Informations (médias du pays)
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Vladimir Ivanov
1er juillet 2034
Shakhan'anjar
Attentat à Karagol : assassinat du Shakhan Ismaïl V
Hier en début de soirée, alors que Sa Majesté le Shakhan tenait une conférence au Palais Darulaman ("demeure de la paix", sa résidence officielle à Karagol), un commando non-identifié d'une vingtaine de fanatiques compétents et lourdement armés se sont infiltrés dans la résidence "la plus sécurisée de Transkormalie" (au Nord du Dahar), pour massacrer au fusil d'assaut tous ses occupants. On dénombre ainsi 59 morts, dont le Shakhan en personne.
Ils ont ensuite occupé les lieux pour d'obscures raisons (aucun otage, toutes les victimes ayant été tué), avant de résister jusqu'à la mort lorsque les forces spéciales du KhAD ont donné l'assaut pour reprendre le centre du pouvoir karmal. 25 agents de sécurité y laissèrent à leur tour la vie, augmentant le nombre des victimes innocentes à 84.
L'enquête continue. Concernant les assaillants (vingt-trois cadavres en cours d'identification), aucune marque distinctive.
Certains observateurs suspectent déjà l'Amarat, l'organisation islamiste radicale, ou le PRDK-ML, organisation communiste, qui ont tous les deux menacé de mort le roi Ismaïl V.
L'aisance à laquelle ces hommes pénétrèrent dans le bâtiment, laisse clairement envisager une trahison, jusqu'aux plus hautes instances du gouvernement. Rahmon Samad, l'un des porte-paroles du KhAD a ainsi exprimé sa colère : [quote]Avec les premières découvertes de l'enquête, nous avons d'ores-et-déjà notre petite idée concernant le commanditaire "extérieur". Néanmoins, sachez que nous subissons une campagne de désinformation depuis des mois de la part de certains services aux mains du Gouvernement. Je le dis avec notre plus grande détermination : des traîtres semblent se loger jusqu'à la plus proche intimité du roi. Croyez moi, si le combat sera long et douloureux, TOUS les responsables seront punis, même si pour cela, je dois sacrifier ma propre famille.[/quote]
Bien qu'on ose imaginer, par la mention des mots "intimité du roi" et "famille", une éventuelle accusation à l'égard de la princesse et fille du Shakhan, il va de soi que des complices existent et qu'il faudra les traquer jusqu'au bout.
Côté Dahar, l'Amiral Sarkar Shivaji, prestigieux chef de la nouvelle flotte de guerre du Karmalistan et responsable du district militaire Sud, a tenu à souligner le gouffre existant entre la sûreté du Sud ("Dahar" et "Ciskormalie") et celle du Nord ("Transkormalie") :
[quote]Je dois dire que ce contraste flagrant entre le mode de vie, la mentalité religieuse et la sécurité de notre cher Dahar avec le reste du Shakhanat me fait penser à ces facteurs qui discernent la civilisation de la barbarie.[/quote]
[...]
Shakhan'anjar
Attentat à Karagol : assassinat du Shakhan Ismaïl V
Hier en début de soirée, alors que Sa Majesté le Shakhan tenait une conférence au Palais Darulaman ("demeure de la paix", sa résidence officielle à Karagol), un commando non-identifié d'une vingtaine de fanatiques compétents et lourdement armés se sont infiltrés dans la résidence "la plus sécurisée de Transkormalie" (au Nord du Dahar), pour massacrer au fusil d'assaut tous ses occupants. On dénombre ainsi 59 morts, dont le Shakhan en personne.
Ils ont ensuite occupé les lieux pour d'obscures raisons (aucun otage, toutes les victimes ayant été tué), avant de résister jusqu'à la mort lorsque les forces spéciales du KhAD ont donné l'assaut pour reprendre le centre du pouvoir karmal. 25 agents de sécurité y laissèrent à leur tour la vie, augmentant le nombre des victimes innocentes à 84.
L'enquête continue. Concernant les assaillants (vingt-trois cadavres en cours d'identification), aucune marque distinctive.
Certains observateurs suspectent déjà l'Amarat, l'organisation islamiste radicale, ou le PRDK-ML, organisation communiste, qui ont tous les deux menacé de mort le roi Ismaïl V.
L'aisance à laquelle ces hommes pénétrèrent dans le bâtiment, laisse clairement envisager une trahison, jusqu'aux plus hautes instances du gouvernement. Rahmon Samad, l'un des porte-paroles du KhAD a ainsi exprimé sa colère : [quote]Avec les premières découvertes de l'enquête, nous avons d'ores-et-déjà notre petite idée concernant le commanditaire "extérieur". Néanmoins, sachez que nous subissons une campagne de désinformation depuis des mois de la part de certains services aux mains du Gouvernement. Je le dis avec notre plus grande détermination : des traîtres semblent se loger jusqu'à la plus proche intimité du roi. Croyez moi, si le combat sera long et douloureux, TOUS les responsables seront punis, même si pour cela, je dois sacrifier ma propre famille.[/quote]
Bien qu'on ose imaginer, par la mention des mots "intimité du roi" et "famille", une éventuelle accusation à l'égard de la princesse et fille du Shakhan, il va de soi que des complices existent et qu'il faudra les traquer jusqu'au bout.
Côté Dahar, l'Amiral Sarkar Shivaji, prestigieux chef de la nouvelle flotte de guerre du Karmalistan et responsable du district militaire Sud, a tenu à souligner le gouffre existant entre la sûreté du Sud ("Dahar" et "Ciskormalie") et celle du Nord ("Transkormalie") :
[quote]Je dois dire que ce contraste flagrant entre le mode de vie, la mentalité religieuse et la sécurité de notre cher Dahar avec le reste du Shakhanat me fait penser à ces facteurs qui discernent la civilisation de la barbarie.[/quote]
[...]
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Vladimir Ivanov
1er juillet 2034
Shakhan'anjar
Assassinat du Shakhan : une secte communiste mise en cause
Le coupable vient d'être désigné par le KhAD : la Confrérie du Nod.
Une étrange secte à la fois théocratique et communiste. Considérée par les uns comme une branche autonome fanatisée du Syirkhanat (ses fidèles sont très majoritairement syiro-qarlouks), par les autres comme une fraction dissidente du PRDK-ML, elle n'en demeurait pas moins jusqu'alors discrète et groupusculaire. Son fief est isolé sur les hauts-plateaux steppiques en flanc de montagnes à l'extrême Nord-Est du pays, et ne comporterait qu'une seule localité -relativement importante-, à savoir la modeste cité de Turgaï. Une région syire au mode de vie rural, surtout pastoral et semi-nomade.
D'un premier abord, on peut estimer une telle accusation comme étrange, en considération du caractère extrêmement marginal (même parmi les groupes insurrectionnels du Karmalistan) de leur moyens d'action, tant financiers que militaires, en plus de son idéologie active clairement "pacifiste", portée par la Communauté de Turgaï (sorte de micro-société dont elle a la gestion). Mais les apparences sont parfois trompeuses.
Son leader, un certain Temürkhan, mystérieux espion et scientifique qarlouk, est semble-t-il à la tête d'un vaste réseau d'espionnage dont la toile s'étendrait dans tout le pays. Il aurait bénéficié d'une sorte de triangulation en matière de renseignement et d'appui logistique, à la fois de la part des communistes, du Syirkhanat et des islamistes de l'Amarat. Comme si cela ne suffisait pas, il aurait acheté les services d'une force spéciale privée originaire du Caskar, le SIS (Special Intervention Service), laquelle aurait joué un rôle majeur lors de la neutralisation des défenses du Palais.
A la suite du bombardement massif entrepris par le général McNeil le 22 juin dernier, il aurait alors tout bonnement riposté... en exhaussant le vœu des islamistes de l'Amarat et du PRDK-ML.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-791121chlicrate.png[/img]
Le symbole de la secte du Nod.
Qui dirige le Karmalistan ?
La princesse, désormais reine, semble-t-il emportée par le chagrin, est pour l'instant injoignable et indisponible pour assurer son devoir de succession. En état d'urgence, c'est donc le chef d'état-major du Qurol Qutchlar (armée karmale) qui gère désormais le pays, abandonnant par-là même ses fonctions militaires, à savoir Mukhammad Barakzaï.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-872754mukhammadbarakza.jpg[/img]
[quote]La situation est sous contrôle. Les terroristes rouges ont été éliminé. L'enquête avance vite.
Nous savons déjà qu'il s'agit d'une vaste conspiration orchestrée par Temürkhan, chef de la secte de Turgaï se faisant appeler "Confrérie du Nod".
Cette tragédie ne révèle pas simplement la faiblesse de nos agences de sécurité. Elle semble indiquer la présence de traîtres jusqu'au sommet du gouvernement, qui ont œuvré à saper le travail du KhAD. Moi-même, avec l'appui des précieuses enquêtes réalisées par cette dernière, jetteront la lumière dans cette attaque du "Nod", cette secte communiste qui a clairement bénéficié d'un réseau souterrain de relations avec les autres guérillas, une force de sécurité privée étrangère, et bien-sûr, des taupes qui infestent le pouvoir karmal depuis trop longtemps.
Nous allons défaire ce réseau, maillon après maillon, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Cela en préservant nos instances démocratiques, au rappel des valeurs religieuses qui cimentent notre grand peuple.
Longue vie au Karmalistan islamique !
Mukhammad Barakzaï, ancien chef d'état-major de l'armée karmale et dirigeant provisoire du Karmalistan.[/quote]
En attendant, à l'étranger, les réactions se multiplient. Le roi d'Albion, ami personnel du défunt Shakhan, a exprimé son chagrin et ses condoléances au peuple karmal. Il a été rapidement suivi par nos frères musulmans de l'étranger, à commencer par l'Hachémanie et l'Aminavie, ainsi que [...]
Shakhan'anjar
Assassinat du Shakhan : une secte communiste mise en cause
Le coupable vient d'être désigné par le KhAD : la Confrérie du Nod.
Une étrange secte à la fois théocratique et communiste. Considérée par les uns comme une branche autonome fanatisée du Syirkhanat (ses fidèles sont très majoritairement syiro-qarlouks), par les autres comme une fraction dissidente du PRDK-ML, elle n'en demeurait pas moins jusqu'alors discrète et groupusculaire. Son fief est isolé sur les hauts-plateaux steppiques en flanc de montagnes à l'extrême Nord-Est du pays, et ne comporterait qu'une seule localité -relativement importante-, à savoir la modeste cité de Turgaï. Une région syire au mode de vie rural, surtout pastoral et semi-nomade.
D'un premier abord, on peut estimer une telle accusation comme étrange, en considération du caractère extrêmement marginal (même parmi les groupes insurrectionnels du Karmalistan) de leur moyens d'action, tant financiers que militaires, en plus de son idéologie active clairement "pacifiste", portée par la Communauté de Turgaï (sorte de micro-société dont elle a la gestion). Mais les apparences sont parfois trompeuses.
Son leader, un certain Temürkhan, mystérieux espion et scientifique qarlouk, est semble-t-il à la tête d'un vaste réseau d'espionnage dont la toile s'étendrait dans tout le pays. Il aurait bénéficié d'une sorte de triangulation en matière de renseignement et d'appui logistique, à la fois de la part des communistes, du Syirkhanat et des islamistes de l'Amarat. Comme si cela ne suffisait pas, il aurait acheté les services d'une force spéciale privée originaire du Caskar, le SIS (Special Intervention Service), laquelle aurait joué un rôle majeur lors de la neutralisation des défenses du Palais.
A la suite du bombardement massif entrepris par le général McNeil le 22 juin dernier, il aurait alors tout bonnement riposté... en exhaussant le vœu des islamistes de l'Amarat et du PRDK-ML.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-791121chlicrate.png[/img]
Le symbole de la secte du Nod.
Qui dirige le Karmalistan ?
La princesse, désormais reine, semble-t-il emportée par le chagrin, est pour l'instant injoignable et indisponible pour assurer son devoir de succession. En état d'urgence, c'est donc le chef d'état-major du Qurol Qutchlar (armée karmale) qui gère désormais le pays, abandonnant par-là même ses fonctions militaires, à savoir Mukhammad Barakzaï.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-872754mukhammadbarakza.jpg[/img]
[quote]La situation est sous contrôle. Les terroristes rouges ont été éliminé. L'enquête avance vite.
Nous savons déjà qu'il s'agit d'une vaste conspiration orchestrée par Temürkhan, chef de la secte de Turgaï se faisant appeler "Confrérie du Nod".
Cette tragédie ne révèle pas simplement la faiblesse de nos agences de sécurité. Elle semble indiquer la présence de traîtres jusqu'au sommet du gouvernement, qui ont œuvré à saper le travail du KhAD. Moi-même, avec l'appui des précieuses enquêtes réalisées par cette dernière, jetteront la lumière dans cette attaque du "Nod", cette secte communiste qui a clairement bénéficié d'un réseau souterrain de relations avec les autres guérillas, une force de sécurité privée étrangère, et bien-sûr, des taupes qui infestent le pouvoir karmal depuis trop longtemps.
Nous allons défaire ce réseau, maillon après maillon, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Cela en préservant nos instances démocratiques, au rappel des valeurs religieuses qui cimentent notre grand peuple.
Longue vie au Karmalistan islamique !
Mukhammad Barakzaï, ancien chef d'état-major de l'armée karmale et dirigeant provisoire du Karmalistan.[/quote]
En attendant, à l'étranger, les réactions se multiplient. Le roi d'Albion, ami personnel du défunt Shakhan, a exprimé son chagrin et ses condoléances au peuple karmal. Il a été rapidement suivi par nos frères musulmans de l'étranger, à commencer par l'Hachémanie et l'Aminavie, ainsi que [...]
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Vladimir Ivanov
10 juillet 2034
Shakhan'anjar
La princesse devient reine, en pleine crise nationale et internationale...
C'est officiel, depuis hier, Mamta Ismaïla Khan est désormais la nouvelle Shakhan du Karmalistan sous le simple de nom de Mamta (Ière). Le chagrin consécutif à la mort de son père ne fut pas le seul obstacle à l'intronisation... la confession de la Reine (convertie à l’hindouisme) posant d'importants soucis légaux et religieux. Sous décision conjointe du Majlis, chambre basse et parlement laïc, et du Shuro-e Molloi (Shoura des mollahs), chambre haute et parlement religieux, il a été décidé d'instituer un poste de dirigeant suprême (un "Émir"), responsable devant les deux assemblées, faisant du Karmalistan, sinon une monarchie "parlementaire", disons une dyarchie hybride. A l'instar de l'empire Taragaïde, un Émir s'ajoutera au Khan : en la personne de Mukhammad Barakzaï [HRP : photo ci-dessus, message précédent]. Et comme ce fut le cas historiquement, la répartition des pouvoirs change toute la donne politique : nettement déséquilibrés... ils appartiennent désormais à l’Émir, au détriment de la Shakhan pratiquement reléguée au rang de figurante.
Quoiqu'il en soit, cette modification "constitutionnelle" semble indiquer un retour en force de l'Islam, au mépris de tous les efforts de laïcisation et de libéralisation entrepris par le défunt Ismaïl V.
Mukhammad Barakzaï est un pieu musulman qui a commandé avec succès la plupart des opérations de contre-insurrection face au PRDK-ML et dans l'endiguement du communisme. Mais il a été accusé à plusieurs reprises de sympathies à l'égard de l'Amarat, et le titre de son nouveau statut n'est peut-être pas une simple coïncidence. Désormais maître du pays par confiscation du pouvoir, il fait planer de nouvelles incertitudes quant à notre avenir. Ardent défenseur de la Sharia, bien "qu'adaptée au contexte karmal dans un cadre démocratique", il fait partie de ces islamistes-démocrates très influents à la Shura-e Molloi, de plus en plus hostiles à la monarchie, certains même explicitement favorables à la république. Profitant de la "neutralisation" de la nouvelle Shakhan, de nouvelles lois seront très certainement adoptées dans les prochains jours pour pour "restaurer les valeurs islamiques".
A ce rythme, il nous ait permis d'envisager la signature d'un armistice, et pourquoi pas d'une paix voire une véritable réconciliation, entre le nouveau pouvoir karmal et... l'Amarat, organisation terroriste responsable d'innombrables victimes, jusqu'au-delà du pays... Si la crise nationale et mondiale est un prétexte pour revenir deux siècles en arrière en matière politique et sociale, les guérillas ethniques et communistes ne pourront qu'en profiter, et le chaos qu'ils laisseront dans leur sillage bloquera à son tour notre développement économique.
En ces heures sombres, la liberté et le progrès social du pays sont clairement menacés. Seule la reine semble en mesure, par son aura, de mobiliser les énergies populaires afin de renverser le rapport de force politique en sa faveur. Elle est le dernier rempart contre l'obscurantisme et notre dernier espoir pour relancer la dynamique modernisatrice, non-seulement pour améliorer les conditions de vie d'un pays encore très inégalitaire, mais dans le respect de nos innombrables minorités religieuses, désormais menacées par la vague rigoriste.
En l'honneur et en mémoire de son père, prions pour Mamta et l'avenir du Karmalistan !
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145806-292763mamta212.png[/img]
La nouvelle Shakhan du Karmalistan. Veuve, orpheline, dépossédée. Et un sourire conventionnel qui en dit long.
______________________________________________________
[===> Le lendemain de la publication de ce journal, le siège de l'agence de presse "Shakhan'anjar" a été pris d'assaut et saccagé par le KhAD, avant l'arrestation de plusieurs journalistes.]
Shakhan'anjar
La princesse devient reine, en pleine crise nationale et internationale...
C'est officiel, depuis hier, Mamta Ismaïla Khan est désormais la nouvelle Shakhan du Karmalistan sous le simple de nom de Mamta (Ière). Le chagrin consécutif à la mort de son père ne fut pas le seul obstacle à l'intronisation... la confession de la Reine (convertie à l’hindouisme) posant d'importants soucis légaux et religieux. Sous décision conjointe du Majlis, chambre basse et parlement laïc, et du Shuro-e Molloi (Shoura des mollahs), chambre haute et parlement religieux, il a été décidé d'instituer un poste de dirigeant suprême (un "Émir"), responsable devant les deux assemblées, faisant du Karmalistan, sinon une monarchie "parlementaire", disons une dyarchie hybride. A l'instar de l'empire Taragaïde, un Émir s'ajoutera au Khan : en la personne de Mukhammad Barakzaï [HRP : photo ci-dessus, message précédent]. Et comme ce fut le cas historiquement, la répartition des pouvoirs change toute la donne politique : nettement déséquilibrés... ils appartiennent désormais à l’Émir, au détriment de la Shakhan pratiquement reléguée au rang de figurante.
Quoiqu'il en soit, cette modification "constitutionnelle" semble indiquer un retour en force de l'Islam, au mépris de tous les efforts de laïcisation et de libéralisation entrepris par le défunt Ismaïl V.
Mukhammad Barakzaï est un pieu musulman qui a commandé avec succès la plupart des opérations de contre-insurrection face au PRDK-ML et dans l'endiguement du communisme. Mais il a été accusé à plusieurs reprises de sympathies à l'égard de l'Amarat, et le titre de son nouveau statut n'est peut-être pas une simple coïncidence. Désormais maître du pays par confiscation du pouvoir, il fait planer de nouvelles incertitudes quant à notre avenir. Ardent défenseur de la Sharia, bien "qu'adaptée au contexte karmal dans un cadre démocratique", il fait partie de ces islamistes-démocrates très influents à la Shura-e Molloi, de plus en plus hostiles à la monarchie, certains même explicitement favorables à la république. Profitant de la "neutralisation" de la nouvelle Shakhan, de nouvelles lois seront très certainement adoptées dans les prochains jours pour pour "restaurer les valeurs islamiques".
A ce rythme, il nous ait permis d'envisager la signature d'un armistice, et pourquoi pas d'une paix voire une véritable réconciliation, entre le nouveau pouvoir karmal et... l'Amarat, organisation terroriste responsable d'innombrables victimes, jusqu'au-delà du pays... Si la crise nationale et mondiale est un prétexte pour revenir deux siècles en arrière en matière politique et sociale, les guérillas ethniques et communistes ne pourront qu'en profiter, et le chaos qu'ils laisseront dans leur sillage bloquera à son tour notre développement économique.
En ces heures sombres, la liberté et le progrès social du pays sont clairement menacés. Seule la reine semble en mesure, par son aura, de mobiliser les énergies populaires afin de renverser le rapport de force politique en sa faveur. Elle est le dernier rempart contre l'obscurantisme et notre dernier espoir pour relancer la dynamique modernisatrice, non-seulement pour améliorer les conditions de vie d'un pays encore très inégalitaire, mais dans le respect de nos innombrables minorités religieuses, désormais menacées par la vague rigoriste.
En l'honneur et en mémoire de son père, prions pour Mamta et l'avenir du Karmalistan !
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145806-292763mamta212.png[/img]
La nouvelle Shakhan du Karmalistan. Veuve, orpheline, dépossédée. Et un sourire conventionnel qui en dit long.
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[===> Le lendemain de la publication de ce journal, le siège de l'agence de presse "Shakhan'anjar" a été pris d'assaut et saccagé par le KhAD, avant l'arrestation de plusieurs journalistes.]
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Vladimir Ivanov
14 juillet 2034
Shakhan'anjar
L’Émir, protecteur de la nation face aux terroristes et à la tempête mondiale
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-872754mukhammadbarakza.jpg[/img]
Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali
En collaboration avec notre nouvelle reine, et avec son approbation, conformément à la volonté populaire (Majlis) et celle du conseil religieux (Shura), l'Emir dirigera notre grande nation pendant que le Monde s'embrase. Alors qu'on s'inquiète à l'étranger du tournant autoritaire au Karmalistan, une guerre mondiale se profile entre deux coalitions d’États : la première, agresseuse, coupable d'avoir déclenchée les hostilités, est rangée derrière l'ELA (laquelle vient de couler quatre cargos tuant 120 civils britons et alekans), la seconde, responsable de cette crise internationale majeure avec son nouveau système d'armement fourbe de missiles balistiques se servant de cargo à conteneurs comme plateforme, est rangée derrière le Commonwealth.
Face à cette situation ubuesque, le Karmalistan est jusque-là resté silencieux. Une attitude qui s'explique par plusieurs facteurs : d'abord les bonnes (et mauvaises) relations qui le lient ou le délient avec les belligérants des deux bords, ensuite la crise intérieure qu'il subit depuis l'assassinat du Shakhan.
Notre Émir doit ainsi combattre sur trois fronts :
_ le conflit extérieur, face auquel il reste observateur
_ le conflit intérieur, qu'il devrait endiguer grâce au lancement d'une toute nouvelle stratégie
_ la crise politique, qu'il promet de résoudre par la lutte impitoyable contre les espions communistes ou nodiens ainsi que contre tous les traîtres au sein des institutions de l’État.
En regard de cette périlleuse situation tant intérieure qu'extérieure, l’Émir a en effet tenu à rappeler les valeurs islamiques fondamentales, la raison d'être du Karmalistan, ce qui concrètement aboutira au renforcement des pouvoirs de la Shura, ainsi qu'à un retour (du moins partiel) de la loi ([url=http://www.simpolitique.com/post316101.html#p316101]abrogée quelques mois plus tôt[/url]) interdisant à tout non-musulman d'intégrer certains postes essentiels (Émir, chef d'état-major, directeur du KhAD). Cela, tout en rassurant notre peuple que la modernisation amorcée par feu Ismaïl V se poursuivra sur le plan technique et administratif.
Quant à la guerre mondiale qui se profile, l'Emir Mukhammad Barakzaï s'est enfin exprimé publiquement, par un discours officiel à tout le pays :
[quote]La guerre qui oppose le Commonwealth et l'ELA ne nous concerne pas.
Si le Commonwealth est à nos yeux un partenaire économique précieux et même un associé politique fidèle, il ne saurait être un allié militaire en regard de l'odieux système d'apartheid qui règne sur l'une de ses provinces (inacceptable oppression des Noirs en Aleka). D'un autre côté, l'Empire luciférien d'Algarbe, comme son nom l'indique, suit les préceptes d'une religion clairement hostile à tous les abrahamismes, dont l'islam. [url=http://www.simpolitique.com/post293872.html#p293872]Le "luciférisme" proclame ouvertement son mépris[/url] envers l'Incréé Créateur (Tabâraka wa Ta’âla), son soutien explicite à l'entité Djinn, Iblis, ses calomnies adressées au prophète 'Isâ, insulté de "corrupteur", et sa défense de l'orgueil comme principe de vie, sous couvert de "libre-arbitre". A ce titre, en tant qu’Émir du Karmalistan islamique, tant au nom de mon peuple que de ma foi, je dénonce avec une intransigeance totale, le ralliement des gouvernements aminavien et hachémanien à un empire esclavagiste qui persécute sa minorité musulmane et profère le plus impardonnable des blasphèmes, en vendant son âme à Iblis.[/quote]
Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali
Shakhan'anjar
L’Émir, protecteur de la nation face aux terroristes et à la tempête mondiale
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145765-872754mukhammadbarakza.jpg[/img]
Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali
En collaboration avec notre nouvelle reine, et avec son approbation, conformément à la volonté populaire (Majlis) et celle du conseil religieux (Shura), l'Emir dirigera notre grande nation pendant que le Monde s'embrase. Alors qu'on s'inquiète à l'étranger du tournant autoritaire au Karmalistan, une guerre mondiale se profile entre deux coalitions d’États : la première, agresseuse, coupable d'avoir déclenchée les hostilités, est rangée derrière l'ELA (laquelle vient de couler quatre cargos tuant 120 civils britons et alekans), la seconde, responsable de cette crise internationale majeure avec son nouveau système d'armement fourbe de missiles balistiques se servant de cargo à conteneurs comme plateforme, est rangée derrière le Commonwealth.
Face à cette situation ubuesque, le Karmalistan est jusque-là resté silencieux. Une attitude qui s'explique par plusieurs facteurs : d'abord les bonnes (et mauvaises) relations qui le lient ou le délient avec les belligérants des deux bords, ensuite la crise intérieure qu'il subit depuis l'assassinat du Shakhan.
Notre Émir doit ainsi combattre sur trois fronts :
_ le conflit extérieur, face auquel il reste observateur
_ le conflit intérieur, qu'il devrait endiguer grâce au lancement d'une toute nouvelle stratégie
_ la crise politique, qu'il promet de résoudre par la lutte impitoyable contre les espions communistes ou nodiens ainsi que contre tous les traîtres au sein des institutions de l’État.
En regard de cette périlleuse situation tant intérieure qu'extérieure, l’Émir a en effet tenu à rappeler les valeurs islamiques fondamentales, la raison d'être du Karmalistan, ce qui concrètement aboutira au renforcement des pouvoirs de la Shura, ainsi qu'à un retour (du moins partiel) de la loi ([url=http://www.simpolitique.com/post316101.html#p316101]abrogée quelques mois plus tôt[/url]) interdisant à tout non-musulman d'intégrer certains postes essentiels (Émir, chef d'état-major, directeur du KhAD). Cela, tout en rassurant notre peuple que la modernisation amorcée par feu Ismaïl V se poursuivra sur le plan technique et administratif.
Quant à la guerre mondiale qui se profile, l'Emir Mukhammad Barakzaï s'est enfin exprimé publiquement, par un discours officiel à tout le pays :
[quote]La guerre qui oppose le Commonwealth et l'ELA ne nous concerne pas.
Si le Commonwealth est à nos yeux un partenaire économique précieux et même un associé politique fidèle, il ne saurait être un allié militaire en regard de l'odieux système d'apartheid qui règne sur l'une de ses provinces (inacceptable oppression des Noirs en Aleka). D'un autre côté, l'Empire luciférien d'Algarbe, comme son nom l'indique, suit les préceptes d'une religion clairement hostile à tous les abrahamismes, dont l'islam. [url=http://www.simpolitique.com/post293872.html#p293872]Le "luciférisme" proclame ouvertement son mépris[/url] envers l'Incréé Créateur (Tabâraka wa Ta’âla), son soutien explicite à l'entité Djinn, Iblis, ses calomnies adressées au prophète 'Isâ, insulté de "corrupteur", et sa défense de l'orgueil comme principe de vie, sous couvert de "libre-arbitre". A ce titre, en tant qu’Émir du Karmalistan islamique, tant au nom de mon peuple que de ma foi, je dénonce avec une intransigeance totale, le ralliement des gouvernements aminavien et hachémanien à un empire esclavagiste qui persécute sa minorité musulmane et profère le plus impardonnable des blasphèmes, en vendant son âme à Iblis.[/quote]
Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali
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Vladimir Ivanov
21 juillet 2034
Brèves
I- Guerre à l'étranger Shakhan'anjar
_ la guerre mondiale commence : déjà plus de 1500 morts, presque tous civils...
II- Économie Shakhan'anjar
_ alors que le monde s'embrase, les affaires vont mieux ! (le conflit intérieur s'atténue, le commerce bondit, aides alimentaires et techniques étrangères, infrastructure des transports et projet de nouvelles voies de chemin de fer...)
III- Écologie Parcham
_ Catastrophe écologique à l'embouchure du Dar : avec l'appui de la Reine (mais les suspicions de l’Émir), le chef du gouvernement Ahmadzaï offre l'aide du Karmalistan dans la lutte contre la marée noire, aux côtés de l'Eashatri, du Mahajanubia et de l'Hachémanie
IV- Politique intérieure Parcham
_ Nouveau rapport de force au sein de l’État :
______ les conservateurs islamo-républicains, rangés derrière l’Émir Mukhammad Barakzaï, la Shura-e-Molloi et le président du JISh Omar Sultan Zareh au Majlis
______ contre les progressistes royalistes, rangés derrière la reine Mamta Shakhan et le chef du gouvernement Ahmadzaï
Brèves
I- Guerre à l'étranger Shakhan'anjar
_ la guerre mondiale commence : déjà plus de 1500 morts, presque tous civils...
II- Économie Shakhan'anjar
_ alors que le monde s'embrase, les affaires vont mieux ! (le conflit intérieur s'atténue, le commerce bondit, aides alimentaires et techniques étrangères, infrastructure des transports et projet de nouvelles voies de chemin de fer...)
III- Écologie Parcham
_ Catastrophe écologique à l'embouchure du Dar : avec l'appui de la Reine (mais les suspicions de l’Émir), le chef du gouvernement Ahmadzaï offre l'aide du Karmalistan dans la lutte contre la marée noire, aux côtés de l'Eashatri, du Mahajanubia et de l'Hachémanie
IV- Politique intérieure Parcham
_ Nouveau rapport de force au sein de l’État :
______ les conservateurs islamo-républicains, rangés derrière l’Émir Mukhammad Barakzaï, la Shura-e-Molloi et le président du JISh Omar Sultan Zareh au Majlis
______ contre les progressistes royalistes, rangés derrière la reine Mamta Shakhan et le chef du gouvernement Ahmadzaï
-
Vladimir Ivanov
Seh-rang Beyragh
18 août 2034
La guerre des conteneurs : quel rapport de force général à la veille des hostilités ? (résumé)
Classement de juillet 2034 :
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145856-2476835classementarmes2034072.png[/img]
Union ("pro-conteneurs") : Sokolo, Nechinayoco, Uhmali, Commonwealth, Vryheid, îles Lorthon, Mahajanubia
_ PPM : 178 (242 avec Sokolo)
_ Pop. : 129 millions (189 M avec Sokolo)
_ PIB : 327 milliards $ (367 Md avec Sokolo)
Coalition ("anti-conteneurs") : Hachémanie, Aminavie, ELA, Txile, Posnanie, Amarantie
_ PPM : 257
_ Pop. : 247 millions
_ PIB : 359 milliards $
Puissances navales :
_ Union : 37 PPM (40 avec le Sokolo)
_ Coalition : 69 PPM
Observations : La Coalition domine sa rivale dans tous les domaines, sauf le PIB (différence négligeable). Rappelons d'ailleurs, justement, que le classement économique souffre d'une réelle pauvreté d'écart (le Montalvo ne dépassant pas le double de la moyenne mondiale), rendant totalement caduque la stricte mesure économiste pour établir une éventuelle hiérarchie des puissances*.
Le Sokolo, hésitant et finalement léthargique, semble ne pas vouloir répondre à l'appel de l'UPO et de ses alliés. Ce qui empire une infériorité numérique déjà réelle lorsque ce pays est compris dans l'Union. Le rapport de force des flottes de guerre est lui aussi sans appel : la flotte de la Coalition est plus de deux fois plus puissante.
Cependant, il semblerait, du moins selon certains analystes karmali, que l'Union dispose d'un avantage stratégique majeur : la ténacité.
Le départ du Deseret, les tergiversations de l'Amarantie, la crise politique en Hachémanie ainsi que la pression de la Umma contre le curieux rapprochement des deux États musulmans (Aminavie et Hachémanie) avec l'empire luciférien (explicitement anti-abrahamique), font clairement chanceler la Coalition, laquelle passe pour la faction belliqueuse (l'agresseur). Seuls l'ELA et le Txile semblent suffisamment déterminés pour poursuivre la guerre jusqu'à la victoire.
Bien-entendu, il est toujours possible de voir l'Amarantie continuer inflexiblement la guerre au front malgré les hésitations à l'arrière, de même qu'on peut spéculer qu'à partir du terrible sabotage de l'usine de dessalinisation de l'eau de mer en Hachémanie, celui-ci y tire le moyen psychologique pour se ressaisir et passer à l'attaque. Alors que de son côté, malgré son incontestable détermination, l'Union souffre de l'absence du Sokolo et de la sous-activité relative du Nechinayoco : lesquels sont justement les deux plus grandes puissances militaires ! Sans le premier le rapport de force militaire est de 1 pour 0,7 en faveur de la Coalition rangée derrière l'ELA.
Mais de manière générale la coordination des manœuvres, l'agressivité, l'opiniâtreté, la solidarité... pèsent tous du côté de l'Union pour rééquilibrer la balance. Tandis que les deux premières batailles navales laissent comme un présage sur l'issue de cette guerre...
[quote]Deux premières batailles navales de fin-juillet :
Pertes Union :
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 7 sous-marins modernes
_ 9 sous-marins obsolètes
_ 3 frégates modernes
_ 12 frégates obsolètes
Total pertes PPM : -1,87
Pertes Coalition :
_ 3 avions modernes
_ 9 avions obsolètes
_ 4 croiseurs modernes
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 3 sous-marins modernes
_ 10 sous-marins obsolètes
_ 1 frégate moderne
_ 14 frégates obsolètes
Total pertes PPM : -2,69[/quote]
*Aussi, contrairement à ce que pourraient prétendre certains journalistes étrangers chauvins, le Montalvo, l'Amarantie ou le Commonwealth ne sont nullement les "premières puissances du Monde" : il s'agit en réalité, d'un point de vue purement technique en terme de coercition (PIB, population, armée) du Kaiyuan, de l'Eashatri et de l'ELA. Vous aurez beau multiplier la puissance "PCT" (points de coercition totaux) de l'Amarantie par deux, ou celle du Commonwealth et du Montalvo par trois, qu'ils n'atteindraient même pas encore le niveau de l'Empire du Kaiyuan (et égaleraient l'empire luciférien d'Algarbe).
Méfiez-vous donc des fausses images véhiculées par certains journaux au profit de leur propre nation (vu chez certains journalistes britons, montalvéens et amarantins). Le PIB seul (surtout actuellement !), ou une liste totalement abstraite d'éléments trop précis, ne permettent absolument pas de mesurer la puissance réelle brute d'une nation.
18 août 2034
La guerre des conteneurs : quel rapport de force général à la veille des hostilités ? (résumé)
Classement de juillet 2034 :
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145856-2476835classementarmes2034072.png[/img]
Union ("pro-conteneurs") : Sokolo, Nechinayoco, Uhmali, Commonwealth, Vryheid, îles Lorthon, Mahajanubia
_ PPM : 178 (242 avec Sokolo)
_ Pop. : 129 millions (189 M avec Sokolo)
_ PIB : 327 milliards $ (367 Md avec Sokolo)
Coalition ("anti-conteneurs") : Hachémanie, Aminavie, ELA, Txile, Posnanie, Amarantie
_ PPM : 257
_ Pop. : 247 millions
_ PIB : 359 milliards $
Puissances navales :
_ Union : 37 PPM (40 avec le Sokolo)
_ Coalition : 69 PPM
Observations : La Coalition domine sa rivale dans tous les domaines, sauf le PIB (différence négligeable). Rappelons d'ailleurs, justement, que le classement économique souffre d'une réelle pauvreté d'écart (le Montalvo ne dépassant pas le double de la moyenne mondiale), rendant totalement caduque la stricte mesure économiste pour établir une éventuelle hiérarchie des puissances*.
Le Sokolo, hésitant et finalement léthargique, semble ne pas vouloir répondre à l'appel de l'UPO et de ses alliés. Ce qui empire une infériorité numérique déjà réelle lorsque ce pays est compris dans l'Union. Le rapport de force des flottes de guerre est lui aussi sans appel : la flotte de la Coalition est plus de deux fois plus puissante.
Cependant, il semblerait, du moins selon certains analystes karmali, que l'Union dispose d'un avantage stratégique majeur : la ténacité.
Le départ du Deseret, les tergiversations de l'Amarantie, la crise politique en Hachémanie ainsi que la pression de la Umma contre le curieux rapprochement des deux États musulmans (Aminavie et Hachémanie) avec l'empire luciférien (explicitement anti-abrahamique), font clairement chanceler la Coalition, laquelle passe pour la faction belliqueuse (l'agresseur). Seuls l'ELA et le Txile semblent suffisamment déterminés pour poursuivre la guerre jusqu'à la victoire.
Bien-entendu, il est toujours possible de voir l'Amarantie continuer inflexiblement la guerre au front malgré les hésitations à l'arrière, de même qu'on peut spéculer qu'à partir du terrible sabotage de l'usine de dessalinisation de l'eau de mer en Hachémanie, celui-ci y tire le moyen psychologique pour se ressaisir et passer à l'attaque. Alors que de son côté, malgré son incontestable détermination, l'Union souffre de l'absence du Sokolo et de la sous-activité relative du Nechinayoco : lesquels sont justement les deux plus grandes puissances militaires ! Sans le premier le rapport de force militaire est de 1 pour 0,7 en faveur de la Coalition rangée derrière l'ELA.
Mais de manière générale la coordination des manœuvres, l'agressivité, l'opiniâtreté, la solidarité... pèsent tous du côté de l'Union pour rééquilibrer la balance. Tandis que les deux premières batailles navales laissent comme un présage sur l'issue de cette guerre...
[quote]Deux premières batailles navales de fin-juillet :
Pertes Union :
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 7 sous-marins modernes
_ 9 sous-marins obsolètes
_ 3 frégates modernes
_ 12 frégates obsolètes
Total pertes PPM : -1,87
Pertes Coalition :
_ 3 avions modernes
_ 9 avions obsolètes
_ 4 croiseurs modernes
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 3 sous-marins modernes
_ 10 sous-marins obsolètes
_ 1 frégate moderne
_ 14 frégates obsolètes
Total pertes PPM : -2,69[/quote]
*Aussi, contrairement à ce que pourraient prétendre certains journalistes étrangers chauvins, le Montalvo, l'Amarantie ou le Commonwealth ne sont nullement les "premières puissances du Monde" : il s'agit en réalité, d'un point de vue purement technique en terme de coercition (PIB, population, armée) du Kaiyuan, de l'Eashatri et de l'ELA. Vous aurez beau multiplier la puissance "PCT" (points de coercition totaux) de l'Amarantie par deux, ou celle du Commonwealth et du Montalvo par trois, qu'ils n'atteindraient même pas encore le niveau de l'Empire du Kaiyuan (et égaleraient l'empire luciférien d'Algarbe).
Méfiez-vous donc des fausses images véhiculées par certains journaux au profit de leur propre nation (vu chez certains journalistes britons, montalvéens et amarantins). Le PIB seul (surtout actuellement !), ou une liste totalement abstraite d'éléments trop précis, ne permettent absolument pas de mesurer la puissance réelle brute d'une nation.
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Vladimir Ivanov
Parcham
17 septembre 2034
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/5/1509130133-gouvernement-icone.png[/img]
Accord historique avec le Dosalhi : la synthèse des trois axes diplomatiques du Karmalistan
Le Sultanat du Dosalhi est un pays de la Janubie septentrionale, peuplé de 17 millions d'habitants sur un peu plus de 300 000 km². De langue ourdou (et anglaise), musulman à plus des trois quarts, il est riverain par le Sud de l'estuaire du Dar, côté occidental. Riche en charbon et en or, il est surtout bénéficiaire d'une position stratégique sur le grand Isthme du Dar.
En fait, à lui seul, le Dosalhi représente les trois points de convergence de la diplomatie karmale :
_ par son islamité : le Karmalistan, depuis la voix des conservateurs menés par l'Émir, cherche à se rapprocher des étrangers musulmans vus comme des peuples frères [url=http://www.simpolitique.com/post325825.html#p325825]voire à les réunir[/url] au sein d'une Ligue internationale
_ par sa janubianité : le Karmalistan, depuis la voix des progressistes menés par la reine Shakhan, cherche à se rapprocher des peuples de la Janubie, vue comme la civilisation la plus proche culturellement (Karagol étant coincé entre Marquézie arabe et Ventélie jaune, ne se sentant ni d'un côté, ni de l'autre), et un continent très prometteur sur le plan économique
_ par son orientation diplomatique potentiellement britophile via le Mahajanubia : le Karmalistan, depuis la voix des élites politiques et économiques Rajans du Dahar, cherche à se rapprocher des pays de l'UPO (d'où la neutralité bienveillante dans la guerre, et la ferme dénonciation par les musulmans karmali de la collusion entre Aminavie et ELA).
La rencontre entre le très jeune Sultan Ghalib Sharida (17 ans) et l'à peine plus âgée Shakhan Mamta (début de la vingtaine) a donc été un succès, créant de solides relations économiques, technologiques et culturelles, en plus de raffermir le rôle (du moins l'influence) de la reine dans son propre pays, où elle est très contestée. Au Dahar, région qui une fois de plus bénéficiera en premier de ce nouvel accord (ayant pour voisin direct l'Eashatri -un pont est même en construction- et le Dosalhi, justement), les espoirs pour un codéveloppement penta-national majeur dans toute la région isthmique n'ont plus de limite (Eashatri-Dosalhi-Oyestarna-Karmalistan-Caskar*), et l’enthousiasme est énorme. La janubianophilie s'y portant à merveille ([url=http://www.simpolitique.com/post323556.html#p323556]comme l'a montré la victoire de la candidate de l'Horbarash au concours des miss-2033[/url]), jusqu'à de burlesques spéculations fantaisistes d'internautes daharans imaginant déjà un mariage entre la reine du Karmalistan et le jeune sultan dosalhi...
(*le Caskar envisage d'établir un petit comptoir commercial de 7 km² sur le littoral daharan)
17 septembre 2034
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/5/1509130133-gouvernement-icone.png[/img]
Accord historique avec le Dosalhi : la synthèse des trois axes diplomatiques du Karmalistan
Le Sultanat du Dosalhi est un pays de la Janubie septentrionale, peuplé de 17 millions d'habitants sur un peu plus de 300 000 km². De langue ourdou (et anglaise), musulman à plus des trois quarts, il est riverain par le Sud de l'estuaire du Dar, côté occidental. Riche en charbon et en or, il est surtout bénéficiaire d'une position stratégique sur le grand Isthme du Dar.
En fait, à lui seul, le Dosalhi représente les trois points de convergence de la diplomatie karmale :
_ par son islamité : le Karmalistan, depuis la voix des conservateurs menés par l'Émir, cherche à se rapprocher des étrangers musulmans vus comme des peuples frères [url=http://www.simpolitique.com/post325825.html#p325825]voire à les réunir[/url] au sein d'une Ligue internationale
_ par sa janubianité : le Karmalistan, depuis la voix des progressistes menés par la reine Shakhan, cherche à se rapprocher des peuples de la Janubie, vue comme la civilisation la plus proche culturellement (Karagol étant coincé entre Marquézie arabe et Ventélie jaune, ne se sentant ni d'un côté, ni de l'autre), et un continent très prometteur sur le plan économique
_ par son orientation diplomatique potentiellement britophile via le Mahajanubia : le Karmalistan, depuis la voix des élites politiques et économiques Rajans du Dahar, cherche à se rapprocher des pays de l'UPO (d'où la neutralité bienveillante dans la guerre, et la ferme dénonciation par les musulmans karmali de la collusion entre Aminavie et ELA).
La rencontre entre le très jeune Sultan Ghalib Sharida (17 ans) et l'à peine plus âgée Shakhan Mamta (début de la vingtaine) a donc été un succès, créant de solides relations économiques, technologiques et culturelles, en plus de raffermir le rôle (du moins l'influence) de la reine dans son propre pays, où elle est très contestée. Au Dahar, région qui une fois de plus bénéficiera en premier de ce nouvel accord (ayant pour voisin direct l'Eashatri -un pont est même en construction- et le Dosalhi, justement), les espoirs pour un codéveloppement penta-national majeur dans toute la région isthmique n'ont plus de limite (Eashatri-Dosalhi-Oyestarna-Karmalistan-Caskar*), et l’enthousiasme est énorme. La janubianophilie s'y portant à merveille ([url=http://www.simpolitique.com/post323556.html#p323556]comme l'a montré la victoire de la candidate de l'Horbarash au concours des miss-2033[/url]), jusqu'à de burlesques spéculations fantaisistes d'internautes daharans imaginant déjà un mariage entre la reine du Karmalistan et le jeune sultan dosalhi...
(*le Caskar envisage d'établir un petit comptoir commercial de 7 km² sur le littoral daharan)
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Vladimir Ivanov
Parcham
20 septembre 2034
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145900-429943attaque.jpg[/img]
Les frappes aériennes contre la communauté -pacifiste- de Turgaï (Nod) le 22 juin 2034. Sept jours avant l'assassinat du Shakhan.
Guerre intérieure : une nouvelle donne ?
Avant la date clé du 22 juin 2034, et avant la guerre d'Ashurdabad, le contexte était alors le suivant : la priorité du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme était le refoulement des "syiro-communistes" du Syirkhanat et du PRDK-ML. Les islamistes de l'Amarat-e Islami-ye Kormalestan d'Ibn al-Khattab, raccourci en "Amarat", n'étaient alors que des cibles secondaires.
Lors de l'implantation des islamistes dans la région du Kormalnagar (sud-est du pays), profitant de la guerre en Ashurdabad, les islamistes sont repassés au rang de priorité dans le viseur du Shakhanat, cela jusqu'à la reprise de la cité au début de l'été 2034... et la décision du Shakhan peu avant, sous les conseils -dits-on- du KhAD, d'opérer une frappe aérienne d'ampleur contre une étrange secte communiste dans l'Altaï, dit "Communauté de Turgaï" ou "Confrérie du Nod". Commandée par le général McNeil, celle-ci tua, en ce 22 juin 2034, selon nos propres estimations (chiffres de l'armée top-secrets), entre mille cinq cents et deux mille personnes, dont, probablement une large moitié de femmes et d'enfants. Ces frappes avaient pour objectif de saper le moral des ennemis de l'Altaï, en touchant d'une pierre deux coups au cœur, cette organisation qui servait justement de trait d'union entre les Syirs et les communistes. Ce fut, visiblement, un succès, malgré les nombreuses victimes "collatérales"... ou non étant donné elles appartenaient à la Communauté visée.
A la suite de ce bombardement réussi, le général McNeil proposa de réitérer les attaques aériennes contre les restes de la Confrérie, mais aussi contre les positions du PRKD-ML et du Syirkhanat. Il ne fut pas suivi... du moins jusqu'au 22 juin. Ce jour là, le Shakhan était assassiné (officiellement) par des terroristes vengeurs de la secte qui fut justement prise pour cible sept jours avant. Alors que Kormalnagar était libérée de la présence islamiste, sécurisant un peu plus notre frontière avec l'Eashatri, l'Emir prenait le pouvoir et autorisa le Général McNeil à lancer de nouveaux raids aériens au Nord-Est.
Pendant ce temps au Sud, au Nord-Ouest (Ala-Tau) et au centre du pays, la situation semble s’apaiser. De ce calme étrange, certains y voient une possible collusion d'intérêts entre l'Emir Barakzaï, le KhAD et les islamistes de la Shura-e Molloi ainsi que du JISh, avec... l'Amarat, qui aurait alors renoncé (temporairement ?) à une expansion agressive.
Aucune preuve n'existe pour confirmer ou infirmer un telle accusation. Quoiqu'il en soit, d'innombrables voix inquiètes s'élèvent à travers le pays contre cette éventualité, à commencer par les deux principaux pôles anti-islamistes en développement dans le pays :
_ celui de la reine Mamta, des royalistes fidèles et des progressistes de gauche réformiste d'un côté,
_ et celui des autonomistes du Dahar, milieux d'affaire et magnats, de l'autre, rangés derrière l'Amiral Sarkar Shivaji, qui commande la flotte karmali.
En conséquence, à l'opposition armée entre le gouvernement et les groupes insurrectionnels (islamistes, communistes et syirs), aux clivages ethniques et religieux (tojiks, qarlouks, rajans, syirs ; musulmans, hindouïstes et nestoriens) s'ajoute désormais une opposition politique entre la faction de l'Emir (islamistes républicains), de la Shakhan (royalistes sociaux) et du Dahar (libéraux autonomistes).
20 septembre 2034
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145900-429943attaque.jpg[/img]
Les frappes aériennes contre la communauté -pacifiste- de Turgaï (Nod) le 22 juin 2034. Sept jours avant l'assassinat du Shakhan.
Guerre intérieure : une nouvelle donne ?
Avant la date clé du 22 juin 2034, et avant la guerre d'Ashurdabad, le contexte était alors le suivant : la priorité du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme était le refoulement des "syiro-communistes" du Syirkhanat et du PRDK-ML. Les islamistes de l'Amarat-e Islami-ye Kormalestan d'Ibn al-Khattab, raccourci en "Amarat", n'étaient alors que des cibles secondaires.
Lors de l'implantation des islamistes dans la région du Kormalnagar (sud-est du pays), profitant de la guerre en Ashurdabad, les islamistes sont repassés au rang de priorité dans le viseur du Shakhanat, cela jusqu'à la reprise de la cité au début de l'été 2034... et la décision du Shakhan peu avant, sous les conseils -dits-on- du KhAD, d'opérer une frappe aérienne d'ampleur contre une étrange secte communiste dans l'Altaï, dit "Communauté de Turgaï" ou "Confrérie du Nod". Commandée par le général McNeil, celle-ci tua, en ce 22 juin 2034, selon nos propres estimations (chiffres de l'armée top-secrets), entre mille cinq cents et deux mille personnes, dont, probablement une large moitié de femmes et d'enfants. Ces frappes avaient pour objectif de saper le moral des ennemis de l'Altaï, en touchant d'une pierre deux coups au cœur, cette organisation qui servait justement de trait d'union entre les Syirs et les communistes. Ce fut, visiblement, un succès, malgré les nombreuses victimes "collatérales"... ou non étant donné elles appartenaient à la Communauté visée.
A la suite de ce bombardement réussi, le général McNeil proposa de réitérer les attaques aériennes contre les restes de la Confrérie, mais aussi contre les positions du PRKD-ML et du Syirkhanat. Il ne fut pas suivi... du moins jusqu'au 22 juin. Ce jour là, le Shakhan était assassiné (officiellement) par des terroristes vengeurs de la secte qui fut justement prise pour cible sept jours avant. Alors que Kormalnagar était libérée de la présence islamiste, sécurisant un peu plus notre frontière avec l'Eashatri, l'Emir prenait le pouvoir et autorisa le Général McNeil à lancer de nouveaux raids aériens au Nord-Est.
Pendant ce temps au Sud, au Nord-Ouest (Ala-Tau) et au centre du pays, la situation semble s’apaiser. De ce calme étrange, certains y voient une possible collusion d'intérêts entre l'Emir Barakzaï, le KhAD et les islamistes de la Shura-e Molloi ainsi que du JISh, avec... l'Amarat, qui aurait alors renoncé (temporairement ?) à une expansion agressive.
Aucune preuve n'existe pour confirmer ou infirmer un telle accusation. Quoiqu'il en soit, d'innombrables voix inquiètes s'élèvent à travers le pays contre cette éventualité, à commencer par les deux principaux pôles anti-islamistes en développement dans le pays :
_ celui de la reine Mamta, des royalistes fidèles et des progressistes de gauche réformiste d'un côté,
_ et celui des autonomistes du Dahar, milieux d'affaire et magnats, de l'autre, rangés derrière l'Amiral Sarkar Shivaji, qui commande la flotte karmali.
En conséquence, à l'opposition armée entre le gouvernement et les groupes insurrectionnels (islamistes, communistes et syirs), aux clivages ethniques et religieux (tojiks, qarlouks, rajans, syirs ; musulmans, hindouïstes et nestoriens) s'ajoute désormais une opposition politique entre la faction de l'Emir (islamistes républicains), de la Shakhan (royalistes sociaux) et du Dahar (libéraux autonomistes).
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Vladimir Ivanov
89 septembre 2034
Suqqur
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145907-697706daharpur4.jpg[/img]
Daharpur, la capitale économique du Karmalistan (vue sur les Dahar Towers).
Le Dahar : brève présentation aux nouveaux lecteurs
Le dernier attentat meurtrier à Karagol remonte à quelques mois ; à Daharpur il remonte à 1999, soit il y a plus d'un tiers de siècle. Selon diverses estimations actualisées de cette fin d'année 2034, le PIB par habitant du Dahar, cette région karmale côtière, à l'extrémité méridionale du pays, s’y élèverait à 1 250 $ pour une moyenne nationale de 500 $ (indépendant, il gagnerait une douzaine de places dans le classement !). Quant à la Transkormalie (Karagolie, Arkadyriane, Ala-Tau, Altaï) il dépasse péniblement les 270 $, près de cinq fois moins.
Ce gouffre béant qui oppose un Sud sûr, ouvert et prospère à un Nord pauvre, fermé et dangereux, a poussé les Nawab (gouverneurs nobles daharans) à accéder à la proposition de l'amiral Sarkar Shivaji : [url=http://www.simpolitique.com/post314676.html#p314676]la construction d'un mur fortifié[/url], défendu par des milices rajans et des forces de sécurité privées du GDI -General Development for Isthmus- (avec l'autorisation du regretté feu Shakhan Ismaïl V), dont le tracé, rappelons-le, est le suivant :
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517146103-112639karmalistanmur.png][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517146103-mini-112639karmalistanmur2.png[/img][/url]
Peuplé d'environ 22 millions d'habitants, le Dahar est la patrie des Rajan indo-pachtounes (19 millions), d'où son nom historique : le Rajanagar. Ce peuple venu de Janubie bien qu'islamisé depuis des siècles, reste attaché à sa culture originelle janubienne hindoue. Aussi, quoique majoritairement musulmane, elle abrite la quasi-totalité des hindouïstes du Karmalistan (9 millions). Affirmer qu'il s'agirait d'une province particulière du "pays kormal", ventélo-marqaz, musulman et turco-perse... serait procéder à un euphémisme. Au sud du Mur qui fait tant rêver au-delà, on se sent "janubien", la Janubie qui à son tour fait rêver les Rajans -sur le plan culturel- (bien qu'elle soit peu propice aux émigrations puisque le continent en question est encore moins développé).
Le "Raj" du Dahar, titre qu'il revendiquera s'il accède à l'indépendance, est riche en terres fertiles, propices à une agriculture intensive céréalière et fruitière. La région est pourvue d'infrastructures modernes, immeubles modernes dont gratte-ciels, hôpitaux, écoles, universités, son réseau routier est dense, ses aéroports immenses et fonctionnels et bien-sûr surtout, ses activités portuaires (en cours d'élargissement et de modernisation) sont tout bonnement vitales à l'ensemble du pays. Mieux, l'ouverture au commerce international, pierre angulaire de la richesse daharane, ne fait que croître grâce à la multiplication des accords internationaux signés par Karagol avec l'étranger, et à l’ouverture du canal d'Ashurdabad par l'Eashatri, faisant de Daharpur un relais à la fois sûr et suffisamment bien équipé pour accueillir les navires-cargos commerciaux du Monde entier. Sa position est éminemment stratégique, située en plein axe Ventélie-Nayoque / Dytolie-Cérulée, et véritable interface de la Janubie concernant son ouverture au vaste monde telluro-septentrional (Marqaz, Natolique).
A l'image de l'influent et inamovible ministre de l'économie, Chaudhry Khawaja, ou bien encore du célèbre banquier de l'Abkadi, Shaul Khairajul, les Rajans sont plus que sur-représentés parmi les élites économiques et financières du pays. Certes il existe de nombreux bidonvilles dans cette société capitaliste libre, mais encore divisée en castes (chez les hindous), dont celui tristement célèbre, de Daharpur. Toutefois et heureusement, celui-ci est clairement séparé du reste de la cité, et les patrouilles de police sont aussi nombreuses qu'efficaces à garantir la sérénité des résidents des quartiers d'affaire ou aisés de cette ville de 6 millions d'habitants, laquelle continue à attirer les migrants fuyants la misère et la guerre du Nord.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145916-421452dahar2.png[/img]
Son drapeau bleu-blanc-vert étoilé représente, respectivement :
_ la tempérance -caractéristique de la culture rajan-, et l'estuaire du Dar -"la porte"- qui le connecte avec la Janubie et le reste du Monde, lui ayant même donné son nom (couleur bleue),
_ la liberté, et la pureté, notamment celles de la culture janubienne des Rajans (couleur blanche*),
_ l'espoir et la richesse, notamment de la terre -agriculture- et/ou l'islam, selon les interprétations locales ou officielles (couleur verte),
_ les vingt Subah -provinces autonomes- et leurs Nawab -gouverneurs nobles- reflétant le caractère confédéral du Dahar (étoiles blanches)
*Il n'y a pas à proprement parler d'inversion du sens des couleurs blanc/noir en Occident et en Orient. Dans le monde hindou, si le blanc est effectivement la couleur du deuil en tant que tel, il est aussi la couleur de la pureté, de Shiva, et du brahmane (plus haute caste). Le noir restant de son côté, la couleur de la mort et du mal.
Aujourd'hui, cette région jouit déjà d'un statut d'autonomie, depuis son annexion par la Transkormalie en 2012. Elle est organisée en confédération, celle des Subah (provinces) dirigées par des nawab, gouverneurs nobles nommés par l'Amiral de la flotte, Sarkar Shivaji, lequel réclame (sans succès jusqu'à maintenant) le titre de Raja du Dahar (il n'en est pour l'instant que le "sardar"). Officiellement, ils sont soumis à l'autorité du Shakhan, du Majlis et de la Shura-e Molloi, comme le reste du pays. Mais concrètement, ils gouvernent avec une large autonomie, via le parlement régional de Hyperabad, le Raj Council, composé des nazim (maires). Le terme anglais, hérité de la période coloniale, a été conservé, signe d'un attachement persistant à l'égard de ce pays, qui contribua à son industrialisation (ateliers textiles notamment).
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145922-613762drapeaudaharbriton2.png[/img]
Le drapeau du Grand-comptoir brito-daharan, du temps de la colonisation britonnique. Au Karmalistan, le Dahar fut la seule partie du pays occupée par les Britons, de 1865 à 1951.
Le Dahar souhaite gagner sinon son indépendance, du moins son autonomie, afin de préserver sa culture janubienne, sa tempérance politique et sa prospérité, à la fois des insurrections armées implantées au Nord et de l'islam politique, très puissant avec la Shura (conseil islamique des mollahs), et plus encore depuis la nomination de Mukhammat Barakzaï au poste créé pour l'occasion d’Émir du Karmalistan. Certes élitiste, et pouvant être accusé de mépris envers les peuples du Nord, les nawab, nazim et hommes d'affaire daharans sont clairement sur la défensive : ils cherchent à préserver leurs valeurs, moralement progressistes et politiquement libérales (en particulier sur le plan économique).
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, tout comme l'Emir, la reine Mamta n'est pas très populaire au Dahar, du moins pas parmi les élites, en raison de son attachement à l'unité et à l'indivisibilité du Shakhanat, ainsi qu'en raison de certains de ses conseillers redistributistes en matière socio-économique.
Depuis quelques mois, cette autonomie se traduit par trois grandes dynamiques et aspirations :
_ une diplomatie relativement indépendante, avec la ferme volonté d'adhérer à l'OLEC ([url=http://www.simpolitique.com/olec-f1095.html]Organisation du Libre-Echange et du Commerce[/url]), et une possible association avec l'UPO, à condition que celle-ci s'assagisse après la guerre
_ une intransigeante opposition aux terroristes islamistes et communistes au Karmalistan, jusqu'à leur éradication complète
_ l'obtention de forces armées propres, non-seulement par l'intermédiaire de milices rajans, mais surtout via les forces de sécurité privées du GDI, le General Developpement for Isthmus, entre-autres commandées par l'amiral Sarkar Shivaji (dirige en plus, la flotte karmale) et le général McNeil (dirige en plus, l'aviation).
Tout récemment enfin, le Raj Council a accepté l'implantation d'un petit comptoir caskar sur le littoral, afin de développer les échanges, bien que l’Émir ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.
Vers un retour à l'indépendance ? On est en droit de l'espérer. Depuis la mise à sac du journal Shakhan'anjar, la confiance aux institutions de Karagol s'est effondrée...
Suqqur
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145907-697706daharpur4.jpg[/img]
Daharpur, la capitale économique du Karmalistan (vue sur les Dahar Towers).
Le Dahar : brève présentation aux nouveaux lecteurs
Le dernier attentat meurtrier à Karagol remonte à quelques mois ; à Daharpur il remonte à 1999, soit il y a plus d'un tiers de siècle. Selon diverses estimations actualisées de cette fin d'année 2034, le PIB par habitant du Dahar, cette région karmale côtière, à l'extrémité méridionale du pays, s’y élèverait à 1 250 $ pour une moyenne nationale de 500 $ (indépendant, il gagnerait une douzaine de places dans le classement !). Quant à la Transkormalie (Karagolie, Arkadyriane, Ala-Tau, Altaï) il dépasse péniblement les 270 $, près de cinq fois moins.
Ce gouffre béant qui oppose un Sud sûr, ouvert et prospère à un Nord pauvre, fermé et dangereux, a poussé les Nawab (gouverneurs nobles daharans) à accéder à la proposition de l'amiral Sarkar Shivaji : [url=http://www.simpolitique.com/post314676.html#p314676]la construction d'un mur fortifié[/url], défendu par des milices rajans et des forces de sécurité privées du GDI -General Development for Isthmus- (avec l'autorisation du regretté feu Shakhan Ismaïl V), dont le tracé, rappelons-le, est le suivant :
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517146103-112639karmalistanmur.png][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517146103-mini-112639karmalistanmur2.png[/img][/url]
Peuplé d'environ 22 millions d'habitants, le Dahar est la patrie des Rajan indo-pachtounes (19 millions), d'où son nom historique : le Rajanagar. Ce peuple venu de Janubie bien qu'islamisé depuis des siècles, reste attaché à sa culture originelle janubienne hindoue. Aussi, quoique majoritairement musulmane, elle abrite la quasi-totalité des hindouïstes du Karmalistan (9 millions). Affirmer qu'il s'agirait d'une province particulière du "pays kormal", ventélo-marqaz, musulman et turco-perse... serait procéder à un euphémisme. Au sud du Mur qui fait tant rêver au-delà, on se sent "janubien", la Janubie qui à son tour fait rêver les Rajans -sur le plan culturel- (bien qu'elle soit peu propice aux émigrations puisque le continent en question est encore moins développé).
Le "Raj" du Dahar, titre qu'il revendiquera s'il accède à l'indépendance, est riche en terres fertiles, propices à une agriculture intensive céréalière et fruitière. La région est pourvue d'infrastructures modernes, immeubles modernes dont gratte-ciels, hôpitaux, écoles, universités, son réseau routier est dense, ses aéroports immenses et fonctionnels et bien-sûr surtout, ses activités portuaires (en cours d'élargissement et de modernisation) sont tout bonnement vitales à l'ensemble du pays. Mieux, l'ouverture au commerce international, pierre angulaire de la richesse daharane, ne fait que croître grâce à la multiplication des accords internationaux signés par Karagol avec l'étranger, et à l’ouverture du canal d'Ashurdabad par l'Eashatri, faisant de Daharpur un relais à la fois sûr et suffisamment bien équipé pour accueillir les navires-cargos commerciaux du Monde entier. Sa position est éminemment stratégique, située en plein axe Ventélie-Nayoque / Dytolie-Cérulée, et véritable interface de la Janubie concernant son ouverture au vaste monde telluro-septentrional (Marqaz, Natolique).
A l'image de l'influent et inamovible ministre de l'économie, Chaudhry Khawaja, ou bien encore du célèbre banquier de l'Abkadi, Shaul Khairajul, les Rajans sont plus que sur-représentés parmi les élites économiques et financières du pays. Certes il existe de nombreux bidonvilles dans cette société capitaliste libre, mais encore divisée en castes (chez les hindous), dont celui tristement célèbre, de Daharpur. Toutefois et heureusement, celui-ci est clairement séparé du reste de la cité, et les patrouilles de police sont aussi nombreuses qu'efficaces à garantir la sérénité des résidents des quartiers d'affaire ou aisés de cette ville de 6 millions d'habitants, laquelle continue à attirer les migrants fuyants la misère et la guerre du Nord.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145916-421452dahar2.png[/img]
Son drapeau bleu-blanc-vert étoilé représente, respectivement :
_ la tempérance -caractéristique de la culture rajan-, et l'estuaire du Dar -"la porte"- qui le connecte avec la Janubie et le reste du Monde, lui ayant même donné son nom (couleur bleue),
_ la liberté, et la pureté, notamment celles de la culture janubienne des Rajans (couleur blanche*),
_ l'espoir et la richesse, notamment de la terre -agriculture- et/ou l'islam, selon les interprétations locales ou officielles (couleur verte),
_ les vingt Subah -provinces autonomes- et leurs Nawab -gouverneurs nobles- reflétant le caractère confédéral du Dahar (étoiles blanches)
*Il n'y a pas à proprement parler d'inversion du sens des couleurs blanc/noir en Occident et en Orient. Dans le monde hindou, si le blanc est effectivement la couleur du deuil en tant que tel, il est aussi la couleur de la pureté, de Shiva, et du brahmane (plus haute caste). Le noir restant de son côté, la couleur de la mort et du mal.
Aujourd'hui, cette région jouit déjà d'un statut d'autonomie, depuis son annexion par la Transkormalie en 2012. Elle est organisée en confédération, celle des Subah (provinces) dirigées par des nawab, gouverneurs nobles nommés par l'Amiral de la flotte, Sarkar Shivaji, lequel réclame (sans succès jusqu'à maintenant) le titre de Raja du Dahar (il n'en est pour l'instant que le "sardar"). Officiellement, ils sont soumis à l'autorité du Shakhan, du Majlis et de la Shura-e Molloi, comme le reste du pays. Mais concrètement, ils gouvernent avec une large autonomie, via le parlement régional de Hyperabad, le Raj Council, composé des nazim (maires). Le terme anglais, hérité de la période coloniale, a été conservé, signe d'un attachement persistant à l'égard de ce pays, qui contribua à son industrialisation (ateliers textiles notamment).
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145922-613762drapeaudaharbriton2.png[/img]
Le drapeau du Grand-comptoir brito-daharan, du temps de la colonisation britonnique. Au Karmalistan, le Dahar fut la seule partie du pays occupée par les Britons, de 1865 à 1951.
Le Dahar souhaite gagner sinon son indépendance, du moins son autonomie, afin de préserver sa culture janubienne, sa tempérance politique et sa prospérité, à la fois des insurrections armées implantées au Nord et de l'islam politique, très puissant avec la Shura (conseil islamique des mollahs), et plus encore depuis la nomination de Mukhammat Barakzaï au poste créé pour l'occasion d’Émir du Karmalistan. Certes élitiste, et pouvant être accusé de mépris envers les peuples du Nord, les nawab, nazim et hommes d'affaire daharans sont clairement sur la défensive : ils cherchent à préserver leurs valeurs, moralement progressistes et politiquement libérales (en particulier sur le plan économique).
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, tout comme l'Emir, la reine Mamta n'est pas très populaire au Dahar, du moins pas parmi les élites, en raison de son attachement à l'unité et à l'indivisibilité du Shakhanat, ainsi qu'en raison de certains de ses conseillers redistributistes en matière socio-économique.
Depuis quelques mois, cette autonomie se traduit par trois grandes dynamiques et aspirations :
_ une diplomatie relativement indépendante, avec la ferme volonté d'adhérer à l'OLEC ([url=http://www.simpolitique.com/olec-f1095.html]Organisation du Libre-Echange et du Commerce[/url]), et une possible association avec l'UPO, à condition que celle-ci s'assagisse après la guerre
_ une intransigeante opposition aux terroristes islamistes et communistes au Karmalistan, jusqu'à leur éradication complète
_ l'obtention de forces armées propres, non-seulement par l'intermédiaire de milices rajans, mais surtout via les forces de sécurité privées du GDI, le General Developpement for Isthmus, entre-autres commandées par l'amiral Sarkar Shivaji (dirige en plus, la flotte karmale) et le général McNeil (dirige en plus, l'aviation).
Tout récemment enfin, le Raj Council a accepté l'implantation d'un petit comptoir caskar sur le littoral, afin de développer les échanges, bien que l’Émir ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.
Vers un retour à l'indépendance ? On est en droit de l'espérer. Depuis la mise à sac du journal Shakhan'anjar, la confiance aux institutions de Karagol s'est effondrée...
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Vladimir Ivanov
8 octobre 2034
Parcham
La planète se révolte
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145934-645579ruption.jpg[/img]
A quelques heures d'intervalle, deux volcans se sont réveillés : un en Dytolie du Nord, le Stor Jørgen touchant de plein fouet les îles Lorthon et le Vonalya, un autre en Janubie septentrionale, le Rashari, frappant au cœur l'Eashatri.
C'est ce dernier qui inquiète les Karmali, le gouvernement du Shakhanat venant d'instaurer l'EUCN, état d'urgence - catastrophe naturelle, avec toutes les mesures de protection qu'elle implique... et ses inévitables défaillances, certes typiques d'un pays sous-développé, mais aussi d'une société aux institutions largement corrompues.
A vrai dire, le Karmalistan (continental) n'a pas pour habitude de surmonter ce genre de catastrophe. Face aux forces de la nature, ce sont les séismes qui lui sont le plus familier : le principal et dernier en date le 12 octobre 2006, à Gunduz sur la chaîne du Kormal, avait tué 40 000 personnes, fait des dizaines de milliers d'autres sinistrés, pour une ville complètement détruite qui ne retrouvera jamais son dynamisme et sa population d'avant.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145939-567482seisme.jpg[/img]
Une mère ayant perdu sa demeure et sa famille après le seisme de Gunduz du 12 octobre 2006.
Il va de soi qu'une catastrophe de la sorte n'est pas comparable avec les répercussions indirectes de cette éruption volcanique, surtout à nos jours. Nous aurions pu craindre la survenue d'une famine avec le nuage de cendre recouvrant notre pays, bloquant les photons du Soleil et donc le développement des plantes et de l'agriculture, mais les livraisons agricoles par voie maritime sont désormais telles avec la multiplication des accords internationaux (Mahajanubia, Eashatri, Horbarash, Kodomo, Vryheid, Nechinayoco, Dosalhi et futurs dans les semaines à venir...) que le Dahar est désormais très loin d'être la seule région karmale à en profiter. Aussi les disettes en Ala-Tau sont en passe de disparaître. Si le réseau de transport intérieur manque encore cruellement d'infrastructures modernes pour l'acheminement de tous les biens du port vers la Transkormalie, ce problème est à relativiser. En effet, alors que les zones de guerre sont cantonnées en périphérie (routes sûres), la modernisation et l'agrandissement sous Ismaïl V des voies -cruciales à notre économie- Rhazni-Shartuz à l'ouest et Termiz au centre-est permettent d'assurer un flux constant en biens de toute sorte, et s'il ne permet pas encore un apport suffisant en biens d'équipement lourds, il suffira aux fournitures de biens de premières nécessité, dont alimentaires.
Il convient donc de ne pas céder à la panique. Malheureusement, le principal risque, provient de cette corruption persistante qui pourrait bien ralentir les services de secours, la circulation de l'information ou des aides alimentaires.
Parcham
La planète se révolte
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145934-645579ruption.jpg[/img]
A quelques heures d'intervalle, deux volcans se sont réveillés : un en Dytolie du Nord, le Stor Jørgen touchant de plein fouet les îles Lorthon et le Vonalya, un autre en Janubie septentrionale, le Rashari, frappant au cœur l'Eashatri.
C'est ce dernier qui inquiète les Karmali, le gouvernement du Shakhanat venant d'instaurer l'EUCN, état d'urgence - catastrophe naturelle, avec toutes les mesures de protection qu'elle implique... et ses inévitables défaillances, certes typiques d'un pays sous-développé, mais aussi d'une société aux institutions largement corrompues.
A vrai dire, le Karmalistan (continental) n'a pas pour habitude de surmonter ce genre de catastrophe. Face aux forces de la nature, ce sont les séismes qui lui sont le plus familier : le principal et dernier en date le 12 octobre 2006, à Gunduz sur la chaîne du Kormal, avait tué 40 000 personnes, fait des dizaines de milliers d'autres sinistrés, pour une ville complètement détruite qui ne retrouvera jamais son dynamisme et sa population d'avant.
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517145939-567482seisme.jpg[/img]
Une mère ayant perdu sa demeure et sa famille après le seisme de Gunduz du 12 octobre 2006.
Il va de soi qu'une catastrophe de la sorte n'est pas comparable avec les répercussions indirectes de cette éruption volcanique, surtout à nos jours. Nous aurions pu craindre la survenue d'une famine avec le nuage de cendre recouvrant notre pays, bloquant les photons du Soleil et donc le développement des plantes et de l'agriculture, mais les livraisons agricoles par voie maritime sont désormais telles avec la multiplication des accords internationaux (Mahajanubia, Eashatri, Horbarash, Kodomo, Vryheid, Nechinayoco, Dosalhi et futurs dans les semaines à venir...) que le Dahar est désormais très loin d'être la seule région karmale à en profiter. Aussi les disettes en Ala-Tau sont en passe de disparaître. Si le réseau de transport intérieur manque encore cruellement d'infrastructures modernes pour l'acheminement de tous les biens du port vers la Transkormalie, ce problème est à relativiser. En effet, alors que les zones de guerre sont cantonnées en périphérie (routes sûres), la modernisation et l'agrandissement sous Ismaïl V des voies -cruciales à notre économie- Rhazni-Shartuz à l'ouest et Termiz au centre-est permettent d'assurer un flux constant en biens de toute sorte, et s'il ne permet pas encore un apport suffisant en biens d'équipement lourds, il suffira aux fournitures de biens de premières nécessité, dont alimentaires.
Il convient donc de ne pas céder à la panique. Malheureusement, le principal risque, provient de cette corruption persistante qui pourrait bien ralentir les services de secours, la circulation de l'information ou des aides alimentaires.