Agence Hylè Presse

Alderande

Message par Alderande »

Les Conservateurs réunis en Congrès : « nous connaissons une crise »
10 octobre 2014

Le Comité Sénatorial pour la défense de l’autonomie des Etats qui regroupe l’ensemble des Sénateurs dits « conservateurs » a organisé un Congrès annuel au Palais du Sénat à Ctesiphon. Les intervenants ont largement mis évidence « les limites de la décentralisation » qui est pourtant la ligne de conduite principale du conservatisme hyléen. Le leader des conservateurs au Sénat, saer Legan Mosetur, a appelé à « une refonte idéologique nécessaire » du conservatisme en Hylè : « il faut rester soudés mais s’adapter aux exigences de l’actualité » a-t-il déclaré. Les conservateurs restent en effet très circonspects face au train actuel des réformes (qui restent pourtant « timide » pour de nombreux unionistes) et la ligne de conduite principale reste la défense de l’autonomie des Etats. Le Sénateur Mosetur a souligné les limites de la position conservatrice mais il a largement critiqué les réformes de la majorité unioniste et modérée actuelle : « si nous devons nous adapter à une certaine centralisation, la défense du modèle confédéral reste notre point d’Archimède » a-t-il déclaré. Certains Sénateurs ont été plus audacieux : « certaines réformes sont nécessaires parce que l’Hylè ne peut pas rester dans cette situation, nos idéaux doivent évoluer pour garantir à notre pays une centralisation nécessaire pour la défense de nos intérêts sur le plan international et pour garantir la prospérité et la reprise économique » a déclaré le Sénateur Cyprius Dante Yularen. « Le conservatisme réside ailleurs » a-t-il ajouté. Beaucoup de conservateurs considèrent le Sénateur Yularen comme un « franc-tireur », ses propositions sont loin de faire l’unanimité et beaucoup voit dans ses positions une alternative au modèle de Legan Mosetur. « Le Sénateur Yularen a la dent longue, en proposant une réforme radicale du conservatisme, il brigue sans doute le leadership à saer Mosetur » a déclaré un Sénateur conservateur à des journalistes.

Les élections sénatoriales de mai prochain dans les huit Etats du Nord doivent renouveler un quart du Sénat et les sondages annoncent une montée des unionistes et des modérés. Ce fief, traditionnellement de droite et autonomiste, est le point d’appui principal du conservatisme en Hylè. « Les Sénateurs conservateurs ont compris que leurs positions doivent évoluer s’ils veulent répondre aux attentes des citoyens et se garantir un niveau correct de représentabilité au Sénat » a déclaré le professeur Esther Khan de l’Institut d’Etudes Politiques de Ctesiphon. Mettant en évidence la récente réélection du Parti Conservateur en Schawiricie avec l'élection de Brian Blackburn à la Présidence ou en démontrant l'efficacité des modèles du Thorval et du Numancia, la politologue a montré « qu'il existait pour le conservatisme en Hylè des modèles et des références dans le monde. »

Le Chancelier Suprême use de son droit d’intersession contre la proposition Thanas défendue par les libéraux
11 octobre 2014

Le Sénateur Pter Thanas avait proposé à la mi-septembre l’élaboration d’une loi mettant fin à l’exception fiscale de l’Etat du Déléatur, considéré comme un véritable paradis fiscal. La Commission à l’Economie et aux Finances avait fait appel à la Commission Centrale du Prétoire pour juger si la proposition de loi respectait l’autonomie des Etats. Le Conseil de Vérification Constitutionnelle a déclaré que « le texte nécessite une modification de la Constitution, il entame sur les prérogatives des Etats mais le Sénat peut légiférer. » Le Comité pour le libre-échange du Sénat, présidé par le Sénateur modéré Ernest Tannhäuser, a dès lors pris en main l’élaboration de la proposition de loi puisque la Commission à l’Economie et aux Finances s’était montrée très sceptique. Le Commissaire Ver Eptar a déclaré que « la proposition remet en cause le système fiscal hyléen dans son ensemble, elle risque bien plus de troubler la situation actuelle plutôt que de l’éclaircir. » Le Sénateur Tannhäuser a affirmé que « cette loi était un préliminaire à d’autres propositions bien plus audacieuses » et le Sénateur Thanas est même allé jusqu’à critiquer la puissance du lobby financier organisé par la Banque DeBeer, principale banque qui profite de l’exception fiscale au Déléatur : « la Commission et la Chancellerie reçoivent des pressions des groupes financiers du Déléatur et des propriétaires étrangers – notamment thorvaliens, shawiriciens et numanciens – de fonds thésaurisés dans cet Etat, il est temps de changer la donne. »

Inquiété par la fronde des libéraux au Sénat, le Chancelier Suprême Urs Lüthi a fait usage de son droit d’intersession contre la proposition Thanas visant à mettre fin à l’exception fiscale au Déléatur. Le Chancelier Suprême a précisé que cette proposition « ralentissait le rythme des réformes prioritaires » et qu’elle « ne répondait pas aux attentes actuelles. » La proposition de loi a donc été suspendue par la Chancellerie et la décision a été entérinée par le Prétoire, « son élaboration est reportée à l’année prochaine » a précisé le Préfet du Prétoire Sidgurt Eontas.

<center>[img]http://img534.imageshack.us/img534/3250/debeerbanqs.png[/img]
La Banque DeBeer est la principale banque qui profite de l'exception fiscale du Déléatur.</center>

REPOST : il manquait un bout du second article !
Alderande

Message par Alderande »

Les Sénateurs libéraux déposent une motion de censure contre la Chancellerie et la Commission à l’Economie et aux Finances
15 octobre 2014

Les Sénateurs libéraux et le Comité pour le libre-échange ont hué le Chancelier Suprême Urs Lüthi lors de la séance de lundi dernier en scandant « Frileux et corrompu ! » Celui- avait, en effet, usé de son droit d’intersession pour empêcher l’élaboration de la proposition de loi Thanas, défendue par les libéraux, et qui veut mettre fin à l’exception fiscale au Déléatur. Le Chancelier a dû interrompre la séance pendant deux heures. Les Sénateurs libéraux ont finalement déposé une motion de censure contre le Chancelier Suprême et ils ont demandé la dissolution de la Commission à l’Economie et aux Finances présidée par le Commissaire Ver Eptar qui avait ralenti la procédure en demandant au Conseil de Vérification Constitutionnelle d’étudier plus précisément le texte préparatoire. Le Sénateur Pter Thanas a invoqué une « incurie généralisée » : « il est temps de mettre fin aux pressions financières sur le pouvoir exécutif ! » a-t-il déclaré. On murmure dans les rangs des Sénateurs libéraux que la Chancellerie reçoit des pressions venues d’investisseurs numanciens et thorvaliens qui auraient thésaurisé beaucoup de fonds dans les banques du Déléatur : « de pures rumeurs » a cependant déclaré en conférence de presse le Grand Chambellan de la Chancellerie Elias Ergo. A propos de la désinvolture des Sénateurs libéraux face à la Chancellerie, le Sénateur Eltes Gert a déclaré aux journalistes qu’il s’agissait d’une « véritable fronde », « notre majorité au Sénat se déchire sur la question du libéralisme, mais ces messieurs du Comité sont du même bords que le Chancelier Suprême, leur décision est irresponsable et elle menace l’équilibre actuel du Sénat. »

Convoqué en Session Extraordinaire par le Coordinateur des Séances, le Sénat a cependant jugé bon de soutenir le Chancelier Suprême et la Commission à l’Economie et aux Finances. Malgré le refus du Sénat, les deux motions de censure ont été évitées de justesse et ce vote a montré que la majorité n’était pas aussi forte que prévue face aux contestations. « Le rythme des réformes est allé très vite et beaucoup de Sénateurs ont lâché la Chancellerie » a estimé un politologue invité sur un plateau télé, « le Chancelier Suprême devra ménager sa majorité s’il ne veut pas perdre son poste et s’il veut éviter un basculement de la majorité vers la droite. » « C’est qu’en effet, si les Modérés sont divisés, les unionistes ne pourront pas assurer le leadership au Sénat et les Conservateurs en profiteraient pour constituer une nouvelle majorité avec l’extrême droite et les Conservateurs Modérés » a diagnostiqué le journaliste.

Le Festival Littéraire International d’Hispalis couronne la littérature numancienne et hyléenne
16 octobre 2014

Le Festival Littéraire International d’Hispalis au Numancia, le principal festival littéraire mondial, s’est clos dans une ambiance électrique et spectaculaire qui a beaucoup plus aux nombreux invités. La littérature hyléenne a su montrer qu’elle restait dynamique et moderne et deux auteurs ont été primés au festival. C’est d’abord Chants du matin et Chants du soir qui a su convaincre le jury et qui a reçu le Prix du Meilleur Recueil de Poésie. L’auteur étant resté anonyme, c’est l’éditeur qui a reçu le prix en son nom : « Le festival d’Hipalis montre encore une fois qu’il est résolument contemporain et qu’il cultive l’audace et l’avant-garde » a-t-il déclaré lors de la remise du prix. Un second auteur hyléen, Lyda Valorum, a reçu le Prix de la Meilleure Œuvre avec Un soir de rose et de pourpre. Le Commissaire à la Culture du Sénat, saer Ernst Thoedus a lui aussi souligné le choix « résolument original » du jury, célébrant « la vivacité et l’acuité littéraire » de ses membres cette année. « C’est une merveilleuse nouvelle pour la littérature hyléenne mais aussi pour la littérature en général parce que ces oeuvres sont novatrices et expérimentales, le Festival d’Hispalis montre qu’il est tourné vers l’avenir et qu’il encourage la créativité » a-t-il continué. Des auteurs du monde entier ont reçu des Feuilles d’Or : Michael von Kleis pour la Meilleur Pièce de Théâtre avec Liebe und Verpflichtung, Celia Kuningas pour la Meilleure Nouvelle avec Metus be biedronka, Myriam Azelnuss pour le Meilleur Ouvrage d’Idées avec Traité de l’Hébreu et du Modernisme. Le Numancia remporte deux prix (et non des moindres) : Julio de Benito a reçu le Prix du Meilleur Roman avec Con los Ojox Abiertos et Iván Zulueta remporte le prix du meilleur écrivain. De nombreux éditeurs hyléens discutent déjà avec les éditeurs de ces auteurs pour envisager des traductions et des publications en Hylè.

Les deux œuvres hyléennes primées :
- Feuille d’Or du Meilleur Recueil de Poésie : Les Chants du Matin et Chants du Soir d'un auteur anonyme. Divisé en dix chants longs d’une vingtaine voire d’une trentaine de pages, le recueil est écrit en prose mais se construit poétiquement par des effets de rythmes, de répétitions et la présence de nombreux vers cachés dans le texte. Écrit à la première personne par un narrateur non identifié, il s’agit d’une logorrhée élégiaque adressée à un « jeune garçon » lui-même mal identifié et présenté sous différentes formes. Le poème est volontiers citationnel (en reprenant des topoï de la littérature et en les renversant plaisamment) et se veut très érudit (il y discute indirectement de thèses philosophiques par exemple). Il se présente à la fois comme une discussion avec la littérature et la philosophie et évoque l’amour et ses écueils par le désir de fusion et d’union absolues qu’il entraîne parfois.

Feuille d’Or de la Meilleure Œuvre : Un soir de rose et de pourpre de Lyda Valorum. Le roman est constitué par une vingtaine de reprises et de réécritures d’un même événement qui reste, au départ, mal identifié. Le narrateur s’acharne à réécrire le même événement dans un objectif de justesse et d’exactitude, comme si le souvenir n’était jamais plus accessible à la pensée que sous la forme d’une reprise et que l’événement vécu était bel et bien perdu. L’événement en question se précise au fil des pages et l’écriture, volontiers poétique, emballe le lecteur dans une atmosphère langoureuse, parfois très obsessionnelle mais où l’épanouissement des sens et le jeu de la mémoire restent les seules lois.

Le Sénat désavoue le Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération sur la Réforme de l’Armée
20 octobre 2014 RP

Le Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération, saer Helad Pelleas, avait proposé au Sénat d’élaborer une loi visant à créer une armée pour la République puisque chaque Etat dirige ses propres forces armées. La proposition visait à répondre au problème de sécurité qui sévie dans le pays et qui menace aussi bien les citoyens que le commerce intérieur. Helad Pelleas a pris une nouvelle fois la parole pour présenter sa Réforme de l’Armée mais il n’a pas pu terminer son rapport et le Chancelier Suprême a dû suspendre la séance dans les huées générales. La majorité des Sénateurs estiment encore que la Confédération ne peut pas se doter d’une armée : « notre Confédération est une réunion d’Etats, si elle se dote d’une armée elle devient un Etat à part entière et c’est le fondement même de notre nation qui est mis en cause » a par exemple estimé le Sénateur Legan Mosetur, leader des conservateurs. Pourtant certains Sénateurs trouvent la proposition intéressante, « ce serait un bon moyen de régler le problème de sécurité intérieure et c’est un moyen de faire de notre pays une véritable nation » a estimé le Sénateur Cyprius Dante Yularen.

Le Sénat a très largement refusé la proposition et parmi les votes contre on compte beaucoup de Sénateurs unionistes, c’est-à-dire du même bord politique que le Commissaire Pelleas. Celui-ci a finalement décidé de déposer sa démission : « je considère ce vote comme un désaveu du Sénat envers mon mandat à la Présidence de la Commission aux Affaires Intérieures et à la Confédération, je ne peux plus travailler avec une assemblée qui n’adhère pas à mes idéaux et je préfère donc me retirer » a-t-il déclaré. Il a cependant continué en défendant ardemment sa réforme : « cette proposition reste audacieuse et sans doute aurait-elle nécessité plus de dialogue mais je reste persuadé de son efficacité et qu’elle reste la meilleure solution au problème actuel. »
Alderande

Message par Alderande »

La Commission à la Justice désavoue la Chancellerie à propos du Département Judiciaire
30 octobre 2014

Le Commissaire à la Justice Vickus Eanor Grant a proposé au Sénat un ensemble d’amendements à la Loi relative à la création du Département Judiciaire votée en juillet dernier. Le texte avait pourtant été présenté et défendu par la Chancellerie et le Chancelier Suprême Urs Lüthi lui-même s’était engagé dans son élaboration. Le Sénat a répondu favorablement aux propositions de la Commission à la Justice malgré un discours assez virulent du Chancelier Suprême qui affirmait que « le texte n’avait pas encore fait ses preuves et qu’il était encore trop tôt pour juger de son efficacité. » Le projet de loi vise à garantir l’indépendance des pouvoirs en laissant au pouvoir judiciaire le droit d’avoir recours au Département Judiciaire qui ne dépend dès lors plus des particuliers ou des pouvoirs publics. Le Département devait en effet dégorger les tribunaux sur des affaires de conflits mineurs en imposant une médiation. Les magistrats avaient salué le principe de la loi mais refusaient qu’une instance du Tetragrammaton (institution du pouvoir exécutif) puissent empiéter sur leurs prérogatives. La proposition du Commissaire Grant diminue la marge de manœuvre des Judiciaires qui doivent avoir reçus une formation en droit et qui sont dorénavant dépendants d’un recours décidé par les tribunaux. Beaucoup voit dans cette nouvelle loi un éloignement relatif entre la majorité modérée-unioniste au Sénat et la Chancellerie.

Le Chancelier Suprême Urs Lüthi délaissé par sa majorité
10 novembre 2014

La plupart des politologues sont d’accord pour voir dans les derniers événements politiques une fragilisation de la Chancellerie. Elle a d’abord perdu le soutien des libéraux lorsque le Chancelier Suprême Urs Lüthi a usé de son droit d’intersession pour contrecarrer la proposition de loi du Sénateur Pter Thanas visant à mettre un terme à l’exception fiscale du Deleatur. Ceux-ci avaient déposé une motion de censure, marquant leur retrait définitif de la majorité mais la Chancellerie a su garder un allié, saer Ver Eptar, à la tête de la Commission à l’Economie et aux Finances. « La Commission n’a cependant plus beaucoup de soutien au Sénat et ses initiatives se limitent au strict minimum, on ne peut plus attendre d’elle des réformes ou des projets de lois conséquents et ambitieux » a affirmé le professeur Esther Khan. Le Chancelier Suprême avait déjà reçu un avertissement lors de la fronde du Mandalore et de l’Uskar à propos de l’application de la Réforme de l’Administration de la Sécurité ; si la réforme a été un succès politique pour Urs Lüthi, celui-ci a été condamné pour ingérence et c’est le chef de la Rectification, l’Ecclésiaste Maximilian Tarkin, qui a reçu tous les honneurs pour le règlement de la crise. Beaucoup de Sénateurs se sont détournés de la Chancellerie et les Commissions du Sénat ont récupéré leur pleine autonomie : la Réforme Générale de l’Education reste le dernier projet élaboré conjointement entre une Commission et la Chancellerie. Le vote des amendements à la Loi relative à la création du Département Judiciaire, décidés par la Commission à la Justice et son Commissaire Vickus Eanor Grant, montre que le Sénat a retrouvé son autonomie et on compte dorénavant bien plus sur le Commissaire à l’Agriculture Othorion Koeve pour assumer une réforme agraire que sur la Chancellerie. On se demande encore quelle est la marche de manœuvre possible pour le Chancelier Suprême, on se demande même s’il sera victime d’une motion de censure ou s’il démissionnera : « les Sénateurs semblent se satisfaire de ce compromis, la majorité reste installée et elle se passera d’une présidence active jusqu’aux prochaines élections qui renouvelleront un quart du Sénat en mai prochain » a déclaré un éminent politologue.

Brèves
Octobre 2014

- Le Sénateur Alemoth Darashka, Sénateur modéré unioniste de la Partha, a été élu Commissaire aux Affaires Intérieure et à la Confédération. Il succède ainsi à Helad Pelleas qui avait démissionné en octobre suite à des dissensions politiques.

- La Commission d’Enquête Sénatoriale relative au Consortium d’Erevant, formée au mois de septembre, a rendu public son rapport qui souligne la relative transparence des agissements et des activités du Consortium d’Erevant dont la formation en août avait posé problème. « La République n’a rien à craindre du Consortium d’Erevant, ses activités sont tout à fait légales et sa formation n’entrave en rien les principe de transparence et de la libre concurrence » a déclaré le Sénateur Eltes Gert qui a présidé la Commission. Le Président du Consortium, saer Max Anderpierth, s’est montré ravi : « nous avons montré au Sénat que nous sommes dans la légalité et la transparence la plus complète. »

Les entreprises privées demandent le droit de s’armer pour combattre la criminalité
15 décembre 2014

Les Sénateurs Corporatistes, qui représentent les grandes firmes hyléennes au Sénat, on demandé la création d’une Commission Sénatoriale Spéciale sur la question de la sécurité. L’échec du précédent Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération Helad Pelleas sur sa Réforme de l’Armée a forcé les Sénateurs des grandes entreprises de prendre les devants. Le Sénateur de la Fédération du Commerce, Vel Nepseem, a demandé au Sénat « d’envisager l’autorisation d’un armement privé des entreprises pour garantir la sécurité du commerce et de l’économie intérieurs. » Il a reçu un soutien enthousiaste et massif des autres quatre-vingt dix-neuf Sénateurs Corporatistes. Le Commissaire à la Sécurité Amphitryon Doethe a affirmé qu’il « fallait penser à cette alternative » mais le Chancelier Suprême Urs Lüthi s’y est fortement opposée : « on ne peut pas envisager que les entreprises assurent elles-mêmes leur propre sécurité, c’est admettre une faillite de l’Etat sur la question sécuritaire. » « Mais c’est bien le cas » a vivement rétorqué un Sénateur modéré. Les unionistes sont très divisés sur la question mais beaucoup admettent que la création d’une armée confédérale aurait été une solution plus salutaire : « c’est à l’Etat de garantir la sécurité sur son territoire » a admis le Commissaire Alemoth Darashka, « le projet de loi Pelleas n’était pas si terrifiant » a-t-il continué. Les Sénateurs conservateurs refusent toujours de voir la République s’armer mais sans doute devront-ils se plier aux exigences des grandes entreprises s’ils veulent continuer à défendre l’autonomie des Etats en matière de sécurité.

Le Sénat approuve la réforme agraire de la Commission à l’Agriculture
17 janvier 2015

Le Sénat a finalement voté la Réforme de l'agriculture élaborée par la Commission à l’Agriculture, présidée par le conservateur Othorion Koeve. Le texte prévoit un encadrement plus strict des initiatives des grandes firmes hyléennes dans le domaine de l’agroalimentaire afin de rétablir une « plus juste concurrence ». Les producteurs indépendants peuvent dorénavant s’organiser en mutuelles pour améliorer leurs stratégies commerciales et bénéficient de fonds publics importants : la loi facilite la formation des coopératives agricoles et met fin au moratoire de 2001 du Chancelier Payam Kter Leonides concernant l'interdiction des subventions publiques aux exploitants agricoles (avec la Loi relative la libéralisation et la concurrence). La Corporation Czerka et le Consortium Santhe ont vivement critiqué la nouvelle réforme : « elle est contradictoire, en prônant la liberté économique, elle favorise unilatéralement les petits producteurs et pénalisent les grandes entreprises qui sont à la base de l’importante productivité agricole de notre pays. » Lus Koghan, Président de la Fédération des Producteurs Agricoles s’est dit « très satisfait » de la nouvelle réforme mais il a affirmé qu’elle devait passer « l’épreuve dans les faits et la pratique. »

Au niveau politique, la prise en charge de cette réforme ambitieuse par la Commission à l’Agriculture signe pour beaucoup la mort politique de Urs Lüthi à la Chancellerie. « Le Chancelier Suprême n’a pas su prendre en charge cette réforme, par manque d’appui politique au Sénat et par manque d’ambition c’est le Sénat lui-même qui a dû prendre en main cette réforme et, le constat est ambivalent, il l’a réussi avec brio » a déclaré un politologue sur un plateau télévisé. « Le Commissaire Othorion Koeve est le grand gagnant de cette réforme – Urs Lüthi est mort politiquement » a même déclaré un Sénateur conservateur.
Alderande

Message par Alderande »

La vente des parts d'Eva Air International annonce un scandale financier
17 février 2015

Le Conseil de Surveillance Constitutionnelle du Prétoire a émis une requête auprès du Conseil d’En-Haut pour vice de forme contre la Commission à l’Economie et aux Finances du Sénat. Le Conseil a estimé que « la vente de parts de la compagnie aérienne Eva Air International n’avait pas répondu à la procédure habituelle. » La Commission avait en effet décidé la vente de 50% des parts de la compagnie nationale, à la compagnie schlessiennoise Germania en janvier dernier. Le Commissaire Ver Eptar avait demandé à la Chancellerie d’user de sa prérogative spéciale permettant au projet d’être accéléré. La vente de ces parts avaient pourtant retenu l’attention de bon nombre de Sénateurs mais le vote avait été entériné très rapidement et la vente officialisée quelques jours après.

La Conseil de Surveillance Constitutionnelle, qui travaille indépendamment et dispose de nombreux pouvoirs, a de lui-même enquêté sur cette affaire et a estimé que cette vente n’avait pas respecté la procédure habituelle. « Normalement le processus est plus long et de nombreuses étapes ont été brûlées » a estimé Sidar Yedeeri, Président du Conseil de Surveillance Constitutionnelle. Le Conseil d’En-Haut, rattaché lui aussi au Prétoire, qui détermine et vérifie le respect des procédures, a été saisi et a rapidement validé les soupçons du Conseil : « ni le Sénat ni la Commission Centrale n’ont été appelé à se prononcer sur le projet de loi selon les procédures habituelles » précise ainsi l’arrêté.

La Haute Cour de Justice a été saisie par le Conseil de Surveillance Constitutionnelle pour « vice de forme » et le parquet de Ctesiphon a été mandaté pour enquêter sur la vente des parts de la compagnie aérienne. Les rumeurs courent déjà dans les couloirs du Sénat et de la Chancellerie concernant l’affaire qui se soldera, sans doute, par un scandale financier. On sait déjà que les membres de la Commission ainsi que son président Ver Eptar seront entendus par la Police Judiciaire très rapidement. « La liste des personnes interrogées risque d’être longue allant du président de la compagnie Germania au Chancelier Suprême en personne » a estimé le procureur Eevë Kothi en charge de l’affaire.

Les enjeux des élections sénatoriales de mai 2015 dans les Etats du Nord-Ouest
20 février 2015

La Constitution prévoit tous les ans un renouvellement par quart du Sénat. Sur les 1000 Sénateurs élus que comptent le Sénat, 250 doivent donc être renouvelés tous les ans. Cette année les élections se tiendront en mai et elles renouvelleront l’ensemble des 250 Sénateurs des Etats du Nord-Ouest. Ainsi, les Sénateurs du Mandalore, du Korriban, de l’Uskar, des Lhumbes, de la Valachie, de la Trente, des Lhumbes et un tiers des Sénateurs de l’Heletron sont entrés en campagne depuis cet automne. La campagne bat cependant actuellement son plein à deux mois des élections. L’enjeu est de taille puisque la majorité de ces Etats sont conservateurs et ces élections peuvent basculer considérablement la donne politique actuelle. Les conservateurs y sont majoritaires (dans tous les Etats sauf la Trente qui est unioniste et l’Heletron acquis aux conservateurs modérés) mais les unionistes semblent y faire une percée selon différents sondages. « Les propositions conservatrices n’ont pas évolué en dix ans et la fronde des gouvernements du Mandalore et de l’Uskar au début de l’année dernière n’ont convaincu personne » a estimé un politologue de l’Université de Damaara. L’enjeu est donc important pour tous les partis : les conservateurs semblent loin de pouvoir gagner des voix mais, s’ils se maintiennent, la majorité actuelle au Sénat resterait inchangée. On pourrait alors assisté tout de même à un basculement de la majorité vers le centre-droit puisque la gauche a perdu l’appui des libéraux. En revanche, si les unionistes percent, la majorité au Sénat pourrait clairement se consolider à gauche. Mais c’est sans prendre en compte la montée de l’extrême droite dans les sondages : « le renouvellement idéologique de la droite radicale séduit et il est toujours préférable pour un électeur conservateur déçu par les différents gouvernements de droite de voter pour l’extrême-droite que pour un candidat de gauche. »

Actuellement, la campagne bat son plein et les réunions et les meetings sont assez nombreux mais tout de même peu fréquentés : « même si les élections sénatoriales sont toujours un enjeu de débat dans la société, le taux de participation risque encore d’être assez bas » a estimé un politologue.
Alderande

Message par Alderande »

Le Sénat étudie la proposition « problématique » du Saint Empire du Schlessien concernant la création de la Cour Pénale Internationale
23 février 2015

Le Sénat débat actuellement du récent vote du Parlement impérial du Saint-Empire du Schlessien qui a accepté le projet de loi du Premier Ministre Ludwig von Ferdinand concernant la création d’une Cour Pénale à vocation internationale. Le Chancelier Suprême Urs Lüthi s’est montré largement favorable à cette initiative : « le Saint-Empire montre son attachement aux valeurs des droits de l’homme qui animent aussi notre République, nous ne pouvons que saluer ce vote et y adhérer » a-t-il déclaré. Le Premier Commissaire Aeon Lebara s’est montré plus critique, si le fond du texte est « précieux et louable », plusieurs problèmes ont été soulevés : « nous regrettons que ce texte soit si laborieux et complexe et qu’il n’ait pas nécessité une écriture à plusieurs mains » a-t-il déclaré. En effet, le texte a été rédigé sous la direction de la Ministre schlessiennoise de la Justice, madame Karoline von Metteldorfig, et plusieurs Sénateurs ont aussi regretté qu’aucune concertation internationale n’ait pas été organisée. « On dirait que le Schlessien souhaite se garantir une réussite diplomatique pour lui seul en ayant préparé ce texte de son côté sans faire appel à la communauté internationale » a estimé le Sénateur Legan Mosetur, leader des conservateurs. La Commissaire aux Affaires Etrangères, saera Hona Heladora, a elle aussi souligné ce problème et est allée plus loin : « cette procédure est très originale, ce texte reste une loi nationale et sans concertation nous voyons mal comment il peut devenir une convention internationale. » Le Haut Commissaire Hestus Pelleaon, qui préside la Commission Centrale du Prétoire, a souligné la contradiction : « le Sénat ne peut pas voter de loi sur ce sujet tant que le texte n’aura pas acquis le statut de convention internationale » a-t-il déclaré. Conscient de ce problème le Sénat a mis en place une commission spéciale afin de voir dans quelle mesure une loi peut être votée en faveur de l’initiative schlessiennoise.


Accord USP-Raksasa : le Sénat demande à la Commissaire aux Affaires Etrangères de s’expliquer
24 février 2015

Les récents accords stratégiques entre l’Empire du Raksasa et les Etats-Unis du Pelabssa ont secoué la diplomatie internationale. Le Thorval, le Numancia, le Java, le Wilal Memkile et la FNUS ont déjà largement critiqué ces accords qui organisent un transfert technologique sur le nucléaire des USP au Raksasa. Beaucoup de diplomates et de politiciens du monde ne voient dans ce contrat qu’un moyen de renforcer la légitimité de la Présidente Lisa Kerry Brown dans son pays ainsi que celle du Premier Ministre Fares Nasser. « Ces accords sont totalement démagogiques et illégitimes » a affirmé la Sénatrice Eléonore Brontë, membre de la Commission aux Affaires Etrangères du Sénat. La Commissaire aux Affaires Etrangères, saera Hona Heladora, a cependant apporté son soutien au gouvernement du Raksasa vivement critiqué et a ainsi créé la polémique en Hylè. « Il est inacceptable que notre République puisse ouvertement soutenir ces accords alors que l’Empire du Raksasa a montré par le passé qu’il pouvait se montrer peu respectueux de la souveraineté des Etats », « ce transfert technologique est dangereux et inquiétant » a ainsi déclaré le Sénateur Legan Mosetur, leader des conservateurs. De très nombreux Sénateurs ont ouvertement critiqué la position adoptée par Hona Heladora : « saera Heladora devra rendre des comptes » a estimé le Sénateur Cyprius Dante Yularen. La Commissaire, absente lors de cette discussion, a été convoquée par un vote des Sénateurs pour « s’expliquer et prendre ses responsabilités. » La Chancellerie, qui dirige avec la Commission la diplomatie de la République, n’a pas commenté cette décision.
Alderande

Message par Alderande »

L’affaire Eva Air International s’intensifie
26 février 2015

<center>[img]http://img7.hostingpics.net/pics/608615Logo_EvaAir.jpg[/img]</center>

Le procureur Eevë Kothi, du parquet de Ctesiphon, a entendu un à un les membres de la Commission à l’Economie et aux Finances du Sénat et s’est longuement entretenu avec le Commissaire Ver Eptar sur les raisons occultes de la vente de 49% des parts appartenant à l’Etat de l’entreprise Eva Air International à l’entreprise schlessiennoise Germania. Le procureur n’a pas fait de commentaires sur ses entretiens et les membres de la Commission ont été très évasifs face aux journalistes. C’est maintenant aux cadres d’Eva Air responsables de la vente d’être entendus ainsi qu’au Président de l’entreprise saer Tron Krügès.

Il semblerait que si un appel d’offre international a bien été organisé, aucune candidature n’a réellement été étudiée et le choix s’est porté directement vers la compagnie schlesiennoise Germania. C’est sur ce choix arbitraire et contraire aux principes de ventes de parts d’une entreprise publique que se porte pour le moment les investigations du parquet. Il semble à peu près évident qu’il y a bien eu un vice de forme dans la procédure et que l’enquête se résume à une affaire de corruption. Resterait à trouver les responsables au sein de l’entreprise et dans le monde politique. On accuse déjà le Commissaire Ver Eptar d’avoir tout fait pour que la vente soit faite rapidement et beaucoup de Sénateurs demandent déjà sa démission. Un certain nombre de questions planent aussi sur le rôle qu’aurait joué le Chancelier Suprême Urs Lüthi lui-même qui aurait tout mis en œuvre pour accélérer la procédure de vente grâce à son droit de prérogative. Mais celui-ci bénéficiant d’une immunité parlementaire, il ne peut pas être entendu par saera le procureur Kothi tant qu’il assure son mandat politique.

Les Sénateurs Corporatistes trouvent des alliés au Sénat pour défendre la prochaine proposition de loi visant à une militarisation des entreprises
27 février 2015

Les Sénateurs Corporatistes, qui représentent les grandes entreprises hyléennes au Sénat, ont reçu l’appui du Comité pour la défense de l’autonomie des Etats et du Comité de réflexion sur la Sécurité concernant une possible proposition de loi visant à autoriser les entreprises à s’armer pour se défendre physiquement des attaques des mafias et autres gangs. Le Sénateur de la Fédération du Commerce Vel Nepseem a affirmé qu’un texte serait « proposé très bientôt » aux Sénateurs mais le Chancelier Suprême Urs Lüthi a affirmé qu’il n’hésiterait pas à user de son droit d’intersession « si aucune Commission n’était engagée dans la rédaction du texte. » Depuis le début de la crise, le Chancelier Suprême a ouvertement critiqué le projet des Sénateurs Corporatistes et il avait « regretté » la démission de l’ancien Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération Helad Pelleas qui avait proposé une Réforme de l’Armée visant à la création d’une armée de la République. La Commission à la Sécurité a été appelée par le Chancelier Suprême pour étudier les propositions des Sénateurs Corporatistes et « d’entamer un dialogue » mais le Commissaire Amphitryon Doethe semble plus pragmatique que la Chancellerie sur cette question : « ce projet est une alternative plausible » a-t-il déclaré. La Chancellerie usera t-elle de son droit d’intersession dans cette affaire ? On se rappelle que la dernière fois que le Chancelier l’a utilisé il s’était mis à dos l’ensemble des Sénateurs libéraux et avait divisé sa propre majorité. « Il n'a plus rien a perdre » a ajouté ironiquement un Sénateur conservateur zélé.

Brèves

- La Commissaire aux Affaires Etrangères, saera Hona Heladora, a défendu les résultats de sa politique étrangère face au Sénat comme il est de coutume en chaque début d’année. En pleine crise sur les accords de transfert technologique sur le nucléaire entre les USP et le Raksasa, la Commissaire a mis en avant les réussites de sa diplomatie de façon assez éloquente. Les récentes rencontres avec le Numancia et le Thorval ont permis d’élaborer des accords fructueux tant sur le plan culturel qu’économique et politique. Les Sénateurs ont convenu de ses réussites mais on attend encore son audience publique très prochainement concernant ses déclarations officielles sur les accords USP-Raksasa.

- La Commission à l’Economie et aux Finances a présenté son projet de budget de l’Etat pour l’année 2015 à l’Intendant du Sénat Sedhan Adhora. Celui-ci a déclaré « n’avoir rien à redire » et il a ouvert les premières négociations avec les différents Comités du Sénat. Le texte sera présenté la semaine prochaine pour vote.
Alderande

Message par Alderande »

Hona Heladora, Commissaire aux Affaires Etrangères, démissionne suite à la polémique
1er mars 2015

Entendue par les Sénateurs pendant près de deux heures, saera Hona Heladora, la Commissaire aux Affaires Etrangères en exercice depuis le mois de mai 2014, a décidé de présenter sa démission. Son soutien ambigu à l’Empire du Raksasa lors des accords signés avec les Etats-Unis du Pelabssa ont provoqué une polémique dans le monde politique hyléen. « Ma déclaration visait à montrer les incohérences de la communauté internationale sur la question du nucléaire et de provoquer une véritable discussion sur le sujet de la prolifération nucléaire » a-t-elle déclaré pour se défendre, « mais je suis consciente que mes mots étaient ambigus et qu’ils sont inacceptables pour une démocratie comme la nôtre » a-t-elle concédé. Le Chancelier Suprême Urs Lüthi a accepté la démission de saera Heladora : « cette démission était inévitable » a-t-il déclaré tout en saluant « le travail fournit depuis presque un an par saera Heladora dans la gestion de la diplomatie de la République, nous ne devons pas oublier ses grandes réussites. » Beaucoup affirme que c’est la publication de rapports accablants d’Amnesty International concernant les crimes perpétrés récemment par le régime du Raksasa qui a accéléré la décision de saera Heladora de démissionner.

Beaucoup souligne cependant l’ambiguïté du Chancelier Suprême dans cette affaire : « il est évident que les déclarations de la Commissaire ont été approuvées par la Chancellerie, c’est tout de même principalement du Chancelier Suprême que dépend la diplomatie de notre pays » a ainsi déclaré un politologue de l’Université de Ctesiphon. « En démissionnant, Heladora protège le Chancelier Suprême » a-t-il continué.

La nomination du Commissaire aux Affaires Etrangères est la seule qui dépende de la Chancellerie et le Chancelier Suprême Urs Lüthi a nommé très rapidement Eléonore Brontë pour succéder à Hona Heladora à la tête de la Commission, aussi appelé Commissaire Second. Le Premier Commissaire qui dirige la politique générale de la Chancellerie avec les Commissaires, saer Aeon Lebara, a approuvé le choix du Chancelier : « saera Brontë était pressentie à cette succession, elle a déjà montré sa valeur et son efficacité par le passé » a-t-il déclaré. Le Sénat a approuvé la décision de la Chancellerie et la Commission aux Affaires Etrangères a accepté cette nomination à l’unanimité. A quelques jours de la visite officielle du Chancelier Suprême au Schlessien, saera Brontë a pris le dossier en charge in extremis : « mais c’est elle qui l’avait déjà pensé et élaboré en amont » a précisé un membre de la Commission, « elle connaît le dossier par cœur. »

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/805/elonorebrontumathurman0.jpg/][img]http://img805.imageshack.us/img805/1139/elonorebrontumathurman0.jpg[/img][/url]
Eléonore Brontë, Sénatrice unioniste de l'Heletron, nouveau Commissaire aux Affaires Etrangères du Sénat.</center>

Le Premier Commissaire Lebara veut une réforme constitutionnelle sur la fiscalité
2 mars 2015

En réunion avec la Commission Première du Sénat, qui regroupe l’ensemble des Commissaires du Sénat et fixe la politique générale de la République, le Premier Commissaire Aeon Lebara, qui seconde le Chancelier Suprême, a déclaré qu’il « était nécessaire de revoir les statuts constitutionnels quant à la fiscalité de la Confédération. » « Il est nécessaire de rompre le pacte confédéral pour que l’Etat ait une véritable puissance d’action et puisse avoir de plus larges marges de manœuvres en matière de politique économique » a-t-il déclaré. Le Premier Commissaire veut ainsi redéfinir plus largement les compétences de l’Etat fédéral en diminuant les prérogatives propres des Etats au sein de la Confédération, notamment en matière fiscale. « Il faut que nous puissions décider des hausses et des diminutions d’impôts et que nous puissions intervenir directement auprès de la Banque Fédérale par exemple pour pouvoir organiser des politiques plus efficaces » a-t-il ajouté.

La Chancellerie, dont on connaît la frigidité sur ces questions relatives à l’autonomie des Etats, n’a pas émis d’avis officiel et beaucoup pense que Lebara anticipe la victoire des unionistes aux prochaines élections sénatoriales de mai, victoire qui pourrait le mener à l’investiture. Deux des trois Commissaires conservateurs, Othorion Koeve à l’Agriculture et Ergo Vanberger à la Santé et aux Sports, ont dors-et-déjà marqué un « refus catégorique » contre les ambitions du Premier Commissaire : « il est impensable de revenir sur les statuts constitutionnels et de rompre le pacte confédéral » a estimé le Commissaire Vanberger. Les libéraux ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme : « le Chancelier Suprême a des leçons à apprendre de son Premier Commissaire » a estimé Ernest Tannhäuser, Président du Comité pour le libre-échange au Sénat.

Pour les journalistes, cette annonce n’a aucune véritable portée pratique puisque la majorité actuelle au Sénat n’est pas suffisante pour assurer la réussite d’une telle réforme. « Il s’agit pour Lebara de tester son électorat et de faire pression sur les modérés » a analysé un journaliste de Vertigo. Les élections de mai, qui renouvelleront un quart des Sénateurs, sont donc importantes dans cette bataille politique et une victoire des unionistes annoncerait des réformes ambitieuses et nouvelles.

Brèves

- L’Empire du Raksasa a autorisé les nations du Schlessien, du Shmorod et du Numancia à former une commission d’enquête internationale pour entamer des investigations quant aux agissements des forces armées de l’Empire en Eussice en 2013. La section shawiricienne d’Amnesty International a porté ce dossier avec force et évoque même un « génocide. » Le Chancelier Suprême Urs Lüthi a soutenu les initiatives de la communauté internationale : « tout doit être éclairci » a-t-il déclaré et il a souligné la « bonne volonté affichée » de l’Empereur Siman II.

- Le Chancelier Suprême Urs Lüthi a défendu devant le Sénat un projet de loi visant à reconnaître officiellement Amnesty International. Les Sénateurs ont largement approuvé l’initiative de la Chancellerie et on attend d’ici la fin de l’année pour l’ouverture d’une section hyléenne de l’ONG à Ctesiphon.

- Le Commissaire à l'Environnement et au Développement Durable, saer Theodor Vertho a annoncé que l'Hylè allait se doter d'un nouveau parc éolien à hauteur de 50 millions d'euros. C'est l'entreprise numancienne Repsol qui a été sollicité grâce aux nouveaux accords signés entre les deux pays. Deux centrales nucléaires vont aussi être construites.
Alderande

Message par Alderande »

Affaire Eva Air International : mise en examen de soixante personnes
10 mars 2015

<center>[img]http://img7.hostingpics.net/pics/608615Logo_EvaAir.jpg[/img]</center>

L’enquête sur la vente suspecte de parts d’Eva Air International à la compagnie Germania continue et le parquet de Ctesiphon a décidé qu’il avait « suffisamment de preuves en main » pour démarrer le procès. Les conclusions sont accablantes : l’ensemble de la Commission à l’Economie et aux Finances a été mis en examen, notamment son président, le Commissaire Ver Eptar, ainsi que des cadres dirigeants de la compagnie et près de trente-et-un Sénateurs. C’est près de soixante personnes qui ont été mis en examen dans cette large affaire et on les soupçonne d’avoir contourné la législation et d’avoir reçu des pots-de-vin. « C’est la plus grosse affaire de corruption depuis près de cinquante ans » a déclaré le procureur Eevë Kothis. Dans cette affaire, seuls le Chancelier Suprême Urs Lüthi et le Président du groupe de transport schlessiennois Germania saer Friedrich Kanselstadt n’ont pas pu être entendu et les inculpés wapongais qui travaillaient au siège d’Eva Air à Ctesiphon ont fui le pays de peur d’être mis en examen. Le parquet a déposé un mandat d’arrêt international auprès du Wapong.

Renouvellement de la Commission à l’Economie et aux Finances suite à l’affaire Eva Air
13 mars 2015

Le monde politique est secoué par la nouvelle, notamment par la mise en examen de la Commission à l’Economie et aux Finances.
L’affaire Eva Air a privé le Sénat de l’ensemble de sa Commission à l’Economie et aux Finances dont les membres ont été mis en examen pour corruption. « Le parquet ne fait pas de quartier mais il est impossible que tous les membres de la commission soit coupables » a déclaré Sedhan Adhora, Intendant du Sénat. Le Sénat a tout de même décidé de renouveller l’ensemble de la Commission et le Commissaire Ver Eptar, largement inculpé dans l’affaire, n’a pas fait de commentaire. C’est un coup dur pour la Chancellerie qui perd un de ses derniers alliés de poids au Sénat après la démission d’Helad Pelleas aux Affaires Intérieures et d’Hona Heladora aux Affaires Etrangères.

La nouvelle Commission a été élue en trois tours seulement après des tractations finalement assez rapides. Les Modérés Unionistes gardent une certaine majorité mais les unionistes y sont nombreux et on compte quatre Sénateurs très ouvertement libéraux alors que, jusque là, le Chancelier Suprême s’était opposé à leur participation au sein de la Commission. Le Sénateur Pter Thanas était pressenti pour assurer la présidence de la Commission mais c’est finalement le Sénateur Eltes Gert, qui avait présidé la Commission d’Enquête sur le Consortium d’Erevant en automne dernier, qui a été élu Commissaire. On pense que son mandat risque d’être de courte durée puisque les élections de mai prochain vont sans aucun doute changé la donne politique au Sénat.
Alderande

Message par Alderande »

La loi relative aux milices armées est présentée au Sénat
15 mars 2015

Suite à l’échec de la Réforme de l’Armée par l’ancien Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération Helad Pelleas qui désirait créer une armée pour la République en centralisant les forces militaires de chaque Etat au sein de la hiérarchie confédérale, le problème sécuritaire semblait sans solution. Depuis cette initiative en octobre 2014, les entreprises privées ont marqué leur volonté de garantir elle-même leur sécurité face à cette démission de l’Etat. Le Sénateur de la Fédération du Commerce, saer Vel Nepseem, a élaboré un texte avec les quatre-vingt-dix-neuf autres Sénateurs Corporatistes du Sénat et a déjà reçu un accord tacite de nombreux Sénateurs et le Commissaire à la Sécurité lui-même, saer Amphitryon Doethe, ne s’est pas montré contre la proposition.

Le texte prévoit de palier l’absence de forces armées de la République et les lacunes de la nouvelle Police Républicaine (créée en début d’année dernière avec la Réforme de l’Administration de la Sécurité) en autorisant les entreprises privées à s’armer elle-même en formant des milices pour combattre les vols et autres attaques qu’elles subissent de la parts des gangs et de la mafia dans tout le pays.

Le texte de loi a donc été lu une première fois et a créé une véritable polémique, notamment dans les rangs des unionistes. Le Sénateur Pelleas est monté au créneau : « cette loi est antirépublicaine, voilà dans quelle impasse nous mettent les défenseurs radicaux de l’autonomie des Etats » a-t-il déclaré. Le Chancelier Suprême Urs Lüthi s’est montré lui-même « hautement défavorable » a un tel texte et le Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération, saer Alemoth Darashka, a précisé qu’il existait « d’autres alternatives. » Il a annoncé que sa Commission travaillait déjà à l’élaboration d’un contre-projet de loi visant à créer des accords et des interventions communes entre les différentes forces armées des Etats de la Confédération. « Il faut plutôt améliorer le fonctionnement des outils dont nous disposons » a-t-il déclaré. De nombreux Sénateurs ont demandé au Chancelier Suprême d’user de son droit d’intersession pour empêcher les débats et le vote de la loi mais celui-ci s’y est refusé pour le moment.

Dissensions entre l’Heletron et la Trente sur la gestion des eaux du fleuve Lethé
17 mars 2015

Le Président du Conseil de la Diète de l’Heletron, le conservateur modéré Vrenk Hsrederig, a porté plainte auprès du Conseil des Requêtes du Prétoire de la République contre l’Etat de la Trente. Le gouvernement de l’Heletron accuse le gouvernement de la Trente d’organiser une politique fluviale qui lui est totalement défavorable. En effet, le gouvernement de la Premier Ministre de la Trente, la modérée unioniste Seda Senghor, a validé deux projets de loi visant à construire cinq canaux d’irrigation à partir du fleuve Lethé et la construction d’un barrage sur ce même fleuve peu avant la frontière avec l’Heletron. Vrenk Hsrederig a affirmé que ces projets visaient à « diminuer le volume fluvial de l’Heletron », Etat placé en aval et qui perdrait dans cette affaire une majeure partie de l’eau douce du fleuve. Certains politologues affirment que saera Senghor ferait payer à l’Heletron la construction prochaine d’une centrale nucléaire sur son territoire décidé par la Chancellerie lors des récents accords avec le Numancia. « Des affirmations fallacieuses et infondées » selon la Premier Ministre Senghor.

Le Conseil des Requête a enregistré la plainte et l’a transmise à la Commission Centrale du Prétoire qui statuera définitivement sur la question. La Commission a décidé de suspendre les projets décidés par Thèb (la capitale de la Trente) en attendant de légiférer. Mais le Haut Commissaire Hestus Pelleaon a cependant souligné les lacunes d’une telle procédure : « dans tous les cas nous ne pouvons pas intervenir dans les décisions internes d’un Etat, à moins de faire jurisprudence » a-t-il précisé. « Soit la Commission Centrale intervient et c’est un cas unique qui fera polémique, soit c’est au gouvernement confédéral de proposer une médiation » a déclaré un politologue de Ctesiphon.

Brèves

- Le mouvement « Filip V, roi symbolique de la Shawiricie » a récolté près de 28 millions de partisans en FNUS et dans le monde pour que le roi Felipe V de Numancia devienne le roi de la Shawiricie. Les commentaires vont bon train en Hylè suite à cette nouvelle, si certains sont assez enthousiastes et curieux, on critique aussi un « événement anecdotique et surané. »

- Le gouvernement de Lisa Kerry Brown aux Etats-Unis du Pelabssa semble être fragilisé. Les récents accords avec le Raksasa, vivement critiqués par la communauté internationale, ont largement diminué le prestige diplomatique du pays dans le monde. « Les USP connaissent un ralentissement économique et leur diplomatie est fragilisée » a estimé un politologue de Ctesiphon. Un quotidien de Vertigo a même titré récemment : « Comment rebondir ? » en évoquant la situation délicate des USP et du gouvernement Brown.

- La Commissaire aux Affaires Etrangères Eléonore Brontë a annoncé que des pourparlers étaient en cours pour arriver à des accords bilatéraux avec le nouveau gouvernement de l’île Pinta, ancienne île Robespierre, qui a acquiert son indépendance suite à la chute du régime Kirov en Rostovie.
Alderande

Message par Alderande »

(Rattrapage post-vacances, je reviens sur des événements clefs avant de revenir à la chronologie normale)

La loi relative aux milices armées est finalement votée par le Sénat
23 avril 2015

Les Sénateurs Corporatistes ont finalement su convaincre une très juste majorité des Sénateurs de voter la Loi relative aux milices armées malgré le peu d’enthousiasme de l’éxécutif. Le Chancelier Suprême Urs Lüthi s’est montré très opposé à la proposition de loi, comme la majorité des Commissaires : « cette loi décrédibilise l’Etat dans sa fonction régalienne de sécurité et montre au peuple hyléen que le politique ne peut pas tout, c’est une défaite de la démocratie » a-t-il affirmé. Le Sénateur Corporatiste Vel Nepseem, représentant de la Fédération du Commerce, initiateur de la proposition de loi, s’est félicité de cette « réussite » pour « la sécurité économique et sociale de la République. » Les conservateurs semblent avoir largement soutenu le vote de la loi et ils ont su convaincre de nombreux modérés. « C’est une défaite pour le républicanisme » a affirmé le Premier Commissaire Aeon Lebara, leader des unionistes.

Cette nouvelle loi autorise les entreprises privées a avoir recours à des forces armées privées pour protéger leurs intérêts. La Corporation Czerka et la Fédération du Commerce ont dors-et-déjà annoncé qu’elles mettraient sur pied, très prochainement, leurs propres forces armées pour protéger leurs stocks de marchandises et pour escorter leurs convois à travers le pays. Cette loi répond directement au problème d’insécurité qui entravait la circulation des personnes et des marchandises au sein du territoire hyléen.

Les unionistes au Sénat ont mis en place une Commission spéciale pour élaborer un nouveau texte visant la création d’une armée pour la République, projet déjà rejeté par le Sénat il y a quelques mois. « Il est nécessaire de revenir en arrière, sinon notre pays n’aura aucune crédibilité » a estimé le Sénateur Helad Pelleas, ancien Commissaire aux Affaires Intérieures.

L’Hylè est un « chaos économique et social au climat dangereux » selon une étude numancienne
30 avril 2015

L’Université Royale Canoviste d'Hispalis au Numancia a récemment rendu public une étude très détaillée de la situation globale de la Confédération d’Hylè. Le Centre de Recherche Politique et Economique des Pays d’Alméra de l’Université dresse un portrait sérieux et sévère de l’état actuel du pays. Au niveau social, l’étude montre la hausse des écarts de salaire entre riche et pauvre et dénonce une « paupérisation brutale et dangereuse » qui provoque un fossé entre une élite éduquée et riche cloitrée dans des quartiers sécurisés et une population relativement pauvre où règne l’insécurité économique et criminelle « hautement élevée. » Au niveau économique, si quelques pôles d’excellence se distinguent à Ctesiphon et à Vertigo notamment, l’ensemble du pays reste bloqué par des infrastructures vétustes et des entreprises peu compétitives au niveau international. L’étude souligne surtout l’insécurité croissante et la dépolitisation des mouvements populaires « inquiets avant tout de leur sécurité économique. » Elle précise cependant que les récentes réformes menées en 2014 et 2015 comme la Réforme de l’Administration de la Sécurité et la Loi relative aux milices armées ont quelque peu amélioré la situation mais l’étude reste sceptique : « les groupuscules de malfrats se multiplient et les actes de justice privée augmentent de façon inquiétante. » L’insécurité est palpable à toutes les échelles : « au niveau local, des groupuscules imposent leurs règles parallèlement aux lois de la République » et « à l’échelle du pays des bandes de plus en plus organisées sèment la zizanie et profitent des lacunes sécuritaires pour imposer leur règles et piller les transporteurs de marchandises et les entrepôts pour alimenter un marché noir de plus en plus florissant. » De plus, la dépolitisation et la « perte des valeurs républicaines » détachent la majeure partie de la population de ses élites et des gouvernements au niveau des Etats comme au niveau fédéral et « les théories populistes pullulent et séduisent de plus en plus. » « On note un net détachement de la population vis-à-vis des discours politiques, le nihilisme avance et menace l’ordre politique » précise l’étude dans sa conclusion.

L’étude analyse une « nette décadence » sur tous les niveaux et rappelle que l’Hylè « fut florissante et prospère » dans les années 1950-1970. Elle explique cette dégradation générale par le manque d’unification au niveau fédéral dès les années 1980 qui ont vu la criminalité augmenter de manière exponentielle. « L’Hylè n’a pas su imposer au niveau fédéral un pouvoir fort et s’est complu dans un confédéralisme inefficace et peu prompt à encourager des politiques efficientes au niveau global. » C’est donc, pour cette étude, le manque de volontarisme politique et l’attachement à l’autonomie des Etats qui ont favorisé cette lente dégradation : les Etats ont favorisé leur marché intérieur et leur propres intérêts menant des politiques totalement incohérente au niveau fédéral. L’étude ajoute enfin : « la création d’une nouvelle Constitution en février 2014 est une étape nécessaire mais bien tardive. »
Répondre

Retourner vers « Hylè »