Page 3 sur 4
Posté : sam. juin 03, 2017 1:08 pm
par mark
Carte des faveurs à l'issue du Grand Conseil
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/984322cartedesfaveurslissueduGrandconseil.png[/img]
Posté : lun. juin 05, 2017 5:25 pm
par mark
[center]La Guerre de Pacification[/center]
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=508298newcanvasssbykenichir0daged9r.jpg][img]https://img15.hostingpics.net/pics/508298newcanvasssbykenichir0daged9r.jpg[/img][/url][/center]
[quote]Avril 2033,
00 h 26,
Setan, Résidence Ducale.
Le ciel d'encre recouvrant la capitale demeurait parsemé d'étoiles. Cela pouvait donner, si l'on savait ou les observer, une tournure magique à n'importe quelle soirée.
Pourtant, le groupe de personnes progressant fantomatiquement en direction de la résidence ne prêtait guère attention aux étoiles.
"Lynx en position. Annonça un homme positionné sur une toiture avoisinante.
- Compris Lynx, repéré les hostiles potentiels et transmettez.
- Reçu." Prenant alors son fusil, il plaça son bipied sur le rebord et regarda dans la lunette.
"Deux tango en garde de la porte. Un poste de garde positionné juste derrière. Sortie de secours apparemment désertes." Puis, faisant pivoter une molette; il corrigea : "Détection thermique indique quatre gardes. Le toit semble également garni, je compte deux... non trois plantons.
Fortes émissions de chaleurs dans les jardins, probablement des installations électrique."
A ce moment, une voix confirma dans les oreillettes : "Je confirme Lynx, il s'agit de systèmes de détection de mouvements; équipe d'assaut, prenez garde à ne pas vous frottez au sol, le système ne peut-être désactivé, utiliser les tyroliennes pour atteindre la cible.
- Compris QG." répondit alors une autre voix qui s'adressa ensuite au sniper.
"Lynx, élimine les rigolos du toit.
- Compris." Répondit machinalement le tireur qui aligna les patrouilleurs. Et en trois balles parfaitement ajustés, il les abattit, les coup de feu étouffés par un silencieux.
"Cibles éliminés." Émit alors le tireur sur les ondes qui répercutèrent le message jusqu'à un autre toit non-loin.
En entendant cela, le chef du commando ordonna à ses autres hommes de sortirent leurs grappin et de les fixer au bout du lance-grenade de leurs arme.
Puis, sortant ses jumelles, il se dressa pour observer le balcon centrale.
Portant sa main à son oreille, il demanda : "Lynx, qu'est-ce que vous voyez du côté du balcon ?"
Un petit temps passa, jusqu'à ce que la réponse parvienne dans l'oreillette : "deux gardes d'intérieurs juste derrière les fenêtres. Ils ont l'air d'être là pour un bon bout de temps."
Le chef du commando se remit dos au muret délimitant le toit et eut une courte réflexion.
"Jack, Harper, avec moi, vous rejoignez chacun un des bords du balcon, je m'occupe du centre."
Les deux hommes acquiescèrent et déployèrent leurs grappin par le bruit sourd du lance-grenade les propulsant à la distance voulue.
Une fois cela fait, ils fixèrent la corde et sortirent une tyrolienne pour se laisser glisser jusqu'au balcon.
En arrivant, juste après leur chef, ce dernier leur fit signe de rester cacher derrière la balustrade et de ne pas monter sur le balcon. Bien lui en prit car, comme il l'avait prévu, le raffut causé par les grappins se plantant attirèrent les deux gardes dehors. Et, apercevant les croisillons, il levèrent leurs armes. Ce petit bruit double permis d'assurer au petit groupe que les deux gardes étaient bien là, et, sur un signe de leurs chef, jack et Harper se hissèrent à vu des gardes pour lancer en une fraction de secondes leurs couteaux. Ils se plantèrent respectivement dans la gorge du premier garde et dans la poitrine du second. La menace s’évanouit pesamment, alourdie par l'équipement. Alors, passant le rebord à son tour, le chef signala au reste du commando qu'il pouvait descendre.
Obéissant, l'équipe rejoignit à son tour le balcon et lorsqu'elle fut au complet, sortant ses armes munies de silencieux, elle avança à l'intérieur du bâtiment.
"Lynx à commando, vous sortez de ma vue, je ne peux plus vous couvrir;
- Reçu Lynx, surveillez l'extérieur et en cas de problème, rappelez.
- A vos ordres"
Fermant la communication, le chef du commando ordonna de mettre les lunettes de visions nocturnes.
Là, le petit groupe pu remarquer deux gardes patrouillant sur les couloirs d'étages dominant le grand hall. Ils progressaient chacun de manière opposée.
"Instructions ?" demanda un soldat pointant déjà l'un des deux.
"On les éliminent"; viser la tête, il faut éviter les gilet pare balle.
Deux rafales silencieuses fauchèrent alors les gardes qui tombèrent au sol presque sans un bruit.
"On avance !" Ordonna le chef en progressant prudemment sur la droite, suivit de son groupe. En arrivant à hauteur d'une pièce, les capteurs de ses lunettes furent légèrement troublés par de la lumière provenant du dessous d'une porte. Il fit signe au groupe de s'arrêter
Relevant alors les binocles, il remarqua en effet un filet lumineux sortant de sous la porte du cabinet de travail. Un bruit de douche parvenait jusqu'au oreilles de l'équipe.
Par signe, le chef positionna ses hommes de part-et-d'autre de la porte. Puis, après avoir fait un décompte sur ses doigt, il ouvrit d'un coup celle-ci, attendit quelques secondes, puis entra d'un coup avec un homme de sorte à balayer la pièce.
Elle était vide. Soupçonneux, il fit signe à deux hommes d'aller jeter un œil du coté du bureau tandis qu'avec le reste du commando, il avançait vers la porte se situant le long du mur de gauche et donnant sur la chambre. Les deux membres, après avoir vérifié le dessous du bureau en particulier, hanté à l'idée qu'une "surprise" y soit caché, lâchèrent un simple "R.A.S".
Se collant alors au mur, le chef du groupe pencha vivement la tête pour vérifier qu'aucune menace ne les attendait puis entra avec ses hommes, arme au poing, dans la chambre.
Le lit à baldaquin était défait et le bruit de douche était maintenant très proche. De la lumière venait de la porte de la salle de bain.
"Merde, ça va compliquer les choses." Lâcha un des soldats.
Le chef parcouru la pièce du regard et l'arrêta sur un tapis au sol. "On procède comme prévu". Conclut-il en désignant le tapis. Tous inclinèrent la tête pour signifier qu'ils avaient compris tandis que le chef et un autre membres mettaient leurs armes dans le dos; l'un pour ouvrir discrètement la porte, l'autre pour sortir une seringue.
La cible était visiblement sous la douche, cachée par un rideau qui l'empêchait par la même de repérer les intrus.
Le chef se plaça de côté, prêt à écarté tandis que l'homme tenant la seringue se plaçait juste derrière ce qui allait s'afficher sous peu comme sa cible.
Le rideau s'écarta brutalement. Elle n’eut même pas le temps de se retourner, le soldat la saisit par derrière, bloqua ses bras et sa bouche avant de planter d'un coup sur la seringue dans le coup. Les débattements cessèrent en quelques secondes. "Bonne nuit" murmura-t-il avant d'acquiescer en direction de son chef.
Mettant alors sa main à son oreillette, ce dernier appela Lynx "Colis récupéré, préviens Jaguar de rappliquer.
- Compris, je rejoins Jaguar, estimations arrivée de tout le petit monde dans 5 minutes."
Le chef lâcha son oreillette et symbolisa cinq sur ses doigts. Tirant alors la cible inconsciente par les aisselles, le soldat la positionna sur le tapis précédemment indiqué et la roula dedans, ne prêtant aucune attention à son corps dénudé.
Au même moment, à l'entrée, deux véhicules tout-terrain foncèrent vers la grille d'entrée.
En s'immobilisant devant, le premier véhicule livra quelques hommes qui exécutèrent les gardes décontenancé avant de tirer un câble installé sur l'arrière du véhicule pour le fixer au grilles. Une fois cela fait, la voiture avança en accélérant rapidement, arrachant au passage les grilles dans un raffut infernal.
Là, le second transport se rua à l'intérieur, suivant le petit chemin aménagé pour s'arrêter sous la fenêtre de la chambre ou les attendaient le commando.
L'alarme se déclencha, hurlant dans toute la propriété, elle réveilla la garde qui en quelques secondes saisis ses armes pour se ruer dans les jardins à la recherche de la menace.
Au même instant, abandonnant la discrétion, le commando commença à transférer le tapis roulé tandis que deux hommes plaçaient habilement des claymores derrière les portes de la chambre.
Au-dehors, l'un des passagers sortit de la voiture pour ouvrir le feu sur la garde, ralentissant son approche par la même.
A peine ces quelques secondes furent elles écoulées que des bruits de course venant du couloir forcèrent les retardataires à rejoindre la fenêtre. A ce moment, alors que le premier s'appuyait sur l'encadrure, la porte du fond s'ouvrit et une violente déflagration souffla son camarade qui le poussa dehors, le faisant tomber sur le véhicule.
Dans la chambre, le corps à moitié dehors, le deuxième homme se redressa péniblement, sonné. C'est alors que tournant machinalement la tête en direction de la porte situé à sa droite, il la vit s'ouvrir.
Le temps d'un regard désespéré et la seconde explosion le propulsait contre le mur du fond, déchiquetant au passage une partie de ses jambes.
Sur la voiture, le rescapé, sévèrement sonné descendit et, lisant sur les lèvres de son chef hurlants, il se dirigea vers le volant. A peine fut-il monté que le chauffeur retardant les gardes fut touché successivement à l'épaule et à la jambe. Gardant un temps les yeux fixé sur son camarade, le remplaçant sentit la puissante poigne de son chef le tirer à l'intérieur pour ensuite engager la première vitesse avant d'ordonner dans un cris destiné à couvrir le bruit ambiant : "ROULE !"
Pressant la pédale d'embrayage et l'accélérateur, le chauffeur fit crisser les pneus pour démarrer en trombe, laissant derrière lui le blessé qui continua de lutter avec énergie contre un ennemi en surnombre avant d'être achevé d'une balle parfaitement placée dans le torse.
"Emile, sort la mitrailleuse dès qu'on à quitté cette foire !" Ordonna ensuite le chef à l'un des passagers.
La voiture était par-balle et remontait à toute vitesse le chemin pavé, repassant par le grillage défoncé pour constater que les occupants de l'autre voiture avaient été massacré. Puis, tourna dans un dérapage qui manqua de la renverser elle accéléra encore, sachant qu'une poursuite allait s'engager dans les rues de la ville.
Setan, Base Nord
Un silence de mort s'étendait sur toutes les installations. La nuit étoilé présageait que le lendemain serait ensoleillé; comme 75 % du temps.
Soudain, un hululement monta en puissance, les alarmes se déclenchaient. Réveillé par ce raffut assourdissant l'ensemble de la base entra en effervescence, en quelques minutes, on s'équipait, on se ruait sur la zone désigné comme répété cent-fois à l'entrainement, à tel point que l'on s'y rendait encore à moitié endormi, machinalement.
Mais cette fois, une voie résonna dans les haut parleurs :
"Premier bataillon, décollage immédiat, briefing en vol, Second bataillon, embarquement dans cinq minutes, troisème bataillon, départ dan un quart d'heure !"
Un brouhaha intense se manifesta de part-et-d'autre de la base, ponctuer par les ordres des sergents orientant les unités vers les aires de parking des hélicoptères déjà prêts à décoller.
L'un d'eux, le sergent Giorgos attendit que son unité soit monté à bord pour la rejoindre. En quelques minutes, tout le bataillon fut prêt, ne demeura que la poussière balayé par la furie des hélices prête à soulever cette formidable force de combat.
Bientôt, le commandant des "montures" décolla, imité alors par le reste de la formation. Ainsi, une dizaine d'hélicoptères prirent leurs envol, mettant immédiatement le cap en direction de Setan.
Recevant les instructions dans son casque, Giorgos répétait à haute voix pour ses hommes :
"Soldats, la police à boucler la ville, ses hélicoptères sont à la recherches d'un véhicule tout terrain 4x4 blindé. Peinture noire. Notre boulot est de rejoindre la zone de poursuite dès que l'engin aura été repéré et de nous posé à un kilomètre. La formation globale enserra les suspects, ensuite, nous progresseront vers le cœur afin de les arrêter. Les règles d'engagements sont simple, n'utiliser pas d'armes explosives en tir direct contre le véhicule cible, un allié se trouve à l'intérieur.
Des questions ?
- Et les civils sur le chemin sergent ?
- Dans la mesure du possible, éviter de les descendre, mais l'objectif prioritaire est l'arrestation de ce véhicule et ses occupants, le reste à peu d'importance. C'est compris ?
- Oui sergent !" Répondit alors en cœur la dizaine de soldats.
Dans la nuit, l'escadrille d'hélicoptères survolait Setan, guidé par les lumières des grattes-ciels en attendant de connaître la zone de déploiement.
Enfin, un message radio parvint à la formation qui reçue pour instruction de se diriger vers le Sud.
Virant de bord, les hélicoptères piquèrent du nez pour prendre de la vitesse et rejoindre la zone demandé.
Dans les rues, slalomant entre les voitures, le 4x4 fuyaient devant plusieurs véhicules de police le suivant à la trace.
Alors, la trappe du toit sauta, manquant de s’écraser sur le moteur d'un des poursuivants avant d'atteindre la fenêtres arrière d'une petit voiture de particulier. Un des fuyards sortit ensuite une sorte de chaine à vélo géante qu'il installa sur le pourtour du cercle ainsi dessiné pour ensuite planter dans la fente un piquet sur lequel il installa une mitrailleuse lourde. Là, les poursuivants profitèrent de l'occasion pour que le binôme du conducteur vide son chargeur sur le véhicule cible. Le feu fut si intense que malgré les mouvements et la distance, le mitrailleur parut prendre une balle et s'effondrer à l'intérieur. Mais un remplaçant apparu et acheva d'installer le chargeur, de faire glisser la bande de munitions pour ensuite ferme le clapet et armé la machine à coudre.
Là, il la pointa sur les véhicules et ouvrit le feu.
Des crissements de pneus suivit de plusieurs fracas de tôles froissé, le tout couvert par le bruit de tir méthodique d'une mitrailleuse résonnèrent. Les importuns avaient été éliminés.
Mais un hélicoptère demeurait toujours au-dessus et ne risquait rien lui. Jusqu'à ce que le tireur disparaisse quelques secondes pour ressortir avec un lance-missile. Sentant le danger, le pilote vira de bord, mais trop tard, un missile partit, filant dans une trainée blanche l'appareil qui choisit de passer entre les hauts-immeubles précédant la banlieue pour essayer de le semer.
Après quelques minutes de furieux débats, une explosion retentit, le missile était à quelques mètres de l'appareil qui sembla tomber tandis qu'un morceau d'étage encadré de verre brisé plongeait dans le vide. Un nuage noir avec des relents de feu couvrant le lieu du drame.
Mais, l'appareil remonta, quelques trous dans la carlingue, mais sans gravité.
Alors, reprenant sa traque, il se mit en but de retrouver les fuyards.
Ceux-ci filaient désormais dans les petites rues, évitant astucieusement les patrouilles qui fouillaient les axes de circulation.
Quand soudain, à l'angle d'une rue, ils tombèrent sur un hélicoptère militaire en position stationnaire à quelques dizaines de mètres, une unité de combat débarqué juste en-dessous, ses canons pointés sur eux.
Le temps d'un regard vers le ciel pour percevoir que l'une des mitrailleuses du bord de l'engin était pointé sur la tourelle improvisé.
Ces quelques instants à peine écoulés, le mitrailleur eut tout juste le temps de rentrer avant qu'une grêle de balle ne s'abatte sur le véhicule que le chauffeur fit foncer droit en avant.
En se rapprochant, le pare-brise se fissura de plus en plus tandis que la carrosserie prenait des aspects de gruyère.
Enfin, l'unité barrant la route fut forcée de se jeter sur le côté, mais le bruit soudain d'un claquement indiqua au fuyard qu'il allait falloir abandonner leur véhicule, un pneu ayant été crevé. Tournant à la rue suivante, ils cherchèrent une plaque d'égout et s'arrêtèrent. Sortant au plus vite, ils entreprirent de soulever la lourde plaque de fonte. C'est à ce moment que l'hélicoptère militaire se plaça calmement pour que son mitrailleur ouvre le feu.
En quelques secondes, la moitié de l'équipe fut fauché, le plus fort, blessé, du abandonner le tapis. Son chef, dans le feu de l'action et soucieux de protéger ses hommes, ordonna de plonger à l'intérieur de l'abri désormais ouvert.
A peine quelques instants plus tard, le peloton arrivait au coin de la rue et ralliait rapidement la zone. Le sergent reçu une communication :
"On m'informe que le tapis est la priorité, je répète, le tapis est la priorité."
Après quelques secondes, il répondit, quoi qu'un brun surpris.
"Tapis récupéré, tout en clean, je signale les suspects en fuite.
- Le colis est-il intact ?
- Le colis ?
- Ce qu'il y a dans le tapis !
- Mais... le tapis est vide monsieur." Remarqua le sergent sans comprendre. Un silence suivit sur les ondes. Personne ne saisissait encore ce qu'il venait de se passer.
Le lendemain, résidence ducale
Salle du Conseil
Les portes s'ouvrirent, Ariane remonta par la gauche la table en long où siégeais déjà les conseillers et les Grands Officiers.
Lorsqu'elle prit place, la voix d'Antalevi s'éleva.
"Peut-on enfin savoir ce qu'il s'est passée cette nuit qui explique cette réunion extraordinaire ?
- Je pense que son Altesse va très bien nous expliquer cela n'est-ce pas dame Dekropos." Répondit Marakes tout en jetant un regard inquisiteur à la seconde.
"Son Altesse ne viendra pas, simplement parce que le raffut d'hier soir à été causé par son enlèvement." Annonça simplement Ariane en lâchant avec dédain le rapport sur la table.
L'assemblée demeura silencieuse, ne sachant que faire, chacun tentant d'envisager dans son esprit l'inconcevabilité de la chose et ses conséquences.
"Mais... Mais..." Bafouilla Salander. "C'est...
- La catastrophe. Répondit Ariane pour lui.
- Non..." corrigea-t-il; "pas seulement, c'est... comment ont-ils pu oser ?!
- Ils l'ont fait, c'est tout, maintenant, nous devons aviser pour la retrouver et nous préparer à la guerre.
- La guerre ?" S'étonna Rocavos, Grand Officier des Projets, "mais seule la Grande Duchesse peut donner des ordres à l'armée !
- Justement, les cités ne vont pas entrer dans le conflit, mais les seigneurs, que vont-ils faire à votre avis ? Le chat n'est pas là, pourquoi ne danseraient-ils pas ? Vous me direz "mais pourquoi ?"
Les Unionistes parce qu'ils vont être persuadés que c'est un coup des Traditionalistes, et les Traditionalistes parce que certains ont encore l'illusion d'être dans une situation comme celle d'il y a 30 ans !
Mais si les cités, qui sont les terres propres de la Grande Duchesse, n'entre pas dans la valse et préserve ainsi la bonne santé du pays en portant toute son économie, qui va les ravitailler en nourriture ? Un miracle ? Avec les seigneurs en guerre, plus d'approvisionnement et aller faire travailler un ouvrier qui n'a rien dans son assiette !" Raisonna Dekropos
"On ne peut pas diriger à la place de la Grande Duchesse !" S'exclama Marakes. "Nous... Nous n'en avons pas le droit !
- Et nous n'avions pas le droit de la ramener de son exil... Pourtant nous l'avons fait. Aujourd'hui, c'est une tentative désespéré de quelques fous de faire retourner le pays dans son état originel. Il n'est pas question que nous nous laissions faire, nous allons retrouver la duchesse et assurer l'intérim minimal pendant son absence !"
Rétorqua-elle alors vigoureusement à toute l'assemblée.
"Personne n'acceptera ! Et comment allons-nous la retrouver ? Demanda Antalevi inquiète.
- Ça. Je m'en charge." Dit une voix semblant surgir de nulle part.
Des regards s'échangèrent surpris, d'autres cherchèrent l'origine de l'affirmation jusqu'à ce qu'un homme s'appuyant sur une canne apparaisse, comme par magie selon certains.
"Et vous êtes ?" Demanda Ariane aussi surprise.
"On me connait comme étant le Colonel, et c'est tout ce dont vous aurez besoin. Moi et mon service étions seulement connu de son Altesse et nous disposons des moyens de traquer ses ravisseurs.
Quand à votre problème de légitimité, je peux fabriquer pour ce Conseil des documents qui tromperaient les meilleurs experts et qui vous donnerons les moyens de prendre les décisions de bon sens apte à faire survivre les domaines de son Altesse en attendant son retour.
- Ben voyons... Et quelle preuve pouvez-vous nous fournir concernant vos affinités avec son Altesse ? Demanda la Grande Officière dubitative.
- Elle m'a dit que presque tout ses conseillers savaient quel était son animal préféré."
Ariane acquiesça, il y avait un piège bien entendu et seule une personne connaissant intimement son Altesse pouvait le connaître.
"Le loup blanc des terres du Nord." Quelques conseillers reculèrent dans leurs sièges avant de fixer Ariane qui semblait pensive.
Le regard interrogateur du Colonel se posa sur elle, toujours en proie à une intense réflexion.
"Soit, nous n'avons guère le choix; Colonel, faîtes le nécessaire pour permettre à ce conseil d'assurer l'intérim en attendant le retour de son Altesse dont vous allez vous charger. Vous disposez de toute latitude pour cela.
- Ne peut-on cacher la disparition de son Altesse ?" Suggéra Boardesteckt, en surprenant plus d'un par la même.
" C'est inutile," répondit le Colonel, "tout la ville est sans-dessus dessous, il y a des centaines de témoins et personne n'a vue la Grande Duchesse depuis douze heures...
- La guerre est-elle donc inévitable ?
- Monsieur Marakes, ceux qui ont enlevé son Altesse avaient l'occasion de repartir aussi discrètement qu'ils sont venus mais ils ne l'ont pas fait. Une conclusion s'impose, ils voulaient que ça se sache... Le but clair de tout ceci est de plonger ce pays dans la guerre. Une dernière guerre, qui décidera de l'avenir du Caskar dans ce monde." Conclut le Colonel sous les regards préoccupés de l'assemblée...
[center]*[/center]
[/quote]
Posté : dim. juin 11, 2017 3:28 pm
par mark
[quote]
15 Avril 2033,
Demeure du Duc de Sakina,
Une forte pluie nocturne faisait rage au dehors.
Le duc finissait de rédiger des ordres. Depuis peu, les troupes unionistes se rassemblaient et même si des messagers devaient arriver sous peu, il ignorait encore la raison de se rassemblement. Aussi prenait-il quelques précautions.
A ce moment, une servante entra, informant le duc qu'un visiteur désirais le voir.
"Ah ! C'est surement un messager !
- Non messire, il à dit que vous comprendriez qui il est avec ces mots : "Ancien Âge".
Il y eut un silence.
"Dois-je le renvoyer messire ?" Demanda la servante devant l'apparent mutisme de son seigneur.
"Faîtes le venir." Répondit simplement ce dernier avec une esquisse de sourire.
La servante s'inclina respectueusement et se retira.
Quelques minutes plus tard paraissait "l'invité" :
"Ma foi, je n’imaginais pas que je te reverrais !" S'exclama le Duc.
"Moi non plus votre Altesse, mais le monde semble ainsi fait."
Le Duc sourit tandis que le Colonel retira sa capuche et s'approcha pour qu'il puissent s'étreindre avec bonheur.
Le tenant au niveau des épaules, le Duc le regarda un temps avant de demander : "Pardi, c'est incroyable, tu n'as pas pris une ride, comment va ta jambe ?
- Toujours la même histoire, mais je dois avouer que je n'ai point risquer notre objectif pour parler de ma santé.
- Certes, que se passe-t-il, je t'écoute." Lâcha le duc en commençant à faire les cents-pas.
"La raison pour laquelle les Unionistes sont tant à crans, c'est qu'ils se préparent à la guerre.
- Je m'en doutais, mais c'est curieux, le plan ne prévoyait que de "petites" escarmouches, pas une campagne en règle ! On dirait qu'ils se préparent pour nous écraser ! Rien à voir avec les luttes de pouvoirs et des conflits éclairs.
- Alexandra à été enlevée."
Le Duc se figea. Baissant la tête en fermant les yeux. "Et merde.... Je suppose que les Unionistes nous pensent coupables ?
- Bien évidemment sir.
- Et... Ton avis sur la question ?
- Vous le connaissez parfaitement, je ne conclu pas avant d'avoir des preuves. Cependant, je ne serais pas surpris que Valanos ait un rôle là-dedans.
- VALANOS ?!" S'exclama le duc. "Mais bien sur, ce fou serait bien capable de lui nuire uniquement pour tenter d'outrepasser des ordres du Grand-Conseil. Et depuis l'humiliation que m'a infligé de Levens, j'ai perdu de mon aura sur la faction."
Il se passa la main sur le front avant d'ajouter :
"Je suppose qu'ils t'ont demandé d'aller à sa recherche ?" Supposa-t-il en évoquant ainsi les conseillers.
"Je leur ai proposé, Alexandra était la seule à connaître mon existence jusque là.
- Connait-elle le plan ? Se retourna le Duc à moitié inquiet.
- Bien sur que non votre Altesse, sinon, elle ne vous aurait pas traiter comme elle l'a fait lors de cette soirée fatidique.
- Oui, elle à hérité de sa mère sur ce point. Se remémora péniblement le duc en massant sa gorge.
- Vous n'y êtes pas pour rien. Remarqua le Colonel.
- Certes... Mais que veux-tu de moi ? Tes moyens ne sont-ils pas suffisant ?
- En effet, la plupart de mes agents sont bon. Mais ils sont loin d'être d'excellents pisteurs...
- Une minute !" L'interrompit le Duc. "Astrid n'est pas au courant du plan, si je la fait travailler pour toi, elle ne comprendra pas.
- Si vous lui dîtes que la Grande Duchesse à été enlevée et que plus vite elle reviendra, plus vite elle sauvera ses idéaux; je pense qu'il n'y aura pas d'objection."
De Sakina arbora un air pensif : "Je ne sais pas, si la guerre éclate, son absence va être remarquée par les renseignements de la faction...
- Il suffira de dire qu'elle enquête sur la disparition de la Grand Duchesse pour prouver que ce sont les Unionistes qui ont fait le coup."
Après un nouveau temps de silence que de Sakina utilisa pour peser le pour et le contre, il soupira : "Très bien, je te l'affecte. Qui as-tu choisis pour la seconder. Il lui faut quelqu'un qui connaisse la ville, Astrid n'y est pas habituée.
- Oui... Dit simplement le Colonel, prévoyant déjà la suggestion du seigneur.
- Il y a cet homme que tu as infiltré dans mes services tantôt... hem... Karl c'est cela ? Karl Idaloski ?
Le Colonel répondit par un long silence suivi d'un "Oui." soupirant.
- Il y a un problème.
- Disons que j'ai certains différents avec monsieur Idaloski. Je ne lui accorde aucune confiance, mais il vous déteste au plus haut point.
- C'est possible, que comptes-tu faire ?
- Je vais confiez la direction des opérations à Astrid. Dites-lui de garder un œil sur Karl, a tout hasard.
- Tu es mieux placé que moi à ce sujet, mais je lui transmettrais les instructions. Comment comptes-tu t'y prendre ? Poursuivi le Duc.
- Je vais leur donner toute les accréditations nécessaire pour qu'il puissent faire leur enquête sans obstacle. Une fois qu'ils l'auront localiser, j'enverrais une équipe la récupérer.
- Prend Astrid, elle sera d'une grande utilité. Elle est débrouillarde et très maligne.
- Je sais, elle à déjà fait démonstration de ses talents il y a peu..."
Un petit silence traversa le dialogue.
"Je vais tâchez de limiter les dégâts jusqu'à ce que tu réussisses.
- Merci votre Altesse." Se contenta le Colonel est faisant volte face. Là, il perçut la voix du duc s'exclamer : "Mais !..." Le boiteux se retourna avant que le seigneur n'ajoute : "Retrouve Alexandra le plus vite possible, elle est notre dernière chance !
- De ce que j'en sais, ses jours ne sont pas en péril sir, néanmoins, si elle venait à périr, je vous rappel que les idées transcendent les corps pour corrompre les esprits. Nous trouverons bien quelque qu'un d'autre.
- N'oublie pas de qui tu parles..." Rappela à l'ordre le duc d'une voix dur.
"C'est vrai..." Confessa le Colonel, "Veuillez me pardonnez." Ajouta-t-il en s'inclinant avant de se retirer en restant ainsi courbé.
"Je la retrouverai et je la ramènerai." Dit-il simplement avant que les portes ne se referment sur son échine, courbée en direction du Duc.
Mer des Trois Gorges, eaux internationales,
NRA (Nave della Repubblica Amarantine) Luis
Un mal de crâne pesant, une vue d'abord floue, un corps tout engourdi. Le réveil d'Alexandra n'était pas des plus agréable. Toujours à moitié endormie, elle remarqua qu'une couverture la recouvrait. Quelques vêtements hâtivement choisis étaient posés à côté.
Le sol glaçait son corps dénudé, et pour cause, il était en acier. En fait, toute la "chambre" était en acier. Les murs étaient seulement remplacés par des barreaux et la petite boite était installée à fond de cale à en croire le roulis qui faisait osciller la lampe grésillante du plafond.
On percevait le bruit des vagues.
Après un temps de solitude au cour duquel elle perçue une pièce remplie de caisses diverses et variées, dont, semblait-il, certaines contenaient de la drogue; la porte s'ouvrit pour livrer le passage à un homme. Il entra avec du matériel plein les bras. Avançant sans apparemment la remarquer, il alla tout déposer sur une pile. Là, se retournant, il fit en plein face à la cage et après un bref regard, commença à se retirer. Puis, l'information qu'avait perçue ses yeux arrivant jusqu'au cerveau, il se stoppa, se retourna pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une erreur et, voyant la prisonnière éveillée, il sortit rejoindre la passerelle du navire.
Sur celle-ci, les yeux rivés sur le bleu infini de la mer, le chef d'unité s'adressait au capitaine : "Nous arriverons dans combien de temps ?
- 2 heures tout au plus monsieur.
- Parfait."
C'est là que le chef entendit la voix de l'un de ses hommes l'appelant tout en se rapprochant. Une fois qu'il l'eut rejoint, le chef l'écouta : "Le colis est réveillé commandant."
Pour toute réponse, le commandant passa à côté de son soldat qui s'écarta avant de lui emboiter le pas en direction de la cale.
La porte grinça en s'ouvrant à nouveau. Le groupe entra et resta en retrait du commandant qui avança assez près de la cage.
Là, une fois qu'il eu considéré la prisonnière, stoïque, il exécuta une révérence presque singée appuyé par des paroles que lui même ne se pensait pas capable de prononcer : "Votre Altesse, soyez la bienvenue à bord, je suis le commandant Barnik et voici mes hommes. Croyez bien que tous ces regrettables évènements ne sont pas le fait de notre volonté; mais notre client semble... tenir à ce que vous soyez éloigné du Caskar pour un certain temps. Il a "quelques affaires" à y régler.
Aussi, je puis tout de suite vous assurer quand au fait que vos jours ne sont pas en péril car nous avons pour priorité de vous conservez en bonne santé. Vous comprendrez que votre valeur n'en sera que plus élevé et nous permettra, à moi et mon humble équipe, de nous assurez un joli complément de salaire, surtout après les pertes exagérés que nous ont infligés vos gardes.
A ce sujet, je dois vous dire que ces sangsues nous ont donné du fil à retordre en nous causant de lourdes pertes, mais enfin, cela fait partie du jeu n'est-ce pas ?
Il attendait une réponse qui ne vint pas, Alexandra le regardait froidement.
"... De fait, repris-t-il, nous avons du recourir à quelques stratagèmes pour leur échapper, stratagèmes qui sont la cause de vos courbatures. Veuillez nous en excuser." La voix du commandant reflétait une ironie complète; il ne pensait pas un mot de ce qu'il disait.
"Mais à présent, peut-être seriez-vous heureuse de savoir notre destination ?" Retenta-t-il à l'intention de la prisonnière. Mais de nouveau, un silence glacial lui répondit.
"... Nous nous dirigeons actuellement vers le côtes amarantes, poursuivi-t-il seul, vers le port d'Artigona, un endroit charmant vous verrez." Un rire gras provint du groupe devant l'évidence du sarcasme.
"Nous nous dirigerons ensuite vers un petit endroit calme pour procéder à votre transfert en toute sécurité. Nous mettrons dès lors le cap vers votre destination finale." Termina ensuite le commandant. Il perçut une fois de plus le regard froid d'Alexandra et son silence n'était pas pour le rassurer. Il n'en avait pas peur, bien sur, mais il se méfiait, il sentait un danger qu'il ne pouvait décrire et résolu de prendre toutes ses précautions.
Sortant alors à la suite de ce pesant silence, il demanda à son bras droit de le suivre tandis que le reste du commando se dispersait : "Patron ? Demanda le subordonné.
- Je veux que quelqu'un l'ait toujours à l’œil. Méfions nous, elle est dangereuse."
Le subordonné acquiesça et s'apprêta à aller désigner un volontaire pour la tâche lorsque le commandant le retint par l'épaule : "Débrouillez-vous pour qu'elle ne cause pas de problème. Tenez, injecter lui de la drogue.
- Vous êtes surs ? S'immobilisa l'acolyte avec étonnement.
- Écoutez, avec cette histoire, on va déjà avoir la Daska au cul, alors si en plus elle nous ralentit, on n'y arrivera jamais !
- B... Bien mon commandant, mais cela risque... comment dire, de gênez sa réflexion mentale.
- Mais c'est bien le but pardi !
- Ça valeur va en souffrir commandant !
- Vous rigolez ! Ils ne les achètent pas suivant leur intelligence, bien au contraire ! Il mesure la taille de la poitrine ! C'est tout ce qui les intéresse !"
Le subordonné se tut, visiblement gêné par la méthode, mais, obéissant, il salua son supérieur et repartit.
Le commandant le suivi du regard un temps, se disant qu'il préférait largement une perte de gains à la vente plutôt qu'une évasion subite qui ruinerait leurs efforts.
En remontant sur la passerelle, il sentit son téléphone vibrer. Décrochant, il perçu la voix de son "client".
"Monsieur... Oui... Oui tout va bien, le colis est embarqué et nous procéderons à la vente comme.... quoi ? Vous êtes sur ?"
Suite à ces paroles, gardant le téléphone à l'oreille, il se dirigea vers sa cabine, sortit une carte de la mer des Trois-Gorges et lu suivant des indications : "La zone de Djerba bloqué par un blocus... Oui... passer par les réseaux de trafiquants de drogues très bien... Tensions frontalières d'accord. Nouveaux point de livraisons ? Où ?... Comté de Coat-Bras." Dit-il en cherchant sur la carte. "Ok. On fera comme vous dîtes monsieur... Bien monsieur... Au revoir monsieur."
[center]*[/center]
[/quote]
Posté : mer. juin 14, 2017 8:26 pm
par mark
[quote]
Résidence Ducale,
Même moment.
Karl arrivait au pied du grand portail, déjà réparé. Présentant les autorisations remises par le Colonel, il entra sans peine et, suivant l'allée, se rendit jusqu’à la demeure. Là, il entendit de l'activité sur la droite. S'y déplaçant, il constata qu'une officière semblait diriger dynamiquement une analyse d'enquête, inspectant la zone depuis le dessous de la fenêtre par laquelle se sont enfuis les ravisseurs.
"Comment se fait-il qu'au départ, un tapis ait été clairement vu comme traversant la fenêtre et qu'à l'arrivée, on le trouve vide !" Lança-t-elle d'une voix puissante.
- Ils ont probablement fais le changement en cour de route !" Suggéra l’un des adjoints.
- Ben voyons ! Et ils se sont arrêtés tellement vite que nous avons pas eu le temps de les rattraper. Non, c'est ici que tout s'est joué... Et ils nous ont roulés ! Alors inspecter moi la totalité des abords de la résidence, je veux savoir comment il s'en sont tirés !"
A ce moment, tournant la tête dans la bonne direction, elle aperçue Karl, bras croisés, la regardant agir.
"Tiens, vous revoilà !" S'exclama-t-elle. "Cela faisait un moment depuis votre fuite !
- On m'a dit que vous n'aviez pas non plus démérité.
- Peut-être, en attendant, pour une raison que je ne comprend toujours pas, il va falloir que je fasse équipe avec vous."
Karl paru se figer à ces mots.
- Avec... Vous ? Une Traditionaliste ? Le Colonel à perdu la tête !
- Pas tant que cela puisque c'est lui qui à demander mon affectation. Et comme le Duc tient à prouver qu'il n'a pas voulu cela... Me voici !"
"Je vois." Se tâta Karl. "Bien, en ce cas, vous la bouclez, vous écoutez et vous observez, on n'est plus à la campagne ici, c'est mon domaine d'expertise !
- J'ai en effet eue vent de ce détail..." Dit-elle tout en fouillant dans une poche intérieur avant de déplier un papier qu'elle regarda avant de le tendre; "mais il semblerait que je sois aux commandes."
Poursuivi-t-elle d'un air neutre.
En lisant la feuille, Karl laissa tomber son bras, rouspétant : "C'est pas vrai, il va réussir à me faire chier jusqu'au bout !
- Je crois qu'il ne vous apprécie guère..." Tenta de relativiser Astrid.
- Non sans-rire ?!" Réagit Karl avant de rendre la feuille : "Bon, quel est le topo ?
- Les crétins présent jusqu'ici soutiennent mordicus que nous avons loupé une étape au moment de la poursuite, d'où l'absence d'Oméga dans le tapis.
- Oméga ? S'étonna Karl.
- C'est le nom de code de son Altesse."
Idaloski ne dit rien et se contenta d’acquiescer, incitant l'agente à poursuivre :
"Pour ma part, je pense que nos adversaires nous ont dupés et ont trouvé un autre moyen de sortir d'ici.
- Mais vous semblez croire qu'ils sont quand même sortis par la fenêtre alors que les jardins grouillaient de gardes hystériques prêt à descendre tout ce qui paraissait suspect." Supposa Karl en désignant successivement les différents lieux cités.
Astrid resta silencieuse. "C'est souvent en mettant le bordel qu'on facilite une évasion. Vous en savez quelque chose non ?" Rétorqua-elle à l'intention de son nouveau partenaire.
"Certes, mais il y a une différence entre tout mettre en branle pour sauver sa peau et sortir du coin le plus surveillé du pays avec un paquet de soixante-dix kilos !
- Très bien, puisque vous semblez si sur de votre coup, allez-y ! Démontrer vos talents !" Tenta de le casser Astrid, agacé qu'il la contredise à chaque coup.
Sans davantage se faire prier, Karl alla sous la fenêtre et fit une courte analyse.
"Si ils étaient vraiment passés par là, comment ont-ils pu évacuer aussi vite un corps par un espace aussi réduit et avec un tel poids ? Ils n'avaient que quelques secondes !
- C'est justement ce que je disais : ils ont utiliser un autre moyen de sortie.
- Pourquoi s'embêter à ameuter toute la garde et réveiller la résidence ?!
- Ils n'auraient pas eu le choix." Lui répondit Astrid tout en faisant signe de la suivre.
Rejoignant rapidement le grand hall, elle désigna le passage enserrant toute la pièce et faisant un couloir de circulation au-dessus de l'aire de réception.
"Ils sont entrés par le balcon et ont abattu plusieurs gardes. L'analyse de leur tyrolienne à révélée qu'elle n'aurait pas pu transporter Oméga sur toute la distance, étant inconsciente, il fallait quelque qu'un pour la tirer. Trop de charge.
- Ils ont donc trouvé un autre moyen.
- La police reste enferrée sur l'idée qu'ils ont opéré un transfert une fois en ville, juste avant que des voitures n'arrivent à leur poursuite.
- Ça ne colle pas." Appuya Karl, "L'ensemble de la ville à été bouclée et les quartiers alentours connaissent bien mieux la Grande Duchesse que quiconque : donc la question ne change pas, comment évacuer ?"
Tandis qu'ils parlaient, les deux agents arrivèrent jusqu'au cabinet Ducale.
"Ils ne sont pas passé par la porte de la chambre ? Demanda Karl avec étonnement.
- Non, apparemment, la lumière étant allumée, ils voulaient maximiser la surprise et éviter les cris.
Karl fit une grimace : "Mais ça n'a pas de sens ! Pourquoi tant de précautions si c'est pour alerter tout le monde cinq minutes plus tard ? Et comment ne les a-t-elle pas entendu ?
- Elle prenait sa douche..." Se contenta Astrid en retenant un soupir.
" A minuit ?!" S'étonna Karl.
- Faut croire qu'elle avait ses raisons."
S'éloignant d'Astrid, Karl entra dans la chambre et alla directement dans la salle de bain. La Traditionaliste l'y rejoignit rapidement et lui fit part de la scène tel que les services de sécurité l’imaginaient.
"Donc..." Répéta Karl tout en réfléchissant; "Ils la drogue et la neutralise. Problème : elle n'a pas de vêtements et il va s'agir de sortir de là en vitesse sans attirer l'attention.
Ils la mette dans un tapis." Poursuit-il en désignant l'emplacement du tissu désormais manquant. "Et se dirigent vers la fenêtre... Pour appeler la récupération...." Idaloski se tut, quelque chose ne collait pas, un détail le gênait.
"Oui, c'est cela...
- Peut-on avoir un aperçu de votre raisonnement ? Demanda Astrid avec une pointe de sarcasme.
- Vous vous donnez un mal fous pour entrer dans la résidence la plus surveillée du pays, vous vous assurez qu'on ne vous remarque pas. Mais au moment de l'extraction, vous faîtes autant de raffut qu'un char de carnaval ? Non, décidément, c'est absurde. Je crois que vous avez raison.
- A quel sujet ? Que le changement à été fait ici ?
- Pas exactement, mais en tout cas, tout s'est joué là..."
A cet instant, Karl eut une idée.
"Combien de temps ont-ils mit pour s'évader ?
- Hem... trois minutes je crois.
- Trois minutes... répéta Karl en fouillant la pièce du regard avant de prendre place dans la salle de bain et de s'apprêter.
"Chronométrez moi."
Et à peine le chronomètre fut-il lancer que Karl s'échina à reconstituer toute la scène, simulant l'enlèvement le plus vite possible.
Au moment d'arriver à la fenêtre, Astrid le prévint qu'il était à la moitié du temps. Mais étonnement, en essayant de passer avec délicatesse le substitut de tapis qu'il avait pris, il dépassait le créneau.
"C'est plus logique..." conclut Karl à l'issue de l'essai : "Si on tente de sortir délicatement un tapis du fait de la personne qui est dedans, on met trop de temps. Donc le tapis qui à été poursuivi à été jeté et par conséquent était vide d'office.
- Un leurre ? Oui, ça se peut, toute la garde s'est ruée à la poursuite des fugitifs... Mais dans ce cas, comment échappez-vous aux soldats qui enfoncent la porte ? Je rappel que deux d’entre-eux n'étaient pas encore sortis quand elles ont explosées... Et il n'y avait plus personne à part eux dans la chambre."
Karl avait écouté avec attention la remarque et admis en lui-même que cela faussait sa théorie. Puis, se rappelant les compétences d'évasions et de dissimulation hors-pair d'Astrid, en tout cas, d'après les dire de Valakin, il lui demanda vivement : "Vous êtes eux ! Vous avez la garde ducale qui va débouler d'un instant à l'autre, et l'équipe leurres passe par la fenêtre, que faites-vous ? Vous avez Oméga dans les bras.
Astrid se figea, comme si elle était dans la situation, son cerveau analysa les possibilités offertes, la porte du cabinet ? Non, ils arriveraient par la aussi et visiblement une claymore y avait été disposer. Le plafond ? Trop lent avec un corps inerte. Un mécanisme dans les murs ? Mauvaise idée, pas le temps.
Soudain, arrêtant son regard sur le meuble principal, elle fixa Karl qui comprit immédiatement et souleva la couverture pendante, cachant le dessous du lit : Il y avait de quoi abriter au moins quatre personnes, à condition de se tasser. Et, son regard étant attiré par un détail, il se releva pour se diriger vers la droite du lit. Un tapis se tenait au pied de la descente.
Revenant à sa position initiale, il remarqua qu'il n'en était pas de même pour la gauche...
"Il manque un tapis...
- Bien sur, celui du leurre.
- Non ! Il manque un tapis, en plus du leurre." Précisa Karl en désignant le manque.
Regardant alors Astrid d'un air pensif, il osa : "Écoutez, et si cela s'était passé ainsi : les ravisseurs mettent effectivement Oméga dans un tapis mais le groupe d'extraction se glisse sous le lit tandis que l'équipe de diversion évacue. Cinq minutes plus tard, dans le feu de l'action, personne n'a remarqué les détails importants, la chambre est vide, comme la résidence tandis que les jardins sont fortement affaiblis.
Le groupe n'a plus qu'à sortir..." comme pour appuyer ses propos, il rejoignit le couloir et commença à le remonter vers le Nord. "Ils franchissent le couloir et les faibles défenses, passent la fenêtre et rejoignent un canot pneumatique qui les attends sur la côte. Pendant ce temps, l'équipe de diversion, comme on peut s'y attendre, ne parvient pas à s'échapper, ou presque.
- D'accord, mais comment quitter le pays ? La ville à été bouclée dès l'alerte.
- Non, pas cinq minutes après l'affaire, il leur à suffit de rejoindre un navire amarré au port juste à côté, dont l'équipage à probablement été payé. Puis de mettre les voiles. Et quand la ville est bouclée et sans-dessus-dessous, eux sont déjà loin."
Astrid fit un signe de tête intéressé, l'idée tenait, ça expliquait logiquement l'enlèvement tandis que les quelques indices relevés, bien que faible, semblaient étayer la théorie.
"Bien, en ce cas, comment savoir quel est ce navire monsieur l'expert des cités ?" Demanda-t-elle sur un ton marquant que Karl remontait dans son estime.
"Il suffit de consulter les registres, un navire ne peut lever l'ancre que dans un créneau prévu, surtout dans un port aussi fréquenté que celui de Setan.
- Très bien, j'ordonne aux équipes de continuer à ramasser tout indice utile pour le stockage et je préviens le Colonel.
- Nous allons sous peu avoir du pain sur la planche." Sourit Karl, satisfait des progrès accomplis.
"Grâce à vous." Admis la Traditionaliste sans sourciller tout en composant le numéro du grand patron.
[center]*[/center]
[/quote]
Posté : mar. juin 27, 2017 7:50 pm
par mark
[quote]
19 Avril 2033
Quelque part sur la route Anis-Twanaskis.
Un régiment Unioniste marchait sur la route dans un ordre plus ou moins relatif. A sa tête, chevauchant, son Colonel observait les bois, se retournant de temps à autre en arrêtant sa monture pour surveillez la progression de ses hommes. L'officier était rassuré par la présence des bois qui couvrait toute la route menant à Twanaskis. Cela évitait à de potentielles unités avancés de faire là chasse à son régiment qui se repliait devant les forces écrasante de Kourtchenko.
Au loin, il commença à percevoir le bruit des canons : il ne venait pas du Sud-Ouest, soit d'Anis; mais bien, semblait-il, du Nord-est. Le plateau de Twanaskis aussi était menacé ?
L'incertitude causé par le manque d'information lui étant insuportable, il décida de convoquer un de ses ordonnances, lui donnant l'ordre de se rendre sur le plateau, de voir ce qu'il s'y passait et de demander dans le cas où il y aurait une bataille, à ce que le régiment soit attendu.
Une fois qu'il eut mémoriser ces instructions, le cavalier salua et parti au galop dans la direction indiqué, laissant rapidement derrière lui son régiment.
Après avoir chevauché une bonne demi-heure, l'émissaire arriva en vu du plateau. Les bruits de l'artillerie redoublait et depuis le bas, on percevait sur les hauteurs l'artillerie unioniste en pleine action. Le cliquetis et brouhaha habituel d'une bataille faisait rage, de là ou il se trouvait, le cavalier pouvait sentir qu'une lutte féroce se jouait.
Alors, redoublant d'effort, il mit un coup de talons à sa monture et commença à monter rapidement les pentes de la hauteur.
Lorsqu'il arriva au sommet, il cherchala position de l'Etat-Major dans l'agitation rêgnante entre les soldats changeant de positions, les détachements de cavalerie se regroupant et les artilleurs criants pour couvrir le bruit de la cannonade.
En arrivant devant une tente hâtivement dressé, il mit pied à terre et entra sans vergogne. Les officier relevèrent la tête, à moitié surpris de sa présence.
"Vous êtes ?..." Demanda l'un d'entre-eux.
"Lieutenant Torvavel, ordonnance du Colonel Knil commandant le 16ème d'infanterie.
- Le 16ème ?" S'étonna l'officier. "Il est ici ?
- Non, à une heure de marche, il vous demande de l'attendre.
- De l'attendre ?" S'exclama l'homme dans un demi-rire. "Faudrait-il que nous puissions !"
Puis, sortant de la tente avec l'ordonnance, il lui exposa la situation :
"Il y a plus de dix milles hommes qui s'accrochent à nos basques, et au vu de leur vitesse de progression, nous devront leur laisser le plateau. A moins que nous soyons prêt à être anéantis.
- Mais ! Si vous vous repliez, le 16ème sera encerclé et condamné !
- Lieutenant, j'ai la responsabilité de plus de trois-milles hommes, il n'est pas question que je les sacrifie pour un seul régiment !
- Que dira la comtesse quand elle apprendra que vous avez délibérément sacrifié tout un régiment, crucial au vu de notre infériorité évidente ?
Le Général resta muet, jetant un regard furtif à l'ordonnance avant de soupirer en fermant les yeux.
"Une demi-heure. Je vous donne une demi-heure pour les ramener. Après, nous levons l'ancre.
- Une... Il est impossible, même au pas de course d'y parvenir !
- C'est tout ce que je peut faire, la guerre ne fait que commencer, et je ne vais pas sacrifier trois régiments pour en sauver un."
Comme pour ponctuer sa phrase, les batterie exécutèrent une série de tirs sous les cris à presque s'en rompre la voix des maîtres de pièces.
Saluant, l'ordonnance demanda un cheval frais afin de faire au plus vite. Le général s'assura qu'on lui en remis un et, juste avant de partir, il s'approcha de nouveau de l'ordonnance.
"Lieutenant, je sais que vous ne pouvez y arriver en une demi-heure. Mais il faut que mes hommes voient le bout du tunnel, ils sont engagés depuis plus de deux heures..."
Baissant la tête, il poursuivi : "Pour eux, je vous attends trente minute, dans les faits, nous demeurerons aussi longtemps que possible. Mais je vous en conjure; faîtes vite !"
Le jeune officier esquissa un sourire et salua de la tête avant de repartir au triple galot en direction de son régiment.
A peine eut-il disparu qu'un messager chevaucha jusqu'au Colonel et avec une simple demi-seconde d'arrêt, lui transmit un message avant de repartir au galop pour prévenir les autres commandants.
L'un des adjoints s'approcha en demandant ce qu'il se passait.
"Les Fanatikos ont engagé le 11ème, le 6ème de cavalerie à mis pied à terre et résiste en ce moment à une offensive de grande ampleur. Eut-il pour soupirante réponse.
- On ne peut pas les aider ?
- Les bois des pieds du plateau les protègent des tirs de l'artillerie ennemie, mais je crains que ce dernier ne tente d'utiliser sa cavalerie." Comme pour vérifier ses craintes, il prit ses jumelles et observa l'espace dégagé au pied du plateau avant d'ordonner : "Laisser tomber leur batterie, réorientez le feu de nos canons sur ces formations de cavalerie, il faut les disperser !"
Et quelques minutes plus tard, après que les maîtres d'artillerie ait commandé le feu; les culasses des pièces reculaient dans une détonation puissante, lâchant avec une force inouïe leurs obus de 77mm sur les nouvelles cibles désignés.
Au loin, la surface verdoyante du sol se troubla sous le bruit de lointaine déflagrations étouffée par la distance. Les formations visées, si droite et calme, venaient soudain de s'agiter et tournoyaient en tout sens, se dispersant pour ne pas souffrir du tir meurtrier.
Mais, percevant la menace, les batteries Traditionalistes redoublèrent leur bombardement du plateau pour gêner le plus possibles leurs rivales Unionistes.
En diminuant de moitié le temps qu'il avait mis précédemment, l'émissaire rejognit son commandant et fit rapport de la situation.
Se dressant sur son cheval pour être mieux entendu de son régiments, le Colonel haussa la voix : "Soldats, les nôtres nous attendent à Twanaskis, il va s'agir de ne pas les faire traîner, alors en avant au pas de gymnastique !"
Et, comme des automates, les soldats ressererent leurs rangs et commençèrent à trotter rapidement sous le yeux du Colonel qui reprit plus bas, à l'intention de son messager : "Lieutenant, en trente minutes, nous ne pouvons pas y arriver, au pas de gymnastique, j'ai bon espoir de diminuer notre temps à trois-quarts d'heures, mais faire plus va être difficile...
- Le général en à conscience et vous demande juste de hâter votre arrivée.
Le Colonel resta une seconde pensif avant de sourire : "On va tâcher d'y arriver. Prévenez-le qu'on va se remuer les fesses."
Saluant alors, le lieutenant s'apprêta à partir, puis, réalisant l'état de son cheval, il demeura pour demander à son supérieur : "Mon colonel, puis-je emprunter votre cheval ? Le mieux est fourbu.
- Bien sur !" Répondit sans hésitation l'officier qui descendit de sa monture pour procéder à l'échange.
Et quelques secondes plus tards, le lieutenant repartait de nouveau à tout allure en direction du plateau.
"Bonne chance mon garçon." Murmura le Colonel à ce jeune homme plein de fougue dont l'avenir immédiat du régiment dépendait.
Puis, revenant sur son régiment, il pressa ses hommes par quelques encouragement, les faisant relayer par les différents commandant de compagnies.
Lorsque le cavalier fut de retour sur le lieu de la bataille, il ne fit même pas une halte pour se rendre directement à l'Etat-Major.
Dès qu'il l'eut rejoins, il descendit alors même que le cheval s'arrêtait pour voir le général.
Celui-ci, devant la tente et observant avec attention le déroulement de la bataille, le coupa dans son élan :
"Pas le temps lieutenant, je vois une monstruosité en face et il faut que nous alertions nos homme le plus vite possible, alors prenez cette missive et porter là au Colonel Stin sur le flanc droit !" Lâcha-t-il en désignant la direction à prendre.
- Mais, mon général !
- Pas le temps mon gars, vous êtes la seule estafette disponible, alors remuez-vous l'arrière train et transmettez les ordres."
Ne voulant désobéir à un supérieur, le lieutenant lu en diagonale la missive et remonta à cheval pour se diriger vers ce fameux régiment.
En quelques instants, il rejoignit l'orée des bois installées sur les pentes et s'enfonça profondément à l'intérieur.
Il finit par trouver ce qu'il cherchait : les hommes étaient à couvert derrière des rochers entre lesquels étaient amassés des débris d'arbres. Curieusement, les tenues n'étaient pas uniformes et semblaient même très variés.
Ne prêtant guère plus attention à ce détail, il s'employa à trouver le responsable pour lui remettre la missive.
Lorsqu'il vit le cavalier, ce dernier prit les instructions, et, en les lisants, il ne pu retenir une exclamation : "Ben tiens ! On à déjà cannibaliser ma troupe et voilà maintenant qu'on m'en retire des éléments; enfin !
Puis, se tournant vers un sergent de passage, il lui donna l'ordre d'aller quérir la 4ème compagnie du 6ème de cavalerie.
Bien que surpris pas un tel ordre, un régiment d'infanterie n'étant pas censé comporter des éléments de cavalerie, le lieutenant suivi le sergent.
Il remontèrent ainsi tout la ligne de feu, calme pour l'heure, jusqu'à l'extrémitée droite de l'unité ou des carbiniers attendaient à couvert, leur montures tenues par quelques gardes en retrait.
Lorsque le sergent eut transmis le message, les soldats se levèrent, prirent munitions et armes posés prês d'eux et rejoignirent les chevaux.
Dès qu'ils furent remontés en selle, ils commençèrent à remonter vers le plateau, suivant les instructions. Au même moment, pressentant un danger, le lieutenant décida d'effectuer une reconnaissance rapide des alentours.
Plusieurs minutes durant, il chevaucha dans les bois, fouillant du regard les profondeurs de la forêts dans les moindres recoins. Mais rien ne se manifesta. Il avait probablement rêvé. C'est là qu'il résolut de repartir auprès du général afin de recevoir de nouvelles instructions. Et, sur le retour, un détachement de cavalerie remontant à sa gauche attira son attention : la compagnie appelée ? Impossible, elle devait avoir quitté la zone depuis une bonne dizaine de minutes...
En proie au doute, il donna un coup d'éperon à son cheval et remonta au galop vers le sommet du relief.
Lorsqu'il aperçut le général, penché cette fois sur une carte, il se précipita vers lui et fit rapport sans même descendre de cheval :
"Mon général, je ne sais pas qui c'est, mais il y a de la cavalerie en mouvement dans les bois.
- Où donc ? Demanda avec surprise le commandant en chef.
- Notre flanc droit, sur l'extrémitée de notre aile.
- Nous n'avons aucune unité dans ces parages... Lieutenant, conduisez la réserve à l'endroit où vous avez aperçu ces forces, elles sont très certainement ennemies."
Aquiesçant, le visage perlant de sueur, le lieutenant repartit au trot sur la position qu'on venait de lui indiquer. La réserve était à l'est du plateau, un peu en retrait des batteries pour demeurer à l'abri du tir ennemi.
Lorsqu'il la vit, l'officier manquant de s'étouffer : devant lui se tenait à peine deux compagnies.
S'approchant de ce qui semblait être l'officier, placé un peu en avant et suivant avec intérêt la bataille du bout de ses jumelles, il toussota :
"Mon colonel, j'ai ordre de vous indiquer un rassemblement ennemi qu'il faut disperser pour éviter la chute de notre flanc. Mais... avec tout le respect qui vous est du... où est le reste de votre force ?"
L'intéressé baissa ses jumelles et tout en esquissant un sourire nerveux, désigna ses hommes : "Mon régiments à perdu huit-cent hommes qui ont été répartis pour compléter le 11ème d'infanterie, lui aussi divisé en deux. Cette cannibalisation nous permet d'aligner deux régiments au lieu d'un seul. Tout ce qui me reste, ce sont deux-cents cavaliers. Donc, désolé lieutenant, mais voici toute mes troupes. Maintenant, si en avez terminé avec ces questions déplacées envers vos supérieurs dont les considérations tactiques ne vous regarde pas; alors peut-être pourrez-vous nous mener jusqu'à ces troupes et éviter une fin brutale à cette armée..."
Le sermont avait sonné comme un sévère coup de semonce aux oreilles du lieutenant qui rentra sa tête entre ses épaules en déglutinant. Une fois que le supérieur eut achevé sa loghorrée, il se mirent en route, suivit par les compagnies.
A l'orée des bois, toutes stoppèrent sur ordre du colonel qui poursuivi avec le messager en reconnaissance.
Il revinrent une dizaine de minutes plus tard et les commandants, pied à terre, tinrent rapidement conseil :
"L'ennemi n'est qu'à trois cents mètres et probablement dans un rapport de force de trois contre deux.
- En notre défaveur ?
- Bien entendu." Appuya le colonel en dessinant son plan dans la poussière.
- Cependant, par je ne sais quel miracle, ces glands sont toujours en colonne et orientés perpendiculairement à nous en nous offrant au passage leur flanc gauche.
Nous allons nous déployer en ligne et opérer une charger frontale tout en faisant en sorte que nos ailes se rabatte vers le centre pour leur couper toute route dans ces trois directions et les forcer à la retraite vers leurs lignes aux sud.
- Ils ne nous ont pas vu ?
- Pas de ce qu'on à pu percevoir, normalement, nous allons tomber sur eux à l'improviste."
Posant ensuite les questions rituelles, le colonel fit remettre pied à l'étrier en commença à étirer ses troupes pour former une ligne unique.
Lorsqu'elle fut constituée, il regarda des deux côtés et dégaina son sabre à l'image du reste de ses hommes.
Les cavaliers avancèrent et petit à petit, passèrent du pas au trot, puis, lorsque l'ennemi fut en vue, un cri retentit et tous se mirent au galop.
Le bruit de la charge conjugué aux secousses provoquées par les sabots martelant le sol à vive allure attirèrent l'attention des ennemis qui tentèrent de faire face. Mais, dans le feu de l'action et le brouhaha ambiant, ils rompèrent leur formation en se désorganisant. C'est là que le mur de chevaux unioniste frappa de plein fouet l'amas de cavalier que formait désormais la troupe.
Le choc fut brutale, les sabres s'abattirent avec fureur, tranchant dans le vif, découpant tête en membre, entaillant profondément la peau, faisant couler le sang à flot sur un sol quelques secondes auparavant encore d'un naturel agréable à voir.
Des cris, des cliquetis dans un entremêlement tourbillonant dont l'esprit ne parvenait à saisir que es couleurs des uniformes déjà tâché de poussière et maintenant recouverts de sang.
La règle était simple, tuer ou être tué, et les quelques minutes de combat qui caractérisèrent se massacre parurent pourtant être interminables pour les combattants qui avaient l'impression d'entrapercevoir l'entrée des enfers. Certains les rejoignaient d'ailleurs, rapidement, d'un coup sec, ou après une plus ou moins longue agonie ponctuée de râles d'agonie.
Lorsque la furieuse mêlée s'acheva et que les cavaliers traditionalistes battirent en retraite, les commandants s'attelèrent à retenir leurs hommes, ennivrés par cette victoire.
Une fois regroupé, le colonel décida de reprendre la position initiale afin de parer à toute autre "surprise".
Lorsque le lieutenant revint à côté du colonel, celui-ci tenait un message dont le porteur venait de repartir au galop.
Quelques secondes plus tard, faisant un grand geste de la main, il fit venir le clairon : "Sonnez la retraite.
- Mon colonel ?! S'exclama-t-il sans parvenir à se retenir.
- Lieutenant ? Répondit simplement l'officier.
- Mais... Nous.... Le général m'a dit que nous attendions le 16ème ?!
- Eh bien il semblerait qu'il ait changé d'avis, ou qu'il soit arrivé. Toujours est-il qu'on plie baggage.
- Mais...
- Silence lieutenant ! Vous avez une facheuse tendance à trop réfléchir, obéissez et tout se passera bien. On se replie; un point c'est tout !"
Puis se retournant immédiatement, il cria : "Prenez les blessés en selle sauf deux escadrons qui resteront en arrière garde pour couvrir le replis. Exécution."
Et, dans le martèlement des sabots, les soldats obéirent, se préparant au replis comme le reste de l'armée. Ce que le général avait perçu, c'était un étendart, un étendart doublé d'un grand officier blond en uniforme blanc. Et une fois que ce personnage était sur un champ de bataille, les chances de l'emporter pour un seigneur devenait plutôt maigres; alors pour lui, promut uniquement par manque d'officier, les chances étaient nulles...
[center]*[/center]
[/quote]
Posté : ven. juil. 07, 2017 11:20 pm
par mark
[quote]
10 Avril 2033
Quelque part au dessus de la Mer des Trois Gorges
Un Jet fendait l'air gracieusement, laissant derrière lui une large traînée blanche tandis que défilait sous son ventre, à plusieurs centaines de kilomètres, les nappes brumeuses des plus bas nuages.
C'était un Yakinos 40, comme on pouvait en croiser des centaines près des côtes Caskar ou des pays partenaires. Il faisait partie de ces appareils spécialement aménagés et comportait une cabine richement décoré, équipée d'un minibar ainsi que de couchettes voir, si l'on cherchait à l'arrière de l'appareil, non loin des toilettes, d'une petite douche.
Dans la partie avant, juste derrière le cockpit, trois passagers discutaient calmement pour passer le temps sous les regards attentifs du steward à leur service pour la durée du vol.
"Avouez qu'elle à vu juste en ce qui concerne l'arrivée probable du navire Idaloski.
- Vous savez Valakin, quand on sait qu'elle vous à battu à plat de couture lors de votre première confrontation et qu'elle m'a soupçonnée d'espionnage dès que j'ai posé le pied chez De Sakina, je ne suis guère surpris quand à ces compétences.
- Serait-ce un compliment ?" En profita Astrid.
"Non, en fait, votre déduction est somme tout assez logique : en Amarantie, il n'y a que deux endroit où ils leurs seraient possible de débarquer son Altesse, soit en république de Spongorie, réputée pour son machisme. Soit dans le dernier endroit où l'on peut encore faire du trafic d'esclave légalement. Comme la première solution est à exclure du fait qu'un idiot pourrait très bien reconnaitre la Grande Duchesse et le signalez pour empocher une somme substantielle; l'unique solution reste le port d'Artigona.
Ceci dit, je vous avoue sans mesquinerie être surpris que vous connaissiez... enfin que vous sachiez de quoi il s'agit."
S'avançant vers son interlocuteur, elle répondit :
"Bien que, d'après le Colonel, vous ayez un sérieux compte à réglez avec le comte de Sakina pour des causes qui me sont encore inconnues, il faut savoir que grâce à lui, j'ai découvert ces magnifiques petites choses qui donnent un excellent aperçu sur notre monde : les livres."
Idaloski ne répondit pas, il préféra la regarder d'un air intéressé, laissant entendre qu'en savoir plus ne le dérangerais pas. En s'en rendant compte, Astrid se redressa dans son siège et après s'être raclé la gorge, repris :
"Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais je suis né en campagne, dans ce que vous appelez "les foyers Traditionalistes". Le fait est que... tout traditionalistes qu'était mon village, il à souffert comme beaucoup d'autres des guerres seigneuriales et comme nombres d'enfants de mon âge, je me suis retrouvée orpheline.
C'est l'Oster Kourtchenko qui m'a trouvée, un peu par hasard, et je ne sais pourquoi mais il à décidé de me ramener à Sakina et de me présenter au duc. J'avais 6 ans, il à décider de me prendre sous son aile. D'après Kourtchenko, c'est parce qu'il à perdu sa propre fille très jeune qu'il à reporter son affection sur moi. Je me dois d'avouer aujourd'hui que j'y crois un peu puisqu'il s'arrangeait toujours pour passer au moins une heure avec moi par jour et ce, quelque soit son emploi du temps. Enfin, "grâce" à cela, j'ai eue une éducation poussée et menée par un précepteur excellent.
Vous avez toujours tendance, vous les modernistes, à voir en nous des pouilleux sans éducation, rien n'est plus faux. Nous étions là bien avant que vous construisiez vos villes et c'est en voyant ce qu'est le monde que nous refusons de nous plonger dedans !
- Ça devient trop politique pour moi !" lança Karl en se levant en direction du bar.
"Bien, en ce cas si vous m'expliquiez pourquoi vous en voulez tant au Duc ?"
Le rattrapa de la voix Astrid en se dressant à moitié.
Karl poursuivi sa route et se fit servir un verre. Puis, une fois que les glaçons eurent tinter une fois, il retourna à côté de son siège, mettant une main dans la poche tout en tenant son verre de l'autre. Il regardait la Traditionaliste de toute sa hauteur en se demandant si il fallait vraiment briser le portrait idéal qu'elle se faisait du personnage. Prenant alors une gorgée, il parla en la regardant dans les yeux.
"Votre... héros. M'a donnée une bien moins belle image de lui quand je l'ai rencontré la première fois.
- Vous le connaissiez déjà ?" S'étonna Astrid.
- Façon de parler, s'il m'avait vu en ce temps là, je ne serais pas là à conter mes mésaventures.
- C'est-à-dire ?
- Mon histoire est à peu près similaire, à la différence que quand il m'a trouvé, ou plutôt qu'il à trouvé mon village, soit disant dangereux pour l'avenir du pays, ça à été le début des emmerdes.
Ses troupes sont entrées et ont tout brulés. Ironiquement, ma mère m'a dit ce jour là qu'ils avaient préparés un beau gâteau, mais qu'ils avaient raté l'allumage des bougies.
Toujours est-il qu'il s'est assuré personnellement qu'il n'y ait pas un seul survivant.
- Comment pouvez-vous en être si sur ?"
Idaloski approcha son visage du sien, sans quitter le cristal de ses yeux noisettes.
"Pour échapper aux flammes ravageants mon village, je me suis caché sous une maison. Et il s'est arrêté juste à coté. A quatres mètres de moi, j'ai vu les sabots de son cheval. Je l'ai vu lui, dirigeant les opérations avec minutie, précisant qu'il ne voulait pas un rescapé. Je l'entend encore :"Si ne serais-ce qu'un seul de ces pourceaux s'en sort, je vous assure que nous irons bruler tout les villages alentours !". Et je dois avouer que ces derniers temps, pendant tout le temps où je l'ai vu à quelques pas de moi, je me suis fait violence pour ne pas lui sauter dessus et l'étrangler !"
Il recula son visage et se ré-asseye lourdement dans le siège. Astrid resta un temps silencieuse. Plus elle côtoyait ces "utopistes", plus il lui montrait une facette de son camps qu'elle aurait préférer ignorer. Surtout que désormais, c'était le duc qui était concerné. Elle ne pensait pas que ce nordiste ait menti. Ses yeux reflétaient bien trop de haine pour que ce soit une fable...
"Ne lui avez-vous laissez une seconde chance ?"
A peine eut-elle finit sa phrase qu'elle la regretta immédiatement. Le visage de Karl se crispa dans ce genre de calme qui cache en réalité un profond mépris. Et de cet air, il répondit : "En a-t-il laissée une à tout les miens ?".
Elle baissa la tête, mais la phrase qu'il ajouta lui fit dresser de nouveau l'oreille : "De toute façon, une personne sans parole n'a pas d'honneur.
- Je vous demande pardon ?!" Se scandalisa Astrid qui percevait la remarque comme une insulte.
Mais, toujours de ce calme olympien méprisant, Karl lui rétorqua :
"Un homme qui renie une parole donnée devant le grand-conseil n'est pas digne de confiance et encore moins de respect.
- Il a été piégé !
- Qu'est-ce qu'il imaginait ? Que tout se déroulerait comme d'habitude ? Son camp gagne, les autres se plie à sa volonté ? Le plus drôle dans cette affaire, c'est que c'est lui qui à demandé la convocation. Allons, arrêtez de le défendre, vous vous enfoncez inutilement.
- Mais...
- Cher amis ! Intervint Valakin, "je crains qu'il nous faille reporter cette conversation à plus tard puisqu'il semble que nous approchions de notre objectif." Sauva Valakin.
Comme ramenés à la raison, les deux agents se turent et regardèrent l'écran déroulant descendant du plafond.
"Voici une carte politique de la Mer des Trois-Gorges.
Nous sommes ici, un peu au Sud de l'Amarantie tandis que nous estimons la position du navire des ravisseurs un peu plus éloigné à l'Ouest.
je vous rappel que le plan consiste à vous larguer en parachute au dessus de l'Amarantie qui va probablement m'envoyez ses chasseurs quelques minutes après que nous aurons violer son espace aérien.
Comme mon rôle est précisément de me faire contrôler. Vous vous contenterez, une fois au sol, de vous mettre en route vers le port d'Artigona ou nous soupçonnons, grâce à Astrid, qu'ils vont débarquer son Altesse. Un détail : il s'agit du principal port de transaction des esclaves. Nous avons besoin que vous appreniez la destination suivante. C'est capital pour notre poursuite.
Dans le cas où une occasion se présente : vous avez toute latitude pour la sortir de là.
- Quel topo si on se fait prendre ?
- Faut vous démerdez, la Daska est écartelée en tous sens en ce moment, alors nous n'avons pas d'agents à distraire pour une évacuation d'urgence."
Les deux agents acquiescèrent et se levèrent tandis qu'attendais, à côté de la porte de l'appareil, le steward avec deux parachutes.
Les trois autres passagers le rejoignirent et les deux agents enfilèrent l'attirail pendant que Valakin donnait d'ultime conseil à Astrid :
"On va vous larguer à plus de 4000 mètres d'altitude, c'est le seul moyen pour que vous soyez dans les nuages quand les coucous Amarantins vont venir dire bonjour.
- Nous entrons dans l'espace aérien Amarantin monsieur". Annonça soudain le pilote.
Le Steward ouvrit alors la porte, laissant Valakin poursuivre : "Comme c'est votre premier saut, sachez que vous avez deux parachutes, un dorsale et un ventrale. Ils sont commandés par ces deux poignées. Restez bien concentrés sur Karl, il connait la région. D'autre part, en atterrissant, surtout, laisser vos jambes molles et roulez vous en boule, à moins que vous teniez à ce que vos chevilles soient brisés. Oh ! Dans le cas ou votre parachute se met en torche, ouvrez le ventrale, commandé par cette poignée.
- Et si aucun des deux ne marche ?
- Alors faites vos prières et ne vous inquiétez pas, vous aurez un arrêt du cœur avant d'atteindre le sol pour vous étalez en une magnifique pizza tout en vous enfonçant de deux ou trois centimètres. Mais voyez le bon côté des choses, vous finirez comme engrais dans un champ !" Et ne pouvant se retenir, il éclata de rire.
"Très rassurant, merci beaucoup capitaine.
- Plus sérieusement, n'ouvrez pas votre parachute avant 1000 mètres, sinon vos bouteilles ne vont pas suffirent.
Si vous êtes dispersé, vous...
- C'est bon capitaine !" L’interrompis Karl. "Nous avons des radios, pour ce cas-ci, pas besoin de conseil.
- Comme vous voudrez. Préparez vous !" Répondit Valakin en regardant sa montre, une main en l'air pour donner le top départ.
- Monsieur, les amarantins nous envoient leurs chasseurs !" Lança le pilote qui venait de déclinez une ultime fois les appels de la surveillance aérienne.
"Go ! Go ! Go !" Lança soudain le capitaine tandis que Karl semblait rester figé à la porte.
"Qu'est-ce qui se passe ?" Demanda Astrid placée juste derrière.
"Un bug de démarrage, poussez le.
- Quoi ?!
- Poussez-le !"
Alors, obéissant comme un automate, Astrid donna un puissant coup de pied dans l'arrière train de Karl qui tomba alors dans le vide, bientôt suivi par sa collègue qui sauta sans problèmes.
Ils virent l'avion s'éloigner à une vitesse folle tandis que se refermait sa porte.
Leurs masques sur le nez, les deux parachutistes tombaient à une vitesse vertigineuse. Mais, apercevant plusieurs points noirs dans le ciel se rapprochant rapidement, Karl plongea en direction des nuages.
Sans hésiter, Astrid l'imita, suivant avec attention son altimètre.
A l'instant où il atteignirent les nappes blanchâtre, deux appareils militaires les survolèrent dans le hurlement de leur réacteurs, fonçant en direction du Yakinos 40 signalant toujours son passage par une longue traînée blanche de part son altitude.
Une fois la couche nuageuse passée, les deux parachutistes fixèrent avec grande attention leurs altimètres, une main sur la poignée.
Soudain, elles furent tirées avec brutalité. Les parachutes se déployèrent, camouflés par une teinte bleu azur pour ne pas attirer l'attention.
Malgré le frein qu'ils constituaient, leurs propriétaires continuaient de descendre à une vitesse vertigineuse.
Le sol approchait rapidement. Au moment de toucher, se remémorant les indications procurées par Valakin, ils plièrent les jambes, comme si elles étaient flasques pour s'étaler au sol en roulant sur eux mêmes. Puis, par habitude, Karl retint d'office son parachute et commença à marcher vers lui pour l'immobiliser et le plier.
De son côté, Astrid commençait doucement, malgré ses débattements, à être emportée par le sien.
Lorsque Karl la rejoignit pour l'aider, il ne put retenir un rire : "Allons donc Astrid, ne mettez pas si vite les voiles, notre mission vient juste de commencer !
- J'aimerais bien vous y voir !" Rétorqua-t-elle tout en continuant à lutter.
Quelques minutes plus tard, achevant de cacher les parachutes et prenant leurs armes (des pistolets mitrailleurs de petite tailles). Ils se figèrent en remarquant un paysan qui les fixaient à quelques mètres. Des champignons dans un petit panier.
"Je rêve..." Murmura Astrid en écarquillant les yeux.
C'est là qu'ils comprirent que le l'involontaire passant était bien plus pétrifié qu'eux. Il ne disait rien, il pointait le ciel puis les deux agents, ne comprenant visiblement pas le sens de tout ce cirque.
Astrid fit alors un grand, mais faux, sourire et s'approcha tout près de lui. Sans perdre cette expression forcée de son visage, elle ordonna au bonhomme de se tourner par un signe du doigt.
Comme un automate, le bonhomme obéit et commença à partir. C'est là qu'elle leva son arme et abattit la crosse avec force sur sa tête.
S'approchant alors à son tour en enjambant les hautes herbes, Karl regarda le corps inerte et poussa un soupir : "C'est pas croyable, quand vous débarquez quelque part, la première chose que vous faîtes quand vous croisez quelqu'un, c'est de lui défoncer la tête ?
- Il allait signaler notre présence et arrêtez de geindre, il est juste assommé."
Et sans plus prêter attention au regard désespéré de Karl, elle sortit sa boussole et prit la direction d'Artigona.
Faisant un lent mouvement désapprobateur de la tête, Idaloski lui emboita le pas tout en murmurant : "Et on dit que les femmes sont délicates..."
La cale était toujours aussi sombre, mais sa vue était trouble. Elle n'aurait pas pu tenir debout, tout ce qu'elle pouvait faire consistait à tourner la tête et tenter, à grandes peines, de réfléchir.
Une lueur vint soudain du ciel, comme une illumination divine. Ça n'était pas possible ! Ce qu'on lui avait injecté lui donnait des hallucinations.
Alexandra ferma les yeux et se secoua la tête, cherchant à dissiper l'espèce de brume l'empêchant de distinguer convenablement ce qu'il se passait car maintenant... Oui elle en était sure... la cage volait ! Elle dansait à quelques mètres du sol et continuait de s'élever.
Elle plongea sa tête dans ses bras, étant déjà couché à moitié en position du fœtus.
Mais, elle cru vraiment une seconde qu'elle perdait l'esprit lorsqu'elle sentit la chaleur du Soleil sur son dos et l'odeur de la mer. Lorsqu'elle perçut ne plus bouger, timidement, elle sortit les yeux du noir dans lequel elle venait de les plonger. Et une mouette se tenait là, juste en face, sur une sorte de montant. L'observant avec intérêt et incompréhension.
Sur une colline toute proche, deux paires d'yeux guettaient attentivement du bout de leurs jumelles la masse grouillante qu'ils dominaient...
"Je me demande si je ne me suis pas trompé." Articula Astrid.
- Pourquoi donc ?
- Peut-être qu'ils ne vont pas débarquer ici. Peut-être que c'est juste un leurre pour nous induire en erreur une fois de plus.
- Au vu de ce qu'ils transportent, le plus simple pour eux est de se noyer dans la masse. Artigona est le meilleur endroit pour ça, presque n'importe quel esclave de Dytolie passe par là. C'est idéal pour cacher une tête au milieu d'autres.
- Ouais... " Soupira-t-elle en regardant de nouveau dans les jumelles.
- C'est drôle quand on y pense... Dit Karl avec un sourire.
- Pourquoi ?
- Eh bien ce sont probablement les plus grands misogynes de la planète.
- Miso... quoi ?
- Misogynes, disons qu'en Amarantie, vous êtes considéré comme... un outil de reproduction qui n'a pas de maturité intellectuel.
- Oh... Sympathiques personnages. Mais vous disiez.
- Je disais donc qu'il est amusant de constater que la plupart des esclaves de ce marché valent plus cher que les hommes en moyenne alors qu'en liberté, ils ont plus de droit qu'elles.
- Tiens pourquoi ?
- Parce que le cul à toujours plus rapporté que la main d’œuvre." Constata dans un soupir l'agent.
"Là !" s'exclama soudain Astrid.
Surpris mais réactif, Karl s'empara de ses jumelles et les orienta dans la direction du doigt d'Astrid.
Après quelques secondes, il poussa à son tour une exclamation : "Oui ! C'est elle !"
En effet, dans une cage suspendue à une grue au dessus d'un cargo, les traits fatigués d'Alexandra se distinguaient. Descendant alors de quelques mètres le regards, les agents virent plusieurs hommes parler avec un contrôleur d'amarrage.
Le chef discutait ardemment du prix avec contrôleur qui trouvait qu'on lui donnait un prix bien inférieur à la taille du bateau. C'est là que des camions de types militaires bâchés entrèrent à la queue sur les docks et s'arrêtèrent en face du navire.
Plusieurs hommes d'une allure assez imposante en descendirent et, remarquant le problème, se rapprochèrent. Lorsqu'ils eurent quasiment rejoins le commandant, ce dernier précisa :
"Bon écoute mon gars, j'ai pas que ça à foutre alors voilà ce qu'on va faire : ou tu prends le fric et tu te barres pour tenter d'arnaquer quelqu'un d'autre ou tu touches rien du tout et je te laisse poursuivre cette discussion avec mes amis."
En entendant parler d'amis et voyant le regard de son interlocuteur se diriger vers des personnages dans son dos. Le maître du port se tourna légèrement et constata qu'il était désormais entouré de personnages à l'aspect patibulaires, ressemblants comme deux gouttes d'eau à des mercenaires. Et les armes à leurs ceintures n'étaient pas pour le rassurer.
Acquiesçant tout en déglutinant, le contrôleur prit l'argent qu'on lui tendait et sortit du cercle pour disparaître rapidement dans la foule.
"Voilà une bonne chose de faîte." Soupira le commandant avant de saluer les arrivants :
"Monsieur Lavinci ?
- Ravi de travailler avec vous." Lui répondit l'armoire à glace.
"C'est réciproque. Voilà le colis. On va le charger sur ce camion, pour le reste, on embarque et cap sur l'aire d'évacuation. Pour vous, tenez." Il tendit une liasse de billet.
"Il n'y a que la moitié." Constata le mercenaire.
- Le reste c'est quand nous aurons appareillé monsieur Lavinci.
- Vous ne nous faîtes pas confiance ?" Paru se scandaliser le soldat.
"Avec cette mesure, si, entièrement même." Lui répondit le commandant dans un sourire tandis qu'on chargeais la cage.
Après une sorte de courte bataille de regards, le procédé ne semblant pas plaire au chef des mercenaires, une plaisanterie du commandant mis fin à la tension.
"Vous avez de très beau yeux mais si vous voulez qu'on se fasse des langues sous la douche va d'abord falloir terminer le travail."
Surpris à la fois par le sang froid (le commandant étant bien plus petit que lui) et la répartie de son interlocuteur, le mastodonte laissa monter un rire franc avant de faire suivre les ordres donnés, mettant en branle toute l'équipe qui embarqua.
C'est quand la cage ne bougea plus qu'Alexandra osa sortir la tête des bras, ayant, à l'arrêt, une vision assez correcte bien que déformée et floue. Mais ce qu'elle voyait, elle ne le comprenait pas, complètement neutralisée par la drogue.
Artigona était un port presque comme les autres, à la différence qu'on y échangeait des esclaves : des marchands avec leurs captifs vendaient en criant, comme on fait de la pub pour son poisson. Des personnages de toute la Dytolie et même de l'Algarbe flânait dans les passages, jaugeant la force, la beauté, l'éducation ou la dentition des "produits" les intéressants.
Les plus jeunes n'avaient même pas six ans et ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Bien souvent, déjà séparés de leurs parents.
Tout en tentant de trouver un sens à ce que ses yeux captaient, Alexandra sentit qu'elle se remettait à bouger et immédiatement, replongea la tête entre ses bras.
Sur la colline, il n'y avait plus personne. Karl et Astrid avaient dévalés la pente et se précipitaient en direction du port. Lorsqu'ils l'atteignirent, Karl n'émit aucune objection lorsque Astrid neutralisa un playboy téléphonant à côté de sa voiture avant de monter dedans. Laissant à Karl le soins de conduire pour rattraper le convoi afin de le filer.
Se dissimulant dans la circulation, le véhicule suivi la file de camions, aisément distinguable.
"Mais où vont-ils comme ça ?" Demanda Astrid.
"Pour l'instant on marche plein ouest, si on continue à cette allure, on va atteindre très rapidement la côte de nouveau."
Poursuivant ainsi sa progression, la file de véhicule s'engagea sur l'autoroute. C'est là que le commandant remarqua le véhicule des agents.
En proie au doute, il demanda à son voisin d'accélérer, sachant qu'étant le camion de tête, les autres suivraient. La voiture sembla légèrement augmenter sa vitesse pour rester à vue. Alors, le commandant ordonna de ralentir exagérément, ce que le convoi fit... comme la voiture.
Désormais certain de ce qu'il avait derrière lui, il signala à Lavinci le véhicule et lui demanda de s'en débarrasser.
Jetant un œil dans le rétro. Lavinci approuva et contacta le camion transportant la cage : "Déployez la bâche, qu'on ne puisse pas vous distinguer des autres camions."
Puis, il ordonna aux véhicules de queues d'occuper chacun une des quatre voies à même hauteur, le temps que les autres camions échangent leurs positions de sorte à ce qu'on ne sache pas lequel transportait la prisonnière.
Ensuite, dès que l'occasion se présenta, il fit emprunter à la moitié du convoi la première sortie qu'ils croisèrent. La manœuvre, perçue par Karl et Astrid, forcèrent ces derniers à choisir.
En quelques secondes, ils optèrent pour rester sur l'autoroute. C'est là qu'à l'instant où ils laissèrent la sortie, Astrid saisi Karl par le bras: "Elle est là !"
Tournant vivement la tête, Karl eu le temps de percevoir un reflet métallique à l'intérieur de l'un des camions avant qu'il ne tourne sur la route passant au dessus de la quatre voie.
Sans hésitation, Karl freina d'un coup, se plaça sur la bande d'arrêt d'urgence et enclencha la marche arrière pour pouvoir prendre la sortie afin de se remettre à filer le convoi.
En voyant revenir la voiture, le commandant signala à Lavinci que son plan n'avait pas marché.
D'abord surpris, il constata par lui même l'échec de la ruse et, optant pour employer des méthodes plus musclées, il donna par talkie l'ordre au camion de queue de se débarrasser des gêneurs. C'est là que la voie du commandant interrompit les mercenaires qui s’apprêtaient à soulever la bâche de leur véhicule pour cribler de balle la voiture les suivants.
"Négatif ! Monsieur Lavinci, nous prenons déjà suffisamment de risque, inutile d'en rajouter en attirant l'attention sur nous. Débrouillez vous pour vous débarrasser de ces guignols autrement."
Bien qu'ayant une réponse gromellante, le commandant sentit que le chef du convoi n'enfreindrait pas ses instructions. En effet, il tenta de semer la voiture dans le dédale des rues d'un village qu'ils croisèrent. La tactique n'ayant pas d'effet. Il tenta de lui faire avoir un accident. Échec.
Alors, s'arrêtant à un feu rouge, il eut une idée lumineuse :
"Chef de convoi à tous, dispersion ! On se retrouve au point d'arrivé; mais que tout le monde prenne une direction différente."
Et quand le feu passa au verte, les deux agents furent désemparés de voir chaque camion s'engager dans un direction différente, certains semblant même revenir sur leurs pas.
Cependant, ils crurent à un moment apercevoir la cage et décidèrent dès lors de poursuivirent le camion concerné.
Après plusieurs minutes, ou le six roues sembla les balader, ils le virent avec satisfaction s'engager dans un petit chemin de forêt. L'occasion étant trop belle, Karl accéléra pour se placer à côté et permettre à Astrid de tirer sur les pneus pour les crever.
Risquant l'accident, le chauffeur freina et arrêta le camion.
Descendant de leur véhicule, les agents éliminèrent chacun d'une balle le chauffeur et son voisin qui avant qu'ils ne puissent utiliser leurs pistolets-mitrailleurs.
Puis, progressant de part et d'autres de la carrosserie, ils avancèrent vers l'arrière. En y parvenant, il apparu que personne n'était descendu.
Mais, redoutant un piège des gardes protégeant très certainement la cage, Karl sortit une grenade flash et, après avoir doucement soulever une partie de la bâche cachant l'intérieur sous la couverture de l'arme d'Astrid; Karl et elle se cachèrent les yeux jusqu'à entendre une détonation.
Ils soulevèrent ensuite d'un coup la bâche, arme pointé vers l'intérieur.
Quelques mercenaires se couvraient les yeux, se tordant en grognant de par la violence de l'éclat. Mais il n'y avait rien d'autre. A la fois dépité et furieux d’avoir été berné, Karl et Astrid abattirent les mercenaires avant qu'ils ne se remettent du flash.
Puis d'un mouvement quasi-mécanique, il retournèrent à la voiture.
Voyant son collègue en proie à une intense réflexion, Astrid demanda : "Que fait-on ?
Idaloski tourna alors la tête en direction du camion, ce dernier était silencieux à une exception près : les talkies des ses occupants demeuraient sur la fréquence générale du convoi...
Au soir, celui-ci, reformé, arrivait à destination. L'endroit était l'embouchure d'un fleuve et quelques lampadaires éclairaient la terre déformé par les traces de pneus et de pas. On n'entendait le ressac et la mer était visible.
L'aire de chargement consistait en quelques planches de bois plus ou moins grandes permettant d'accéder au moyen de transport choisit pour l'évacuation.
Descendant du camion, le commandant n'en revenait pas. Devant lui, sous les va et viens de son équipage et des préposés au chargement de sacs de drogues, un authentique sous marin de la dernière guerre attendait. La partie émergée semblait ressembler à celle de tout les sous-marins de son temps : il disposait cependant d'un armement plus léger mais modernisé : en lieu et place du canon de 88 se tenait un 100mm sans recul et les plates-formes pour canons anti-aérien étaient occupé par deux mini-gun. En revanche, si on baissait les yeux au niveau de la surface de l'eau, on pouvait remarquer que la coque semblait plus massive que celle qu'avait les sous-marins de combats.
Tout en faisant ces constatations, le commandant remarqua que le maître du bâtiment, une vieille casquette sur la tête, vint à sa rencontre pour lui serrer la main.
"C'est vous les invités surprise ?" Demanda-t-il simplement.
- Oui, mais dîtes moi, d'où est-ce que vous sortez cette antiquité ?
- Ça , c'est une bien longue histoire ! Mais comme on m'a dit que vous étiez pressé, je ne vais pas perdre du temps à vous la raconter ! Dîtes moi plutôt où est votre colis !"
Sans insister davantage, le commandant conduisit le capitaine jusqu'au camion et présenta la cage.
La face du marin sembla alors se décomposer.
"Il y a un problème ?
- Ah oui, et il est même de taille !
- On m'a dit que vous ne regardiez pas la cargaison tant qu'on y mettait le prix !
- Justement ! le problème c'est pas la cargaison, c'est l'emballage ! Vous avez vu la taille de cette cage ? Ça rentrera jamais !
- Il n'est pas question que je l'en sorte !
- Écoutez, ce bâtiment est un type XIV," précisa-t-il en désignant de la main le submersible "ça signifie que pendant sa grande époque, il était chargé de ravitailler d'autre sous-marins, ce qui fait qu'il peut transporter une cargaison. Mais il n'a pas été conçu comme un navire de commerce et une cage, ça ne rentrera jamais. Alors soit vous en trouvez une plus petite, soit vous trouvez un endroit ou l'enfermer, je m'en fous ! Mais si vous ne la sortez pas de cette cage, alors vous restez à quai !"
Sur ces mots, et s'éloigna en direction du navire, suivi par le regard du commandant et son second.
"Qu'est-ce qu'on fait chef ?" Demanda ce dernier.
"On se démerde. Refilez lui une dose, sortez là et enfermer là dans la cabine qui m'est attribuée. Je veux deux hommes en permanence à sa porte.
- A vos ordres."
La discussion se perdait dans le brouhaha de l'embarquement, mais les ordres s'exécutèrent sous les yeux attentifs de Karl et Astrid qui avaient réussi à obtenir par écoute des talkies le lieux d'arrivée du convoi.
Ils ne parlaient pas, le problème qui se posait était simple mais terrible : impossible infiltrer le sous-marins puisque leurs "têtes de nouveaux" seraient rapidement démasquée. Il ne pouvait pas non plus attaquer ou ils seraient massacrés par le nombre.... et ils ne pouvaient pas pister le submersible, n'ayant aucun mouchards à placer dessus, sans compter que le commandant semblait inspecter personnellement la partie émergée de la coque comme s'il craignait une fuite.
Bien que l'idée d'attaquer frontalement les tentent de plus en plus, les deux agents se retinrent, par peur de voir la Grande Duchesse sommairement exécutée. Ainsi, sous leur regard impuissant, ils assistèrent à l'appareillage du sous-marins une fois la lune haute dans le ciel, la rage au cœur.
Ils imaginaient déjà combien allait coûter leur manque de prévoyance....
[center]*[/center]
[/quote]
Note HRP : Je suis infiniment désolé de l'immense retard qu'à mon scénario et prévient qu'il va s'achever avant que j'ai finis de le rédiger (question du temps dans le jeu). Aussi, et à titre exceptionnel, cette histoire, à l'exception de certaines parties que j'indiquerais; correspondra à la progression de l'enquête de vos services secrets sur la disparition de la Grande Duchesse. Bien entendu si vous le désirez.
N'hésitez pas à m'adresser un mp si vous avez des questions ou des doutes.
Posté : jeu. juil. 13, 2017 6:47 pm
par mark
Note : Voilà, gros morceaux pour la suite, aussi, si des petites erreurs se sont glissés dans le texte, je vous serais gré de me les signaler par mp afin que je puisse corriger. Merci.
[quote]
Setan, Quartier Général de la Daska,
Position exacte classée secret défense.
"Bravo ! Je n'ai qu'un mot à dire : Bravo !" Le Colonel s’assit, il était calme, mais les félicitations qu'il prodiguait se chargeait de transmettre ses reproches.
Il n'était pas du genre colérique et ne paniquait jamais, ce qui était d'un grand avantage notamment dans ce genre de situation. A contrario, on lui reprochait trop souvent son sérieux tout en ne manquant pas de sous-entendre qu'il n'avait pas de sentiment et s'approchait plus de la machine que de l'homme sur ce point.
"Nous pouvons être fier de nous ! Par une simple négligence d'une part et un manque de débrouillardise d'autre part, nous avons raté la seule chance que nous avions de suivre son Altesse...
- Monsieur," demanda Astrid,
"pourquoi ne nous avez vous pas envoyé en plus grand nombre ?
- Parce que vous n'en aviez nul besoin. Rompez !" Trancha le Colonel tout en pressant le bouton de son interphone.
"Faîtes venir Valakin.
- Bien monsieur." répondit le serviteur à l'autre bout du poste tout en signalant à l'intéressé qu'il était attendu.
En entrant dans le bureau, le capitaine constata que le Colonel se massait le bord des yeux, surement par épuisement ou réflexion.
"Capitaine... Il me semble que vous avez un frère dans l'aéronavale.
- C'est exact monsieur." Répondit l'agent intrigué.
"Quel grade occupe-t-il ?
- Il est commandant de porte-avions et en ce moment, en mission dans le détroit de la Gorge Ouest.
- Tiens ? Pourquoi donc ?
- Au moment de l'affaire de Brittonie, le gouvernement à tenu à s'assurer que le détroit ne soit pas menacé en cas de conflit avec le Gezona. Puis, une fois que les choses se sont tassés, ils ont du se dire que maintenir en permanence une escadre dans les parages n'était pas une mauvaise idée.
- Je vois..." Compris le Colonel en se dressant sur ses jambes.
"Avez-vous gardé contact avec lui ?
- Il... pense que je suis comment dire... un monsieur tout le monde....
- C'est que vous faîtes bien votre travail." Le rassura son supérieur.
"Pensez-vous qu'il accepterait de nous rendre un service ?
Valakin eut comme une bouffée de joie et tout en riant légèrement, il répondit :
"Mon Colonel, il est parmi les plus haut gradé de l'aéronavale, alors il me semble..." Il croisa le regard inquisiteur du Colonel, ce qui lui rendit d'un seul coup son sérieux :
"Euh... oui mon Colonel." Reformula-t-il.
"Bien, en ce cas, appelez le et demandez lui, au nom du gouvernement de Régence d’assurer le contrôle sonar du détroit, tout submersible qui passera devra être suivi. Avec un peu de chance, le nôtre sera dans le lot.
- Comment être sur qu'il s'agit du nôtre ?
- Les programmes sonar sont désormais fait pour reconnaitre des bruits de moteurs de bâtiments moderne, or, d'après Idaloski, le bâtiment qui détient son Altesse date de la dernière guerre. Aussi, il sera très facilement repérable à l'écoute.
- Bien Colonel." S'inclina Valakin.
"Nous allons retrouvez ce rafiot et récupérer son Altesse, nous avons eu tort de tenter de remonter jusqu'au coupable, à la bonne heure." Il monta la voix à l'intention de Valakin.
"Transmettez au service concernés que nous abandonnons la phase de traque pour nous concentrer uniquement sur la récupération.
Quadrillez toute la Dytolie, dispersez les agents vers toutes les destination potentielles !
- Mais, mon Colonel, cela fait plusieurs milliers de possibilités.
- Et alors ? La régente nous accorde moyens et soutiens, tout ce qu'elle veut en échange, ce sont des résultats, et vite !
- Certes, mais cette méthode peut nous mener jusqu'au Wenlei ! A l'autre bout du monde !
- Nous n'écarterons aucune possibilité, nous retournerons le moindre coin de cette planète jusqu'à ce que nous la retrouvions.
- Et ensuite ?
- Ensuite capitaine, nous retrouverons les coupables, et nous leurs ferons comprendre à qui ils se sont attaqués. En comparaison, la vengeance de la Reine Vonalya sera un travail civilisé. Nous marquerons les esprits, nous les choquerons de sortent à ce qu'ils saisissent bien ce qu'il en coûte de s'attaquer à une monarque Caskar ! "
Valakin, comprenant, inclina une nouvelle fois la tête en signe d'acquiescement puis sortit.
Côtes de Belphore, embouchure du fleuve.
La nuit avait étendue son voile depuis un moment et la mer, dans un bruissement de vague, semblait avoir revêti un manteau noir, voilant ses secrets.
L'un d'eux cependant, avait sortit un œil, trouant sa surface pour porter attention au déploiement de force inhabituel du détroit.
Le capitaine regardait dans le périscope et demanda lentement pour lui même : "Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Intrigué, le lieutenant demanda s'il pouvait regarder. L'autorisant, le capitaine recula.
"Mais..." s'exclama le second.
"Ce sont des navires de guerres !
- En effet, et ils gardent le passage.
- Mais pourquoi ?" Se sidéra le lieutenant.
"Peut-être pour notre passager surprise. Faîtes venir le commandant !" Ordonna-t-il alors d'une voix forte.
Arrivant sur les lieux sans savoir ce qu'on attendait de lui, le responsable du commando se heurta aux regards durs du poste de commandement.
Entrant avec circonspection, il se dirigea le chef de bord qui rappela à l'ordre l'équipage.
"Que se passe-t-il.
- Regardez dans le périscope monsieur ?
- Pour vous, ce sera juste commandant.
- Très bien monsieur commandant, pouvez-vous nous expliquer pourquoi des bâtiments de guerre nous attendent ?
- Pardon ?!" S'exclama le commandant sidéré en se précipitant sur les binocles du périscope. "Je...je ne sait, pas, ce n'est pas possible.
- Y aurait-il quelque chose qu'on aurait oublié de me préciser monsieur commandant au sujet de votre "cargaison"." Sembla insister le capitaine d'un ton plus menaçant.
"Vous n'avez pas à savoir." Se contenta le responsable de mission.
"A partir du moment ou ma mission prioritaire est perturbée, si.
- Laissez tomber." Siffla le commandant en fixant le capitaine.
Celui-ci s'apprêtait à répondre quand soudain, le sonar cria :
"CONTACT ! Bruit d'hélice dans le 160 ! En approche rapide !" En se référant aux indications du matelot, le capitaine se précipita sur le périscope et le tourna dans la direction spécifié. Là, il vit avec effroi la poupe d'une corvette légère foncer sur eux, projecteur allumé et pointés sur le périscope.
Voyant arriver la catastrophe, il cria :
"Alerte ! Corvette rapide, plongée d'urgence ! Machine en avant toute ! Au poste de combat, fermer les portes étanches ! Paré pour un grenadage !"
Alors, comme un échos, l'écho de catastrophe se répercuta dans le ventre du bâtiment bousculé par les déplacements de léquipage exécutant les ordres en se glissant dans les compartiments pour les isoler. Dans le même temps, le monstre de fer s'enfonçait lentement vers les abysses en lâchant l'air de ses ballasts.
"Grenadage." Annonça soudain le radio avec une petite voix tandis qu'on stoppait les moteurs.
"Monsieur commandant." Lâcha le capitaine les yeux rivés sur le plafond;
"regagnez votre cabine, nous reprendrons notre discussion plus tard."
N'osant discuter, l'homme obéit et se retira sur la pointe des pieds, encore médusé de voir l'équipage guetter le ciel comme s'il leur tombait sur la tête.
Les minutes défilèrent, angoissante, des explosions retentirent. Fort heureusement, seul leur détonation était perceptible étant trop loin pour faire des dégâts.
La crainte de tous était qu'une explosion survienne trop près du sous-marins et le fasse voler en éclat, alors, l'humidité ambiante du navire serait chassé par des trombes qui noierait tout le monde avant qu'une réaction puisse avoir lieux.
Certains faisait leur prière, d'autres, comme le commandant, se rappelait toute l'horreur de cette attente, déjà vécue pendant la guerre.
On suait à grosse goutte, on se demandait si chaque bruit n'était pas la grenade fatale qui rebondissait sur la coque.
"Ils tirent complètement à côté." chuchota le lieutenant.
"Réjouissons-nous en.
- On en profite pas pour filer ?
- Non, si on fait du bruit, ils vont nous entendre, on va plutôt remonter à 100 mètres et attendre."
Sans poser de question et toujours dans un silence quasi-complet, l'équipage obéit pour faire lentement remonter la machine à la profondeur voulu, priant pour que rien ne révèle sa position.
Une fois encore, l'on attendit. Mais cinq minutes après avoir donné ses ordres, le commandant, assis pour rester calme et consommer moins d'oxygène, bondit sur ses jambes.
On frappait, on frappait la coque qui résonnait de toute part. Tout le monde regardait autour de soit, le sonar gémit :
"Ils vont nous entendre !"
rapidement, le capitaine quitta la passerelle et suivi le bruit qui parcourait le sous-marins jusqu'à arriver devant une porte gardée par deux hommes de "monsieur commandant". Sans hésiter, ils leurs ordonna de s'écarter et entra d'un coup.
La prisonnière, sur le lit, frappait une clé à mollette contre la coque. Se précipitant sur elle, le capitaine la retourna et lui arracha l'objet des mains avant de la fixer d'un regard haineux.
C'est là qu'il remarqua qu'elle se contentait d'afficher un sourire béat, les yeux à moitié fermés. Elle était complètement shooté.
Le commandant passa la porte, le capitaine se retourna :
"Mais elle est conne ou quoi ?"
A peine eut il finit sa phrase qu'une explosion déchira l'air. D'un coup, d'autre suivirent, malmenant le bâtiment en faisant s'effondrer les hommes sous les secousses. le commandant tomba dans la chambre alors que le capitaine du se retenir à un tiroir pour ne pas basculer en arrière.
Sans s'attarder, il retourna en courant vers le poste central.
"En avant toute, on se tire de là.
- Mais ils vont entendre !
- Ça c'est déjà fait lieutenant !"
Les hélices se remirent à battre furieusement l'eau, propulsant le sous-marins au milieu de la tempête explosive.
Un matelot, se penchant pour rattraper un objet se plaça juste devant un joint d'acier qui sauta en déversant une tonne de vapeur, lui arrachant la figure au passage. Une autre détonation déclencha des fuites que les membres les plus proches enrayèrent en serrant des manivelles aussi fort qu'il était possible.
Mouillé de la tête au pied, le sonar avait retiré son casque pour en pas perdre l'ouïe et s'accrochait, à l'image de toute personne à bord, à ce qu'il pouvait.
Une puissante détonation secouant soudain tout le bâtiment, projetant toute personne non-assise à terre.
Une fois redressés, le lieutenant et son supérieur entendirent la plus lugubre des informations : "Nous coulons !" Lança le chef de barre, les yeux rivés sur l'indicateur de profondeur. "Nous avons une fuite d'air dans le ballast tribord !
- Faîtes surface d'urgence !" Ordonna le capitaine.
"Mais et la corvette ?
- Tant pis, d'abord l'équipage, ensuite la cargaison !
- Je n'y arrive pas capitaine !" L'appela soudain le matelot.
"Quoi ?!
- Il doit y avoir une brèche, le gauche répond correctement mais le droit semble complètement mort."
Le capitaine réfléchit en un quart de seconde. Il lui fallait une solution, et vite !
Il eut une idée :
"Quelle est notre profondeur ?
- 126 mètres commandant et ça s'aggrave !" Lui répondit le barreur.
Sans hésiter, le maître du bord pris alors le microphone :
"Équipe de veille plongée au sas, nous avons une fuite sur un ballast, réparation immédiate requise !"
Puis, raccrochant le micro, il rejoignit la salle du sas, remué par les explosions.
Les plongeurs étaient prêt, ils étaient trois. Se tenant à ce qu'il pouvait pour éviter de valser au sol.
"Messieurs, nous avons l'un de nos ballasts qui fuit. La seule solution dont nous disposons actuellement pour ne pas couler jusqu'à exploser sous la pression est la réparation... immédiate.
Je sais que c'est beaucoup demander, mais c'est l'existence de ce bâtiment qui est en péril."
Il marqua un silence puis, après que les matelots eussent échanger des regards approbateurs, il expliqua :
"Voilà, un peu avant qu'on constate notre perte d'air dans le ballast, il y a eu une explosion sur la droite et vers l'avant. Vous allez donc sortir et réparer au chalumeau la brèche. Mais ne vous exposez pas inutilement, ne rester dehors que le temps strictement nécessaire.
Autre détail, si jamais une grenade explose trop près de vous, utiliser votre arme pour mettre fin à vos jours, à moins que vous ne teniez à vivre comme un légume humain aux organes broyés..."
L'annonce était rude et dure, mais d'une terrible honnêteté. Néanmoins, aucun des plongeurs ne se défila et quelques minutes plus tard, il était dans le sas.
Après s'être remplie d'eau, sa coiffe s'ouvrit, révélant le noir de la Mer ainsi que le sommet de la coque, un peu en avant du kiosque.
Équipé comme il fallait, les plongeurs allumèrent leur lampes et l'un d'entre eux, usant de ventouses, s'accrocha au sous-marin pour remonter vers les ballasts.
Par intermittence, les puissantes détonations des grenades éclairaient le temps d'une seconde, à l'image d'éclairs, l'ensemble de l’environnement. En tournant le regard en arrière pour mesurer sa progression, l'un d'eux révéla un kiosque tordu par les explosion. Toute sa partie droite avait été enfoncée. Regardant alors de nouveau en face, le plongeur repris sa progression et, profitant d'un autre éclair, il repéra la fuite d'air.
Se dirigeant vers elle, il estima les dimensions de l'entaille d'où s'échappait plusieurs filets de bulles d'air.
Une fois certain, il fixa le câble qu'il tirait à la coque et fit deux pressions dessus pour indiquer à sa camarades qu'ils pouvaient suivre avec le matériel.
En quelques minutes, toute l'équipe attachait des fixations à la coque et, malgré l'inconfort de ces dernières, commençaient leur travail. A coup de chalumeau, malgré le torrent d'explosion les encerclant, lentement, méthodiquement, ils firent fondre le métal pour le ressouder.
Soudain, l'un des plongeurs parut avoir un accès de terreur et, en quelques secondes, se détacha. Un éclaire révéla une grenade tombant à une dizaine de mètres du bâtiment. Tout en priant, les deux attelé se plaquèrent contre la coque tandis que l'explosion disloquait le corps de leur compagnon prit de panique qui disparu rapidement dans le noir des profondeurs, le sous-marins poursuivant sa fuite effrénée en avant. Tandis que le "pionnier" reprenait la tâche, il remarqua que son voisin bougeait avec difficultés. Alors, voulant vérifier un détail, il posa simplement la main sur son dos, une spasme parcouru le corps qui cherchait à fuir cette main qui lui faisait terriblement mal.
Le squelette devait avoir été écrasé par le choc. Ne s'attardant davantage, le plongeur repris sa tâche, refermant la brèche, comme soignant son bâtiment d'une plaie pour sauver tout ses compagnons d'une mort horrible.
Soudain, il sentit comme un manque. Regardant alors son indicateur d'oxygène, il remarqua que l'aiguille descendait étrangement plus vite. Jetant alors un œil dans son dos, il se rendit compte avec effroi que la détonation ne l'avait pas non plus épargné. Sa bombonne d'oxygène était fissuré et se vidait lentement du précieux mélange lui permettant de respirer.
Il devait prendre une décision : "Son oxygène lui permettait de finir et de rentrer de justesse, mais s'il y avait le moindre problème, cette eaux glaciale serait son tombeau. Ou, il rentrait pour changer ses bouteilles et tenter de sauver son compagnon mais le sous-marin atteindra une trop grande profondeur pour espérer poursuivre les réparation.
Il regarda le géant de fer. Il avait décider. Il courait le risque et sans attendre, le soudeur se remit à la tâche, accélérant tout en s'appliquant, les réparations.
Une dizaine de minutes plus tard, par une chance incroyable, il eut terminé, aucune explosion ne l'avait tué dans ce court laps de temps qui lui parut être une éternité.
Il rangea alors son chalumeau et, une fois le décès de son voisin constaté, prit le chemin du retour.
La coiffe du sas, refermée dès que tous étaient sortis, s'approchait rapidement. Et, tout en voyant ce qui lui restait d'oxygène s'évanouir bien qu'il prenne garde à sa consommations; il rejoignait la manivelle qu'il commença à tourner poru ouvrir le ventaux.
Mais, elle sembla résister. Mettant alors ses deux mains il tira de toute ses forces, mais rien ne bougeait.
Mettant alors sa lampe sur elle pour voir ce qui clochait, il se rendit compte avec effroi de la catastrophe : la même explosion qui lui avait enlevée ses compagnon et son air avait déformé le mécanisme qui ne pouvait plus jouer son rôle, condamnant le malheureux à demeurer à l'extérieur.
Sentant la panique monter. Il lâcha sa lampe et, de toute ses forces, tambourina sur le métal de la coque. A l'intérieur, on entendit avec angoisse et impuissance l'appel désespéré du condamné.
"On doit pouvoir l'aider !" Se rua un membre d'équipage vers le sas. Mais le capitaine le retint.
- Il est hors de question de risquer la vie de cet équipage pour un mort."
En effet, au dehors, la tragédie s'achevait, ayant consommé ses dernières bouffées d'air, l'obscur héros du devoir frappa de moins en moins fort, augmentant la pression psychologique des spectateurs involontaires de son agonie. Bientôt, il n'y eut plus aucun son.
On ne préféra pas imaginer la terrible torture que son corps allait lui infliger en cherchant de l'air tandis que son esprit lui, le supplirait de ne pas succomber à ce besoin. Jusqu'à ce que l'instinct entre en scène, ouvre en grand la bouche pour prendre une inspiration massive, noyant les poumons sous une masse colossale d'eau qu'ils allaient tenter un temps de rejeter, avant qu' une seconde gorgée de cet air de substitution, trop lourd, ne viennent anéantir le fragile système respiratoire.
Lentement, le fil de la vie allait se défaire, le regard allait se figer; et la mer prendrait une vie de plus...
A bord, on baissa le regard, on pensa à ce camarade perdu en priant pour que son sacrifice ne soit pas vain.
"Profondeur ?
- Un instant capitaine..." Demanda le barreur qui voyait toujours d'une inquiétude mêlée à de l'adrénaline l'aiguille descendre vers les profondeurs et ses terribles pressions.
Mais, le miracle opéra. Se stabilisant, hésitant un temps, elle commença à se rétablir.
"On est sauvés !" S'exclama-t-il d'un rire nerveux.
"On remonte ! On remonte !"
N'en croyant pas ses oreilles, le capitaine regarda de lui-même et lâcha en sourire en voyant les dire du barreur se confirmer.
"La corvette nous lâche. " Annonça le sonar en même temps que les détonation cessaient. Le bâtiment devait être à cour et rentrait probablement réapprovisionner. Mais il devait savoir qu'il avait loupé son coup et qu'il ne retrouverai pas sa proie.
Après s'être redressé, le capitaine regarda son second :
"Bien, en ce cas, amenez nous à 50 mètres lieutenant, stoppez les moteurs et faîtes une évaluation des dégâts.
- A vos ordres capitaine !" S'exécuta l'officier en s'emparant du micro.
Dans le même temps, son supérieur sortait du poste de commandement et commençait à fouiller le sous-marins, cherchant visiblement quelqu'un.
En entrant dans la cuisine, il le trouva : le commandant ramassait de la vaisselle renversée pendant le grenadage. Approchant, le capitaine l'empoigna avec vigueur par le col.
Le commandant, surpris, choisit de taire ses réflexes défensifs.
"Je veux savoir !
- Je croyais que vous en posiez pas de questions !" Se défendit le passager.
"A partir du moment ou des navires de guerres nous attendent et manque de nous coulez en m'enlevant la vie de mes marins, si ! Je m'octroie le droit de demander des explications. !"
Puis, désignant la direction de la chambre du commandant, il poursuivie :
"Qu'est-ce que nous transportons ?"
Son interlocuteur prit une inspiration :
"La prisonnière... est... Alexandra Ière du Caskar.
Mais, il est impossible que tout ce cirque soit là pour la retrouver, ils vous ont grenadés, donc ils ignorent qu'elle est à bord."
Le capitaine relâcha son étreinte et, continuant de le regarder tout en réfléchissant, il conclu :
"Admettons... En ce cas, il va falloir passer par la Gorge Ouest.
- N'y pensez pas, les Caskars y ont une escadre depuis la crise de Brittonie.
- Vous êtes en train de me dire qu'ils va falloir qu'on se farcisse ce putain de barrage ?!
- Sauf si vous tenez à ce qu'on y passe tous parce que si les Caskar trouve leurs souveraine à bord de ce bâtiments, nous n'avons pas une chance d'en sortir vivant."
Reculant un peu, le capitaine demeura pensif. Il sortit du compartiment et retourna vers le centre de commande afin de regarder la carte.
"Lieutenant.
- Capitaine ?
- Amenez nous dans cette petite baie à côté de l'embouchure. Nous passerons à l'aube, quand la brume du matin recouvre la surface du fleuve.
- Capitaine, nous n'y verrons pas à 10 mètres.
- Je nous guiderais, en attendant, procédons à toutes les réparations possible pendant la nuit.
- A vos ordres, en si telle est votre intention pour demain, puis-je vous recommander d'aller vous reposer.
- Très bien... Lieutenant, le contrôle est à vous.
- Oui capitaine !"
Et tandis que le pacha quittait une nouvelle fois la pièce, son second prenait en main les manoeuvres, exécutant ses ordres.
Autant par curiosité que du fait que sa cabine soit juxtaposé à celle de son passager, le capitaine, intrigué de voir la porte ouverte, passa la tête et découvrit le mercenaire assis à côté de sa prisonnière endormie sur le lit. Il lisait.
"Qu'est-ce ?" Demanda l'officier en entrant.
Levant la tête de sa lecture, le commandant souleva le livre pour montrer le titre tout en ajoutant :
"L'Ascension de Parsifal,
ça promet !"
- Qu'est-ce que ça raconte ?
- Ah ! Je ne sais pas encore, je n'en suis qu'au premier chapitre."
Le capitaine fit un petit signe de tête.
"Je tenais.... à m'excuser pour... enfin pour vous avoir empoigné.
- Ce n'est rien." Se vit-il répondre en même temps que le commandant fermait son livre pour le regarder lui.
"Les dégâts son graves ?" Se soucia le néophyte.
"La salle des torpilles avant ne répond plus, elle doit être noyée. Ce qui nous fait au moins quinze morts en comptant les plongeurs.
- Je suis désolé...
- Ça fait partie des risques du métier... Mais dîtes-moi, qu'est-ce qu'un type comme vous faits dans un tel merdier ?
- Un type comme moi ?
- Eh bien, vous n'êtes pas vraiment l'archétype du mercenaire.
- Ah !" Ria ce dernier.
"L'aventure.
- Comment ?
- Le gout de l'aventure, j'adore ça.
- Et... vous êtes comblé ?"
Jetant un regard sur la prisonnière, un nouveau rire monta en lui :
"Oh ça oui ! Beaucoup ! Comme vous je suppose.
- Moi, c'est davantage par habitude que par envie. Vous voyez, je ne sais pas si vous connaissez ça mais... quand on à risquer sa peau à bord d'une boite de conserve comme celle-ci pendant plusieurs années; après... on ne s'en débarrasse plus, ça colle à la peau.
- Je comprend." Acquiesça le commandant.
"Néanmoins, quelque chose m'étonne."
Son interlocuteur arbora une face attentive.
"Pourquoi cette mission-ci ? De ce que vous m'en avez dit, la moitié du monde est à sa recherche. Vous ne craignez pas ce qu'il va arriver quand ils la retrouveront ?
- Oh ! Moi, plus vite je serais débarrassé de ce cadeau empoisonné, plus vite je pourrais tirer mes hommes de là, empocher le pactole et mettre les voiles le plus loin possible.
- Oui... logique." Compris le capitaine.
"Il y a en fin de compte une chose qui nous relient monsieur.
- Laquelle ?
- Notre famille, c'est notre équipage." Lui dit le loups de mer en posant la main sur son épaule avant de se lever et sortir. Là, il ajouta :
"Reposez-vous, je risque d'avoir besoin de vos yeux demain." Puis il disparut dans sa cabine.
Le commandant eut un sourire. Il regarda sa prisonnière, lu une dernière ligne et ferma son livre pour ensuite éteindre la lumière...
A des milliers de kilomètres de là, à Colnade, une femme d'une tenue digne et fière regardait l'étendue devant elle. Son regard bleu acier laissant entendre une force que nombre de ceux qui travaillait avec elle admirait, et redoutait à la fois.
Son uniforme lui allait à merveille et renforçait son aspect autoritaire et sérieux. Depuis plusieurs années désormais, elle veillait avec insistance à la sécurité de l'Empire. Ce qui était de notoriété moins commune, c'est qu'elle avait également des projets pour lui.
Un officier entra sans mot dire, un papier à la main et avança jusqu'à elle.
"Générale." Dit-il pour la faire sortir de ses pensées.
Boyer tourna la tête et sortit ses mains de son dos pour prendre le document tandis que son porteur restait au garde à vous face à elle.
"Sais-t-on quand ils arriveront ?
- Ils ont forcé ce matin le premier barrage aminaviens, ils vont sans aucun doute arrivé au point prévu dans une semaine, le temps de remonter le fleuve.
- Bien, prévenez notre ami que tout se déroule comme prévu. Mais veillez à la bonne santé de la Grande Duchesse, il n'est pas question qu'il lui arrive malheur. Envoyez leur un guide et payer une escorte. Prévenez moi quand ils se mettront en route et lorsqu'ils arriveront à Coat-Bras.
- Oui madame." Salua l'officier avant de sortir.
"Ne le prenez pas mal Alexandra, vous n'êtes qu'un pion sur une gigantesque partie d'échec. Il n'y a rien de personnel là dedans... Il faut juste que le comte succombe à ses vices et commette l'erreur qui fera, j'en suis sur, que vous lui ôterez la vie le moment venu... Et a ce moment, nous pourrons faire comme vous : justifier l'union de l'Empire..." Murmura dans le vide la directrice.
[center]*[/center]
[/quote]
Posté : mer. juil. 26, 2017 2:11 pm
par mark
Bras du Belphore,
Quelque part entre les deux barrages aminaviens.
Le capitaine et le commandant était dans la baignoire, le sous marin remontait paresseusement le fleuve.
Regardant le kiosque complètement déformé et la longue cicatrice sur la droite de la coque, le capitaine soupira : "C'est pas croyable, c'est au moins le centième passage que j'effectue ici et pour la première fois, j'ai de sérieux ennuis.
- Quel âge à ce rafiot ?" S'enquit le commandant.
"Quel âge ? Je ne sais pas trop au juste, sauf qu'il aurait du être mis à la casse depuis longtemps." Lui répondit le chef de bord avec un petit rire.
"Je vois..." Suivi le passager en imitant son voisin. "N'empêche, il a la carcasse solide.
- Je ne vous le fais pas dire ! On a plus de chance de survie dans cette boite de sardine pissant l'huile et transpirant la flotte que dans ces nouveaux sous-marin high-tech. Une fuite et tchao la compagnie !
- Vous pareriez votre vie la dessus ?
- Bha ! Je le fais depuis que je le commande ! Alors, oui ! Un peu." Repris d'un rire plus joyeux le capitaine.
"Bien sur...". Les deux hommes égarèrent leur regard sur le décor majestueux qu'offrait le fleuve et ses abords. Le Soleil, lui, avait déjà à moitié disparu derrière l'horizon.
"Vous avez beaucoup de chance commandant ! C'est votre premier passage ici et vous avez la chance de voir le Belphore dans toute sa splendeur !". Le capitaine ne se trompait pas, de part-et d'autre, des animaux de toutes sortes se désaltéraient et, intrigué par le bruit des machines de ce grand animal de fer, il levaient la tête, fixant un temps la menace potentielle avant de replonger les babines dans l'eau, ne sentant aucun danger.
Parmi eux, des gazelles, des zèbres, quelques girafes, des phacochères; et à part, un troupeau de gnou.
Mais, cela n'était qu'un petit aperçu de la beauté du lieu : un paysage verdoyant où se reflétaient les rayons dorées du Soleil couchant en donnant un aspect unique au moment.
"Capitaine, vos hommes ne sortent jamais sur le pont ?
- D'habitude, je leurs laisse des moments de détentes par quart sur cet partie du trajet; mais avec ce que nous avons croisés en arrivant, je préfère être prêt à toute éventualité.
A propos de surprise ! Le radio s'est renseigné sur cette histoire de barrage : la disparition de votre prisonnière à foutu le bordel au Caskar et indirectement, à tout les échanges en Dytolie. Je ne sais pas qui est votre patron, mais c'est un plaisantin." Avoua l'officier en riant, puis, il ajouta plus sérieusement : "Mais vous aviez raison, les barrages ne sont pas là pour vous, mais pour nous.
- Les barrages ? Pour vous ?
- Nous transportons de la drogue commandant, et cela semble excéder les amniaviens qui tente de ralentir ou stopper le commerce. Quand à votre première question, figurez-vous que nous avons passé le plus simple, un second barrage nous attends plus haut, et sincèrement, on va avoir du mal à passer, la profondeur du fleuve ne nous permettant pas la plongée." Et tout en illustrant ses propos en désignant les directions, il se pencha au dessus de l'échelle d'accès.
"Combien de temps avant le comité de départ ?
- Quelques heures capitaine," répondit son lieutenant, "nous arriverons à la au crépuscule."
"Bon... Très bien.
- Passer ce barrage ne représente pas de risque ?
- Nous sommes dans... eh bien on ne sait pas vraiment en fait; il s'agit presque d'un gigantesque Fjord mais dans les tropiques. De fait, ont peu y trouver la population biologique d'un fleuve mais aussi les profondeurs d'une mer.
- Ah, et alors ?
- Alors comme les aminaviens s'attendent sans aucun doute à voir des bâtiments de commerce s'approcher, nous allons pouvoir; tout du moins je l'espère, passer le barrage sans trop de soucis.
- En passant dessous ?
- Pas exactement. Je pense que pour barrer l'accès, ils ont recouru à un filet qu'ils doivent pouvoir manœuvrer.
Donc, il va falloir s'arrêter devant les filins à la faveur de la nuit... et trancher les cordages.
- Où est l'os ?
- Ce filin est très certainement en métal, nous allons donc devoir utiliser le matériel approprié.
- Vous avez bien une scie à métaux ?
- Bien sur, mais c'est trop long.
- Pardon ?
- Dans ce type d'eau comme dans beaucoup de milieux naturels, c'est la nuit que les prédateurs sortent; et croyez moi, pour pouvoir travailler avec efficacité, nous allons avoir besoin de lumière.
- Mais... les amina...
- Oui, c'est ça l'autre tranchant, si on fait trop de lumière, les aminaviens nous voit et tout est fichu.
- Et on ne peut envoyer du monde en avant ?"
Le capitaine réfléchit un instant.
"C'est faisable, la lumière du Soleil cacherait l'avancée des travaux. Mais les plongeurs feraient des proies idéales pour les crocos et les hippopotames.
- Ont peu les tuer non ?
- Oh oui, et leurs cadavres remplis d'air remontent à la surface en signalant la position.
- Mais suis-je bête !" S'exclama soudain le commandant sous un mouvement de surprise de son voisin.
"Écoutez, voilà mon idée : vous nous déposez à terre avec mes hommes et des combinaisons de plonger, puis vous attendez à l'abri... il doit bien y avoir des mangroves.
- Oui." Assura le capitaine d'un air neutre, attendant de savoir la suite pour trancher.
"Alors vous vous planquez dedans pendant que mes hommes et moi nous remontons ce... disons bras de mer en passant par les rives pour atteindre le barrage et y faire un trou suffisamment large afin que votre bâtiment puisse passer.
- Et comment allons-nous nous guider ?
- Vous guidez ?" s'étonna le commandant.
"Quand on va arriver ?"
Le mercenaire eut un doute, puis, portant son regard sur le centre de la baignoire,il demanda : "Le périscope est toujours opérationnel ?
- D'accord." Compris le capitaine. "Je vois. Mais... passer par les rives n'est pas non plus un chemin sur.
- Ne vous inquiétez pas pour ça, nous sommes des spécialistes du silence.
- Je l'espère dans votre intérêt." Lui dit-il en serrant la main juste avant qu'il ne disparaisse dans le ventre du bâtiment.
Il secoua la tête, le plan restait très risqué. C'est ce moment que choisis le second pour monter.
"Capitaine ?
- Lieutenant..." Soupira-t-il en dépliant une carte de sa poche; "amenez-nous ici.
- Bien, y a t'il autre chose.
- Si nos terriens font convenablement le boulot, normalement non.
A cet réponse qu'il ne comprenait pas, le second se contenta de répondre : "A vos ordres". Avant de redescendre transmettre les instructions.
Le soir venu, des bruissements dans la forêt attirèrent l'attention des hommes de quarts. Prêt à tout éventualité, ils sortirent leurs armes. Mais en voyant le petit commando qui avait quitté le bords des heures plus tôt, ils retrouvèrent leur calme et les regardèrent mettre leur canot à l'eau pour rejoindre le sous-marins.
Le commandant descendit sur le pont pour prendre des nouvelles. pendant que des marins les aidaient à monter puis à récupérer le canot :
"Bon, c'est fait, mais on va avoir un léger soucis : si vous voulez voir le trou, il va falloir de l'éclairage ." Avoua le commandant tout en retirant sa combinaison.
"Du coup ?
- Ne pourriez-vous pas forcer le passage à l'aube ? Vous aurez de la lumière et en plus, c'est le meilleur moment : c'est là que la vigilance des gardes baisse sans compter qu'ils sont presque tous assoupis.
- Ok, on va procéder comme vous dîtes, on va en profiter pour étudier le passage..."
[center]*[/center]
Posté : jeu. juil. 27, 2017 12:38 am
par mark
Quelques jours plus tard, au quartier général de la Daska.
Le bruit des doigts sur les claviers emplissaient la pièce, des espaces de travail séparés par des cloisons et d'où s'élevaient une intense chaleur témoignaient de l'activité acharnée des services secrets.
Presque tout le monde se contentait de la chemise et de la cravate tout en aillant les manches retroussées.
Parmi l'armée d'analyste, Karl, passant dans le couloir en sortant des toilettes, remarqua que des papiers était arrivés à son poste. Les regardants, il feuilleta, un espoir en lui. Quand il eut finit, son regard s'éteignit de nouveau, il poussa un soupir et pris la pile de papier pour continuer de remonter le couloir.
A son issue, le poste d'Astrid, dans une pièce a part mieux aménagée de part le fait qu'elle dirigeait les opérations. Karl frappa avant d'entrer; elle leva la tête du dossier qu'elle examinait, le refermant pour le poser sur la pile avant de lui faire signe d'entrer.
"C'est un rapport de nos unités en Amarantie.
- L'amarantie..." soupira-t-elle. "Ça fait un mois qu'on fouille de fond en comble ce pays sans trouver la moindre trace de la Duchesse... En plus on à vu le sous-marins nous filer sous le nez !
- Il s'agissait peut-être d'une ruse." Rappela Karl.
"Ah oui, c'est vrai, les "ruses" !" Admis Astrid avec une point d'agacement tout en passant la main sur le visage.
"Depuis combien de temps n'avez vous pas dormi ?
- Aucune idée."
A cet instant, un analyste trottant passa la tête dans l'encadrure de la porte : "réunion immédiate.
- A quel propos ?" Lança Karl à l'analyste déjà reparti. il lui répondit par un haussement d'épaule.
"On ne sait pas..." soupira-t-il alors que, se levant pour sortir, Astrid eut un petit rire : "C'est géniale, on est un service de renseignement et on ne connaît même pas le sujet de nos réunion."
Approuvant pas un petit sourire du fait de la fatigue, Karl emboita le pas en direction de la salle de conférence.
Un chef de réseau prit la place sur un petit estrade et, à l'aide d'une carte projetée derrière lui, commença : "Bien, messires et dames; nous avons du nouveau. Il y a quelques heures, nous avons reçu un rapport aminaviens spécifiant qu'au cour d'opérations d'entretien sur leur second barrage, ils ont trouvé ce dernier ouvert à hauteur de vingt-cinq mètre de fond.
Ils ont d'abord pensé à une usure mais on ensuite conclu, à voir les séparations net, à du sabotage.
La profondeur pratiqué et la taille du trou." Affirma-t-il pendant qu'une image du sujet était passée. "Laisse penser qu'il peut s'agir du sous-marins qui nous à échappé il y a deux semaines. Cette thèse est d'autant plus probable qu'en cherchant un peu, nous avons trouvé qu'une corvette à procéder au grenadage d'un submersible inconnu mais dont le bruit des machines ne correspondait à rien de ce qui est en service à l'heure actuelle.
Il apparait donc que notre sous-marins soit désormais en ELA. Aussi, nous allons rapatrier l'ensemble de nos agents déployés jusque là dans le bassin céruléen et les redéployer sur les terres de ELA.
- Est-ce que ça ne fait pas beaucoup de monde ?" Questionna Astrid.
"Les ELA sont un état farouchement esclavagiste, aussi, il semble logique que les ravisseurs cherchent à cacher son Altesse au milieu du nombre pharamineux d'esclaves (plus nombreux que les maîtres). Et au vu du dédale que son ces milieux, mieux vaut y mettre les moyens.
Gardez cependant à l'esprit que nos agents seront officiellement des acheteurs à la recherche de "spécimens rares" et de fait, pourront enquêter dans divers endroits.
Pas de questions ?"
Des dodelinement de la tête lui répondirent.
"Bien, rompez." Mais à peine eut-il finit sa phrase tout en rangeant ses fiches, il repris "Karl, Astrid, pourriez vous venir."
Obéissant sans discuter, les deux agents se rapprochèrent jusqu'à former un groupe avec le chef de réseau.
"Vous, le Colonel vous affecte au Belphore. Votre job va consister à chercher tout les points d'accostage potentiel du sous-marins.
- Il va y en avoir des dizaines !" Ne pu s'empêcher de remarquer Karl.
"Ne vous inquiétez pas pour cela, on vous donne les moyens que vous voulez.
- Très bien." Cru conclure Astrid en commençant à tourner le dos. Jusqu'à ce que le chef les informent d'un dernier point : "Au fait, nous travaillons en collaboration avec l'ISSE, et pour eux, nous sommes juste : "les services secrets"; la Daska demeure sans existence officielle.
- Et alors ?
- Ils nous ont envoyé un de leur agent, vous trouverez son dossier avec lui. Dans votre bureau Astrid. Il vous y attend."
Un silence au cour duquel Astrid et Karl échangèrent un regard traduisant leur surprise avant de quitter la pièce.
En ouvrant la porte, c'est un homme d'une trentaine d'année qu'il virent se tourner. D'une allure droite et sérieuse; il attendait les mains dans le dos. Son dossier était posé parfaitement droit sur le bureau.
Alors que Karl n'attendit pas pour prendre un siège et s'asseoir légèrement derrière lui. Astrid rejoignit lentement son bureau, prenant le temps de considérer ce Scenomen au teint métissé et dont les lunettes laissait entendre une sorte... de petit génie modèle.
Une fois qu'elle eut finit de le considérer, elle s'assit, le regardant dans les yeux et pris le dossier en face.
"Agent... Emrani ?" Interrogea-t-elle comme si un doute subsistait.
A ce moment, et sans vraiment comprendre pourquoi, l'agente le vit s'incliner les mains le long du corps, comme par respect.
"Oui madame, c'est un honneur de pouvoir travailler à vos côtés."
Astrid resta un temps silencieuse, la réplique coupée à la fois parce qu'elle entendait et voyait. Et, comme elle ne sachait comment réagir, elle regarda Karl qui lui, cachait un petit sourire derrière l'une de ses mains. Voyant sa collègue l'appeler, à l'aide, il lui fit un petit signe rassurant de la tête et se leva pour commencer à tourner dans la pièce :
"Allons messire, redressez-vous, je ne sais pas qui à été votre professeur mais si son dont pour notre langue est certain, je doute en revanche qu'il est jamais mis les pieds chez nous.
- Non, en effet, c'est la première fois.
Karl s'arrêta, pris au dépourvu : "Vous... vous avez appris seul ?
- C'est ainsi que je procède depuis de nombreuses années. Les plus grands de l'histoire ont souvent procédés ainsi.
- Je ne sais pas qui sont vos modèles, mais sachez en tout état de cause que si votre intention est louable, elle est inutile au seins de ce service. Quand nous y entrons, nous acceptons de renoncer à notre honneur pour le biens de notre pays. Si vous voulez vous montrez polis, apportez des résultats.
- Il me semblait que mes qualifications étaient entre les mains de madame." Répondit l'agent d'un ton sarcastique en regardant Karl dans les yeux.
"Polyglotte, Autodidacte, champion de chimie; ne nous faîtes pas tous péter; très bon sens de l'orientation et... psychopathe ?!
- Psychologue.
- Ah oui, pardon !" S'excusa avec confusion Astrid en relisant les documents. "Je lis également que vous avez été choisit parce que vous parliez notre langue.
- J'ai eu la chance de l'assimiler en six mois.
- Pourquoi, elle est trop compliquée ?" Tenta de sonder Karl, à la limite de la provocation.
"L'apprentissage d'une langue dépend de l'esprit qui la travaille." Rétorqua l'agent à l'intention de Karl; le tout avec un léger sourire.
Celui-ci se rapprocha, esquissant un sourire avant de dire à l'intention d'Astrid : "Pour ce qui est du reste je ne sais pas, mais concernant la psychologie, il à l'air de savoir de quoi il parle.
- Bon, eh bien agent Emrani, voici Karl Idaloski, pour la part, je suis Astrid de Sakina.
- Ravi de vous rencontrer." Répondit l'agent.
"Les présentations étant faîte, si nous nous mettions au travail.
- Je vais chercher toutes les cartes répertoriant des points d’intérêts pour les trafics Lucifériens." Informa Karl en sortant de la pièce, laissant Emrani avec la Traditionaliste.
"Pourquoi ce paradoxe ?" Demanda-t-il soudain.
"Je vous demande pardon ?!
- Pourquoi servir vos ennemis alors que le retour de leur souveraine signifierait la défaite de vos idéaux ?"
Il y eut un cour silence pendant lequel Astrid réfléchit à une réponse expliquant la logique caskar que son interlocuteur pourrait comprendre : "Vos empereurs sont sacrés n'est-ce pas ?
- La Grande-Duchesse à la même équivalence au yeux de vos concitoyens..." Déduisit Emrani de manière quasi automatique avant de finir : "Merci pour vos explications."
[center]*[/center]
Posté : mar. août 08, 2017 8:26 pm
par mark
[quote]Bras de Mer du Belphore, ELA
A l’extrémité sud du passage.
Le commandant s'éveilla lentement, la lampe du plafond bougeait légèrement, mais bien moins que d'habitude. Se redressant sur la chaise lui servant de lit, il regarda la prisonnière qui dormait encore.
Regardant alors sa montre, son ravisseur pris une seringue posée sur un petit bureau de cabine derrière lui et en injecta le contenue dans le bras de la jeune femme qui ne bougea pas.
Le commandant, une fois sur que les effets prenait, se leva en direction de la porte, redéposant la seringue sur le bureau au passage.
Comme demandé, deux de ses hommes gardaient la porte.
"Quoi de neuf ?" Demanda-t-il encore à moitié endormi.
"On a accosté commandant.
- Où ça ?
- Aucune idée, on a pas voulu sortir tant que vous n'étiez pas réveillé."
A l'issue de cette réponse, le commandant fit plusieurs constatation : l'air était bien plus frais que l'atmosphère oppressante de ses derniers jours; le raffut des machines n'étaient plus perceptible et seul quelques bruits de martèlement résonnant dans le sous-marin l'évitait de passer pour un bâtiment sinistré.
"Bon, je vais aller voir, vous, gardez un œil sur la prisonnière."
Les gardes acquiescèrent et le commandant commença à remonter les couloirs.
Au fur et à mesure qu'il passait dans les cuisines, puis les couchettes; il se demandait où était passé l'équipage, un ordre parfait régnant dans les lieux concernés quoi qu'avec absence de quiconque.
C'est à nouveau un martèlement suivit d'un langage fleurit qui guida le commandant vers les premiers membres d'équipage qu'il pouvait voir : un matelot était occupé à se battre avec une valve et tentait de serrer au plus fort un boulon à l'éxtrémité de celle-ci.
"Trevor, passe moi la douze pouce !" Cria-t-il à un personnage situé dans un compartiment voisin. Une main en émergea avec une clé à molette de gros calibre.
Le matelot quitta une seconde son poste pour aller la chercher et en se retournant, tombant sur le commandant, il se figea.
"Bonjour, puis-je savoir où est le capitaine ?
- Ça j'en sais rien m'sieur, vous devriez allez voir au poste de command'; on vous renseignera." Répondit alors le personnage à la figure crasseuse tout en se réattaquant à la source du problème, déversant sur lui un torrent d'insulte sous le fait "qu'il refuse d'obtempérer".
En passant dans le compartiment suivant, reprenant son chemin en direction du poste centrale, le commandant entendit soudain une musique entrainante sortir des hauts parleurs.
Elle était d'un style détendu et enjoué, une clameur monta de la coque, des sifflements résonnèrent et le groupe que le chef du commando venait de passer commençait à se trémousser.
De plus en plus étonné, il rallia pressement la pièce indiqué; où il fut encore plus surpris.
Il n'y avait presque personne, juste le radio qui semblait s'amuser beaucoup avec la musique et le second qui apparemment, était trop occupé sur plusieurs voyants du sous-marins pour se soucier de ce qu'il se passait autour.
Le commandant l'interpella : "Mais... qu'est-ce qui se passe ?"
Entendant cela le second tourna la tête en direction du passager sans pour autant lâcher les boutons.
"Nous avons terminé notre mission et l'équipage profite d'un repos bien limité en dehors de cette coque de noix; un équipage réduit reste à bord pour effectuer des réparations.
- Et le commandant ?
- A l'extérieur, sur le quai, en train de parler avec ces enfoirés de Lucifériens."
Ne tenant pas compte de la remarque finale, le commandant monta l'échelle pour voir à quoi ressemblait les alentours depuis le kiosque.
L'eau était calme, trouble mais calme et enserrée de toute part par la jungle, à l'exception d'une pseudo aire d'accostage équipé d'une simple cabane et d'une grue minuscule manipulable par un homme seul pour s'occuper des cargaisons.
Elle amenait d'ailleurs sur le pont du navire plusieurs barres de métal qu'elle déposa en suivant les indications de deux matelot debout sur le pont à côté d'un trou dans les plaques du sommets de la coque pour faire renter directement dans le compartiment souhaité les matériaux.
Le capitaine était sur la terre ferme, un manifeste entre les mains pour vérifier que ce qu'on lui apportais correspondait à sa commande.
Tournant la tête en direction des deux matelots, le commandant cria pour couvrir la distance : "Vous ! Prévenez mes hommes de monter me rejoindre à l'exception d'un qui doit rester garder la prisonnière !
- Oui monsieur !" Répondit un matelot avant de se pencher dans le trou "Eh ! Greg ! Attend une minute..."
Au même instant, le commandant passait sous les rambardes de l'arrière du kiosque pour mettre les pieds sur la coque avant de traverser un ponton de bois reliant le bâtiment à la terre ferme.
Le capitaine, qui avait entendu l'apostrophe, regardait son passager s'approcher de lui, les mains sur les hanches avec un petit sourire en coin.
"Bonjour capitaine.
- Ce serait plutôt bon après-midi au vu de l'heure.
- Qu'est-ce que... pourquoi ? Que fait-on ici ?" Balbutia le chef du commando qui cherchait à comprendre.
"On répare ! Nos petites aventures ont bien amoché le navire et maintenant qu'on est en sécurité, on en profite pour le rafistoler.
- Et vos hommes ? Où sont-ils ? Il n'y a guère que la jungle ici.
- Vous deviez dormir, mais ont les as déposé en même temps que la marchandise, un peu plus au nord, au point d'arrivée des stupéfiants. Si on vous a gardé c'est parce que votre client voulais un endroit discret et à l'écart des routes fréquentées."
Constant alors l'isolement de la place, le commandant soupira : "On peu dire que vous avez bien choisi l'endroit. Quel est la suite ?
- Ah ça, c'est vous qui voyez, et si vous avez besoin, la radio est dans la cabane là-bas." Dit le capitaine en désignant la vieille maison au toi de paille vers laquelle il commençait à marcher."
En entrant, le capitaine parla au radio dans une langue qu'il ne comprenait pas avant de traduire une question de ce dernier : "Pour qui le message ?
- Heu... Petit oiseau en cage."
Le capitaine traduit puis, devant une réponse du radio, il demanda : "Votre nom de code."
Le commandant hésita un instant, il avait oublié depuis le temps. Mais, fort heureusement, dans un éclair, il se rappela : "Lynx blanc"
Le capitaine traduit, le radio acquiesça et commença parler dans son poste.
des grésillements entrecoupés de réponses répondirent à l'issue desquels le capitaine tapa sur l'épaule de son passager et le conduisit hors de la cabane.
"Donc ?
- Une escorte va arriver sous peu, c'est-à-dire selon la vitesse de votre protecteur dans ce pays. Si vous restez plusieurs jours, sachez qu'il n'y a pas un hôtel dans les environs et que je vous autorise vous et vos hommes à demeurer à bord.
- Merci.
- Il n'empêche qu'on va avoir un problème."
Le commandant regarda son hôte qui poursuivi : "Notre cuistot est en permission et on s'est rendu compte que les boîtes de conserves étaient périmées. Pas la peine de demander de la bouffe à ces types, la moitié d'entre eux sont des esclaves et ont droit à une bouillie immonde.
- Que voulez-vous faire alors ?
- On va devoir allez demander au village indigènes alentours; et je vous avoue qu'avec mon équipage réduit, je serais enchanté si vous m’accompagnez avec un de vos hommes."
A cet instant, le commando sortit de l'une des écoutille du sous-marins, descendit la planche et rejoignit les deux leaders.
"Choisissez celui que vous voulez capitaine." Sourit le commandant en désignant de la main son équipe.
[center]*[/center][/quote]