Fenêtre sur le pays
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/2KbQsf3.png[/img]
La salle du trône au château de Fort William[/center]
[center]LA MONARCHIE[/center]
Les îles Lorthon ont toujours été gouvernées par un ou plusieurs souverains à travers leur histoire, qu'ils soient issus du pays ou venus de l'étranger pour assumer leur charge. Aujourd'hui la monarchie lorthonienne conserve sa place à la tête de l'État mais a renoncé depuis plusieurs décennies à l'exercice du pouvoir exécutif sur l'archipel. Le Roi ne reste pas pour autant une figure purement symbolique puisqu'il participe activement à de nombreux événements et donne ses conseils et directives au Premier ministre en charge quand la situation l'exige. Le souverain lorthonien du XXIème siècle prend soin d'apparaître en public et de maintenir le lien avec ses sujets tout au long de son règne. Il doit cependant faire preuve de mesure et entretenir le prestige de sa fonction, ce qui exige un comportement exemplaire en tous instants et en tous lieux. Le souverain des îles Lorthon est toutefois irresponsable de ses actes, il en incombe de la responsabilité du Gouvernement élu.
Depuis l'adoption de la Première Constitution en 1729, la succession au trône des îles Lorthon se transmet par primogéniture cognatique, ce qui signifie que le premier enfant légitime accède au trône quelque soit son sexe. L'héritier au Royaume reçoit généralement le titre de Prince ou Princesse de Callahan. Le conjoint de Sa Majesté reçoit, lui, le titre de Duc ou Duchesse d'Hoxa, et ce jusqu'à sa mort. Pour pouvoir épouser l'héritier au trône, la fiancée ou le fiancé soit au préalable entre dans l'Eglise insulaire et y recevoir le baptême qui lui permettra d'épouser sa moitié.
Le souverain des îles Lorthon possède sa principale résidence de fonction au château de Fort William, une modeste demeure en comparaison aux palaces qui existent sur le continent. C'est là qu'il reçoit ses invités comme le Premier ministre ou tout autre personne avec qui il doit s'entretenir. Dans le château, le roi dispose de ses propres appartements privés et de salles de commandement en cas de crise majeure sur le territoire. Il dispose également d'un domaine privé dans les Highlands où il se retire de temps à autre pour s'éloigner de la vie dans la capitale. Bien entendu, la famille royale possède de nombreuses maisons et autres demeures où le roi peut séjourner dans ses déplacements à travers le pays, elles ne tiennent toutefois pas le rang de résidence officielle du souverain.
[center][img]https://i.imgur.com/NEXzFi5.png[/img]
Vue sur le château royal[/center]
La monarchie est une vieille affaire aux îles Lorthon. Depuis les organisation tribales du Haut Moyen Âge, il semble que le pouvoir personnel ait toujours été la norme pour l'organisation du territoire. La véritable monarchie nationale fait son apparition au XIème siècle lorsque le Régent Richard de Northmond accède au trône après avoir mené une imposante campagne militaire unificatrice. Le pouvoir s’exerça alors sans discontinuité jusqu'à la perte de l'indépendance où les îles Lorthon furent placées sous l'autorité d'un gouverneur général. Au terme de la guerre d'indépendance, la monarchie restaurée adopte un pouvoir régit par un compromis exprimé par la Première Constitution répartissant les pouvoirs exécutifs du royaume entre le Roi et le Parlement.
Le pouvoir du monarque reste cependant très personnel et il reste, sur bien des égards, le vrai cœur directeur du pays. Au cours des siècles suivant, le pouvoir se transférera progressivement dans les mains du Cabinet et du Premier ministre. En 1954, le Roi Henry III abdique à la suite d'une crise politique sans précédents connue sous l'appellation des "journées de septembre" qui mène à sa chute. Des pouvoirs constituants sont confiés à diverses assemblées qui rédigent une nouvelle Constitution pour le Royaume, le faisant entrer définitivement dans la modernité. La démocratie lorthonienne est donc toute récente, pas même centenaire. [/justify]
La salle du trône au château de Fort William[/center]
[center]LA MONARCHIE[/center]
Les îles Lorthon ont toujours été gouvernées par un ou plusieurs souverains à travers leur histoire, qu'ils soient issus du pays ou venus de l'étranger pour assumer leur charge. Aujourd'hui la monarchie lorthonienne conserve sa place à la tête de l'État mais a renoncé depuis plusieurs décennies à l'exercice du pouvoir exécutif sur l'archipel. Le Roi ne reste pas pour autant une figure purement symbolique puisqu'il participe activement à de nombreux événements et donne ses conseils et directives au Premier ministre en charge quand la situation l'exige. Le souverain lorthonien du XXIème siècle prend soin d'apparaître en public et de maintenir le lien avec ses sujets tout au long de son règne. Il doit cependant faire preuve de mesure et entretenir le prestige de sa fonction, ce qui exige un comportement exemplaire en tous instants et en tous lieux. Le souverain des îles Lorthon est toutefois irresponsable de ses actes, il en incombe de la responsabilité du Gouvernement élu.
Depuis l'adoption de la Première Constitution en 1729, la succession au trône des îles Lorthon se transmet par primogéniture cognatique, ce qui signifie que le premier enfant légitime accède au trône quelque soit son sexe. L'héritier au Royaume reçoit généralement le titre de Prince ou Princesse de Callahan. Le conjoint de Sa Majesté reçoit, lui, le titre de Duc ou Duchesse d'Hoxa, et ce jusqu'à sa mort. Pour pouvoir épouser l'héritier au trône, la fiancée ou le fiancé soit au préalable entre dans l'Eglise insulaire et y recevoir le baptême qui lui permettra d'épouser sa moitié.
Le souverain des îles Lorthon possède sa principale résidence de fonction au château de Fort William, une modeste demeure en comparaison aux palaces qui existent sur le continent. C'est là qu'il reçoit ses invités comme le Premier ministre ou tout autre personne avec qui il doit s'entretenir. Dans le château, le roi dispose de ses propres appartements privés et de salles de commandement en cas de crise majeure sur le territoire. Il dispose également d'un domaine privé dans les Highlands où il se retire de temps à autre pour s'éloigner de la vie dans la capitale. Bien entendu, la famille royale possède de nombreuses maisons et autres demeures où le roi peut séjourner dans ses déplacements à travers le pays, elles ne tiennent toutefois pas le rang de résidence officielle du souverain.
[center][img]https://i.imgur.com/NEXzFi5.png[/img]
Vue sur le château royal[/center]
La monarchie est une vieille affaire aux îles Lorthon. Depuis les organisation tribales du Haut Moyen Âge, il semble que le pouvoir personnel ait toujours été la norme pour l'organisation du territoire. La véritable monarchie nationale fait son apparition au XIème siècle lorsque le Régent Richard de Northmond accède au trône après avoir mené une imposante campagne militaire unificatrice. Le pouvoir s’exerça alors sans discontinuité jusqu'à la perte de l'indépendance où les îles Lorthon furent placées sous l'autorité d'un gouverneur général. Au terme de la guerre d'indépendance, la monarchie restaurée adopte un pouvoir régit par un compromis exprimé par la Première Constitution répartissant les pouvoirs exécutifs du royaume entre le Roi et le Parlement.
Le pouvoir du monarque reste cependant très personnel et il reste, sur bien des égards, le vrai cœur directeur du pays. Au cours des siècles suivant, le pouvoir se transférera progressivement dans les mains du Cabinet et du Premier ministre. En 1954, le Roi Henry III abdique à la suite d'une crise politique sans précédents connue sous l'appellation des "journées de septembre" qui mène à sa chute. Des pouvoirs constituants sont confiés à diverses assemblées qui rédigent une nouvelle Constitution pour le Royaume, le faisant entrer définitivement dans la modernité. La démocratie lorthonienne est donc toute récente, pas même centenaire. [/justify]
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/QRWCw2m.png[/img]
Un comédien interprétant le rôle de Robert Ier[/center]
[center]LA MONARCHIE #2[/center]
Liste des monarques des Îles Lorthon
Premier Royaume 1023-1455
Un comédien interprétant le rôle de Robert Ier[/center]
[center]LA MONARCHIE #2[/center]
Liste des monarques des Îles Lorthon
Premier Royaume 1023-1455
- Richard Ier, dit "le Grand" : 1023-1049
- Jean Ier, dit "le Bienveillant" : 1049-1083
- Thomas Ier : 1083-1101
- Henri Ier : 1104-1157
- Thomas II : 1157-1174
- Thomas III : 1174-1184
- Robert Ier, dit "le Croisé" : 1184-1199
- Robert II : 1199-1215
- Alan Ier, dit "le Sage" : 1215-1264
- Robert III : 1264-1265
- Robert IV : 1265-1284
- Alan II : 1284-1301
- Thomas IV : 1301-1318
- Jean II : 1318-1338
- Richard II, dit "le Gros" : 1338-1362
- Jules Ier : 1362-1376
- Jules II : 1376-1404
- Mathilde Ière : 1404-1406
- James Ier : 1406-1432
- Jacques Ier, dit "le Sanglant" : 1432-1443
- Jacques II : 1443-1455
- Charles Ier, dit "le Bien-Aimé" : 1726-1751
- James II : 1751-1757
- James III : 1757-1779
- Henri II : 1779-1804
- Jeanne Ière, dite "la Grande" : 1804-1809
- James IV : 1809-1845
- Charles II : 1845-1868
- George Ier : 1868-1884
- George II : 1884-1899
- James V : 1899-1912
- George III : 1912-1924
- Jean III : 1924-1937
- Henri III : 1937-1954
- Charles III : 1955-1959
- Cameron Ier : 1959-1964
- Elizabeth Ière : 1964-1984
- James VI : 1984-2022
- Richard III : 2022-?
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/J7xY6eV.png[/img]
Heilan Cabin, l'une des plus iconiques toiles produites aux îles Lorthon.[/center] [right][url=https://www.youtube.com/watch?v=zcogD-hHEYs]Ambiance[/url][/right]
[center]L'ART[/center]
Nombreux furent les artistes à avoir trouvé l’inspiration lors d’un séjour aux îles Lorthon. Terre de contes et légendes, l’archipel semble présenter des conditions propices à l’émergence de l’art sous toutes ses formes. Des plaines tourbières aux monts des Highlands en passant par les épaisses et sombres forêts de pins et les torrents glacés impétueux, l’âme lorthonienne imprègne quiconque s’y aventure pour réapparaitre ensuite sur la toile, sur la partition ou dans la plume de l’artiste inspiré.
C’est sans aucun doute dans l’art romantique que les îles Lorthon ont livré leurs plus beaux secrets. Dans un monde alors bercé de fantasmes héroïques, d’épopées nationales et d’amour de la nature sauvage et indomptée et s'opposant à la vision détachée et impersonnelle du classicisme de la Renaissance, le pays parût comme l’une des incarnations les plus précises de l’esprit romantique de l’art. Sans doute est-ce en raison de l'imperméabilité qu'avaient affichée les îles Lorthon aux idéaux de la Renaissance, frappées à cette époque par les temps sombres et cruels de l'occupation. Avec l'avènement de l'intellectualisme romantique cherchant dorénavant le rapport avec le Moyen Âge, là où la Renaissance cherchait l'antique, où les îles Lorthon avaient connu leurs plus glorieux jours, le pays entier s'éprit pour l'art individuel, empreint d'émotions et de subjectivité, rejetant le détachement stricte prôné jusqu'alors par l'idée classique. Cette sorte de grande cause nationale qui occupa les esprits savants des siècles durant s'incarna pleinement dans la grande production picturale, littéraire et musicale nationale et même internationale de l'époque.
Dans la peinture
Les paysages d'Alexandre Douglas (1768-1850)
[center][img]https://i.imgur.com/QhD05cn.png[/img] [img]https://i.imgur.com/FPZKm6S.png[/img][/center]
Alexandre Douglas, né à Lambholm, est l'un des principaux peintres dans l'histoire moderne des îles Lorthon. Spécialisé dans le portrait et la peinture de paysages, genre qui prend réellement son envol à cette époque, ses productions tantôt sombres tantôt lumineuses marquent toujours le rapport étroit entre les hommes et la grandeur de la nature qui les entoure. Dans ses toiles, les personnages apparaissent minuscules et ne semblent jouer qu'un rôle secondaire mineur dans le tout de l’œuvre. Comme chez tous les artistes lorthoniens, l'omniprésence de l'eau dans une grande majorité de ses peintures est intéressante et témoigne d'un réel attrait des lorthoniens pour l'océan.
De haut en bas, de gauche à droite : Jeunes gens lors d'une soirée d'été (1797) | L'assaut de la forteresse (1812) | Air printannier (1799) | Vue sur Fort William des collines voisines (1835)
[center][img]https://i.imgur.com/N2RZm1j.png[/img] [img]https://i.imgur.com/Nq9llOA.png[/img][/center]
Le tourment d'Alfred Stancy (1793-1850)
[center][img]https://i.imgur.com/G35IDCv.png[/img] [img]https://i.imgur.com/HRjtBA8.png[/img][/center]
Autre monument du mouvement pictural lorthonien, Alfred Stancy, né à Fort William, est le peintre des émotions, de la peur et du tourment là où Douglas était essentiellement un peintre de la nature. Sa peinture, plus sombre et plus oppressive que celle de Douglas, montre les angoisses des lorthoniens à travers de nombreuses scènes de naufrages et de déluges. La nature bienfaisante et lumineuse des toiles de paysages sont ici remplacées par une nature hostile, meurtrière et sauvage. Les roches sont sombres, l'eau agitée et les scènes sont le plus souvent nocturnes. Sa Marche funèbre évoque un univers glauque et sinistre.
De haut en bas, de gauche à droite : Le déluge (1839) | Le naufrage (1827) | Skalfjord (1815) | Marche funèbre (1840)
[center][img]https://i.imgur.com/5J5xYZo.png[/img] [img]https://i.imgur.com/1sVU8qF.png[/img][/center]
Essor impressionniste
[center][img]https://i.imgur.com/EHWC2b1.png[/img] [img]https://i.imgur.com/2IEg9Gz.png[/img][/center]
Dans la suite du XIXe siècle, le mouvement impressionniste, issu d'une nouvelle technique de peinture, la touche, fait son entrée dans le monde artistique et balaye les codes. Les îles Lorthon n'échappent pas à ce phénomène et porteront des artistes, certes peu connu, aux productions dignes d'intérêts. Comme souvent, le thème majeur reste la nature et le cadre qui est celui de l'archipel, la mer, les Highlands, les ports, et tout ce qui s'en suit. La peinture impressionniste échappe aux peintres de cour et gagne une population plus diverse qui offre une grande hétérogénéité dans le répertoire pictural de l'époque.
[center][img]https://i.imgur.com/8L8fehr.png[/img] [img]https://i.imgur.com/dWgrP9a.png[/img][/center]
Dans la musique
Danses musicales
Comme partout ailleurs en Dytolie, les danses villageoises ont inspiré de nombreux compositeurs du mouvement romantique dans leurs œuvres centrées sur le folklore des peuples. Les îles Lorthon n'échappent pas à la règle. Dans plusieurs suites de danses typiques, les Lorthoniennes, composées par certains des plus grands génies musicaux du XIXe siècle, on retrouve aisément l'ambiance bon-enfant et la joie d'un pas de danse typique du pays.
[center]
[url=https://youtu.be/o5QwGEGxR24]Six Lorthoniennes, WoO 83[/url]
[url=https://youtu.be/z6h_Pj9qGLY]Trois Lorthoniennes, Op.72 No.3[/url][/center]
Compositions symphoniques
Si les thèmes folkloriques ont su séduire les compositeurs, la nature l'a, elle, fait encore plus au point de se retrouver au premier plan dans la meilleure représentation des îles Lorthon dans la musique savante. La troisième symphonie de Félix Mendelssohn est en effet l’œuvre majeure qui synthétise tout le sentiment romantique, déjà traduit dans la peinture comme nous l'avons vu, qui a soulevé le compositeur lorsqu'il visita le pays en 1827. Il mettra plus de 10 ans à en terminer la partition «face à la difficulté de reproduire l'atmosphère des brumes», selon ses propres dires, la finissant après toutes les autres de son répertoire.
[center][url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1]Symphonie no. 3 en la mineur, «Lorthonienne», Op.56 (MWV N 18)[/url][/center]
Les quatre mouvements qui forment l’œuvre traduisent chacun à leur tour un sentiment et une émotion différente qu'a retenu Mendelssohn de son séjour.
L’œuvre s'ouvre sur un [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1]premier mouvement[/url] lent et solennel laissant entendre un thème mélancolique. Il transforme ensuite le thème initial en rythme dansant. Le développement houleux s’achève par le retour du premier thème. Sentant presque parfois l’air salin de la mer et la rusticité des paysages, on peut apprécier tous les talents du compositeur.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=915]deuxième mouvement[/url] de l’œuvre sonne nettement plus joyeux, léger et optimiste que le précédent. Un dialogue débute entre la clarinette et le reste de l'orchestre. Sans doute le choix de cet instrument n'est pas anodin. Le compositeur y a certainement vu une ressemblance intéressante avec une cornemuse.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1229]troisième mouvement[/url] est beaucoup plus posé et interrogatif, il se rapproche, par certaines allures, des thèmes du premier mouvement.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1804]quatrième[/url] et dernier mouvement porte un sentiment torturé. Ce dernier acte est scindé en deux parties d'ambiances opposées qui viennent clore cette symphonie à la manière d'une tempête marine en reprenant avec brio le thème d'introduction dans un grand final grandiose.
Mais le compositeur germanique n'a pas seulement rendu hommage aux îles Lorthon dans sa troisième et illustre symphonie. Il compose également, plus tôt que son œuvre majeure, une ouverture intitulée [url=https://youtu.be/zcogD-hHEYs]L'île solitaire[/url] d'une dizaine de minutes relatant son voyage vers la brumeuse île de Tamsannach. Des souvenirs qu'il en tira, il compose cette ouverture empreinte de mélancolie et de mystère.
Heilan Cabin, l'une des plus iconiques toiles produites aux îles Lorthon.[/center] [right][url=https://www.youtube.com/watch?v=zcogD-hHEYs]Ambiance[/url][/right]
[center]L'ART[/center]
Nombreux furent les artistes à avoir trouvé l’inspiration lors d’un séjour aux îles Lorthon. Terre de contes et légendes, l’archipel semble présenter des conditions propices à l’émergence de l’art sous toutes ses formes. Des plaines tourbières aux monts des Highlands en passant par les épaisses et sombres forêts de pins et les torrents glacés impétueux, l’âme lorthonienne imprègne quiconque s’y aventure pour réapparaitre ensuite sur la toile, sur la partition ou dans la plume de l’artiste inspiré.
C’est sans aucun doute dans l’art romantique que les îles Lorthon ont livré leurs plus beaux secrets. Dans un monde alors bercé de fantasmes héroïques, d’épopées nationales et d’amour de la nature sauvage et indomptée et s'opposant à la vision détachée et impersonnelle du classicisme de la Renaissance, le pays parût comme l’une des incarnations les plus précises de l’esprit romantique de l’art. Sans doute est-ce en raison de l'imperméabilité qu'avaient affichée les îles Lorthon aux idéaux de la Renaissance, frappées à cette époque par les temps sombres et cruels de l'occupation. Avec l'avènement de l'intellectualisme romantique cherchant dorénavant le rapport avec le Moyen Âge, là où la Renaissance cherchait l'antique, où les îles Lorthon avaient connu leurs plus glorieux jours, le pays entier s'éprit pour l'art individuel, empreint d'émotions et de subjectivité, rejetant le détachement stricte prôné jusqu'alors par l'idée classique. Cette sorte de grande cause nationale qui occupa les esprits savants des siècles durant s'incarna pleinement dans la grande production picturale, littéraire et musicale nationale et même internationale de l'époque.
Dans la peinture
Les paysages d'Alexandre Douglas (1768-1850)
[center][img]https://i.imgur.com/QhD05cn.png[/img] [img]https://i.imgur.com/FPZKm6S.png[/img][/center]
Alexandre Douglas, né à Lambholm, est l'un des principaux peintres dans l'histoire moderne des îles Lorthon. Spécialisé dans le portrait et la peinture de paysages, genre qui prend réellement son envol à cette époque, ses productions tantôt sombres tantôt lumineuses marquent toujours le rapport étroit entre les hommes et la grandeur de la nature qui les entoure. Dans ses toiles, les personnages apparaissent minuscules et ne semblent jouer qu'un rôle secondaire mineur dans le tout de l’œuvre. Comme chez tous les artistes lorthoniens, l'omniprésence de l'eau dans une grande majorité de ses peintures est intéressante et témoigne d'un réel attrait des lorthoniens pour l'océan.
De haut en bas, de gauche à droite : Jeunes gens lors d'une soirée d'été (1797) | L'assaut de la forteresse (1812) | Air printannier (1799) | Vue sur Fort William des collines voisines (1835)
[center][img]https://i.imgur.com/N2RZm1j.png[/img] [img]https://i.imgur.com/Nq9llOA.png[/img][/center]
Le tourment d'Alfred Stancy (1793-1850)
[center][img]https://i.imgur.com/G35IDCv.png[/img] [img]https://i.imgur.com/HRjtBA8.png[/img][/center]
Autre monument du mouvement pictural lorthonien, Alfred Stancy, né à Fort William, est le peintre des émotions, de la peur et du tourment là où Douglas était essentiellement un peintre de la nature. Sa peinture, plus sombre et plus oppressive que celle de Douglas, montre les angoisses des lorthoniens à travers de nombreuses scènes de naufrages et de déluges. La nature bienfaisante et lumineuse des toiles de paysages sont ici remplacées par une nature hostile, meurtrière et sauvage. Les roches sont sombres, l'eau agitée et les scènes sont le plus souvent nocturnes. Sa Marche funèbre évoque un univers glauque et sinistre.
De haut en bas, de gauche à droite : Le déluge (1839) | Le naufrage (1827) | Skalfjord (1815) | Marche funèbre (1840)
[center][img]https://i.imgur.com/5J5xYZo.png[/img] [img]https://i.imgur.com/1sVU8qF.png[/img][/center]
Essor impressionniste
[center][img]https://i.imgur.com/EHWC2b1.png[/img] [img]https://i.imgur.com/2IEg9Gz.png[/img][/center]
Dans la suite du XIXe siècle, le mouvement impressionniste, issu d'une nouvelle technique de peinture, la touche, fait son entrée dans le monde artistique et balaye les codes. Les îles Lorthon n'échappent pas à ce phénomène et porteront des artistes, certes peu connu, aux productions dignes d'intérêts. Comme souvent, le thème majeur reste la nature et le cadre qui est celui de l'archipel, la mer, les Highlands, les ports, et tout ce qui s'en suit. La peinture impressionniste échappe aux peintres de cour et gagne une population plus diverse qui offre une grande hétérogénéité dans le répertoire pictural de l'époque.
[center][img]https://i.imgur.com/8L8fehr.png[/img] [img]https://i.imgur.com/dWgrP9a.png[/img][/center]
Dans la musique
Danses musicales
Comme partout ailleurs en Dytolie, les danses villageoises ont inspiré de nombreux compositeurs du mouvement romantique dans leurs œuvres centrées sur le folklore des peuples. Les îles Lorthon n'échappent pas à la règle. Dans plusieurs suites de danses typiques, les Lorthoniennes, composées par certains des plus grands génies musicaux du XIXe siècle, on retrouve aisément l'ambiance bon-enfant et la joie d'un pas de danse typique du pays.
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[url=https://youtu.be/o5QwGEGxR24]Six Lorthoniennes, WoO 83[/url]
[url=https://youtu.be/z6h_Pj9qGLY]Trois Lorthoniennes, Op.72 No.3[/url][/center]
Compositions symphoniques
Si les thèmes folkloriques ont su séduire les compositeurs, la nature l'a, elle, fait encore plus au point de se retrouver au premier plan dans la meilleure représentation des îles Lorthon dans la musique savante. La troisième symphonie de Félix Mendelssohn est en effet l’œuvre majeure qui synthétise tout le sentiment romantique, déjà traduit dans la peinture comme nous l'avons vu, qui a soulevé le compositeur lorsqu'il visita le pays en 1827. Il mettra plus de 10 ans à en terminer la partition «face à la difficulté de reproduire l'atmosphère des brumes», selon ses propres dires, la finissant après toutes les autres de son répertoire.
[center][url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1]Symphonie no. 3 en la mineur, «Lorthonienne», Op.56 (MWV N 18)[/url][/center]
Les quatre mouvements qui forment l’œuvre traduisent chacun à leur tour un sentiment et une émotion différente qu'a retenu Mendelssohn de son séjour.
L’œuvre s'ouvre sur un [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1]premier mouvement[/url] lent et solennel laissant entendre un thème mélancolique. Il transforme ensuite le thème initial en rythme dansant. Le développement houleux s’achève par le retour du premier thème. Sentant presque parfois l’air salin de la mer et la rusticité des paysages, on peut apprécier tous les talents du compositeur.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=915]deuxième mouvement[/url] de l’œuvre sonne nettement plus joyeux, léger et optimiste que le précédent. Un dialogue débute entre la clarinette et le reste de l'orchestre. Sans doute le choix de cet instrument n'est pas anodin. Le compositeur y a certainement vu une ressemblance intéressante avec une cornemuse.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1229]troisième mouvement[/url] est beaucoup plus posé et interrogatif, il se rapproche, par certaines allures, des thèmes du premier mouvement.
Le [url=https://youtu.be/4nP0gqKmWuY?t=1804]quatrième[/url] et dernier mouvement porte un sentiment torturé. Ce dernier acte est scindé en deux parties d'ambiances opposées qui viennent clore cette symphonie à la manière d'une tempête marine en reprenant avec brio le thème d'introduction dans un grand final grandiose.
Mais le compositeur germanique n'a pas seulement rendu hommage aux îles Lorthon dans sa troisième et illustre symphonie. Il compose également, plus tôt que son œuvre majeure, une ouverture intitulée [url=https://youtu.be/zcogD-hHEYs]L'île solitaire[/url] d'une dizaine de minutes relatant son voyage vers la brumeuse île de Tamsannach. Des souvenirs qu'il en tira, il compose cette ouverture empreinte de mélancolie et de mystère.
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/lXnhW1J.jpg[/img]
Villes et villages lorthoniens #1
- Fort William -[/center]
Fort William (Dùn Uilleam en gaélique) est la capitale du Royaume des Îles Lorthon depuis le couronnement de son premier roi le cinq janvier 1023. Elle est le siège de la majeure partie des institutions de l'État et des principales entreprises nationales. Elle abrite également les résidences du souverain et des membres de l’exécutif. La ville de Fort William se trouve dans le comté de Williamshire et dans la Province de Greenoch. Au premier janvier 2038, Fort William compte une population s'élevant à 678 498 habitants et à 1 212 578 en considérant la conurbation s'étendant dans tout le sud de l'île de Greenoch.
Fort William, connue aux origines sous le nom de Northmond, fut bâtie sur une plaine côtière à l'extrême sud de l'île de Greenoch, côtoyant plusieurs sites volcaniques éteints. Elle servit de port commercial aux négociants en laine où la marchandise était chargée dans les cales des navires puis expédiée vers les ports flamands pour ensuite être vendue dans les grandes foires commerciales de Dytolie. Cette activité lui assura une prospérité qui favorisa son développement démographique au fil des âges. De nos jours, Fort William est toujours la principale plaque tournante de l'économie nationale et dispose d'un important centre d'affaires accueillant les sièges sociaux des grandes entreprises lorthoniennes.
Fort William est le plus grand pôle économique et démographique du pays. Elle se trouve dans la zone de la Southeastern Belt, la Ceinture du Sud-Ouest où se concentrent les deux tiers de la population de l'île et où près d'un lorthonien sur trois habite. Cette région est formée par la jonction des aires urbaines de Fort William et d'Hoxa, la seconde ville du pays en terme de population. On y retrouve une population très diverse issue de l'immigration, principalement du monde anglo-saxon, mais aussi plus récemment de l'immigration dytolienne. Fort William s'est grandement développée à l'âge de la Révolution industrielle, profitant de sa position géographique entre la Dytolie et l'Olgarie, pour devenir un important centre du trafic maritime. Les installations portuaires, qui dépassent largement les frontières de ville, sont génératrices de nombreux emplois et ont de tous temps propulsé Fort William aux côtés des grandes métropoles du continent.
Avec l'essor industriel, la ville, encore largement basée sur son tracé médiéval, se retrouve rapidement étouffée sous sa population grandissante et devient un endroit à réputation sinistre. Au tournant du XXe siècle, Fort William est une ville mal-famée où une véritable pègre prospère et où la misère est omniprésente. Les grands ports et les usines attirent un exode rural important et incontrôlé. En 1904, On répertorie un million d'habitants dans la ville même alors que les autres places fortes du pays ne dépassent pas les 200 000 âmes. Le pouvoir politique encouragera la construction de "nouvelles villes" à l'extérieur de Fort William pour y loger la population croissante dans ce qui deviendra la Belt mentionnée auparavant. Cet effort est couronné de succès puisqu'en 1950, on recense 500 000 habitants dans l'enceinte de la cité.
De nos jours, Fort William a modernisé ses infrastructures portuaires et conserve son leadership dans la vie économique du pays. Son autrefois prospère industrie métallurgique, reposant sur les anciens charbonnages, s'est, elle, heurté au manque des ressources et au cout de main d’œuvre trop élevé. La découverte de gisements de pétrole dans les Highlands et en off-shore a cependant permis le développement d'infrastructures et industries pétrochimiques qui sont des acteurs importants dans la prospérité économique du pays. Aussi, la ville est un haut lieu de développement pour les jeunes entreprises et start-up qui poussent à vue d’œil dans les quartiers ouest de la capitale. Le tourisme reste également une énorme manne pour la cité qui met en valeur son patrimoine historique remarquable. L'entièreté de la Vieille et de la Nouvelle Ville est d'ailleurs inscrite au patrimoine mondial.
[spoiler=Carte du bâti][img]https://i.imgur.com/l3xFKVy.png[/img][/spoiler]
[spoiler=Carte de la fonction urbaine][img]https://i.imgur.com/Qmosqa7.png[/img][/spoiler]
[center]- The Firth -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/AjQt20J.png[/img] [img]https://i.imgur.com/4iGLrZe.png[/img][/center]
The Firth ou La Anse est un quartier qui abrite le cœur historique de Fort William, le Crag. C'est à cet emplacement que la ville fut fondée et qu'elle se développa au fil des siècles. En marge de la modernisation de la cité, le quartier a conservé une importante partie de son organisation médiévale et offre de nombreuses scènes pittoresques et féériques qui en font le hot-spot touristique par excellence de la capitale. Le Crag désigne le voisinage proche du palais royal. C'est là qu'on y trouve la plus ancienne partie de la ville datant du XIe siècle. Bâti sur un rocher de formation volcanique, l'endroit est connu pour ses côtes et ses rues à pic. Pubs et boutiques traditionnelles abondent dans cette partie de la ville.
[center][img]https://i.imgur.com/4ypy5G7.png[/img] [img]https://i.imgur.com/IohV2Yd.png[/img][/center]
On trouve dans La Anse bon nombre de monuments et curiosités qui font la réputation de la ville. Le plus fameux d'entre eux est sans conteste le palais royal qui trône au sommet du Crag et sert de lieu de résidence au couple royal. Il accueille aussi une partie des Archives du Royaume, des bâtiment d'administration et la prestigieuse salle des joyaux de la couronne. Certaines parties du château sont aménagées en musée historique et sont ouvertes au public gratuitement. On trouve aussi la Cathédrale Saint Alfred qui est la plus grande parmi la multitude d'églises que compte la ville, c'est en ses murs que sont sacrés, mariés et inhumés les souverains des Îles Lorthon. Comme tout centre touristique, La Anse affiche un niveau de vie plus qu'élevé et le classement du quarter au patrimoine mondial entraine de nombreuses et constantes activités de restauration des édifices. La Anse prend fin dans le parc royal, le plus grand espace vert, ainsi qu'au delà de la Highland Avenue, située sur le tracé de l'ancienne et première enceinte, l'artère du centre ville. Les habitants et touristes apprécient également les ballades sur les quai de la Dorson River.
[center]- New Town -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/ce4yqf8.png[/img] [img]https://i.imgur.com/Xkm0Lcw.png[/img][/center]
La Nouvelle Ville est le quartier de Fort William situé sur la rive gauche de la Dorson River et en face de La Anse. Son appellation qui s'oppose à une certaine Old Town, dans ce cas, La Anse, vient du contexte et des enjeux de sa formation. La Nouvelle Ville naît après la Restauration de la monarchie, dans la première moitié du XVIIIe siècle. La rive gauche de la Dorson River a toujours été, depuis le Moyen Âge, une zone ne présentant presque aucune organisation urbaine. Rues sombres, bâti en encorbellements et instables, conditions hygiéniques douteuses, le quartier était des plus rebutants. C'est Charles le Bien-Aimé qui jettera les plans d'une nouvelle organisation de l'endroit. Le quartier sera entièrement rasé, parfois à un lourd prix humain, et rebâti ensuite selon de grandes perspectives et un bâti organisé géométriquement. La Nouvelle Ville se caractérise en effet par un plan en damier, peu fantaisiste et révélateur d'une certaine idée de l'architecture présente dans la haute société, fruit d'un classicisme tardif et qui sera peu fécond aux Îles Lorthon qui y resteront par la suite allergiques. Cette zone des grands boulevards et des grandes avenues est celle des grands appartements et commerces de luxe, le niveau de vie y est très exigeant, l'immobilier atteignant parmi les prix les plus hauts du pays.
[center][img]https://i.imgur.com/IoUbROD.png[/img] [img]https://i.imgur.com/iMexXuI.png[/img][/center]
[center]- Calton Isle -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/jgiLvYG.png[/img] [img]https://i.imgur.com/w48pQOc.png[/img][/center]
Calton Island ou Calton Isle est le nom de l'île fluviale qui occupe la place centrale dans l'organisation de la cité de Fort William. Davantage qu'un simple centre géographique, Calton Isle est également le centre névralgique de la ville et, par extension, du Royaume. C'est en effet là que sont concentrées les administrations politiques de la ville, aussi bien locales, le Conseil du Comté s'y trouve, que nationales avec la présence de toutes les institutions gouvernementales. De fait, Calton Isle, désigne abusivement, par métonymie, le pouvoir politique lorthonien. L'île accueille respectivement, la Chambre des Communes, située sur la place Jonathan Moore, la résidence du Premier ministre et les bureaux du Cabinet, situés le long de la prestigieuse Cameron Avenue, la Cour Suprême et la Banque Royale le longs des quais, face aux immeubles de Whitehall. L'ensemble des sièges des Départements du Cabinet s'y trouvent également à l'exception du Département de la Culture qui possède ses bureaux dans la New Town. Le style architectural prédominant y est moderne mais sans extravagances. On y retrouve peu de logements, si ce ne sont des hôtels d'affaires. La fonction éminemment politique de l'île en fait également la place centrale des ambassades des nations avec lesquelles les Îles Lorthon entretiennent des relations.
[center][img]https://i.imgur.com/baG78YP.png[/img] [img]https://i.imgur.com/UJWxeBZ.png[/img][/center]
[center]- Whitehall -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/NgmfYA8.png[/img] [img]https://i.imgur.com/swrwuWZ.png[/img][/center]
Whitehall est le centre d'affaires de Fort William. Il constitue la principale place financière du Royaume tant par la grande proximité avec la Royal Bank et la Bourse que par les nombreux sièges sociaux qu'il abrite. Peu peuplé, essentiellement consacré aux affaires, Whitehall était autrefois le lieu où se tenaient les grandes halles de Fort William et où s'échangeaient et se troquaient les biens produits à travers le Royaume. Au cours de la période industrielle, Whitehall se consacre exclusivement aux affaires et émerge parmi les principales places boursières de la région. La population y est sans surprises très aisée voire huppée. Aux heures de pointe, ce sont des cortèges entiers de banquiers, traders et autres cadres qui défilent en costume vers les nombreux bars et restaurants chics qui parsèment le quartier. Des anciennes halles médiévales il ne reste presque plus rien tant la modernisation a marqué son empreinte sur cette part de la ville. On y trouve l'un des deux opéras de Fort William, situé sur la rive de la Dorson River et construit dans un style moderne qui tranche avec son homologue victorien de la Nouvelle Ville. Par métonymie, « Whitehall » désigne, aux Îles Lorthon, la finance et son influence dans la vie publique.
[center]- North Whitehall -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/H560mpu.png[/img] [img]https://i.imgur.com/W0lWtcc.png[/img][/center]
North Whitehall, comme son nom ne l'indique pas, se trouve à l'Est du quartier d'affaire de Whitehall. En réalité, il se trouve au Nord de Blackwell. Historiquement situé à l'extérieur de la seconde enceinte de la ville, North Whitehall est le premier quartier résidentiel extérieur de Fort William que nous aborderons ici. Dès lors que l'on quitte le centre d'affaires, on quitte une certaine représentation de la ville pour entrer dans une succession de maisons mitoyennes sans fin, autrefois alléguées aux populations ouvrières mais qui ont aujourd'hui acquis une importante valeur immobilière. Dans le cas de North Whitehall cependant, le quartier reste une zone très populaire qui vit essentiellement de l'activité portuaire des Kensington Docks, le grand port fluvial et interne de Fort William sur la Dorson River.
[center]- Blackwell -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/yZf2z8I.png[/img] [img]https://i.imgur.com/5cYxhrs.png[/img][/center]
Blackwell est l'incarnation même de la banlieue de Fort William. Peu élevé, le bâti qui s'y dessine est composé d'allées garnies de résidences mitoyennes de différentes statures. En effet, si lorsqu'on se trouve encore assez proche du centre on trouve des logements aisés voire luxueux, l'échelle sociale descend au fur et à mesure que la distance se creuse avec le centre. Dans l'ensemble, Blackwell est le quartier résidentiel type où vit la majeure partie de la population du pays résident dans une aire urbaine. Le quartier se termine dans le Great Queen's Park inauguré par la reine Jeanne la Grande aux XVIIIe siècle. Il s'agit d'un principaux espaces verts de la capitale, le troisième après le Royal Park, à cheval dans La Anse et Thorn Hill, et la Lowland Forest, plus sauvage, à Ashtown. Le parc est doté de nombreux points d'eaux, dont un lac majeur, qui assurent des moments sympathiques en période estivale. Comme dans tous les quartiers de la capitale, et de n'importe quelle ville aux Îles Lorthon, Blackwell assure une ambiance assez festive. Certains coins sont réputés pour ne jamais dormir. Pour autant, il constitue l'un des quartiers les plus sûrs de la ville, la criminalité y étant excessivement basse. De manière générale, la rive gauche de la Dorson River présente des quartiers plus sûrs que la rive droite, une fois le cœur historique dépassé. Dans ce quartier il vous sera fort aisé de trouver un hôtel ou une chambre d'hôte à prix démocratique. Jouissant d'un réseau de transport à la pointe, loger à Blackwell permet de rejoindre rapidement le centre sans se ruiner avec le logement.
[center][img]https://i.imgur.com/VFlTijv.png[/img] [img]https://i.imgur.com/ODe85uZ.png[/img][/center]
[center]- Orlynn -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/uoNAzY7.png[/img] [img]https://i.imgur.com/O3C0iFh.png[/img][/center]
Orlynn était, comme la Nouvelle Ville avant lui, un faubourg désorganisé et mal-famé. Sa modernisation récente, très tardive dans l'histoire de la cité, lui a permis d'occuper actuellement la place de quartier le plus dynamique économiquement de la ville. En effet, les nouveaux bâtiments et les grandes perspectives qui les organisent offrent un climat royal à l'établissement de petites entreprises ou start-up qui fleurissent à vue d’œil dans ce petit eldorado de l’entreprenariat. De fait, la population y est assez jeune et l'ambiance ressemble à s'y méprendre à celle d'un campus étudiant géant. Orlynn a également conservé un fort héritage de la culture hippie des années 60 et tient, encore aujourd'hui, une image zen et décontractée propice au développement de cultures dites "alternatives" telles que les mouvements gothiques, punks, altermondialistes et lgbt.
[center]- Ashtown -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/Mx90mFT.png[/img] [img]https://i.imgur.com/1XeqK0E.png[/img][/center]
Ashtown assure au départ la continuité avec la population et l'ambiance d'Orlynn. Autrefois une seule et même entité, les deux quartiers ont été scindés administrativement au début des années 80. Toutefois si Orlynn marque encore de son empreinte hippie et rebelle les premières rues d'Ashtown, la moyenne d'âge de la population augmente rapidement au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans le quartier en lui-même. Ashtown apparait ainsi comme un quartier de résidence où peu d'activités extravagantes ont lieu. Il attire de fait une tranche de la population recherchant le calme sans trop s'éloigner des avantages que procurent la vie en ville. L'âge avançant, la classe sociale s'élève également. On assiste ainsi à une formation curieuse d'un regain en valeur immobilière après la chute soudaine occasionnée à Orlynn qui tranchait déjà avec l'élitisme et les grands appartements de la Nouvelle Ville. Ashtown est le dernier quartier principal de la cité Fort William. Il se termine dans les bois et les nombreux greens que compte la Lowland Forest.
[center]- Yokan -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/t6CTSIX.png[/img] [img]https://i.imgur.com/yfCRlmR.png[/img][/center]
Yokan assure la frontière sud de la cité de Fort William. Il s'agit d'un quartier populaire, le plus pauvre de la ville. Yokan est surtout connu pour abriter le plus grand complexe d'installations portuaires du pays. Avec le port de Lambholm, Yokan est la plaque tournante du commerce international aux Îles Lorthon. La grande majorité des marchandises en transit y font escale avant de rejoindre les autres régions du Royaume. De fait, la population est celle des dockers et des ouvriers de chantiers. Le bâti y est austère voire désuet, reprenant les codes des cités ouvrières de la révolution industrielle. On trouve dans ce quartier un important dispositifs de réseaux de trafic en tous genres alimentés par l'activité marchande du port.
[center]- Rosnaree -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/Vai87ri.png[/img] [img]https://i.imgur.com/GE1tJnl.png[/img][/center]
Aller à Rosnaree c'est en quelque sorte s'offrir un city-trip dans certaines des plus grandes villes étrangères du monde tout en restant bel et bien à Fort William. Le quartier est en effet celui qui présente la plus importante population multiculturelle issue de l'immigration de la ville. Immigrée mais extrêmement diverse, la population qui occupe cette partie nord de la cité provient majoritairement des anciens pays de l'Empire britonnique. On y trouve donc une importante diaspora janubienne et ventélienne venue trouver des conditions économiques propices à son développement alors difficiles dans leurs pays d'origine. Plus récemment, c'est une population islamique d'origine orientale et algarbienne qui y a élu domicile. A la fois pour fuir la guerre et chercher des conditions économiques confortables, ces familles ont été largement encouragées par la politique de tolérance et d'accueil initiée par les Îles Lorthon ces dernières années.
[center]- Thorn Hill -[/center]
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190312034817885074.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/12/190312034817885074.png[/IMG][/URL] [URL=https://www.casimages.com/i/190312034817956106.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/12/190312034817956106.png[/IMG][/URL][/center]
Retour sur la rive droite de la Dorson River, au delà du cœur historique. Thorn Hill est le quartier qui assure le prolongement du bâti historique tout en amorçant la transition entre style médiéval confiné et style géométrique et aéré caractérisant les grands travaux menés au XVIIIe et XIXe siècles, à l'image de la Nouvelle Ville. Thorn Hill est, comme son nom l'indique, bâti partiellement sur une colline de formation volcanique à l'instar du Crag sur lequel siège le château royal. C'est d'ailleurs là que s'étend le plus grand espace vert de la capitale, le Royal Park dont les scènes alternent entre formations rocheuses brutes et allées ordonnées. Il est très prisé des touristes et locaux. Dans ses zones sud, Thorn Hill est un lieu connu pour abriter des grands hôtels et appartements de la haute et très haute bourgeoisie de la cité. Ce trait s'estompe au fur et à mesure que l'on remonte vers le nord où des lieux toujours aisés mais plus accessibles se déploient dans un bâti toujours mitoyen et limité à deux ou trois étages. Thorn Hill tire aussi une part de sa réputation du fait qu'y sont installés les établissements prestigieux de l'Université de Fort William, vive concurrente avec l'Université d'Hoxa qui tient pour l'heure la plus prestigieuse des places. L'Université de Fort William n'est cependant pas du tout une institution accessible à tout un chacun. Elle entretient jalousement un élitisme affiché et les frais qu'elle exige chez ses étudiants sont la plupart du temps trop onéreux pour la population ordinaire.
[center]- Whirshaw -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/7xjUxf5.png[/img] [img]https://i.imgur.com/reMNAOG.png[/img][/center]
Whirshaw est un quartier résidentiel comparable à Blackwell. Organisés par le pouvoir de la cité à la même époque, ils présentent tous deux d'importantes similitudes. Toutefois Whirshaw se démarque en étant une zone particulièrement dédiée aux loisirs en plein-air ; en témoignent des édifices comme le stade olympique, l'hippodrome et d'autres infrastructures telles que des terrains de basketball, de football et de rugby à profusion. La population qui y réside est un mariage entre de jeunes adultes issus à la fois de l'immigration intra et extra-dytolienne. Ainsi c'est à Whirshaw qu'on retrouve ce qui se profile comme étant un quartier santognais même si aucune appellation officielle ne lui est attribuée ; un schéma similaire existe pour les communautés italiques et hispaniques, plus réduites, de la capitale. Outre les établissements dédiés au sport, on trouve à Whirshaw un zoo et, sur les berges, un port-musée qui s'emploient à restaurer des navires historiques de la marine lorthonienne.
[center]- Hillbank -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/ebGmWgM.png[/img] [img]https://i.imgur.com/lBpcAsc.png[/img][/center]
Hillbank est la seconde implantation des activités portuaires de Fort William. Toutefois, là où les docks de Yokan assurent le relai avec le commerce international, ceux de Hillbanks servent avant tout le transit à échelle nationale et présentent également toutes les infrastructures relatives au transport par ferry. De fait, Hillbank est la première station de ferry du Royaume autant de par sa taille que par l'extrême diversité de son offre de destinations. L'ambiance industrielle et ouvrière de ce quartier rappelle inévitablement les scènes quotidiennes de son homologue situé de l'autre côté de l'estuaire.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=293390#p293390]Inspiration[/url]
Villes et villages lorthoniens #1
- Fort William -[/center]
Fort William (Dùn Uilleam en gaélique) est la capitale du Royaume des Îles Lorthon depuis le couronnement de son premier roi le cinq janvier 1023. Elle est le siège de la majeure partie des institutions de l'État et des principales entreprises nationales. Elle abrite également les résidences du souverain et des membres de l’exécutif. La ville de Fort William se trouve dans le comté de Williamshire et dans la Province de Greenoch. Au premier janvier 2038, Fort William compte une population s'élevant à 678 498 habitants et à 1 212 578 en considérant la conurbation s'étendant dans tout le sud de l'île de Greenoch.
Fort William, connue aux origines sous le nom de Northmond, fut bâtie sur une plaine côtière à l'extrême sud de l'île de Greenoch, côtoyant plusieurs sites volcaniques éteints. Elle servit de port commercial aux négociants en laine où la marchandise était chargée dans les cales des navires puis expédiée vers les ports flamands pour ensuite être vendue dans les grandes foires commerciales de Dytolie. Cette activité lui assura une prospérité qui favorisa son développement démographique au fil des âges. De nos jours, Fort William est toujours la principale plaque tournante de l'économie nationale et dispose d'un important centre d'affaires accueillant les sièges sociaux des grandes entreprises lorthoniennes.
Fort William est le plus grand pôle économique et démographique du pays. Elle se trouve dans la zone de la Southeastern Belt, la Ceinture du Sud-Ouest où se concentrent les deux tiers de la population de l'île et où près d'un lorthonien sur trois habite. Cette région est formée par la jonction des aires urbaines de Fort William et d'Hoxa, la seconde ville du pays en terme de population. On y retrouve une population très diverse issue de l'immigration, principalement du monde anglo-saxon, mais aussi plus récemment de l'immigration dytolienne. Fort William s'est grandement développée à l'âge de la Révolution industrielle, profitant de sa position géographique entre la Dytolie et l'Olgarie, pour devenir un important centre du trafic maritime. Les installations portuaires, qui dépassent largement les frontières de ville, sont génératrices de nombreux emplois et ont de tous temps propulsé Fort William aux côtés des grandes métropoles du continent.
Avec l'essor industriel, la ville, encore largement basée sur son tracé médiéval, se retrouve rapidement étouffée sous sa population grandissante et devient un endroit à réputation sinistre. Au tournant du XXe siècle, Fort William est une ville mal-famée où une véritable pègre prospère et où la misère est omniprésente. Les grands ports et les usines attirent un exode rural important et incontrôlé. En 1904, On répertorie un million d'habitants dans la ville même alors que les autres places fortes du pays ne dépassent pas les 200 000 âmes. Le pouvoir politique encouragera la construction de "nouvelles villes" à l'extérieur de Fort William pour y loger la population croissante dans ce qui deviendra la Belt mentionnée auparavant. Cet effort est couronné de succès puisqu'en 1950, on recense 500 000 habitants dans l'enceinte de la cité.
De nos jours, Fort William a modernisé ses infrastructures portuaires et conserve son leadership dans la vie économique du pays. Son autrefois prospère industrie métallurgique, reposant sur les anciens charbonnages, s'est, elle, heurté au manque des ressources et au cout de main d’œuvre trop élevé. La découverte de gisements de pétrole dans les Highlands et en off-shore a cependant permis le développement d'infrastructures et industries pétrochimiques qui sont des acteurs importants dans la prospérité économique du pays. Aussi, la ville est un haut lieu de développement pour les jeunes entreprises et start-up qui poussent à vue d’œil dans les quartiers ouest de la capitale. Le tourisme reste également une énorme manne pour la cité qui met en valeur son patrimoine historique remarquable. L'entièreté de la Vieille et de la Nouvelle Ville est d'ailleurs inscrite au patrimoine mondial.
[spoiler=Carte du bâti][img]https://i.imgur.com/l3xFKVy.png[/img][/spoiler]
[spoiler=Carte de la fonction urbaine][img]https://i.imgur.com/Qmosqa7.png[/img][/spoiler]
[center]- The Firth -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/AjQt20J.png[/img] [img]https://i.imgur.com/4iGLrZe.png[/img][/center]
The Firth ou La Anse est un quartier qui abrite le cœur historique de Fort William, le Crag. C'est à cet emplacement que la ville fut fondée et qu'elle se développa au fil des siècles. En marge de la modernisation de la cité, le quartier a conservé une importante partie de son organisation médiévale et offre de nombreuses scènes pittoresques et féériques qui en font le hot-spot touristique par excellence de la capitale. Le Crag désigne le voisinage proche du palais royal. C'est là qu'on y trouve la plus ancienne partie de la ville datant du XIe siècle. Bâti sur un rocher de formation volcanique, l'endroit est connu pour ses côtes et ses rues à pic. Pubs et boutiques traditionnelles abondent dans cette partie de la ville.
[center][img]https://i.imgur.com/4ypy5G7.png[/img] [img]https://i.imgur.com/IohV2Yd.png[/img][/center]
On trouve dans La Anse bon nombre de monuments et curiosités qui font la réputation de la ville. Le plus fameux d'entre eux est sans conteste le palais royal qui trône au sommet du Crag et sert de lieu de résidence au couple royal. Il accueille aussi une partie des Archives du Royaume, des bâtiment d'administration et la prestigieuse salle des joyaux de la couronne. Certaines parties du château sont aménagées en musée historique et sont ouvertes au public gratuitement. On trouve aussi la Cathédrale Saint Alfred qui est la plus grande parmi la multitude d'églises que compte la ville, c'est en ses murs que sont sacrés, mariés et inhumés les souverains des Îles Lorthon. Comme tout centre touristique, La Anse affiche un niveau de vie plus qu'élevé et le classement du quarter au patrimoine mondial entraine de nombreuses et constantes activités de restauration des édifices. La Anse prend fin dans le parc royal, le plus grand espace vert, ainsi qu'au delà de la Highland Avenue, située sur le tracé de l'ancienne et première enceinte, l'artère du centre ville. Les habitants et touristes apprécient également les ballades sur les quai de la Dorson River.
[center]- New Town -[/center]
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La Nouvelle Ville est le quartier de Fort William situé sur la rive gauche de la Dorson River et en face de La Anse. Son appellation qui s'oppose à une certaine Old Town, dans ce cas, La Anse, vient du contexte et des enjeux de sa formation. La Nouvelle Ville naît après la Restauration de la monarchie, dans la première moitié du XVIIIe siècle. La rive gauche de la Dorson River a toujours été, depuis le Moyen Âge, une zone ne présentant presque aucune organisation urbaine. Rues sombres, bâti en encorbellements et instables, conditions hygiéniques douteuses, le quartier était des plus rebutants. C'est Charles le Bien-Aimé qui jettera les plans d'une nouvelle organisation de l'endroit. Le quartier sera entièrement rasé, parfois à un lourd prix humain, et rebâti ensuite selon de grandes perspectives et un bâti organisé géométriquement. La Nouvelle Ville se caractérise en effet par un plan en damier, peu fantaisiste et révélateur d'une certaine idée de l'architecture présente dans la haute société, fruit d'un classicisme tardif et qui sera peu fécond aux Îles Lorthon qui y resteront par la suite allergiques. Cette zone des grands boulevards et des grandes avenues est celle des grands appartements et commerces de luxe, le niveau de vie y est très exigeant, l'immobilier atteignant parmi les prix les plus hauts du pays.
[center][img]https://i.imgur.com/IoUbROD.png[/img] [img]https://i.imgur.com/iMexXuI.png[/img][/center]
[center]- Calton Isle -[/center]
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Calton Island ou Calton Isle est le nom de l'île fluviale qui occupe la place centrale dans l'organisation de la cité de Fort William. Davantage qu'un simple centre géographique, Calton Isle est également le centre névralgique de la ville et, par extension, du Royaume. C'est en effet là que sont concentrées les administrations politiques de la ville, aussi bien locales, le Conseil du Comté s'y trouve, que nationales avec la présence de toutes les institutions gouvernementales. De fait, Calton Isle, désigne abusivement, par métonymie, le pouvoir politique lorthonien. L'île accueille respectivement, la Chambre des Communes, située sur la place Jonathan Moore, la résidence du Premier ministre et les bureaux du Cabinet, situés le long de la prestigieuse Cameron Avenue, la Cour Suprême et la Banque Royale le longs des quais, face aux immeubles de Whitehall. L'ensemble des sièges des Départements du Cabinet s'y trouvent également à l'exception du Département de la Culture qui possède ses bureaux dans la New Town. Le style architectural prédominant y est moderne mais sans extravagances. On y retrouve peu de logements, si ce ne sont des hôtels d'affaires. La fonction éminemment politique de l'île en fait également la place centrale des ambassades des nations avec lesquelles les Îles Lorthon entretiennent des relations.
[center][img]https://i.imgur.com/baG78YP.png[/img] [img]https://i.imgur.com/UJWxeBZ.png[/img][/center]
[center]- Whitehall -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/NgmfYA8.png[/img] [img]https://i.imgur.com/swrwuWZ.png[/img][/center]
Whitehall est le centre d'affaires de Fort William. Il constitue la principale place financière du Royaume tant par la grande proximité avec la Royal Bank et la Bourse que par les nombreux sièges sociaux qu'il abrite. Peu peuplé, essentiellement consacré aux affaires, Whitehall était autrefois le lieu où se tenaient les grandes halles de Fort William et où s'échangeaient et se troquaient les biens produits à travers le Royaume. Au cours de la période industrielle, Whitehall se consacre exclusivement aux affaires et émerge parmi les principales places boursières de la région. La population y est sans surprises très aisée voire huppée. Aux heures de pointe, ce sont des cortèges entiers de banquiers, traders et autres cadres qui défilent en costume vers les nombreux bars et restaurants chics qui parsèment le quartier. Des anciennes halles médiévales il ne reste presque plus rien tant la modernisation a marqué son empreinte sur cette part de la ville. On y trouve l'un des deux opéras de Fort William, situé sur la rive de la Dorson River et construit dans un style moderne qui tranche avec son homologue victorien de la Nouvelle Ville. Par métonymie, « Whitehall » désigne, aux Îles Lorthon, la finance et son influence dans la vie publique.
[center]- North Whitehall -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/H560mpu.png[/img] [img]https://i.imgur.com/W0lWtcc.png[/img][/center]
North Whitehall, comme son nom ne l'indique pas, se trouve à l'Est du quartier d'affaire de Whitehall. En réalité, il se trouve au Nord de Blackwell. Historiquement situé à l'extérieur de la seconde enceinte de la ville, North Whitehall est le premier quartier résidentiel extérieur de Fort William que nous aborderons ici. Dès lors que l'on quitte le centre d'affaires, on quitte une certaine représentation de la ville pour entrer dans une succession de maisons mitoyennes sans fin, autrefois alléguées aux populations ouvrières mais qui ont aujourd'hui acquis une importante valeur immobilière. Dans le cas de North Whitehall cependant, le quartier reste une zone très populaire qui vit essentiellement de l'activité portuaire des Kensington Docks, le grand port fluvial et interne de Fort William sur la Dorson River.
[center]- Blackwell -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/yZf2z8I.png[/img] [img]https://i.imgur.com/5cYxhrs.png[/img][/center]
Blackwell est l'incarnation même de la banlieue de Fort William. Peu élevé, le bâti qui s'y dessine est composé d'allées garnies de résidences mitoyennes de différentes statures. En effet, si lorsqu'on se trouve encore assez proche du centre on trouve des logements aisés voire luxueux, l'échelle sociale descend au fur et à mesure que la distance se creuse avec le centre. Dans l'ensemble, Blackwell est le quartier résidentiel type où vit la majeure partie de la population du pays résident dans une aire urbaine. Le quartier se termine dans le Great Queen's Park inauguré par la reine Jeanne la Grande aux XVIIIe siècle. Il s'agit d'un principaux espaces verts de la capitale, le troisième après le Royal Park, à cheval dans La Anse et Thorn Hill, et la Lowland Forest, plus sauvage, à Ashtown. Le parc est doté de nombreux points d'eaux, dont un lac majeur, qui assurent des moments sympathiques en période estivale. Comme dans tous les quartiers de la capitale, et de n'importe quelle ville aux Îles Lorthon, Blackwell assure une ambiance assez festive. Certains coins sont réputés pour ne jamais dormir. Pour autant, il constitue l'un des quartiers les plus sûrs de la ville, la criminalité y étant excessivement basse. De manière générale, la rive gauche de la Dorson River présente des quartiers plus sûrs que la rive droite, une fois le cœur historique dépassé. Dans ce quartier il vous sera fort aisé de trouver un hôtel ou une chambre d'hôte à prix démocratique. Jouissant d'un réseau de transport à la pointe, loger à Blackwell permet de rejoindre rapidement le centre sans se ruiner avec le logement.
[center][img]https://i.imgur.com/VFlTijv.png[/img] [img]https://i.imgur.com/ODe85uZ.png[/img][/center]
[center]- Orlynn -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/uoNAzY7.png[/img] [img]https://i.imgur.com/O3C0iFh.png[/img][/center]
Orlynn était, comme la Nouvelle Ville avant lui, un faubourg désorganisé et mal-famé. Sa modernisation récente, très tardive dans l'histoire de la cité, lui a permis d'occuper actuellement la place de quartier le plus dynamique économiquement de la ville. En effet, les nouveaux bâtiments et les grandes perspectives qui les organisent offrent un climat royal à l'établissement de petites entreprises ou start-up qui fleurissent à vue d’œil dans ce petit eldorado de l’entreprenariat. De fait, la population y est assez jeune et l'ambiance ressemble à s'y méprendre à celle d'un campus étudiant géant. Orlynn a également conservé un fort héritage de la culture hippie des années 60 et tient, encore aujourd'hui, une image zen et décontractée propice au développement de cultures dites "alternatives" telles que les mouvements gothiques, punks, altermondialistes et lgbt.
[center]- Ashtown -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/Mx90mFT.png[/img] [img]https://i.imgur.com/1XeqK0E.png[/img][/center]
Ashtown assure au départ la continuité avec la population et l'ambiance d'Orlynn. Autrefois une seule et même entité, les deux quartiers ont été scindés administrativement au début des années 80. Toutefois si Orlynn marque encore de son empreinte hippie et rebelle les premières rues d'Ashtown, la moyenne d'âge de la population augmente rapidement au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans le quartier en lui-même. Ashtown apparait ainsi comme un quartier de résidence où peu d'activités extravagantes ont lieu. Il attire de fait une tranche de la population recherchant le calme sans trop s'éloigner des avantages que procurent la vie en ville. L'âge avançant, la classe sociale s'élève également. On assiste ainsi à une formation curieuse d'un regain en valeur immobilière après la chute soudaine occasionnée à Orlynn qui tranchait déjà avec l'élitisme et les grands appartements de la Nouvelle Ville. Ashtown est le dernier quartier principal de la cité Fort William. Il se termine dans les bois et les nombreux greens que compte la Lowland Forest.
[center]- Yokan -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/t6CTSIX.png[/img] [img]https://i.imgur.com/yfCRlmR.png[/img][/center]
Yokan assure la frontière sud de la cité de Fort William. Il s'agit d'un quartier populaire, le plus pauvre de la ville. Yokan est surtout connu pour abriter le plus grand complexe d'installations portuaires du pays. Avec le port de Lambholm, Yokan est la plaque tournante du commerce international aux Îles Lorthon. La grande majorité des marchandises en transit y font escale avant de rejoindre les autres régions du Royaume. De fait, la population est celle des dockers et des ouvriers de chantiers. Le bâti y est austère voire désuet, reprenant les codes des cités ouvrières de la révolution industrielle. On trouve dans ce quartier un important dispositifs de réseaux de trafic en tous genres alimentés par l'activité marchande du port.
[center]- Rosnaree -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/Vai87ri.png[/img] [img]https://i.imgur.com/GE1tJnl.png[/img][/center]
Aller à Rosnaree c'est en quelque sorte s'offrir un city-trip dans certaines des plus grandes villes étrangères du monde tout en restant bel et bien à Fort William. Le quartier est en effet celui qui présente la plus importante population multiculturelle issue de l'immigration de la ville. Immigrée mais extrêmement diverse, la population qui occupe cette partie nord de la cité provient majoritairement des anciens pays de l'Empire britonnique. On y trouve donc une importante diaspora janubienne et ventélienne venue trouver des conditions économiques propices à son développement alors difficiles dans leurs pays d'origine. Plus récemment, c'est une population islamique d'origine orientale et algarbienne qui y a élu domicile. A la fois pour fuir la guerre et chercher des conditions économiques confortables, ces familles ont été largement encouragées par la politique de tolérance et d'accueil initiée par les Îles Lorthon ces dernières années.
[center]- Thorn Hill -[/center]
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190312034817885074.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/12/190312034817885074.png[/IMG][/URL] [URL=https://www.casimages.com/i/190312034817956106.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/03/12/190312034817956106.png[/IMG][/URL][/center]
Retour sur la rive droite de la Dorson River, au delà du cœur historique. Thorn Hill est le quartier qui assure le prolongement du bâti historique tout en amorçant la transition entre style médiéval confiné et style géométrique et aéré caractérisant les grands travaux menés au XVIIIe et XIXe siècles, à l'image de la Nouvelle Ville. Thorn Hill est, comme son nom l'indique, bâti partiellement sur une colline de formation volcanique à l'instar du Crag sur lequel siège le château royal. C'est d'ailleurs là que s'étend le plus grand espace vert de la capitale, le Royal Park dont les scènes alternent entre formations rocheuses brutes et allées ordonnées. Il est très prisé des touristes et locaux. Dans ses zones sud, Thorn Hill est un lieu connu pour abriter des grands hôtels et appartements de la haute et très haute bourgeoisie de la cité. Ce trait s'estompe au fur et à mesure que l'on remonte vers le nord où des lieux toujours aisés mais plus accessibles se déploient dans un bâti toujours mitoyen et limité à deux ou trois étages. Thorn Hill tire aussi une part de sa réputation du fait qu'y sont installés les établissements prestigieux de l'Université de Fort William, vive concurrente avec l'Université d'Hoxa qui tient pour l'heure la plus prestigieuse des places. L'Université de Fort William n'est cependant pas du tout une institution accessible à tout un chacun. Elle entretient jalousement un élitisme affiché et les frais qu'elle exige chez ses étudiants sont la plupart du temps trop onéreux pour la population ordinaire.
[center]- Whirshaw -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/7xjUxf5.png[/img] [img]https://i.imgur.com/reMNAOG.png[/img][/center]
Whirshaw est un quartier résidentiel comparable à Blackwell. Organisés par le pouvoir de la cité à la même époque, ils présentent tous deux d'importantes similitudes. Toutefois Whirshaw se démarque en étant une zone particulièrement dédiée aux loisirs en plein-air ; en témoignent des édifices comme le stade olympique, l'hippodrome et d'autres infrastructures telles que des terrains de basketball, de football et de rugby à profusion. La population qui y réside est un mariage entre de jeunes adultes issus à la fois de l'immigration intra et extra-dytolienne. Ainsi c'est à Whirshaw qu'on retrouve ce qui se profile comme étant un quartier santognais même si aucune appellation officielle ne lui est attribuée ; un schéma similaire existe pour les communautés italiques et hispaniques, plus réduites, de la capitale. Outre les établissements dédiés au sport, on trouve à Whirshaw un zoo et, sur les berges, un port-musée qui s'emploient à restaurer des navires historiques de la marine lorthonienne.
[center]- Hillbank -[/center]
[center][img]https://i.imgur.com/ebGmWgM.png[/img] [img]https://i.imgur.com/lBpcAsc.png[/img][/center]
Hillbank est la seconde implantation des activités portuaires de Fort William. Toutefois, là où les docks de Yokan assurent le relai avec le commerce international, ceux de Hillbanks servent avant tout le transit à échelle nationale et présentent également toutes les infrastructures relatives au transport par ferry. De fait, Hillbank est la première station de ferry du Royaume autant de par sa taille que par l'extrême diversité de son offre de destinations. L'ambiance industrielle et ouvrière de ce quartier rappelle inévitablement les scènes quotidiennes de son homologue situé de l'autre côté de l'estuaire.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=293390#p293390]Inspiration[/url]
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/6Xd2tgz.png[/img]
CHARLES Ier
Le Bien Aimé[/center]
Charles Henri Dieudonné de Northmond, né à Prassac en Flavie le 1er janvier 1701 et mort le 25 décembre 1751 à Fort William, est roi des Îles Lorthon de 1726 jusqu'à sa mort. Il est le vingt-deuxième monarque dans l'histoire du pays et le premier de la Restauration. Meneur de la rébellion lorthonienne contre le pouvoir briton à laquelle succède son règne prolifique et éclairé, il est très tôt considéré comme un héros national et jouit aujourd'hui encore d'une réputation de père de la Nation, en témoigne son surnom de Bien Aimé.
Charles nait dans une des résidences que sa famille occupe en Flavie depuis leur exil forcé des Îles Lorthon il y a alors près de 250 ans. Il manifeste très tôt un vif intérêt pour la cause de son titre perdu contrairement au reste de sa famille désintéressée des affaires lorthoniennes depuis longtemps déjà. Au chaud et menant un train de vie des plus soutenus, les descendants de Richard le Grand en ont profité pour se reconvertir dans le commerce et dirigent de fructueuses affaires. Charles, lui, méprisera dès sa pré-adolescence cette attitude, ce qui lui vaudra d'ailleurs le déshonneur des siens et le contraindra à fuir le domaine familial. Décidé à monter un plan pour entrer en relation avec ses anciens sujets, il se compose une petite cour de soutiens qui le suivront tout le long de son parcours vers le trône et tout son règne durant. Parmi eux se trouve l'agitateur et homme politique lorthonien Jonathan Moore, influent avocat remarqué pour ses prises de positions dissidentes au tout récent parlement lorthonien dont il tient l'un des rôles de fondateur. Encore enfant, Charles entretient une correspondance avec cet homme dès ses 15 ans. Ils ne se rencontreront que lors du premier voyage du prince aux Îles Lorthon en 1718.
[center][img]https://i.imgur.com/ydGryXn.png[/img] [img]https://i.imgur.com/DuCIYtx.png[/img]
Jonathan Moore (1709) | Le prince Charles (1718)[/center]
À ses 16 ans, le prince se rend à la cour de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346168#p346168]reine Ivona de Santogne[/url] auprès de laquelle il trouvera un soutien militaire pour son entreprise de reconquête du trône de ses ancêtres. Dans le courant du mois de septembre 1718 une jacquerie se déclare aux Îles Lorthon contre l'administration anglo-saxonne. Le mouvement prend rapidement des ampleurs nationales et certaines mouvances internes réclament le retour du roi. Jonathan Moore, qui est sur les lieux, instrumentalise les événements et gagne la confiance des révoltés et parvient à transformer la protestation en révolte armée. Le prince Charles, âgé de 17 ans, se rend sur place et est reçu avec un chaleureux accueil de la part de la population de Fort William. Il prononce une allocution devant le Parlement qui marque réellement le début de la guerre d'indépendance lorthonienne. Si certaines têtes de la révolte s'opposent au retour d'un régime monarchique, même national, ils sont rapidement marginalisés voire supprimés.
Le prince Charles ne reste cependant pas longtemps aux Îles Lorthon pour commander les opérations, cette tâche est laissée à Moore qui est bien plus capable pour cet exercice. Charles rentre en Santogne où il parfait sa formation au pouvoir et à la guerre aux côtés de la reine Ivona. Il est fort probable qu'en plus des disciplines politiques et martiales, le prince ait été initié aux plaisirs de la chair et à la vie d'amant. Toujours d'actualité, la question de savoir si le prince et la reine ont eu une relation charnelle reste en suspens. Si cette hypothèse est plus que probable au vu du tempérament de la reine, le mutisme pudique des peintres de cour santognais en aura de toute façon gommé les traits. La correspondance retrouvée du prince et de la reine n'aura, quant à elle, pas donné les réponses escomptées en raison d'une certaine ambiguïté relationnelle que les deux semblaient aimer cultiver. L'influence de la reine et du monde santognais aura de toute façon été bien plus conséquente que ne l'aurait jamais été une éventuelle liaison charnelle. Charles de Northmond reviendra aux Îles Lorthon l'esprit rempli des idées nouvelles du contient marquées par le despotisme éclairé et un classicisme artistique revendiqué, dont les traits peuvent être largement admirés dans les rues de la capitale.
[center][img]https://i.imgur.com/gt1uapK.png[/img]
L'arrivée du prince Charlie à Fort William par Mathis Petersley (1838)[/center]
Le prince va vivre les prochaines années de sa vie en alternance entre la douceur des palais santognais et les conditions rudes de la guerre qui fait rage dans son royaume. Les combats s'éternisent 8 années durant mais Charles refusent de porter le titre de roi sans avoir la reconnaissance de son ennemi. La Britonnie reconnait finalement la victoire des forces rebelles lorthoniennes et concède l'indépendance du territoire dans les articles du traité de Cleyburg qui met un terme à la guerre. Le prince est couronné dans la foulée, le 3 août 1726, de nombreuses personnalités royales sont présentes dont la sulfureuse reine santognaise.
Le règne du roi Charles sera assez long pour asseoir définitivement la renaissance du pouvoir royal lorthonien. Lui et Jonathan Moore qu'il choisit comme Premier ministre dès son couronnement, auront à coeur de développer et stabiliser le nouveau système politique lorthonien. Le royaume se dote en 1729 d'une constitution qui a pour but d'élargir le champ des libertés publiques et d'encadrer les pouvoirs du souverain qui restent très importants malgré tout. Cette constitution régira l'ensemble de la vie publique jusqu'à la crise de 1954 où le modèle monarchique évoluera à nouveau. Charles dirigera en monarque éclairé, soucieux d'une certaine moralité dans sa politique qui reste cependant autoritaire et despotique. Il modernise les centres-ville, abat des quartiers entiers, pose les fondements du Droit moderne, bâtit d'imposants monuments et laisse libre-court à l'expression artistique qui prépare déjà le romantisme lorthonien qui s'épanouira comme nulle part ailleurs dans tout le XIXe siècle. Il ne fera pas la guerre. Il déclarera lui-même que l'expérience qu'il en avait eue dans la lutte pour l'indépendance l'en avait profondément détourné. Il s'éteint des suites d'une pneumonie le 25 décembre 1751 à l'âge de 50 ans. Il laisse un pays riche et en voie de modernisation après un règne de paix voué à la culture et à la modernité qui reste aujourd'hui la marque d'un des plus grands personnages que les Îles Lorthon ont porté.
CHARLES Ier
Le Bien Aimé[/center]
Charles Henri Dieudonné de Northmond, né à Prassac en Flavie le 1er janvier 1701 et mort le 25 décembre 1751 à Fort William, est roi des Îles Lorthon de 1726 jusqu'à sa mort. Il est le vingt-deuxième monarque dans l'histoire du pays et le premier de la Restauration. Meneur de la rébellion lorthonienne contre le pouvoir briton à laquelle succède son règne prolifique et éclairé, il est très tôt considéré comme un héros national et jouit aujourd'hui encore d'une réputation de père de la Nation, en témoigne son surnom de Bien Aimé.
Charles nait dans une des résidences que sa famille occupe en Flavie depuis leur exil forcé des Îles Lorthon il y a alors près de 250 ans. Il manifeste très tôt un vif intérêt pour la cause de son titre perdu contrairement au reste de sa famille désintéressée des affaires lorthoniennes depuis longtemps déjà. Au chaud et menant un train de vie des plus soutenus, les descendants de Richard le Grand en ont profité pour se reconvertir dans le commerce et dirigent de fructueuses affaires. Charles, lui, méprisera dès sa pré-adolescence cette attitude, ce qui lui vaudra d'ailleurs le déshonneur des siens et le contraindra à fuir le domaine familial. Décidé à monter un plan pour entrer en relation avec ses anciens sujets, il se compose une petite cour de soutiens qui le suivront tout le long de son parcours vers le trône et tout son règne durant. Parmi eux se trouve l'agitateur et homme politique lorthonien Jonathan Moore, influent avocat remarqué pour ses prises de positions dissidentes au tout récent parlement lorthonien dont il tient l'un des rôles de fondateur. Encore enfant, Charles entretient une correspondance avec cet homme dès ses 15 ans. Ils ne se rencontreront que lors du premier voyage du prince aux Îles Lorthon en 1718.
[center][img]https://i.imgur.com/ydGryXn.png[/img] [img]https://i.imgur.com/DuCIYtx.png[/img]
Jonathan Moore (1709) | Le prince Charles (1718)[/center]
À ses 16 ans, le prince se rend à la cour de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=346168#p346168]reine Ivona de Santogne[/url] auprès de laquelle il trouvera un soutien militaire pour son entreprise de reconquête du trône de ses ancêtres. Dans le courant du mois de septembre 1718 une jacquerie se déclare aux Îles Lorthon contre l'administration anglo-saxonne. Le mouvement prend rapidement des ampleurs nationales et certaines mouvances internes réclament le retour du roi. Jonathan Moore, qui est sur les lieux, instrumentalise les événements et gagne la confiance des révoltés et parvient à transformer la protestation en révolte armée. Le prince Charles, âgé de 17 ans, se rend sur place et est reçu avec un chaleureux accueil de la part de la population de Fort William. Il prononce une allocution devant le Parlement qui marque réellement le début de la guerre d'indépendance lorthonienne. Si certaines têtes de la révolte s'opposent au retour d'un régime monarchique, même national, ils sont rapidement marginalisés voire supprimés.
Le prince Charles ne reste cependant pas longtemps aux Îles Lorthon pour commander les opérations, cette tâche est laissée à Moore qui est bien plus capable pour cet exercice. Charles rentre en Santogne où il parfait sa formation au pouvoir et à la guerre aux côtés de la reine Ivona. Il est fort probable qu'en plus des disciplines politiques et martiales, le prince ait été initié aux plaisirs de la chair et à la vie d'amant. Toujours d'actualité, la question de savoir si le prince et la reine ont eu une relation charnelle reste en suspens. Si cette hypothèse est plus que probable au vu du tempérament de la reine, le mutisme pudique des peintres de cour santognais en aura de toute façon gommé les traits. La correspondance retrouvée du prince et de la reine n'aura, quant à elle, pas donné les réponses escomptées en raison d'une certaine ambiguïté relationnelle que les deux semblaient aimer cultiver. L'influence de la reine et du monde santognais aura de toute façon été bien plus conséquente que ne l'aurait jamais été une éventuelle liaison charnelle. Charles de Northmond reviendra aux Îles Lorthon l'esprit rempli des idées nouvelles du contient marquées par le despotisme éclairé et un classicisme artistique revendiqué, dont les traits peuvent être largement admirés dans les rues de la capitale.
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L'arrivée du prince Charlie à Fort William par Mathis Petersley (1838)[/center]
Le prince va vivre les prochaines années de sa vie en alternance entre la douceur des palais santognais et les conditions rudes de la guerre qui fait rage dans son royaume. Les combats s'éternisent 8 années durant mais Charles refusent de porter le titre de roi sans avoir la reconnaissance de son ennemi. La Britonnie reconnait finalement la victoire des forces rebelles lorthoniennes et concède l'indépendance du territoire dans les articles du traité de Cleyburg qui met un terme à la guerre. Le prince est couronné dans la foulée, le 3 août 1726, de nombreuses personnalités royales sont présentes dont la sulfureuse reine santognaise.
Le règne du roi Charles sera assez long pour asseoir définitivement la renaissance du pouvoir royal lorthonien. Lui et Jonathan Moore qu'il choisit comme Premier ministre dès son couronnement, auront à coeur de développer et stabiliser le nouveau système politique lorthonien. Le royaume se dote en 1729 d'une constitution qui a pour but d'élargir le champ des libertés publiques et d'encadrer les pouvoirs du souverain qui restent très importants malgré tout. Cette constitution régira l'ensemble de la vie publique jusqu'à la crise de 1954 où le modèle monarchique évoluera à nouveau. Charles dirigera en monarque éclairé, soucieux d'une certaine moralité dans sa politique qui reste cependant autoritaire et despotique. Il modernise les centres-ville, abat des quartiers entiers, pose les fondements du Droit moderne, bâtit d'imposants monuments et laisse libre-court à l'expression artistique qui prépare déjà le romantisme lorthonien qui s'épanouira comme nulle part ailleurs dans tout le XIXe siècle. Il ne fera pas la guerre. Il déclarera lui-même que l'expérience qu'il en avait eue dans la lutte pour l'indépendance l'en avait profondément détourné. Il s'éteint des suites d'une pneumonie le 25 décembre 1751 à l'âge de 50 ans. Il laisse un pays riche et en voie de modernisation après un règne de paix voué à la culture et à la modernité qui reste aujourd'hui la marque d'un des plus grands personnages que les Îles Lorthon ont porté.
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William Hamleigh
[justify][center][URL=https://www.casimages.com/i/19041010303847479.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/04/10/19041010303847479.png[/IMG][/URL][/center]
[center]Richard III[/center]
[center]Richard III[/center]
- Naissance : 3 août 2001, Fort William, Greenoch
- Nationalité : Lorthon
- Diplômé(e) de : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343633#p343633]Université Royale de Hoxa[/url]
- Dynastie : de Northmond
- Couronnement : 14 septembre 2022, Cathédrale Saint Alfred de Fort William
- Épouse : Cassandra de Sissinghurst
- Gouvernements :
- Mac Millan II - National Crown Party (2019-2023)
- Edmond I - Conservative Party (2023-2027)
- Connolly I - National Crown Party (2027-2031)
- Connolly II - National Crown Party (2031-2035)
- Ceallach I - Labour Party + Green Isles (2035-2038)
- Morgan I - Labour Party + Gaelic Front (2038-2040)
- Morgan II - Labour Party (2040 - ?)
- Notice biographique : Richard James Albert de Northmond, né le 3 août 2001 au château de Fort William, est le monarque régnant du Royaume des Îles Lorthon ainsi que de la Katherina. Il est l'unique enfant du couple royal formé par James VI et Charlotte de Kilgore. Il grandit à l'intérieur du château royal et est tenu à l'écart de la vie publique par ses parents jusqu'à ses 14 ans. Passioné par les arts, Richard est diplômé en Lettres anglo-saxonnes et celtiques de l’Université Royale de Hoxa qu'il fréquente après avoir passé son service militaire d'une année. Le décès soudain du Roi James VI, victime d'une attaque foudroyante, le lance sur la voie royale. Richard monte sur le trône à l'aube de ses 21 ans, à peine un mois après avoir fêté sa majorité. Ses premières années en tant que souverain sont calmes, les affaires officielles étant principalement assurées par sa mère. Il en profite pour partir pendant deux années à la rencontre des Lorthoniens à travers le pays. Cette démarche inédite dans la mémoire de la monarchie moderne séduit la population et lui vaut une solide popularité pour son début de règne. Passés ses 25 ans, Richard prend en main l'intégralité de sa fonction royale et soulage sa mère âgée des charges et contraintes de la vie publique. C'est le frère de feu son père, son oncle Humphrey de Northmond, qui assurera désormais le conseil de son neveu. Le Roi Richard cultive une image de souverain proche de ses sujets tout en gardant la distance du protocole. Ainsi, la monarchie s'est investie plus en profondeur dans de nombreux programmes sociaux et participe à de nombreuses œuvres caritatives pour les plus fragiles de la population. Amateur d'art et mélomane, le Roi finance également une multitude d'événements culturels visant à promouvoir le patrimoine historique et artistique des Îles Lorthon. Dans cette optique, certaines traditions héritées de la Renaissance comme le bal d'été ou le tir de feux d'artifices royaux ont fait leur retour sous l'instigation du monarque. Si le Roi des Îles Lorthon ne gouverne pas, il n'en reste pas moins un acteur important de l'échiquier politique du pays. À ce jour, Richard III en est à son sixième gouvernement et à son cinquième Premier ministre. Si l'on a connaissance de l'amitié avec Sarah Connolly, Première ministre durant huit années, certaines relations furent plus protocolaires et détachées comme avec Daniel Ceallach ou August Edmond. Richard III se marie en 2036 à son amour de jeunesse, la princesse Cassandra Sissinghurst de Kingsey. Le couple donne naissance, le 11 janvier 2039, à une petite fille qu'ils baptisent Jane.
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William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/vZMSOtF.png[/img]
Henri III sur le point d'abdiquer[/center]
[center]Les jours de septembre[/center]
Les "jours de septembre" est une expression lorthonienne qui désigne la catastrophique fin de règne du roi Henri III jusqu'à son abdication le 27 septembre 1954. A la suite d'un profond malentendu entre le souverain et son gouvernement se déclare une contestation nationale réclamant plus de démocratie et rejetant la forme courante de l’État. Ces événements débouchent sur l'élaboration d'une [url=https://drive.google.com/file/d/1fxUWGocjxqYnq42-P3z_GVCqoMqYRR7D/view?usp=sharing]nouvelle constitution[/url] pour les Îles Lorthon, donnant naissance à la démocratie libérale qu'elles connaissent actuellement.
Le Royaume des Îles Lorthon d'avant crise est une monarchie reposant sur une constitution encadrant les pouvoirs du monarque, l'encourageant à partager la gouvernance avec un parlement élu démocratiquement. Néanmoins les pouvoirs conférés au trône sont énormes. A vrai dire, il s'agit de la même constitution promulguée en 1729, trois ans après l'indépendance. Si Charles Ier et ses successeurs exerçaient pleinement les prérogatives que leur octroyait la loi, l'usage et l'évolution des mœurs ont fait que la personne du roi s'est progressivement rangée derrière celle du Premier ministre et du gouvernement issus des élections. Légalement le roi disposait pourtant toujours d'un important champ d'action ; celui-ci ne les mettait seulement que peu en œuvre pour garantir le bon fonctionnement des institutions. Une situation qui revient donc à trouver l'équilibre entre vision du souverain et souhaits démocratiques. Il est également bon de noter que le suffrage de l'époque exclut toujours les femmes.
[center][img]https://i.imgur.com/Yaq4u4K.png[/img] [img]https://i.imgur.com/hM0FJlc.png[/img]
Felix Taft en 1952 | Henri III et la reine Louise en 1954[/center]
Un équilibre qui fut un succès durant les trente années où le Parti National de la Couronne dirigea sans interruption. Particulièrement sous Felix Taft qui fut Premier ministre de 1937, année du couronnement de Henri III, à 1953. De fait le binôme entre Taft et le souverain était particulièrement rodé et complice. Ces premières années furent d'une relative prospérité pour les Îles Lorthon qui purent mener à bien d'importants projets à long terme.
Tout changea lorsque le gouvernement Taft pris le revers de sa politique d'austérité, entamée pour contrer le tarissement des charbonnages lorthoniens. D'importantes coupes budgétaires sont effectuées plongeant de nombreux foyers dans des conditions précaires et déplorables. Un important mouvement de grève se déclara et paralysa l'entièreté du pays pendant plusieurs semaines. Une contestation qui porta au pouvoir le travailliste Anton Shadwell à la suite des élections générales de 1953. Shadwell fut élu en promettant d'importantes réformes sociales et institutionnelles. Étaient inscrits dans son programme l'élargissement du suffrage aux femmes, la nationalisation des industries minières et bientôt pétrolières, la promesse de gains sociaux pour les travailleurs, etc. Un véritable raz-de-marée socialiste qui vint abattre sur une classe politique depuis longtemps acquise au binôme formé par Taft et Henri III.
[center][img]https://i.imgur.com/V7vRVhn.png[/img] [img]https://i.imgur.com/lJIGqgY.png[/img]
Forces de l'ordre contenant les manifestants | Anton Shadwell après son élection[/center]
Le séisme que voulait déclencher Shadwell était beaucoup trop brutal selon le souverain qui admettait difficilement le départ de son associé qui l'avait accompagné tout le long de son règne et qui partageait sa vision des choses. Shadwell était l'exact opposé du souverain en matière de positions politiques. Henri III s'entêta et pratiqua l'obstructionnisme à toutes les mesures présentées par le Premier ministre. A chaque projet, le roi refusait simplement d'y apposer sa sanction, processus pourtant indispensable à la mise en place de réformes. Cela se poursuivit de la sorte durant plusieurs mois jusqu'à ce que le roi prenne la décision de révoquer le Premier ministre et de prononcer la dissolution du parlement, appelant à de nouvelles élections.
La réception fut désastreuse et la population se jeta dans les rues pour réclamer le retour de Shadwell. Le roi demeura sourd aux appels de son peuple pendant plusieurs semaines. La contestation prit alors un tournant violent, exalté par quelques mouvances marxistes du parti travailliste qui voyaient sans doute venir le grand soir. De nombreux sabotages et affrontements avec les forces de l'ordre eurent lieu et causèrent la mort de dizaines de civils. Henri III restait toujours muré dans son château dans l'attente que l'orage se dissipe. Il n'en fut rien. La situation devint critique, le pays était à deux doigts de sombrer dans la guerre civile. Felix Taft revint sur la scène s'entretint avec le souverain. Le mouvement gagnait désormais les colonies qui saisirent l'opportunité de réclamer leur autonomie. On ne sait ce que se sont dits les deux hommes au cours des longues heures durant lesquelles ils restèrent enfermés dans le bureau du roi et où, sans doute, le destin du royaume s'est joué.
Après l'entrevue, Taft alla voir Shadwell avant de se rendre auprès du prince Charles, 20 ans à l'époque. On se doute de ce qu'il lui dit alors puisque le lendemain, le 27 septembre, aux douze coups de midi, le roi Henri III fit part lors d'une allocution à la radio de son intention d'abdiquer.
La nouvelle fut accueillie avec retenue par la population mais la pression se relâcha d'un coup sur le pays. On convoqua par scrutin une nouvelle assemblée à laquelle furent confiés des pouvoirs constituants. La rédaction de la nouvelle constitution prit plusieurs semaines avant de pouvoir être présentée aux membres de la Chambre des Communes qui ratifièrent son contenu le 27 décembre. Un réel débat eut lieu sur l'avenir du pays et la forme que prendrait celui-ci dans l'après-crise. Sans nul doute que Taft et Shadwell tenaient là la possibilité de fonder la première république de l'histoire lorthonienne mais aucun des deux ne prit cette voie là. Charles III prêta serment sur la nouvelle constitution, nouvelle procédure qui précède désormais le couronnement solennel, le 1er janvier 1955 et sanctionna la constitution le 12 janvier. Pour conclure la transformation du régime, le texte fut soumis à la population par référendum, le premier dans l'histoire du pays.
[center][img]https://i.imgur.com/amdFmbK.png[/img]
Charles III peu après son couronnement[/center]
La seconde constitution lorthonienne marque une rupture avec ce régime de l'équilibre entre les institutions démocratiques et la monarchie. Cette dernière voit ses pouvoirs drastiquement diminués au profit d'un renforcement du Parlement. Le droit de suffrage est étendu aux femmes, les libertés fondamentales sont garanties, c'est la naissance de la démocratie lorthonienne qui naît ce jour-là.
[center][url=https://drive.google.com/file/d/1fxUWGocjxqYnq42-P3z_GVCqoMqYRR7D/view?usp=sharing]Le texte de la seconde constitution[/url][/center]
Henri III sur le point d'abdiquer[/center]
[center]Les jours de septembre[/center]
Les "jours de septembre" est une expression lorthonienne qui désigne la catastrophique fin de règne du roi Henri III jusqu'à son abdication le 27 septembre 1954. A la suite d'un profond malentendu entre le souverain et son gouvernement se déclare une contestation nationale réclamant plus de démocratie et rejetant la forme courante de l’État. Ces événements débouchent sur l'élaboration d'une [url=https://drive.google.com/file/d/1fxUWGocjxqYnq42-P3z_GVCqoMqYRR7D/view?usp=sharing]nouvelle constitution[/url] pour les Îles Lorthon, donnant naissance à la démocratie libérale qu'elles connaissent actuellement.
Le Royaume des Îles Lorthon d'avant crise est une monarchie reposant sur une constitution encadrant les pouvoirs du monarque, l'encourageant à partager la gouvernance avec un parlement élu démocratiquement. Néanmoins les pouvoirs conférés au trône sont énormes. A vrai dire, il s'agit de la même constitution promulguée en 1729, trois ans après l'indépendance. Si Charles Ier et ses successeurs exerçaient pleinement les prérogatives que leur octroyait la loi, l'usage et l'évolution des mœurs ont fait que la personne du roi s'est progressivement rangée derrière celle du Premier ministre et du gouvernement issus des élections. Légalement le roi disposait pourtant toujours d'un important champ d'action ; celui-ci ne les mettait seulement que peu en œuvre pour garantir le bon fonctionnement des institutions. Une situation qui revient donc à trouver l'équilibre entre vision du souverain et souhaits démocratiques. Il est également bon de noter que le suffrage de l'époque exclut toujours les femmes.
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Felix Taft en 1952 | Henri III et la reine Louise en 1954[/center]
Un équilibre qui fut un succès durant les trente années où le Parti National de la Couronne dirigea sans interruption. Particulièrement sous Felix Taft qui fut Premier ministre de 1937, année du couronnement de Henri III, à 1953. De fait le binôme entre Taft et le souverain était particulièrement rodé et complice. Ces premières années furent d'une relative prospérité pour les Îles Lorthon qui purent mener à bien d'importants projets à long terme.
Tout changea lorsque le gouvernement Taft pris le revers de sa politique d'austérité, entamée pour contrer le tarissement des charbonnages lorthoniens. D'importantes coupes budgétaires sont effectuées plongeant de nombreux foyers dans des conditions précaires et déplorables. Un important mouvement de grève se déclara et paralysa l'entièreté du pays pendant plusieurs semaines. Une contestation qui porta au pouvoir le travailliste Anton Shadwell à la suite des élections générales de 1953. Shadwell fut élu en promettant d'importantes réformes sociales et institutionnelles. Étaient inscrits dans son programme l'élargissement du suffrage aux femmes, la nationalisation des industries minières et bientôt pétrolières, la promesse de gains sociaux pour les travailleurs, etc. Un véritable raz-de-marée socialiste qui vint abattre sur une classe politique depuis longtemps acquise au binôme formé par Taft et Henri III.
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Forces de l'ordre contenant les manifestants | Anton Shadwell après son élection[/center]
Le séisme que voulait déclencher Shadwell était beaucoup trop brutal selon le souverain qui admettait difficilement le départ de son associé qui l'avait accompagné tout le long de son règne et qui partageait sa vision des choses. Shadwell était l'exact opposé du souverain en matière de positions politiques. Henri III s'entêta et pratiqua l'obstructionnisme à toutes les mesures présentées par le Premier ministre. A chaque projet, le roi refusait simplement d'y apposer sa sanction, processus pourtant indispensable à la mise en place de réformes. Cela se poursuivit de la sorte durant plusieurs mois jusqu'à ce que le roi prenne la décision de révoquer le Premier ministre et de prononcer la dissolution du parlement, appelant à de nouvelles élections.
La réception fut désastreuse et la population se jeta dans les rues pour réclamer le retour de Shadwell. Le roi demeura sourd aux appels de son peuple pendant plusieurs semaines. La contestation prit alors un tournant violent, exalté par quelques mouvances marxistes du parti travailliste qui voyaient sans doute venir le grand soir. De nombreux sabotages et affrontements avec les forces de l'ordre eurent lieu et causèrent la mort de dizaines de civils. Henri III restait toujours muré dans son château dans l'attente que l'orage se dissipe. Il n'en fut rien. La situation devint critique, le pays était à deux doigts de sombrer dans la guerre civile. Felix Taft revint sur la scène s'entretint avec le souverain. Le mouvement gagnait désormais les colonies qui saisirent l'opportunité de réclamer leur autonomie. On ne sait ce que se sont dits les deux hommes au cours des longues heures durant lesquelles ils restèrent enfermés dans le bureau du roi et où, sans doute, le destin du royaume s'est joué.
Après l'entrevue, Taft alla voir Shadwell avant de se rendre auprès du prince Charles, 20 ans à l'époque. On se doute de ce qu'il lui dit alors puisque le lendemain, le 27 septembre, aux douze coups de midi, le roi Henri III fit part lors d'une allocution à la radio de son intention d'abdiquer.
La nouvelle fut accueillie avec retenue par la population mais la pression se relâcha d'un coup sur le pays. On convoqua par scrutin une nouvelle assemblée à laquelle furent confiés des pouvoirs constituants. La rédaction de la nouvelle constitution prit plusieurs semaines avant de pouvoir être présentée aux membres de la Chambre des Communes qui ratifièrent son contenu le 27 décembre. Un réel débat eut lieu sur l'avenir du pays et la forme que prendrait celui-ci dans l'après-crise. Sans nul doute que Taft et Shadwell tenaient là la possibilité de fonder la première république de l'histoire lorthonienne mais aucun des deux ne prit cette voie là. Charles III prêta serment sur la nouvelle constitution, nouvelle procédure qui précède désormais le couronnement solennel, le 1er janvier 1955 et sanctionna la constitution le 12 janvier. Pour conclure la transformation du régime, le texte fut soumis à la population par référendum, le premier dans l'histoire du pays.
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Charles III peu après son couronnement[/center]
La seconde constitution lorthonienne marque une rupture avec ce régime de l'équilibre entre les institutions démocratiques et la monarchie. Cette dernière voit ses pouvoirs drastiquement diminués au profit d'un renforcement du Parlement. Le droit de suffrage est étendu aux femmes, les libertés fondamentales sont garanties, c'est la naissance de la démocratie lorthonienne qui naît ce jour-là.
[center][url=https://drive.google.com/file/d/1fxUWGocjxqYnq42-P3z_GVCqoMqYRR7D/view?usp=sharing]Le texte de la seconde constitution[/url][/center]
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William Hamleigh
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[center]Bashir Maan[/center]
[center]Bashir Maan[/center]
- Naissance : 2 décembre 1999, Fort William, Greenoch
- Nationalité : Lorthon
- Profession : Financier
- Diplômé(e) de : Université de Fort William
- Parti politique : Parti conservateur
- Fonction(s)
- Membre de la Chambre des Communes Insulaires (2035-2038)
- Président du parti conservateur (2039-?)
- Premier ministre du Royaume-Uni des Îles Lorthon et des Élandes (2041-?)
- Notice biographique : Bashir Maan naît le 2 décembre 1999 à Fort William dans une famille d'origine karmali. Il grandit dans le quartier de Rosnaree, haut-lieu de mixité où se côtoient des dizaines de diasporas issues pour la plupart du Moyen Orient et de Janubie, principalement musulmanes. Les parents Maan sont de petites gens; sa mère tient un salon de coiffure et son père est cheminot. À l'école, Bashir Maan se distingue des autres élèves par ses facultés dans plusieurs matières notamment en mathématiques et plus tard en économie. En sortant de l'enseignement secondaire, ses parents se saignent pour lui offrir des études dans une université prestigieuse. Il rate l'entrée à l'Université d'Hoxa mais est finalement accepté à Fort William et entame un cursus en sciences économiques. À sa sortie, il commence à travailler dans le quartier financier de la capitale où il occupe des petits postes de comptabilité et autres. Après avoir ensuite travaillé pour plusieurs grandes banques nationales, il cofonde plusieurs sociétés de gestion de fonds et d'investissements dont les activités se montrent particulièrement florissantes. La vie politique de Bashir Maan débute sur les bancs de l'université où il adhère à des associations de jeunes conservateurs. Il se présente une première fois aux élections générales de 2031 où il échoue à se faire élire mais y parvient quatre ans plus tard et fait son entrée au Parlement. Maan est finalement emporté par la chute de son parti face au Front gaélique et retourne se consacrer pleinement à ses activités financières. Lorsque le parti conservateur se cherche un nouveau leader, il apparait comme un candidat de dernière chance. Son origine sociale, son parcours et sa confession musulmane en font un candidat outsider mais dont la compétence séduit l'électorat conservateur. Bashir Maan se définit de confession musulmane mais non pratiquant en dehors des traditions familiales. Ainsi, il déclare notamment observer l'annuel jeûne du ramadan. Toutefois, il l'assure, la composante islamique de son identité passe après sa principale lorthonienne ce qui lui vaut un soutien de ses électeurs sur les questions d'intégration et d'immigration. Il conduit une campagne remarquable et mène son parti à la victoire lors des élections générales de 2041. Il devient Premier ministre le 8 février 2041.