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Posté : ven. mai 20, 2016 12:46 am
par Yul
Jack Quattermain : Nous avons un projet ambitieux de développement ferroviaire. La guerre civile a détruit une immense proportion de nos infrastructures, et nous avons énormément à reconstruire. Nous souhaitons nous doter d'un réseau fiable, à la mesure de nos moyens, évidemment. L'idée de relier Hedderwick à Cantha, puis notre capitale et le port d'Abundance nous paraît être une excellente idée. Nous pourrions profiter de nos chantiers pour installer à côté de nos lignes celles du Transanyanais. Quant au port, permettant une liaison avec l'Aiglantine, nous proposons que celui-ci soit Redmoon Creek dans le sud du pays, un port baigné par le golfe du Dogaba. Nous souhaitons le développer, en partenariat avec l'Hokkaïdo qui désire y prévoir une escale pour sa ligne de ferry menant de leur pays insulaire à l'Aiglantine.
Je tiens à vous rassurer cependant, nous savons que certaines nations du Zanyane souhaitent que le Transzanyanais soit un projet purement Zanyanais, et que la société gérant la ligne serait celle gérant la liaison avec l'Aiglantine. Nous n'y voyons personnellement aucun inconvénient.
Cependant, nous aimerions avoir une estimation du coût d'un tel chantier, car cela représente, rien qu'au Wildhorn, plusieurs milliers de kilomètres de lignes! Notre pays est pauvre, nous ne pourrons pas payer seul pour un projet de cette ampleur, même si nous souhaitons y investir des fonds, afin de pouvoir en partager la gestion et les retombées économiques. Qui finance ce projet, et à quelle hauteur?
Posté : sam. mai 21, 2016 7:59 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut heureuse de savoir que le développement ferroviaire faisait partie des plans de ses interlocuteurs. Cela ne pourrait que faciliter le processus d'installation du Tranzanyanais, après tout ! Elle écouta du reste attentivement leurs interrogations sur le sujet, avant de leur répondre.
« Bien entendu, il va de soit que le développement de vos propres chemins de fer aura tout intérêt à se faire en complément avec le Tranzanyanais, je dirais même que c'est une chance de pouvoir développer les deux en même temps, ce qui garantira une meilleure interconnexion entre les deux systèmes, après tout destinés à se compléter. Par ailleurs pour les ferrys, bien entendu des liaisons supplémentaires ne seront jamais de trop, mais en effet il est généralement admis qu'il serait préférable que toutes les étapes de « l'ossature », si je puis dire, restent entre les mains des pays du Zanyane.
Concernant le coût, je ne peux vous en donner un ainsi sortant de nulle part sans connaître au part avant le trajet que prendra le Tranzanyanais dans votre pays, l'état des terrains à traverser, les aménagements nécessaires... bref, une foule de détails. Néanmoins, je peux vous dire de ne pas vous tourmenter outre mesure sur le coût : le Tranzanyanais est un projet porteur, pour lequel des financements sont possibles et bien entendu souhaitables. Il faudra prospecter pour ce nouveau segment, mais vu que nous avons dû décliner des offres pour le premier tronçon, nous n'auront pas de mal au besoin à en trouver pour celui-ci !
Pour vous donner un ordre d'idée, nous avons pu faire financer la première ligne par le FRIEK, le fond d'investissement de l'Empire du Kaiyuan, à hauteur des trois quarts du coût total ! Et d'autres financements se sont ajoutés, venus notamment des pays partenaires. Le coût final pour les pays traversés a donc été faible. Je suis certaine que nous pourrons également trouver le moyen de bâtir le Tranzanyanais chez vous à un prix tout à fait raisonnable pour vous. »
Posté : sam. mai 21, 2016 10:19 pm
par Yul
Jack Quattermain : En ce qui concerne la nature du terrain et des difficultés de mise en place, vous n'avez aucune crainte à avoir. Les régions traversées comportent peu de relief, et l'essentiel du tracé, hormis dans les zones urbaines, se situent dans la savane. Il n'y aura pas besoin de déboiser ou de contourner quoi que ce soit, si ce n'est construire quelques ponts pour traverser certain de nos grands fleuves. Nous avons une idée assez précise de ce que pourrait être le tracé du Transzanyanais dans notre pays. Brad, voulez-vous...
Brad Freeman : Certainly Jack. Voici un exemplaire de la carte qui pourrait être la base de travail théorique pour ce projet.
[justify]Brad Freeman sorti une grande carte du Wildhorn, qu'il donna à la ministre du Maok.[/justify]
[center][img]http://nsm08.casimages.com/img/2016/05/20//16052011490721391214242631.png[/img][/center]
Brad Freeman : Vous comprendrez que la ligne du tracé est la ligne blanche sur la carte, cela vous permettra sans doute de mieux visualiser le projet.
Seules les portions allant de Hedderwick au nord-est jusque Three Pistols correspondent au projet de notre réseau national. Pour la portion allant de Three Pistols à Redmoon Creek en revanche, tout est à faire. Si nous avons bien compris votre projet, et que notre ligne nationale peut servir pour la circulation des trains les plus lents du Transzanyanais, il faudrait alors construire 7313 km de ligne TGV, 7313 km de ligne de marchandise et 2407 km de ligne moyenne vitesse pour les passagers. Nos propres trains devraient pouvoir rouler à une vitesse moyenne de 220 km/h. Ainsi, avec cette vitesse, un voyageur pourrait se rendre depuis le Bardaran jusqu'à Redmoon Creek pour prendre le ferry pour l'Aiglantine en un peu plus de 16 heures, sans escale bien entendu. A très grande vitesse évidemment, c'est autre chose.
Jack Quattermain : Qu'en pensez-vous? Cela vous paraît-il correspondre à ce que vous désireriez?
Posté : dim. mai 22, 2016 6:49 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Heureuse de voir que ses interlocuteurs semblaient avoir déjà des plans solides pour le Tranzanyanais, et donc un soucis sérieux de s'impliquer dans le projet. Elle se pencha sur la carte proposée et l'examina avant de leur répondre.
« Hé bien, je vois que vous avez déjà tout préparé ! Ce nouveau tronçon sera assurément plus facile à réaliser que celui que nous avons dû faire passer à travers la forêt, en tous cas. Je pense que ce projet est tout à fait correct, en effet. Je transmettrai ces données aux ingénieurs en charge du premier projet, notamment aiglantins, et nous pourrons rapidement détailler les coûts précis... et ensuite chercher les investissements nécessaires.
Pour l'heure, de nombreux ingénieurs et ouvriers sont occupés sur le premier tronçon, mais je suis certaine que nous pourrons rapidement ouvrir également les chantiers chez vous, notamment via de nouveaux partenaires si besoin est. En tous cas, je suis sûre que nous pourrons rapidement avancer pour faciliter les transports et donc encourager la paix dans le nord du Zanyane. »
Posté : dim. mai 22, 2016 5:45 pm
par Yul
Jack Quattermain : Parfait. Nos services se mettent à votre disposition pour les détails concernant l'élaboration de ce projet. Il nous semble que puisque vous en avez l'initiative, il serait juste de vous la laisser, pour peu que vous le désiriez?
Ce sujet me semblant clos, souhaitez-vous aborder d'autres sujets avant le déjeuner?
Posté : dim. mai 22, 2016 6:55 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut heureuse de voir que la question semblait être entendue, et se promit de faire en sorte que ce projet se concrétise rapidement. Elle était désireuse de voir le Tranzanyanais irriguer le nord du continent de son flux de prospérité... et de paix. Ce fut avec un sourire qu'elle répondit à ses interlocuteurs.
« Hé bien, oui, bien entendu, le Maok, qui a déjà coordonner les actions pour le premier segment de la ligne, sera heureux de continuer à le faire. Nous avons déjà de nombreux contacts un peu partout pour récolter des financements et des talents pour cette réalisation ! Pour ce qui est de la suite de la discussion, à vous de me le dire, mais personnellement je peux sans soucis aborder un nouveau thème avant de manger, mon appétit tiendra jusque-là, ne vous en faites pas ! »
Posté : dim. mai 22, 2016 7:37 pm
par Yul
Jack Quattermain : Parfait. En ce cas, je vous propose que nous passions des accords sur le plan judiciaire. J'imagine que chez vous comme chez nous, certaines personnes outrepassent les lois, que penseriez-vous d'une collaboration entre nos deux pays? En quels termes?
Posté : lun. mai 23, 2016 10:25 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre fut surprise de voir la question judiciaire fleurir aussi tôt dans la discussion : elle avait plus l'habitude de rencontrer des gens qui étaient pressés de mettre en avant la culture ou l'économie... et souvent devait rappeler l'existence nécessaire du volet judiciaire en fin de rencontre. Néanmoins, pour cette dernière raison surtout, la surprise était plaisante, et elle répondit avec le sourire.
« Hé bien, en effet, la coopération judiciaire est une chose essentielle, je suis heureuse que vous en parliez... le Maok a coutume de conclure deux volets dans ces accords : d'une part, ouvrir la coopération entre nos forces de polices et nos systèmes judiciaires respectifs, ce qui implique de nombreuses choses mais recouvre notamment le fait de se transmettre des informations, de coordonner les efforts, ou plus banalement des choses aussi simples que faire suivre les amandes, et ainsi de suite.
D'autre part, nous avons à cœur d'éviter les accrochages diplomatiques en concluant des accords d'extradition, qui prévoient d'extrader les criminels ayant commis des crimes dans un pays et se réfugiant dans l'autre, pour qu'ils soient jugés dans le pays de leur crime, quelque soit leur nationalité. Par ailleurs, cela prévoit aussi un double jugement et une double peine pour ceux commettant des crimes dans les deux pays.
Je dois signaler que par le passé certains pays notamment almérans ont grincé des dents sur le fait que les gens extradés de la sorte au Maok pouvaient risqués, uniquement pour les crimes les plus graves et jamais automatiquement, la peine de mort, qui fait partie de l'arsenal judiciaire maokorien comme peine suprême... cela pose-t-il problème au Wildhorn ? »
Posté : lun. mai 23, 2016 9:23 pm
par Yul
Jack Quattermain : Il est étonnant qu'un pays pacifiste et ouvert comme le votre n'ait pas aboli la peine de mort, mais soit, nous n'avons pas à en juger. Pouvez-vous s'il vous plaît nous préciser en quelles circonstances vous l'appliquez?
Posté : lun. mai 23, 2016 10:10 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia eut un sourire mi-amusé mi-désabusé devant la réponse de son interlocuteur, une réponse pour le moins classique. Tous les pays qui avaient abolis la peine de mort tombaient généralement des nues en apprenant que le Maok ne l'avait pas fait, point de vue que les maokoriens eux-mêmes avaient bien du mal à comprendre... enfin, elle était habitué, et ne tarda guère à répondre.
« Cela semble toujours étonner bien des gens en effet, vous n'êtes pas le premier, ne vous en faites pas... le Maok lui s'étonne plutôt qu'une société se considère véritablement « ouverte » seulement une fois qu'elle a permis aux pires criminels de ne pas payer leurs crimes de la peine suprême, en étant directement envoyé se faire juger au près de Dieu. Le Maok ne compte pas supprimer la peine de mort un jour, et pour nous cela n'est en rien un critère qui pourrait distinguer une nation pacifiste d'une autre qui ne le serait pas.
Enfin, pour vous répondre de façon plus pratique, la peine de mort n'est jamais automatique au Maok. Elle peut être prononcée, mais ce n'est qu'une possibilité, pour les crimes les plus graves : le meurtre, le viol, le terrorisme, la torture d'autres êtres humains, essentiellement. En soit aucun de ces crimes ne vaut une peine de mort immédiate : c'est au juge de trancher. Plus il y a de victimes, plus on penchera vers une peine de mort, mais entrent aussi en ligne de compte le cumul de ces différents critères – un meurtre après viol et torture pour prendre l'exemple le plus macabre – les remords, les conditions psychiatriques, des circonstances atténuantes ou aggravantes, ainsi que l'implication ou non d'enfants, et ainsi de suite...
C'est généralement quand plusieurs de ces facteurs se retrouvent, ou que l'un d'entre eux est particulièrement fort, qu'un juge va envisager sérieusement la peine de mort. Selon les cas, elle sera ou non prononcée. En outre, comme toute décision de justice, la condamnation à mort peut faire l'objet d'un appel, et en dernier recours d'un appel au Roi. À chaque fois l'affaire est réexaminée et peut aboutir sur une peine différente, voir en théorie un acquittement, bien qu'en fait on ne prononce une peine de mort que quand le doute n'est pas permis et que ce dernier cas soit rare, sauf en cas d'apport de nouvelles preuves.
Ais-je répondu à votre interrogation, Excellence ? N'hésitez pas si vous voulez plus de précisions, je ferai de mon mieux pour les fournir. »