PRESSE | Paskoako Prentsa
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227005-aronariako-kafea.png[/img]
Tribune : « on ne lutte pas comme ça contre la piraterie »
26 janvier 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/3/1516200539-fregate.png[/img]
[cap]La piraterie en Néchinésie est sujette à de fréquents affrontements entre forces de l'ordre et malfrats des mers.[/cap][/center]
« On ne lutte pas comme ça contre la piraterie » : voilà sont les mots employés par le diplomate et conseiller en géopolitique Eustaki Arreteguibel, originaire des îles Paskoak et officiant à Donostia. Comme il le souligne dans ses propos publiés récemment dans une tribune journalistique adressée au gouvernement caeturian, Arreteguibel dénonce une « mise en place de mesures nocives au commerce et excessives en tout point contre une piraterie trop diffuse pour être limitée par un simple blocus de détroit ». En effet, le gouvernement de l’État corporatiste de Caeturia a annoncé avoir privatisé les deux détroits septentrionaux du pays, bloquant ainsi le bras de mer, utile à la navigation et aux nombreux navires de commerce destinés à la côte occidentale des anciens États-Fédérés d'Olgarie (actuellement le Deseret et l'Oblakee). Cette privatisation, qui vise à réguler la piraterie locale, est cependant jugée comme « dangereuse, brutale et protectionniste » ; en effet, les contrôles seront bien plus réguliers dans ces eaux et pourraient aboutir à un engorgement des voies maritimes proches du Caeturia.
Si les gouvernements de Dorimarie et d'Olgarie ne se sont pas encore prononcés au sujet de cette mesure corporatiste et protectionniste, de nombreux économistes et financiers ont adressés des tribunes à l'encontre d'une « pratique désuète voire médiéviste », selon les propos d'un communiqué officiel parmi d'autres. Bien que les îles Paskoak ne soient pas commercialement parlant orientées vers l'Olgarie et les riches marchés des anciens États-Fédérés, il n'en reste pas moins que le protectionnisme de l’État corporatiste est un énième coup de poignard à une économie néchinésienne qui souffre déjà d'une piraterie de haute mer largement plus lucrative et efficace que le petit banditisme local que le gouvernement caeturian souhaite appréhender par cette mesure. Dans sa tribune journalistique, Eustaki Arreteguibel envisage cependant des alternatives viables dans le cadre d'une coopération trans-néchinésienne contre le grand banditisme de mer. Ainsi, « le déploiement régulier des forces navales combinées de différents pays riverains de l'océan néchinésien pourrait aboutir à une réduction de la criminalité navale ».
Eustaki souligne également que « l'attitude corporatiste et antilibérale des caeturians est déjà un frein au commerce en lui-même ; la piraterie ne fait que parachever l'action d'un régime corporatiste désuet ». Ces mots, certes critiques envers l'actuelle forme de régime de la nation péninsulaire, témoignent cependant d'une véritable préoccupation de mainmise des corporations sur le pays caeturian, qu'il s'agisse du domaine économique informel ou des eaux maritimes en elles-mêmes. Une des principales préoccupations reste donc d'assurer la protection de convois qui pourraient bien être abordées soit par de véritables pirates, soit par « un État pirate auto-constitué », toujours selon les propos d'Arreteguibel. Les autres mesures prises par le dispositif « Corail d'Acier » instauré par le gouvernement caeturian auront également pour conséquences de limiter les actions et flux commerciaux avec l’État corporatiste puisque les nouveaux chenaux de navigation marchande seront rapidement engorgés par l'activité commerciale, ce qui ralentira les flux et limitera l'expansion des échanges commerciaux.
Bien sûr, de telles mesures auront peu d'influence dans l'archipel paskoan étant donné le quasi-monopole commercial du Txile sur le marché des îles Paskoak, même si des concurrents tendent à émerger à ce niveau (dont le Teikoku et le Tlalolctlilal). Mais cela pourrait avoir des conséquences indirectes, certes minimes, sur l'économie paskoane ; en effet, dans le cas d'un ralentissement des flux commerciaux entre les Provinces-Unies du Txile et l’État corporatiste du Caeturia, l'économie mercantile du Txile pourrait bien en pâtir de manière certes marginale, mais notable. Le protectionnisme caeturian, qui semble encore avoir de beaux jours devant lui, est devenu un frein au commerce et à l'échange, et ce dans un intérêt tout autre. Eustaki achève sa tribune sur ses mots : « une économie surprotégée pâtira plus des mauvaises actions de l’État qu'une économie libre-échangiste où l’État, limité à ses fonctions régaliennes, ne peut que défendre militairement parlant sa nation sans intervenir maladroitement avec des mesures économiques restrictives et antilibérales ».
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Tribune : « on ne lutte pas comme ça contre la piraterie »
26 janvier 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/3/1516200539-fregate.png[/img]
[cap]La piraterie en Néchinésie est sujette à de fréquents affrontements entre forces de l'ordre et malfrats des mers.[/cap][/center]
« On ne lutte pas comme ça contre la piraterie » : voilà sont les mots employés par le diplomate et conseiller en géopolitique Eustaki Arreteguibel, originaire des îles Paskoak et officiant à Donostia. Comme il le souligne dans ses propos publiés récemment dans une tribune journalistique adressée au gouvernement caeturian, Arreteguibel dénonce une « mise en place de mesures nocives au commerce et excessives en tout point contre une piraterie trop diffuse pour être limitée par un simple blocus de détroit ». En effet, le gouvernement de l’État corporatiste de Caeturia a annoncé avoir privatisé les deux détroits septentrionaux du pays, bloquant ainsi le bras de mer, utile à la navigation et aux nombreux navires de commerce destinés à la côte occidentale des anciens États-Fédérés d'Olgarie (actuellement le Deseret et l'Oblakee). Cette privatisation, qui vise à réguler la piraterie locale, est cependant jugée comme « dangereuse, brutale et protectionniste » ; en effet, les contrôles seront bien plus réguliers dans ces eaux et pourraient aboutir à un engorgement des voies maritimes proches du Caeturia.
Si les gouvernements de Dorimarie et d'Olgarie ne se sont pas encore prononcés au sujet de cette mesure corporatiste et protectionniste, de nombreux économistes et financiers ont adressés des tribunes à l'encontre d'une « pratique désuète voire médiéviste », selon les propos d'un communiqué officiel parmi d'autres. Bien que les îles Paskoak ne soient pas commercialement parlant orientées vers l'Olgarie et les riches marchés des anciens États-Fédérés, il n'en reste pas moins que le protectionnisme de l’État corporatiste est un énième coup de poignard à une économie néchinésienne qui souffre déjà d'une piraterie de haute mer largement plus lucrative et efficace que le petit banditisme local que le gouvernement caeturian souhaite appréhender par cette mesure. Dans sa tribune journalistique, Eustaki Arreteguibel envisage cependant des alternatives viables dans le cadre d'une coopération trans-néchinésienne contre le grand banditisme de mer. Ainsi, « le déploiement régulier des forces navales combinées de différents pays riverains de l'océan néchinésien pourrait aboutir à une réduction de la criminalité navale ».
Eustaki souligne également que « l'attitude corporatiste et antilibérale des caeturians est déjà un frein au commerce en lui-même ; la piraterie ne fait que parachever l'action d'un régime corporatiste désuet ». Ces mots, certes critiques envers l'actuelle forme de régime de la nation péninsulaire, témoignent cependant d'une véritable préoccupation de mainmise des corporations sur le pays caeturian, qu'il s'agisse du domaine économique informel ou des eaux maritimes en elles-mêmes. Une des principales préoccupations reste donc d'assurer la protection de convois qui pourraient bien être abordées soit par de véritables pirates, soit par « un État pirate auto-constitué », toujours selon les propos d'Arreteguibel. Les autres mesures prises par le dispositif « Corail d'Acier » instauré par le gouvernement caeturian auront également pour conséquences de limiter les actions et flux commerciaux avec l’État corporatiste puisque les nouveaux chenaux de navigation marchande seront rapidement engorgés par l'activité commerciale, ce qui ralentira les flux et limitera l'expansion des échanges commerciaux.
Bien sûr, de telles mesures auront peu d'influence dans l'archipel paskoan étant donné le quasi-monopole commercial du Txile sur le marché des îles Paskoak, même si des concurrents tendent à émerger à ce niveau (dont le Teikoku et le Tlalolctlilal). Mais cela pourrait avoir des conséquences indirectes, certes minimes, sur l'économie paskoane ; en effet, dans le cas d'un ralentissement des flux commerciaux entre les Provinces-Unies du Txile et l’État corporatiste du Caeturia, l'économie mercantile du Txile pourrait bien en pâtir de manière certes marginale, mais notable. Le protectionnisme caeturian, qui semble encore avoir de beaux jours devant lui, est devenu un frein au commerce et à l'échange, et ce dans un intérêt tout autre. Eustaki achève sa tribune sur ses mots : « une économie surprotégée pâtira plus des mauvaises actions de l’État qu'une économie libre-échangiste où l’État, limité à ses fonctions régaliennes, ne peut que défendre militairement parlant sa nation sans intervenir maladroitement avec des mesures économiques restrictives et antilibérales ».
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
Le panolgarisme semble se diriger droit dans le mur
15 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/CV0E7ah.png[/img]
[cap]Le gouverneur du Deseret, Robert Jacobs, aura-t-il été l'homme fort d'une Olgarie-Dorimarie factice ?[/cap][/center]
L'effet tigre de papier tant redouté par l'alliance informelle entre les peuples transolgariens pourrait bien avoir lieu dans les années à venir : en effet, malgré leur apparent rapprochement autour de la question panolgarienne, les grandes démocraties du supercontinent semblent avoir échoués à repousser les ires des impérialistes dytoliens, qui sont manifestement prêts à franchir le pas pour poser leur pied en Olgarie, et bientôt en Dorimarie. Ainsi, les principales puissances olgaro-dorimariennes que sont le Westrait, le Deseret, le Txile et le Tlaloctlitlal sont restées imperturbables face à l'avancée des intérêts impérialistes autant sur la façade néchinésienne avec le retour de l'Athabaska dans le giron colonial de la Britonnie que sur la façade déchinésienne avec le maintien du statut colonial du Nuevo Río comme colonie léontarienne et le léger resserrement des liens entre l'Amadach et son ancienne métropole lorthonienne. Ces colonies récemment renouvelées dans leur statut satellitaire et néocoloniale sont ainsi la cible des intérêts toujours plus avides des capitaux et des élites dytoliennes qui voient dans l'élargissement de leur puissance en Olgarie une opportunité à saisir.
A l'image d'une Algarbe déjà aux prises avec les impérialismes divers - qu'il s'agisse des colonies britonniques ou des États satellites de la nouvellement fondée « Ligue de Lébira » -, l'Olgarie et plus tardivement la Dorimarie pourraient bien se voir retomber dans les travers coloniaux des siècles passés, se trouvant pris entre le feu des empires néocolonialistes. Contre ces impérialismes croissants, un effort politique international qui semblait pourtant coordonné et intergouvernemental avait été lancé sous l'égide des chefs d’État deseran et txiléen, mais le voilà désormais mis à l'épreuve par la menace grandissante de puissances économiques et politiques capables de rivaliser avec un ensemble transolgarien encore fragile et hétéroclite. Avec un dynamisme régional certes important - deux des huit premières croissances économiques de l'année 2036 étant olgaro-dorimariennes, le Txile et le Westrait -, le supercontinent ne fait pas le poids face aux autres ensembles : l'Union Douanière Occidentale, qui reste très largement sujette aux divergences de ses membres, reste d'une concurrence implacable pour les économies du Nouveau Monde.
Derrière Gaspar II, prince du Txile, et Robert Jacobs, gouverneur du Deseret, les espoirs panolgariens s'accumulent ; mais les attentes étant nombreuses, la réponse des exécutifs des puissances concernées ne pourra qu'être décevante pour la majorité qui verra dans la faiblesse des dirigeants une raison de remettre en cause des régimes trop libéraux, trop conservateurs, trop monarchistes. Les Provinces-Unies du Txile sont au premier rang : la récente manifestation des indigènes kitxuak (quechuas) dans le nord du Txile, sur la base spatiale de Barradako, n'est-il pas un signe de ce ras-le-bol de la population olgaro-dorimarienne contre des élites toujours plus déconnectées de la réalité ? Face à ce constat, l'appel à l'insurrection est trop facile et trop condamné pour être la solution officielle. Après un court épisode de tensions txiléo-paskoanes qui s'est mystérieusement effondré dans la poussière à cause de l'immobilisme de l'état-major paskoan, l'impérialisme txiléen semble toujours plus menaçant vis-à-vis de la souveraineté de l'archipel.
En effet, comment les îles Paskoak pourraient-elles survivre 2037 sans compromettre leur indépendance ? Le Txile tient les rênes du pays, de l'approvisionnement maritime, nourriture y compris, jusqu'à l'aménagement de nouvelles infrastructures pour le territoire insulaire. La principale puissance qui domine la Dorimarie occidentale pourrait bien se révéler être un ennemi de l'intérieur au système transcontinental et profiter de sa situation quasi-hégémonique pour se pencher sur le cas d'un archipel paskoan laissé sans défense par plusieurs décennies d'ingérences diverses. L'attirail militaire txiléen, que la monarchie des Provinces-Unies défend comme un « arsenal des démocraties panolgariennes », pourrait bien permettre au haut-commandement des troupes txiléennes d'investir les eaux des îles Paskoak et de repousser tout soubresaut d'autonomie : le danger pour l'Olgarie-Dorimarie viendra-t-il d'au-delà des mers, ou est-il déjà présent au sein de notre espace intercontinental ?
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Le panolgarisme semble se diriger droit dans le mur
15 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/CV0E7ah.png[/img]
[cap]Le gouverneur du Deseret, Robert Jacobs, aura-t-il été l'homme fort d'une Olgarie-Dorimarie factice ?[/cap][/center]
L'effet tigre de papier tant redouté par l'alliance informelle entre les peuples transolgariens pourrait bien avoir lieu dans les années à venir : en effet, malgré leur apparent rapprochement autour de la question panolgarienne, les grandes démocraties du supercontinent semblent avoir échoués à repousser les ires des impérialistes dytoliens, qui sont manifestement prêts à franchir le pas pour poser leur pied en Olgarie, et bientôt en Dorimarie. Ainsi, les principales puissances olgaro-dorimariennes que sont le Westrait, le Deseret, le Txile et le Tlaloctlitlal sont restées imperturbables face à l'avancée des intérêts impérialistes autant sur la façade néchinésienne avec le retour de l'Athabaska dans le giron colonial de la Britonnie que sur la façade déchinésienne avec le maintien du statut colonial du Nuevo Río comme colonie léontarienne et le léger resserrement des liens entre l'Amadach et son ancienne métropole lorthonienne. Ces colonies récemment renouvelées dans leur statut satellitaire et néocoloniale sont ainsi la cible des intérêts toujours plus avides des capitaux et des élites dytoliennes qui voient dans l'élargissement de leur puissance en Olgarie une opportunité à saisir.
A l'image d'une Algarbe déjà aux prises avec les impérialismes divers - qu'il s'agisse des colonies britonniques ou des États satellites de la nouvellement fondée « Ligue de Lébira » -, l'Olgarie et plus tardivement la Dorimarie pourraient bien se voir retomber dans les travers coloniaux des siècles passés, se trouvant pris entre le feu des empires néocolonialistes. Contre ces impérialismes croissants, un effort politique international qui semblait pourtant coordonné et intergouvernemental avait été lancé sous l'égide des chefs d’État deseran et txiléen, mais le voilà désormais mis à l'épreuve par la menace grandissante de puissances économiques et politiques capables de rivaliser avec un ensemble transolgarien encore fragile et hétéroclite. Avec un dynamisme régional certes important - deux des huit premières croissances économiques de l'année 2036 étant olgaro-dorimariennes, le Txile et le Westrait -, le supercontinent ne fait pas le poids face aux autres ensembles : l'Union Douanière Occidentale, qui reste très largement sujette aux divergences de ses membres, reste d'une concurrence implacable pour les économies du Nouveau Monde.
Derrière Gaspar II, prince du Txile, et Robert Jacobs, gouverneur du Deseret, les espoirs panolgariens s'accumulent ; mais les attentes étant nombreuses, la réponse des exécutifs des puissances concernées ne pourra qu'être décevante pour la majorité qui verra dans la faiblesse des dirigeants une raison de remettre en cause des régimes trop libéraux, trop conservateurs, trop monarchistes. Les Provinces-Unies du Txile sont au premier rang : la récente manifestation des indigènes kitxuak (quechuas) dans le nord du Txile, sur la base spatiale de Barradako, n'est-il pas un signe de ce ras-le-bol de la population olgaro-dorimarienne contre des élites toujours plus déconnectées de la réalité ? Face à ce constat, l'appel à l'insurrection est trop facile et trop condamné pour être la solution officielle. Après un court épisode de tensions txiléo-paskoanes qui s'est mystérieusement effondré dans la poussière à cause de l'immobilisme de l'état-major paskoan, l'impérialisme txiléen semble toujours plus menaçant vis-à-vis de la souveraineté de l'archipel.
En effet, comment les îles Paskoak pourraient-elles survivre 2037 sans compromettre leur indépendance ? Le Txile tient les rênes du pays, de l'approvisionnement maritime, nourriture y compris, jusqu'à l'aménagement de nouvelles infrastructures pour le territoire insulaire. La principale puissance qui domine la Dorimarie occidentale pourrait bien se révéler être un ennemi de l'intérieur au système transcontinental et profiter de sa situation quasi-hégémonique pour se pencher sur le cas d'un archipel paskoan laissé sans défense par plusieurs décennies d'ingérences diverses. L'attirail militaire txiléen, que la monarchie des Provinces-Unies défend comme un « arsenal des démocraties panolgariennes », pourrait bien permettre au haut-commandement des troupes txiléennes d'investir les eaux des îles Paskoak et de repousser tout soubresaut d'autonomie : le danger pour l'Olgarie-Dorimarie viendra-t-il d'au-delà des mers, ou est-il déjà présent au sein de notre espace intercontinental ?
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227005-aronariako-kafea.png[/img]
Le retour des politiques mercantilistes effraie les marchés
20 mars 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/6/1524343305-bourse-txileenne.png[/img]
[cap]Les discours protectionnistes semblent porter leur fruit : le mercantilisme réémerge rapidement.[/cap][/center]
États qui négocient des sommes fixes de ressources rares à échanger dans des traités diplomatiques internationaux, rejet de toute forme de libéralisme économique dans certains pays traditionnalistes de Dytolie continentale... Ces signes, que tout un chacun jugerait comme insignifiants et propre à la période de ralentissement de l'activité que l'économie mondiale est en train de vivre, sont pourtant les symboles avant-gardistes du terrible retour de politiques économiques mercantilistes, basés sur un lourd investissement de l’État comme garant des industries nationales contre la concurrence étrangère. Si le mercantilisme, vague courant de pensée économique du dix-septième siècle, ne se réduit pas à cela, tous les points concordent : contre la libéralisation des échanges et la mondialisation, la riposte - on pourrait même parler de « réaction » et donc de « réactionnarisme » - est forte chez les pays les plus traditionnels. De récentes études géopolitiques menées par divers organes de presse dytolienne soulignent ce fait en rappelant le caractère très conservateur économiquement parlant de plusieurs pays de Dytolie centrale.
Mais le mercantilisme ne se réduit pas à une politique économique de défense des industries nationales - anciennement les « manufactures nationales » -, puisqu'il comprend également un volet sur le comportement étatique vis-à-vis de la libre-entreprise et des corporations de métier. Ainsi, on retrouve ce comportement protectionniste et corporatiste au Caskar, au Lagac'hann ou encore au Valaryan ; ce repli économique stratégique révèle en vérité la faiblesse des économies nationales en question, qui font face à une concurrence étrangère certes déloyale mais surtout meurtrière pour les intérêts nationaux. Quelle politique économique choisir ? Si certains États prétextent la cause morale - le retour à une société d'artisanat traditionnel -, la question reste en suspens étant donné le statut économique des pays incriminés. Cette même question s'est fréquemment posée au sujet des pays sous-développés, sujets à des politiques économiques contradictoires et infructueuses. L'un des contre-exemples les plus frappants de l'inefficacité d'une politique d'interventionnisme étatique est celui de l'Eashatri : pays parmi les plus pauvres au monde, il s'est rapidement hissé, grâce à une politique économique social-libérale audacieuse, parmi les nations aux plus fortes croissances économiques annuelles.
Bien sûr, tous les pays sous-développés n'ont pas un capital humain aussi important que l'Eashatri, première puissance démographique mondiale, encore moins les pays supposément riches de Dytolie comme le Lagac'hann : avec vingt millions d'habitants et un Produit Intérieur Brut de plus de soixante milliards de dollars internationaux, la monarchie celtique entretient un Produit Intérieur Brut par tête de 3 135 $ par an. Avec de telles statistiques, le Lagac'hann se place parmi les pays en voie de développement, au-dessus du Txile (2 996 $ par habitant) et de la moyenne mondiale (2 713 $ par an par habitant). La population lagarane, bien moins nombreuse que la population txiléenne (vingt millions d'habitants contre vingt-huit millions de txiléens), reste pourtant distancée par les autres pays dytoliens limitrophes : le Lorthon, la Britonnie ou encore la Santogne. Serait-ce un bilan à nuancer, afin d'expliquer le repli protectionniste de l'économie du pays celte ? Le mercantilisme, qui a déjà prouvé l'invalidité de ses thèses proto-économiques, semble pourtant bien en vogue pour les pays traditionnels.
À l'inverse d'un Txile aux mœurs conservatrices mais à la politique économique libérale keynésienne, plusieurs pays entretiennent une vision économique et commerciale réductrice, loin des intérêts de ses habitants, dans le but de conserver un tissu industriel national peut-être obsolète, mais en tout cas suffisant pour fournir leur territoire en ressources : jusqu'où ira la rhétorique nationaliste d’États déjà largement devancés par une croissance mondiale imposante et qui ne semble pas vouloir se stopper ? Si plusieurs économistes de renom ont déjà brandi les thèses du bykovien Kondratiev au sujet de la cyclicité des périodes de croissance et de récession, de telles affirmations sont à tempérer. Un discours protectionniste est des plus à mêmes de faire péricliter une économie nationale sur la simple revendication de la xénophobie commerciale et de divers autres porte-étendard d'une ère médiévale déjà passée. Le protectionnisme mercantiliste (colbertisme) empêchera-t-il une nouvelle crise économique sur le sol national ou bien au contraire, forcera-t-il l'arrivée de cette dernière ? Le débat reste ouvert, avec des conséquences toujours plus importantes pour les pays qui tardent à se décider entre une politique économique libérale ou protectionniste.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Le retour des politiques mercantilistes effraie les marchés
20 mars 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/6/1524343305-bourse-txileenne.png[/img]
[cap]Les discours protectionnistes semblent porter leur fruit : le mercantilisme réémerge rapidement.[/cap][/center]
États qui négocient des sommes fixes de ressources rares à échanger dans des traités diplomatiques internationaux, rejet de toute forme de libéralisme économique dans certains pays traditionnalistes de Dytolie continentale... Ces signes, que tout un chacun jugerait comme insignifiants et propre à la période de ralentissement de l'activité que l'économie mondiale est en train de vivre, sont pourtant les symboles avant-gardistes du terrible retour de politiques économiques mercantilistes, basés sur un lourd investissement de l’État comme garant des industries nationales contre la concurrence étrangère. Si le mercantilisme, vague courant de pensée économique du dix-septième siècle, ne se réduit pas à cela, tous les points concordent : contre la libéralisation des échanges et la mondialisation, la riposte - on pourrait même parler de « réaction » et donc de « réactionnarisme » - est forte chez les pays les plus traditionnels. De récentes études géopolitiques menées par divers organes de presse dytolienne soulignent ce fait en rappelant le caractère très conservateur économiquement parlant de plusieurs pays de Dytolie centrale.
Mais le mercantilisme ne se réduit pas à une politique économique de défense des industries nationales - anciennement les « manufactures nationales » -, puisqu'il comprend également un volet sur le comportement étatique vis-à-vis de la libre-entreprise et des corporations de métier. Ainsi, on retrouve ce comportement protectionniste et corporatiste au Caskar, au Lagac'hann ou encore au Valaryan ; ce repli économique stratégique révèle en vérité la faiblesse des économies nationales en question, qui font face à une concurrence étrangère certes déloyale mais surtout meurtrière pour les intérêts nationaux. Quelle politique économique choisir ? Si certains États prétextent la cause morale - le retour à une société d'artisanat traditionnel -, la question reste en suspens étant donné le statut économique des pays incriminés. Cette même question s'est fréquemment posée au sujet des pays sous-développés, sujets à des politiques économiques contradictoires et infructueuses. L'un des contre-exemples les plus frappants de l'inefficacité d'une politique d'interventionnisme étatique est celui de l'Eashatri : pays parmi les plus pauvres au monde, il s'est rapidement hissé, grâce à une politique économique social-libérale audacieuse, parmi les nations aux plus fortes croissances économiques annuelles.
Bien sûr, tous les pays sous-développés n'ont pas un capital humain aussi important que l'Eashatri, première puissance démographique mondiale, encore moins les pays supposément riches de Dytolie comme le Lagac'hann : avec vingt millions d'habitants et un Produit Intérieur Brut de plus de soixante milliards de dollars internationaux, la monarchie celtique entretient un Produit Intérieur Brut par tête de 3 135 $ par an. Avec de telles statistiques, le Lagac'hann se place parmi les pays en voie de développement, au-dessus du Txile (2 996 $ par habitant) et de la moyenne mondiale (2 713 $ par an par habitant). La population lagarane, bien moins nombreuse que la population txiléenne (vingt millions d'habitants contre vingt-huit millions de txiléens), reste pourtant distancée par les autres pays dytoliens limitrophes : le Lorthon, la Britonnie ou encore la Santogne. Serait-ce un bilan à nuancer, afin d'expliquer le repli protectionniste de l'économie du pays celte ? Le mercantilisme, qui a déjà prouvé l'invalidité de ses thèses proto-économiques, semble pourtant bien en vogue pour les pays traditionnels.
À l'inverse d'un Txile aux mœurs conservatrices mais à la politique économique libérale keynésienne, plusieurs pays entretiennent une vision économique et commerciale réductrice, loin des intérêts de ses habitants, dans le but de conserver un tissu industriel national peut-être obsolète, mais en tout cas suffisant pour fournir leur territoire en ressources : jusqu'où ira la rhétorique nationaliste d’États déjà largement devancés par une croissance mondiale imposante et qui ne semble pas vouloir se stopper ? Si plusieurs économistes de renom ont déjà brandi les thèses du bykovien Kondratiev au sujet de la cyclicité des périodes de croissance et de récession, de telles affirmations sont à tempérer. Un discours protectionniste est des plus à mêmes de faire péricliter une économie nationale sur la simple revendication de la xénophobie commerciale et de divers autres porte-étendard d'une ère médiévale déjà passée. Le protectionnisme mercantiliste (colbertisme) empêchera-t-il une nouvelle crise économique sur le sol national ou bien au contraire, forcera-t-il l'arrivée de cette dernière ? Le débat reste ouvert, avec des conséquences toujours plus importantes pour les pays qui tardent à se décider entre une politique économique libérale ou protectionniste.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Aturalde lance officiellement des négociations avec le Txile
26 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/l7ypWll.png[/img]
[cap]Aturalde aurait-il franchi le pas de trop, en proposant l'intégration de l'archipel aux Provinces-Unies ?[/cap][/center]
Il ne s'agissait plus que d'une question de temps pour le Lehendakari (président) paskoan, Izko Aturalde : ce dernier a annoncé, au cours d'une réunion de presse exceptionnelle, qu'il comptait entamer, en accord avec le gouvernement et la monarchie txiléenne, des tractations avec les Provinces-Unies du Txile autour de la question de la souveraineté insulaire. Cette annonce, qui a eut tôt fait de provoquer un tollé au sein du Parlement paskoan, a cependant été suivie de diverses promesses adressée au Parlement et au peuple paskoan, notamment au sujet de la validité constitutionnelle de ces négociations et du processus démocratique qui allait s'en suivre. De nombreux politiciens de tout bord se sont prononcés au sujet de telles négociations, engagées concrètement sans le soutien des parlementaires paskoans, qui voient dans ce geste une énième trahison d'un chef d’État qui semblait pourtant être l'élément fédérateur d'une République paskoane déjà largement divisée.
Cet « énième coup de poignard », comme décrit par la député parlementaire Zikuñaga Aguiñaza, membre et représentante du parti social-libéral Ez da nire Izenean (EI, « Pas en mon Nom »), est vu comme un acte anticonstitutionnel menaçant directement la souveraineté de l'archipel ; mais de nombreux parlementaires continuent à soutenir, contre l'avis d'une large minorité d'autres députés, le Lehendakari pro-txiléen dont la politique actuelle se résume à préparer l'intégration de l'archipel paskoan dans une fédération paneuskale avec les Provinces-Unies du Txile. Cette politique nationaliste et ethnocentrée, largement critiquée par les partis les plus à gauche de l'échiquier politique paskoan en raison de son caractère supposément anti-indigéniste, est également dénoncée par les souverainistes du Berritzeko eta Independentzia Nazionala (BIN, « Renouveau National et Indépendance »). Mais cette minorité parlementaire, qui reste hétéroclite et se coalise uniquement autour du concept d'opposition politique à la présidence, n'a que peu de voix face à une population à majorité euskale et favorable au rapprochement txiléo-paskoan.
S'appuyant sur cette majorité populaire, Aturalde souhaite ainsi faire valider son projet d'intégration des îles au Txile par le biais référendaire, lui permettant de contourner une élite parlementaire qui lui est de plus en plus défavorable. Ce processus démocratique, rarement utilisé en raison d'impopularité fréquente des gouvernements successifs de l'archipel, permettrait à Izko Aturalde de mener à bien son projet de manière légale et constitutionnelle. Mais si les motivations du chef d’État paskoan sont contestées, leurs conséquences supposées en restent favorables à l'accomplissement de son projet : les Provinces-Unies, puissance économique motrice d'un continent entier (puissance symbolisée par le dollar txiléen, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=14447#p342886]monnaie dorimarienne incontestée[/url]), pourrait redresser l'économie insulaire grâce à un marché en pleine expansion et des capacités financières illimitées par rapport aux précédentes capacités du gouvernement paskoan. Grâce à des aides toujours plus nombreuses, les txiléens ont déjà envahi le marché paskoan et financent les principales infrastructures nationales ; l'intégration des îles dans les Provinces-Unies ne feraient qu'intensifier ce processus.
Mais rendre la souveraineté nationale, cela précipiterait l'arrivée des soldats txiléens dans les eaux et les bases militaires de l'archipel. La base militaire txiléenne sur l'île de Santxo, toujours pas investie par les troupes du Txile, deviendrait un des principaux axes défensifs du Txile en Néchinésie méridionale, et les îles Paskoak participeraient au glacis défensif des Provinces-Unies txiléennes. Mais connaissant les capacités navales passées et les échecs de ces dernières au cours du conflit international de 2034 (la pompeusement nommée « Guerre des Conteneurs »), l'archipel ne servirait que de barrière militaire contre des forces navales extérieures. Une telle situation ne serait que préjudiciable au faible tissu industriel insulaire ; la population paskoane n'en serait que plus menacée. De nombreux paskoans ont d'ailleurs signé une pétition virale au sujet de la nécessité d'assurer la neutralité des îles Paskoak en cas de conflit, au moins durant l'année 2037. Izko Aturalde, qui joue actuellement sa popularité en proposant de négocier avec une puissance étrangère que beaucoup de parlementaires voient comme une menace potentielle pour l'archipel, devra faire face à la vindicte populaire s'il ne parvient pas à négocier les termes voulus et réclamés auprès des txiléens.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Aturalde lance officiellement des négociations avec le Txile
26 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/l7ypWll.png[/img]
[cap]Aturalde aurait-il franchi le pas de trop, en proposant l'intégration de l'archipel aux Provinces-Unies ?[/cap][/center]
Il ne s'agissait plus que d'une question de temps pour le Lehendakari (président) paskoan, Izko Aturalde : ce dernier a annoncé, au cours d'une réunion de presse exceptionnelle, qu'il comptait entamer, en accord avec le gouvernement et la monarchie txiléenne, des tractations avec les Provinces-Unies du Txile autour de la question de la souveraineté insulaire. Cette annonce, qui a eut tôt fait de provoquer un tollé au sein du Parlement paskoan, a cependant été suivie de diverses promesses adressée au Parlement et au peuple paskoan, notamment au sujet de la validité constitutionnelle de ces négociations et du processus démocratique qui allait s'en suivre. De nombreux politiciens de tout bord se sont prononcés au sujet de telles négociations, engagées concrètement sans le soutien des parlementaires paskoans, qui voient dans ce geste une énième trahison d'un chef d’État qui semblait pourtant être l'élément fédérateur d'une République paskoane déjà largement divisée.
Cet « énième coup de poignard », comme décrit par la député parlementaire Zikuñaga Aguiñaza, membre et représentante du parti social-libéral Ez da nire Izenean (EI, « Pas en mon Nom »), est vu comme un acte anticonstitutionnel menaçant directement la souveraineté de l'archipel ; mais de nombreux parlementaires continuent à soutenir, contre l'avis d'une large minorité d'autres députés, le Lehendakari pro-txiléen dont la politique actuelle se résume à préparer l'intégration de l'archipel paskoan dans une fédération paneuskale avec les Provinces-Unies du Txile. Cette politique nationaliste et ethnocentrée, largement critiquée par les partis les plus à gauche de l'échiquier politique paskoan en raison de son caractère supposément anti-indigéniste, est également dénoncée par les souverainistes du Berritzeko eta Independentzia Nazionala (BIN, « Renouveau National et Indépendance »). Mais cette minorité parlementaire, qui reste hétéroclite et se coalise uniquement autour du concept d'opposition politique à la présidence, n'a que peu de voix face à une population à majorité euskale et favorable au rapprochement txiléo-paskoan.
S'appuyant sur cette majorité populaire, Aturalde souhaite ainsi faire valider son projet d'intégration des îles au Txile par le biais référendaire, lui permettant de contourner une élite parlementaire qui lui est de plus en plus défavorable. Ce processus démocratique, rarement utilisé en raison d'impopularité fréquente des gouvernements successifs de l'archipel, permettrait à Izko Aturalde de mener à bien son projet de manière légale et constitutionnelle. Mais si les motivations du chef d’État paskoan sont contestées, leurs conséquences supposées en restent favorables à l'accomplissement de son projet : les Provinces-Unies, puissance économique motrice d'un continent entier (puissance symbolisée par le dollar txiléen, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=14447#p342886]monnaie dorimarienne incontestée[/url]), pourrait redresser l'économie insulaire grâce à un marché en pleine expansion et des capacités financières illimitées par rapport aux précédentes capacités du gouvernement paskoan. Grâce à des aides toujours plus nombreuses, les txiléens ont déjà envahi le marché paskoan et financent les principales infrastructures nationales ; l'intégration des îles dans les Provinces-Unies ne feraient qu'intensifier ce processus.
Mais rendre la souveraineté nationale, cela précipiterait l'arrivée des soldats txiléens dans les eaux et les bases militaires de l'archipel. La base militaire txiléenne sur l'île de Santxo, toujours pas investie par les troupes du Txile, deviendrait un des principaux axes défensifs du Txile en Néchinésie méridionale, et les îles Paskoak participeraient au glacis défensif des Provinces-Unies txiléennes. Mais connaissant les capacités navales passées et les échecs de ces dernières au cours du conflit international de 2034 (la pompeusement nommée « Guerre des Conteneurs »), l'archipel ne servirait que de barrière militaire contre des forces navales extérieures. Une telle situation ne serait que préjudiciable au faible tissu industriel insulaire ; la population paskoane n'en serait que plus menacée. De nombreux paskoans ont d'ailleurs signé une pétition virale au sujet de la nécessité d'assurer la neutralité des îles Paskoak en cas de conflit, au moins durant l'année 2037. Izko Aturalde, qui joue actuellement sa popularité en proposant de négocier avec une puissance étrangère que beaucoup de parlementaires voient comme une menace potentielle pour l'archipel, devra faire face à la vindicte populaire s'il ne parvient pas à négocier les termes voulus et réclamés auprès des txiléens.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
-
Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
La gauche dénonce l'évasion institutionnalisée vers le Txile
30 mai 2037
[img]https://i.imgur.com/rvgNTEr.png[/img]
[cap]Serait-ce le baroud d'honneur adressé par les socialistes à une démocratie paskoane à l'agonie ?[/cap][/center]
Alors que la souveraineté de l’État paskoan est plus que jamais en danger, les parlementaires issus de la frange gauche de l'hémisphère politique des îles Paskoak ont dénoncé, au cours d'un discours commun prononcé ce matin-même devant l'ensemble de la chambre législative de la République, la mise en place d'une évasion institutionnalisée des intérêts, flux, stocks et citoyens paskoans vers le continent dorimarien, notamment à destination des Provinces-Unies du Txile. Si les récentes performances économiques des deux nations euskales ont tenu la gauche paskoane en retrait vis-à-vis des institutions étatiques, cette dernière tient à adresser un ultime défi à un État paskoan déjà officieusement soumis aux institutions txiléennes : qu'il s'agisse du domaine économique où les capitaux txiléens absorbent largement les épargnes et institutions paskoanes ou le domaine politique où encore une fois les txiléens sont omniprésents et largement soutenus par les partis politiques paneuskalistes et membres de la coalition majoritaire, les Provinces-Unies occupent déjà largement le terrain en le grignotant à chaque fois un petit peu plus aux locaux. Mais la gauche paskoane cherche-t-elle réellement à dénoncer l'évasion des paskoans vers le Txile, ou l'intégration future des Paskoak au Txile ?
Si l'archipel paskoan n'est pas encore une province excentrée de la monarchie txiléenne, c'est sûrement grâce à la résilience des indépendantistes des îles Paskoak qui ont déjà refusé par le passé un rapprochement nocif entre le Txile et les Paskoak : on peut notamment relever le cas du réchauffement des relations txiléo-paskoanes en 2032, initiative diplomatique paskoane qui s'était soldée par un échec retentissant pour le Lehendakari paskoan Izko Aturalde, déjà à son poste depuis 2032 jusqu'à aujourd'hui. Si la croissance économique paskoane a pu subir une embellie cette année, passant de la stagnation à une croissance de six pourcents, c'est sans doute par l'effet pervers des investissements txiléens, qui ont gonflé statistiquement parlant les réserves monétaires de l'archipel sans pour autant créer des richesses profitant réellement aux citoyens paskoans. Aussi, l'ouverture économique est une énième erreur du gouvernement en place en ce sens, puisqu'elle a permis aux marchés txiléens de subtiliser l'importante épargne des citoyens paskoans qui ont préféré consommer des produits continentaux moins chers que de soutenir une industrie locale à l'agonie.
Oui, car l'industrie locale est à l'agonie, sur tous les domaines : les matières premières, présentes en très faibles quantités dans les îles, étaient déjà importées par le passé directement depuis le continent, avec une vague gestion étatique de la chose. Désormais, par sa libéralisation du marché des matières premières, l'offre principale est désormais purement et simplement txiléenne, laissant une place toujours plus mince pour les concurrents étrangers et nationaux. Écrasés par des acteurs txiléens aux capitaux imposants, les industries nationales ne peuvent que péricliter. Si Aturalde voit dans l'intégration de l'archipel aux Provinces-Unies du Txile un acte de salut national dans l'intérêt général, il s'agit plutôt d'un acte suicidaire qui condamnerait les îles Paskoak à se tourner vers le tourisme haut de gamme, la pêche en haute mer, la finance et l'hébergement de bases militaires comme moyen de survie tout en abandonnant l'intégralité des résidus d'industries nationales. L'agriculture paskoane, déjà largement éprouvée par un marché paskoan exigeant et trop demandant, subit déjà depuis plusieurs années une pression insupportable qui pousse à l'inflation sans pour autant proposer de solutions.
L'agriculture, ainsi vouée à disparaître dans l'ensemble de l'archipel, serait remplacée par des surfaces certes préservées et naturelles, mais sans aucun doute adaptées à des fins touristiques et de loisir. Devons-nous sacrifier le futur lointain de l'archipel pour la survie de notre futur proche ? Il semble en tout cas qu'il s'agisse de la solution de prédilection du gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui, qui agit en accord avec le Lehendakari Aturalde pour encourager la formation d'une nouvelle fédération autour des îles Paskoak et du Txile. S'il est sûr que la province insulaire du Txile nouvellement étendu serait de loin la plus riche de toutes (suivie par la province d'Axberiko en terme de richesse par tête), la fédération txiléenne profiterait de cette situation pour investir les îles et, inconsciemment, dépeupler l'archipel de tous ses intérêts économiques, financiers, démographiques, touristiques et naturels. Cet ultime avertissement, adressé volontairement de la part d'une coalition homogène de partis indépendantistes, est un vibrant hommage à l'indépendance précédemment acquise de l'archipel des Paskoak dans les années 1950 et rappelle également les conditions dans lesquelles cette indépendance fut durement acquise, par le labeur des élites paskoanes de l'époque.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
La gauche dénonce l'évasion institutionnalisée vers le Txile
30 mai 2037
[img]https://i.imgur.com/rvgNTEr.png[/img]
[cap]Serait-ce le baroud d'honneur adressé par les socialistes à une démocratie paskoane à l'agonie ?[/cap][/center]
Alors que la souveraineté de l’État paskoan est plus que jamais en danger, les parlementaires issus de la frange gauche de l'hémisphère politique des îles Paskoak ont dénoncé, au cours d'un discours commun prononcé ce matin-même devant l'ensemble de la chambre législative de la République, la mise en place d'une évasion institutionnalisée des intérêts, flux, stocks et citoyens paskoans vers le continent dorimarien, notamment à destination des Provinces-Unies du Txile. Si les récentes performances économiques des deux nations euskales ont tenu la gauche paskoane en retrait vis-à-vis des institutions étatiques, cette dernière tient à adresser un ultime défi à un État paskoan déjà officieusement soumis aux institutions txiléennes : qu'il s'agisse du domaine économique où les capitaux txiléens absorbent largement les épargnes et institutions paskoanes ou le domaine politique où encore une fois les txiléens sont omniprésents et largement soutenus par les partis politiques paneuskalistes et membres de la coalition majoritaire, les Provinces-Unies occupent déjà largement le terrain en le grignotant à chaque fois un petit peu plus aux locaux. Mais la gauche paskoane cherche-t-elle réellement à dénoncer l'évasion des paskoans vers le Txile, ou l'intégration future des Paskoak au Txile ?
Si l'archipel paskoan n'est pas encore une province excentrée de la monarchie txiléenne, c'est sûrement grâce à la résilience des indépendantistes des îles Paskoak qui ont déjà refusé par le passé un rapprochement nocif entre le Txile et les Paskoak : on peut notamment relever le cas du réchauffement des relations txiléo-paskoanes en 2032, initiative diplomatique paskoane qui s'était soldée par un échec retentissant pour le Lehendakari paskoan Izko Aturalde, déjà à son poste depuis 2032 jusqu'à aujourd'hui. Si la croissance économique paskoane a pu subir une embellie cette année, passant de la stagnation à une croissance de six pourcents, c'est sans doute par l'effet pervers des investissements txiléens, qui ont gonflé statistiquement parlant les réserves monétaires de l'archipel sans pour autant créer des richesses profitant réellement aux citoyens paskoans. Aussi, l'ouverture économique est une énième erreur du gouvernement en place en ce sens, puisqu'elle a permis aux marchés txiléens de subtiliser l'importante épargne des citoyens paskoans qui ont préféré consommer des produits continentaux moins chers que de soutenir une industrie locale à l'agonie.
Oui, car l'industrie locale est à l'agonie, sur tous les domaines : les matières premières, présentes en très faibles quantités dans les îles, étaient déjà importées par le passé directement depuis le continent, avec une vague gestion étatique de la chose. Désormais, par sa libéralisation du marché des matières premières, l'offre principale est désormais purement et simplement txiléenne, laissant une place toujours plus mince pour les concurrents étrangers et nationaux. Écrasés par des acteurs txiléens aux capitaux imposants, les industries nationales ne peuvent que péricliter. Si Aturalde voit dans l'intégration de l'archipel aux Provinces-Unies du Txile un acte de salut national dans l'intérêt général, il s'agit plutôt d'un acte suicidaire qui condamnerait les îles Paskoak à se tourner vers le tourisme haut de gamme, la pêche en haute mer, la finance et l'hébergement de bases militaires comme moyen de survie tout en abandonnant l'intégralité des résidus d'industries nationales. L'agriculture paskoane, déjà largement éprouvée par un marché paskoan exigeant et trop demandant, subit déjà depuis plusieurs années une pression insupportable qui pousse à l'inflation sans pour autant proposer de solutions.
L'agriculture, ainsi vouée à disparaître dans l'ensemble de l'archipel, serait remplacée par des surfaces certes préservées et naturelles, mais sans aucun doute adaptées à des fins touristiques et de loisir. Devons-nous sacrifier le futur lointain de l'archipel pour la survie de notre futur proche ? Il semble en tout cas qu'il s'agisse de la solution de prédilection du gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui, qui agit en accord avec le Lehendakari Aturalde pour encourager la formation d'une nouvelle fédération autour des îles Paskoak et du Txile. S'il est sûr que la province insulaire du Txile nouvellement étendu serait de loin la plus riche de toutes (suivie par la province d'Axberiko en terme de richesse par tête), la fédération txiléenne profiterait de cette situation pour investir les îles et, inconsciemment, dépeupler l'archipel de tous ses intérêts économiques, financiers, démographiques, touristiques et naturels. Cet ultime avertissement, adressé volontairement de la part d'une coalition homogène de partis indépendantistes, est un vibrant hommage à l'indépendance précédemment acquise de l'archipel des Paskoak dans les années 1950 et rappelle également les conditions dans lesquelles cette indépendance fut durement acquise, par le labeur des élites paskoanes de l'époque.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Le gouvernement organisera un référendum d'auto-détermination
14 juin 2037
[img]https://i.imgur.com/CNl96uY.png[/img]
[cap]Pour légitimer son action, le gouvernement paskoan organisera un référendum la semaine prochaine.[/cap][/center]
Après plus d'un an de tergiversations, de débats au Parlement paskoan et de rencontres txiléo-paskoanes, le projet du gouvernement paskoan semble aboutir : en effet, le porte-parole officiel du gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui a annoncé l'organisation à venir d'un référendum le 21 juin 2037 pour l'auto-détermination de l'archipel paskoan vis-à-vis du Txile. Par cet acte démocratique, le gouvernement et le Lehendakari (président) paskoan Izko Aturalde espèrent légitimer leur action auprès de la population afin de contourner le Parlement paskoan et ses partis politiques qui semblent hostiles à un tel projet. Si l'auto-détermination de la souveraineté paskoane est devenu un sujet sensible depuis la première rencontre txiléo-paskoane au début de l'année 2036, le projet s'est réellement concrétisé au début de l'an 2037 avec les premières conséquences heureuses des accords d'Aroñari. Mais l'opposition a déjà dénoncé le procédé, le considérant comme un plébiscite qui lui est un procédé jugé anticonstitutionnel.
Sur le plan parlementaire, le projet référendaire du gouvernement et du chef d’État paskoans est déjà soutenu par une faible majorité législative, mais le soutien populaire en reste moins certain ; alors que les Provinces-Unies du Txile se rapprochent d'un modèle d’État-Nation autour de la notion d'ethnie euskale, cette dernière est moins prononcée dans l'archipel avec une légère majorité ethnique euskale mais une large minorité indigène rapañoa. Si l'argument ethnique n'est donc pas la principale raison adoptée par le gouvernement pour une intégration plus poussée de l'archipel au sein de la fédération txiléenne, l'argument économique semble l'être. En effet, profitant de l'embellie économique récente liée aux investissements txiléens et au rapprochement entre le Txile et les Paskoak, le gouvernement semble décidé à faire profiter plus largement encore de la croissance économique inédite des Provinces-Unies à l'archipel paskoan. Le Lehendakari Izko Aturalde s'est déjà assuré un certain appui populaire par sa politique économique fructueuse, et peut potentiellement bénéficier de ce soutien électoral au référendum.
Si sur le plan juridique et institutionnel les commissions législatives ont validé le projet, l'opposition reste sceptique sur la nature du référendum et plusieurs politiciens redoutent un baroud d'honneur des militants socialistes qui pourraient se réfugier dans la violence par leur minorité. Susceptible de mettre le feu aux poudres, le référendum est cependant salué par les analystes comme la consécration de l'objectif politique d'Izko Aturalde et, par extension, du gouvernement de Filipe Chacartegui. Par son action, Izko Aturalde est devenu le levier du rapprochement, travaillant en collaboration avec les institutions txiléennes pour rapprocher les îles Paskoak de leur ancienne métropole. Mais il pourrait également être le catalyseur des tensions politiques, en poussant le généralissime Baraxil Iruregui à sortir de sa léthargie pour intervenir militairement. En effet, alors que l'armée paskoane est resté silencieuse ces dernières années, sa capacité d'intervention reste intacte et même si le gouvernement ne craint pas de coup d’État de la part d'Iruregui, il peut cependant s'appuyer sur son aide pour pacifier les rues paskoanes face à des manifestations indépendantistes et violentes qui se multiplient, au grand déplaisir des institutions gouvernementales.
La Paskoako Gudarostea (l'armée paskoane) pourrait cependant jouer un rôle-clé dans la sécurisation des secteurs de vote, autant afin de s'assurer de la neutralité des acteurs que pour limiter les débordements violents et antidémocratiques, en appuyant l'intervention de l'Hertzaintza, la police nationale. Mais l'armée paskoane pourrait cependant s'opposer à son incorporation au sein des forces armées txiléennes, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne), et son autonomie pourrait pousser le Txile à investir militairement l'archipel. Si les îles Paskoak sont parfois décrites comme un chaudron bouillant par la virulence de l'expression des différents camps politiques, les probabilités de l'éclatement d'une guerre civile sont faibles et la possibilité que le référendum échoue est elle aussi peu probable : les îles Paskoak sont-elles condamnées à devenir une énième province du Txile, comme le souligne la presse d'opposition ? Pas si l'on en croit le contenu du référendum, qui prévoit d'importantes négociations à l'avantage des îles Paskoak, qui pourraient bien monnayer leur souveraineté contre un redressement économique complet. Il s'agit donc d'une question qui reste en suspens mais qui pourrait bien entraîner une répression violente des manifestations socialistes de plus en plus virulentes et amener l'archipel vers une paix politique et une nouvelle ère de virtuosité économique.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Le gouvernement organisera un référendum d'auto-détermination
14 juin 2037
[img]https://i.imgur.com/CNl96uY.png[/img]
[cap]Pour légitimer son action, le gouvernement paskoan organisera un référendum la semaine prochaine.[/cap][/center]
Après plus d'un an de tergiversations, de débats au Parlement paskoan et de rencontres txiléo-paskoanes, le projet du gouvernement paskoan semble aboutir : en effet, le porte-parole officiel du gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui a annoncé l'organisation à venir d'un référendum le 21 juin 2037 pour l'auto-détermination de l'archipel paskoan vis-à-vis du Txile. Par cet acte démocratique, le gouvernement et le Lehendakari (président) paskoan Izko Aturalde espèrent légitimer leur action auprès de la population afin de contourner le Parlement paskoan et ses partis politiques qui semblent hostiles à un tel projet. Si l'auto-détermination de la souveraineté paskoane est devenu un sujet sensible depuis la première rencontre txiléo-paskoane au début de l'année 2036, le projet s'est réellement concrétisé au début de l'an 2037 avec les premières conséquences heureuses des accords d'Aroñari. Mais l'opposition a déjà dénoncé le procédé, le considérant comme un plébiscite qui lui est un procédé jugé anticonstitutionnel.
Sur le plan parlementaire, le projet référendaire du gouvernement et du chef d’État paskoans est déjà soutenu par une faible majorité législative, mais le soutien populaire en reste moins certain ; alors que les Provinces-Unies du Txile se rapprochent d'un modèle d’État-Nation autour de la notion d'ethnie euskale, cette dernière est moins prononcée dans l'archipel avec une légère majorité ethnique euskale mais une large minorité indigène rapañoa. Si l'argument ethnique n'est donc pas la principale raison adoptée par le gouvernement pour une intégration plus poussée de l'archipel au sein de la fédération txiléenne, l'argument économique semble l'être. En effet, profitant de l'embellie économique récente liée aux investissements txiléens et au rapprochement entre le Txile et les Paskoak, le gouvernement semble décidé à faire profiter plus largement encore de la croissance économique inédite des Provinces-Unies à l'archipel paskoan. Le Lehendakari Izko Aturalde s'est déjà assuré un certain appui populaire par sa politique économique fructueuse, et peut potentiellement bénéficier de ce soutien électoral au référendum.
Si sur le plan juridique et institutionnel les commissions législatives ont validé le projet, l'opposition reste sceptique sur la nature du référendum et plusieurs politiciens redoutent un baroud d'honneur des militants socialistes qui pourraient se réfugier dans la violence par leur minorité. Susceptible de mettre le feu aux poudres, le référendum est cependant salué par les analystes comme la consécration de l'objectif politique d'Izko Aturalde et, par extension, du gouvernement de Filipe Chacartegui. Par son action, Izko Aturalde est devenu le levier du rapprochement, travaillant en collaboration avec les institutions txiléennes pour rapprocher les îles Paskoak de leur ancienne métropole. Mais il pourrait également être le catalyseur des tensions politiques, en poussant le généralissime Baraxil Iruregui à sortir de sa léthargie pour intervenir militairement. En effet, alors que l'armée paskoane est resté silencieuse ces dernières années, sa capacité d'intervention reste intacte et même si le gouvernement ne craint pas de coup d’État de la part d'Iruregui, il peut cependant s'appuyer sur son aide pour pacifier les rues paskoanes face à des manifestations indépendantistes et violentes qui se multiplient, au grand déplaisir des institutions gouvernementales.
La Paskoako Gudarostea (l'armée paskoane) pourrait cependant jouer un rôle-clé dans la sécurisation des secteurs de vote, autant afin de s'assurer de la neutralité des acteurs que pour limiter les débordements violents et antidémocratiques, en appuyant l'intervention de l'Hertzaintza, la police nationale. Mais l'armée paskoane pourrait cependant s'opposer à son incorporation au sein des forces armées txiléennes, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne), et son autonomie pourrait pousser le Txile à investir militairement l'archipel. Si les îles Paskoak sont parfois décrites comme un chaudron bouillant par la virulence de l'expression des différents camps politiques, les probabilités de l'éclatement d'une guerre civile sont faibles et la possibilité que le référendum échoue est elle aussi peu probable : les îles Paskoak sont-elles condamnées à devenir une énième province du Txile, comme le souligne la presse d'opposition ? Pas si l'on en croit le contenu du référendum, qui prévoit d'importantes négociations à l'avantage des îles Paskoak, qui pourraient bien monnayer leur souveraineté contre un redressement économique complet. Il s'agit donc d'une question qui reste en suspens mais qui pourrait bien entraîner une répression violente des manifestations socialistes de plus en plus virulentes et amener l'archipel vers une paix politique et une nouvelle ère de virtuosité économique.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Un résultat historique pour le référendum du 21 juin
27 juin 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/2/1516737428-manifestation-pro-basque.png[/img]
[cap]De nombreux rassemblements pacifiques ont eu lieu autour de la question du rattachement au Txile.[/cap][/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344162#p344115]Organisé le 21 juin dernier[/url], le référendum d'auto-détermination de la souveraineté paskoane vis-à-vis des Provinces-Unies du Txile a réuni un peu moins d'un million et demi de paskoans, soit les trois quarts de la population de l'archipel et la quasi-totalité des citoyens des îles Paskoak. En effet, l'usage de ce procédé démocratique a été une occasion historique pour les citoyens paskoans de se prononcer sur le plan politique, faisant peser leur voix dans l'avenir direct du pays, et ce de manière radicale. La presse, qui a su relayer l'événement de manière démocratique et légaliste, y compris pour les médias les plus portés vers l'opposition, a permis une importante mobilisation de la population qui, lassée du jeu des partis politiques et du parlementarisme tous azimuts propres à la République paskoane, a donc tenu à participer à l'événement. Loin d'un échiquier politique dans lequel les citoyens paskoans ne se reconnaissent plus, les résultats obtenus restent cependant fidèles à l'actuelle représentation politique au sein du Parlement paskoan.
Premier référendum adressé à la population depuis des années, la question a suscité des réactions très divergentes entre les îles. L'île de Santxo, principal bastion de l'euskalité dans l'archipel, a su répondre à l'appel du gouvernement et a voté avec une majorité claire - à savoir sept santxoans sur dix - le rattachement au principal défenseur de l'ethnie euskale dans le monde. L'île-banque de Vitorio, qui abrite la capitale et poumon financier paskoan qu'est Aroñari, largement tournée vers l'international et le monde des finances, a cependant réussi à jouer la carte de la surprise en votant avec une courte majorité - cinquante-et-un pourcents des votants - contre l'intégration politique des îles Paskoak aux Provinces-Unies du Txile. Ce vote surprise est largement due à une frange libérale de la population politiquement consciente qui s'est exprimé contre l'arrivée d'un État certes économiquement plus fort mais aussi fiscalement plus dur. La fiscalité du Txile étant bien plus restrictive et favorable à la déconcentration économique, les libéraux vitoriens ont donc fait peser leur voix à l'écart de l'avis des partis politiques libéraux en se prononçant avec une faible majorité contre le rattachement.
Malgré l'effet de surprise du résultat référendaire à Aroñari, le coup de Trafalgar des anti-txiléens n'a pas eu d'écho sur l'île de Rapañoa, région la plus au nord de l'archipel où seulement deux tiers de la population locale se sont prononcés contre le rattachement au Txile. Le rattachement, qui prend également une dimension économique au-delà de son aspect politique, représente la poursuite de l'embellie économique entamée par l'archipel l'an dernier grâce aux investissements txiléens. Beaucoup de votants ont gardé en tête l'idée qu'au premier pied de nez adressé aux représentants du Txile pouvait provoquer la fin de tout soutien économique ou financier comme en 2032 lorsque les relations txiléo-paskoanes ont subi une nette coupure. De nombreux paskoans, qui bénéficient ainsi d'une meilleure croissance économique que les années précédentes, ont su se rappeler des aides txiléennes dans la construction et l'entretien d'infrastructures que les finances d'un État paskoan déjà budgétairement à bout ne peuvent plus soutenir.
C'est donc par la pression économique que de nombreux citoyens ont voté ; d'autres ont également portés leur vote vers le chef d’État paskoan, le Lehendakari (président) Izko Aturalde et vers le gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui, qui ont tous deux été les acteurs du rapprochement avec le Txile mais également les instigateurs d'une politique économique fructueuse, à l'inverse de nombreux gouvernements inefficaces depuis des décennies. Au total, ce sont pas moins de cinquante-cinq pourcents des votants qui ont porté leur voix en faveur du rattachement des îles Paskoak au Txile. Les résultats ont révélé une frange libertarienne de la population opposée aux taxes txiléennes, tandis que le caractère ethnique du débat a finalement été rejeté au second plan puisque l'île de Rapañoa - Rapanui dans la langue rapañoa -, malgré la forte présence des indigènes en son sein, a voté plus qu'espéré en faveur du rattachement (un cinquième des voix en prévision contre un tiers en réalité) tandis que l'île de Vitorio s'est finalement prononcé contre l'intégration malgré la plus forte présence d'euskals sur le territoire insulaire. Maintenant que les îles Paskoak ont voté leur rattachement au Txile, il ne reste désormais plus qu'à acter le vote référendaire par une intégration juridique aux Provinces-Unies, mais aussi en répondant aux attentes de nombreux paskoans vis-à-vis de ce rattachement.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
Un résultat historique pour le référendum du 21 juin
27 juin 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/2/1516737428-manifestation-pro-basque.png[/img]
[cap]De nombreux rassemblements pacifiques ont eu lieu autour de la question du rattachement au Txile.[/cap][/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344162#p344115]Organisé le 21 juin dernier[/url], le référendum d'auto-détermination de la souveraineté paskoane vis-à-vis des Provinces-Unies du Txile a réuni un peu moins d'un million et demi de paskoans, soit les trois quarts de la population de l'archipel et la quasi-totalité des citoyens des îles Paskoak. En effet, l'usage de ce procédé démocratique a été une occasion historique pour les citoyens paskoans de se prononcer sur le plan politique, faisant peser leur voix dans l'avenir direct du pays, et ce de manière radicale. La presse, qui a su relayer l'événement de manière démocratique et légaliste, y compris pour les médias les plus portés vers l'opposition, a permis une importante mobilisation de la population qui, lassée du jeu des partis politiques et du parlementarisme tous azimuts propres à la République paskoane, a donc tenu à participer à l'événement. Loin d'un échiquier politique dans lequel les citoyens paskoans ne se reconnaissent plus, les résultats obtenus restent cependant fidèles à l'actuelle représentation politique au sein du Parlement paskoan.
Premier référendum adressé à la population depuis des années, la question a suscité des réactions très divergentes entre les îles. L'île de Santxo, principal bastion de l'euskalité dans l'archipel, a su répondre à l'appel du gouvernement et a voté avec une majorité claire - à savoir sept santxoans sur dix - le rattachement au principal défenseur de l'ethnie euskale dans le monde. L'île-banque de Vitorio, qui abrite la capitale et poumon financier paskoan qu'est Aroñari, largement tournée vers l'international et le monde des finances, a cependant réussi à jouer la carte de la surprise en votant avec une courte majorité - cinquante-et-un pourcents des votants - contre l'intégration politique des îles Paskoak aux Provinces-Unies du Txile. Ce vote surprise est largement due à une frange libérale de la population politiquement consciente qui s'est exprimé contre l'arrivée d'un État certes économiquement plus fort mais aussi fiscalement plus dur. La fiscalité du Txile étant bien plus restrictive et favorable à la déconcentration économique, les libéraux vitoriens ont donc fait peser leur voix à l'écart de l'avis des partis politiques libéraux en se prononçant avec une faible majorité contre le rattachement.
Malgré l'effet de surprise du résultat référendaire à Aroñari, le coup de Trafalgar des anti-txiléens n'a pas eu d'écho sur l'île de Rapañoa, région la plus au nord de l'archipel où seulement deux tiers de la population locale se sont prononcés contre le rattachement au Txile. Le rattachement, qui prend également une dimension économique au-delà de son aspect politique, représente la poursuite de l'embellie économique entamée par l'archipel l'an dernier grâce aux investissements txiléens. Beaucoup de votants ont gardé en tête l'idée qu'au premier pied de nez adressé aux représentants du Txile pouvait provoquer la fin de tout soutien économique ou financier comme en 2032 lorsque les relations txiléo-paskoanes ont subi une nette coupure. De nombreux paskoans, qui bénéficient ainsi d'une meilleure croissance économique que les années précédentes, ont su se rappeler des aides txiléennes dans la construction et l'entretien d'infrastructures que les finances d'un État paskoan déjà budgétairement à bout ne peuvent plus soutenir.
C'est donc par la pression économique que de nombreux citoyens ont voté ; d'autres ont également portés leur vote vers le chef d’État paskoan, le Lehendakari (président) Izko Aturalde et vers le gouvernement du Lehenministroa (premier ministre) Filipe Chacartegui, qui ont tous deux été les acteurs du rapprochement avec le Txile mais également les instigateurs d'une politique économique fructueuse, à l'inverse de nombreux gouvernements inefficaces depuis des décennies. Au total, ce sont pas moins de cinquante-cinq pourcents des votants qui ont porté leur voix en faveur du rattachement des îles Paskoak au Txile. Les résultats ont révélé une frange libertarienne de la population opposée aux taxes txiléennes, tandis que le caractère ethnique du débat a finalement été rejeté au second plan puisque l'île de Rapañoa - Rapanui dans la langue rapañoa -, malgré la forte présence des indigènes en son sein, a voté plus qu'espéré en faveur du rattachement (un cinquième des voix en prévision contre un tiers en réalité) tandis que l'île de Vitorio s'est finalement prononcé contre l'intégration malgré la plus forte présence d'euskals sur le territoire insulaire. Maintenant que les îles Paskoak ont voté leur rattachement au Txile, il ne reste désormais plus qu'à acter le vote référendaire par une intégration juridique aux Provinces-Unies, mais aussi en répondant aux attentes de nombreux paskoans vis-à-vis de ce rattachement.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/4/1525971707-armoiries.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526227005-aronariako-kafea.png[/img]
Fusion txiléo-paskoane : et maintenant ?
24 septembre 2037
[img]https://i.imgur.com/rnofVho.png[/img]
[cap]Les îles Paskoak sont devenues la huitième province txiléenne en juin 2037 par plébiscite.[/cap][/center]
Nouvelle vie, nouvelle nationalité, nouvelle souveraineté, mais surtout nouveaux impératifs pour les citoyens paskoans : avec l'intégration de l'archipel des îles Paskoak au sein des Provinces-Unies du Txile, les quelques un million et demi citoyens de l'archipel se sont retrouvés catapultés citoyens txiléens en recevant leur nationalité par courrier ou à l'Herriko Etxea (mairie) la plus proche la semaine dernière. Par le vote de la loi-cadre du 30 juin 2037, le Parlement paskoan a achevé le processus de réunification politique entre les îles Paskoak et le Txile, rapprochement entamé dès janvier 2036 par les gouvernements conjoints des Provinces-Unies et de la République paskoane, sous l'impulsion de figures comme Izko Aturalde (chef d’État paskoan) ou Pantxiko Eraul (ancien chef d’État du Txile et ambassadeur dans les îles Paskoak). Si les conséquences sociales et politiques sont plutôt positives pour le moment grâce à l'instauration de la sécurité sociale dans l'archipel au profit des classes moyennes, les conséquences économiques restent tardives et le bilan, qui tombera en janvier, pourrait bien pérenniser la souveraineté txiléenne sur les îles Paskoak.
En effet, les récentes performances économiques paskoanes en 2036, avec une croissance annuelle de six pourcents, ont démontré l'intérêt d'un rapprochement économique entre le Txile et les Paskoak plus poussé, même si les résultats de cette année risquent de témoigner d'un ralentissement certain de l'activité économique txiléenne. Mais sur le terrain, les conséquences restent différentes, vagues, et de nombreux paskoans n'ont que difficilement conscience du changement de souveraineté. Au sein de l'administration de l'archipel, les fonctionnaires ont vu leur fiche de paye rester fixe : en effet, le revenu moyen de la nouvelle province txiléenne des îles Paskoak restant le même que lorsque l'archipel était indépendant, les salaires n'ont pas bougé. De nombreux expatriés txiléens profitent désormais de la souveraineté txiléenne dans les îles Paskoak pour s'installer de manière permanente, là où il leur aurait fallu devenir citoyen paskoan pour rester plus d'un an dans l'archipel. Les métropolitains, qui profitent de la récente fusion txiléo-paskoane pour visiter les îles grâce à l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1008&t=16713]Aroñariako Bidalketa Enpresa[/url], la compagnie publique de transport maritime reliant l'archipel au continent, renforcent la porosité entre le Txile continental et la nouvelle province excentrée.
Dans le secteur du travail, l'offre demeure relativement croissante alors que la faible demande est largement supplée par la main d'oeuvre continentale, attirée par des hauts salaires et une offre plutôt demandeuse de hautes qualifications. L'ancien paradis fiscal qu'était l'île de Vitorio reste un axe financier important, deuxième place financière du pays derrière Donostia et sa Burtsa (bourse txiléenne). Les forces armées paskoanes (la Paskoako Gudarostea), après une période de révision et de mise à niveau, se verra intégrée au sein de l'armée txiléenne (la Txileko Gudarostea) : une aubaine pour la flotte de guerre txiléenne, qui récupérera les nombreux bâtiments de l'ancienne marine paskoane. Les généraux, auparavant inféodés à l'autorité républicaine, semblent s'être rangés du côté de la monarchie txiléenne après leur intégration et leur promotion au sein des forces armées. Les Provinces-Unies du Txile sortent largement bénéficiaires d'une telle fusion, alors que la menace militaire de l’État corporatiste du Caeturia, plus au nord, pousse le Ministère de la Défense (Defentsa Ministerioa) à renforcer les effectifs txiléens.
Le système carcéral paskoan, qui souffrait d'une légère tension depuis quelques temps avec la recrudescence de la population, a pu profiter d'un moment de répit avec la fusion entre les administrations pénitentiaires txiléenne et paskoane, à l'image de nombreux autre services (notamment médicaux) qui bénéficient désormais de l'appui du continent dans tous les domaines. Le Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre, qui a prévu une visite officielle dans l'archipel pour le mois de décembre, s'est dit « heureux des conséquences de la fusion », rapprochement qu'il a jugé « nécessaire en cette période de crise régionale », propos tenus au cours d'une conférence de presse exceptionnelle organisée au château princier d'Igoera pour l'occasion. Gaspar II, qui n'a pas tenu à s'exprimer au sujet de l'intégration des îles Paskoak aux Provinces-Unies, pourrait également être de la partie lors de la visite du chef du gouvernement. Une visite princière qui pourrait être organisée en grande pompe sous l'égide des principaux acteurs politiques du rapprochement : l'ancien Lehendakari (président) Izko Aturalde, l'ex-ambassadeur et désormais représentant du gouvernement fédéral Pantxiko Eraul, le Ministre des Affaires Étrangères Bartolome Landabarri, le prince et chef d’État Gaspar II d'Esparza et le chef du gouvernement central, Iñaki Bidaurre.[/justify]
Fusion txiléo-paskoane : et maintenant ?
24 septembre 2037
[img]https://i.imgur.com/rnofVho.png[/img]
[cap]Les îles Paskoak sont devenues la huitième province txiléenne en juin 2037 par plébiscite.[/cap][/center]
Nouvelle vie, nouvelle nationalité, nouvelle souveraineté, mais surtout nouveaux impératifs pour les citoyens paskoans : avec l'intégration de l'archipel des îles Paskoak au sein des Provinces-Unies du Txile, les quelques un million et demi citoyens de l'archipel se sont retrouvés catapultés citoyens txiléens en recevant leur nationalité par courrier ou à l'Herriko Etxea (mairie) la plus proche la semaine dernière. Par le vote de la loi-cadre du 30 juin 2037, le Parlement paskoan a achevé le processus de réunification politique entre les îles Paskoak et le Txile, rapprochement entamé dès janvier 2036 par les gouvernements conjoints des Provinces-Unies et de la République paskoane, sous l'impulsion de figures comme Izko Aturalde (chef d’État paskoan) ou Pantxiko Eraul (ancien chef d’État du Txile et ambassadeur dans les îles Paskoak). Si les conséquences sociales et politiques sont plutôt positives pour le moment grâce à l'instauration de la sécurité sociale dans l'archipel au profit des classes moyennes, les conséquences économiques restent tardives et le bilan, qui tombera en janvier, pourrait bien pérenniser la souveraineté txiléenne sur les îles Paskoak.
En effet, les récentes performances économiques paskoanes en 2036, avec une croissance annuelle de six pourcents, ont démontré l'intérêt d'un rapprochement économique entre le Txile et les Paskoak plus poussé, même si les résultats de cette année risquent de témoigner d'un ralentissement certain de l'activité économique txiléenne. Mais sur le terrain, les conséquences restent différentes, vagues, et de nombreux paskoans n'ont que difficilement conscience du changement de souveraineté. Au sein de l'administration de l'archipel, les fonctionnaires ont vu leur fiche de paye rester fixe : en effet, le revenu moyen de la nouvelle province txiléenne des îles Paskoak restant le même que lorsque l'archipel était indépendant, les salaires n'ont pas bougé. De nombreux expatriés txiléens profitent désormais de la souveraineté txiléenne dans les îles Paskoak pour s'installer de manière permanente, là où il leur aurait fallu devenir citoyen paskoan pour rester plus d'un an dans l'archipel. Les métropolitains, qui profitent de la récente fusion txiléo-paskoane pour visiter les îles grâce à l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1008&t=16713]Aroñariako Bidalketa Enpresa[/url], la compagnie publique de transport maritime reliant l'archipel au continent, renforcent la porosité entre le Txile continental et la nouvelle province excentrée.
Dans le secteur du travail, l'offre demeure relativement croissante alors que la faible demande est largement supplée par la main d'oeuvre continentale, attirée par des hauts salaires et une offre plutôt demandeuse de hautes qualifications. L'ancien paradis fiscal qu'était l'île de Vitorio reste un axe financier important, deuxième place financière du pays derrière Donostia et sa Burtsa (bourse txiléenne). Les forces armées paskoanes (la Paskoako Gudarostea), après une période de révision et de mise à niveau, se verra intégrée au sein de l'armée txiléenne (la Txileko Gudarostea) : une aubaine pour la flotte de guerre txiléenne, qui récupérera les nombreux bâtiments de l'ancienne marine paskoane. Les généraux, auparavant inféodés à l'autorité républicaine, semblent s'être rangés du côté de la monarchie txiléenne après leur intégration et leur promotion au sein des forces armées. Les Provinces-Unies du Txile sortent largement bénéficiaires d'une telle fusion, alors que la menace militaire de l’État corporatiste du Caeturia, plus au nord, pousse le Ministère de la Défense (Defentsa Ministerioa) à renforcer les effectifs txiléens.
Le système carcéral paskoan, qui souffrait d'une légère tension depuis quelques temps avec la recrudescence de la population, a pu profiter d'un moment de répit avec la fusion entre les administrations pénitentiaires txiléenne et paskoane, à l'image de nombreux autre services (notamment médicaux) qui bénéficient désormais de l'appui du continent dans tous les domaines. Le Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre, qui a prévu une visite officielle dans l'archipel pour le mois de décembre, s'est dit « heureux des conséquences de la fusion », rapprochement qu'il a jugé « nécessaire en cette période de crise régionale », propos tenus au cours d'une conférence de presse exceptionnelle organisée au château princier d'Igoera pour l'occasion. Gaspar II, qui n'a pas tenu à s'exprimer au sujet de l'intégration des îles Paskoak aux Provinces-Unies, pourrait également être de la partie lors de la visite du chef du gouvernement. Une visite princière qui pourrait être organisée en grande pompe sous l'égide des principaux acteurs politiques du rapprochement : l'ancien Lehendakari (président) Izko Aturalde, l'ex-ambassadeur et désormais représentant du gouvernement fédéral Pantxiko Eraul, le Ministre des Affaires Étrangères Bartolome Landabarri, le prince et chef d’État Gaspar II d'Esparza et le chef du gouvernement central, Iñaki Bidaurre.[/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526225509-uharteetan.png[/img]
Les troupes paskoanes intègrent enfin l'armée txiléenne
23 janvier 2038
[img]https://i.imgur.com/UIW8rok.png[/img]
[cap]Après plusieurs mois de mise à niveau, les paskoans et leur équipement ont été intégrés à l'armée.[/cap][/center]
C'est l'une des plus petites armées au monde qui a été retirée des classements mondiaux ce matin : avec quelques trente mille soldats professionnels, l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=968&t=13594&start=150#p346207]ancienne armée[/url] de la République des îles Paskoak est parmi les plus petites armées au monde, derrière les forces du Lianwa, du Teikoku ou encore du Tlaloctlitlal. Après une période mise-à-niveau autant technique - par la modification de l'équipement des militaires paskoans - que tactique - par l'apport de nouvelles méthodes d'entraînement pour les soldats du rang - les forces armées paskoanes ont enfin pu intégrer la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne. En ces périodes de tensions internationales en Néchinésie orientale entre le Caeturia et les Provinces-Unies du Txile, l'intégration du matériel militaire de l'ancienne République des îles Paskoak semble être un apport non-négligeable au dispositif défensif txiléen. Si les forces terrestres de l'ancienne armée paskoane (la Paskoako Gudarostea en euskara) sont faibles, l'armada paskoan représente une expansion navale cruciale pour le Txile.
En effet, les forces navales txiléennes (l'Itsas Indarra, la marine militaire nationale) ont subi des pertes importantes au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » ; avec les leçons tirées des échecs navals et militaires de la Coalition anti-britonnique notamment en Néchinésie, l'état-major txiléen a engagé un vaste plan d'expansion des effectifs navals des Provinces-Unies, dans l'objectif d'assurer sa pré-dominance dans les conflits maritimes et donc limiter le risque d'impact direct de l'adversaire sur le territoire national comme en 2034. Si les objectifs numériques du supposé plan du Ministère de la Défense n'ont pas encore été révélés, il existe bel et bien. En s'inscrivant dans une politique étrangère et militaire dite de la « doctrine Bidaurre », du nom du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement txiléen Iñaki Bidaurre, ce plan d'expansion militaire semble pour l'instant avoir porté ses fruits, en doublant le nombre de navires et de submersibles au sein de la marine txiléenne (une vingtaine d'unités en 2035 contre une quarantaine aujourd'hui).
Mais la pièce maîtresse de ce plan semble être l'intégration de la flotte de guerre paskoane, comptant vingt navires de surface et trois submersibles, tous de facture moderne, fruits d'investissements militaires lourds de la part d'anciens gouvernements de la République paskoane. Ces précieux navires, qui ne servaient qu'à la défense du petit territoire insulaire des Paskoak, pourraient désormais servir de fer de lance d'une nouvelle politique défensive des Provinces-Unies du Txile, en protégeant plus efficacement (grâce au plus grand nombre de navires militaires) la très grande zone économique exclusive du Txile. Maintenant que les forces armées txiléo-paskoanes ont fusionné, le Txile bénéficie désormais de l'appui naval d'une soixantaine de submersibles et navires de guerre : une force de coercition non-négligeable contre les menaces militaires répétées de certaines entités. Mais la politique militaire txiléenne pose encore de nombreuses questions auxquelles les autorités monarchiques peinent à répondre.
Le budget militaire toujours plus important des Provinces-Unies est considéré par de nombreux libéraux, à juste titre d'ailleurs, comme une menace pour la liberté au sein des frontières du Txile, tout en représentant des dépenses colossales par rapport aux autres dépenses publiques que le gouvernement tente depuis plusieurs années de réduire. Avec la chute brutale de la croissance du Produit Intérieur Brut national cette année, le gouvernement semble dans une position précaire et doit revenir sur sa politique d'austérité que certains jugent trop forte ; au même titre que le secteur militaire, certains domaines étatiques (notamment les dépenses régaliennes) pourraient voir des augmentations de recettes. Un juste milieu, susceptible de laisser au gouvernement le dernier mot tout en contentant les partis politiques d'opposition comme au pouvoir, pourrait être trouvé, à condition que la discipline des partis parlementaires soit au rendez-vous et que les autorités txiléennes concèdent certains points, notamment de leur programme d'expansion militaire qui pourrait se révéler coûteux à la longue, comme en témoigne l'achat de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1222&t=16029&p=346234#p345982]deux mille chars d'assaut kaiyuanais[/url] pour un demi-milliard de dollars l'an dernier.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
Les troupes paskoanes intègrent enfin l'armée txiléenne
23 janvier 2038
[img]https://i.imgur.com/UIW8rok.png[/img]
[cap]Après plusieurs mois de mise à niveau, les paskoans et leur équipement ont été intégrés à l'armée.[/cap][/center]
C'est l'une des plus petites armées au monde qui a été retirée des classements mondiaux ce matin : avec quelques trente mille soldats professionnels, l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=968&t=13594&start=150#p346207]ancienne armée[/url] de la République des îles Paskoak est parmi les plus petites armées au monde, derrière les forces du Lianwa, du Teikoku ou encore du Tlaloctlitlal. Après une période mise-à-niveau autant technique - par la modification de l'équipement des militaires paskoans - que tactique - par l'apport de nouvelles méthodes d'entraînement pour les soldats du rang - les forces armées paskoanes ont enfin pu intégrer la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne. En ces périodes de tensions internationales en Néchinésie orientale entre le Caeturia et les Provinces-Unies du Txile, l'intégration du matériel militaire de l'ancienne République des îles Paskoak semble être un apport non-négligeable au dispositif défensif txiléen. Si les forces terrestres de l'ancienne armée paskoane (la Paskoako Gudarostea en euskara) sont faibles, l'armada paskoan représente une expansion navale cruciale pour le Txile.
En effet, les forces navales txiléennes (l'Itsas Indarra, la marine militaire nationale) ont subi des pertes importantes au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » ; avec les leçons tirées des échecs navals et militaires de la Coalition anti-britonnique notamment en Néchinésie, l'état-major txiléen a engagé un vaste plan d'expansion des effectifs navals des Provinces-Unies, dans l'objectif d'assurer sa pré-dominance dans les conflits maritimes et donc limiter le risque d'impact direct de l'adversaire sur le territoire national comme en 2034. Si les objectifs numériques du supposé plan du Ministère de la Défense n'ont pas encore été révélés, il existe bel et bien. En s'inscrivant dans une politique étrangère et militaire dite de la « doctrine Bidaurre », du nom du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement txiléen Iñaki Bidaurre, ce plan d'expansion militaire semble pour l'instant avoir porté ses fruits, en doublant le nombre de navires et de submersibles au sein de la marine txiléenne (une vingtaine d'unités en 2035 contre une quarantaine aujourd'hui).
Mais la pièce maîtresse de ce plan semble être l'intégration de la flotte de guerre paskoane, comptant vingt navires de surface et trois submersibles, tous de facture moderne, fruits d'investissements militaires lourds de la part d'anciens gouvernements de la République paskoane. Ces précieux navires, qui ne servaient qu'à la défense du petit territoire insulaire des Paskoak, pourraient désormais servir de fer de lance d'une nouvelle politique défensive des Provinces-Unies du Txile, en protégeant plus efficacement (grâce au plus grand nombre de navires militaires) la très grande zone économique exclusive du Txile. Maintenant que les forces armées txiléo-paskoanes ont fusionné, le Txile bénéficie désormais de l'appui naval d'une soixantaine de submersibles et navires de guerre : une force de coercition non-négligeable contre les menaces militaires répétées de certaines entités. Mais la politique militaire txiléenne pose encore de nombreuses questions auxquelles les autorités monarchiques peinent à répondre.
Le budget militaire toujours plus important des Provinces-Unies est considéré par de nombreux libéraux, à juste titre d'ailleurs, comme une menace pour la liberté au sein des frontières du Txile, tout en représentant des dépenses colossales par rapport aux autres dépenses publiques que le gouvernement tente depuis plusieurs années de réduire. Avec la chute brutale de la croissance du Produit Intérieur Brut national cette année, le gouvernement semble dans une position précaire et doit revenir sur sa politique d'austérité que certains jugent trop forte ; au même titre que le secteur militaire, certains domaines étatiques (notamment les dépenses régaliennes) pourraient voir des augmentations de recettes. Un juste milieu, susceptible de laisser au gouvernement le dernier mot tout en contentant les partis politiques d'opposition comme au pouvoir, pourrait être trouvé, à condition que la discipline des partis parlementaires soit au rendez-vous et que les autorités txiléennes concèdent certains points, notamment de leur programme d'expansion militaire qui pourrait se révéler coûteux à la longue, comme en témoigne l'achat de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1222&t=16029&p=346234#p345982]deux mille chars d'assaut kaiyuanais[/url] pour un demi-milliard de dollars l'an dernier.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/19/7/1526226448-paskoa-kuokoa.png[/img]
L'armée txiléenne crée un îlot artificiel au large de l'archipel
20 avril 2038
[img]https://i.imgur.com/OrBUkJH.png[/img]
[cap]Cette île en béton, construite sur des récifs naturels, est la dernière innovation du Txile dans sa géopolitique agressive.[/cap][/center]
Outre l'annexion pure et simple des îles Paskoak, les Provinces-Unies du Txile se sont lancées dans la construction d'une nouvelle absurdité : à l'aide de milliers de mètres cubes de béton armé, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) a entamé l'artificialisation de récifs rocheux dans les eaux à l'ouest de l'archipel paskoan. Cette abomination artistique, qui vient s'ajouter au dispositif militaire txiléen déjà présent sur les îles Paskoak, pourrait servir de base militaire navale étendue, à la manière d'un porte-avion fixe, comme en témoigne la forme évocatrice du caillou bétonnisé. En puisant dans le budget de l'an passé, le Ministère de la Défense txiléen a lancé, en s'appuyant sur des relevés océanographiques, dans l'extension de la Zone Économique Exclusive des îles Paskoak et, par extension, des Provinces-Unies. Si cette décision, qui ne semble déjà pas faire l'unanimité au sein du gouvernement fédéral, a été prise, c'est car les autorités militaires txiléennes de l'état-major ont mené leur affaire en toute discrétion.
En effet, sans en notifier le Parlement txiléen, la presse nationale ou tout autre organe de contre-pouvoir, l'exécutif a ordonné la construction de cet îlot coûteux et jugé superflu par de nombreuses personnalités. L'affaire, dévoilée ce matin par l'envoi anonyme de dizaine de clichés satellitaires - pris par le biais du nouveau satellite d'observation géospatiale du Txile, acquis il y a peu par l'épongement des dettes ascensuséennes -, a défrayé la chronique et provoqué de nombreuses réactions au sein de la vie politique paskoane comme txiléenne. Si le gouvernement se dédouane de toute participation directe à l'entreprise, la réputation du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement Iñaki Bidaurre et de son cabinet ministériel risque d'en être ternie. Avec la débandade économique de l'année 2037, les arguments s'accumulent pour la démission du gouvernement fédéral actuel. L'îlot artificiel récemment construit pourrait bien être abandonné très vite si la majorité parlementaire au pouvoir venait à faiblir et à faire face à des remontrances de la part des partis politiques la composant.
S'agit-il pour autant d'une « quatrième île » à ajouter à l'archipel ? D'après les experts qui se sont prononcés pour l'instant sur le sujet, « il est peu probable que [le gouvernement txiléen] se lance dans un projet gargantuesque ; tout ce qu'il peut tirer de cet îlot dans les circonstances actuelles, c'est une base militaire et un prolongement de son influence navale ». Les dépenses au sujet de l'îlot seront donc minimes et rentreront dans le budget du Ministère de la Défense fédéral. Pour autant, les citoyens paskoans et txiléens demeurent circonspects : le bilan économique de l'année 2037 ne suffit-il pas à convaincre le gouvernement d'opérer un virage dans sa politique étrangère dépensière ? Les représentants des partis de l'opposition espèrent, eux, « une gestion millimétrée de la chose et un contrôle à venir plus important des projets de l'armée, par la création de commissions parlementaires plus nombreuses » : des solutions déjà proposées mais encore rejetées par la coalition gouvernementale.
Mais l'argent du contribuable utilisé pour construire de toute pièce l'îlot artificiel de la base militaire de Gasparako semble avoir un but plus précis que l'extension de l'influence txiléenne : dans les eaux internationales légèrement en-dehors de la précédente Zone Économique Exclusive paskoane, des puits pétrolifères reposent sous les mers. Le gouvernement, qui ne semble pourtant pas intéressé par l'utilisation du pétrole - en témoigne la grande utilisation d'agrocarburants au sein de la population txiléenne -, pourrait cependant chercher à exploiter ces puits afin d'assurer son auto-suffisance pour le carburant militaire tout en créant un nouveau marché auquel pourrait participer les Provinces-Unies. Si le projet, encore sur le papier, risque de prendre un certain nombre de mois à se mettre en place, il pourrait bien contribuer à l'amélioration des conditions de vie des citoyens txiléens, à la seule condition que le gouvernement de coalition accepte d'écouter l'opposition et de faciliter l'achat des matières premières par les producteurs nationaux.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]
L'armée txiléenne crée un îlot artificiel au large de l'archipel
20 avril 2038
[img]https://i.imgur.com/OrBUkJH.png[/img]
[cap]Cette île en béton, construite sur des récifs naturels, est la dernière innovation du Txile dans sa géopolitique agressive.[/cap][/center]
Outre l'annexion pure et simple des îles Paskoak, les Provinces-Unies du Txile se sont lancées dans la construction d'une nouvelle absurdité : à l'aide de milliers de mètres cubes de béton armé, la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) a entamé l'artificialisation de récifs rocheux dans les eaux à l'ouest de l'archipel paskoan. Cette abomination artistique, qui vient s'ajouter au dispositif militaire txiléen déjà présent sur les îles Paskoak, pourrait servir de base militaire navale étendue, à la manière d'un porte-avion fixe, comme en témoigne la forme évocatrice du caillou bétonnisé. En puisant dans le budget de l'an passé, le Ministère de la Défense txiléen a lancé, en s'appuyant sur des relevés océanographiques, dans l'extension de la Zone Économique Exclusive des îles Paskoak et, par extension, des Provinces-Unies. Si cette décision, qui ne semble déjà pas faire l'unanimité au sein du gouvernement fédéral, a été prise, c'est car les autorités militaires txiléennes de l'état-major ont mené leur affaire en toute discrétion.
En effet, sans en notifier le Parlement txiléen, la presse nationale ou tout autre organe de contre-pouvoir, l'exécutif a ordonné la construction de cet îlot coûteux et jugé superflu par de nombreuses personnalités. L'affaire, dévoilée ce matin par l'envoi anonyme de dizaine de clichés satellitaires - pris par le biais du nouveau satellite d'observation géospatiale du Txile, acquis il y a peu par l'épongement des dettes ascensuséennes -, a défrayé la chronique et provoqué de nombreuses réactions au sein de la vie politique paskoane comme txiléenne. Si le gouvernement se dédouane de toute participation directe à l'entreprise, la réputation du Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement Iñaki Bidaurre et de son cabinet ministériel risque d'en être ternie. Avec la débandade économique de l'année 2037, les arguments s'accumulent pour la démission du gouvernement fédéral actuel. L'îlot artificiel récemment construit pourrait bien être abandonné très vite si la majorité parlementaire au pouvoir venait à faiblir et à faire face à des remontrances de la part des partis politiques la composant.
S'agit-il pour autant d'une « quatrième île » à ajouter à l'archipel ? D'après les experts qui se sont prononcés pour l'instant sur le sujet, « il est peu probable que [le gouvernement txiléen] se lance dans un projet gargantuesque ; tout ce qu'il peut tirer de cet îlot dans les circonstances actuelles, c'est une base militaire et un prolongement de son influence navale ». Les dépenses au sujet de l'îlot seront donc minimes et rentreront dans le budget du Ministère de la Défense fédéral. Pour autant, les citoyens paskoans et txiléens demeurent circonspects : le bilan économique de l'année 2037 ne suffit-il pas à convaincre le gouvernement d'opérer un virage dans sa politique étrangère dépensière ? Les représentants des partis de l'opposition espèrent, eux, « une gestion millimétrée de la chose et un contrôle à venir plus important des projets de l'armée, par la création de commissions parlementaires plus nombreuses » : des solutions déjà proposées mais encore rejetées par la coalition gouvernementale.
Mais l'argent du contribuable utilisé pour construire de toute pièce l'îlot artificiel de la base militaire de Gasparako semble avoir un but plus précis que l'extension de l'influence txiléenne : dans les eaux internationales légèrement en-dehors de la précédente Zone Économique Exclusive paskoane, des puits pétrolifères reposent sous les mers. Le gouvernement, qui ne semble pourtant pas intéressé par l'utilisation du pétrole - en témoigne la grande utilisation d'agrocarburants au sein de la population txiléenne -, pourrait cependant chercher à exploiter ces puits afin d'assurer son auto-suffisance pour le carburant militaire tout en créant un nouveau marché auquel pourrait participer les Provinces-Unies. Si le projet, encore sur le papier, risque de prendre un certain nombre de mois à se mettre en place, il pourrait bien contribuer à l'amélioration des conditions de vie des citoyens txiléens, à la seule condition que le gouvernement de coalition accepte d'écouter l'opposition et de faciliter l'achat des matières premières par les producteurs nationaux.
[center][url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1280][img]https://i.imgur.com/l3ZtrmD.png[/img][/url][/center][/justify]