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Posté : jeu. oct. 17, 2019 7:56 pm
par Viktor Troska
[center]LA BATAILLE DE SCHIASTHEEC NORTH

[img]https://i.imgur.com/n7y23lz.png[/img][/center]

[justify][quote]La guerre sociale qui fait rage après la proclamation de la république suite à la Révolution de 1931 connue son apogée en 1934, lors de la "Bataille de Schiastheec North". Il s'agit de la plus grande insurrection de la classe ouvrière westréenne durant la période républicaine mais aussi celle qui a été la plus sévèrement réprimée. Elle marque l'apogée de ce que l'on nomme dans l'histoire westréenne la Coal Wars, c'est à dire une période d'affrontements armés et violents entre les mineurs, les syndicats de mineurs opposés à l'Etat, ses briseurs de grèves, ses agences de détectives privées et parfois l'armée et qui se sont étendus de 1894 à 1934. Les mineurs et leurs familles ont toujours été extrêmement combatif et l'Etat n'a cessé de briser violemment la solidarité ainsi que la possibilité de syndicalisation massive des mineurs dans des organismes qui pouvaient assurer leurs défenses. Après la Révolution de 1931, les conflits sociaux et politiques ont augmentés en intensité. Quelques mois avant la "Bataille de Schiastheec North", un autre conflit armé opposant les mineurs et leur syndicat à des agents fédéraux dans la petite ville minière de Tenby. Le "Massacre de Tenby" comme on l'appel se conclu par la victoire des mineurs qui abattent les agents fédéraux et imposent la réouverture des mines et le droit pour tous et toutes de pouvoir se syndiquer, y compris les natifs qui avaient été envoyé à la base pour casser la grève. Grisé par ce succès, les principales organisations syndicales des mineurs veulent pousser davantage et capitaliser sur leur victoire. Dans la région de Munengann, un conflit larvé oppose depuis plusieurs mois la police à des mineurs en grève. Lorsque des coups de feux éclatent le 15 Février 1934 (sans doute tirés par des mineurs contre des policiers), la tension monte d'un cran. Le lendemain, une descente de police dans la ville de Wakefield fini par un lynchage général de mineurs et de leurs familles, humiliés publiquement. Un des dirigeant syndicaux - membre de l'IWW - Tom Stanton, est attaché à l'arrière d'une voiture de police et traîné dans la petite ville, avant de finir le corps scarifié et pendu à la vue de tous. D'abord sous le choc, il faut trois jours à la population pour se ressaisir et aux mineurs pour riposter : Un appel à la grève général est décrété dans toute la région de Munengann, un appel qui va être massivement suivi et des milliers de mineurs qui en quelques jours, s'affrontent avec la police et les agents fédéraux. Mais très vite la situation dégénère autour de Schiastheec North, où une bataille rangée oppose les mineurs aux forces de sécurité des mines. D'abord repoussé, les mineurs se ressaisissent et parviennent à repousser leurs adversaires. Dans toute la vallée, les mineurs prennent d'assaut les postes de police et les armureries, distribuant des milliers de fusils et quelques mitrailleuses. La situation qui devient rapidement hors de contrôle, oblige le Président de la République Westrait Max Bell a décrété la loi martiale dans toute la région et fait dépêcher sur place des unités de l'armée régulière. Le 3 Mars, s'ouvre la "Bataille de Schiastheec North" et voit s'affront 1300 mineurs contre 2500 hommes des forces armées et de la police. Pendant une semaine, les escarmouches et les combats se poursuivent dans toute la vallée mais l'armement léger des mineurs ne fait pas le poids face à des troupes régulières. Acculés à la défensive et menacé de se faire écraser militairement, les braves mineurs décident de déposer les armes le 10 Mars. Plus de 150 mineurs ont été tués, contre une vingtaine pour les forces armées et de la police. La vengeance de l'Etat va être terrible : La moitié des mineurs vont être incarcérés et déférés pour crime contre l'Etat, conspiration, meurtre avec préméditation, etc. Les syndicats de mineurs vont subir l'interdiction de la part de l'Etat et voir ses effectifs fondre au soleil. La "Bataille de Schiastheec North" si elle devient un mythe pour la classe ouvrière, marque aussi sa plus grande défaite trois années après les espoirs nés de la Révolution de 1931. Il faudra attendre Randy Moss et la Progressive Era pour que les mineurs et leurs syndicats puissent à nouveau se réorganiser et pouvoir jouir du droit de se syndiquer librement. Depuis ce moment là, la classe ouvrière et les mineurs commémorent chaque année cette bataille et sa profonde signification pour le mouvement syndical westréen, analysé comme une "occasion manquée" d'un nouvel embrasement général dans le pays.[/quote][/justify]

Posté : lun. déc. 23, 2019 10:04 pm
par Viktor Troska
[center]CAMILA MOSLEY, UNE VIE DE COMBAT LITTÉRAIRE

[img]https://i.imgur.com/jmJWwd8.png[/img][/center]

[justify][quote]Si il existe des artistes "maudits" au Westrait, il faudrait mettre au premier plan de ces derniers Camila Mosley. Celle qui est reconnue aujourd'hui comme une grande écrivaine et une romancière de talent n'a jamais pu réellement goûter au plaisir d'être considérée comme la plus brillante de ses contemporains. Née dans une famille de la moyenne bourgeoisie qui lui offre un cadre de vie assez plaisant, la petite Camila n'en reste pas moins une personne fragile physiquement dès son plus jeune âge et est énormément couvé par ses parents. Elle souffrira toute sa vie de ses problèmes de santé et principalement de terribles maux de têtes à cause d'une tumeur au cerveau. Souffrant physiquement et psychologiquement, elle restera toute sa vie marqué par cette précarité de la vie. C'est dans l'écriture qu'elle trouvera un moyen de pouvoir s'échapper d'un corps qu'elle ne pouvait supporter et qui l'a faisait constamment souffrir. Ses romans tournent très tôt autour de la question de la maladie, de l'affirmation de soi et de sa place dans la société. Si elle ne connait que très peu de succès au début de son aventure littéraire, c'est la sortie du livre The Jungle en 2017 qui va la faire connaître nationalement : Ce livre raconte l'histoire de plusieurs femmes travaillant dans les mines westréennes et souffrant de la silicose, alors qu'elle n'ont même pas dépassée la trentaine. L'essentiel du livre raconte leur combat contre la direction de la mine, contre leur maladie et pour leur dignité en tant que femmes ouvrières. The Jungle rencontre un succès certain car il s'intéresse à des destins tragiques qui hantent l'histoire du Westrait depuis sa fondation. Si rien n'orientait Camila Mosley à faire des romans sociaux, The Jungle va être un déclic et la romancière va petit à petit s'intéresser au sort des plus démunis et se lier à leurs combats. Après The Jungle, deux autres romans importants qui sont tour à tour The Struggle et The Machine vont définitivement faire de Camila Mosley la représentante d'un courant littéraire exprimant la réalité quotidienne de la classe ouvrière dans tout le pays. Dans The Struggle, elle narre la mort d'un jeune docker tué par la police va provoquer la plus grande grève des dockers de toute l'histoire westréenne. Dans The Machine, elle raconte l'histoire un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes idéalistes décidé à faire sauter des usines pour "libérer le prolétariat de sa servitude". Si le livre condamne le terrorisme individuel et aveugle, The Machine n'en dénonce pas moins les conditions de travail dans les usines et le bouillonnement important dans le pays à la vieille des Élections Présidentielles de 2027, élections qu'Edwin Jacobson remportera. Si elle n'est pas engagé politiquement, les dernières années de sa vie vont la voir prendre part à des piquets de grèves et à soutenir activement l'IWW, dont elle deviendra une membre d'honneur suite à l'écriture de ses récits. Elle a tout juste quarante ans quand éclate la Guerre Civile Westréenne et Camila Mosley devient rapidement la cible des autorités militaires qui l'arrêtent et l’emprisonnent dans des conditions épouvantables. A la fin de l'année 2030, elle et 81 autres personnes seront fusillées et enterrées dans une fosse commune comme ennemi du régime, sans jugement. Ce n'est qu'en 2034 que la localisation exact de la fosse commune sera connue et que les corps seront exhumés. Camila Mosley entrera désormais dans le panthéon des héros républicains et révolutionnaires, martyrs de la Guerre Civile Westréenne. Aujourd'hui, son nom a été donné à l'un des plus prestigieux prix littéraire dans le pays et elle est souvent cité comme un modèle pour les écrivains et artistes révolutionnaires. Nul ne sait exactement si Camila Molsey aurait cependant embrassé le nouveau régime révolutionnaire dans le pays, de nombreux commentateurs la décrivant davantage comme "compagnon de route" plutôt qu'une fervente supportrice de changements révolutionnaires. Le soutien qu'elle a apportée à Edwin Jacobson lors des Élections Présidentielles de 2027 tendrait à montrer qu'elle se considérait davantage comme réformatrice que comme une révolutionnaire. Mais sa mort en martyr face aux autorités militaires ont peut-être eu raison de la réalité des faits : Le mythe et la légende semblent plus important que la personne en elle-même. Mais nul ne semble lui tenir rigueur de tout cela et c'est en tant que combattante pour la promotion de la justice sociale qu'elle est aujourd'hui honorée au Westrait.[/quote][/justify]

Posté : sam. déc. 28, 2019 9:15 pm
par Viktor Troska
[center]TED "THE KING" BROMLEY

[img]https://i.imgur.com/Vnu1LR8.png[/img][/center]

[justify][quote]Lorsque se crée les Industrial Worker's of the World en 1923, le mouvement syndical westréen est dominé par un pôle réformiste dirigé par la Westrait Federation of Labor, tandis qu'une multitude d'organisations syndicales révolutionnaires se créent dans le pays, sur des bases radicales et de transformation sociale. Ted Bromley est un enfant de cette époque, celle des combats syndicaux qui vont gréver la monarchie et également la Old Republic, avec ses succès mais également ses déboires. Ted est un fils du pays, d'extraction modeste. Il commence à travailler dès son plus jeune âge dans les mines, avant de finalement quitter un travail qui lui ruine la santé : Il devient un travailleur itinérant, un "hobo" qui parcours le pays, saute de trains en trains pour se faire débaucher mais également pour faire de l'agitation syndical et révolutionnaire. Il trouvera finalement sa voie en 1930, lorsqu'il adhère au syndicat des électriciens parrainé par l'IWW. Depuis longtemps, ce syndicat est connu pour être un haut lieu de la lutte révolutionnaire et les électriciens syndiqués n'hésitent pas à couper le courant dans les quartiers riches pour se faire entendre. Lors de la Révolution de 1931, Ted participe au vaste mouvement qui va jeter à bas la monarchie et permettre le triomphe de la république. Il est grandement actif lors de la Grève de Juin 1931 bien que cette dernière fut impitoyablement réprimé par le gouvernement s'appuyant sur l'armée. Ted Bromley fait alors de son syndicat un modèle au sein des IWW, instillant un esprit révolutionnaire et de combat. Il compose et écrit de nombreuses "Protest Song" parmi les plus célèbres du folklore révolutionnaire westréen. Dans les années qui succèdent à la Révolution de 1931, la situation social et politique reste assez tendu et à travers le pays les protestations se font plus nombreuses et vigoureuses. Celui que l'on surnomme désormais "Le Roi", continue d'opérer de manière illégale avec son syndicat en coupant le courant dans des quartiers bourgeois, ou alors en sabotant des réceptions de la haute société westréenne en faisant sauter le courant. Il aime à se rappeler à toute cette classe qui la déteste et qui aimerait bien le voir disparaître. L'on essaye d'abord de l'acheter mais cela ne fonctionne pas. Viennent alors les intimidations ainsi que les coups, parfois les blessures mais Ted Bromley reste droit dans ses bottes et dans ses idées. Pour venir à bout du "Roi", il faut trouver autre chose. Lorsqu'une affaire de braquage de banque qui tourne mal suite à la mort du directeur et de plusieurs de ses assistants fait la une des journaux, il est décidé que Ted Bromley en est l'instigateur. Ce dernier est arrêté et refuse d'expliquer pourquoi il a été blessé par balles, le même type de calibre qui a été retrouvé sur les lieux du braquages. Bien que tout l'innocentant (Ses biographes arriveront à démontrer que la blessure par balle qu'il avait reçu provenait d'un amant jaloux qui aimait la même femme que Ted Bromley), son procès se transforme en parodie de justice et tout est fait pour le faire condamner. Alors que la bourgeoisie exulte, un sentiment national se développe pour exiger la libération de Ted Bromley, victime parce que syndicaliste, parce que rebelle et parce que membre des IWW. Il est finalement exécuté par un peloton d’exécution le 1er Mai 1940, le jour de la Fête des Travailleurs et des Travailleuses. De nombreux débordements auront lieu ce jour, causant la mort de plusieurs ouvriers et de membres des forces de l'ordre. Les tenants de la Old Republic, une république conservatrice et autoritaire, venaient de l'emporter. Les derniers mots de Ted Bromley iront à son vieux compagnon d'arme Neil Sykes, dans une lettre où il écrira : « Goodbye Neil. I die like a true blue rebel. Don't waste any time in mourning. Organize... ». Ces derniers mots deviendront par la suite un slogan de l'IWW, un slogan encore utilisé aujourd'hui : "Don't mourn, organize!" Celui que l'on surnommait "Le Roi", venait d'entrer dans le panthéon des martyrs de la cause révolutionnaire westréenne à tout juste 36 ans.[/quote][/justify]

Posté : ven. janv. 17, 2020 10:54 pm
par Viktor Troska
[center]GEORGE ROBERTS, LE MODERNISATEUR DE LA JEUNE MONARCHIE

[img]https://i.imgur.com/GG0SIl7.png[/img][/center]

[justify][quote]La défaite du maître briton a laissé place à la proclamation en octobre 1835 de la monarchie et Gerald Ier est couronné comme Roi du Westrait. Fortement marqué par la tradition politique et économique laissé par les britons, la jeune monarchie westréenne proclame un système censitaire et une extrême concentration du pouvoir et des richesses au sein d'une petite noblesse qui a su profité de la guerre d'indépendance pour s'assurer une place de choix dans le nouveau régime. Très vite, les difficultés sont nombreuses et la monarchie doit faire face à plusieurs mouvements qui sporadiquement, menacent l'intégrité du pays. Le cas le plus connu est celui de la Hill's Revolt de juin 1838 à avril 1839, qui se solde par son écrasement mais par la fragilité institutionnel du nouveau pouvoir royal. George Roberts est l'une des personnalités importantes dans la jeune histoire du Westrait, puisqu'il a commandé plusieurs unités militaires de la Catholic and Royal Army durant le conflit contre la Britonnie et s'est taillé une réputation d'homme sévère, mais juste et admirant la vertu. Très vite, il comprend que la Hill's Revolt est le résultat d'une politique d'expansion économique qui ne vise que quelques familles placées, au détriment de l'homme moyen. Il parvient après plusieurs parlementations à devenir Chancelier de la Couronne du Westrait, contre l'avis d'une partie de la cour qui soupçonne cette homme de vouloir leur retirer leurs privilèges. Mais George Roberts n'a rien contre l'ordre social tel qu'il existe, il considère d'ailleurs qu'il est l'oeuvre de Dieu mais qu'il nécessite d'être constamment modifié pour que le bonheur du plus grand nombre soit celui de la nation toute entière. C'est le credo de ce que l'on surnommera la Robertsian Democracy, c'est à dire permettre la participation de l'homme moyen à la vie politique et de faire sauter le vote censitaire. George Roberts s'oppose également aux grands tenants de l'industrie, leur préférant les théories physiocrates et le "bon sens" du petit propriétaire, du petit yeomen qui cultive sa terre en toute liberté. Sur le plan politique, Roberts est pour une plus grande décentralisation du pouvoir et des compétences de l'Etat central. L'essentiel de l'ordre social tel qu'il l'imagine doit reposer sur le bien-être commun, le labeur et l'auto-gouvernance sans intervention excessif de l'Etat et des pouvoirs publics. Il est soutenu à l'époque par le Republican Party, auquel il finira par adhérer en 1849. Roberts va profondément transformer la jeune monarchie qui n'a que quelques années d'existence, réalisant tour de force assez important notamment en s'opposant de front à ce qu'il nommait les "forces de la banque", contre lesquels il a juré de "combattre jusqu'à sa mort". Il est pour ainsi dire, un tenant des vieilles recettes économiques d'avant la période industrielle et de son expansion. Le point noir de la période de sa période en tant que Chancelier de la Couronne du Westrait reste très certainement les multiples guerres qui ont été lancés contre les différentes tribus natives olgariennes, les poussant de plus en plus vers l'ouest des terres. Alors que le royaume avait signé une multitude de traités avec les natifs, il passera plus d'un demi-siècle à littéralement les piétiner. Pour Roberts, l’éviction des natifs de leurs terres se justifie par un axiome simple : Ils possèdent ces terres mais ne les cultivent pas. En devenant propriétaire, les petits yeomen vont permettre à ces terres de se développer et de devenir productive. La raison du producteur est plus forte que celui de l'oisif, qui ne fait que jouir sans cultiver et s'occuper de la terre. Sa politique d'éviction systématique des terres va permettre au Republican Party d'instaurer un véritable clientélisme au près des nouveaux yeomens qui vont s'installer dans des régions vidés de leur population. De 1841 à 1866, Georges Roberts sera Chancelier de la Couronne du Westrait, une période de pouvoir assez importante qui marquera la trajectoire de la monarchie jusqu'à la fin du XIXème. En bien ou en mal, il reste un personnage historique important dans l'histoire westréenne.[/quote][/justify]