Page 3 sur 3

Posté : mar. sept. 24, 2019 12:23 pm
par Alexei
[justify][center]Ateneul
L'Athénée d'Albarea


[img]http://www.globaltravelmate.com/uploads/images/bucharest_ateneul.jpg[/img][/center]

L'Athénée (Ateneul) est une ancienne salle de concert située dans le centre d'Albarea et constitue un véritable point de repère dans la capitale valdaque. Inauguré en 1888, ce bâtiment circulaire à la façade ornementée surplombée par un dôme était la principale salle de concert de la ville et a longtemps abrité l'Orchestre philharmonique "Gheorghe Enescu" ainsi que le festival de musique international du même nom, tous deux délocalisés à l'Opéra national d'Albarea depuis 2028. A parti de cette date, l'Ateneul est devenu le siège du ministère des Affaires étrangères du Royaume, puis de la République de Valdaquie.

En 1865, des personnalités culturelles et scientifiques telles que Constantin Esarcu, Valeriu Urechia et Nicolae Creţulescu fondent la société culturelle "Atheneum", chargée de promouvoir les arts en Valdaquie. A cette fin, la société a co-financé avec le Roi la construction de l'"Ateneul", dans le centre d'Albarea, qui serait une construction dédiée à l’art et à la science. Les artistes ont ainsi fait appel à l'architecte santognais Albert Galleron, jouissant, à l'époque, d'une grande popularité en Valdaquie. Edifié sur un terrain ayant appartenu à la famille Văcărescu, une famille de boyards et d'intellectuels renommés, il a été inauguré en 1888, bien que les travaux se soient poursuivis jusqu'en 1897. Une partie des fonds de la construction a été levée par souscription publique sur un délai de 28 ans, dont le slogan a marqué les esprits : "Donnez un leu pour l'Ateneu !"

Le 29 décembre 1919, l’Athénée accueillit la Conférence des voïvodes (ou princes) qui votèrent en faveur de l’unification de l'Ardélie (anciennement magyare) et de la Munténie (anciennement turque) avec le Royaume de Valdaquie (constituée de l'Olténie et de la Dobrogévie) pour constituer la Grande Valdaquie (Valdâchia mare). En 1992, l'édifice, esquinté par le temps a été entièrement restauré, évitant ainsi son effondrement pour un coût de 27 millions de lei (9 millions de dollars), pris en charge par les boyards (nobles) valdaques et une nouvelle souscription publique.

Le style général du bâtiment est néoclassique, avec quelques touches romantiques sur la façade. Devant le site se trouve un petit parc et une statue dédiée à l'illustre poète Mihai Eminescu. À l'intérieur, le rez-de-chaussée abrite une salle de conférence et un auditorium pouvant accueillir 600 personnes dans les stands et 52 autres en loge. Une fresque de 75 mètres de long et de 3 mètres de large, réalisée par Constantin Petrescu, orne l'intérieur du mur circulaire d'auditorium. Cette fresque décrit les moments les plus importants de l’histoire de la Valdaquie, à commencer par la conquête de la Dacie par l’empereur latin Trajan jusqu’à l'avènement de la Mare Unire (Grande Union) en 1918. Aujourd'hui, cet auditorium accueille diverses conférences nationales et a vu se dérouler une partie des pourparlers du sommet d'Albarea de 2038, ayant débouché sur la création de la Communauté des Nations dytoliennes. L'autre côté du bâtiment, donnant sur un second parc, accueille les bureaux et salons privés du ministère des Affaires étrangères.


[center][img]https://www.clasicradio.ro/wp-content/uploads/2017/02/ate-563x311.png[/img][/center]

Posté : mar. oct. 15, 2019 6:15 pm
par Alexei
[justify][center]Teatrul Naţional « Nicolae Bălcescu » din Albarea
Théâtre national « Nicolae Bălcescu » d'Albarea


[img]http://blog.out4food.ro/wp-content/uploads/2018/08/tnb1.jpg[/img][/center]

Fondé en 1852 sous le nom de Teatrul cel Mare din Albarea ("Grand théâtre d'Albarea"), le Théâtre national d'Albarea est l'un des symboles de la capitale valdaque, tant pour son intérêt historique qu'architectural. Le nom actuel du bâtiment vient de son premier directeur, un artiste de renom ayant participé à la naissance du sentiment national valdaque : Nicolae Bălcescu. Douze ans après sa construction, en 1864, un décret du premier-ministre Mihail Kogălniceanu transforme le lieu en une institution nationale comme en témoigne sa nouvelle appellation "Teatrul Naţional".

En avril 1836, la Societatea Filarmonica - société culturelle fondée par Ion Heliade Rădulescu et Ion Câmpineanu - rachète l'auberge Câmpinencii afin de construire un théâtre national sur le site. En 1840, l'Obşteasca Adunare (assemblée des nobles d'Olténie) propose au prince Alexandru II Ghica, un projet de construction d'un théâtre national avec le soutien de l'État. Le prince accéda à cette demande le le 4 juin 1840. Son successeur, Gheorghe Bibescua, décida néanmoins de construire le théâtre sur un autre emplacement, là où était située l’ancienne Auberge Filaret. Celui-ci présentait plus d'avantages puisqu'il occupe l'hypercentre d'Albarea, à Podul Mogoşoaiei (aujourd'hui Calea Victoriei), et offre plus de terrain pour la construction de l'édifice.

Le 13 août 1843, un rapport de la commission chargée de la construction du théâtre avait estimé que celle-ci coûterait 20 300 florins asdrichiens (pièces d'or standard). Jugé trop excessif, ce prix a finalement été refusé. Trois ans plus tard, en 1846, une nouvelle commission décide d'engager l'architecte tötterne Alexander Hefft, proposant un plan plus acceptable. La construction débute finalement en 1848, avant d'être interrompue en juin par la révolution oltène, exigeant plus de démocratie et la réunification avec la principauté de Dobrogévie. En août 1849, après que le prince Barbu Dimitrie Ştirbei ait pris le pouvoir, il ordonne l'achèvement des travaux de construction. Le théâtre est inauguré le 31 décembre 1852 et accueille sa première pièce : "Zoe sau Amantul împrumutat", suscitant l'enthousiasme de la presse et des observateurs de l'époque. Le bâtiment a été construit dans le style baroque, avec 338 places à l'étage principal, trois niveaux de loges, un hall d'accueil luxueux avec des escaliers en marbre de Carrare et une grande galerie dans laquelle les étudiants pouvaient assister gratuitement aux représentations. Pendant ses deux premières années, le théâtre était éclairé par des lampes à suif, mais à partir de 1854, elles furent remplacées par des lampes à huile de colza ; encore plus tard, celles-ci furent à nouveau remplacées par des lampes à gaz puis par des lampes électriques.

Tombé en décrépitude au cours du XXIème siècle - sa rénovation étant jugée trop coûteuse - le théâtre fut partiellement démoli avant d'être reconstruit de 2033 à 2036, sous la pression populaire. Sa salle principale (Sala mare) a ainsi été agrandie pour accueillir à elle seule un total de 1 155 places, faisant de celle-ci la plus grande de Dytolie. Aujourd'hui, le Théâtre national d'Albarea présente ses représentations dans quatre salles : la grande salle (1 155 places), la salle de l’amphithéâtre (353 places), la salle de l'Atelier (sans scène fixe, comptant 219 places) et le Studio 99 (sans scène fixe, pouvant accueillir 99 spectateurs). En plus de 150 ans d'existence, le théâtre national d'Albarea a présenté sur scène plusieurs des pièces les plus significatives de la dramaturgie universelle. Celles-ci ont eu des succès dans et hors du pays : en Santogne, au Gänsernberg, en Asdriche, en Slézanie, à Lébira , aux Lorthon, en Ennis, au Jernland ou encore à Kars.


[center][img]http://www.cityfemme.com/wp-content/uploads/2017/05/palais-garnier-1096888_960_720-1-678x320.jpg[/img][/center][/justify]

Posté : ven. oct. 18, 2019 12:00 pm
par Alexei
[justify][center]Palatul Cercului Militar Național - Albarea
Palais du Cercle militaire national - Albarea


[img]http://www.romania-actualitati.ro/files/cmn.jpg[/img][/center]

Le palais du Cercle militaire national est un édifice d'Albarea et une institution centrale accueillant la culture de l'armée valdaque. Les travaux pour la construction du bâtiment ont commencé en 1911, bien que le terrain où le Cercle militaire devait être construit avait été vendu par le Ministère des domaines depuis 1898. Le principal concepteur de ce chantier monumental était l'architecte Dimitrie Maimarolu en collaboration avec Victor Stefanescu et le santognais Ernest Doneaud. Les bénéficiaires étaient le Cercle militaire des officiers de la garnison d'Albarea, une organisation fondée en 1876. Les fonds nécessaires ont été recueillis à partir de dons, de souscriptions, de subventions de l'État ainsi que de prêts remboursables. Le cercle militaire national a été construit sur le site de l'ancien monastère de Sărindar.

Un impressionnant escalier en marbre appelé "l'Escalier d'honneur" (Scara de Onoare), sur une double pente, mène au deuxième étage et aux salles de réception. Les escaliers de ce type ne sont pas simplement des éléments de liaison, mais sont considérés comme faisant partie d’une direction cérémonielle. Au cours de son voyage, le visiteur a la possibilité d'entrer en contact, progressivement, avec l'ambiance des intérieurs, pour les admirer. Une fois ceux-ci escaladés, le visiteur a la possibilité de découvrir les six salles de réception que compte le palais :
  • La salle des Marbres (Sala de Marmură) était destinée dès le début à accueillir les réceptions les plus importantes. Aujourd'hui, on peut la considérer comme l'une des réalisations les plus réussies de l'architecture valdaque. Les hautes fenêtres cintrées donnant du côté du boulevard Regina Elisabeta trouvent leur équilibre dans la rangée de hautes colonnes du côté opposé. Les motifs décoratifs sont d’inspiration ancienne évidente, avec des stylisations et des œuvres du style de l’époque. Épées, boucliers, lances, chapeaux, flèches, et divinités de guerre rappellent l'environnement militaire.
  • La salle marquésienne (Sala Marchezeană) est située dans le prolongement de la salle des marbres. Ses murs sont habillés de boiseries de qualité, avec des motifs ornementaux discrets. Le plafond est constitué de boîtes décorées de motifs floraux stylisés et recouvertes de feuilles d'or. Ici sont entreposées diverses reliques authentiques symbolisant les invasions solimanides et arabes du Moyen-Âge : cimeterres, armures, hallebardes, ou encore des arcs turciques.
  • La salle byzantine (Sala Bizantină) tire son nom de sa conception de style byzantin, à laquelle s’ajoutent des éléments propres à l’art valdaque traditionnel. La salle est dominée par une série d’arcades qui supportent un plafond en caisson, des arcades reposant à leur tour sur une série de colonnes décorées de bandes de stuc doré. Lors de la dernière rénovation, des fresques murales représentant les images de dirigeants de la Valdaquie indépendante et quelques moments de référence de l’Histoire du peuple valdaques ont été ajoutées à l’intérieur des arches latines. La salle expose toujours des armes et armures utilisées par les soldats de l'Empire latin lors de la conquête de la Dacie (correspondant à l'Olténie et à la Targutie actuelles) dont la plupart sont authentiques.
  • La salle gothique (Sala Gotică) présente une ambiance architecturale gothique, caractérisée par des arcs brisés d'ogives et de simples lustres. Le sol est de style gothique hohengrafois. Cette pièce rappelle les seigneuries créées par des colons catholiques tötternes dans l'actuelle Ardélie - auparavant surnommée par ces derniers "Siebenburgen" : pays des six châteaux - et expose certaines de leurs armes comme des Zweihänder (épées à deux mains) ou des arbalètes.
  • La salle norroise (Sala Norează) est inspirée par l’atmosphère du nord de la Dytolie, avec des lustres en forme de navires vikings, un plafond en bois avec poutres apparentes sur des consoles, représentant de fantastiques visages d’animaux, également inspirés de la mythologie scandinave, qui donnent l’impression de vieux intérieurs nordiques. Dépourvue d'artefacts jusqu'en 2038, elle expose aujourd'hui des reliques vikings - achetées à des musées jernlanders - telles qu'une Ulfbehrt (épée), un Seax (couteau) et diverses hachettes.
Le palais compte également un grand restaurant (pouvant être loué) et, depuis le premier mars 2005, un buste de l'architecte Dimitrie Maimarolu, concepteur du Palais du cercle militaire, trônant avec les bustes de Vasile Zottu et Nicolae Filipescu, fondateurs du Cercle militaire des officiers de la garnison d'Albarea. Enfin, le bâtiment abrite également la Bibliothèque militaire nationale (Biblioteca Militară Națională) et une plaque commémorative en l'honneur du monastère Sărindar, sur lequel a été construit le palais, a été posée en 2018.


[center][img]https://www.nuntabucuresti.ro/uploads/3661/images/cercul-militar-national-victoriei-bucuresti-restaurante-nunta-2ad4130ce5-medium.jpg[/img][/center][/justify]

Posté : mar. nov. 26, 2019 11:52 am
par Alexei
[justify][center]Biserica Ortodoxă Valdâcă
L'Eglise orthodoxe de Valdaquie


[img]http://www.pravoslavie.ru/sas/image/102187/218760.p.jpg?mtime=1446044622[/img]

Le patriarche Daniel, primat de Valdaquie depuis 2037[/center]
L’Église orthodoxe de Valdaquie (BOV) est une église autocéphale du christianisme orthodoxe. Si la plupart des croyants qui y sont rattachés sont valdaques, celle-ci compte également des croyants d'autres nationalités comme des Roms ou des Sarkhovites. En Valdaquie seulement, le nombre de croyants orthodoxes s'élève, selon un recensement de 2038, à environ trente-quatre millions, soit 81% de la population. Dans une enquête sociologique datée de 2037 et réalisée en République de Nistrovie, 21,5% de la population totale et un quart de la population chrétienne ont déclaré appartenir à l'Église métropolitaine de Dobrogévie, subdivision de l'Eglise orthodoxe valdaque. Selon certaines sources, parmi les Valdaques de Sarkhovie et d’Occident, il existe encore des centaines de milliers d’orthodoxes qui affirment leur subordination canonique à l’église orthodoxe valdaque. Cela signifie que le nombre total d'orthodoxes valdaques est d'environ quarante millions. Cette "internationalisation" des croyants fait que la Sainte Liturgie dans l'Église orthodoxe valdaque est pratiquée dans les langues suivantes : valdaque, hotsalinien (ukrainien) et gallique (mais aussi, de manière sporadique, en magyar, briton ou euskal).

L’Église orthodoxe valdaque est organisée en six métropoles, douze archevêchés et quinze évêchés en Valdaquie même (avec 13 527 paroisses et succursales, dirigées par 14 513 prêtres et diacres pour un total de 15 218 lieux de culte). Pour les Valdaques orthodoxes résidant à l'étranger, il existe, depuis 2038, quatre métropoles (composées de trois archevêchés et six évêchés) en Dytolie ; une métropole et un évêché sur le continent dorimarien et un évêché de Marquésie et du Karmalistan. En 2036, le pays compte encore 631 monastères, où vivent environ 3 500 moines et 5 000 religieuses. Trois évêques métropolitains et quatre évêques diasporiques exercent en dehors des frontières de Valdaquie, sans compter la Nistrovie.

Les métropoles du Patriarcat valdaque sur le territoire valdaque sont :
  • L'Eglise métropolitaine de Munténie et de Targutie ;
  • Métropole de Traianopol ;
  • Métropole d'Ardélie ;
  • Métropole de Dej, Aradeș et Salaj ;
  • Métropole du Banat ;
  • Métropole d'Olténie.
Et les diocèses situés hors des frontières du pays sont :
  • Métropole de Dobrogévie (Nistrovie) ;
  • Métropole orthodoxe valdaque de Dytolie occidentale et méridionale ;
  • Métropole orthodoxe valdaque de Slézanie, de Dytolie centrale et du nord ;
  • Métropole orthodoxe valdaque d'Olgarie-Dorimarie ;
  • Évêché orthodoxe valdaque de Santogne ;
  • Évêché orthodoxe valdaque de Magyarie ;
  • Évêché orthodoxe valdaque de Marquésie et du Karmalistan.

L'Église orthodoxe valdaque a été fondée en 1872 par le détachement de l'Église métropolitaine d'Olténie et de l'Église métropolitaine de Dobrogévie de l'obéissance canonique au patriarcat de Constance, ainsi que l'élévation de l'Église métropolitaine d'Olténie au rang d'archevêché. Signe de ce détachement à venir, le titre de primat métropolitain avait été attribué, pour la première fois par des autorités laïques, au métropolite Nifon Rusailă le 11 janvier 1865. Jusqu'à la constitution du Saint-Synode valdaque, en 1872, les églises orthodoxes des pays valdaques faisaient partie intégrante du patriarcat de Constance et les hiérarques étaient soumis à l'obéissance canonique au patriarche de Constantinople, qui s'opposa au détachement des deux métropoles et au morcellement de l'ancienne église orthodoxe, déjà fragilisée en 1448 par la proclamation d'autocéphalie du Synode de Sarkhgorod. Après la proclamation de l'indépendance de la Valdaquie vis-à-vis de l'Empire solimanide (le 9 mai 1877), des négociations ont été engagées avec le patriarcat de Constance afin de reconnaître l'autocéphalie de l'Église orthodoxe valdaque. Cette reconnaissance a finalement été accordée le 25 avril 1885 par le patriarche œcuménique Ioachim IV. Du point de vue du patriarcat de Constance, c'est la date de la naissance de l'Église orthodoxe valdaque, alors que celle-ci est de facto autonome depuis 1872.

L’Église métropolitaine d'Ardélie s’unit au Saint-Synode d'Albarea le 23 avril 1919 à l'occasion du rattachement de cette ancienne province magyare au Royaume de Valdaquie. Il faudra attendre encore six ans pour que l'Église orthodoxe valdaque soit formellement organisée en patriarcat, le 4 février 1925 et que le métropolite d'Olténie soit élevé au rang de patriarche. Là encore, ce sont les autorités laïques qui sont à la manœuvre avec l'adoption de la loi portant création du Patriarcat, promulguée le 25 Février 1925 et le 1 Novembre 1925, qui intronise Miron Cristea comme premier patriarche de Valdaquie (1925-1939).

En outre, de nombreux théologiens ont travaillé sur le rite orthodoxe valdaque au cours du XXième siècle. Le plus connu d'entre eux étant le père Dumitru Stăniloae, qui a œuvré toute sa vie pour compléter la Philocalia valdaque. Le père Arsenie Boca, qui fut peintre d'icônes et une grande figure spirituelle, a produit énormément d'écrits, qui demeurent encore aujourd'hui des lectures fondamentales chez les orthodoxes valdaques. Enfin, le père Sofian Boghiu, originaire de Nistrovie, était un grand confesseur et ascète chrétien, au point d'être considéré comme saint par de nombreux orthodoxes. Peintre plein de grâce et d'une grande spiritualité, il a dédié sa vie à Dieu. Avec le père Adrian Făgețeanu, il est devenu l'un des spiritualistes les plus célèbres de Valdaquie, les deux hommes étaient appelés "les apôtres d'Albarea", pour les critiques qu'ils ont formulées sur l'absolutisme de la monarchie valdaque de la fin du XXième siècle et son caractère "anti-chrétien".

Malgré que l’Église orthodoxe valdaque jouisse d’un grand soutien de la part de la population, elle a perdu en popularité à partir des années 2020, et de plus en plus de voix critiques se sont élevées à son sujet. En ligne de mire, notamment : la collaboration de l'Eglise avec les services de sécurité royaux. Celle-ci a débouché sur le déshonneur de nombreux hiérarques une fois la république proclamée, en plus d'entacher gravement la réputation du clergé. D'autres critiques font référence à l'attitude ultra-conservatrice de l'Eglise vis-à-vis des innovations technologiques, telles que l'introduction de passeports biométriques, au motif que le code barres indiquerait, de l'avis de certains membres du clergé ou de certains croyants, le numéro 666 ("chiffre de la bête") ou que cette technologie permettrait aux citoyens d'être contrôlés par des organisations occultes. Ces vues ne sont pas toutefois par officiellement partagées par l'Eglise. En outre, en 2038 une minorité de croyants orthodoxes ont estimé que la présentation de l'évolutionnisme dans les manuels scolaires de biologie contrevient aux dogmes religieux.

Enfin, l'Eglise orthodoxe valdaque est régulièrement pointée du doigt pour les avantages financiers et fiscaux dont elle bénéficie. Celle-ci possède 35 000 hectares de forêts et 40 000 hectares de terres arables dont la valeur est estimée à 420 millions d'unités internationales d'après une enquête menée en 2038 par la télévision nationale. Selon le journal Adevărul, cette institution est parmi les plus rentables du pays avec des revenus qui ne cessent de croître. Les archevêques et les métropolites possèdent d’énormes atouts : bâtiments, terres, milliers d’hectares de forêts pour constituer des trusts et s'enrichir. Le bénéfice enregistré en 2038 par le patriarcat valdaque s'élevait à 1,7 million d'unités internationales et en 2039 à 6,6 millions d'unités internationales. En début 2040, le patriarcat valdaque a déclaré un chiffre d'affaires de 14 millions d'unités internationales à l'administration financière.

Posté : ven. nov. 29, 2019 10:44 am
par Alexei
[justify][center]Crăciunul în Valdâchia
Noël en Valdaquie


[img]https://i.imgur.com/Fwb2bRu.png[/img]

Des "rugăciori" dans les rues d'un village dobrogève[/center]
La fête de Noël (Crăciun) revêt une importance majeure pour les Valdaques. Celle-ci se déroule sur trois jours : les 25, 26 et 27 décembre, et sa célébration varie énormément selon les coutumes de chaque région. Dans certains villages d'Olténie, par exemple, une vieille tradition veut qu’à la veille de Noël, les familles se lèvent tôt le matin, allument le feu dans le poêle et plantent un arbre dans le jardin. Ensuite, ils mettent un pot devant le poêle où ils écrivent : "Bonjour à toi, Moș Crăciun (père Noël). Apporte-nous des cochons bien gras, et garde nos proches en bonne santé ; apporte-nous des vaches et des veaux, des moutons et des agneaux, des truies et des porcelets, des poulets et des oeufs..." et ainsi de suite avec tout ce que la famille désirait, en concluant par : "cette l’année et pour les années à suivre".

En Dobrogévie, les fêtes de Noël sont précédées d'un jeûne de 6 semaines. Celui-ci, qui est aujourd'hui plus symbolique qu'autre chose, prend fin lorsque toute la famille est réunie le soir du 25 décembre pour déguster des spécialités de Noël telles que des sarmale ou encore du cozonac (sorte de panettone à base de fruits confits). En outre, la tradition veut que, la veille de Noël, chaque famille décore un sapin dans sa maison ou dans sa cour. Cette coutume a été introduite en Valdaquie par les premiers étudiants ayant étudié dans les universités tötternes d'Asdriche ou du Gänsernberg. Les princes et princesses tötternes, qui se sont installés en Ardélie à partir du XIXème siècle, ont aussi joué un grand rôle dans dans la diffusion de cette tradition. La chanson tötterne "O, Tannenbaum", a même été réinterprétée par le valdaco-tötterne Melchior Franck pour devenir "O, brad frumos" (mon beau sapin) en Valdaquie. Un siècle plus tard, toutes les maisons valdaques affichaient leur arbre de Noël.

Les colinde (chansons de Noël et de Nouvel An) tiennent également une place prépondérante dans les fêtes de fin d'année valdaques. Les enfants principalement, partent le premier jour de Noël les chanter de maison en maison, ou dans les rues, voire les trams et les bus, en échange de quelques friandises ou d'argent. Chez les valdacophones, comme chez tous les Orientaux et les Mozarabes, l'Avent dure 40 jours à partir du premier jour de l'Avent, le 15 novembre et prend fin le 24 décembre. Au matin, une des colinde les plus chantées est "Bună dimineața la Moș Ajun !" (Bonjour au réveillon de Noël !).

Les colindători (littéralement, "calendants") ont divers chants dans leur répertoire, tels que Sorcova, Plugușorul ou encore la naissance de Jésus. Souvent, ils reçoivent des colaci (des bonbons), du vin chaud, des pommes, des noix, des pots de confiture, et plus récemment du chocolat. Parmi les colindători, on peut trouver des stelari ("chanteurs à l'étoile") qui arborent une grande étoile éclairée de l'intérieur par une bougie, symbolisant l'Étoile du berger. D'autres, appelés rugăciori ("orants") ou legători ("reliants") sont costumés et revêtus de masques ou pourvus de sonnailles (petites cloches) ; des traditions d'origine païenne qui visaient initialement à chasser les mauvais esprits et les fantômes de l'hiver. Aujourd'hui pleinement aux rituels de Noël, ces masques se déclinent en plusieurs variantes dont les plus célèbres sont la capra (chèvre) et l’ursu (ours). À leur retour, les enfants lavent et cirent leur plus belle paire de bottes et les déposent à l'entrée de leur maison, pour que leurs parents déposent ensuite des bonbons ou de l'argent à l'intérieur.

Étymologiquement les mots "Crăciun" et "colinde" semblent venir du latin creatio (création) et calendae (calendes) mais cette parenté n'est pas attestée avant le XVième siècle et ils pourraient tout aussi bien provenir du vieux-slave "Корочунъ" (Korotchoune), fête païenne du solstice d'hiver, reliée au dieu "Коляда" (Koliada). En effet les Slaves, arrivés au VIIème siècle, ont défilé durant plus de six siècles dans la région, intercalant leurs duchés parmi ceux des valdacophones, et les échanges culturels entre les deux peuples ont été assez intenses pour qu'en valdaque les mots "esprit" et "amour" (entre autres) se disent duh et dragoste ou iubire qui dérivent du slave. Il existe aussi une légende disant que Marie, mère de Jésus, est entrée dans une étable où elle rencontra un vieil homme du nom de "Crăciun", qui lui aménagea un coin calme pour pouvoir mettre au monde son fils.

Posté : sam. déc. 07, 2019 5:38 pm
par Alexei
[justify][center]Ciorbă de burtă
La soupe aux tripes


[img]https://www.maggi.ro/sites/default/files/2018-08/ciorba-de-burta.png[/img][/center]

La ciorbă de burtă (littéralement "soupe de ventre") est une soupe valdaque traditionnelle, souvent consommée les jours de fête. Il existe de nombreuses variantes de la recette originale dans tout le pays, comme à Rădăuți (ciorbă rădăuțeană), en Targutie, où les tripes sont remplacés par du poulet. Selon Silvia Jurcovan auteure de livres de cuisine la spécificité de la soupe aux tripes réside dans l'acidité. Ainsi, on y ajoute du citron, de l'ail, ainsi que du vinaigre. La préparation de cette soupe est très chronophage et prend plusieurs heures.

A l'image de nombreux plats valdaques, cette soupe tire son origine de l'Empire solimanide, dont la Valdaquie a été un vassal pendant plusieurs siècles. Ce sont les cavaliers spahis stationnés en Olténie et Dobrogévie qui ont introduit cette préparation dans le pays. En effet, les chefs de régiments turciques avaient pour habitude de cuisiner des ragoûts dans de grandes marmites posées à côté de leurs tentes, dans lesquelles ils préparaient des bouillons de tripes ou de bélier très nourrissants. Le mot "ciorbă" (soupe) vient d'ailleurs du turc "çorba" (ébullition), mot lui-même dérivé de l'arabe "šorba" (šarâb). Ces termes se retrouvent également dans les langues de plusieurs pays anciennement conquis par les Solimanides : en Cybistrie, le mot "τσορβάς" (translittéré : torbas) désigne également une soupe à la viande. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le peuple d'Albarea se mit à préparer un plat appelé "pacea" (paix), cuisiné à partir de jambes de mouton ou de veau, agrémenté d'œufs et de vinaigre, très similaire à la ciorbă de burtă actuelle.

C'est ainsi que la soupe aux tripes est passée dans la cuisine valdaque, où elle a été revisitée pour satisfaire les papilles locales, notamment en remplaçant le citron par du vinaigre. De surcroît, plus d'ingrédients ont été ajoutés par rapport à la recette originale : la viande peut être constituée de ventre de bœuf, de cuisses de veau ou de porc, ainsi que de moelle osseuse ; pour les légumes, des oignons, des carottes, du céleri, des racines de persil, de l'ail et du poivron rouge sont utilisés. Enfin, la préparation est assaisonnée avec du sel, du poivre, des feuilles de laurier, de l'ail, du persil, du livèche, des feuilles de céleri et des poivrons. Une fois dans l'assiette, on ajoute communément un jaune d'œuf, de la crème, de la mujdei (mousse d'ail) et du vinaigre.

Bien que paraissant relativement peu sophistiquée, la ciorbă de burtă est extrêmement longue à préparer. Le plus chronophage étant le nettoyage et l’ébullition du ventre de bœuf : il doit être lavé plusieurs fois, salés, puis placé pendant deux à trois heures dans une marmite remplie d’eau. On ajoute ensuite une cuillère à soupe de bicarbonate de soude avant de mettre la viande à bouillir pendant trois heures, suivie des autres ingrédients : les légumes, le poivre et les feuilles de laurier. Une carotte ainsi qu'un poivron rouge sont coupés en julienne et cuits séparément. Une fois bouilli, le ventre de bœuf est baigné dans son jus (qui est conservé) avant d'être coupé en forme de nouilles (généralement de 0,5 à 8 cm). Le jus est ensuite une nouvelle fois bouilli avec les tripes ainsi que la carotte et le poivron rouge rôti. Une fois la cuisson terminée, on ajoute à la soupe un mélange de crème et d'épices. La préparation est ensuite servie avec des piments forts.

Même si elle est peu noble et souvent dégustée les lendemains de fête (pendant la gueule de bois), cette soupe est vue comme un symbole culinaire de la Valdaquie comme en témoigne le journaliste et écrivain Radu Anton Roman : "ce plat, qui semble avoir été conçu pour les fêtards et les ivrognes, possède toutefois la méthode de préparation la plus sophistiquée et la plus exigeante de toute la cuisine traditionnelle valdaque. Sa saveur oscille entre l'aigre et le doux ; le chaud et velouté. Il est gras, mais aussi délicat ; il est à la fois éclectique et simple".

Posté : jeu. déc. 12, 2019 10:34 am
par Alexei
[justify][center]Chipul lui Decebal
Le visage de Decebal


[img]https://sun9-8.userapi.com/c851132/v851132356/16c054/S8cCYLbdnKo.jpg[/img][/center]

Le visage du roi dace Decebal (aussi appelée "statue de Decebal") est un bas-relief de 55 mètres de haut, situé sur la rive rocheuse du Siret, entre les villes d'Echelnița, de Dubova et d'Orșova, dans le voïvodat d'Olténie. Le bas-relief représente Decebal, le dernier roi de Dacie (avant que celle-ci ne soit conquise par les Latins), et est sculpté à même la falaise, constituant à ce jour la plus grande sculpture en pierre de Dytolie. Son commanditaire était le richissime domnitor (haute-noblesse) et historien amateur protochroniste, Iosif Constantin Drăgan, qui a promu et financé l'idée de cette sculpture monumentale, réalisée entre 2024 et 2034. L'oeuvre en elle-même a été réalisée par douze grimpeurs-sculpteurs, issus du monde entier, et sa réalisation a coûté à Drăgan plus d'un million d'unités internationales. L'exécution de ce travail a été réalisée sous la direction du sculpteur Florin Cotarcea, qui devait faire face à plusieurs dangers : les hauteurs, la chaleur, ou encore des serpents. Par ailleurs, la falaise n'est accessible que par bateau ajoutant une nouvelle contrainte de taille aux grimpeurs-sculpteurs. La première phase des travaux a officiellement débuté à l'été 2024, avec le défrichement des arbres qui boisaient la roche. Les rochers ont ensuite été lissés, et les roches massives, pouvant mettre la vie des ouvriers en danger, ont été tout simplement dynamitée - au total, une tonne d'explosifs a été utilisée pour modeler la pierre. Aucune machinerie lourde ne pouvait être utilisée à cause de l'étroitesse du ponton, et tous les outils de travail devaient être transportés par bateau.

La connexion avec le ponton était assurée par deux stations d'émission-réception. De la base du rocher à l'échafaudage (lui aussi très difficile à manipuler), les grimpeurs-sculpteurs devaient grimper pendant une demi-heure. Ces derniers se relayaient en deux équipes travaillant 6 heures chacune : de 7h30 à 13h30 et de 13h30 à 19h30. Les travaux ont eu lieu entre mars et octobre de chaque année, l'hiver rendant ceux-ci trop dangereux. Les outils utilisés par les grimpeurs-sculpteurs étaient les plus classiques : marteau pneumatique, fouet et barre. Pendant l'été, le soleil qui chauffait considérablement la roche, rendait les conditions de travail presque insupportables. En plus de ces lourdes contraintes, quelques accidents ont été à déplorer : deux ans après le début du chantier, une équipe de cinq personnes travaillant sur l'échafaudage est tombée dans le vide suite à la rupture de deux câbles de support, aucun des sculpteurs n'a néanmoins été blessé. Par ailleurs, en 2030, l'un des grimpeurs a été mordu par une vipère cachée dans une crevasse. De surcroît, en raison de la gravité, mais aussi de la roche qui commençait à s'effriter, le nez de Decebal (qui mesurait initialement sept mètres de haut) s'est fissuré quelques mois après son modelage et risquait de tomber. Cet énorme bloc de pierre a ainsi dû être dynamité pour plus de sécurité. Le nez du roi a finalement été remodelé et sécurisé avec des renforts en fer et en ciment. Après dix ans de construction extrêmement difficile, le visage de Decebal a été officiellement achevé en mars 2034.

L'emplacement du Chipul lui Decebal n'est pas anodin. Juste en face du bas-relief, sur l'autre rive du Siret, se trouve une vieille plaque commémorative (la "Tabula Traiana"), posée il y a près de 2000 ans et longue de quatre mètres pour une hauteur d'un mètre soixante-quinze. Celle-ci est le fait du vainqueur Decebal, l'empereur Traian. Ce dernier voulait représenter et célébrer la marche des troupes impériales latines vers la Dacie, et commémorer les victoires de l'Empire sur le royaume dace lors de la guerre de 105 à 106 avant J.C. En outre, cette plaque symbolise le début de sa route militaire, qui a été utilisée par ses successeurs pour étendre l'Empire vers la Marquésie.

Comme pour faire un autre pied-de-nez à la figure de l'empereur Traian, sous la tête de Decebal a été creusée dans la roche une inscription latine : "DECEBALUS REX - DRAGAN FECIT" ("Roi Decebal - fait par Drăgan"). Le boyard Iosif Constantin Drăgan a également écrit de nombreux livres sur l'histoire des Daces et des Thraces ("Nous, les Thraces" ; "L'Empire latino-thrace" ; "Le millénaire impérial de Dacie"), dans lesquels il partage diverses thèses protochronistes - par exemple, les Daces seraient antérieurs aux Latins et les auraient influencé. Bien qu'encore très répandues, car volontairement diffusées par l'aristocratie pour justifier l'isolationnisme de la Valdaquie et l'absolutisme de son régime, ces théories sont de plus en plus réfutées par les historiens professionnels. Toujours est-il qu'en modelant cette figure dans la montagne, Iosif Constantin Drăgan a voulu commémorer, mais aussi démontrer, la contribution des Valdaques à la formation des cultures dytoliennes, en partant du principe que l'identité culturelle des Valdaques peut être définie avant tout par sa composition daco-thrace, et non plus seulement latine.