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Volume 10 : L'Apartheid[/center]
Premier Chapitre : La législation spécifique
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Race and Faith National Classification Act of 2017
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Bantu Self-Determination and Governing Act of 2019
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Bantu Citizenships Transfert Act of 2019
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Ethnoracial Sequencialisation for Group Areas Act of 2020
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Specialised Public Éducation Services Act of 2023
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Separate Amenities Organisation Act of 2021
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Biracial Relationships Management Act of 2018
La ségrégation sous une forme ou une autre entre genres , religions , race ou ethnies a existé et existe encore sous d'innombrables facettes à travers le monde et de différentes manières .
Là où l'Algarbe du Sud est en revanche un cas à part , c'est le cas de le dire !
C'est dans la systématisation implacable et omniprésente du principe que les alekans considèrent comme sacré qui est celui que les races et ethnies ne doivent pas se mélanger, par son intégration à la constitution elle-même et à l'organisation d'un véritable corpus législatif structuré dans laquelle chaque loi constitue une clef de voûte de la société alekane dans son ensemble .
C'est un projet qui fut porté historiquement par le centre-gauche à travers le Bloc Démocratie aujourd'hui et ses anciennes itérations sous d'autres noms , qui voulait pouvoir couper court aux tragiques violences interethniques et interraciales qui secouaient l'Aleka unifié dans les années 2000.
L'histoire de la Confédération d'Algarbe du Sud et celle de l'apartheid sont intimement liées car la première est née à la fois comme réponse et conséquence à la mise en place de l'apartheid .
L'intégralité de ce corpus législatif est basé sur un registre qui fut institué par la loi en 2017 :
La Race and Faith National Classification , qui fut établie et est aujourd'hui gérée par l'état d'Aleka à travers un établissement public administratif, la South Algarbian Institute for Societal Relationships .
Le tout fut créé par le Parlement d'Aleka avec l'
Ethnoracial and Faith Profiling Act of 2017, une loi votée à une très large majorité qui ordonne expressément à chaque individu physiquement présent sur le sol de l'île et à tout les citoyens de l'Aleka unifié à l'étranger au 1er Janvier 2018 de se faire formellement enregistré par la SAISR avant le 31 Décembre 2019 à 23 H 59, afin de se voir assignée une place dans la RFNC sous peine d'emprisonnement et de déchéance de la nationalité .
La RFNC considère quatre grands critères : la couleur de votre peau selon l'échelle dermatologique de Fitzpadraig qui détermine votre race puis votre culture dont votre langue maternelle et/ou celle avec laquelle vous êtes le plus à l'aise déterminant votre ethnie et enfin votre religion .
Elle est divisée en de nombreuses Races :
- - Blanche
- Noire
- Janubienne
- Orientale (Wenleï)
- Panarctique
- Marquaze
- Olgariendienne
- Polynésienne
Mais en Algarbe du Sud ne sont considérées que 4 races subdivisées en plusieurs ethnies :
- Caucasienne
- Alekaners
- Britonniques
- Kvorquènes
- Lusophones
- Algarbiane
- Janubienne
- Sémitique
Et parce que la pureté de la race est une priorité absolue pour les élites de chacune et pas seulement des blancs est passée l'année suivante la
Biracial Relationships Management Act of 2018 qui prohibe toute relation sexuelle et/ou sentimentale entre deux personnes de deux races différentes et concernant absolument toutes les races d'Algarbe du Sud .
Note HRP : En Afrique du Sud d'apartheid l'avatar IRL de cette loi était spécifique aux blancs envers les non-blancs .
L'expansion à toutes les catégories raciales et la réciprocité en Aleka-RP est donc un approfondissement supplémentaire de ma part à l'esprit de la loi IRL n'y existant originellement pas .
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Dans le même temps fut formée une commission ad-hoc au Parlement d'Aleka pour décider le futur.
Il fut convenu que le mieux pour appliquer l'apartheid était de faire au plus simple : il se dégageait très clairement deux grands blocs entre d'un côté les bantous et de l'autre les non-bantous et donc il fut considéré comme étant le plus logique de créer des entités autonomes monoethniques pour la seule race bantoue d'une part et d'autre part rassembler tout les autres dans une entité centrale qui serait une république multiculturelle où vivraient entre elles les races et ethnies ne pouvant pas prétendre à incarner une nation à part entière et ce malgré les vives protestations des alekaners ...
La
Bantu Self-Determination and Governing Act of 2019 en était la traduction logique d'un point de vue légal d'après les ingénieurs et théoriciens de l'apartheid et des démobloquistes en particulier.
Cette loi consistait en un amendement décisif à la Constitution qui proclamait que l'Aleka accepte de renoncer à une partie de son territoire pour permettre la fondation de nations bantoues séparées :
Trois bantoustans furent créés dont deux républiques et un royaume pour chaque ethnie bantoue .
Ces nouveaux états ont des frontières dessinées par une sous-commission de la commission ad-hoc qui constituent une médiane entre la fertilité des terres , les zones d'occupation historique de chaque ethnie et les zones qu'elles occupaient "aujourd'hui", au sens d'à l'époque de cette transition ainsi que de manière à ce qu'il y ait une proportionnalité logique entre population et superficie .
Votée en Mars 2019, cette loi fut suivie en Octobre 2019, soit la même année ! Par une seconde loi qui n'en était que la suite logique à travers la
Bantu Citizenships Transfert Act of 2019, qui assigna à tout les individus des trois ethnies de la race bantoue la citoyenneté du bantoustan auquel ils étaient dorénavant affiliés tout en leur enlevant la citoyenneté alekane .
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Après cette première grande coupure resta alors ce qui était en fait le plus gros du travail :
Réorganiser complètement l'Aleka de manière à ce que chaque ethnie des trois races restantes puissent y vivre de A à Z en étant totalement séparées les unes des autres en tout les aspects de la vie !
Et c'est justement ce à quoi répond la
Group Areas Ethnoracial Sequencialisation Act of 2020...
Elle consacre dans le marbre de la loi le fait déjà établi que les ethnies et les races sont séparées =
Des
boroughs sont définis en fonction des frontières raciales et religieuses pour chaque race au sein desquels sont définis des
townships pour chaque ethnie en fonction de la langue et de la culture .
La
Separate Amenities Organisation Act of 2021 instaure le fait qu'en tout temps et en tout lieux les infrastructures publiques doivent être ségrégées elles aussi .
En revanche , contrairement à la GAES qui va dans le détail jusqu'à l'ethnie , lesdites infrastructures sont pour des raisons de simplicité organisées en seulement 2 catégories : blancs et non-blancs .
Les races caucasienne et sémitique emploient donc en même temps celles des blancs tandis qu'à côté les janubiens et les noirs emploient en même temps celles des non-blancs .
Puis en 2023, une nouvelle loi supplémentaire vient approfondir encore plus la SAOA avec des régulations encore plus astringentes imposées à l'éducation nationale en Aleka .
D'après la
Specialised Public Éducation Services Act of 2023, l'enseignement public ou privé recevant des fonds de la part de l'état doivent désormais séparer les élèves par race :
Les établissements publics durent au minimum séparer les élèves en classes exclusivement monoraciales et monoreligieuses et au maximum devenir entièrement composés d'une seule et unique race .
Les élèves sont ensuite organisés en groupes séparés au sein des classes par ethnie et ne se mélangent activement entre eux que pour les cours d'étude en linguistique pour la seule facilitation de l'apprentissage des autres langues et c'est tout .
Les programmes historiques sont différents pour chaque groupe et chaque classe reçoit en fonction de sa classification ethnoreligieuse des cours de théologie pour sa religion , tous différents aussi ...
De plus cette loi prévoit aussi que les infrastructures sportives extérieures doivent être réservées à l'usage des blancs soit tôt le matin soit tard le soir, et aux non-blancs de 10 H 30 à 16 H 30 .
En revanche cette loi oblige tout élève à être bilingue à l'Ersteindeksam et trilingue au Zweindeksam comme condition
sine qua non à l'obtention des susdits diplômes ...
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Et pour contrôler tout ça est imposé à tout les sud-algarbians d'Aleka comme des bantoustans et de quelque catégorie que ce soit y compris les blancs de porter sur soi un passeport intérieur.
Ce passeport intérieur est délivré à l'âge de 14 ans par la Direction Générale de la Sûreté Intérieure :
Il est rigoureusement personnel et pas la moindre fraude ou même vague divergence n'est tolérée !
Dans ce "carnet de correspondance pour adultes", comme l'a moqué un humoriste alekan célèbre sont consignées toutes les informations essentielles dont notamment :
- - le nom et le prénom
- l'âge et la date de naissance
- la race + l'ethnie + la religion
- la taille et le poids
- la couleur des yeux
- l'adresse exacte du lieu de résidence
- le district de celui-ci d'après la GAES
- le nom et l'adresse de votre actuel employeur
- les noms et adresses de tout ceux d'avant
- votre alma mater scolaire complet
- l'historique complet du casier judiciaire
Ce passeport existait déjà depuis 1933, en tant que mesure provisoire de sûreté nationale pendant la grande guerre mondiale du XX
ème siècle qui a duré au total environ une vingtaine d'année .
Malgré la fin du conflit global la mesure ne fut jamais supprimé mais au contraire consolidée par une loi adoptée à l'unanimité du Parlement d'Aleka en 1957, sauf qu'à l'époque elle ne touchait que les noirs :
Cette loi-là fut abolie le 7 Mai 1993, par une nouvelle loi corrective supprimant la première ...
En 2024, avec la
National Passbook System Implementation Act of 2024, le tout nouveau passeport intérieur, entièrement sur carte à puce électronique et nécessitant désormais d'être validé par la DGSI, est établi et il est universel et obligatoire pour tout un chacun y compris les blancs .
Même si pour les touristes le simple visa tamponné par la Chancellerie d'Aleka suffit ...