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Posté : mar. févr. 21, 2012 9:14 am
par Arios
<center>ADÉLIE
<center>Meeting du Front Adélien
[...] La voilà, la morale, elle est là devant vous, concrête. La morale, ce n'est pas une frustration, ni un tabou, ni le comportement mijorée d'une frêle pucelle comme on nous l'enseigne dans les médias à grand coups de : peace, and love. La morale elle est dans l'économie : on est derrière un écran de spéculation, comme on est derrière une machine à sous, on s'imagine que ça ne regarde que nous, qu'on se fait un petit sacrifice en achetant ou en misant pour 100$ sans penser aux autres. Je connais les problèmes dus aux jeux d'argent, qui sont un fléau aussi important pour notre société que la pornographie ou l'immigration.
Et détrompons-nous de suite, ce n'est pas l'affaire du simple ouvrier éméché. Je comprend que souvent, c'est l'image presque d'épinal qui nous vient à l'esprit, un ouvrier joyeux à la table de son bistrot, qui gratte un tiquet, et qui perd, ce n'est pas grave c'est 2£, on s'amuse et on reprend à boire. Les jeux d'argent, c'est une chose beaucoup plus grave, et cela concerne toutes les classes sociales, effectivement de l'ouvrier sous-payé - car la société que vous promet McGonney, et qu'il vous a déja offert d'ailleurs, méconsidère le travail manuel - aux classes moyennes hautes, chacun dans ses espoirs d'avenir, dans ses rêves irréalisable, s'imagine qu'en misant 2£, il pourra combler sa femme, ses enfants, acheter cette belle maison à la campagne, ou réparer l'actuelle qui est vétuste et que le gouvernement laisse dans un état pitoyable, car de toute façon elle n'appartient plus à ses occupants qui ont dû l'hypothéquer. Alors l'Adélien mise 4£, pensant multiplier ses chances par 2, puis encore il mise, 6£, 10£, 20£, quand il est dépendant il va jusqu'à dépenser des cents et des milles. À la fin de l'année, tout ça fait une petite fortune, de quoi apporter beaucoup de bonheur à la maison. Mais on l'a oublié, dans notre société dorée et matérialiste des 30 glorieuses, où le seul rêve d'espoir et de mon meilleur a fini par résider dans des chimères comme les jeux de fortunes.
Parce-que je vous venir mes adversaires, et je vois déja ceux qui décrochent en disant : ce sont des broutilles, ce n'est pas l'essentiel. Détrompez-vous. Chaque point de mon programme est essentiel, et je vais vous démontrer que celui là l'est autant que les autres.
Lorsque l'homme, de toute classe sociale, rentre du travail, se rend dans une boutique - dont les jeux d'argent représentent en réalité une mince partie du chiffre d'affaire, les seuls vrais bénéficiaires étant l'état et ceux qui le volent - achète un ticket... on lui ment. On lui vend de l'espoir sans raison, on lui fait croire qu'il peut changer de vie, simplement en comptant sur le hasard. Alors certes, bien que chaque personne a une chance sur plusieurs milliards de gagner à chaque ticket graté, chaque numéro joué, certains gagnent. Ahhh, ça fait rêver. Et pourtant ce ne sera jamais vous, car le peuple est la vache à lait, elle dépense chaque année dans les jeux d'argent des milliards de £, et on concède à lui verser 100 millions, tout au plus, en compensation, et à une seule famille.
En vérité, mes amis, il faut dire non aux jeux d'argent, parce-que les jeux d'argent dépravent notre société, ils mentent au gens, ils déprécient la valeur du travail que nous devons remettre au goût du jour en même temps que nous restructurerons le monde du travail afin de permettre à chacun, selon ses goûts et ses qualités, de choisir ce qu'il veut faire, sans pour autant lui mentir : l'école est là pour ça. On ne promet pas la lune à un enfant qui ne dépasse pas la classe de troisième, mais on lui laisse choisir sa voie en lui proposant tous les itinéraires possibles, car nous sommes des libéraux. Nous supprimerons les jeux d'argent, voici mon programme sur ce point, comme on a fermé les maisons closes, car il vaut mieux l'interdiction que la confiance sur des questions qui chaque jour déprécie la valeur du travail, de l'argent, de la morale. Car messieurs, je n'ai pas parlé des mensonges que vous inventez pour votre femme lorsque vous avez pris le temps, le soir, d'aller acheter votre ticket.
[...]
Posté : mar. févr. 21, 2012 11:36 am
par Arios
<center>ADÉLIE
<center>Meeting du Front Adélien
[...] Vous l'aurez compris la morale est au coeur de mon action, mais n'est pas l'essence de mon programme économique qui se base sur des arguments concrets déja évoqués et sur lesquels nous reviendront. Pour ceux que ça intéresse, mon programme est disponible un peu partout, et là vous aurez des chiffres, des calculs, des statistiques, des prévisions, de quoi satisfaire les comptables et ceux que les nombres de mes adversaires destabilisent.
Désormais, et ce thème est autant lié à la morale qu'à l'économie, je veux vous parler de l'immigration.
Souvent, le Front Adélien est caricaturé de xénophobe, on lui reproche de ne pas aimer les étrangers, les pauvres petits étrangers auxquels on doit donner son travail, sa maison, sa femme pourquoi pas, mais pas ses enfants ; eux, vous pouvez les garder, l'étranger se chargera d'en faire toute une ribanbelle. Et qu'ils soient noirs, ou blancs, ou autre, je n'en ai cure, ce n'est pas le problème ! Lorsque des Quantariens achètent des maisons à nos frontières car ils ont l'argent nécessaire, l'Adélie souffre, lorsque des Pelabssiens reprennent nos entreprises en s'imaginant que nous leur sommes ce qu'ils nous furent, l'Adélie souffre, lorsque des Barebjaliens rachètent nos clubs de rugby, nos manoirs, nos châteaux, nos biens nationaux privatisés dans la frénésie libérale du siècle passé, ceux de nos familles princières comme bourgeoises qui tombent en ruines et sont restauré par l'étranger : l'Adélie souffre !
Le problème, ce n'est pas les cheuveux crépus - oui, je parle sans peur, je parle crûment, pour mieux me faire comprendre -, le problème c'est la culture qu'ils entraînent.
Je me plains autant que l'on parle le français ou l'allemand dans nos lotissements et nos vieilles bâtisses, que yiddish ou hindou dans nos quartiers défavorisés !
Et contre ça nous devons lutter !
Nous devons nous battre par la parole, par le langage de la vérité, par des propos francs et droits.
STOP à l'immigration !
On a cru trop longtemps, et aujourd'hui de nombreux pays nous le reprochent et nous méprisent à cause de ça, que la nationalité n'était qu'une babiole administrative, un obstacle désuet à l'acquistions de privilèges concédés par une machine économique à ceux qui la faisaient prospérer. Pour moi, et pour vous, être Adélien, ce n'est pas se forcer à manger du porc, ce n'est pas agiter un drapeau les soirs de matchs, et je vais même aller plus loin, ce n'est pas entrer dans l'armée et donner sa vie. Étre Adélien c'est chanter, avec l'innocense d'un enfant, [url=http://www.youtube.com/watch?v=j4yj4sRu21I&feature=related]la chanson des grenadiers[/url] sous la douche ! Qu'importe la couleur de la peau, du moment que l'on ne se ment pas à soi-même. Si des citoyens Adéliens sont noirs, marrons, jaunes, tant mieux, tant mieux, à condition qu'ils comprennent et que nous gardions en tête, eux comme nous, qu'ils ne descendent ni des Celtes ni des Normanns, mais bien de nos citoyens d'Empire.
Alors je dis STOP à l'immigration, que l'on ne passe même pas à 40 000 entrées par an, mais à 1000 entrées sur le territoire, finement sélectionnées parmi des individus voulant servir les intérêts de l'Adélie et uniquement d'elle, non les leurs, ceux de leurs enfants, de leur famille au pays, car le pays de ces 1000 immigrants, ce sera l'Adélie, car ils ont un passé avec ce territoire, avec ce peuple que nous sommes. Et avec cette politique de fierté, on ne rend pas seulement service à notre pays, dont les maux vont s'effacer : la fierté permet de donner plus d'huile de coude chers amis ! non, elle sert également le tiers-monde. Quand vous avez 26 ans, que vous êtes un expert en informatique, un grand chirurgien, un ingénieur émérite, que vous êtes Wapongais ou Saoudien, vous n'avez pas le devoir moral de partir exercer à l'étranger, chez nous, mais vous avez le devoir moral de rester dans votre pays et de le faire prospérer, lui qui vous a nourrit pendant un quart de siècle pour vous voir filer à l'autre bout du monde, attiré par le mythe de la nationalité-récompense, les clichés pro-brain-storming Pelabssiens prônant la belle voiture, la blondasse, les petits métisses, et le pavillon de banlieue éloignée, dénaturée, ressemblant davantage d'ailleurs à un terrain de stockage qu'à un lieu habitable et convivial.
En disant STOP, nous nous rendons services, et nous rendons service à ces pays, afin qu'ils se développent, car NOUS sommes des humanistes, NOUS avons une vision de citoyen du monde, et en réglant nos problèmes ici, on aidera les autres à les régler chez eux.
[...]
Posté : mar. févr. 21, 2012 11:50 am
par Jacinto
<center>ADÉLIE
Visite du candidat Populiste dans une des dernières usines de la capitale
[img]http://www.sanfinna.com/wp-content/uploads/automobile-sochaux_298.jpg[/img]
Alors que les chaînes de télévision se bousculent pour avoir le bon champs vision et la place idéale pour leur caméra, David Bayer, candidat Populiste, visite l'une des dernières usines manufacturière de la capitale, où les ouvriers, déroutés, ne vont généralement pas voter. Il s'agit d'une usine de construction automobile, PSAdélie, on y compte pas moins de 15.000 ouvriers. L'entreprise PSAdélie a déjà délocalisé 75% de ses usines au Makaran et au Zanyan, et a récemment déclaré la futur délocalisation de cette usine, pourtant très chère aux yeux des ouvriers, qui ont tout donné pour l'améliorer et la rendre plus rentable qu'elle ne l'est déjà. Mais la direction de l'entreprise les a ignoré et a maintenu sont projet d'expatriation, mettant en péril 15.000 emplois.</center>
Ouvrier : * fier de montrer l'usine dans laquelle il travaille depuis bientôt 17 ans * Voilà, ici vous avez le centre de logistique, où nos ingénieurs, qui travaillent jours et nuits, tentent de dénicher de nouveaux gadgets, de mettre au point des innovations ou d'améliorer le fonctionnement de nos modèles automobiles, et rendre plus agréable la conduite de nos clients. Nous avons près de 40 postes informatiques où les chercheurs établissent des constructions en 3 dimensions de leurs projets, ils ont également des logiciels afin de simuler la mise en œuvre de leurs améliorations et comparer les changements. C'est aussi ici que nos designer concrétisent leurs dessins, qui pourront devenir les maquettes de nos prochains modèles automobile. Si nous avançons encore, nous pourrons observer la salle d'expérimentation, où les mêmes ingénieurs et techniciens simulent et testent la résistance des modèles en cas d'accident, où la capacité de freinage. Voilà nous avons terminer la visite du site monsieur Bayer, je vous remercie d'être venu soutenir nos 15.000 employés, cette usine a toujours existé, elle nous est chère, elle est rentable, compétitive et nous avons accepté la baisse de nos salaires il y a 5 ans, justement pour éviter que cette usine soit délocalisée, mais la direction nous a abandonnés. Notre travail est pourtant de qualité, nos 200 ingénieurs et techniciens sont qualifiés et sous-payés, ils font quand même du très bon travail, nos 13.000 ouvriers sont efficaces, rapides, et leur travail a souvent été loué, la gestion de l'usine fait aussi un magnifique travail, ils nous ont défendu pendant des années et nous ont protégé de la délocalisation, de la baisse des salaires, autant qu'ils ont pu. Désormais vous êtes notre seul espoir. Nous ne croyons plus en la politique de ces libéraux, qui sont eux mêmes les patrons des entreprises adéliennes. Il faut nous redonner de l'espoir. Il faut sauvegarder l'emploi et l'industrie.
David Bayer : Vous avez entièrement raison, et je trouve scandaleux que l'on puisse encore considérer les libéraux comme l'avenir de ce pays... car ils sont les partisans et les complices de la délocalisation. Il sont les responsables du taux de chômage considérable, qui n'est pas prêt de cesser d'augmenter. Ils sont coupable de la ruine de ce pays, à commencer par son industrie. Et ce sont eux, après, qui viennent prôner dans les usines la promesse d'une république exemplaire, une démocratie du peuple ? Mais le peuple pour eux, ce sont les patrons... les bourgeois capitalistes... les aristo et autres militants de la technocratie et de l'esclavagisme ouvrier. Je ne peux pas concevoir leur maintien au pouvoir. Personne d'ailleurs ne le devrait. Mais nous sommes diabolisés. Ils jouent avec vos peurs. Selon eux une démocratie populaire est une démocratie de la peur et de la dureté. Oui, elle le sera... mais pour les patrons et ceux qui vous ont mentis, exploités, manipulés, trompés, abusés, pendant des années. J'ai promis dans mon programme présidentiel d'interdire la délocalisation. C'est un moyen de calmer les patrons et de reprendre le pouvoir sur une société financière qui n'est dirigé que par eux et les banquiers. Il n'y a qu'en canalisant l'économie qu'on parviendra à résoudre la crise. Il n'y a qu'en reprenant ce que les patrons et capitalistes nous ont pris que l'on pourra vivre dans une société égalitaire et populaire. C'est aux ouvriers et à ceux qui permettent la survie de l'entreprise, que doivent revenir le pouvoir et la direction. Eux, ils veulent être élus pour conserver l'Adélie au rang de sattelite dans le giron de l'OTH, ces libéraux qui sont les premiers à vous exploiter et les premiers responsables de votre ruine. Car McGonney n'est pas assez rusé pour mener cette campagne seul, il n'a plus d'arguments. On le voit bien, il base sont programme sur des mesures artificielles et électoralistes qui maquillent son incompétence et l'échec de sa politique libérale. Il est loin de vos préoccupations. Pendant que vous souffrez le martyre, que vous ne pouvez pas finir chaque mois sans être endettés, eux ils prônent la légalisation des drogues douces, les subventions écologiques et blablabla... Sérieusement, est-ce que ça vous soulage ? - rires des ouvriers - Voilà... Nous, nous proposons un retour aux sources. Aux premières fonctions des banques c'est-à-dire les accords de prêts et de crédits, notamment aux industries adéliennes qui produisent en Adélie et pour l'Adélie. Nous mettront en place la nationalisation des entreprises expatriées et des grandes sociétés pour que cessent les dérives du patronat, avide de profit. Nous proposons aussi la hausse de vos salaires pour que votre pouvoir d'achat augmente et que vous consommiez plus, rendant plus rentable les entreprises adéliennes. Voilà ce sont une multitudes de grandes mesures, qui mettront fin à l'aristocratie et la technocratie, qui endurcissent l'austérité dans ce pays, et ne font que le ronger. Il faudra agir à temps d'ici quelques semaines, pour faire le bon choix. Le choix du populisme qui préservera l'emploi, et vos familles.
Une ovation de plusieurs centaines d'ouvriers, qui ont décidé, avec le soutien de David Bayer, de se mettre en grève, pour protester contre la décision prise par le patron de l'entreprise, filmée par les caméras. Cette situation est plutôt délicate pour le Parti Libéral qui est clairement considéré comme le coupable de la délocalisation et qui n'a pour l'instant jamais donné d'explications valables au peuple concernant ces choix de politique industrielle délocalisatrice. La scène et la discussion est rediffusée en direct sur les 3 plus grandes chaines d'infos d'Adélie et sera diffusée sur les deux 20H les plus visionnés. Il ne fait nul doute que le Parti Populiste place l'industrie et l'emploi, échec du président sortant, au centre de leur campagne, tentant de rameuter dans leur camp électoral les chômeurs et employés au chômages indécis et ceux qui craignent pour la survie de leur emploi. Le soir même, David Bayer sera l'invité du 20H de Dustin Piujadaz, pour commenter les images diffusées et répondre aux questions du présentateur.
Posté : mar. févr. 21, 2012 3:36 pm
par Johel3007
<center>ADÉLIE
<center>Pendant ce temps sur les réseaux sociaux....
La campagne ne résume pas à un enchaînement de meetings, à des émissions politique ou des rencontres. Les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans une élection, et peuvent être parfois déterminant. Objet de communication directe et simple, la formule a séduit le parti libéral, à la pointe de la modernité, et le président McGonney publie quotidiennement des messages sur son état d'esprit, sur le déroulement de sa campagne, sur ses projets....
[quote="Bonaparte N"]<center>[img]http://img11.hostingpics.net/pics/606434Sanstitre1.png[/img]</center>[/quote]
Posté : mar. févr. 21, 2012 5:08 pm
par Jacinto
<center>ADÉLIE
Interview du candidat Populiste sur le 20H le plus visionné du pays, TFA
[img]http://files.fluctuat.net/images/cms_flu/0/6/2/1/51260/64854.jpg[/img]</center>
David Bayer a été invité sur le plateau de Dustin Jiudaz, un politologue et éditorialiste expérimenté, en plus d'être un journaliste de renom. Il va répondre à ses questions, réputées pour êtres souvent très directes. Chaque soir c'est plusieurs millions de téléspectateurs qui regardent l'émission.
Dustin Piujadaz : Aujourd'hui nous recevons David Bayer, candidat à la présidentielle du Parti Populiste, qui ce matin s'est rendu à l'usine PSAdélie en grève, pour soutenir les ouvriers. Je vous propose de visionner les images de cette visite. * le reportage passe où l'on aperçoit Bayer avec les ouvriers qui discutent, puis quelques minutes plus tard pendant l'organisation de la grève *. David Bayer bonjour. La visite de PSAdélie s'est faîte ce matin de 9H à 11H30, puis vous avez mangé au réfectoire avec les employés de l'usine, et, enfin, vous les avez aidés dans la conception des affiches et l'organisation de la grève. Pourquoi avoir organisé cette grève brutale et soudaine ? C'est presque un putsch qui a été fait dans l'usine.
David Bayer :Déjà j'aimerais vous dire qu'il est normal qu'un candidat à la présidentielle soit proche du peuple et qu'il ne se contente pas d'envoyer des militants imprimer des affiches et de faire rédiger des communiqués par ses employés. Vous voyez certainement de qui je parle. Quand on se prétend libéral-démocrate soi-disant dévoué pour le peuple, ce n'est pas tout de le dire, il faudrait aussi le prouver, même si vous savez la nausée qui m'emplit quand je prononce ce mot, "libéral". Bien. Maintenant, fermons cette parenthèse. Cette grève, nous l'avons organisée avec les 13 000 ouvriers, mais pas seulement. 150 ingénieurs y participeront, 200 techniciens, mais aussi 80 employés du personnel administratif. Tout le monde est concerné par le chômage, et la désindustrialisation libellée libérale. Nous avons pris cette décision collégiale, parce que nous en avons marre, voilà tout. Nous en avons marre de l'hégémonie patronale incontestable. Nous en avons marre de devoir nous taire. Nous en avons marre de subir les conséquences d'une politique libérale destructrice et qui ne profite qu'à une infime partie de la société, celle qui en fait le moins, et qui pourtant contrôle tout. Le président actuel n'a pas beaucoup de marge de manœuvre si ce n'est acquiescer aux ordres donnés par les patrons. Il s'est tout seul piégé dans sa politique libérale. D'ailleurs, vous le voyez bien avec son programme : il s'extirpe lui-même du libéralisme qu'il défendait, en maquillant son programme de quelques mesures artificielles, inutiles et électoralistes, afin de combler le vide d'une absence de prise de position face aux délocalisation et ses conséquences. Il semble oublier que l'on est en crise, en récession, et que son bilan ne lui permet pas d'ignorer encore une fois les besoins et les soucis de son pays. Et pour répondre à votre dernière remarque, ce n'est ni un putsch, ni un "coup d'état", c'est une menace qui est faîte à la direction de PSAdélie, les ouvriers ne rendront pas l'usine tant que des mesures raisonnables seront prises. Et je les soutiendrais jusqu'au bout, quitte à rester face aux bulldozers si les patrons ne changent pas d'avis.
Dustin Piujadaz : Comment ont réagi les ouvriers quand ils ont appris leur licenciement ? Ont-ils décidé de vous joindre, ou est-ce vous qui les avez contacté ?
David Bayer : Vous vous doutez bien qu'ils n'ont pas sauté au plafond quand on leur a appris la nouvelle... à moins que ce ne soit un saut de frayeur ou de rage. Ils ont manifestés, marché pour leu cause, essayé de faire parler d'eux sur internet, sur les réseaux sociaux... mais rien n'y fit. Le patronat, en collaboration étroite avec le gouvernement libéral, s'est débrouillé pour que la décision de délocalisation de PSAdélie se fasse la plus discrète possible et qu'on n'en fasse pas un objet de campagne qui pourrait jouer en défaveur du président sortant et des patrons. Malheureusement pour eux, quand la nouvelle est arrivée à mes oreilles, j'ai contacté l'usine et me suis rendu le lendemain même à la rencontre des ouvriers, qui sont pourtant si fiers de leur usine, de leur travail, mais qui commencent à détester leur pays, et ses dirigeants. Ils ont fait des sacrifices, des heures supplémentaires non payées, des baisses salariales, des efforts presque surhumains pour éviter le désastre. Mais ça n'a pas suffit apparemment, puisque le patron de PSAdélie, monsieur Fitch, a décidé de délocaliser, alors que l'usine était rentable et compétitive. Comme partout ailleurs où la délocalisation fait des ravages, c'est pour d'avantage de profit plus que pour un gain de compétitivité que les entreprises délocalisent. Cela suffit. Alors j'ai décidé de venir les aider pour protester. On veut assourdir le peuple en nous rendant muets, les populistes, les ouvriers qui se plaignent, les désœuvrés qui en ont ras-le-bol du libéralisme. On veut nous mettre dans un placard pour assurer à un président inconscient et au monde de la finance la poursuite de leur règne. Et bien, si je suis ici, c'est justement pour faire parler d'eux. Et j'espère que le gouvernement ne fera pas comme d'habitude, c'est-à-dire ignorer les plaintes. Si tel sera le cas, alors je pense que le président sortant n'a aucune raison de se représenter si ce n'est pour garantir à l'OTH que l'Adélie restera un satellite bien dressé où leurs firmes pourront s'enrichir sur le dos de citoyens appauvris et abandonnés.
Dustin Piujadaz : Que répondez-vous aux attaques du Parti Libéral, notamment par rapport à vos promesses assez radicales concernant l'industrie et l'économie ?
David Bayer : Écoutez, j'essaie avant tout de ne pas m'abaisser au niveau du président sortant, qui jouie d'une stratégie politique minable, qu'il croit pourtant efficace. Moi, je valorise mes idées, je mets en avant mon programme, mes idées et mes ambitions pour ce pays, quand d'autres s'abaissent à caricaturer ou mentir sur les programmes de leurs concurrents, au lieu de proposer des solutions concrètes et efficaces. Donc je préfère ignorer ceux qui gribouillent un programme qui sauverait le peuple adélien, pendant que le candidat qu'ils soutiennent s'amuse à faire de la politique politicienne. Il est en décalage entre ses intérêts, ses lubies royales, et les nécessités qu'exige le peuple d'Adélie. Mes promesses sont, certes radicales, mais si elles le sont, c'est pour mieux réparer les bavures, les erreurs, et l'incompétence des libéraux qui sont depuis 21 ans au pouvoir.
Dustin Piujadaz : Des caricatures ont été faîtes avec votre visage et celui de Ruth Kenny. Comment avez-vous réagit ? Quels ont été les réactions dans le camp populiste ?
David Bayer : Je crois que nous sommes tous habitués aux singeries du président sortant, cela fait 7 ans que nous avons à faire à un politicien qui n'a pas d'idées, pas assez d'intelligence se faire propulser par ses idées, il est donc logique qu'il fasse campagne sur le discrédit et la moquerie, puisque ce sont les derniers arguments qu'il lui reste.
Dustin Piujadaz : Pourtant vous avez vous-même fait imprimer des tracts et des affiches discréditant le président et rappelant sont bilan cata... * cherche ses mots * ... plutôt négatif.
David Bayer : Oui, mais je reste dans la limite de la politique. Je rappelle un bilan qu'il tente de faire oublier. Je rappelle quelle a été sa politique pendant 7 ans. Je rappelle également pourquoi le part populiste devrait être élu, pour réparer l'erreur de 21 ans de libéralisme. Et les adéliens semblent partager cet avis globalement car désormais les chances de réélection du président sont faibles. Tous ses concurrents rejettent son programme et le libéralisme qui a mis en place. Moi, je reste dans la dénonciation et la constatation, parfois la protestation. Alors que lui s'est engouffré dans la mascarade et dans la singerie des politiciens à bout de souffle. Surtout que les affiches qu'il publie sont plus de la propagande mensongère et qui joue avec la peur des citoyens. Alors que la seule personne de qui nous devrions avoir peur se tient à l'heure actuelle derrière un bureau où se dressent les couleurs de l'Adélie.
Dustin Piujadaz : Bien, maintenant passons à votre programme et plus précisément à la nationalisation des principales entreprises du pays et des usines expatriées. Comment comptez-vous vous y prendre ? Ce ne sera pas facile de reprendre aux patrons ce qu'ils ont conçu de leur main, vous vous en doutez.
David Bayer : Je me doute surtout d'une chose : la société ne peut pas rester comme elle est. Le monde libéral dans lequel le président nous a jeté ne convient ni à notre économie, ni à notre industrie. Nous avons copié les nations libérales par excellence, comme le Pelabssa ou le Quantar, mais cela nous a menés à la plus grave crise que l'on ait connue depuis le XXème siècle. Et pour en sortir, il faudra délibéraliser le pays. Le sauver des griffes de l'OTH qui nous enferme dans une spirale libérale infernale qui nous détruira bientôt, et dans laquelle nous ne sommes pas adaptés. Ils font leur richesse sur notre tombe. L'OTH, mais les patrons également. Ils dénigrent désormais leur pays en crise pour se tourner vers le profit qui s'offre à eux au Makara ou au Zanyan. Et bien nous allons riposter. Pour préserver notre pays. Nous allons imposer la présence de l'état dans la direction des entreprises, puis nous feront un décret déclarant que chaque entreprise expatriées appartient désormais à l'état. Les chefs des locaux concernés seront contraints d'obéir, ou alors la police s'en chargera. C'est la seule manière de cadrer l'économie, de l'éduquer. Pour cela il faut nationaliser, pour mieux gérer. Cela évitera d'une part la délocalisation, mais aussi les licenciements boursiers, les dérives libérales, l'exploitation des travailleurs. Cela suffit. Les entreprises doivent enfin revenir à ceux qui la font vivre. C'est-à-dire au peuple et à l'État. Par ailleurs, les conseils d'administration des entreprises nationalisées seront composés de délégués ouvriers à 40%, 10% seront choisis parmi des volontaires habitants des villes où sont établis la plupart des usines de l'entreprise et 50% seront nommés par l'état. La répartition est égalitaire et juste, les ouvriers pourront enfin faire retentir leur voix. Fini la société aristo-bourgeoise libérale où les patrons et les riches contrôlent tout. Désormais l'état et les ouvriers assureront le bon fonctionnement de notre industrie. Et c'est la décision la plus sage qu'il soit. Et les libéraux fanatiques n'auront pas le choix. Nous leur imposeront nos décisions et ils n'auront pas d'autres choix que de s'adapter à ce nouveau type de société.
Dustin Piujadaz : Votre alliée la candidate Écologiste, Felicity Joy, vous avait qualifié de révolutionnaire utopique, bien avant la campagne, c'était en 2012, quand vous êtes passé à la tête du Parti Populiste. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, cette candidate qui pourtant ne vous prenait pas au sérieux, puisse se joindre parmi vos plus fervents alliés, prête à se désister au second tour en votre faveur ?
David Bayer : Le passé est le passé, monsieur Piujadaz. Nous avons eu des différents, il est vrai, avec le parti écologiste à l'époque de l'élection de McGonney au pouvoir. Nous nous sommes expliqués depuis, et sommes désormais tous deux convaincus que c'est uniquement grâce à l'union de la gauche que nous pourrons tourner la page du libéralisme. Maintenant, il n'y a plus de doute, notre ennemi commun est le monde financier, le monde libéral, et son représentant.
Dustin Piujadaz : Vous parlez très peu de l'éducation, de l'immigration et de l'environnement de votre programme. Pourquoi et quelles sont vos opinions concernant ces thèmes ? Est-ce une décision réfléchie de ne pas l'évoquer, une mise à l'écart, un manque d'idée, une stratégie ?
David Bayer : Je ne fais pas comme mes concurrents à la présidentielle. Je ne m'étale pas sur tous les sujets possibles et imaginables. Je me concentre essentiellement sur comment résoudre la crise et quelles sont les décisions à prendre pour justement ralentir cette crise et pour mieux la vaincre. Pour moi, et j'en suis convaincu, l'éducation et l'environnement ne sont pas les clés de la crise. Ce sont des thèmes importants, certes, d'ailleurs je les aborde, même brièvement, dans mon programme, mais ce n'est pas en promettant tout et n'importe quoi à droite à gauche qu'on va résoudre nos principaux problèmes. D'ailleurs c'est en faisant comme McGonney en 2010 qu'on oublie justement toutes les promesses déclarées, tellement il y en avait. De toute façon, au cours de mon mandat, si mandat on m'accorde, je serais obligatoirement amené à aborder les thèmes que vous citez, tout comme celui de l'insécurité. Mais, je ne pourrais pas les mener à bien si je ne me concentre pas en premier temps sur le programme que je propose, qui est déjà très étoffé, vous l'aurez remarqué. Et puis, les sujets qui intéressent les adéliens en ce temps de malheur, vous vous doutez bien que ce sont essentiellement l'emploi, l'industrie et l'économie. Le reste viendra plus tard.
Dustin Piujadaz : Votre programme et celui de Ruth Kenny, souvent accusée de xénophobie, de nationalo-patriotisme, partisane d'une dureté politique et d'un retour aux valeurs morales d'antan, se rejoignent en beaucoup de point. Notamment au niveau de l'interdiction de la spéculation, l'hostilité envers le monde de la finance, la crainte de la libéralisation de l'Adélie, le rejet de la politique libéral du président sortant, la mise en place d'un protectionnisme, le contrôle des banques par l'état... Alors que les patrons accusent Mme Kenny d'être fasciste, comment justifiez-vous qu'extrême gauche, communiste, et extrême droite, nationaliste, soient aussi proches au niveau des idées et des déclarations ? Parce que, vous l'avez dit vous même : "le Front Adélien a choisi une candidate qui a conscience de la gravité dans laquelle nous vivons", vous approuvez donc la candidature de Ruth Kenny. Il y avait même eu des rumeurs il y a quelques semaines concernant une possible coalition Écolo-Populiste-Front Adélien.
David Bayer : Mais je le dis et je le répèterais autant de fois qu'il le faudra, Mme Kenny est une candidate sérieuse et ses idées sont pour la plupart applicables. Cela ne veut pas pour autant dire que je voterais pour le Front Adélien, ni que je ferais campagne pour elle. Mais si elle venait à prendre ma place au second tour, je n'exclus pas la possibilité de lui accorder mon soutien. Ce qu'il faut savoir, c'est que nos partis sont diabolisés parce que les libéraux craignent notre accession au pouvoir et savent qu'elle est inévitable. Les patrons veulent conserver leur confort leur patrimoine, leur prote monnaie et continuer à exploiter les travailleurs. Il n'est pas étonnant qu'ils s'inquiètent et fassent tout pour conserver le pouvoir qu'ils ont sur la société. Mais en vérité, les fascistes qui privent de parole le peuple et qui l'exploite, ce sont eux. Vous connaissez sans doute l'auteur qui dit : "lorsqu'on insulte quelqu'un, on ne fait que se refléter sur un miroir dans lequel on ne se reconnaît pas"...
Dustin Piujadaz : Comment se fait-il que sur les idées, vous ayez plus de points communs avec le Front Adélien que le Parti Écologiste ?
David Bayer : Parce que nous sommes de plus en plus nombreux à nous rendre compte de la gravité du libéralisme qui nous ronge comme la peste. Mme Kenny, moi, même Felicity Joy, mon alliée comme vous dîtes, approuve la majeure partie de mon programme. James Smith, bien que trop au centre pour pouvoir renoncer totalement au modèle capitaliste, il ne demeure pas moins méfiant quant à cet ultralibéralisme que l'on a établit en Adélie depuis des siècles.
Dustin Piujadaz : Pensez-vous qu'une alliance soit encore possible entre vous et le Front Adélien ?
David Bayer : Écoutez, comme je vous l'ai dit, nous partageons des idées, des opinions, et Mme Kenny sait que notre seul ennemi c'est le monde libéral. Je pense qu'elle en prendra compte quand viendra le second tour.
Dustin Piujadaz : Vous accusez le président McGonney d'être soutenu moralement, financièrement, politiquement et intellectuellement par les dirigeants des pays phares de l'OTH, notamment le Pelabssa et le Quantar. Qu'est-ce qui prouve ces accusations ? Vous semblez affirmer cela comme s'il s'agissait d'une éventualité ou d'un fait accompli.
David Bayer : Il n'y a plus rien à prouver. L'OTH s'est discrédité en faisant de l'ingérence dans l'opinion publique et cela a joué contre son candidat. Cela prouve aussi que les manigances sont de mises et que tout est permit quand il s'agit de conserver le pouvoir, peu importe l'opinion du peuple. Ce n'est pas une démocratie mais une technocratie, une libéralocratie, une monnétocratie, une société ou l'argent prime plus que l'humain. Et quand vous voyez les plans électoraux et leur échelle... par qui pensez-vous que tout cela est financé ? Les libéraux monopolisent les chaines télévisées, à tel point que les adéliens eux-mêmes en ont marre. Leur jeu est en train de se retourner contre eux. Et cette campagne s'annonce particulièrement mouvementée, je pense que nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Dustin Piujadaz : Dernière question Monsieur Bayer, comment envisagez-vous la suite de la campagne ? Selon vous qui a le plus de chance de l'emporter ? Comment souhaiteriez-vous que se passe la fin de la campagne ? Un débat ? Des affrontements par médias interposés ?
David Bayer : Je ne peux prédire l'avenir. Les résultats seront ce qu'ils seront et la campagne, nous la ferons quoi qu'il arrive. Nous irons jusqu'au bout et nous ne reculerons pas face à un président qui nous menace. C'est justement l'incrédulité, la médiocrité, l'avidité et l'accrochement de McGonney au pouvoir qui nous incite à aller encore plus loin. De toute façon les résultats, je pense, ne seront guère surprenant. Vu ce que nous propose McGonney, sa stratégie de campagne n'ira pas bien loin. McGonney promet aux Adéliens une politique déflationniste, c'est-à-dire préférer les créanciers au peuple. McGonney veut une politique malthusienne : "toujours moins pour les pauvres, toujours plus pour les argentiers". C'est-à-dire toujours plus d'austérité pour plus de récession au final... De toute façon, les créanciers préfèrent un pays dynamique capable de rembourser grâce à sa croissance et à la création de richesses sur son sol. Même s'il a fait défaut par le passé, qu'un pays empêtré dans une spirale déflationniste veuille réduire sa dette dans les conditions que propose McGonney, c'est finir par l'augmenter immanquablement et accentuer voire approuver les conséquences de l'austérité.
Dustin Piujadaz : Merci d'avoir répondu à nos questions Monsieur David Bayer, candidat du Parti Populiste à la présidentielle, accrédité de 26.5% dans les derniers sondages, détenteur de la deuxième place, juste derrière le président sortant qui lui est à 27%. Voilà, cet émission touche à sa fin, merci de l'avoir suivie jusqu'à son terme, je vous souhaite une bonne soirée et vous donne rendez-vous demain à la même heure pour une édition spéciale crise, où nous simuleront la mise en application de chaque programme des candidats à la présidentielle. Merci encore et bonne soirée sur TFA.
Posté : mar. févr. 21, 2012 8:26 pm
par Arios
<center>ADÉLIE
<center>Meeting du Front Adélien
[...] Je le dis maintenant, et que diable si les peureux votent ailleurs. Sur 5 ans, je m'engage moi et l'ensemble de mon gouvernement, à virer de notre territoire l'ensemble des usines étrangères qui font des bénéfices supérieurs de 10% à ce que les salariés Adéliens gagnent grâce à leur présence !
Il n'est pas tolérable que les investisseurs et industriels étrangers s'installent dans notre pays pour nous voler nos richesse et exploiter nos travailleurs. Quelles seront les conséquences d'une telle poigne sur le secteur industriel ? Et bien les salaires des travailleurs seront sans doute doublés à terme. Je sais que ça vous semble rocambolesque, pantraguélique, et caetera ; fiche ! Que cela vous semble possible, car avec le Front Adélien, ça le sera.
Et voilà que s'affolent les mijorées de la politique, les moelleux, les médiocres, les à-moitié. Et bien je poursuis : table-rase du passé !
Table-rase des investisseurs étrangers qui ne servent plus notre pays et nos travailleurs. Nous permettrons, dans la réadaptation des entreprises étrangères à notre pays, au lieu d'avoir à les nationaliser sans gène, à la masse salariale de quadrupler ses bénéfices par rapport aux salaires actuels. Au delà, l'État pompera tout. Je répète : 60% pour l'entreprise, 40% pour les travailleurs, et si ces 40% permettent davantage que de quadrupler les bénéfices des salariés, et bien le reste ira à l'état, et ce sera le juste lègue de ceux qui viennent en Adélie pour faire fructifier leur pactole.
Par ailleurs, cet argent gagné servira au grand effort national de réhabilitation de nos industries, et de réindustrialisation ! Je veux que chaque jeune Adélien, sans qualifications particulières, puisse intégrer en boulot de vacances les nombreuses industries de notre pays. Je veux que chaque chômeur retrouve un travail qui lui permettre de vivre décemment avant de faire valoir son expérience et ses diplômes. Oui, remettons l'industrie au centre de notre idéal de rêve Adélien, de rêve libéral.
Qu'est-ce que nous importons ? Dîtes-le moi !
La foule dit timidement quelques mots, rigole, et puis l'effusion commence. Chacun y va de son Made in Raksasa, Made in Quantar, Made in Esmark...
Tout ces objets, chers amis, du pantalon à la thellière, de la fourchette à la voiture, si nous avons les moyens de les produire, de nous en privons pas bêtement ! Car je vais être franche, lorsqu'un industriel Adélien s'exile dans un autre pays, il ne faut pas croire que le pays profite du génie de ses entrepreneurs. Alors on vante, à l'étranger, le savoir-faire adélien en terme de yaourts, de supermarchés, d'hélicoptères, de n'importe-quoi, mais au final c'est le local qui travaille et non l'Adélien, l'argent va au pays qui accueille l'industrie. C'est la loi du plus fort, dirions-nous à tord : en fait, c'est la loi du moins cher ! c'est la loi du plus miséreux !
Forçons les entreprises à relocaliser en Adélie ! D'abord par la parole, par l'appel au bon sens et au devoir moral, les patrons ont LARGEMENT de quoi payer l'adaptation de leurs recettes aux demandes du travailleur Adélien. Et s'ils refusent, les lâches, et bien taxons leurs produits au même titre que les produits étrangere. Et la politique de TAXES, mesdames et messieurs, c'est la politique du bon sens, c'est la politique qui profite aux douaniers comme aux habitants de l'Adélie, comme à l'état, comme à notre honneur. C'est le bon sens mercantille que je vous invite à retrouver, la prise de conscience, à nouveau, que ce qui est richesse ailleurs ne l'est plus ici, que ce qui est emploi ailleurs ne l'est plus ici, que ce qui est bonheur ailleurs ne l'est plus ici ! [...]
Posté : mar. févr. 21, 2012 9:26 pm
par Arios
<center>ADÉLIE
<center>Meeting du Front Adélien
[...] Maintenant, nous allons changer de sujet. Les bambins que j'aperçois sont endormis, ce qui va nous permettre d'aller dans le vif du sujet quant à la décadence de notre société.
[elle s'éloigne du pupitre, joins ses mains]
Je suis, en tant que politicien, sensible à l'idée que dans mon pays, les gens puissent librement se procurer des images, des films, des jeux, du matériel audiovisuel et même écrit, à caractère pornographique.
Ce n'est ni parce-que je suis une femme, ni parce-que je suis coincée comme on me présentera dans les journaux demain en m'accusant de complexes sans doute au passage, mais c'est parce-que je ne crois sincèrement pas que ce soit une bonne chose pour mon pays, je veux dire pour vous et moi, pour le peuple Adélien.
Mais ça ne fait pas de mal, ma pauvre Madame Kenny ! me diront certains. Ah, effectivement, ça peut plaire, pour des raisons que nous n'expliciterons pas ici, ça fait partie en apparence des petits plaisirs de la vie, un beau magasine, un film pour se tenir compagnie. Mais ça ne fait pas de mal, ma pauvre Madame Kenny, pas comme une barre de chocolat, une bière, ces choses qui attaquent le corps.
Et votre esprit, gros dégoûtant, répondrais-je !
On y pense peut, ce qui relève de son esprit, ce qui relève de sa pensée personnelle, bien cachée, ces images qu'on cache dans un coin de sa tête, comme un enfant cache une bêtise dans un coin de sa chambre. Ah oui, la grande psychanalise moderne vous dira : Comme le dis le Docteur Freud, il ne faut pas frustrer ses désirs. Que ceux qui ont le toupet de dire ça relisent Freud.
Outre Freud, moi je vous le dis : Frustrez vos désirs, rebouttez vos passions : car la pornographie, c'est une passion, la masturbation chez nos jeunes, qui sont adolescents à 8 ans et adultes à 35, dans le grand dérèglement des moeurs et des esprits, est devenu une habitude. Je ne suis pas là pour dire : Oh, ce n'est pas bien, fais ta prière et va au lit ! Les mains sur la couette !
Je dis simplement, que comme le repèrent certains médecins, arrivés à 19 ou 20 ans, nos jeunes n'arrivent plus à avoir de rapports sexuels normaux. Je ne vais pas plaindre ces pauvres enfants qui ne prennent pas de plaisir comme ils le voudraient, je me fou de ça, ça les regarde, je vais plaindre ce jeune couple qui ne peut pas avoir d'enfant, parce-que pendant des années la télévision a salué de rires effrénés chaque blaque "coquine" tournant autour du sguègue, parce-qu'en disant le contraire, vous savez, à grand renforts de prétéritions morbides, on incite le télespectateur à se rendre sur internet, pour voir des images, et tout et tout.
Ca ne vous intéresse pas ce que je raconte ? Monsieur, Madame, votre fils, si il y a entre 12 et 18 ans, a de fortes chances d'y aller régulièrement ! Vous devriez vérifier davantage ce qu'il fait sur internet.
Ca ne vous choque pas ? Vous trouvez ça bien ? c'est mignon ? il découvre son corps ? Il doit être vachement complexe son corps pour que ça fasse 4 ans que 3 à 4 fois par semaine il découvre son corps. Ca ne l'aidera pas non plus à aller vers les filles, lorsque vous Madame, vous souhaiterez avoir des petits enfants. Il attendra Diane Kruger, parce-qu'on lui aura dit à la télé que c'est le mieux, et il aura pas assez d'hormones pour prendre en dessous.
La pornographie, on nous la vend chaque minute de chaque jour à la télévision, dans les publicités, de partout : accusez-moi d'obscurantiste, si vous êtes de ceux qui veulent conserver cet ordre sociétal, alors ça me fait plaisir, mais moi Ruth Margret Kenny, je me refuse à tolérer une telle décadence, une telle incitation à la débauche, au même titre que l'encouragement à la violence dans les films qu'on nous pond chaque trimestre, alors qu'au même moment on nous demande de ne pas tendre vers la haine.
Si vous voulez réformer l'ensemble de notre société, promettre un avenir à l'Adélie, il y a des choses semblant anodines qu'il faut éradiquer de notre paysage culturel, fut-il.[...]
Posté : mer. févr. 22, 2012 9:37 am
par Arios
<center>FRONT ADÉLIEN
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Posté : mer. févr. 22, 2012 10:25 am
par Arios
<center>FRONT ADÉLIEN
[img]http://nsm07.casimages.com/img/2012/02/22/120222104741849179471388.png[/img]
Posté : mer. févr. 22, 2012 11:03 am
par Jacinto
<center>ADÉLIE
<center>Campagne d'Affichage du Parti Populiste
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