Page 3 sur 3

Posté : sam. mai 19, 2018 6:50 pm
par Sébaldie
GÉOGRAPHIE & HISTOIRE | Provinces historiques et statistiques d’Amarantie

[center][img]https://i.imgur.com/Dj01POe.png[/img]
[url=https://i.imgur.com/7HcFcKL.png]Haute résolution[/url][/center]

[justify]Après deux mille ans d’histoire, les frontières des entités composant la Ligue amarantine sont loin d’être les plus pertinentes pour étudier le pays dans sa diversité, tant économique que sociale, démographique, culturelle, religieuse, idéologique. Pour mieux l’illustrer, 123 provinces composent la Ligue mais elles ne sont que des constructions théoriques, sans personnalité juridique propre, et qui découlent des observations d’historiens, démographes et anthropologues. Si certaines petites entités correspondent à la province qu’elles englobent, les entités font généralement abstraction de ces découpages. Une même province peut ainsi être divisé en deux, trois, voire quatre entités différentes.

Pour autant, les Amarantins se définissent avant tout par leur province d’appartenance, plutôt que par une entité purement superficielle, sans réelle emprise historique, et dont les frontières évoluent au gré des bouleversements et conflits politiques. C’est la raison pour laquelle les Amarantins ont une tendance à accepter plus facilement le mouvement de leurs frontières internes, à quelques exceptions près : les Céjanosiens, par exemple, sont baignés par le sentiment national céjanosien, plus que par une quelconque appartenance provinciale.

Les instituts statistiques utilisent régulièrement les divisions provinciales pour mieux étudier le terrain puisqu’en plus d’être cohérentes historiquement et ethniquement, elles correspondent aussi à un bassin d’emplois avec ses différents pôles, lui conférant une cohérence économique.[/justify]

Posté : mar. juin 05, 2018 5:27 pm
par Sébaldie
CULTURE | Colombophilie en Amarantie

[center][img]https://i.imgur.com/pnwGbvj.png[/img][/center]

[justify]Les pigeons voyageurs font partie de l’histoire folklorique de la Ligue amarantine. Bien avant l’officialisation de la Ligue amarantine au XVIe siècle mais plus encore après, les différentes entités membres se devaient parfois de communiquer rapidement, notamment pour mobiliser les troupes de soldats face à une menace imminente. Choisis pour transmettre des informations succinctes mais urgentes, les pigeons voyageurs seront longtemps utilisés, jusqu’à la démocratisation du téléphone. Ils le seront même après, pour assurer la confidentialité de certaines de ces informations et échapper à de possibles écoutes. Leur popularité réside dans le fait qu’ils ne sont concurrencés par aucun autre mode de communication : volant à une vitesse de 50 km/h avec un fort vent de face et jusqu’à 120 km/h par fort vent poussant ; s’affranchissant des contraintes naturelles telles que le bras de mer séparant les deux Amaranties ; domestiqués depuis l’Antiquité, ils participent d’une certaine manière à l’unification de la Ligue.

La province de Montorive s’est faite une réputation dans le dressage des pigeons voyageurs et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle la capitale de la Ligue est établie ici. La fédération montorivaine de colombophilie est la plus importante de toute l’Amarantie et de loin. Dans une même journée, un pigeon voyageur peut parcourir jusqu’à 1 200 kilomètres, soit plusieurs allers-retours entre l’Amarantie continentale et l’Amarantie aliléenne. Traités comme des princes, avec de confortables logements pour s’assurer de leur retour, les pigeons sont dressés dès l’âge de 6 semaines. C’est un travail de longue haleine : pas à pas, le colombophile repousse les limites et lâchant son oiseau à 5, 10, 20… kilomètres de son habitat. Des pigeonniers secondaires sont par ailleurs construits dans toute la Ligue pour permettre à leurs utilisateurs de se reposer et de faire une « escale », quand ils sont amenés à faire de longues distances. Ils sont alors parfois remplacés par des colombes, plus résistantes. Des concours récompensent les meilleurs éléments et leurs heureux propriétaires, qui peuvent les revendre jusqu’à 10 000 lires. Aujourd’hui, la colombophilie est avant tout exercée par des passionnés mais garde ses lettres de noblesse auprès de la classe dirigeante.[/justify]