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Posté : sam. sept. 21, 2019 9:57 pm
par Alexandre
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L'HEBDOMADAIRE POLITIQUE, ECONOMIQUE, CULTUREL ET SOCIAL[/center]


[right]27 février au 4 mars 2040[/right]


[center]FEUILLETON DU MOIS :
L'affaire Micheline Brasseur, une affaire judiciaire qui passionne l'opinion


Episode 4 : entre société divisée et résolution difficile (fin)[/center]
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L'opinion public est divisée face à ce cas. Pour certains, Micheline est l'empoisonneuse de Lelande et il faut la condamnée à mort. Pour d'autre, elle est la bonne dame de Lelande, victime d'une machination contre elle. L'affaire passionne à tel point que toute la société se positionne en faveur ou contre Micheline.

Mais un incroyable rebondissement de situation survient lorsque, peu avant le procès, le contre expert s'intéresse à un géographe, favorable à Micheline, qui a émis en 1972 une hypothèse selon laquelle les corps n'auraient pas été empoisonnés de leur vivant. Le géographe en effet, affirme que le cimetière dans lequel sont enterrés les morts est une véritable source d'arsenic. Le sable, l'eau de la pluie qui ruisselle sur les tombes dont les croix entre autres, génèrent de l'arsenic, les produits utilisés contre les mauvaises herbes contenant de l'arsenic, ainsi que la composition du sol, le géologue affirme publiquement que les habitants de Lelande ont enterrés leurs morts sur une réserve d'arsenic. Cette incroyable théorie relance le débat tandis que Micheline est placée sous protection policière après avoir été victime d'agressions. Le tribunal demande alors aux habitants du village de pouvoir exhumer des corps pour servir de témoins. L'objectif est de chercher à savoir si ces autres corps, sans liens avec la famille de Micheline mais enterrés dans le même cimetière ont une présence anormale d'arsenic dans le sang. De nombreux villageois, qu'ils soient contre Micheline (pour prouver sa culpabilité) ou pour elle (pour prouver son innocence) se portent volontaires et accepte qu'un de leurs morts soient exhumés. Au total, près de 30 corps témoins ont été analysés. Le verdict est sans appel : tous contiennent un taux anormalement élevé d'arsenic. Mais ce résultat ne met pas fin à l'énigme pour autant car les témoins ont un taux 3 à 4 fois inférieur à celui des morts de Micheline.

Le troisième procès s'ouvre donc en 1974. Micheline y comparait libre. Mais à la faveurs des derniers éléments prouvant que le cimetière est une réserve d'arsenic, en raison des erreurs commises lors des précédentes analyses qui ont conduit à mélanger les restes, le dépérissement des preuves, la longueur du procès, le retournement de l'opinion public lassée, la défense de Micheline qui met en avant une pauvre femme trainée dans la boue depuis près de 15 ans et surtout, les déclarations de Ludivine Pignon, qui après tant d'année déclare n'être plus certaine de ce que lui a dit Laurent sur son lit de mort ni même de la culpabilité de Micheline, cette dernière est acquittée définitivement sans que l'affaire ne soit vraiment résolue.

Micheline fini sa vie à Lelande où elle n'a jamais cessé d'habiter à l'âge de 81 ans en 1994 après avoir publiquement pardonné à Ludivine Pignon. Elle continuera à clamer son innocence alors qu'une part d'ombre subsiste sur l'affaire, certain la surnomment toujours l'empoisonneuse de Lelande ou la bonne dame de Lelande. Peine perdue, le doute subsiste. Cette affaire restera sans doute pour toujours une énigme historique et chacun est libre de penser ce qu'il veut sur cette femme accusée un jour d'avoir empoisonné 17 de ses proches.


[right][HRP : inspiré d'une histoire vraie][/right]


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  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356583#p356583]Episode 1 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356608#p356608]Episode 2 : le début de l'affaire Brasseur : des rumeurs aux accusations[/url]
  • [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356650#p356650]Episode 3 : un premier procès mouvementé et des théories diverses[/url]

Posté : jeu. janv. 02, 2020 5:37 pm
par Alexandre
[center]ZOOM SUR…
Épiphanie : l'étonnante tradition de la famille royale
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L'épiphanie est une fête lors de laquelle de nombreux flaviens partagent une galette pour tirer les rois. Cette tradition typiquement flavienne, dépasse son caractère religieux d'origine depuis qu'une fève a été ajoutée au gâteau traditionnellement consommé depuis le moyen âge. Cette fève est beaucoup plus récente puisqu'elle date (dans sa forme actuelle) de la Révolution de 1820, comme un pied de nez à la monarchie puisqu'il s'agissait de moquer le Roi. Sauf que depuis, chose étonnante, la Monarchie a pris le contrepied et il existe une tradition tout à fait étonnante, peu protocolaire mais bien installée et qui marque la fin de la période de fête. En effet, chaque année pour l'épiphanie, la cour a pris l'habitude de déguster la galette et de … tirer les rois. Et même la famille royale participe à cette petite frivolité. Mais attention, pas n'importe comment.

[center][url=https://zupimages.net/viewer.php?id=20/01/zggj.png][img]https://zupimages.net/up/20/01/zggj.png[/img][/url][/center]

Tirer les rois ! Voilà une chose qui pourrait sembler impensable, encore moins en présence du Roi. Le protocole et les règles de la Constitution elles-mêmes ne permettent pas une telle chose. En temps normal seulement. Chaque année, le jour de l'épiphanie, la Cour organise une petite sauterie originale. Et pour ne froisser personne, un exemplaire du protocole (le livre -car il est écrit en Flavie- qui règle la vie et les comportement au Palais) est recouvert d'un drap comme pour qu'il ne soit pas témoin d'un manquement à ses commandements. Car il s'agit bien de désigner un Roi et une Reine pour le temps de la fête. Et comble de la frivolité, le Roi et la Reine eux même sont présents et participent. Comment donc dans une Monarchie peut-on prétendre couronner un autre Roi que le Roi lui-même. D'autant que, vous l'aurez compris, il s'agit d'une fête qui voit couronner un membre de la noblesse alors même que le Roi est présent. Offense au Roi ! Certains sont allés au cachot pour moins que ça au moyen âge.

L'affaire est simple : une fève pour les femmes et une pour les hommes. Un "couple royal" est donc désigné de cette façon à l'issue de la dégustation et se voit remettre une couronne (fausse). Le "couple" ouvrira un bal le soir même par une danse. Et ce n'est pas tout. N'oubliez pas qu'à l'origine, tirer les Rois avait une connotation péjorative pour les révolutionnaires qui cherchaient ainsi à se moquer du Roi (le vrai celui là). Eh bien contre toute attente, la tradition de la Cour a conservé ceci. Tant et si bien que le Roi et la Reine désignés par les fèves doivent eux même servir un verre de l'amitié à l'ensemble des participants.

Imaginez donc le tableau. Soit un noble est couronné Roi en présence du Roi (le vrai) alors même qu'il le protocole ne permet pas une telle usurpation, soit le vrai Roi tombe sur la fève (ce qui permet d'éviter l'usurpation) mais le vrai Roi se retrouve dans la position du valet ce que le protocole ne permet pas plus (et ne parlons pas non plus de la désignation d'un couple qui n'en est pas un entre deux nobles voire avec le Roi ou la Reine dedans). Une telle insulte au protocole, livre qui régit les règles et la vie au Palais, mérite bien d'en cacher un par un drap. Une étonnante tradition que la famille royale a développé au fil du temps. Mais cette entorse au protocole n'est que temporaire. Le bal terminé, les couronnes du Roi et de la Reine désignés par la fève sont brulées, comme pour rappeler qu'il ne s'agit que d'une mascarade et le protocole drapé retrouve son trône sacrosaint au Palais Royal. L'histoire retiendra toutefois qu'au Palais Royal à l'épiphanie, on tire les Rois.


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