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Posté : mer. nov. 20, 2019 5:28 pm
par Lychaka
31 Août 2040
[center]Demokrasi

Une installation pétrolière part en fumée au Rohilat : 2 morts
[img]https://www.zupimages.net/up/19/47/wgyg.png[/img][/center]


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Une installation pétrolière récemment remise en marche au Rohilat (au Sud-Est du pays) depuis la fin de la Guerre populaire a subi une importante avarie et a pris feu hier matin. Le site était à la fois dédié à l'extraction, au transit et au stockage. Par malheur une dizaine de techniciens de maintenance étaient présents sur l'installation au moment du drame. Deux d'entre eux sont morts, tandis que trois autres sont dans un état grave, présentant des brulûres importantes, et ont été hospitalisés.

Les pompiers se sont rendus sur place et n'ont maîtrisé l'incendie que difficilement, dans la nuit. Le site est désormais sinistré et complètement hors d'état de fonctionnement. Il pose aussi la question du transit du pétrole, alors que cette installation était un des noeuds par lesquels le pétrole ölanais transite. Cela va au pire paralyser une partie du transit pétrolier et au mieux le ralentir, au moins jusqu'à ce que l'installation soit remise en état.

Cela pose aussi la question de la vetusté générale des installations pétrolières ölanaises. A la pointe de la technologie avant la guerre civile, elles ont subi des années de guerres, de manque d'entretien et de destructions. La nouvelle Compagnie Pétrolière Ölanaise, entreprise étatique possédant le monopole de l'exploitation pétrolière en Ölan, a en effet beaucoup à faire pour développer et mettre à niveau ses activités qui sont pourtant essentielles dans la balance commerciale du pays. Aussi la CPO a-t-elle appelé le gouvernement à financer un grand plan d'investissement dans le secteur pétrolier il y a quelques jours et l'incident actuel semble donner raison à ses nouveaux gestionnaires. Du côté du gouvernement, la Commissaire de l'économie, Ceren Bora, n'a pas encore répondu à ces sollicitations mais a adressé "toutes ses condoléances" aux familles des victimes de cet accident du travail et assuré que tout sera fait pour éviter qu'un nouveau drame de ce genre n'intervienne.
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Posté : lun. nov. 25, 2019 4:22 pm
par Lychaka
15 Septembre 2040
[center]Kırmızı !

L'Assemblée constituante pressée d'achever ses travaux par le gouvernement

[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/1lxq.png[/img]
Eyaz Kéjal au cours d'un entretien récent accordé au quotidien kurde Tâve Sor[/center]

[justify]Alors que l'Assemblée constituante siège depuis deux mois jour pour jour, le gouvernement ölanais presserait les représentants à achever leurs travaux. Cette pression du gouvernement intervient alors que l'Assemblée constituante a déjà ratifié de larges parties de la nouvelle constitution, qui établissent notamment les grandes lignes de la gouvernance du nouvel état et du fonctionnement de ses institutions, et notamment de son système fédéral.

C'est au cours d'un entretien accordé au quotidien kurde Tâve Sor il y a quelques jours que le camarade Eyaz Kéjal s'est prononcé sur ce sujet, entre autres. Considérant que les travaux de l'Assemblée constituante sont "quasiment terminés" et que "les grandes lignes de notre nouveau système politique sont tracées et prêtes à être mises en oeuvre il appelle les représentants élus lors du 3 Juillet dernier à hâter leurs travaux, pour permettre au plus vite la validation de la constitution et la passation de pouvoir. En effet le camarade Eyaz Kéjal a rappelé que son gouvernement par intérim n'est qu'un gouvernement de transition : "nous sommes dans une situation un peu bâtarde, où nous ne pouvons que gérer l'immédiat, alors qu'il y a tellement plus à accomplir". Et pour cause, le gouvernement par intérim n'a pas pu s'aventurer dans la mise en place de grandes réformes ou la mise en place de grandes lois. Sa seule action de long terme aura peut-être été, à la rigueur, l'unification des forces armées nationales, mais elle se place sur le plan militaire, dans la continuité de la guerre civile.

Pour le président du gouvernement par intérim, il n'est plus possible de rester dans cette gestion du présent sans pouvoir établir de politique de long terme à la tête de l'état. Les événements récents, comme l'explosion d'une installation pétrolière à la fin du mois dernier au Rohilat, prouvent le besoin d'avoir un gouvernement capable de légiférer réellement et de mettre en place de grandes politiques nationales : "le cas de ces infrastructures pétrolières au Rohilat est plus que critique, et nous avons du prendre des mesures d'urgence pour assurer qu'aucun travailleur supplémentaire ne soit victime d'un tel incident, mais en l'absence d'un gouvernement établi dans les limites de la nouvelle constitution nous ne pouvons pas faire plus, nous ne pouvons pas, par exemple, mettre en place un grand plan pour l'économie nationale pour 5 ans, qui comprendrait notamment la modernisation des installations pétrolières, alors que nous en avons besoin". Bien plus que les infrastructures pétrolières, Eyaz Kéjal pointe aussi le domaine du droit des travailleurs : "le tissu des coopératives et des entreprises d'état se met en place depuis la fin de la guerre civile, mais il y a un manque général d'un nouveau droit des travailleurs, il est plus que temps que nous puissions prendre des mesures fortes en ce sens, et notamment la mise en place d'une durée de travail hebdomaire maximale, alors qu'il n'en existe pas pour l'heure dans notre pays, de la même façon le rôle des syndicats dans la sphère économique doit être précisée par la loi". De nombreux domaines donc, où il est urgent de pouvoir produire des lois et de les appliquer, dans des cadres institutionnels clairs.

Eyaz Kéjal se veut donc le pourfendeur de ce qu'il considère comme un certain immobilisme de la part des députés de l'Assemblée constituante, où les débats restent longs et houleux sur bien des sujets, même si un certain consensus, dont est exclu le parti Justice et Liberté, a été trouvé. C'est pourtant la moindre des choses, dans un pays libre et démocratique, d'assurer à ses adversaires le droit d'exprimer ses désaccords.
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Posté : mar. nov. 26, 2019 8:09 pm
par Lychaka
18 Septembre 2040
[center]Demokrasi

Les usines de fabrication textiles d'Eski ont repris le travail
[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/n0y7.png[/img]
Un des ateliers textiles d'Eski, où les ouvriers et les ouvrières ont repris le travail[/center]


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Elles étaient à l'arrêt depuis la fin de l'année 2039, lorsque les combats avaient gagné la banlieue d'Eski au cours de la guerre civile. Les usines textiles de la ville ont pourtant repris leur activité depuis quelques semaines. Nous nous sommes donc rendu dans un de ces ateliers pour y prendre la mesure de la reprise du travail après tant de bouleversements.

Et à propos de bouleversements, la nouvelle organisation de ces usines ne doit pas être des moindres. Alors qu'elles appartenaient à différents groupes avant la guerre, aux nombreux actionnaires des quatre coins du monde, et exportaient la majeure partie de leur production, elles se sont aujourd'hui unies en une seule et même coopérative, la Coopérative Textile Azur d'Eski (CTAE), en faisant un acteur économique non négligeable, avec plus d'une vingtaine de sites de productions dans la ville, et un total de 2 400 travailleurs.

Cette nouvelle organisation en coopérative a été mise en place au mois de Juin, lorsque les anciens salariés de ces entreprises, regroupés dans leurs syndicats, ont obtenu du gouvernement par intérim l'autorisation de jouir des locaux confisqués aux anciennes entreprises. Les anciens salariés ont voté presque unanimement pour ce nouveau mode d'organisation de la production qui a changé de façon radicale la gouvernance de l'entreprise, comme en témoigne Sonat, qui travaille à temps plein à l'atelier que nous avons visité : "Je travaillais déjà ici avant la révolution, nous étions toujours sous le coup d'un ordre, d'une remarque humiliante ou d'une menace à tenir des cadences infernales et intenables. Maintenant, nous élisons les contre-maîtres, c'est dire la différence. Ce n'est pas pour autant qu'on tire au flanc, il y a un rythme de travail, mais on le remplit sans se tuer à la tâche.".

Deux mondes radicalement opposés donc. Mais au-delà de l'entrée de ces usines et de leurs travailleurs et travailleuses de plein pied dans le mode d'organisation socialiste de l'économie, c'est aussi leur production qui change de destination. Alors que l'Ölan était auparavant un important pays exportateur, de matières premières mais aussi et surtout de produits manufacturés et transformés en général, le pays peine aujourd'hui à subvenir à ces besoins dans ces domaines. La production de la CTE est donc pour le moment uniquement destinée au marché intérieur, de même que le reste des industries du pays qui reprennent peu à peu leurs activités, en l'attente d'une nouvelle politique économique nationale claire.
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Posté : mer. nov. 27, 2019 9:01 am
par Lychaka
20 Septembre 2040
[center]Kırmızı !

Défaite de l'équipe ölanaise de Huzur face au Westrait : 4 à 0 !

[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/lwxe.png[/img]
La joueuse westréenne McCloy après avoir marqué un point à la 56è minute[/center]

[justify]La nouvelle équipe ölanaise de Huzur n'a pas brillé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1393&p=359363#p359363]hier soir[/url] face à l'équipe du Westrait venue spécialement à Eski pour l'affronter. Alors que 800 spectateurs étaient venus à la Salle Omnisport Universitaire de la ville pour assister au match, la plupart ont jugé le match décevant, et pas seulement parce que l'équipe ölanaise a été défaite.

En effet, si la sélection ölanaise a subi une défaite quelque peu humiliante par 4 points à 0, le match a surtout été très peu animé. Les deux équipes ont passé leur temps à se chercher et à louper la plupart de leurs actions de jeu offensives. Les Westrénes sont toutefois parvenus à s'imposer en inscrivant trois de leurs quatre points dans la dernière période de jeu.

Du côté ölanais la déception est grande, d'autant plus que l'équipe semblait s'être réveillée dans cette dernière période de jeu qui lui a pourtant été fatale. Tous ont cru que Berwar avait marqué à la 53è minute, libérant enfin l'équipe ölanaise de ce score nul. Mais l'arbitrage a finalement révélé que le joueur ölanais avait marché dans la zone d'exclusion adverse avant de marquer, invalidant ainsi son point.

Malgré leur défaite cuisante les joueurs ölanais et leur sélectionneur ont tenu à saluer la performance de leurs adversaires et camarades westréens, avec lesquels ils ont partagé le repas avant de visiter la ville. Les joueurs westréens devraient rester encore quelques jours dans la capite ölanaise, où ils affronteront aussi quelques équipes de Huzur amateures et rencontreront Yalim Uzun, la Commissaire de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, qui a assisté hier soir au match.
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Posté : mer. nov. 27, 2019 12:18 pm
par Lychaka
21 Septembre 2040
[center]Tâve sor

Découverte d'un charnier de la guerre civile dans la région de Mezra

[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/8u8n.png[/img]
Sur place les autorités ont constaté la présence de plusieurs dizaines de cadavres d'hommes, de femmes et d'enfants[/center]

[justify]Les horreurs commises par les fascistes pendant la guerre civile n'ont pas fini de ressurgir pour hanter les vivants. Voilà la leçon de la découverte macabre effectuée par les travailleurs d'une coopérative agricole à proximité de Mezra il y a quelques jours.

Alors que ceux-ci creusaient un canal d'irrigation pour mettre en valeur une nouvelle parcelle rattachée à leur exploitation, ils ont fait la découverte de plusieurs corps et ont aussitôt prévenu les autorités. Après des recherches plus approfondies, et qui ne sont pas achevées à l'heure où ces lignes sont écrites, il y aurait en réalité plusieurs dizaines d'hommes de femmes et d'enfants, enterrés à la va-vite sous quelques centimètres de terre pendant la guerre civile. Tous les corps portent les marques d'une brutale exécution par balle mais aussi de sévices antérieurs au décès.

Ces individus, dont l'identification devrait être pour le moins laborieuse, sont certainement quelques uns des milliers d'Ölanais disparus pendant la guerre civile : arrêtés arbitrairement par le régime, le plus souvent en famille, et n'ayant jamais plus refait surface, même après la fin du conflit. Leur tort aura le plus souvent été d'être suspectés de soutenir la révolution, ou d'avoir un parent engagé ou ayant exprimé des positions politiques contraires à celles professées par le régime de l'Union nationale. Une pratique qui a toujours existé de l'existence du régime, mais s'était largement intensifié pendant la guerre civile.

Une enquête a été ouverte pour déterminer l'identité des corps, les circonstances de leurs morts et éventuellement leurs coupables, à l'heure où les prisons de Mezra croulent sous les criminels de guerre ayant défendu le régime fasciste. La nouvelle a en tout cas suscité l'émotion dans toute la région, ravivant des souvenirs difficiles mais encore bien vivaces.
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Posté : jeu. nov. 28, 2019 4:10 pm
par Lychaka
24 Septembre 2040
[center]Kırmızı !

L'avenir de l'école des Beaux-Arts d'Eski enfin fixé

[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/nikr.png[/img]
Les locaux de l'ancienne Ecole des Beaux-Arts d'Eski[/center]

[justify]Alors que la vie scolaire et universitaire a repris dans tout le pays en ce mois de Septembre, les locaux de l'ancienne école des Beaux-Arts restent désespérement fermés. Nombreux sont les anciens étudiants de cette institution à avoir fait part de leur incompréhension ces dernières semaines, alors que la seule réponse du personnel engagé sur place par le Commissariat de la Culture, de la Jeunesse et des Sports était de laisser porte close.

Pour certains l'école des Beaux-Arts devrait disparaître comme institution, tant son passé est entaché d'ambiguïté sinon de collaboration active avec l'ancien régime de l'Union nationale. En effet de nombreux étudiants passés par les Beaux-Arts étaient presque immédiatement après leur cursus intégrés dans les services de propagande de la dictature, si ce n'est plus tôt, notamment par le biais de stages et de partenariats en tous genres.

Mais ce n'est finalement pas l'option pour laquelle a opté le gouvernement par intérim. La Commissaire de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Yalim Uzun, a en effet décidé de la réouverture de l'école par décret, mais selon des modalités bien précises. En effet, l'école des Beaux-Arts ne rouvrira pas sous ce nom. L'école se nommera désormais Université des Arts Socialistes. Le décret précise également que les anciens professeurs et étudiants compromis avec l'ancien régime ne pourront pas réintégrer l'institution, une commission nommée par le gouvernement sera chargée d'en juger. Enfin le cursus de la nouvelle école s'alignera sur le fonctionnement universitaire classique et abandonnera son ancienne organisation en deux cycles de 4 ans.

De plus si le décret précise que cette nouvelle université sera ouverte à l'innovation et à l'expérimentation artistiques, le fondement de son enseignement est et restera l'application du réalisme socialiste, c'est-à-dire d'un art au plus proche des masses travailleuses, au service de leurs revendications et de leurs aspirations. L'école entend donc bien naturellement éradiquer l'art bourgeois d'entre ses murs et assurer la promotion d'un nouvel art populaire.

Reste que cette nouvelle université, si elle entend prendre un contre-pied radical vis-à-vis de l'ancienne officine de propagande du régime dictatorial qu'était l'école des Beaux-Arts, pose malgré tout la question de la possibilité d'institutionnaliser l'art populaire. C'est aussi pourquoi la nouvelle université sera principalement ouverte aux classes populaires et à tous les âges dans son processus de recrutement, car son but n'est pas de constituer une nouvelle élite artistique déconnectée ou souffrant d'un complexe de supériorité vis-à-vis du reste de la société.
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Posté : jeu. nov. 28, 2019 8:27 pm
par Lychaka
25 Septembre 2040
[center]Demokrasi

Demetrios IV entame une tournée du pays à la rencontre des communautés grecques
[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/6rna.png[/img]
Demetrios IV, archevêque de Gonia depuis 2023[/center]


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Demetrios IV, aussi surnommé "l'évêque rouge", a été prisonnier du régime de l'Union nationale pendant plus de dix ans, de 2027 à sa libération en 2039. Désormais libre, il s'est attelé depuis plus d'un an à soutenir la réorganisation et la reconstruction de l'actuelle République Populaire de Gonia (sud-ouest du pays) à majorité grecque, avec une importante minorité kurde. Il est également membre du bureau politique d'Aube Rouge, le principal parti communiste grec ölanais.

Alors que la situation en Gonia semble se stabiliser et que, comme dans le reste du pays, les premiers effets de la politique du gouvernement par intérim se font sentir positivement, Demetrios IV a annoncé son intention de faire un tour d'Ölan à la rencontre des autres communautés grecques, présentes en nombre non-négligeables dans les républiques populaires du Girî, de Kuzey et de Lerrnayin. Si Aube Rouge et ses sections locales, mais également l'église orthodoxe, font office de liant entre les communautés grecques ölanaises, Demetrios IV entend bien raviver ces liens et la fraternité qui unit les Grecs ölanais.

Si cette affirmation identitaire des Grecs est un contre-coup évident à la tentative de la dictature d'effacer peu à peu cette minorité pendant des décennies, Demetrios IV affirme que les grecs ölanais sont plus que jamais soudés à la nation ölanaise : "en tant que Grecs, et en tant que communistes, nous avons combattus comme tous les Ölanais contre le régime fasciste de l'Union nationale, nous avons été dans les mêmes prisons, nous avons subi les mêmes traitements et nous avons enterrés nos morts comme tous nos frères Kurdes, Arméniens, Arabes et mêmes Turcs mobilisés contre le régime, c'est dans cette lutte commune pour nos vies et pour le socialisme que nous avons cimenté notre destin commun au sein de l'Ölan". Pour Demetrios IV, comme la plupart de nos compatriotes grecques, nulle volonté d'indépendance ou de séparatisme donc.

Au contraire, Demetrios IV tient à nous mettre en garde contre des interprétations hâtives et totalement à contre-courant de la mentalité des Grecs ölanais : " la seule chose que nous ayons de commun avec d'autres grecs de part le monde n'est que notre langue et peut-être une partie de notre culture, pour le reste nos chemins se sont séparés il y a bien longtemps, et ils ne sont pas prêts de se recroiser ". En effet une des étapes de Demetrios IV sera la visite des communautés grecques ölanaises présentes à la frontière avec la Cybistrie voisine, régime d'apartheid pas si éloigné de ce qui se déroule en Aleka, si ce n'est qu'en guise de bantou, ce sont les turcs qui font les frais du suprémacisme et de la domination grecque. Là encore, il n'y a pour Demetrios IV aucune ambiguïté à avoir : "En tant que Chrétiens, et même je dirais en tant qu'être humains, nous ne pouvons qu'être aux côtés, au moins en paroles et en pensée - et en actes lorsque ces réfugiés turcs atteignent ce côté de la frontière -, des turcs persécutés en Cybistrie pour leur appartenance ethnique et religieuse. La politique des Grecs de Cybistrie est tout bonnement indéfendable, sur quel que plan que ce soit, et aucun grec ölanais ne peut trouver de tels actes défendables.".

Enfin sur le plan des avancées récentes du socialisme ölanais Demetrios IV dit sa satisfaction : " la reconnaissance des droits de toutes les minorités culturelles, et évidemment les Grecs, est ce que nous attendions et ce pourquoi nous nous sommes battus, et le nouveau système politique fédéral est pour nous la promesse d'un bel avenir pour la révolution ölanaise". Il maintient toutefois que c'est dans le temps long que les Grecs, comme tous les Ölanais, jugeront du nouveau système socialiste, mais qu'ils y mettront toute leur énergie afin d'assurer le succès du chemin ölanais vers le communisme.
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Posté : ven. nov. 29, 2019 12:14 pm
par Lychaka
[center]καθημερινά[/center]
Description :
[justify]- καθημερινά (en français Quotidien) est un journal quotidien créé en 2040, après la fin de la guerre civile en Ölan. Il est directement lié au parti communiste grec Aube Rouge qui en assure la publication et la diffusion, il prend la suite des nombreux journaux locaux à parution aléatoire d'Aube Rouge pendant la guerre civile.[/justify]
Périodicité : Quotidien
Tirage moyen : 70 000 exemplaires
Création : 2040
Siège : Nisí

Posté : ven. nov. 29, 2019 12:27 pm
par Lychaka
26 Septembre 2040
[center]καθημερινά

Des vendanges décevantes en Gonia
[img]https://zupimages.net/up/19/48/ey7a.png[/img]
De nombreux hectares de vignes sont tombés malades[/center]


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Les vendanges qui ont commencé au début du mois en République Populaire de Gonia se sont très vite révélées décevantes. Les premiers chiffres annoncés confirment ce constat, alors que la vendange du raisin s'achève dans certains vignobles.

Les vignes de Gonia ont en effet beaucoup souffert cet été. Alors qu'au Printemps des pluies inhabituelles et la forte humidité qui en a résulté ont fait tomber malade de nombreux hectares de vigne, l'été a été particulièrement sec, avec des précipitations très faibles. Autant de facteurs qui annonçaient une récolte très amoindrie. Au regard des premiers chiffres fournis par les coopératives agricoles les récoltes devraient être entre 30 et 50% moins importantes qu'une année normale. De quoi laisser présager une production de vins toute aussi faible, tant en quantité, que, probablement, en qualité. L'année 2040 ne risque donc pas d'être retenue comme une bonne année.

Il faut néanmoins rappeler que ce vignoble a aussi subi les affres de la guerre civile, de nombreuses exploitations ont été touchées par les combats ou ont été délaissées pendant plusieurs années du fait du départ de leurs propriétaires. La production habituelle est donc elle-même relativement basse, d'autant plus que l'activité vinicole n'était tolérée par l'ancien pouvoir ölanais que dans la mesure où les vins apportaient un revenu confortable aux caisses de l'État.

Cette taxe étant aujourd'hui disparue, et la paix revenue, il y a fort à parier que la viticulture reprenne son essor parmi les communautés grecques ölanaises, en particulier en Gonia (sud-est du pays) où la tradition viticole s'est le plus maintenue. De nombreuses coopératives agricoles ont en effet fait savoir leur souhait d'étendre leurs surfaces de vignes, à tel point qu'il a parfois fallut se procurer des plants de vigne à l'étranger. Cela laisse présager une hausse de la production non négligeable dans les années à venir.
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Posté : dim. déc. 01, 2019 10:48 am
par Lychaka
02 Octobre 2040
[center]Kırmızı !

Commémoration du massacre de la place Soliman

[img]https://www.zupimages.net/up/19/48/91tn.png[/img]
Photographie de la commémoration qui a s'est déroulée hier à Eski[/center]

[justify]Au moins 25 000 personnes se sont rassemblées hier sur la place Soliman à Eski, débordant largemment sur les rues avoisinantes, pour la première commémoration publique et autorisée du massacre qui avait eu lieu le 1er Octobre 2033 sur la place en question. La police avait alors ouvert le feu sur la foule manifestant pacifiquement contre le régime de l'Union nationale faisant plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés.

Le massacre de la place Soliman avait été un des points de rupture poussant les partis contestataires et clandestins à prendre les armes et à adopter une unité d'action qui a posé les bases de la Coalition pour la Guerre populaire. Largemment relayé malgré la censure, cet événement a contribué à mobiliser et radicaliser contre le régime y compris les populations turques, traditionnellement au centre des préoccupations de l'ancien régime dictatorial.

Aujourd'hui encore le nombre exact de morts et de blessés au cours de cet épisode sanglant ayant précédé la révolution reste inconnu. Selon la version officielle de l'époque, la "fusillade" de la place Soliman avait été déclenchée par les manifestants et n'aurait fait que des blessés légers. Tandis que témoignages vidéos et photos de l'événement permettent d'affirmer non seulement que les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur ordre mais ont en plus touché des centaines de manifestants, si ce n'est plusieurs milliers.

A ce jour une association de rescapés et de familles de victimes à Eski recense a minima 378 morts et 689 blessés par balles ce jour-là. Alors que la manifestation intervenait elle même, à l'initiative des partis de gauche, et notamment du parti Travail et Justice et du Mouvement du 3 Avril, contre la répression et en solidarité avec les Kurdes du Girî, région qui était à cette époque tombée sous le coup de la loi martiale et d'un couvre-feu pour tous ses habitants après plusieurs semaines de manifestations ayant parfois tourné à l'émeute dans les centres urbains kurdes.
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