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Posté : lun. juin 27, 2016 12:27 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia accepta d'un sourire et d'un signe de tête les excuses supplémentaire de son interlocuteur, et choisi de ne plus y revenir outre mesure, pour éviter de tourner en rond sur ce sujet au final assez secondaire. Elle préféra répondre à ses interrogations, originales sans doute, mais au fond pas déplaisante, sans perdre ledit sourire.
« Oh non, vous n'y êtes pas ! Vous me parliez de grandes divisions du pays, je vous dit qu'il n'y en a pas... ou plutôt que l'on pourrait en trouver une grande variété, qui composent une identité multiple. Dans un cadre plus local la circonscription naturelle est tout simplement la paroisse ! N'est-ce pas la division de l'espace la plus naturelle que celle des frontières religieuses ? Chaque maokorien est habitant de sa paroisse, où sont inscrit les morts, les naissances, les mariages, où se créé le lien le plus fondamental au cœur de la communauté.
Mais plus... globalement, si je puis dire, il n'existe pas de province ou d'autre divisions équivalentes formelles. Il y a plutôt, comme je vous l'ai expliqué, une multitude d'identités, de façons possibles de répartir le territoire. Je m'excuse si cela a pu provoquer une quelconque mécompréhension entre nous, Excellence.
Il n'existe pas au Maok de noblesse de robe... nous trouvons assez étrange cette idée qu'une charge quelconque vaudrait anoblissement. En revanche celui qui est noble par sa naissance ou ses mérites – l’anoblissement « d'épée » est toujours possible au Maok – a par essence une charge de service et de protection envers le reste de la population, il remplit un office précis au service de la population. Mais il s'agit d'un office qu'il remplis à cause de sa noblesse, non d'une noblesse qu'on lui donnerait grâce à son office. Comprenez-vous mieux ce que je voulais dire, Excellence ? »
Posté : jeu. juin 30, 2016 8:27 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours X[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
La situation tendue s'apaisant, M. Reynolds prêta à nouveau son concours intellectuel à la dame. Cette fois-ci, la discussion mena à des éclaircissements sur les découpages administratifs du Maok et la forme d'aristocratie qui vivait en ce lointain pays. Graduellement, les supplémentations agrémentaient le vif esprit de Neilson et satisfaisait la soif de ce Gädhlois plein de ressources, bien que d'autres questionnements arrivaient aux bouts des lèvres du ministre...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«J'en suis satisfait, oui.
Si vous êtes d'accord, j'apprécierai que nous abordions le tourisme, puisque précédemment, nous mentionnâmes nos alignements diplomatiques et les traits culturels de nos pays...À moins que vous disposiez de précisions supplémentaires à exposer, bien sur. Ceci dit, concernant le Gädhland, mon gouvernement invite chaleureusement les visiteurs à explorer le ''Grand Nord'', mais il n'est pas question de tourisme de masse. Les auberges et les propriétaires qui offrent gîte et couvert aux gens de passage sont les principaux moyens où trouver refuge lors de voyages. D'ailleurs, l'un des établissements réputés pour son excellence est le Domaine Castelnau, du seigneur Jean-Siméon du même nom. Il est l'un des trois derniers détenteurs de seigneurie...À vrai dire, les touriste qui viennent ici sont surtout intéressés par les monuments historiques et les riches muséums, la remarquable biodiversité naturelle et notre richesse culturelle reconnue. Si j'ai une mention plus spéciale à faire, je dirai que Cohokisos est une destination touristique prisée...C'est la plus haute montagne du territoire avec une altitude de 5 963 mètres, et un très vieux volcan qui sommeille depuis longtemps. J'ajoute que c'est également une sommité divine pour les autochtones de la région. En plus du mont lui-même, il arrive régulièrement de croiser des kiosques de trappeurs vicaskindiens qui proposent des fourrures, peaux et autres amulettes ou talismans en pierre volcanique, conçu artisanalement. Les pubs du Gädhland attirent aussi, avec des panoplies variées d’alcools, mais les bières rousses sont les plus populaires. Il y a des whisky vieilli dans des barils d'érable ou de chêne, plus coûteux que la cervoise, mais plus savoureux. Ainsi que la boisson typique du pays, l'alcool de melon d'eau...
Quant au Maok, Dame Balioko, qu'en est-il ? »
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Posté : ven. juil. 01, 2016 11:20 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut quelque peu surprise de voir le sujet du tourisme arrivé alors qu'ils étaient dans la voiture, mais écouta tout de même son interlocuteur avec politesse, quoiqu'une partie d'elle se demandait quand ils allaient arriver et commencer les discussions...
« Hé bien le Maok non plus n'est pas vraiment une terre de tourisme de masse, je dirais. Nous accueillons beaucoup de gens venus découvrir nos paysages, notre nature vierge des grandes aberrations de la culture matérialiste, ou encore nos traditions et notre... terroir si je puis dire, mais aussi nos villages, nos bâtiments et bien d'autres choses encore... Je suis certaine que vos concitoyens pourront trouver satisfaction au Maok pour leurs envies de dépaysement et de vacances au soleil. »
Posté : sam. août 06, 2016 2:21 am
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours XI[/f25]
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/916448VhiculeenrouteversCork.jpg[/img][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Au fur et à mesure que les voyageurs se parlaient, la cité de Mathastown apparaissait plus clairement. Les paysages bucoliques de la campagne enneigée firent graduellement place aux routes municipales. De là, il était possible d'observer l'architecture d'origine gaélique de la ville et les multiples couleurs des maisons, ainsi que, pour un œil averti, la cathédral Saint-Barnabé qui trônait dans la plus haute sphère, emblème de la haute-doyenneté de l'Église huguenote du Gädhland, là où siégeait l'éminent échevin. En effet, Mathastown incarnait plus ou moins la capitale spirituelle du pays, contrairement à Antheaume, capitale politique. Ceci dit, il était possible de différencier le Vieux-Bourg de la Ville-Nouvelle sans problème. Les distinctions s'apercevaient, tels que les bâtiments coloniaux du XVIIe siècle, les pavements en pierre et les espacements entre chaque structure, tandis que dans les quartiers plus modernes, les routes étaient d’asphalte et les bâtisses bénéficiaient davantage d'un charme du XIXe siècle avec vitrines classiques pour les boutiques et de lampadaires extérieurs en fer forgé fonctionnant à l'électricité.
Pendant que les voitures officielles passaient à travers le modeste trajet, l’invité de marque voyait que dans la ville, si des voitures personnelles sillonnaient les routes de manière coordonnée, la plupart des habitants transitaient d’un point à l’autre par le biais d’autobus. Neilson en profita pour dire que les congestions étaient rarissimes, expliquant que les citoyens empruntaient les réseaux d’autobus et les trottoirs quotidiennement plutôt que d’opter pour les automobiles.
À travers le cortège policé où se trouvait Malinia, le chemin se dégageait sans incommodité et quelques attroupements de gens curieux accueillaient chaleureusement l’invité en saluant simplement et allègrement la voiture qui portaient les drapeaux gädhlois et maokoriens. Ainsi, sous les coups du vent et de la neige, la délégation arriva finalement à l’hôtel de ville. Rapidement, une fois arrivés, les policiers sécurisaient méthodiquement la place et veillaient aux convenances avec une assiduité et vaillance exemplaires. Le diplomate Reynolds récupéra son manteau et son chapeau, invita l’émissaire du Maok à monter les escaliers et à entrer dans la mairie, la protégeant soucieusement en gentilhomme des intempéries au mieux de ses capacités.
Devant les deux imposantes portes en bois massif, les gens de lettres n’eurent pas à longtemps attendre, puisque celles-là s’ouvrirent et le vestibule avec tapisseries et boiseries se révéla. Les escaliers intérieurs, d’une élégance semblable à celle du Titanic, durent être montés. En somme, à l’étage, les portes déjà ouvertes avec des gardes d’honneur firent bon accueil à dame Balioko. La suite s’initia d’elle-même dans un protocole de bienséance rigoureux.
Ce fut donc dans une vaste salle, plus ou moins à côté du bureau du responsable de la municipalité, seulement une pièce voisine, que les diplomates allaient s’entretenir. Un salon avec chauffage mi-bois mi-électrique avec des fauteuils et décors rappelant la «belle époque», tableaux de figures émérites, dont du défunt Charles-Philipe Ier, sur les murs, une grande horloge victorienne à la pendule toujours audible, un vaste tapis sobre, mais élégant. Une gentilhommerie, en quelque sorte.
En cette circonstance, l'éminent Neilson Reynolds et la respectable Malinia Namalik Balioko prirent place sur les fauteuils dignement, précédant des salutations avec un vieil homme qui se présenta comme Joseph Yves Benoït Decreins de Marsac, lieutenant-gouverneur. Le Fiémançais, après avoir achevé les usages, s'accorda la parole.
[Joseph Decreins de Marsac, lieutenant-gouverneur, souriant]
«Madame, je suis ravi de vous rencontrer enfin. D'après ce que je peux en déduire, le parcours a été un peu retardé par les précipitations climatiques du pays...Si j'ose dire, madame, la température peu orthodoxe pour vous ici a due vous surprendre...Je suis toutefois sûr que M. Reynolds a pris toutes les mesures qui s'imposaient pour vous conforter.
Ceci dit, pouvons-nous vous offrir une tasse de chocolat chaud avant d'entamer le dialogue?»
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«En effet, M. De Marsac. Je ne puis que rejoindre le lieutenant-gouverneur dans sa proposition. »
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[center]La ville de Mathastown
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/173006PDmMH4sdd7gYRFIadYUTL8rMWeM.jpg[/img]
Hôtel de ville
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/495946HteldevilledeSherbrookeparunbeaujourdt.jpg[/img][/center]
Posté : sam. août 06, 2016 7:06 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Finalement, le duo était bel et bien arrivé à destination, et, après avoir croisé plusieurs fois des locaux brandissant les deux drapeaux nationaux, et avoir joyeusement répondu à leurs salutations, après aussi avoir pu admirer le paysage architectural local, ne manquant pas de remarquer les bâtiments religieux, notamment, Malinia fut finalement introduite dans le chaleureux lieu de la rencontre où elle pu se départir de ses lourds vêtements grâce au chauffage du bâtiment, et fut présentée au lieutenant-gouverneur, à qui elle rendit son sourire tout en lui répondant.
« C'est un plaisir de vous rencontrer, Excellence. En effet, mon voyage fut bon, bien qu'un peu froid, et mon confort a très bien été assuré. Je serai heureuse d'accepter un chocolat chaud pendant que nous commençons les discussions, merci de le proposer. J'avoue que même si nous produisons du chocolat à profusion, le climat maokorien se prête rarement à le déguster chaud ! »
Posté : ven. août 19, 2016 3:06 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours XII[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Tous paisiblement installés et profitant des commodités ambiantes, les représentants se dégarnirent de leurs atours hivernaux, posèrent leurs couvre-chefs et s'assirent calmement, initiant poliment les dialogues cordiaux qui s'imposaient d'eux-mêmes. D'au-delà des fenêtres se voyaient les précipitations qui, maintenant que Malinia était en sûreté, devenaient davantage un décor aux sonorités apaisantes qu'un gage d'inconfort. De plus, l'arrivée d'une théière emplie d'un breuvage aux arômes chocolatés, servi courtoisement dans de ravissantes tasses de porcelaine par des domestiques aussi adroits que ceux d'un roi, achevait de mettre en place le caractère chaleureux de la pièce.
À l'instant même où les occupants se souhaitèrent intuitivement une bonne dégustation, la diplomate du Maok, d'un œil averti pour les affaires religieuses, remarqua qu'un ouvrage était posé sur le meuble de chevet du lieutenant-gouverneur: Une Bible, parfaitement reconnaissable. Afin d'agrémenter les discussions, M. Decreins de Marsac se permit de faire venir un modeste plateau d'argent sur lequel patientaient quelques madeleines en guise d'accompagnement culinaire...
[Joseph Decreins de Marsac, lieutenant-gouverneur, souriant]
«J'en suis ravi, madame.
Moi-même, lorsque j'ai été affecté à mon poste de lieutenant-gouverneur, j'ai été surpris par ce pays...tout bonnement parce que je suis également arrivée en période hivernale, en novembre si mon souvenir est bon.
Concernant le chocolat, vous en êtes familière grâce aux cacaotiers qui essaiment au Maok, j'imagine. Il est vrai que le climat naturel de votre royaume est favorable pour les fèves de cacao, mais comme vous le dites, ingérer des concoctions chaudes à base de cette graine au cœur d'une zone équatoriale est moins...opportun. »
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«En l'occurrence, Dame Balioko, depuis peu, le cacao que nous entretenons est originaire de l'Aiglantine, ainsi que les grains de café. Si je puis me le permettre, vous dites que le Maok produit abondamment du chocolat...Est-ce que cela signifie que vous bénéficiez de nombreux plats régionaux contenant du cacao, ou produisez-vous ces denrées pour le commerce ? »
[Joseph Decreins de Marsac, lieutenant-gouverneur, souriant]
«J'ose croire que Mme. Balioko souhaitait simplement dire que ce produit est courant par chez-elle. D'ailleurs, comme vous l'insinuez par vos questions sur le cacao, M. Reynolds, nous pourrions aborder, si notre convive y agrée, le commerce international et les ressources échangeables. »
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«Bien sûr, M. de Marsac.
Dame Balioko, si vous y consentez, pourriez-vous nous faire un résumé des produits que vous destinez à l'exportation ? Par la même occasion, si les vôtres bénéficient d'un vœu de diversification alimentaire, vous serait-il possible de nous exposer ce qui vous sera agréable ? »
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Posté : sam. août 20, 2016 1:18 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Si le cadre était agréable et chaleureux, les interactions entre les deux dignitaires amusa légèrement Malinia, lui rappelant un peu le trio diplomatique de choc de l'Aiglantine. Elle fut également un peu surprise par l'angle choisi pour débuter, mais dans tous les cas ne se laissa pas démonter et, après avoir but une gorgée de chocolat chaud, répondit avec un sourire.
« Hé bien, avant de commencer le volet économique, peut-être pourrions-nous valider le volet diplomatique, c'est à dire la reconnaissance mutuelle, les accords de non-agression et de non-ingérence, l'échange d'ambassades et ainsi de suite... bref, les dimensions de base. Sans doute les considériez vous comme acquise par défaut mais, du côté du Maok, nous aimons mettre au clair de genre de choses, en espérant que vous me pardonnerez cet esprit légaliste...
Concernant le cacao, nous en produisons pour nous-mêmes comme pour l'exportation... nous pouvons également fournir cacao et café, bien que vous soyez visiblement déjà en rapport avec les aiglantins sur ce volet, ainsi que des épices, divers produits locaux, du bois de grande qualité, en brut ou travaillé avec talent, ainsi que de faibles quantités de fer, d'argents, de chrome et d'émeraudes, entre autres. Difficile de décrire la richesse d'un pays en seulement quelques mots, après tout !
Pour ce qui est de... diversification alimentaire ? J'avoue ne pas vraiment comprendre ce que vous voulez dire, néanmoins de manière générale les maokoriens n'ont pas de besoins particuliers, mais je suis ouverte à toute proposition. Nous pourrions aussi, en plus d'éventuels accords ponctuels sur telle ou telle matière, ouvrir tout simplement les échanges en mettant un place une taxation progressive en fonction de la rareté des produits dans nos pays respectifs... qu'en dites-vous ? »