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Posté : lun. nov. 21, 2016 5:49 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 3 septembre 2031.[/right]
Le Vonalya, simple destination touristique régionale ?
Récemment, l'OIT, ou Organisation International du Tourisme, basée en Amarantie, a publié un rapport dans lequel elle livre son analyse des différentes destinations touristiques simpomondiales. Plusieurs catégories étaient présentées, et de nombreux pays parmi ceux qui se sont récemment démarqués comme des états capables de relever la tête après la grande crise internationale de ces dernières années. Dans ce classement, après le club très fermé des destinations touristiques d'ampleur simpomondiale venaient les destinations touristiques jugées comme étant à fort potentielle et enfin les destinations touristiques régionales. C'est dans cette dernière catégorie que l'OIT range le Vonalya, en se basant sur une série de critères choisi par elle, et des sources d'informations qui pour certaines, hélas, semblent un peu douteuses – ce qui n'invalide pas pour autant le résultat, puisque l'on peut supposer que l'image établie par l'OIT est celle renvoyée également à la majorité des touristes potentiels.
Mais penchons-nous tout d'abord sur les points d'analyse que nous partageons avec l'organisme basé en Amarantie. Tout d'abord, il est vrai que le Vonalya n'a encore, pour l'heure, qu'une aura diplomatique encore toute régionale. Le contact avec les pays proches a été le premier soucis de notre gouvernement après la sortie de la crise générale, pour s'assurer de la paix et de la bonne entente avec les pays voisins, un axe qui est toujours développé aujourd'hui au fur et à mesure que lesdits pays sortent peu à peu de leur isolement. On comprendra que la sécurité ait primé, dans l'esprit du gouvernement vonalyan, sur la question touristique. Mais pourtant, si ce constat peut être validé à l'instant T, il est déjà en évolution. En effet, le Vonalya a déjà tendu la main à des pays du sud, comme l'Amarantie ou l'état luciférien, par exemple, et si les fruits de ces accords sont encore à vérifier dans les temps à venir, nul doute non plus qu'avec le temps les accords et les rencontres se multiplieront, de même donc, que les accords touristiques accompagnant généralement les traités vonalyans, faisant rayonner bien au-delà de la sphère régionale le Vonalya comme destination potentielle.
Les transports, ensuite. L'OIT pointe le manque d'infrastructures de transport développées au Vonalya... ce qui est indubitablement une réalité, une réalité qui, de plus, a peu de chance de changer. Mais c'est ici négliger une réalité essentielle du Vonalya : la mer. La mer est partout présente sinon physiquement, du moins dans l'esprit des vonalyans. Si les routes sont entourées de si peu de soin, c'est avant tout parce que les côtes vonalyannes sont très étendues, et qu'on préférera généralement transporter par bateau ce qui doit l'être. Cela est valable évidemment d'une île à l'autre, mais aussi au sein d'une même île : si un vonalyan doit se rendre lui-même ou faire envoyer quelque chose du nord au sud de l'Île de Vonaborg, par exemple, il y a bien plus de chances qu'il le fasse par bateau que par la voie terrestre. Et quand la voie de la terre est privilégiée, c'est, surtout dans le nord du pays, bien plus souvent la voie de la neige, pour laquelle on utilise soit des traîneaux, soit des motoneiges et autres engins de même nature, ce qui est infiniment plus pratique que de déneiger continuellement les routes ou les voies ferrées !
Le manque d'infrastructures dédiées à la circulation est donc réel, mais ne constitue pas en soit une véritable carence, même s'il sera sûrement nécessaire pour les professionnels du tourisme de mieux expliquer cette réalité aux touristes potentiels. Qui ne pourront guère, certes, prendre le train ou la voiture facilement, mais qui pourront parfaitement se faire transporter en bateau ou sur des engins adaptés à la neige, leur offrant d'ailleurs, au passage, un voyage sans doute bien plus intéressant et plus « pittoresque » qu'une banale « autoroute des vacances », sans être malcommode pour autant. Il n'y a guère que sur Sundbard, la moins enneigée des îles vonalyannes, que le débat sur la nécessité d'une rénovation des infrastructures de transport ressurgit périodiquement, mais jusqu'ici sans que cela ne devienne une priorité pour les habitants – et donc, à priori, sans que cela ne soit de nature à gêner de potentiels touristes.
Si jusqu'ici nous pouvions valider l'analyse de l'OIT, en la complétant, notre rédaction a néanmoins été plus perplexe devant un autre point d'analyse, pointant au Vonalya une législation peu favorable. Contacts pris avec l'organisation, il apparaît que ses analystes voulaient désigner par là le modèle économique vonalyan, qui repose largement sur les guildes et fraternités, et serait donc moins propices aux échanges économiques pouvant stimuler le tourisme. C'est là quelque chose de bien plus nuancé : en effet le Vonalya n'a jamais été fermé aux échanges économiques, que du contraire : la prospérité vonalyanne s'est toujours largement fondée sur les échanges commerciaux, depuis les temps les plus anciens. Le modèle de guildes n'empêche nullement le commerce, comme le prouvent les traités commerciaux récents ou encore l'investissement de la Fraternité de la Mer – un rassemblement de guildes et de quelques autres acteurs, donc – dans le secteur portuaire en IJndenland. Il n'y a donc aucune barrière réelle empêchant de venir faire du commerce au Vonalya, pas plus que du tourisme... mais il est peut-être nécessaire de rendre cette réalité plus visible pour les étrangers, souvent plein de préjugés par rapport aux modèles différents de leurs normes.
D'autres éléments, enfin, sont inhérents au Vonalya et ne peuvent ni être contestés, ni être changés, comme son climat et sa position, par exemple. Mais si ces points peuvent certes poser certains problèmes, ils sont aussi, avec sa culture toujours vivace et sa vie culturelle très active, l'un des atouts majeurs du Vonalya. Quel habitant des terres du sud, écrasé toute la journée par le pesante chaleur, n'a pas été émerveillé par les histoires sur les pays du grand froid, n'a pas eut le désir d'aller voir lui-même ce qu'il en était ? Et le Vonalya, à cet égard, possède l'atout rare de pouvoir satisfaire tous les types de curiosités : des plus aventureux qui voudront s'avancer jusque sur le continent polaire pour en découvrir les merveilles aux plus tranquilles qui préféreront les territoires bien moins rudes de Sundbard, où ils pourront découvrir les joies de pays froids sans encourir les températures polaires, en passant par ceux qui préféreront visiter Narvarion et ses merveilles culturelles, ses expositions, ses musées, le tout en pouvant admirer la mer gelée, le ciel froid piqueté d'étoiles ou, pour ceux qui en auront la chance, les aurores boréales au-dessus de la ville, et bien d'autres encore, tous peuvent y trouver leur bonheur !
En résumé, le Vonalya, destination touristique régionale ? Oui, c'est actuellement ce que l'on peut en dire. Mais ce serait une erreur de négliger les nombreux atouts que le Vonalya garde dans sa manche ou encore les nombreuses avancées réalisées en ce moment même. S'il ne deviendra sans doute jamais une plaque tournante accueillant des milliards de touristes, notre beau royaume a en en lui les germes d'un rayonnement touristique paisible et raisonné, qu'il pourra atteindre sans forcément suivre le modèle étriqué proclamé par quelques bureaucrates du sud. Prions donc les Dieux de les faire croître et de permettre au Vonalya de rayonner, sans jamais perdre dans l'aventure ses racines, sa culture et son identité qui sont, justement, ses meilleurs atouts face au reste du monde.
Posté : mar. nov. 22, 2016 1:03 pm
par Alwine
[center]La Plume de Corbeau :[/center]
[right]Toujours à la pointe de la culture et de l'art du Vonalya !
Édition du 5 septembre 2031.[/right]
Ouverture d'une nouvelle exposition au Musée Svein Bjordal de Narvarion :
Tous nos lecteurs vonalyans connaissent sans doute le Musée Svein Bjordal situé à Narvarion, dit aussi « Musée des Peintres Contemporains ». Fondé au début du millénaire par la reine Svanhilde Traîne de Givre, mère de notre monarque actuel, il fut nommé en l'honneur de Svein Bjordal, un des plus célèbres peintres vonalyans de la fin du XXe siècle, et contient, dans sa seule exposition permanente, quelques-unes des plus belles toiles du maître, comme « Les aurores boréales de Narvarion », « La tempête gelée », « Le champ de glace » ou encore « Les ours de Mani ». En dehors de cette exposition, le musée est voué à renouveler ses toiles, puisqu'il est consacré aux peintres actuels de l'école vonalyanne, dont il met en valeur les plus belles réalisations avant, généralement, qu'elles ne partent vers d'autres musés ou des collections privées. C'est pour tout peintre vonalyan une grande gloire que de pouvoir avoir la chance d'être exposé au musée Bjordal, aux côtés et sous le patronage de celui qui est vu comme toujours inégalé depuis un demi-siècle.
Une nouvelle exposition y a donc ouvert, un peu particulière puisqu'elle a pour thème « La peinture d'aujourd'hui à travers le monde nordique », et accueil, à côté d'une sélection d’œuvres jugées réussies mais également représentatives de l'école vonalyanne, des œuvres venues d'autres pays nordiques, comme le Skogurjördin ou l'UNICS. La composition de la sélection d’œuvres, commencée il y a plusieurs mois, n'a pas pu tenir compte des partenariats avec le Thorval, encore simples ébauches à ce moment-là, mais une place a été réservée pour une possible extension de la collection, et la conservatrice du musée nous a confié qu'elle avait pris contact avec les responsables culturels de nos cousins du sud dans l'espoir de pouvoir également intégrer des œuvres thorvaloises à l'exposition qui, d'après elle toujours « ne saurait être complète sans cette tendance particulière de l'art nordique ».
Quoiqu'il en soit, que cet ajout se fasse ou non, nul doute que l'exposition devrait être un succès car notre équipe, qui s'y est rendue dès l'ouverture, n'a pu qu'apprécier la beauté des œuvres exposés et l'intérêt des comparaisons souvent faites via des panneaux didactiques entre les différentes écoles artistiques ayant cours actuellement dans le monde nordique. L'ouverture de l'exposition à des œuvres venues de l'UNICS n'était pas évidente, et d'ailleurs ces œuvres sont moins nombreuses, et plus exotiques, que celles venues de nos cousins occidentaux, mais, toujours d'après la conservatrice, ce choix a été fait, justement, pour montrer les créations qui existent également dans le monde nordique, pas forcément dans la même veine que ce qui peut être prisé dans l'ensemble plus restreint que forme le monde scandinave, même si, dans ce même ensemble, des différences peuvent également être vues entre les arts prisés au Vonalya et au Skogurjördin, par exemple.
Il faut dire d'ailleurs que l'art au Vonalya est plus diversifié que l'échantillon choisi par le musée Bjordal, qui comme nous l'avons déjà rappelé est consacré à ce que l'on appel « l'école vonalyanne ». Celle-ci, loin des courants de l'art dit « moderne », est toujours restée attachée aux formes d'art plus anciennes : si les méthodes sont nombreuses, les artistes ont avant tout à cœur de tendre vers le Beau, et de représenter le monde tel qu'il est, dans toute sa beauté ou, parfois, sa laideur – et c'est d'autant plus admirable, sans doute, de représenter la laideur du monde tout en conservant la beauté artistique. Néanmoins si le Vonalya, comme d'autres pays de par le simpomonde, a fait le choix de rester majoritairement sur cette voie artistique depuis longtemps délaissée dans certaines parties de la planète, la vie culturelle vonalyanne, foisonnante, a aussi vu des artistes originaux se lancer dans des formes d'art plus modernes, explorant des voies parfois ouvertes par des collègues du monde méridional, avec leurs propres succès. Mais le musée Bjordal, et son exposition, se sont eux concentrés sur le courant majoritaire, pour cette occasion.
D'après le ministère de la culture, il ne serait pas impossible que cette première initiative soit suivie par d'autres, surtout si son succès se confirme : agrandissement de l'exposition à d'autres pays, mais aussi et surtout tenue future d'autres expositions, permanentes ou temporaires, qui s'ouvriront sur d'autres pays, voir peut-être sur des thèmes spécifiques, avant, pourquoi pas, de voyager dans d'autres contrées. L'exposition « La peinture d'aujourd'hui à travers le monde nordique », si elle devrait rester un an au moins au musée Bjordal, et éventuellement être complétée entre temps, devrait d'ailleurs elle-même pouvoir ensuite voyager, peut-être avant tout dans les pays directement concernés, mais pourquoi pas également ailleurs, dans le cadre des accords culturels conclus par le royaume avec ses partenaires. Rien n'est encore conclu, d'après la conservatrice du musée, mais celle-ci nous a confié qu'elle et le reste de l'équipe qui a travailler à cette exposition serait très heureuse de la voir nourrir les regards ailleurs aussi dans le simpomonde.
Dans tous les cas, nous ne pouvons que remercier les Dieux pour la paix retrouvée de par le simpomonde et la réouverture de notre pays qu'elle a permise, qui sont des éléments clés pour permettre, entre autre, la tenue de tels événements destinés à faire partager la culture entre les peuples, tout en leur adressant nos prières pour la réussite de cette exposition et de toutes celles qui, espérons-le, lui succéderont ensuite...
Posté : dim. nov. 27, 2016 9:59 am
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 20 septembre 2031.[/right]
Quand le prince héritier d'Alfranie s'enfonce dans le ridicule :
Le prince héritier et responsable des Affaires Étrangères d'Alfranie, cet état pétrolier de Marquésie, le « Sultan héritier », comme on dit là-bas, Sidi Souleymane, c'est récemment illustré par une prise de parole à propos de la guerre en Ashurdabad. Illustré... en mal ! En effet si, en soit, le fond du message du jeune prince est sans doute louable, puisqu'il s'agit d'un appel à la paix, la prise de parole du jeune homme, elle, s'est enfoncée principalement dans une seule chose : une ignorance crasse et méprisante des efforts engagés depuis des semaines et des semaines par de nombreux acteurs dans cette crise, pour résoudre les choses, y compris par le dialogue.
En effet, le prince Sidi Souleymane n'a pas hésité à dire de nombreuses bêtises, notamment en déplorant qu'on ait pas tenté un dialogue qui « aurait évité tous ces morts », ou encore en laissant sous-entendre que les terroristes avaient dans la Principauté un soutient populaire unanime, entre autres choses. Autant d'effets de manches destinés à pouvoir se présenter en sauveur de la situation, en seul homme pacifique dans l'assistance, en quelque sorte, le seul prêt à tendre une main pour le dialogue en direction de pauvres rebelles incompris et injustement agressés, sans doute. Seulement, parler ainsi, se présenter ainsi, c'est mépriser le reste du monde et des acteurs étant intervenus dans ce dossier.
Rappelons donc, pour l'édification du jeune prince d'Alfranie, les différentes mains tendues adressées aux rebelles. Tout d'abord le [url=http://www.simpolitique.com/contact-ligue-montalvo-t13229.html#p297541]Montalvo[/url], qui, bien avant que Sidi Souleymane ne s'apperçoive qu'il existait une crise en Ashurdabad, avait condamné l'action violente et résolument appelé au dialogue. Ensuite l'[url=http://www.simpolitique.com/telexpress-t13562.html#p297574]Aleka[/url], qui, sans reconnaître la légitimité à ceux qui rappelons-le sont des terroristes, qui ont agit dès le début par la peur, la terreur et la violence illégitime, ont commencé par adressé un appel au dialogue pour un nouveau modèle et à une résolution pacifique du conflit, avant de ne se résoudre à intervenir militairement qu'une fois qu'il a été clair que les terroristes refusaient de relâcher leurs otages.
Même parmi ceux qui ont décidé d'intervenir militairement sur place pour libérer les ressortissants, à commencer par la coalition à laquelle prend part, encore aujourd'hui, le Vonalya, mais aussi de nombreux autres pays, ont aussi [url=http://www.simpolitique.com/joint-operation-command-ashurdabad-2031-t13610.html#p297779]enclenché le dialogue[/url] avec notamment les insurgés taktounes, autre partie de la population rebellée en réaction au coup d'état mené par les terroristes... mais bien sûr, le prince Sidi Souleymane ne se soucie peut-être pas, quant à lui, de la multiplicité des acteurs de terrain et de la diversité des soutiens populaires, qui n'ont d'ailleurs pas totalement abandonné le Prince légitime. Sans parler d'autres acteurs qui sont intervenus militairement, comme le [url=http://www.simpolitique.com/joint-operation-command-ashurdabad-2031-t13610.html#p297764]Yanlei[/url], et qui ont pris contact avec l'ensemble des forces en présences, les terroristes putschistes compris.
Comme nous venons de le revoir ensemble, donc, de nombreux acteurs ont en fait appelé au dialogue, depuis les débuts du conflit et jusqu'à une date récente. L'initiative du « sultan héritier » d'Alfranie est-elle donc pour autant à condamner ? Bien sûr que non. Tout appel au dialogue est une initiative positive. Mais en revanche on ne peut que condamner la tentative de manipuler l'opinion, dans son pays et ailleurs, pour se donner le rôle du sauveur du dialogue face à une bande de barbares mal dégrossis qui auraient adoptés le « taper d'abord, parler ensuite ». Surtout quand on voit, en lisant attentivement, une tentative nauséabonde de ranimer une haine religieuse en voulant stigmatiser les intervenants comme des « pays de la croix »... un beau non-sens quand on sait que sur cinq pays ayant envoyé des troupes sur place, un seul est de culture chrétienne ! Encore une fois, on voit que le prince Sidi Souleymane ne s’embarrasse guère de la vérité, hélas.
Reste à se demander le pourquoi d'une telle action, bien entendu. Outre la volonté commune à de nombreux hommes, hélas, de profiter des crises pour se mettre indûment en avant, on peut penser également que le jeune prince aura voulu faire oublier le scandale financier dans lequel lui et son jeune frère ont récemment trempé, révélé par des médias locaux clandestins et retransmis par nos [url=http://www.simpolitique.com/medias-aleka-t13289-45.html#p297904]collègues en Aleka[/url]. Une initiative bien malheureuse et égoïste, donc, sous son vernis de paix, même si on peut douter que le fait de rajouter une incompétence manifeste à ses scandales de corruption servent vraiment la cause du prince Sidi Souleymane...
Prions donc les Dieux pour que, en dépit des motivations parfois douteuses de ceux qui l'appellent, la paix revienne bientôt en Ashurdabad, mais aussi pour que le jeune Sidi Souleymane, qui règnera selon toute vraisemblance un jour sur l'Alfranie, devienne d'ici là plus épris de vérité et de mesure dans ses prises de paroles autant que de probité en manière de finances...
Posté : lun. nov. 28, 2016 4:33 am
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 22 septembre 2031, 10h30.[/right]
Merci encore aux chanteurs du Temple de Freyja de Vihreanil, qui nous ont interprété l'Ode à la Fertilité Dormante, qui salue, chaque année, l'endormissement de la végétation pour l'hiver tout en sacralisant l'espoir fervent mis en son retour sous le doux patronage de la Déesse. Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Il y a quelques jours maintenant, nos collègues de la presse alekane relayaient, sur leur compte internet – moyen, dans les pays où ce média a pris une grande part dans la vie de tous les jours, de donner écho aux nouvelles rapportées par de vrais journalistes sur cette vaste toile – l'écho d'un accident mortel ayant frappé deux jeunes gens du continent, probablement en visite de loisir sur l'archipel de Nunakya, un des archipels les plus méridionaux du simpomonde qui, grâce à des courants marins venus du pôle sud, jouit d'un climat proche de celui des îles vonalyannes, bien que pas au niveau de celui de la partie continentale, bien entendu.
Hors donc, ce drame était de nature à provoquer un écho jusque chez nous puisqu'il mettait en jeu des engins bien connus sur nos contrés : les moto-neiges, sans doute les premiers consommateurs de carburant de tout le Vonalya, où la voiture n'a sa place presque nulle part. L'accident aurait été causé en partie, pointent nos collègues méridionaux, par le manque de régulation administrative autour de ces véhicules, pointés également par eux comme fortement dangereux pour les conducteurs. Nous ne pouvons que nuancer ce second point, et surtout souligner le premier.
En effet, au Vonalya, nous savons bien que les engins de neige, qu'il s'agisse de moto-neiges ou d'autres véhicules plus imposants, nécessitent autant de précaution d'utilisation, sinon plus, que tout autre véhicule motorisé... nous ne pouvons qu'espérer que les autorités du Nunakya, sans reporter la faute sur les engins – quoique les modèles utilisés là-ba soient peut-être à vérifier – sauront identifier ce véritable problème et, elles aussi, encadrer comme il se doit l'utilisation de ces véhicules...
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*Signalons la déclaration pleine d'audace – mais mal placée – du prince d'Alfranie, Sidi Souleymane, également en charge des affaires étrangères, et qui s'est permis de se présenter comme le seul artisan de paix dans la Principauté d'Ashurdabad, négligeant les nombreux appels au dialogue, restés pour l'heure sans réponse, lancé depuis longtemps par bien d'autres acteurs. Une façon bien maladroite d'essayer de faire oublier ses récents « exploits » dans des affaires de corruption...
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Nouvelles du Vonalya :
*Premiers succès pour l’exposition « La peinture d'aujourd'hui à travers le monde nordique », ouverte depuis peu au Musée Svein Bjordal de Narvarion. Celle-ci, dédiée, comme son nom l'indique, aux artistes contemporains à travers tout le monde nordique, met en miroir des œuvres de peintres de « l'école vonalyanne », comme elle est généralement appelée, et des écoles les plus dominantes à travers plusieurs autres pays du grand nord. Une comparaison des plus intéressantes, apparemment, puisqu'elle a déjà attiré de nombreux visiteurs depuis son ouverture. Un beau succès de départ, donc, qui restera encore à confirmer et à encrer dans la durée...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un chant traditionnel de pêcheurs chantés par une chorale amateur du port de Sundoraf, appelant la protection du puissant Thor contre les serpents de mer et autres monstres marins !
Posté : jeu. déc. 01, 2016 6:05 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 3 octobre 2031, 10h30.[/right]
Merci encore aux chanteuses du Temple de Hel de Narvarion, pour ce magnifique chant funèbre qui, depuis bien des siècles, accompagne dans l'autre monde nombre de nos morts. Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Sanglante nouvelle venue du Sultanat d'Alfranie, où un attentat a été commis récemment sur un lieu de pèlerinage de la religion locale – l'Islam, en l'occurrence – très fréquenté dans le pays. Cet attentat serait apparemment, d'après les autorités locales, le fait de terroristes religieux extrémistes s'en prenant non pas aux autres religions mais à ceux qui, tout en partageant leur propre religion, en ont une lecture différente, un peu à la manière des guerres de religion qui agitèrent jadis le monde chrétien, plus prêt de chez nous.
Les autorités ont annoncé, par la voix du général Malek Ouaziz, haut responsable de l'armée d'Alfranie, être décidées à prendre des mesures vigoureuses pour arrêter les auteurs de cette attaque et, au-delà, démanteler l'ensemble du réseau terroriste, dans le pays mais également, autant que possible, à l'étranger.
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Nouvelles du Vonalya :
*Malheureux accident au large de l'Île de Sundbard, où un jeune pêcheur inexpérimenté, qui avait voulu sortir en mer seul avec le bateau de son père, récemment décédé, en dépit de l'avis des maîtres locaux de la Guide des Pêcheurs qui pointaient la dangerosité de la chose, sans compter le fait qu'il n'était pas encore prêt à quitter le statut de simple apprenti, a eut la funeste confirmation qu'il faut toujours écouter l'avis des maîtres et des anciens. En effet, le jeune homme a perdu le contrôle son embarcation alors qu'il subissait une légère tempête, et a été poussé jusqu'aux Récifs de l'Ogre, bien connus des pêcheurs de la région, et déjà de sinistre mémoire. Un sombre passif qui sortira un peu plus renforcé encore de cette affaire, puisque l'imprudent y a laissé la vie.
Une affaire bien malheureuse, qui ne peut, hélas, se justifier que par l'orgueil de la victime, et la fougue parfois trop grande de la jeunesse. En effet, et même si le jeune homme avait avancé la nécessité de pouvoir nourrir sa famille comme motivation de sa décision, lorsqu'il avait rejeté l'avis de la Guilde, le mécanisme de solidarité de celle-ci aurait bien sûr fonctionné ici pour sa famille, au nom de son père, tout comme elle fonctionnera ici après sa mort pour que sa mère puisse élever décemment son frère cadet, jusqu'à ce que celui-ci soit en âge, et surtout en capacités réelles, de reprendre le flambeau familial...
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*Et pour finir revenons sur l'affaire de l'incendie de l'orphelinat de Vunbarorg, qui n'avait heureusement fait aucune victime, grâce à la rapidité de réaction des prêtres s'occupant des jeunes enfants. La Police Royale, après une longue enquête, a finalement arrêté l'auteur du méfait, un négociant en apparence honorable du voisinage qui aurait visiblement des troubles de l'esprit entraînant une forme de double personnalité, sans doute du fait de l'action d'esprits mauvais...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un chant religieux traditionnel chanté par un barde errant qui nous a fait l'honneur de s'arrêter aujourd'hui dans nos studios !
Posté : ven. déc. 02, 2016 9:05 pm
par Alwine
[center]Le Grondement des Dieux :[/center]
[right]Quand l'information se place sous l'inspiration des Dieux.
Édition du 5 octobre 2031.[/right]
De la justesse de la guerre pour de bonnes raisons :
Éditorial par Orvalg Œil-de-Neige, Grand Prêtre d'Odin.
D'aucuns, parmi mes frères en religion, et surtout parmi le clergé des adorateurs de Jésus, ont récemment émis des critiques sur l'engagement du Vonalya sur la guerre dans la principauté d'Ashurdabad. Je ne veux pas ici grossir la force de ces grognements, qui restent bien marginaux. La plupart des prêtres, qu'ils soient de la juste foi ou des diverses autres religions que porte, dans sa tolérance, notre belle terre du Vonalya, sont, à l'image de la population, assez lucides pour voir les véritables raisons qui ont mené à l'intervention de notre pays dans ces lointaines contrées suderonnes. Néanmoins, je n'en veux pas moins leur répondre, car, même minoritaire, la crainte du peuple mérite toujours d'être entendue, car, même quand elles sont minoritaires, les paroles fausses proférées par ceux qui ont la charge de guider leurs frères et sœurs dans le cheminement de la foi méritent d'être corrigées, pour que l'innocent ne soit pas trompé par sa confiance dans son prêtre.
Car en effet, ces paroles sont fausses, car en effet, ceux qui croient cela sont dans l'erreur. En dénonçant faussement « une intervention faite au nom du commerce international et du lucre », pour reprendre les mots de l'un d'entre eux, ils ne montrent qu'une seule chose : que la soif de l'or occupe la première place dans leur esprit à eux. En effet, mes frères et sœurs, je veux vous rappeler la vérité primordiale, essentielle, derrière cette guerre, derrière notre engagement : notre sang est chargé de chaînes. Nos parents sont tenus en esclavages. Nos cousins occidentaux sont tenus en otages. Voici la raison de l'intervention décidée par la Couronne dans la lointaine Ashurdabad. Pas l'or. Pas le commerce. L'or du sud reste encore à drainer à nouveau, le commerce vonalyan doit encore renaître, avant que de telles choses puissent être de vrais moteurs. Non, rien de tout cela. Si nous marchons les armes à la main sur les terres des hommes du sud, c'est pour libérer nos cousins d'occidents en cet instant encore chargés de chaîne.
Si ceux qui critiquent cette intervention veulent postuler que, parce que ces actions mauvaises se passent si loin de notre sol, nous devrions fermer les yeux sur elles, alors je les invite à clarifier leur penser, à l'énoncer clairement, à ne pas se cacher derrière de faux prétextes. Mais que ceux-là sachent qu'ils sont dans l'erreur devant les Dieux, et que le Père-de-Tout ne leur accordera sa faveur ni dans cette vie ni dans l'autre. Pour qui a de tels principes, seule la plus froide et la plus sinistre des demeures dans les froides landes de Hel est à espérer dans l'autre vie, et dans celle-ci le malheur, car les hommes n'aiment point celui qui, par peur, ou pire encore par simple paresse, ne trouvent rien de mieux à faire que d'abandonner ceux de leur sang à un sort vil. Et si je ne puis parler pour eux, je doute que les préceptes des autres religions présentes au Vonalya ne poussent d'avantage à abandonner un parent dans le besoin !
Cette guerre est juste, donc, et la guerre juste on ne doit pas la craindre. Odin, Thor et Tyr nous accorderont la victoire, étendront sur nous leur puissante protection, et nous guideront vers la victoire pleine et entière, jusqu'à la libération de nos cousins et le redressement des tords qui aura été porté à notre sang. Si le Vonalya veut retrouver son rayonnement dans le simpomonde, s'il veut porter haut la flamme de ses Dieux, il ne doit pas hésiter à agir quand cela est juste. Jamais ailleurs, bien entendu, cela va de soit, mais que les croyants, et les prêtres en premier lieux, n'oublient pas que ne pas faire la guerre alors que la guerre était juste est une faute bien plus grave que de la faire quand elle était injuste ! Nous n'allons pas en Ashurdabad par envie de pillage ou pour imposer nos vues, mais seulement pour porter secours à nos parents, c'est pourquoi je vous le dis, pour le Père-de-Tout, c'est ne pas agir qui aurait été grave. Son œil vigilent se serait détourné devant nous, si nous avions laissé nos parents d'occident dans les chaînes de l'esclavage.
Je voudrais enfin profiter de cette tribune pour rappeler une chose à ceux des prêtres de Jésus qui ont voulu prendre la parole sur cette affaire, et c'est que si ici nous n'agissons pas pour le rayonnement d'un commerce vonalyan qui doit encore retrouver sa force, si nous le faisions, nous ne serions dans le pêcher que pour leurs dieux, pas pour les nôtres. Qu'un homme tire l'épée pour assurer la sécurité de son commerce, cela n'a rien de honteux, cela est dans notre sang, quand nécessaire, depuis nos lointains ancêtres vikings. Que les chrétiens gardent donc leur rhétorique sur le lucre, car quant à nous, nous ne refuserons pas s'il est du bon vouloir du Dieu Borgne de nous couvrir d'or pour nous manifester sa faveur...
Posté : dim. déc. 04, 2016 7:43 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 12 octobre 2031, 10h30.[/right]
Merci encore aux chanteurs du hameau de Nurkaruk, dans le grand nord, qui ont bien voulu, à l'occasion de leur passage par la capitale, interprété pour nous un chant traditionnel qui accompagne les chasseurs et pêcheurs de leur région depuis de longs siècles. Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Alors que nos collègues de la presse papier se faisaient l'écho, il y a peu, de certaines contestations très minoritaires de la présence vonalyanne en Ashurdabad, nous recevons justement aujourd'hui des nouvelles du front, où les deux principales forces d'intervention internationales, celle mener par le Yanlei au sud, d'une part, et celle des confédérés au nord, comprenant notamment le Vonalya et les États Fédérés d'Olgarie, d'autre part, ont toutes deux lancés un nouvel assaut contre les terroristes rebelles locaux, qui détiennent toujours de nombreux otages étrangers dont, rappelons-le, certains de nos cousins occidentaux originaires du Skogurjördin. L'armée vonalyanne, sous le commandement du le Général Arward Griffe-d'Ours de Drifavard, participera activement à cet assaut, notamment en déployant sa redoutable aviation.
Souhaitons que cet assaut permette de porter un coup décisif aux terroristes, un coup capable, sinon de les vaincre, du moins de leur montrer que leur intérêt est d'abandonner leur mode d'action actuel pour enfin s'ouvrir au dialogue, comme nombre d'acteurs, plus ou moins impliqués, de plus ou moins bonne volonté, les y appellent depuis longtemps déjà, de façon à ce que cette guerre, qui a déjà fait plusieurs milliers de morts, puisse enfin se diriger vers sa conclusion...
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*Un désastre diplomatique, voilà comment on peut appeler ce qui s'est produit entre le Royaume du Thorval et le Royaume des Evenks, une monarchie nordique située à l'est, en Natolique, au modèle fondamentalement différent du modèle thorvalois. Il semblerait que ce soit cela, et plus particulièrement le volonté du premier ministre oriental de critiquer le modèle thorvalois, qui ait mené à une si triste conclusion pour une rencontre qui s'annonçait pourtant pleine de promesses, à en croire les échos donnés dans la presse locale des evenks, mais aussi dans la presse amarantine, par exemple. Une affaire qui au final renvoie une image plutôt négative du Royaume des Evenks, qui, comme le soulignent nos collègues amarantins, proclamaient sa « realpolitik » et a en fait plutôt sombré dans une forme de dogmatisme idéologique.
Reste à espérer que cet écueil diplomatique ne fermera pas les Evenks au reste du monde nordique, Vonalya compris. Pourtant, à court terme, la nouvelle n'est pas forcément mauvaise puisque la volonté du royaume oriental de vendre ses ressources énergétiques ne pourra pas se réaliser au Thorval... ce qui ne peut que favoriser une possible percée du gaz vonalyan chez nos cousins du sud, même si bien entendu nul ne se réjouira pour autant de cet échec du dialogue entre deux royaumes du nord...
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Nouvelles du Vonalya :
*Plus de peur que de mal pour une famille originaire de l'île de Sundbard en visite dans le nord de l'île de Vonaborg. En effet, la petite famille, qui s'était aventurée avec un guide dans une zone montagneuse, a été confrontée à rien de moins qu'un troll hostile, visiblement fâché qu'on ait pénétré sur son territoire. Le père de famille, qui n'a fait qu’entre-apercevoir la silhouette de la bête, a aussitôt tiré dans sa direction, imité par le guide, ce qui aura suffit à faire reculer momentanément le troll... permettant au petit groupe de s'enfuir. Une aventure qui se termine bien, donc, et marquera sans doute les plus jeunes membres de la fratrie...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un chant de marche militaire des plus vibrant, célébrant l'amour et la fierté attaché à la patrie vonalyanne, interprété pour nous par un des cœurs de l'Armée Royale...
Posté : ven. déc. 09, 2016 9:44 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 27 octobre 2031, 10h30.[/right]
Merci encore aux choristes de la Chorale des Enfants de l'école de Sundarof, qui nous ont offert ce touchant chant rendant hommage aux esprits des eaux et des forêts. Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Il y a quelques jours maintenant avait lieu à Cartagina, capitale du Montalvo, une manifestation contre la politique du gouvernement... ou plutôt de multiples manifestations contre certains points de cette politique, pas forcément les mêmes à chaque fois. Un paysage social très contrasté donc, illustrant sans doute la diversité des revendications dans un pays aussi diversifié que ne l'est la Ligue du Montalvo. La première d'entre-elles, toutefois, qui avait à la fois une ampleur plus grande et des ambitions de répercussion plus nationale, se fixait sur un certain nombre de points de la politique gouvernementale, jugés particulièrement dignes d'être dénoncés par les manifestants.
Parmi ceux-ci, relevons, outre des considérations générales, comme la hausse du coût de la vie ou encore la déconnexion des élites des besoins et considérations populaires – thème souvent rencontré dans les démocraties de tous poils – on a également retrouvé une certaine grogne populaire devant le refus du Montalvo d'intervenir aux côtés de la coalition internationale, comptant entre autres, rappelons-le, des militaires vonalyans, qui est actuellement en train d’œuvrer pour libérer les otages retenus dans la Principauté d'Ashurdabad...
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*Des nouvelles du Sultanat d'Alfranie, où les dix-huit personnes identifiées comme liées directement à l'attentat ayant eut lieu il y a peu dans un des grands centres religieux du pays ont été retrouvées et abattues, selon les autorités locales. Parallèlement, d'autres médias relèvent plus de dix-huit milles emprisonnements dans le cadre de cette affaire, prouvant que les autorités du sultanat ont pris la menace au sérieux et n'ont pas hésité à déployer les grands moyens, autant qu'à ratisser très large, pour tenter de tuer définitivement dans l’œuf toute possibilité pour une telle affaire de se reproduire à l'avenir, vraisemblablement...
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Nouvelles du Vonalya :
*Un succès confirmé pour l'heure pour l’exposition « La peinture d'aujourd'hui à travers le monde nordique », ouverte depuis quelques temps au Musée Svein Bjordal de Narvarion. En effet, pour l'heure, l'affluence n'a pas tarit, et continue de montrer un mieux par rapport aux chiffres habituellement enregistrés par le musée, pourtant loin d'être mauvais à la base. Une preuve sans doute de l'intérêt des vonalyans pour une comparaison entre notre art national, surtout dans l'école bien connue exposée au Svein Bjordal, et les écoles artistiques présentes dans le reste du monde nordique...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un chant des paysans de l'île de Sundbard appelant le Soleil à revenir à la fin de l'hiver pour continuer d'apporter ses bienfaits à l'île la plus méridionale de notre beau pays !
Posté : ven. déc. 09, 2016 11:36 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]
[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 28 octobre 2031, 10h30.[/right]
Merci aux chanteurs de l'Amical des Chasseurs de Bjorsvald, qui nous a interprété une magnifique version de « La Vierge et l'Ours », ce chant classique bien connu des campagnes, particulièrement sur l'Île de Vonaborg. Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !
Nouvelles du monde :
*Il y a peu se terminait le festival du chocolat, qui se tient un an sur deux à Xochitlalpan, au Tlaloctlitlal, cet état insulaire du centre du continent occidental. Cette célébration déjà très ancienne, dans ce pays qui se targue d'être l'inventeur du chocolat, rien de moins, et en produit en tous cas depuis très longtemps, mais pour la première fois, on a vu cette année des chefs étrangers être admis à venir présenter leurs créations les plus réussies pour le plaisir des yeux et surtout des papilles des juges de ce prestigieux festival. Une première participation internationale qui aura été avant tout nordique, avec les participations remarquées du Vonalya, du Skogurjördin et de l'UNICS.
Notre nation, représentée par le célèbre maître artisan Magnar Main-de-Sucre Bjarsdorir, concourrait avec un délicieux gâteau au chocolat, une recette subtile mais authentique jouant sur les ingrédients et sur leur dosage pour obtenir un véritable délice, apprécié jusqu'aux tables royales. Nos cousins de l'ouest, représentés par Kalthu Kettlingurson, proposait une langoustine au chocolat typique de chez eux. Et enfin l'UNICS, dont les couleurs étaient portées par Poyum Lilly, artisane installée dans le pays-hôte et apprenant sur place, mettait en avant un Xocoatl à l'UNICS, c'est à dire, sans surprise, agrémenté librement de nombreux ingrédients y compris certaines drogues, mais bien entendu dosées avec justesse.
La palme pour les créations étrangères est revenue à Kalthu Kettlingurson, dont le plat a sur ravir le cœur des juges. Main-de-Sucre, avec sa bonhomie habituelle, à féliciter son concurrent pour son plat élaboré et sa belle victoire, bien entendu. On peut douter ceci dit que la recette fasse des émules au Vonalya, où le goût n'est guère aux associations sucrées-salées, qui ont semblé particulièrement plaire aux juges. Il n'est pas exclue en revanche que la boisson proposée par la jeune Poyum ne soit pas prisée au moins quelques temps dans certains cercles...
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*Et pour finir quelques nouvelles du Kaiyuan, où les forces étatiques ont démantelé un vaste réseau criminel utilisant notamment... des sous-marins ! Hé oui, visiblement, dans ce pays longtemps en proie à la guerre civile au début de ce siècle, toutes les fournitures abandonnées à la fin de celle-ci n'ont pas été détruits ou remis au gouvernement, hélas. Et si, cette fois, la chose s'est bien terminée, grâce au remarquable travail de la gendarmerie locale, nos collègues locaux se questionnaient, à juste titre sans doute, sur les dégâts que d'autres « fournitures oubliées » du même genre pourraient causer, alors qu'ils rapportaient l'information...
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Nouvelles du Vonalya :
*Malheureux accident ou œuvre de quelque esprit mauvais ? La question reste posée après la chute dramatique au fond d'un précipice de Gnarulf Pied-de-Glace, guide de montagne qui était parti reconnaître la voie devant un groupe de grimpeurs partis en pèlerinage au sanctuaire d'Odin-Qui-Voit-Tout. En effet, l'homme, encore dans la force de l'âge mais déjà très expérimenté, semble avoir glissé sans raison valable, pour se rompre les os en contrebas, à portée d'oreilles, et pour certains d'yeux, de ses protégés. Ceux-ci, en dépit du choc, ont fini l’ascension avec l'aide d'un autre guide et d'un prêtre, pour prier au sanctuaire pour l'âme du malheureux et la protection par le Père-de-Tout de cette route vers son sanctuaire, espérant ainsi en chasser les esprits malins...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un chant sur la beauté de la mer en hiver, interprété pour nous par le jeune Marvald Voix-de-Miel, ancien apprenti pécheur devenu apprenti chanteur, mais qui n'a pas oublié son amour pour le vaste océan !
Posté : sam. déc. 10, 2016 1:30 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]
[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 30 octobre 2031.[/right]
Le Vonalya, à la convergence des routes migratoires scandinaves ?
Tout récemment est sorti un rapport du très sérieux Observatoire International des Migrations et Diasporas, ou OIMD en version courte, analysant, sur des critères avant tout financiers, mais également en partie culturels, les flux migratoires pour l'année 2030. Le principal critère d'analyse, aux yeux de l'Organisation, a été cette année la différence en PIB par habitant entre certaines parties du monde, différence parfois très forte entre pays très proches, entraînant fort logiquement, comme l'a relevé fort justement l'OIMD, un appel de population depuis les pays les plus pauvres vers les pays les plus riches, les « pauvres » présents dans les pays du premier groupe cherchant à profiter du niveau de vie et donc de salaire plus haut dans les pays du second groupe, quitte à ne pas s'y établir durablement mais à simplement y résider un temps, soit en mettant de l'argent de côté, soit en l'envoyant à leur famille restée au pays, et bénéficiant ainsi d'une aide appréciable.
Si cette immigration est légale, comme en Dytolie occidentale, où l'archipel des Abrigs constitue un pôle d'attraction important, en dépit de sa politique migratoire très stricte, ou en Olgarie septentrionale, entre les divers pays dit « libéraux » qui y cohabitent, en de nombreux autres endroits du monde cette immigration se fait de façon plus ou moins clandestines, impliquant souvent divers passeurs ou cartels, comme en Algabre, en Ventélie ou en Dytolie orientale. Une immigration qui se fait alors généralement mal contrôlée, ou pas contrôlée du tout, et donc bien plus dangereuse, aussi bien pour les personnes qui tentent le voyage – particulièrement quand il se fait par voie de mer – que pour les états impliqués, qui peuvent voir toutes sorte de population affluer à leurs frontières, sans forcément que le pays ait les structures pour faire face à ce flux, sans compter que cela peut aussi fortement renforcer les criminels locaux, voir même faire naître des gangs de criminels venus de l'étranger.
Selon l'Observatoire, ceci dit, il existe encore un autre lieu où la migration légale serait fort : le monde scandinave. Et le « point de fuite » de cette migration serait alors naturellement le Vonalya, qui est, de loin, le pays scandinave disposant du plus haut PIB par habitant, et du plus haut PIB tout court, d'ailleurs. Nos cousins du Skogurjördin et du Thorval seraient ainsi incités par cette différence de niveau financière à venir se fixer ou du moins travailler longtemps au Vonalya, avant, au choix et sans doute selon leur degré d'intégration dans notre pays, soit de s'établir définitivement, soit de retourner chez eux enrichis non seulement par la culture mais aussi avant tout par le bon or des vonalyans. Une vision qui n'aurait en soit rien de dérangeante au fond, au sein de la grande famille scandinave formée par ces trois Royaumes, mais qui n'en est pas pour autant vraie, en grande partie parce que le monde scandinave a su, mieux que bien d'autres endroits du monde, resté enraciné dans sa culture, belle et rayonnante.
Pour un froid économiste du sud, cela n'a sans doute guère d'impact, mais c'est là mal connaître la belle âme que les Dieux donnèrent aux hommes du grand nord. Les chiffres officiels n'ont pas encore été validés par le gouvernement vonalyan, mais on peut déjà analyser, au-delà des chiffres, la réalité du terrain. Peut-on imaginer un sujet du Skogurjördin, ou plus encore du Thorval, abandonner sa terre, et celle de ses ancêtres avant lui, pour une seule question d'argent – et fut-ce pour retourner dans la terre qui vit naître ses ancêtres les plus lointain ? Cela semblera bien difficile à qui connaîtrait l'âme profonde de ces deux peuples ! Bien sûr, la chose est possible, autant sur le plan légal, où l'amitié et une vaste liberté de circulation sont établies entre les trois royaumes scandinaves, que sur le plan culturel, où les racines communes des trois peuples, parties d'un ensemble commun plus vaste, rendent plus probable le voyage vers le Vonalya que vers quelque terre étrangère du Sud.
Mais, même sans se pencher sur les chiffres, on ne peut nier la modestie du phénomène. Du côté du Thorval, où le peuple est avant tout, dans sa sagesse, attaché à sa terre, à son village, à sa famille, et non pas à l'or ou aux rubis, où aussi règne en majorité la foi chrétienne, il est difficile d'imaginer un vaste flux migratoire, encore plus vers une terre majoritairement païenne, même s'il est vrai aussi que, lorsqu'ils viennent, les thorvalois reçoivent bon accueil, et s'intègrent particulièrement bien dans les communautés chrétiennes, d'autant plus que l'église du Vonalya n'est en vérité qu'une partie de celle du Thorval : en changeant de paroisse, les fidèles restent ainsi dans la même structure... mais quittent malgré tout leur clocher, leur prêtre, l'église où ils furent baptiser dès leurs premiers jours, ce qui n'est certes pas rien pour un thorvalois, car si on peut regretter la christianisation de nos cousins du sud, on ne peut mettre en doute que ce changement de foi n'a pas atteint la profondeur et la sincérité du sentiment religieux.
Du côté du Skogurjördin, les barrières sont moindres, sans doute, autant parce que nos cousins d'occident sont plus tournés vers le monde dit « moderne », moins encrés dans la terre nourricière que ceux du sud, que parce que la question religieuse est moins aiguë encore, mais ce serait malgré tout bien méjuger d'eux que de penser les citoyens de la grande île occidentale prêts à renier leur patrie pour la seule quête de l'or. Au final, ces mouvements existent-ils ? Oui, sans doute ! Mais il ne faut pas les imaginer un flux massif ou de nature à déséquilibrer un pays, que ce soit celui de départ ou celui d'arrivée. Plutôt comme de simples ajustements, motivés bien souvent autant par des raisons personnelles ou spirituelles que par des raisons monétaires, et bien loin des pressions qui pourraient s'exercer dans des pays plus barbares. Entre gens de biens, entre enfants de la Scandinavie, nul besoin de murs, de formulaires en triple exemplaires ou de barrières étatiques : le bon sens et l'attachement au pays et à la terre feront toujours plus que tous ces artifices.
Prions donc les Dieux, chers lecteurs, de toujours accorder aux scandinaves, du Vonalya et d'ailleurs, ces belles qualités, et de toujours permettre la concorde entre eux, que ce soit au niveau des états ou des personnes, au Vonalya, au Thorval, au Skogurjördin ou en d'autres pays.