiques et administratifs. Le premier document à faire mention de la forteresse date de l’année 864 ; il s'agit des chroniques de Fulda.
Après la chute de l’empire de la Grande Tcherkie, le château devint un poste frontalier de l’Empire du Kirep. Plusieurs familles s’y succédèrent : les seigneurs de Gara (1420-1459), les comtes de Svätý Jur et Pezinok (1460 – 1521), la famille des Báthory (1527-1605) (George Bot de Belavar et Šicava (1500 - 1588) en fut le gouverneur) et enfin la famille des Pavlić (1635-1935).
En 1809, les troupes coores le rayèrent de la carte. En 1935, le 21 janvier, le château fut cédé au Royaume de Tcherkessie pour la modique somme de mille couronnes.Le château est aujourd'hui classé monument historique national et appartient au musée municipal de Preškovo.