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Posté : sam. sept. 22, 2018 1:44 am
par Yul
[center]La mer en partage
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[justify]Sur terre, qu'il vive loin d'elle ou non, chaque être humain dépend des mers et des océans. Grâce à la présence des végétaux marins, les mers et les océans libèrent plus d’oxygène dans l’atmosphère que toutes les forêts du monde; ils jouent ainsi un rôle fondamental dans la régulation du climat mondial: ils échange de la chaleur et des gaz avec l’atmosphère grâce aux courants et aux vents qui balaient la surface de la mer. Ces environnements sont une source vitale de protéines animales pour des centaines de millions de personnes à travers le monde; 90 % des marchandises du commerce international circulent par voie maritime et les mers et océans détiennent des quantités considérables de minéraux précieux et de ressources énergétiques, tels que pétrole, gaz, sel, métaux précieux… Les mers et les océans fournissent ainsi du travail à des dizaines de millions de personnes dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture, et encore plus d’emplois indirects dans les secteurs liés qui y sont liés (commerce des produits de la mer, navigation, tourisme, exploitation minière offshore, activités militaire et scientifiques, loisirs nautiques…). Le monde maritime est ainsi d’une importance capitale dans la stratégie politique, économique et militaire de tous les pays.
Les Valvatides représentent un ensemble de territoires tournées autour d'un très large estuaire maritime, l'Uurali laht, qui compose l'ossature du pays; cet estuaire est traditionnellement divisé par les Valvates : l'Anse de Süda au sud et le Chenal de Tengmalm. Ce parc maritime unique au monde communique à l'est avec le Lac Sengien par un canal naturel, et débouche au nord sur la mer des crabes, en pleine zone polaire. Grâce à ses Maakonds, les Valvatides restent souveraines d'une grande partie des eaux de ce parc maritime, et contrôlent de fait le chenal de Tengmalm sur toute sa longueur, ce qui rend les autres pays riverains de l'estuaire dépendant du Royaume. A l'heure où une crise navale touche l'Olgarie au travers du contrôle de détroits par le Caeturia, la question de l'accès au sud du Chenal de Tengmalm, à l'Anse de Süda et au lac Sengien est revenue sur la table du gouvernement Valvate. En l'absence d'accords formels avec les différents riverains du parc maritime, le Royaume a décidé de conserver les droits de passages informels et de maintenir l'équilibre politique multi-centenaire de la région, en autorisant l'accès libre aux bateaux de ces différentes nations dans les eaux territoriales Valvates.[/justify]
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[justify]La circulation maritime n'est pas le seul élément stratégique du monde maritime. La question des ressources, en particulier halieutiques, a de tout temps été une source de dissonance entre les pays riverains. Toutefois, bien que là encore aucun accord formel n'ait jamais été signé, ce sont les modes de vie ancestraux et l'organisation des marins-pêcheurs eux même qui priment encore aujourd'hui.
L'autre question importante concerne la responsabilité des pays dans le développement et le maintien d'une stratégie de gestion des ressources et du monde maritime à long terme. Si les pays réussissent à s'entendre sur des quotas de pêche et des tailles ou poids réglementaires des animaux pêchés, il n'en est pas de même pour les questions d'ordre plus techniques. Ainsi, les Valvatides sont les principaux acteurs du sauvetage en mer, et mènent à eux seuls près de 90% des opérations de secours, en particulier le long du chenal de Tengmalm et dans les eaux internationales de la Mer des Crabes Orientales. Cet engagement reste le même quant à la question des glaces qui bloquent la circulation navale là où le Chenal se jette dans la Mer des Crabes : là encore, ce sont les Valvatides qui s'occupent de la majorité des opérations engageant ses brises-glaces. Des responsabilités qui ont un coup, mais qui sont assumées par le pays le plus dynamique de la région à l'heure actuelle, et qui en devient du même coup le plus influent.[/justify]
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Posté : ven. oct. 05, 2018 4:19 pm
par Yul
[center]Falaises du Kreemjas Rannas
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[justify]Les côtes de l'ouest du Maakond de Suurmaa bordant le Chenal de Tengmalm sont caractérisées par la présence de falaises blanches et de grands cordons de galets à leurs pieds. Dénommée "Kreemjas Rannas" du fait de la couleur des roches constituant ses falaises, cette côte particulière s'étire sur un peu plus de 200 km, à l’extrême nord-ouest du maakond et fais face au Maakond de Külmutatud.
Les falaises constituant cette partie des côtes Valvates ne sont pas toutes identiques. D'une part, leur taille peut varier d'un endroit à l'autre, culminant par endroits à seulement une quarantaine de mètres, elles peuvent monter à des hauteurs dépassant les 500m d'altitude, offrant alors au chenal un véritable mur, entrecoupé parfois de valleuses ou de vallées fluviales. Ces falaises se sont formées durant la période du Crétacée supérieur, à une époque où le niveau de la Mer était bien plus haut qu'actuellement, et où le niveau du plancher continental était lui plus bas. Durant plusieurs dizaines de millions d'années entre le Cénomanien et le Campanien, les fonds marins ont vu s'accumuler les restes d'écailles d'algues microscopiques appelées coccolithes. Ces coccolithes fossilisés et agglomérés ont formé la craie, principale roche constituant de nos jours les falaises. Cette accumulation de coccolithes fut toutefois entrecoupées de périodes d'accumulation de silice liées certainement à des périodes de volcanismes plus intense dans la région, formant ainsi le silex. On observe donc des falaises majoritairement composées de craies et de silex, ces deux roches s'accumulant en alternance les unes sur les autres, à l'image d'un mille-feuilles. Enfin, outre les sédiments accumulés au quaternaire présents au sommet des falaises, certaines zones du Kreemjas Rannas abritent en plus du grès, une roche formée par le l'agglomération naturelle du sable qui peu à peu se cimenta solidement.
Si la composition des falaises est pratiquement partout la même (certaines zones, plus anciennes présentent de larges pans de falaises composés uniquement de craie plus homogène et plus solide, formée bien avant les premiers silex) on observera que les falaises n'ont pas toutes la mêmes formes. L'explication vient des phénomènes d'érosion; certaines falaises, plus à l'abris des éléments s'érodent moins vite que d'autres. Certaines autres s'érodent au contraire plus rapidement, du fait d'une accumulation de sédiments beaucoup plus importante à leur sommet. [/justify]
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[justify]Le cycle d'érosion des falaise est lié à plusieurs facteurs essentiels. Premiers facteurs, la mer et les galets eux mêmes, qui viennent creuser le pied des falaises. La houle pousse en effet les galets de silex contre la paroi des falaises, les faisant ainsi la craie sur parfois plusieurs mètres de profondeurs. Sans pied pour la soutenir, la falaise finit par s'effondrer. Autres facteurs déterminants, la pluie, et les conditions météorologiques : les craies poreuses sont alourdies par l'eau qui est infiltrée suite aux averses; le ruissellement en façade ou à l'intérieur des falaises (on observe même de véritables fleuves karstiques sur plusieurs dizaines de kilomètres) sont en plus fragilisées par le gel, puisque lorsque l'eau se transforme en glace, elle se dilate, fragilisant alors la structure des falaises. Ainsi, avec des falaises alourdies, fissurées et voyant leurs pieds petit à petit rongés par la mer, les falaises finissent pas s'ébouler. Le recul des falaises est cyclique. On parle de recul puisque peu à peu, celles-ci, suite à des effondrements successifs de leurs façades reculent par rapport à la mer elle même. Schématiquement, une falaise neuve va voir son pied être peu à peu creusé et sa façade se fracturer du fait des agents de l'érosion. Une fois l'éboulement produit, la craie, roche tendre, va se désagréger dans l'eau de mer et seul le silex et le grès vont rester. Ces roches plus solides vont êtres roulées et choquées les unes contre les autres par la houles pour se transformer peu à peu en galet. On estime ainsi qu'un rognon de silex met environ 18 mois pour se transformer en galet.
Les effondrements, fréquents, sont particulièrement dangereux en bord de mer puisqu'ils charrient des bloques de craie et de silex de plusieurs tonnes, ainsi que ce qui se trouve au sommet de la falaise : sédiments bien sur, mais aussi végétaux, et dans certains cas, habitations humaines et routes. Face à ce phénomène, les Valvates doivent alors assurer un suivi continuel du recul des falaises, dans un but de prévention. Un élément déterminant permettant d'atténuer les effets de l'érosion sur les falaises est de fait le galet lui même. Lorsque ceux-ci sont accumulés en masses suffisamment importantes, ils protègent le littoral puisqu'il faut à la mer plus de puissance pour les soulever et les projeter. Ainsi, parmi les mesures de surveillance et de préservation des côtes littorales, il existe des décrets interdisant dans certaines zones le ramassage de galets; il faut de ce fait une véritable politique de gestion de ressource sur le littoral, au même titre par exemple que les ressources halieutiques. Le galet est un voyageur. Porté par la houle et les marées, il se déplace depuis le sud vers le nord au gré des vagues. Une étude a ainsi montré qu'un galet pouvait parcourir jusqu'à un kilomètre, à condition de ne pas rencontrer d'obstacles. Car pour préserver le littoral et ses aménagements, les Valvates ont construit des épis destinés à retenir les galets, afin d'en garder continuellement une quantité suffisante.
Mais ce phénomène peut aussi poser problème, tout particulièrement à l'entrée des zones portuaires. Car afin de protéger les ports, les valvates ont du comme partout ailleurs dans le monde construire des jetées et des digues, qui agissent elles aussi comme des épis, provoquant en amont une accumulation très importante de galets, et en aval un appauvrissement de galets qui expose gravement les pieds de falaises à l'érosion. Parfois même, l'accumulation est si importante qu'elle fini par envahir les avant-ports, il faut alors utiliser des dragues pour retirer les galets obstruant les entrées des ports puis aller les porter afin de reconstituer artificiellement les stocks en aval. Un processus qui peut parfois s'avérer lourd et coûteux, surtout pour les villages portuaires les plus modestes.[/justify]
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[justify]De part leur singularité, les falaises représentent aussi une ressource non négligeable pour les Valvates. Ses roches, la craie, le silex et le grès ainsi que l'argile sur ses sommets où confinés dans des poches souterraines constituent des ressources utiles dans divers domaines, des secteurs de construction de bâtiments à l'agriculture en passant par les industries pharmaceutiques. Mais les falaises abritent aussi tout un écosystème, tant sur ses parois avec les oiseaux de mers qui viennent y nicher que sur les platiers rocheux, son ancien pied pas encore tout à fait érodé, qui abrite de nombreuses espèces de coquillages, crustacés et autre animaux côtiers. Les falaises du Kreemjas Rannas constituent donc un environnement fragile qu'il convient de protéger, et de tenter de maîtriser.[/justify]
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Posté : mar. oct. 30, 2018 7:40 pm
par Yul
[center]Nuit de Kupala
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[justify]La nuit du Kupala (ou nuit d'Ivan Kupala selon les régions) est une fête traditionnelle slave célébrée aux alentours du solstice d'été, le 21 juin. Fête d'origine païenne, elle est depuis la christianisation des régions slaves influencée par les fêtes de la Saint-Jean. Il s'agit d'une des principales fêtes aux Valvatides et au Votyakskiy, célébrée essentiellement par les familles mais aussi beaucoup par les jeunes. Cette fête célèbre l'eau, le feu, le soleil, la lune, la fertilité, les récoltes, la joie et l'amour. C'est traditionnellement durant ces fêtes que sont célébrées les fiançailles des jeunes couples chaque année.
Cette fête est à l'origine lié au culte de Kupala, une divinité slave associée au solstice d'été, à l'érotisme, aux herbes, aux fleurs et à la magie. Les anciens païens pré-chrétiens de la région des Valvatides fêtaient cette divinité le jour du solstice d'été et en profitaient pour rendre hommage à deux des principaux éléments de la nature, le feu et l'eau. Ces traditions ont ainsi perduré à travers les âges, puisque aujourd'hui ces deux éléments sont omniprésents lors des festivités de la nuit du Kupala. Communément aux fêtes de la Saint-Jean, de grands feux sont allumés au crépuscule et entretenus toute la nuit. Des danses et surtout des concours de saut au dessus des brasiers sont organisés durant toute la nuit lors des célébrations. A l'origine, les Valvates et les Votyaks célébraient la nuit du Kupala complètement nus, mais le christianisme et sa morale au moyen-âge ont mené les Valvates à se rhabiller pour les festivités. Ainsi, depuis plusieurs siècles jusqu'à nos jours, les Valvates et les Votyaks profitent de ces célébrités pour vêtir des tenus d'apparat traditionnelles, la coutume voulant toutefois que les jeunes hommes et les jeunes femmes célibataires en âge de se marier portent des costumes spécifiques : en short et torse nu pour les jeunes hommes, vêtues d'une robe blanche et portant une couronne d'herbes et de fleurs pour les jeunes femmes.
Outre les festivités autour du feu, cette fête est l'occasion pour les jeunes en âge de se marier de se trouver un parti. La tradition veut ainsi que durant la nuit, les jeunes vierges vêtues de blanc déposent leurs couronnes de fleurs sur les rivières, charge aux jeunes hommes de plonger ensuite afin de les retrouver. Traditionnellement, le jeune homme rapporte l'année suivante la couronne de fleur qu'il aura fait séchée pendant l'année afin de demander sa propriétaire en mariage. Une coutume qui n'est aujourd'hui plus respectée au sens stricte, mais qui reste encore apprécié des jeunes hommes et jeunes femmes qui profitent de l'événement pour former des couples. C'est pourquoi le fête du Kupala est souvent comparée à la fête occidentale de la Saint-Valentin, la fête des amoureux.[/justify]
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Posté : ven. nov. 23, 2018 1:59 am
par Yul
[center]Les peuples Uuraliques
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[justify]Les populations Uuraliques forment un ensemble de peuples parlant des langues issues d'une branche commune, le proto-Uuralic. On ne sait pas grand chose sur ces peuples, ci ce n'est qu'ils trouvent leur origine dans le nord-ouest Natolicain, certaines théories voulant situer ce point d'origine dans les montagnes de l'Uuralie, elles même situées dans le Maakond de Suurmaa dans les Valvatides, entre le chenal de Tengmalm, la Anse de Süda et le Lac Sengien. Ce foyer de peuplement, l'un des plus important de l'hémisphère nord, s'étire de nos jours depuis le Nunakya à l'ouest jusqu'au Bykova à l'est, et descend au sud jusqu'en Valdaquie où une importante communauté de Magyars partage une langue ayant des racines Uuraliques.
Les origines des peuples Uuraliques sont très anciennes et remontent très probablement au néolithiques, voir au paléolithique. Installés dans les contrées froides du nord-ouest du Natolique, ces peuples développèrent peu à peu une culture propre autour de l'élevage du renne en particulier. Leur habitat s'étendant alors entre la toundra du nord du continent, la taïga et les steppes Natolicaines, certaines tribus se sédentarisèrent tandis que d'autres optèrent pour un mode de vie nomade. En quelques millénaires, les Uuraliques étendirent leur influence sur une large partie du nord du Natolique, en Dytolie et même à l'ouest jusqu'en Déchinésie en passant par le continent glacial Arctique. De nos jours, leur ère de répartition occupe une longue bande s'entendant d'ouest en est, les langues Uuraliques étant considérées comme langues officielles dans au moins trois états : le Nunakya avec les Saamis, les Valvatides avec le Valvate et le Votyakskiy avec le Votyak (en rouge sur la carte). Certaines langues Uuraliques ont aussi un statut de langue non officielle dans d'autres pays ou territoires de part l'importance du nombre de leurs locuteurs : le Magyar avec la minorité des Sicules en Valdaquie, le Valvate au Tihendi Maja (bien que le Valvate ne dépasse pas la cinquantaine de locuteurs) et le Nénetse au Bykova et au Novaja Ziamlia (en orange sur la carte).
Les populations Uuraliques sont ainsi caractérisées par une racine linguistique commune, bien qu'on puisse trouve des Uuraliques ayant des traits typiquement Natolicains ou typiquement Dytoliens. Ces différences de physionomies sont essentiellement liées à l'histoire de ces peuples et de leurs territoires, en contact avec les populations turco-altaïques, mongoles, slaves et scandinaves. Des analyses génétiques partielles démontrent toutefois que ces populations, outre leurs langues, ont des racines ancestrales communes, bien qu'en ce qui concerne les Saamis, autochtones du Nunyaka, ait été trouvé un génotype commun avec les populations Txiléennes de Dytolie et de Dorimarie. Cela tend à prouver que les Uuraliques occupaient le Natolique, la Déchinésie et la Dytolie bien avant l'arrivée des premiers Janubo-Dytoliens, passés certainement par la Marquésie et le Bassin Céruléen pour coloniser la Dytolie.[/justify]
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[justify]Si l'on connaît peu de chose des populations Uuraliques, c'est qu'elles utilisent l'écriture que depuis récemment. Afin de trouver des mentions de ces populations dans l'antiquité, il faut retrouver des écrits Caskars ou Ventléiens mentionnant des peuples éleveurs de rennes vivant dans l'extrême nord du monde. Souvent victimes d'amalgames, les Uuraliques de l'époque étaient perçus comme un peuple barbare et inculte, quoi que pacifique. C'est en fait à partir de la christianisation de ces populations que l'écriture va commencer à se développer, sous l'impulsion des Slaves, Scandinaves et Tötterns dominant alors les régions de l'ouest Natolicain. Dans ce qui fut au moyen-âge la Ligue des Valvatides, ce sont donc les marchands issus de Dytolie qui importèrent l'écriture et l'enseignèrent aux populations de l'arrière pays. Ainsi, aucune littérature propre aux peuples Uuraliques ne fut développée avant le moyen-âge: la littérature Uuralique prenant son essor seulement à partir du XIXème siècle quand le pouvoir des Dytoliens commença peu à peu à s'affaiblir.
Pourtant, les cultures Uuraliques sont riches, tant au niveau musical que pictographique ou même gastronomique et vestimentaire. Vivants majoritairement sous de hautes latitudes sous des climats glacials, les Uuraliques ont développé un goût exacerbé pour les couleur, particulièrement visible dans leurs tenues traditionnelles. Un patrimoine culturel méconnu et mis en valeur de manière disparate dans les pays où ils vivent. Si dans les Valvatides, au Nunyaka, en Valdaquie ou au Bykova les cultures Uuraliques sont désormais clairement mises en avant, cela n'a longtemps pas été le cas au Votyakskiy. En outre, alors que les Saamis formaient les populations les plus importantes au Nord du Vonalya, dans les Territoires du Nord ou dans les Eighlands Territories Lorthoniens, il n'en subsiste pratiquement plus aucune trace officielle actuellement. Dans les Valvatides tout du moins, l'état a en 2037 montré des signes encourageants de développements culturels Uuralique, sous l'impulsion notamment du roi Verner II et de l'union du Royaume à la principauté du Votyakskiy sous forme de Kahekordne Monarhia.[/justify]
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[spoiler="HRP"]C'est pas une blague. Apparemment, on a trouvé un patrimoine génétique commun entre les Lapons et les Basques. Je trouvais ça tellement cool que j'ai voulu l'intégrer au RP.[/spoiler]
Posté : sam. nov. 24, 2018 3:37 am
par Yul
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Scolarité
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[justify]La scolarité dans les Valvatides est obligatoire à partir de l'âge de 5 ans et jusqu'à l'obtention du küpsustunnistuse, généralement à l'âge de 17 ans; cependant, il est d'usage d'inscrire les enfants dès l'âge de 3 ans à l'école. La vie scolaire des Valvates est divisée en quatre grands cycles et s'étend sur une période minimum de quinze années (hors cursus universitaire ou militaire) :[/justify]
[quote]
Lasteaed ( maternelle - cycle rouge) :
- 3 ans : Lasteaed 1 (L1)
- 4 ans : Lasteaed 2 (L2)
[/quote]
[quote]
Algkooli-Põhikursus ( école primaire - cycle bleu) :
- 5 ans : Algkooli-Põhikursus 1 (AP1)
- 6 ans : Algkooli-Põhikursus 2 (AP2)
- 7 ans : Algkooli-Põhikursus 3 (AP3)
- 8 ans : Algkooli-Põhikursus 4 (AP4)
- 9 ans : Algkooli-Põhikursus 5 (AP5)
- 10 ans : Algkooli-Põhikursus 6 (AP6) – Algkooli Diplom ( diplôme de l'école primaire - AKD)
[/quote]
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Keskkool ( école secondaire - cycle jaune) :
- 11 ans : Keskkool 1 (K1)
- 12 ans : Keskkool 2 (K2)
- 13 ans : Keskkool 3 (K3)
- 14 ans : Keskkool 4 (K4) – Vahepealne Sertifikaat ( Certificat de Réussite Intermédiaire - VSR)
- 15 ans : Keskkool 5 (K5) - spécialisation : sciences – économie – social - littérature – technologie - agricole
- 16 ans : Keskkool 6 (K6) - trois stages en alternance (un par trimestre, en fonction de la spécialisation choisie)
- 17 ans : Keskkool 7 (K7) – Küpsustunnistuse (KPU)
[/quote]
[quote]
Fin de scolarité, service militaire et études supérieures ( facultatif - cycles verts) :
- A partir de 18 ans (ou obtention du küpsustunnistuse ) l'étudiant peut continuer ses études à l'université (de trois à huit ans), passer son service militaire (cinq ans) ou entrer directement dans la vie professionnelle.
[/quote]
[justify]L'année scolaire commence au début du mois de septembre et dure jusqu'au début du mois de juillet. Elle est entre-coupée par des périodes de vacances scolaires, les vacances estivales étant les plus longues (environ 2 mois) et séparant les années scolaires les unes des autres.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/11/24//18112404244821391216009337.jpg[/img][/center]
- Lasteaed ( maternelle - cycle rouge) :
[justify]Les deux premières années sont facultatives. Pendant deux ans, les leçons ont vocations à provoquer l’éveil des enfants. Les jeunes Valvates découvrent à ces âges là les formes, les couleurs, leur corps. Les leçons sont essentiellement données sous formes de jeux, de danses et de chansons. Dès trois ans, on apprend aux enfants à reconnaître leur environnement : animaux, fleurs, arbres, nuages. C’est à ce moment qu’on commence à leur lire des histoires à haute voix. A quatre ans, on apprend en plus aux enfants à tenir leurs stylos, la différence entre leur droite et leur gauche, à faire leurs lacets, ainsi qu’à compter, de 1 à 20 et à former des phrases simples à l’oral, à l’aide de mots pré-écrits. C’est à ce moment là qu’ils commencent à tracer des lettres majuscules afin d’apprendre l’alphabet.[/justify]
- Algkooli-Põhikursus ( école primaire - cycle bleu) :
[justify]L'école primaire accueille les enfants scolarisés de 5 à 10 ans révolus. Ils sont mixtes et gratuits. Ils comportent six niveaux numérotés de AP1 à AP6. Les locaux des écoles appartiennent aux communes qui ont la charge de leur entretien. Les leçons sont données par des instituteurs et institutrices issus du monde civil. Pour devenir instituteur, il faut justifier de diplômes de l'étude supérieure et passer un concours proposé annuellement par le ministère de l'éducation nationale.
La maîtrise de la langue Valvate et des premiers éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires de l'école primaire pour permettre aux élèves d’accéder aux outils fondamentaux de la connaissance. L'AP1 est une année charnière, qui se concentre sur l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et des calculs simples, les additions et les soustractions. Quelques éléments fondamentaux d'histoire, de géographie et de sciences y sont enseignés : les Valvatides, ses villes, ses montagnes et ses fleuves, l'histoire générale et résumée du pays, la différence entre les différents types d'animaux (oiseau, reptile, mammifères, insectes...) Dès l'AP2 et l'AP3, les élèves découvrent de nouvelles matières telles que l'éducation artistique (arts visuels et éducation musicale), ou l'éducation physique et sportive. Les cours de géographie et d'histoires s'élargissent peu à peu à l'échelle du septentrion, notamment aux travers des exemples du Thorval, du DVotyakskiy et du Bykova. Les études en mathématiques sont plus poussées, avec la découverte de la géométrie, ainsi que l'apprentissage de la multiplication en AP2 puis de la division en AP3. De nouveaux apprentissages sont proposés en AP4, AP5 et AP6, comme la littérature, les sciences expérimentales, la technologie et les élèves commencent l'apprentissage du Votyak. Les élèves suivent également un enseignement sur les premiers éléments d’une éducation civique. C'est à partir de l'AP4 que l'on sort du socle commun, notamment en géographie, pour étudier plus en détail les particularités régionales. En plus des leçons basiques générales données lors du cursus, les Valvates reçoivent en parallèle les premiers cours religieux dès l'AP1. Les cours religieux sont facultatifs, mais des présentations succinctes des quatre principales religions présentes dans les Valvatides (catholicisme, protestantisme, orthodoxie et judaïsme) sont données en AP6.
A l'issue de l'école primaire, les élèves passent un examen leur donnant l'Algkooli Diplom ( Diplôme d'école primaire ou AKD), indispensable pour passer au cycle supérieur.[/justify]
- Keskkool ( école secondaire - cycle jaune) :
[justify]L'école secondaire est le dernier et le plus long des cycles scolaires obligatoires que doivent traverser les jeunes Valvates avant d'atteindre l'âge adulte. Il se décompose en sept années, notées de K1 à K7.
Les quatre premières années servent à reprendre de façon détaillée les notions apprises lors des années de l'école élémentaire. Durant ces quatre années, les notions générales sont étudiées de façons beaucoup plus poussées, afin de préparer l'examen permettant l'obtention du Vahepealne Sertifikaat ( Certificat de Réussite Intermédiaire ou VSR) à la fin du K4. C'est durant ces années que les Valvates vont apprendre une seconde langue étrangère en plus du Votyak. A l'heure actuelle, sont proposées à l’apprentissage le Briton, le Bykov et le Töttern.
A compter de la cinquième année, les jeunes Valvates ont à choisir une spécialisation parmi les six proposées : agriculture, littérature, sciences humaines et sociales, économie, technologie, sciences et mathématiques. Ils auront alors trois années pour se spécialiser dans les différentes matières composant les parcours qu'ils ont choisi. L'année en K5 se veut généraliste mais permet la découverte de la spécialité choisie et une préparation à l'année suivante, la K6, destinée aux stages en alternance. Les Valvates doivent ainsi suivre trois stages professionnalisant obligatoires, un par trimestre. Au cours de la K6, les élèves ont la possibilité de changer de spécialité si ils se rendent compte que celle qu'ils ont choisi ne leur correspond pas. Ce système permet aux jeunes Valvates de découvrir le monde professionnel avant d'entrer dans les études supérieurs et permet ainsi de baisser le nombre d'erreurs d'orientation lors des inscriptions à l'université ou dans d'autres écoles du cycle vert. C'est à la fin de la septième année d'étude secondaire que les jeunes Valvates, âgés en moyenne de 17 ans, passeront l'examen final de leur scolarité, leur permettant d'obtenir le Küpsustunnistuse ( ou KPU), diplôme essentiel pour pouvoir continuer des études supérieurs.[/justify]
- Fin de scolarité, service militaire et études supérieures ( facultatif - cycles verts) :
[justify]Une fois le Küpsustunnistuse obtenu, les jeunes Valvates ont devant eux trois possibilités : soit continuer leurs études à l'université ou dans d'autres établissement proposant des cursus d'études supérieurs (écoles de commerce, écoles d’ingénierie, école d’agronomie, etc...), soit faire un service civique et militaire, soit tout simplement d'entrer dans la vie active.
Les études universitaire durent généralement entre trois et huit ans en fonction du diplôme et de la spécialisation. C'est le cursus privilégié des Valvates puisque près de 70% des jeunes ayant obtenu le Küpsustunnistuse s'orient vers des études universitaires. Il est possible de préparer trois diplômes différents. Le premier diplôme, la licence (ou litsents en Valvate) est obtenu après trois années d'études. Il est possible de continuer d'étudier encore deux ans pour obtenir une maîtrise (ou magistrikraad en Valvate) en préparant un mémoire. Enfin, trois années après avoir obtenu le magistrikraad, soit après huit ans d'études universitaires, il est possible pour les étudiants d'obtenir le doctorat universitaire (ou ülikooli doktorikraad en Valvate) en publiant une thèse.
Le tsiviil- ja sõjaväeteenistus, service civique et militaire Valvate, dure quant à lui cinq années. Les appelés voient leurs spécialisations et leurs fonctions attribuées en fonction de leur réussite scolaire, quelque-soit leur origine sociale. Ainsi, un jeune appelé peut devenir officier dès la première année, comme entrer au service au plus bas échelon de l'armée. Durant ces cinq années de service, les jeunes Valvates ont le devoir participer à l'effort national en fournissant une main d'oeuvre peu chère dans l'élaboration de grands projets nationaux et en travaillant dans les milieux sociaux. En outre, ils sont entraînés au maniement de différents types d'armes. De plus, c'est à cette période que les Valvates apprennent à conduire des véhicules de différents gabarits et passent leur permis de conduire. Sur un plan plus théorique, une éducation civique et géopolitique ainsi qu'une formation stratégique leur est enseignée tout le long du service. A la fin de ces cinq années, les jeunes Valvates obtiennent la Patriootilise Kuninglik Medal ( Médaille Royale Patriotique ou PKM). Les jeunes Valvates ont alors trois options : intégrer un corps d'armée en qualité de professionnel (pour un contrat assuré minimum de 20 ans, dont il peut démissionner après 10 ans passés à servir les drapeaux), être réorienté dans un domaine professionnel civile (des facilités à l'embauche sont offertes par l'armée à l'issu du service civique et militaire), ou poursuivre un cursus universitaire ou d'études supérieures. Les jeunes Valvates ont en outre la possibilité de s'engager pour une durée variant de une à cinq années auprès des services royaux de géographie en qualité d'arpenteur : homme de terrain géomètre réalisant les études de l'institut royal de géographie, utiles pour la cartographie de la toundra et de la taïga dans les Valvatides, et plus récemment du Tihendi Maja.[/justify]
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Posté : dim. avr. 07, 2019 2:57 am
par Yul
[center]Rites funéraires
2038[/center]
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[justify]Comme partout ailleurs, les défunts sont accompagnés dans la mort par les vivants qui leurs rendent hommages. Diverses coutumes d'inhumation sont pratiquées dans l'Uural-Liivimaa, en fonction des religions et des coutumes des individus.
La principale méthode d'inhumation dans l'Uural-Liivimaa est, à l'image des pays de Dytolie ou d'Olgarie, la plus classique puisqu'il s'agit de la mise en terre des dépouilles. Cependant, il peut exister des variantes, car si pour la majorité des mises en terres le corps est placé dans un cercueil (ou au moins dans un drap), dans certains cas celui-ci peut-être enterré complètement nu. On utilisera soit des pierres tombales, soit des pierres pour marquer les tombes, mais il arrive aussi que l'on plante un arbre au dessus de la dépouille. L'âme du défunt pourra ainsi subsister dans l'arbre qui se nourrira de son corps; une méthode de plus en plus populaire permettant d'atténuer les dégâts et la pollutions que le défunt a produit de son vivant.
La seconde méthode consiste en la crémation. Elle est pratiquée de manière civile, en particulier lorsque le défunt est mort des suites d'une maladie, afin d'éviter une propagation. Cette méthode, bien qu'utilisée par l'état pour des raisons sanitaires est de plus en plus appréciée des Ouralo-Liiviens, tout particulièrement dans les grands centres urbains. En effet, la crémation permet non seulement un gain de place dans des cimetières de plus en plus engorgés de tombes, mais aussi d'éviter l'utilisation de bois pour la conception des cercueils. Ainsi, malgré le rejet de particules fines et l'émission de dioxyde de carbone liés à la combustion des corps, la crémation est perçue comme une méthode funéraire plus écologique que la mise en terre classique.
La troisième méthode d'inhumation pratiquée est l'inhumation céleste. Cette méthode, utilisée en particulier par les peuples nomades séjournant dans l'Uural-Liivimaa consiste simplement en l'élimination des dépouilles en les laissant aux oiseaux, le plus souvent des vautours mais parfois aussi d'autres rapaces charognards comme la gypaète, qui s'occupent de "nettoyer" le corps du défunt. Les méthodes de ce type d'inhumation varient en fonction des régions, ainsi, dans certaines tribus adeptes du chamanisme, un chaman bénira le corps avec des chants sacrés et tournera autour en brûlant de l'encens, avant de découper la dépouille en morceaux et de mélanger la chair avec des céréales et du lait. Dans d'autres cas, une dépouille est considérée comme impure, et ne doit souiller ni le ciel, ni la terre, ni l'eau, ni le feu. On placera alors le corps du défunt sur une stèle, en hauteur, afin que les oiseaux charognards puissent procéder à l'inhumation. Enfin, dans certaines parties du pays, il existe certaines variantes, comme l'utilisation d'insectes. Basée sur le même principe, un corps pourra être laissé près d'une fourmilière pour être nettoyé. Les techniques d'inhumation céleste sont en réalité variées et chaque tribu nomade a ses propres coutumes. Les motivations menant à cette pratique sont elles aussi diverses, puisque dans certain cas, on cherchera à rendre le corps du défunt à la nature en laissant des animaux s'en repaître, alors que dans d'autres, le corps du mort sera considéré comme impur et ne devra en aucun cas souiller la nature.
Enfin, la dernière méthode, la plus rare, consiste à abandonner le corps du défunt au fond de la mer. L'immersion des corps est particulièrement rare dans l'Uural-Liivimaa; de fait, quelques sociétés navales se sont tout de même spécialisées dans ce genre d'inhumation.[/justify]
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Posté : sam. avr. 13, 2019 2:45 pm
par Yul
[center]Kluj
2038
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[justify]Avec près de 325 000 habitants, Kluj est la plus grande ville du Votyakskiy. Capitale éphémère de la Principauté depuis la chute de la dynastie Sengiryakov en 2037, Kluj est devenue un véritable symbole de la révolution et est perçue comme une ville martyre dans tout l'Uural-Liivimaa.
A son origine petit port de pêche modeste, la ville est située sur la rive orientale du lac Sengien à quelques kilomètres seulement de l'île d'Ostrov-Sengir, domaine princier des Sengiryakov. Installé au fond d'une petite baie et traversé par quelques canaux, le site marque des signes d'habitation remontant au V ème siècle de notre ère. On suppose que le port de Kluj a connu un développement grâce au commerce de marchandises produites par les nomades de l'Uuralie et de poissons, avant de devenir l'un des points les plus orientaux d'un réseau commercial rejoignant la ligue des Valvatides au moyen-âge, par le lac. La ville prendra un essor parallèle à celui que connaîtra Ostrov-Sengir sur l'île homonyme à partir de l'arrivée au XVIIème siècle des nobles slaves, à la tête desquels la famille Sengiryakov fondra la Principauté du Votyakskiy. Durant près de quatre siècles, Kluj se développera ainsi dans l'ombre de l'ancienne capitale princière : alors que sur l'île s'installaient ainsi une partie de la noblesse Votyake et une population servant à les servir, Kluj se transformait en face en une sorte de gigantesque faubourg de la capitale, devenant du même coup la plus grande ville du pays. On y installa en son centre des bâtiments servant à l'administration de la ville, et profita de la présence d'un vieux fort médiéval sur un îlot à proximité pour y bâtir une forteresse. Kluj devint ainsi une ville populaire, à l'inverse d'Ostrov-Sengir, beaucoup plus riche.[/justify]
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[justify]La ville de Kluj est en 2038 encore sévèrement marquée par la révolution qui y eu lieu l'année précédente. En reconstruction, la ville possède dans son centre encore beaucoup de vieux édifices abîmés ou en ruine, du fait des militaires servant l'ancien régime, mais aussi de la vétusté générale et du manque d'investissement que l'ancien régime y faisait pour son entretien. L'un des édifices les plus emblématiques est ainsi la vieille cathédrale catholique de Kluj, particulièrement abîmée ainsi que les ruines de l'ancien prieuré situé à proximité. Si aujourd'hui la place du marché et certains bâtiments des services publiques ont été restaurés, nombreuses sont les anciennes maisons et immeubles qui attendent encore d'être réparés. Les infrastructures de transport sont quant à elles en cours de rénovation. Le port accueille désormais le terminal d'un ferry faisant la liaison avec le Suurmaa de l'autre côté du lac, ainsi qu'une zone industrielle servant à réceptionner une partie des produits manufacturés nécessaires à la reconstruction du futur Maakond. Kluj s'est toutefois enorgueilli de nouveaux hôtels et auberges servant à accueillir des touristes valvates de plus en plus nombreux. Les infrastructures routières et les ponts, rénovés en priorité, permettent de relier la ville à son arrière pays ainsi qu'aux deux autres villes de la côte, Liiv au sud-ouest et Korvik au nord-est. Un réseau servant au transport ferroviaire est actuellement en cours de création dans le Votyakskiy, et devrait placer la ville de Kluj, nouvelle capitale du futur Maakond, en position centrale sur le territoire. La ville est ainsi appelée à devenir un nœud de communication multimodale de premier ordre au Votyakskiy.[/justify]
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[right]IRL : Vyborg[/right]
Posté : lun. avr. 15, 2019 5:05 pm
par Yul
[center]Le nomadisme
2038
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[justify]Alors qu'à partir du néolithique les habitants de l'Uural-Liivimaa se sédentarisent peu à peu, formant ainsi l'embryon de la future Kahekordne Monarhia, d'autres peuples choisissent au contraire de conserver un mode de vie nomade, confrontés aux rudes réalités climatiques et ayant besoin de se déplacer dans les immenses territoires du Natolique à la recherche de nourriture. Ainsi, le nomadisme est un mode de vie fondé sur le déplacement. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes, et l'on suppose qu'un mode de vie de chasseurs cueilleurs en est à l'origine. Depuis des millénaires, ces sociétés nomades parcourant le Natolique, la Ventélie et la Marquésie ont adopté un mode de vie pastoral; le nomadisme est aujourd'hui avant tout motivé par une quête de pâturages pour les élevages, qu'il s'agisse de chevaux, d'ovins, de bovins ou encore de rennes.
Les peuples nomades du Natolique couvrent d'immenses zones sur le continent, puisque l'on retrouve ce mode de vie aussi bien dans l'Uural-Liivimaa qu'au Karmalistan, au Liang ou encore au Bykova. Il est à l'heure actuelle impossible de définir clairement le nombre de nomades sur le continent, ni même dans l'Uural-Liivimaa, les nomades traversant les frontières et passant ainsi au travers des différentes campagnes de référencement. On estime ainsi que les nomades sont plusieurs dizaines, voir centaine de milliers dans l'Uural-Liivimaa, essentiellement éleveurs de rennes au nord et de chevaux dans le sud-est et le sud du pays.
De part leur mode de vie, un style architectural particulier distingue leurs habitations. Alors que les peuples nomades du Liang utiliseront plus fréquemment la yourte, on trouvera dans l'Uural-Liivimaa deux autres habitations traditionnelles, le tchoum et le yaranga. Un tchoum est une sorte de tipi natolicain utilisé par les éleveurs de rennes de l'Uuralie. Avec un diamètre de quatre à cinq mètres, ils sont constitués de peaux de rennes attachées autour de poteaux en bois dont les extrémités supérieures sont rattachées les unes aux autres. Le sol est lui aussi recouvert de peaux de rennes, et la cheminée placée au milieu du tchoum. De part leurs croyances, il est essentiel que tous les membres de la famille participent à la construction du tchoum, même les plus jeunes. Les yarangas sont quant à elles plus grandes que les tchoumes, puisque elles peuvent mesurer jusqu'à cinq mètres de haut pour huit mètres de diamètre. Elles sont constituées à partir de piquets de bois disposés en cercle et plantés dans le sol, surlesquels sont attachés plusieurs dizaines de peaux de renne ou de morse. On pourra parfois aussi construire une yoronga, une cabane en bois isolée avec de l'herbe sèche et des peaux pour mieux protéger les familles lors des périodes les plus froides de l'hiver. [/justify]
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[justify]Contrairement aux populations sédentarisées de l'Uural-Liivimaa, organisées autour de familles nucléaires et établies dans des sociétés influencées par les modes de vies des peuples abrahamiques de Dytolie et de Marquésie, les populations nomades uuraliques et plus généralement natolicaines sont organisées en sociétés segmentaires structurées sous formes de tribus, de clans ou en lignages. Actuellement, il n'existe aucune confédération nomade dans l'Uural-Liivimaa ni même à l'échelle continental, néanmoins le gouvernement Ouralo-Liivien a accordé un statut de citoyenneté particulier aux nomades circulant sur son territoire. Le nomadisme se modernise, et l'on voit de plus en plus de nomades abandonner le cheval ou le renne au profit de véhicules à moteur, en particulier des voitures tout terrain. Dans certaines du pays tout comme au Votyakskiy, des zones sont exprès aménagées afin de permettre aux nomades d'établir leurs campements avec plus de conforts. Ainsi, des zones réservées aux nomades avec accès à l'eau courante et à l'électricité sont construits un peu partout dans la Kahekordne Monarhia. Beaucoup d'entre eux, en particulier les jeunes, abandonnent peu à peu le mode de vie nomade pour se sédentariser.
Loin d'être vus comme des menaces, les nomades sont au contraire bien vus des peuples sédentaires de l'Uural-Liivimaa qui ont appris au fil des générations à cohabiter et à partager leur territoire. Au Votyakskiy en particulier, les peuples nomades ont joué un grand rôle au service de la population Votyake en organisant des trafics de nourriture, permettant ainsi d'atténuer les effets de la famille dans l'ancienne principauté. Lors de la révolution, les nomades ont entre autres permis la diffusion d'informations importantes à l'étranger, alarmant la communauté internationale et menant ainsi le Royaume des Valvatides à ingérer dans les affaires de la Principauté. Aujourd'hui, les nomades sont considérés comme des citoyens à part entière de l'Uural-Liivimaa, et honorés par les autorités de la Kahekordne Monarhia qui s'efforcent de mener des politiques d'aménagement et d'intégration de ces populations, et de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre nomades et sédentaires.[/justify]
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Posté : lun. avr. 29, 2019 2:13 am
par Yul
[center]
Agriculture et alimentation
2038[/center]
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[justify]Afin de mieux comprendre le système agricole de l'Uural-Liivimaa, il convient d'abord de se pencher sur les besoins de sa populations, qui se justifient par un régime alimentaire calorique. De part le climat continental rigoureux, et les hivers glacials du pays (il peut faire dans par endroit jusque -40 à -50°C pendant l'hiver), les Ouralo-Liiviens ont développé une alimentation spécifique afin de leur permettre de combattre le froid. Ainsi, l'essentiel de l'alimentation est riche, tournée vers la viande, le poisson et les matières grasses, en particulier les produits laitiers. Une grande partie des investissements agricoles de l'Uural-Liivimaa s'est jusqu'à présent dirigée vers le développement des élevages.
Les Ouralo-Liiviens ont de nos jours un mode de vie occidentalisé, et prennent trois repas par jours, sans compter les collations. Le régime ouralo-liivien est varié, puisqu'en plus des produits laitiers et de la viande, la population se nourrit de céréales, de légumes et de légumineuses. Les Ouralo-Liiviens complètent enfin leur alimentation d’un assortiment d’herbes, de fruits et de baies sauvages issues des cultures de la taïga. La population consomme ainsi chaque année plus de 500 000 tonnes de viandes, 270 000 tonnes de produits laitiers, 150 000 tonnes d'huiles diverses, 1,75 millions de tonnes de légumes et légumineuses, et 1,8 millions de tonnes de céréales.[/justify]
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[justify]Si le pays a réussi à trouver son autonomie alimentaire en développant l'élevage, malgré dans certain cas un pastoralisme nomade archaïque pour les animaux traditionnellement élevés comme le renne, le pays produit connaît tout de même un excédent de plus de 4,6 millions de tonnes au niveau de sa production céréalière. En la matière, trois Maakonds se distinguent :
- Le Suurmaa, situé dans le centre du pays est le plus grand Maakond de l'Uural-Liivimaa, mais aussi le principal producteur agricole. Avec 30% de sa surface exploitée pour la culture céréalière, le Maakond produit à lui seul 6,3 millions de tonnes de céréales en tout genre, soit 49,6% de la production totale du pays.
- Le Mägilõunas, situé dans le sud du pays est le Maakond le plus densément exploité, puisque 40% du territoire est aujourd'hui exploité pour la culture céréalière. Le Mägilõunas couvre près du tiers de la production céréalière totale du pays.
- Le Votyakskiy enfin, nouveau Maakond du pays, non encore officiellement intégré, produit près de 3,1 millions de tonnes de céréales. Une production qui a décollée entre 2037 et 2038 grâce à l'arrivée de nouvelles technologies en provenance des Valvatides. Maakond à fort potentiel, il est au centre de la politique de développement agricole de la Kahekordne Monarhia.
- Situé dans le nord du pays à cheval sur le cercle polaire, le Külmutatud ne produit pour ainsi dire pratiquement aucune céréale. Ses territoires les plus austraux servent néanmoins à la pâture, l'été, de nombreux troupeaux.
L'Uural-Liivimaa exploite ainsi maladroitement 26,5% de son territoire pour sa culture céréalière, ce qui représente, avec un rendement moyen variant du traditionalisme à un niveau agricole intermédiaire de 1800 kgs de céréales par hectare, à une production de plus de 12,7 millions de tonnes de céréales. Un chiffre largement suffisant pour permettre aux Ouralo-Liiviens d'assumer leur autonomie alimentaire : l'alimentation des Ouralo-Liiviens additionnée à celui de leur élevage couvre un peu plus de 68% de leur production. Les objectifs de la Kahekordne Monarhia sont donc clairs, et le pays en fait d'ailleurs une priorité dans son avenir proche : tripler la production totale de ses céréales. Deux leviers seront ainsi enclenchés pour ce faire : la conquête de nouveaux territoires à exploiter au détriment des espaces naturels vierges, mais aussi et surtout, afin d'atténuer une expansion agricole excessive, la modernisation de ses outils et de ses techniques, avec la recherche et l'expérimentation de nouvelles méthodes de production et le remplacement d'un matériel vieillissant, voir parfois inexistant.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/04/28//19042806041721391216216014.jpg[/img][/center]
Posté : lun. avr. 29, 2019 8:24 pm
par Yul
[center]Élevages
2038[/center]
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[justify]Les Ouralo-Liiviens forment un peuple au régime majoritairement carné. Ainsi, la société ouralo-liivienne pour répondre à ses besoins caloriques s'est depuis ses origines spécialisée dans l'élevage, menant encore pour une partie d'entre eux une vie nomade lui permettant de mener ses troupeaux de pâtures en pâtures. Les besoins de la population sont ainsi grands et plus importants en proportion des besoins de beaucoup d'autres peuples. Ainsi, avec près de 6,9 millions d'habitants, la population consomme en moyenne 503 000 tonnes de viande et consomme près de 264 000 litres de lait chaque année. Des besoins largement couverts par l'élevage dans le pays, si bien que l'Uural-Liivimaa peut se permettre d'exporter oeufs, viandes et produits laitiers : le pays produits chaque année pas moins de 625 000 tonnes de viande et plus de 2,5 milliards de litres de lait, essentiellement de vache.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/04/29//19042906340321391216216962.jpg[/img][/center]
[justify]Avoir un nombre d'animaux d'élevages total dépassant les 36 millions de têtes a un prix. Si l'Uural-Liivimaa ne manque pas de fourrage grâce à ses immenses régions herbeuses et les nombreuses prairies des montagnes du Suurmaa et du Mägilõunas, il doit composer avec un besoin céréalier important : ce sont 6,8 millions de tonnes des divers types de céréales cultivées dans le pays qui sont consommées par les animaux d'élevage chaque année; c'est à dire près de 99,8% des besoins totaux en céréales du pays. Cette consommation céréalière est variable en fonction du type d'élevage, ainsi, la volaille, élevée majoritairement en batterie ou en espaces clos est nourrie quasiment exclusivement de grains de céréales; elle représente à elle seule plus de 7,3% de la consommation totale de céréales par les animaux. Les bovins sont les plus gros consommateurs de céréales, puisque leurs besoins représentent près de 80% des céréales allouées à l'élevage. Cette consommation extrêmement importante fait suite à un changement de méthode d'élevage afin d'améliorer les rendements en viande et en lait. L'élevage porcin industriel est basé sur une méthode de nourrissage omnivore et consomme plus de 10% des céréales cultivées pour l'élevage. Ovins, caprins et rennes peuvent quant à eux aisément être nourris de manière diverse, en particulier les chèvres, à l'aise en montagne, qui peuvent être nourrie à base de plantes et même d'écorces, quant aux lapins, ceux-ci, en dehors des angoras, sont abattus à l'âge d'environ quatre mois, et ont une consommation insignifiante en comparaison des autres grands groupes animaux.[/justify]
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[justify]La production de viande a été longuement étudiée par les ingénieurs-agronomes de l'Uural-Liivimaa tout au long du XXème siècle, qui avaient pour objectif d'assurer la meilleure productivité et faire de l'élevage un des fleurons du pays. Ainsi, plusieurs stratégies furent mises en place, on chercha à diversifier les productions de viandes animales, traditionnellement réservées aux bovins, ovins, caprins et rennes. Le poulet en particulier fut intégré et l'on se mit à en produire en batterie, d'une part pour sa productivité et la simplicité des techniques d'élevage, d'autre part pour permettre un apport protéinique grâce aux œufs : 2 œufs sont en effet l'équivalent d'un steak de 100 g. Bien que le nombre de têtes augmenta considérablement pendant toute la seconde moitié du XXème siècle, on tâcha d'équilibrer les ressources alimentaires en viandes.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/04/29//19042906384521391216216974.jpg[/img][/center]
[justify]De nos jours, trois grandes variété de viandes se partagent l'essentiel de la production de la Kahekordne Monarhia : deux sont d'origine traditionnelle, les bovins qui apportent en plus du lait, et les ovins qui sont aussi producteurs de laine, et une est une industrie nouvelle, le porc. Les rennes, poulets et les caprins - ce dernier a une physiologie faite pour produire plutôt du lait et non de la viande - apportent quant à eux une source non négligeable de viande dans la production Ouralo-Liivienne, quoi que largement minoritaire. Le lapin enfin, animal récemment élevé à échelle industrielle représente encore une fois une part insignifiante de la production en viande du pays. Avec une production de plus de 1,5 milliards d’œufs de poule, la consommation des Ouralo-Liiviens est évaluée à une moyenne de 230 œufs par an et par habitants.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/04/29//19042906385621391216216975.jpg[/img][/center]
[justify]Bien que les techniques d'exploitation laitière se soient modernisées, les bovins, ovins et caprins de l'Uural-Liivimaa sont loin d'avoir la productivité de leurs lointains cousins d'Olgarie et de Dytolie, devenues au fil du XXeme siècle de véritables usines à lait. L'essentiel de la production de lait est aujourd'hui assurée à plus de 78,5% par les bovins. Ce sont ensuite les chèvres, principalement élevées pour leur lait qui assurent plus de 14,5% de la production laitière du pays. Les brebis, jument, ânesses et le lait de rennes produisent enfin près de 6,4% du lait de l'Uural-Liivimaa. L'essentiel de la production laitière est en réalité destinée à l'exportation, puisque les besoins des Ouralo-Liiviens ne représentent seulement que 10,31% de la production laitière totale du pays.[/justify]
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2019/04/29//19042906390521391216216976.jpg[/img][/center]
[justify]La laine, enfin, est le dernier élément issus des filières de l'élevage étudié ici. Plus de 90% des 5911 tonnes de laine produite chaque année dans l'Uural-Liivimaa sont d'origine ovine. Les chèvres produisent quant à elles plus de 520 tonnes de laine chaque année, laissant aux lapins angora moins de 0,8% de la production totale de laine dans la Kahekordne Monarhia, soit seulement 46,75 tonnes de laine chaque année.[/justify]
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