Posté : mer. juin 27, 2018 5:56 am
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Le 20 juin 2036
Tourisme: la réglementation aérienne pour les Planeurs Ultra-Légers entre exigence économique et sécuritaire
[img]https://www.sport-decouverte.com/bapteme-parapente/produit/25519/maxi2/2/bapteme-de-l-air-en-parapente-a-embrun-2.jpg[/img][/center]
[justify]Un nouvel accident mortel de parapente remet sur la table le dossier épineux de la législation applicable aux Planeurs Ultra-Légers.
Mardi dernier, un accident de parapente a de nouveau plongé dans l’inquiétude et la tristesse le monde du Vol Libre. L’accident, qui a concerné un vol biplace effectué de manière classique pour un touriste morinien, affiche un bilan assez lourd, avec les décès du passager ainsi que du pilote. Ce dernier, malgré une situation météorologique tendancieuse, avec un vent défavorable, a tout de même pis la décision de décoller. L’équipée aventureuse a malheureusement très mal terminé, avec une fermeture asymétrique ayant projeté les deux volants directement dans une ligne haute tension. L’accident a par ailleurs coupé l’électricité à près de 800 foyers pendant près d’une vingtaine d’heures, le temps pour les services de secours de récupérer les corps et de remettre en fonctionnement la ligne électrique.
Selon tous les acteurs du secteur, il s’agit là d’un accident « évitable », car décoller dans ces conditions était intrinsèquement dangereux. Pourquoi alors, avoir pris la décision d’effectuer quand même ce baptême ? Selon Gaius Berio, économiste du sport à l’Université de Malleanum, il s’agit là d’un cas typique où « la structure économique de l’activité apparait comme accidentogène ». En effet, les moniteurs de parapente professionnels, s’ils n’effectuent pas la prestation demandée par leur client, doivent le rembourser, et réduisent ainsi directement leur salaire. Lors des mois où les conditions climatiques sont les plus défavorables, ils sont ainsi directement touchés dans leurs conditions de vie et leur revenu. Cette situation, toujours selon Gaius Berio, « peut conduire certains biplaceurs à, pour conserver leur salaire, rogner sur les marges de sécurité, et voler dans des conditions à la limite de l'acceptable ».
Au-delà de l’aspect tragique de cet accident, c’est toute la réglementation applicable aux Planeurs Ultra-Légers (NDLR : les deltaplanes et parapentes) qui est, à chaque nouveau drame, remise en cause. La législation actuelle est, d’après les pouvoirs publics, « extrêmement permissive », avec une absence totale d’exigence d’immatriculation des aéronefs concernés. Ce laxisme, s’il est visiblement défavorable à une sécurité maximale, permet de faire du parapente une activité touristique viable, qui attire et rend heureux chaque année des milliers de touristes.
Malgré cet enjeu économique, la Direction Nationale de Coordination des Pratiques Sportives s’est dite « concernée par le dossier », et plaidera bientôt devant le Sénat pour un renforcement des exigences à l’égard des pratiquants du Vol Libre, ce afin d’éviter, à l’avenir, la reproduction de tels accidents. La Fédération Eteraine de Vol Libre, de son côté, s’est dite « préoccupée et désolée de la survenue de ce drame », qui s’est produit malgré « une action volontariste et permanente de la Fédération en matière de sécurité depuis plusieurs années ».
Le fin mot de l’histoire sera donc dans les mains des parlementaires, qui devront trancher, d’ici quelques mois, entre renforcement des exigences et maintien à son niveau actuel de ce service touristique en pleine croissance.
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Le 20 juin 2036
Tourisme: la réglementation aérienne pour les Planeurs Ultra-Légers entre exigence économique et sécuritaire
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[justify]Un nouvel accident mortel de parapente remet sur la table le dossier épineux de la législation applicable aux Planeurs Ultra-Légers.
Mardi dernier, un accident de parapente a de nouveau plongé dans l’inquiétude et la tristesse le monde du Vol Libre. L’accident, qui a concerné un vol biplace effectué de manière classique pour un touriste morinien, affiche un bilan assez lourd, avec les décès du passager ainsi que du pilote. Ce dernier, malgré une situation météorologique tendancieuse, avec un vent défavorable, a tout de même pis la décision de décoller. L’équipée aventureuse a malheureusement très mal terminé, avec une fermeture asymétrique ayant projeté les deux volants directement dans une ligne haute tension. L’accident a par ailleurs coupé l’électricité à près de 800 foyers pendant près d’une vingtaine d’heures, le temps pour les services de secours de récupérer les corps et de remettre en fonctionnement la ligne électrique.
Selon tous les acteurs du secteur, il s’agit là d’un accident « évitable », car décoller dans ces conditions était intrinsèquement dangereux. Pourquoi alors, avoir pris la décision d’effectuer quand même ce baptême ? Selon Gaius Berio, économiste du sport à l’Université de Malleanum, il s’agit là d’un cas typique où « la structure économique de l’activité apparait comme accidentogène ». En effet, les moniteurs de parapente professionnels, s’ils n’effectuent pas la prestation demandée par leur client, doivent le rembourser, et réduisent ainsi directement leur salaire. Lors des mois où les conditions climatiques sont les plus défavorables, ils sont ainsi directement touchés dans leurs conditions de vie et leur revenu. Cette situation, toujours selon Gaius Berio, « peut conduire certains biplaceurs à, pour conserver leur salaire, rogner sur les marges de sécurité, et voler dans des conditions à la limite de l'acceptable ».
Au-delà de l’aspect tragique de cet accident, c’est toute la réglementation applicable aux Planeurs Ultra-Légers (NDLR : les deltaplanes et parapentes) qui est, à chaque nouveau drame, remise en cause. La législation actuelle est, d’après les pouvoirs publics, « extrêmement permissive », avec une absence totale d’exigence d’immatriculation des aéronefs concernés. Ce laxisme, s’il est visiblement défavorable à une sécurité maximale, permet de faire du parapente une activité touristique viable, qui attire et rend heureux chaque année des milliers de touristes.
Malgré cet enjeu économique, la Direction Nationale de Coordination des Pratiques Sportives s’est dite « concernée par le dossier », et plaidera bientôt devant le Sénat pour un renforcement des exigences à l’égard des pratiquants du Vol Libre, ce afin d’éviter, à l’avenir, la reproduction de tels accidents. La Fédération Eteraine de Vol Libre, de son côté, s’est dite « préoccupée et désolée de la survenue de ce drame », qui s’est produit malgré « une action volontariste et permanente de la Fédération en matière de sécurité depuis plusieurs années ».
Le fin mot de l’histoire sera donc dans les mains des parlementaires, qui devront trancher, d’ici quelques mois, entre renforcement des exigences et maintien à son niveau actuel de ce service touristique en pleine croissance.
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