Posté : mar. sept. 26, 2017 3:06 pm
Culture (3)
Servitude pour dettes
[img]https://s22.postimg.cc/i9s6kd61t/103675410-_Getty_Images-137055634.1910x1000.jpg[/img]
Introduction
Le système judiciaire du Mahajanubia évite dans la mesure du possible les peines d'emprisonnement, leur préférant les châtiments corporels et amendes, ceci dans une logique de punition de l'auteur visible par tous pour donner l'exemple via des coups de canne ou bénéfique pour tous à travers la réparation financière. La prison est à ce titre vue comme contre-productive : l'auteur coûte de l'argent à la collectivité et ne fait que perdre son temps entre quatre murs. Les quelques cas de travaux forcés par des prisonniers demandent une telle supervision qu'ils sont souvent d'avantage un moyen de réduire les coûts qu'une réelle activité lucrative.
L'amende est donc la peine la plus souvent appliquée. Elle se substitue même souvent aux châtiments corporels pour les mieux nantis, ceux-ci préférant payer une forte somme plutôt que de risquer mutilation, douleur ou même humiliation publique. Une affaire pour beaucoup de panchayats mais aussi pour les victimes, dont beaucoup n'ont que faire de la nature de la punition du coupable, voyant dans la condamnation judiciaire déjà un moyen d'être en paix et dans un dédommagement financier un moyen de compenser leur perte, qu'il s'agisse d'une simple tête de bétail, d'un membre de la famille ou de leur honneur.
Dans les cas où l'amende ne peut être payé, le panchayat s'en remet au châtiment corporel, d'avantage pour asseoir son autorité légale que par réel désir.
Dans les cas où une dette privée n'est pas honorée, on vend les biens du débiteur afin de compenser le créancier.
Mais dans les cas où les biens ne suffisent pas, que faire ?
Au Mahajanubia, la monnaie papier et le troc restent encore les formes les plus courantes d'échange. Moins d'un dixième des ménages possédaient un compte bancaire en 2033 et même ceux qui en possédaient un devaient faire d'importants retraits en cash pour pouvoir traiter avec le reste de la population, dont une part non-négligeable n'a même pas d'argent, se contentant très largement de simple subsistance, payant leurs taxes en nature, en corvées et arrangements divers avec les Zamindars, ces collecteurs d'impôt ayant acheté leur charge.
Ces Zamindars, en tant qu'individus privés, ont un contrat avec les principautés et doivent s'acquitter de l'impôt prévu, peu importe qu'ils aient ou non pu le collecter effectivement auprès du peuple. Dans une telle situation et au vu des montants en jeu, on comprendra qu'un Zamindar ne peut pas se permettre d'accepter simplement un châtiment corporel pour lui-même (il en perdrait la tête... littéralement) ou pour les malheureux sujets incapables de régler l'impôt : les coups de bâton se convertissent mal en monnaie...
Jadis, lorsque l'esclavage était encore largement accepté dans les mœurs, les Zamindars prenaient en paiement un membre de la famille fautive. Celui-ci devenait l'esclave de la maisonnée du Zamindar jusqu'à ce que sa famille puisse racheter sa liberté en payant la dette (avec intérêts et pénalité). La situation était acceptée de bon gré, surtout chez les paysans, où une mauvaise récolte pouvait signifié la ruine de la famille mais surtout la famine. L'enfant ainsi "vendu" serait au moins temporairement à l'abri de la disette tandis qu'une bouche en moins à nourrir pouvait permettre à la famille de se refaire. Bien entendu, les cas étaient courants d'enfants ne pouvant jamais être rachetés et devenant les progéniteurs de lignées entières d'esclaves. Et loin de l'image du serviteur loyal et dévoué travaillant aux côtés de son maître dans une riche demeure, la majorité des esclaves finissaient dans les mines, les plantations et autres occupations dangereuses.
Les Zamindars n'étaient ainsi pas les seuls à avoir des esclaves : toute personne n'étant pas elle-même un esclave pouvait en acheter auprès des Zamindars ou des Rajahs, lesquels dispensaient à l'époque la justice directement, sans l'intermédiaire des panchayats. De manière générale, les nantis trouvaient dans ce système un avantage tandis que les classes les plus pauvres préféraient souvent perdre une liberté qu'ils n'avaient jamais vraiment posséder plutôt que de sacrifier un doigt ou de se faire battre à mort.
L'arrivée de la Britonnie dans la région sonna la fin de l'esclavage légal et héréditaire à perpétuité. Ce fut d'ailleurs l'une des nombreuses raisons pour les révoltes nobiliaires qui secouèrent l'Horbarash : l'abolition de l'esclavage mettait en péril toute la structure sociale de Janubie mais aussi l'assise financière des Rajas. Sous prétexte de nationalistes, beaucoup de ces rebelles luttaient donc aussi pour le maintient de privilèges et inégalités qui profitaient à leurs familles.
La Britonnie comprit toutefois rapidement qu'administrer un territoire aussi vaste et aussi culturellement différent serait impossible sans faire quelques concessions aux idéaux des Lumières. Ainsi, là où l'esclavage pur et simple fut interdit, une forme de servitude temporaire fut autorisée, sur le modèle de l'engagisme déjà utilisé sur ses propres citoyens pour peupler les colonies. Le serviteur était ainsi tenu dans une situation similaire à celle d'un employé mais une grande partie de sa rémunération était confisquée par l'employeur en vue de payer sa dette.
Initialement, le nouveau système fut accepté avec enthousiasme par chaque niveau de la société : après tout, à présent, même les moins riches pouvaient obtenir des serviteurs bon marché pour une durée limitée. Et les individus les plus endettés trouvaient là un moyen d'assurer leur subsistance sans pour autant condamner leurs descendants à une servitude similaire. Mais la méthode britonnique prouva rapidement ses limites : les principales victimes étaient des petits paysans sans terre qui, suite à une mauvaise récolte, se retrouvaient ici enrôlés comme main d'oeuvre forcée dans des plantations d'épice, de thé et autres "cashcrops". Comme ils ne travaillaient plus leurs terres pour nourrir leurs familles et, par leurs taxes, les villes, la famine éclata à deux reprises dans la région. Si les princes ne s'en inquiétèrent pas, l'image de la "mission civilisatrice" de la Britonnie fut elle ternie par cette situation...
Le système fut donc complexifié, avec une subdivision précise pour les paysans sans terre et autres travailleurs peu qualifiés qui, en cas de dette impayée, pouvaient voir leurs créanciers se retourner vers leurs propriétaires / employeurs. Ces derniers devaient alors s'engager à payer la dette dans un délai raisonnable, en échange de quoi le débiteur serait attaché à son service pour l'activité précise que le débiteur exerçait déjà et qu'il poursuivrait ici. En cela, une forme de servage moderne vis le jour, enchaînant des populations entières à une terre ou exploitation précise et leur interdisant de s'en éloigner sans l'accord spécifique de leur "maître", ceci jusqu'au paiement intégral de la dette, majorée d'intérêts et pénalités selon les cas.
Le système perdure encore aujourd'hui, avec quelques innovations :
Les panchayats ont pris sur eux l'autorité morale et légale de trancher au cas par cas. Souvent, ils avancent directement aux créanciers les sommes demandées, se chargeant ensuite de prendre à leur service le débiteur en servitude pour dette, puisque celui-ci réside déjà dans la communauté. Ils louent ensuite son travail à son employeur actuel jusqu'à extinction de la dette.
Les Zamindars demeurent eux aussi de grands utilisateurs de la servitude pour dette, en partie car leur fortune leur permet d'acquérir des terres et de les louer à des paysans, lesquels sont souvent les premiers à s'endetter à cause d'une mauvaise récolte, recevant une avance de leur propriétaire afin de ne pas mourir de faim mais s’enchaînant ainsi légalement à son service pour plusieurs années.
Si l'impartialité et la justice du système de servitude pour dette s'est considérablement améliorée depuis un siècle, il demeure de nombreux abus.
Dans les villes, des prêts sont accordés à des taux tellement élevés que les intérêts à eux seuls sont supérieurs aux mensualités que peuvent payé les débiteurs, de sorte que leur dette continue de croître malgré les paiements. Leur passage en servitude pour dette signifie alors que leur travail ne couvre même pas les intérêts et qu'ils se retrouvent dans une situation similaire à l'esclavage, à ceci près que ce n'est pas héréditaire.
Plus insidieux encore sont les cas de familles de paysans sans terre qui, arrivant dans un village, y trouvent un champ à louer, uniquement pour s’apercevoir que le loyer, l'accès à l'eau ou autres commodités locales fournies par le propriétaire sont tellement chers que la famille finit par s'endetter de manière déraisonnable. Le propriétaire met alors souvent en avant le fait que, même en servitude, les époux ne pourront payer leur dette durant toute une vie de travail. Il menace alors souvent de demander un châtiment corporel sévère, comme une amputation. Les membres du panchayat sont de mèche avec le propriétaire tandis que les paysans, récemment arrivés et souvent issus de jatis peu prestigieux, ne sont rien. Tout cela garantit un jugement favorable au propriétaire et, pour éviter l'amputation, la famille accepte de faire souscrire à ses fils et filles des prêts pour payer les dettes précédentes au moins en partie. Il en résulte ensuite un jugement du panchayat mettant toute la famille au service du propriétaire jusqu'à extinction des dettes... lesquelles ne font en fait que croître.
La possibilité de faire appel au niveau suivant du système des panchayats, combiné à l'existence d'associations de défense des plus démunis, mitige le phénomène. Mais le manque d'éducation et d'information des populations rurales et des travailleurs migrants contribue souvent à créer des situations encore pires.
Servitude pour dettes
[img]https://s22.postimg.cc/i9s6kd61t/103675410-_Getty_Images-137055634.1910x1000.jpg[/img]
Introduction
Le système judiciaire du Mahajanubia évite dans la mesure du possible les peines d'emprisonnement, leur préférant les châtiments corporels et amendes, ceci dans une logique de punition de l'auteur visible par tous pour donner l'exemple via des coups de canne ou bénéfique pour tous à travers la réparation financière. La prison est à ce titre vue comme contre-productive : l'auteur coûte de l'argent à la collectivité et ne fait que perdre son temps entre quatre murs. Les quelques cas de travaux forcés par des prisonniers demandent une telle supervision qu'ils sont souvent d'avantage un moyen de réduire les coûts qu'une réelle activité lucrative.
L'amende est donc la peine la plus souvent appliquée. Elle se substitue même souvent aux châtiments corporels pour les mieux nantis, ceux-ci préférant payer une forte somme plutôt que de risquer mutilation, douleur ou même humiliation publique. Une affaire pour beaucoup de panchayats mais aussi pour les victimes, dont beaucoup n'ont que faire de la nature de la punition du coupable, voyant dans la condamnation judiciaire déjà un moyen d'être en paix et dans un dédommagement financier un moyen de compenser leur perte, qu'il s'agisse d'une simple tête de bétail, d'un membre de la famille ou de leur honneur.
Dans les cas où l'amende ne peut être payé, le panchayat s'en remet au châtiment corporel, d'avantage pour asseoir son autorité légale que par réel désir.
Dans les cas où une dette privée n'est pas honorée, on vend les biens du débiteur afin de compenser le créancier.
Mais dans les cas où les biens ne suffisent pas, que faire ?
Au Mahajanubia, la monnaie papier et le troc restent encore les formes les plus courantes d'échange. Moins d'un dixième des ménages possédaient un compte bancaire en 2033 et même ceux qui en possédaient un devaient faire d'importants retraits en cash pour pouvoir traiter avec le reste de la population, dont une part non-négligeable n'a même pas d'argent, se contentant très largement de simple subsistance, payant leurs taxes en nature, en corvées et arrangements divers avec les Zamindars, ces collecteurs d'impôt ayant acheté leur charge.
Ces Zamindars, en tant qu'individus privés, ont un contrat avec les principautés et doivent s'acquitter de l'impôt prévu, peu importe qu'ils aient ou non pu le collecter effectivement auprès du peuple. Dans une telle situation et au vu des montants en jeu, on comprendra qu'un Zamindar ne peut pas se permettre d'accepter simplement un châtiment corporel pour lui-même (il en perdrait la tête... littéralement) ou pour les malheureux sujets incapables de régler l'impôt : les coups de bâton se convertissent mal en monnaie...
Jadis, lorsque l'esclavage était encore largement accepté dans les mœurs, les Zamindars prenaient en paiement un membre de la famille fautive. Celui-ci devenait l'esclave de la maisonnée du Zamindar jusqu'à ce que sa famille puisse racheter sa liberté en payant la dette (avec intérêts et pénalité). La situation était acceptée de bon gré, surtout chez les paysans, où une mauvaise récolte pouvait signifié la ruine de la famille mais surtout la famine. L'enfant ainsi "vendu" serait au moins temporairement à l'abri de la disette tandis qu'une bouche en moins à nourrir pouvait permettre à la famille de se refaire. Bien entendu, les cas étaient courants d'enfants ne pouvant jamais être rachetés et devenant les progéniteurs de lignées entières d'esclaves. Et loin de l'image du serviteur loyal et dévoué travaillant aux côtés de son maître dans une riche demeure, la majorité des esclaves finissaient dans les mines, les plantations et autres occupations dangereuses.
Les Zamindars n'étaient ainsi pas les seuls à avoir des esclaves : toute personne n'étant pas elle-même un esclave pouvait en acheter auprès des Zamindars ou des Rajahs, lesquels dispensaient à l'époque la justice directement, sans l'intermédiaire des panchayats. De manière générale, les nantis trouvaient dans ce système un avantage tandis que les classes les plus pauvres préféraient souvent perdre une liberté qu'ils n'avaient jamais vraiment posséder plutôt que de sacrifier un doigt ou de se faire battre à mort.
L'arrivée de la Britonnie dans la région sonna la fin de l'esclavage légal et héréditaire à perpétuité. Ce fut d'ailleurs l'une des nombreuses raisons pour les révoltes nobiliaires qui secouèrent l'Horbarash : l'abolition de l'esclavage mettait en péril toute la structure sociale de Janubie mais aussi l'assise financière des Rajas. Sous prétexte de nationalistes, beaucoup de ces rebelles luttaient donc aussi pour le maintient de privilèges et inégalités qui profitaient à leurs familles.
La Britonnie comprit toutefois rapidement qu'administrer un territoire aussi vaste et aussi culturellement différent serait impossible sans faire quelques concessions aux idéaux des Lumières. Ainsi, là où l'esclavage pur et simple fut interdit, une forme de servitude temporaire fut autorisée, sur le modèle de l'engagisme déjà utilisé sur ses propres citoyens pour peupler les colonies. Le serviteur était ainsi tenu dans une situation similaire à celle d'un employé mais une grande partie de sa rémunération était confisquée par l'employeur en vue de payer sa dette.
Initialement, le nouveau système fut accepté avec enthousiasme par chaque niveau de la société : après tout, à présent, même les moins riches pouvaient obtenir des serviteurs bon marché pour une durée limitée. Et les individus les plus endettés trouvaient là un moyen d'assurer leur subsistance sans pour autant condamner leurs descendants à une servitude similaire. Mais la méthode britonnique prouva rapidement ses limites : les principales victimes étaient des petits paysans sans terre qui, suite à une mauvaise récolte, se retrouvaient ici enrôlés comme main d'oeuvre forcée dans des plantations d'épice, de thé et autres "cashcrops". Comme ils ne travaillaient plus leurs terres pour nourrir leurs familles et, par leurs taxes, les villes, la famine éclata à deux reprises dans la région. Si les princes ne s'en inquiétèrent pas, l'image de la "mission civilisatrice" de la Britonnie fut elle ternie par cette situation...
Le système fut donc complexifié, avec une subdivision précise pour les paysans sans terre et autres travailleurs peu qualifiés qui, en cas de dette impayée, pouvaient voir leurs créanciers se retourner vers leurs propriétaires / employeurs. Ces derniers devaient alors s'engager à payer la dette dans un délai raisonnable, en échange de quoi le débiteur serait attaché à son service pour l'activité précise que le débiteur exerçait déjà et qu'il poursuivrait ici. En cela, une forme de servage moderne vis le jour, enchaînant des populations entières à une terre ou exploitation précise et leur interdisant de s'en éloigner sans l'accord spécifique de leur "maître", ceci jusqu'au paiement intégral de la dette, majorée d'intérêts et pénalités selon les cas.
Le système perdure encore aujourd'hui, avec quelques innovations :
Les panchayats ont pris sur eux l'autorité morale et légale de trancher au cas par cas. Souvent, ils avancent directement aux créanciers les sommes demandées, se chargeant ensuite de prendre à leur service le débiteur en servitude pour dette, puisque celui-ci réside déjà dans la communauté. Ils louent ensuite son travail à son employeur actuel jusqu'à extinction de la dette.
Les Zamindars demeurent eux aussi de grands utilisateurs de la servitude pour dette, en partie car leur fortune leur permet d'acquérir des terres et de les louer à des paysans, lesquels sont souvent les premiers à s'endetter à cause d'une mauvaise récolte, recevant une avance de leur propriétaire afin de ne pas mourir de faim mais s’enchaînant ainsi légalement à son service pour plusieurs années.
Si l'impartialité et la justice du système de servitude pour dette s'est considérablement améliorée depuis un siècle, il demeure de nombreux abus.
Dans les villes, des prêts sont accordés à des taux tellement élevés que les intérêts à eux seuls sont supérieurs aux mensualités que peuvent payé les débiteurs, de sorte que leur dette continue de croître malgré les paiements. Leur passage en servitude pour dette signifie alors que leur travail ne couvre même pas les intérêts et qu'ils se retrouvent dans une situation similaire à l'esclavage, à ceci près que ce n'est pas héréditaire.
Plus insidieux encore sont les cas de familles de paysans sans terre qui, arrivant dans un village, y trouvent un champ à louer, uniquement pour s’apercevoir que le loyer, l'accès à l'eau ou autres commodités locales fournies par le propriétaire sont tellement chers que la famille finit par s'endetter de manière déraisonnable. Le propriétaire met alors souvent en avant le fait que, même en servitude, les époux ne pourront payer leur dette durant toute une vie de travail. Il menace alors souvent de demander un châtiment corporel sévère, comme une amputation. Les membres du panchayat sont de mèche avec le propriétaire tandis que les paysans, récemment arrivés et souvent issus de jatis peu prestigieux, ne sont rien. Tout cela garantit un jugement favorable au propriétaire et, pour éviter l'amputation, la famille accepte de faire souscrire à ses fils et filles des prêts pour payer les dettes précédentes au moins en partie. Il en résulte ensuite un jugement du panchayat mettant toute la famille au service du propriétaire jusqu'à extinction des dettes... lesquelles ne font en fait que croître.
La possibilité de faire appel au niveau suivant du système des panchayats, combiné à l'existence d'associations de défense des plus démunis, mitige le phénomène. Mais le manque d'éducation et d'information des populations rurales et des travailleurs migrants contribue souvent à créer des situations encore pires.