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Posté : jeu. sept. 10, 2015 10:31 pm
par Alwine
[center]Guildes et métiers :[/center]

[right]L'hebdomadaire des guildes et des fraternités de métiers.
Édition de janvier 2028.
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La Fraternité de l'Ivoire :

La Fraternité de l'Ivoire est une fraternité de métiers bien organisée, qui regroupe plusieurs guildes d'importance relativement modestes du monde de l'ivoire autour de leurs savoirs communs, comme par exemple la Guilde des Sculpteurs d'Ivoire, la Guilde des Faiseurs de Cors ou encore les guildes qui se chargent de l'exploitation de l'ivoire en lui-même. Cette Fraternité a beaucoup fait parler d'elle ces derniers temps dans le monde des maîtres de guilde, à cause de deux commandes très prestigieuses passées par la Couronne elle-même, non, bien que les critères de qualités aient été au plus haut, pour la famille royale pourtant, mais pour des présents royaux, offerts par Sa Majesté elle-même.

Ces présents furent une statue de la Vierge à l'Enfant Jésus, offerte, la veille de la Noël, à la Très Chrétienne Reine Annabelle II de Thorval ainsi qu'un grand cor de chasse et de bataille offert, lors de sa visite dont tous se souviennent sans doute encore dans notre beau Royaume, tant elle a marqué les esprits, au Roi Suprême de Perlian, Hadrian Ier. L'un et l'autre, réalisés pour l'un entièrement et pour l'autre en grande partie par la Fraternité de l'Ivoire, ravirent les souverains auxquels ils étaient destinés, et l'on se souvient, notamment, de l'effet que produit Sa Majesté Hadrian Ier en soufflant dans le grand cor peu après l'avoir reçu, à l'aéroport de Lokaroum ou notre monarque bien aimé l’accueillait, ravissant le peuple au passage.

Ce furent donc deux réussite pour la Fraternité de l'Ivoire et ces différentes Guildes, qui lui ont d'ailleurs valu un regain d'activité considérable, ce dont les maîtres et artisans se réjouissent, bien entendu. D'une part, le carnet de commande, bien qu'il n'ait jamais été vide, est maintenant plus remplis que jamais. Outre le fait que les avis de personnages royaux prestigieux, d'autant plus glorieux aux yeux des maokoriens qu'ils semblent à la fois respectables et exotiques, le fait que Sa Majesté Ménélok IV ait par deux fois choisi de faire appel à eux pour ces présents royaux semble entraîner une sorte de mode chez les nobles de différentes importantes, qui considère que, vu la caution royal, cela doit être un excellent type de présent à offrir lors d'une visite, qu'on soit le visiteur ou l'hôte, d'ailleurs.

D'autre part, les apprentis se pressent aux portes des différentes Guildes, dans les différentes villes où certaines sont établies, dans le but d'entrer dans les métiers de l'ivoire. Si cet enthousiasme fait plaisir à voir pour beaucoup de maître, la plupart gardent toutefois la tête froide sur cette question, certains notamment prennent le phénomène avec un fort scepticisme, tous gardant une forte prudence en tête. En effet, comme l'ont souligné beaucoup de maîtres dans les métiers de l'ivoire que nous avons rencontrer, un métier ne se choisi pas sur un coup de tête, sur une mode, mais par réelle affinité. S'ils espèrent que certains trouveront véritablement une passion pour le métier qu'ils ont choisi, un réel talent pour ce qu'ils désirent faire à l'heure actuelle, ils sont aussi persuadés que la plupart changeront rapidement de voie, et n'hésiteront d'ailleurs pas, fidèles à l'esprit maokorien classique, à réorienter ceux qu'ils considéreront comme perdus au mauvais endroit, en douceur bien sûr, du moins autant que possible.

En tous cas, au-delà de la mode, ces présents royaux ont apportés une grande visibilité à la Fraternité de l'Ivoire, et nul doute que le regain d'intérêt autour de ces métiers sera plus durable qu'une simple mode. D'autres Guildes et Fraternités de Métiers espèrent, et n'hésite pas à le faire savoir sur un ton bon enfant, que Sa Majesté choisira de mettre en valeur d'autres guildes pour ses prochains cadeaux royaux, toutefois la Fraternité a répliqué, non sans humour, être pour sa part prête à toute nouvelle commande royale. Dans tous les cas, ce dynamisme nouveau insufflé à un secteur de métiers, et aussi, par émulation, à d'autres, semble pouvoir être classé dans la liste des bienfaits apportés par l'ouverture au monde du Royaume de Maok et, en tous cas, on peut être certain que les artisans des Guildes de la Fraternité de l'Ivoire sont loin de se plaindre de la situation, qui met en valeur leur savoir faire millénaire.

La récolte et le travail de l'ivoire sont en effet une tradition de longue date sur le territoire du Maok, plus ancienne, même, que le Royaume lui-même, ou que notre vénérée Famille Royale. Il semble que déjà à l'époque de l'Empire Néapolitain, des chasseurs d'éléphants et des pilleurs de cimetières de ces mêmes animaux aient récoltés de l'ivoire qui était envoyé vers le nord, passant, après divers intermédiaires, jusqu'à Néapolis, puis, plus tard, jusqu'à Tyrance. Au fil du temps, l'art de travailler l'ivoire de façon élaborée remonta la même route en sens inverse, et les liens de commerce indirect avec le nord continuèrent d'exister par la suite de façon plus ou moins forte, ainsi que la transmission de savoirs artistiques en sens inverse, et cela jusqu'à l'époque de nos contacts avec le Viertenstein où la Fraternité de l'Ivoire telle que nous la connaissons encore en grande partie aujourd'hui s'est formée. On peut voir qu'au final l'histoire de ces arts est très ancienne, et ce n'est donc qu'un plaisir plus grand de voir ces métiers remis sur le devant de la scène.

Dans nos dossiers suivants cette introduction, vous trouverez plus de détails sur l'histoire ou plutôt les histoires des métiers de l'ivoire rassemblés dans la Fraternité, ainsi que des descriptions précises des Guildes qui structurent ces différents métiers. Pour ceux qui lisent l'édition complète, plusieurs planches d'illustrations sont disponibles en annexe, et si ce n'est pas votre cas, n'hésitez pas à les demander à votre facteur ou marchand de journaux. Vous les trouverez dans notre supplément illustré, qui reprend exclusivement nos diverses illustrations du mois, le tout pour un prix très modique et sans aucun supplément, comme il se doit pour un journal chrétien tel que le nôtre. Prions d'ailleurs tous le Seigneur de continuer à favoriser la Fraternité de l'Ivoire, ainsi que l'ensemble des Guildes et Fraternités de Métiers du Maok.

Posté : sam. sept. 12, 2015 3:06 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 6 février 2028.
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Quand un maokorien propage la haine !

Oui, chers lecteurs, vous avez, malheureusement, bien lu le titre de notre article. Un maokorien, un de nos concitoyens, s'est rendu coupable de propager à l'étranger non pas l'amour du Christ, non pas la paix entre les hommes, non pas les valeurs chrétiennes mais bel et bien la haine de l'autre, le conflit religieux, le déchirement, en osant prétendre, qui plus est, que ces valeurs-là étaient celles que devaient appliqués de véritables chrétiens !

D'après les informations que la Couronne a transmise à l'Archevêché, qui a ensuite jugé bon, avec l'accord royal, de nous les transmettre, un maokorien inconnu des services de police, monsieur Boubakar M'Bala, qui s'était rendu dans la République d'Endo, cet état d'orient avec lequel le Maok a noué récemment les premiers contacts, et signé notamment des accords pour importer de la viande, sous un visa touristique, comme prévu dans les accords entre les deux pays.

Seulement, au lieu d'aller à la découverte d'une autre culture, de profiter de l'occasion pour apprendre à comprendre les chrétiens qui vivent dans ce pays, minorité au milieu d'autres communautés, monsieur M'Bala a préféré apporter à ces mêmes communautés des prêches de haine et des incitations à la violence. De ce que nous savons, il aurait cherché à provoquer des affrontements avec une communauté musulmane locale, dans un lieu où, il y a peu de temps, des émeutes religieuses avaient déjà eu lieu, faisant des morts et des blessés.

Heureusement, rien de tel ne fut à déplorer de la faute de notre ressortissant mais nous sommes persuadés, à la rédaction que, tout comme l'a été Monseigneur l'Archevêque et, de ce que nous avons entendu Sa Majesté elle-même, tous nos lecteurs seront scandalisés et effarés d'apprendre qu'un maokorien a pu faire une telle chose. Les valeurs du Maok ont toujours été bien plutôt le dialogue et la conversion douce, par l'exemple donné aux païens de la seule vraie religion, par l'annonce répétée de la Bonne Nouvelle, et non la conversion par la force !

Outre la valeur informative de cette nouvelle, et l'occasion de prière qu'elle représente, si l'Archevêché, soutenu par la Couronne et par le Patriarche Orthodoxe, a souhaité diffuser ceci si largement, c'est pour que tous sachent que les autorités ecclésiastiques comme séculaires condamnent fermement de tels actes, et qu'ils sont toujours considérés comme interdits. Il n'est pas autorisé, actuellement, du faire du prosélytisme en Endo, comme renseigné dans les agences de voyages, et il ne sera jamais autorisé pour les maokoriens, en Endo, au Maok ou ailleurs, d'inciter à la haine religieuse de la sorte.

Sa Majesté a d'ailleurs fait savoir que tout contrevenant serait sévèrement punis, pouvant aller, en cas de retour au Maok, jusqu'à la peine de mort si ses actions entraînent des émeutes menant à la mort de quelqu'un, et à des peines de prisons et de service à la communauté très lourdes dans d'autres cas. D'ailleurs, concernant monsieur M'Bala, les autorités ont laissé toute latitude à l'Endo pour le juger, et ont fait savoir, nous a-t-on rapporter, leur ferme désir de voir le criminel, qui sera d'ailleurs fiché au Maok également, sévèrement punis.

Que tous sachent donc qu'en cas de crime, et plus encore de crimes haineux, ils n'auront aucun secours à attendre simplement parce qu'ils seront maokoriens, au contraire. Si les autorités locales devaient refuser de les punir, ils le seront avec une juste sévérité une fois rentrés au Maok, ainsi qu'ils le mériteront. La peine de monsieur M'Bala n'est pas encore connue, mais dans tous les cas le royaume la respectera, et une enquête sera parallèlement menée sur cet homme et son entourage chez nous, en même temps que des informations plus poussées seront fournies aux futurs touristes, dans le but que ce genre de choses n'arrive plus jamais.

Prions donc tous ensemble, chers lecteurs, pour que le Seigneur montre la voix de la paix non seulement à monsieur M'Bala, qui devra faire pénitence pour ses actes, mais aussi aux chrétiens et musulmans d'Endo et d'ailleurs, pour les aider à trouver la lumière du Christ, en paix les uns avec les autres. Que Jésus daigne nous entendre, et maintienne Sa paix en Endo, afin que la haine ne s'embrase pas par la faute d'un fils du Maok, et qu'au contraire la bonne entente revienne entre les hommes, là-bas comme ailleurs.

Posté : sam. sept. 12, 2015 10:28 pm
par Alwine
[center]Le Chant des Vagues :[/center]

[right]Les informations du littoral, pour tout savoir sur la mer au Maok !
Édition du 7 février 2028.
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Le fléau des pirates est en marche !

C'était l'émotion ce matin dans le port de Lokaroum, où la frégate Perle du Saint-Esprit était sur le départ pour sa première patrouille au sein de l'escadre commune anti-piraterie du Maok et de l'Agorsa'a. Cette flotte, destinée avant tout à assurer la sécurité des navires de tourisme et de commerce transitant entre les deux pays du Zanyane, navires civiles qui se sont multipliés depuis le début de l'année, et sont destinés à croître encore en nombre avec les années, mais aussi, plus largement, à lutter contre la piraterie qui est la seule véritable raison pour laquelle de tels moyens ont dû être mis en place pour la sécurité des vaisseaux.

Car les pirates, malheureusement, sont un des fléaux de notre continent, au point que même des états non-zanyanais nous ont fait part de leur soucis à ce sujet. Si les eaux de pêches du Royaume de Maok sont généralement calmes, car solidement gardées par nos patrouilleurs et nos frégates, nous n'avons malheureusement jamais eu les moyens d'étendre notre action à l'ensemble des eaux continentales, étant donné la relative modestie de notre flotte. Si nous ne pourrons toujours pas régler tous les problèmes marins du continent, l'escadre commune est sans nul doute une étape majeure vers la pacification des eaux zanyanaises.

Si l'escadre a commencé à se former dès la fin de l'année passée, et a déjà été active tout le mois de janvier, le Maok n'avait jusqu'ici fait sortir dans le cadre de ses escortes hors de ses eaux territoriales qu'un ou plusieurs des quatre patrouilleurs que le royaume a affecté à cette formation spéciale, sous le commandement conjoint d'officiers issus du Maok et de l'Agorsa'a. C'est donc la première fois que la Perle du Saint-Esprit est envoyée dans le cadre de ce nouvel engagement, ce qui explique l'émotion dans le port de Lokaroum. C'est en effet un projet inédit pour le Royaume de Maok, inédit depuis les vieilles collaborations avec la flotte du Viertenstein à l'époque la plus glorieuse du protectorat, autant dire une première de mémoire d'homme.

La Perle du Saint-Esprit, qui escortera dans les prochains jours un navire chargé d'une précieuse cargaison d'épices et de café ainsi que de petits groupes de touristes, est l'un des trois plus puissants vaisseaux de la flotte maokorienne à l'heure actuelle, quoiqu'il pourra bientôt, nous l'espérons tous, être surclassés comme ses pairs par les nouveaux vaisseaux commandés récemment par la Couronne dans le cadre du plan de mise à niveau de l'armée et notamment de la Marine Royale pour assurer la défende de notre beau royaume maintenant ouvert, est aussi le plus gros bâtiment mis à disposition de l'escadre commune par le Maok, la pièce-maîtresse de la contribution maokorienne, rôle qu'il est cette fois destiné à garder encore quelques temps, sauf surprise.

En terme de longueur pure, c'est le plus grand navire de l'escadre commune, même si en terme de puissance de feu elle est surclassée par le navire amiral mis à disposition par l'Agorsa'a, un puissant destroyer de classe Hochburg, d'une puissance avec laquelle aucun navire maokorien ne peut actuellement rivaliser, même si, une fois encore, les différentes Guildes du monde de la mer, tout comme nombre de gens impliqués dans la vie du littoral en général et fiers de notre flotte nationale, espèrent que cette réalité changera bientôt, dès qu'on aura pu nous livrer le nouveau futur navire amiral maokorien, qui sera d'une puissance comparable avec le fier vaisseau que nos voisins du sud ont eut la noblesse de mettre à disposition de l'escadre commune.

Au final, le départ de la Perle du Saint-Esprit symbolise l'ensemble de la noblesse des dix vaisseaux mis à disposition par les deux pays pour protéger les flux touristiques et commerciaux et lutter contre la piraterie. Avec sept patrouilleurs, idéaux pour réaliser des patrouilles et des escortes, mais aussi une corvette, une frégate et un destroyer, nul doute que cette escadre saura non seulement assurer la sécurité des vaisseaux des deux pays mais également, à terme, nous l'espérons, porter de grands coups aux pirates dans la région qui, devant la réunion d'une telle force, pourront peut-être être mis en échec, d'autant plus si avec le temps nous parvenons à faire croître les forces destinées à lutter contre les pirates, et si les flottes nationales se montrent prêtes à œuvrer fermement au côté de l'escadre commune pour régler de tels problèmes.

Nous prierons donc, à la réaction, et, nous l'espérons aussi, avec nombre de nos lecteurs, pour que ce glorieux départ marque durablement les bonnes relations entre le Maok, l'Agorsa'a et, au-delà, les pays du Zanyane ainsi qu'avec le Viertenstein, mais soit aussi un signal fort destiné à montrer la résolution des peuples zanyanais contre les pirates qui ont depuis bien trop longtemps infestés de trop larges zones de nos eaux continentales. Un jour, jour que nous appelons dans nos prières, ce problème sera réglé, et ce sera au moins en partie grâce à de telles initiatives.

Posté : lun. sept. 14, 2015 12:02 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 10 février 2028.
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Une nouvelle terre maokorienne de l'autre côté du Zanyane :

Hé non, chers lecteurs, vous ne rêvez pas, nous vous dévoilons en exclusivité nationale la nouvelle, transmise directement par la Couronne à la rédaction de notre journal. Seuls l'Archevêque et le Patriarche de Lokaroum, le commandement militaire et le gouvernement avaient jusqu'ici été mis, hier, dans la confidence, soit les plus hautes autorités ecclésiastiques, militaires et civiles du Royaume. Et, dès aujourd'hui, nous annonçons la nouvelle qui, jusqu'ici, n'avait filtré nul part, à toute la nation !

Ce mardi, vers midi, la frégate de la marine royale Princesse Mabolania, partie en mission d'escorte et d'exploration en contournant le Zanyane par le sud en compagnie de deux vaisseaux civils, dans le but d'établir une nouvelle route commerciale pour rallier, au-delà de l'Agorsa'a, l'Androvie et puis l'Aiglantine, avant de revenir par le sud, a fait une découverte sensationnelle, et tout à fait inédite dans l'histoire pourtant millénaire de notre lignée royale, à savoir la découverte d'une île, apparemment, vierge de toute souveraineté.

Le Capitaine Chokor Nolak, commandant le Princesse Mabolania, est l'auteur de cette découverte remarquable. Il a bien entendu immédiatement revendiqué l'île au nom de la Couronne Royale de Maok, et l'a baptisée Île Saint-Sévère, du nom du saint qu'il était en train de prier, en ce jour de sa fête, quand l'île fut aperçue par la vigie. Ce nom, tout comme la revendication, fut approuvée par Sa Majesté, qui a fait inscrire l'Île Saint-Sévère dans la liste des possessions officielles de la Couronne.

Il semble que ces derniers temps, de nombreuses îles soient ainsi découvertes, à cause, sans doute, du nombre de plus en plus grand de nations s'ouvrant au monde, comme le fait également le Maok, mais c'est tout de même une réelle chance et, certains n'hésitent pas à le penser, une véritable bénédiction accordée à notre Royaume d'en avoir découvert une après si peu de temps passée dans le commerce mondial. Visiblement, cette île, repérée au premier passage d'une flottille maokorienne dans les lieux, était destinée par Dieu à rejoindre notre Royaume !

Pour l'heure, l'île a été placée sous la protection directe de la Couronne, et sous le patronage de Saint-Sévère. Le Princesse Mabolania est resté sur place pour faire valoir les droits du Royaume sur cette nouvelle portion de territoire, tandis que les navires civils, délestés de quelques volontaires voulant aider à cette grande et remarquable aventure, ont poursuivit leur route vers l'Aiglantine, assez proche de l'Île Saint-Sévère, l'amirauté nous informant d'ailleurs qu'aux dernières nouvelles les vaisseaux approchent en toute sécurité de ladite Aiglantine.

De leurs côtés, les marins du Princesse Mabolania, aidés par les volontaires civils, sont en train d'aménager l'île. Leur premier soin, nous a dit la Couronne, sera de bâtir une chapelle dédiée à Saint-Sévère, pour sanctifier durablement l'île, ainsi que d'explorer la nouvelle possession maokorienne. Si des habitants sont trouvés, ils seront traités avec respect, mais apparemment, il semble probable que cette terre marine soit réellement déserte. L'exploration permettra en outre dans savoir plus sur les ressources de l'île, notamment en nourriture, mais aussi en toute autre chose potentiellement intéressante s'y trouvant.

Pour l'heure, les premiers rapports font état de grandes quantités de sables facilement exploitable, et nos contacts au près de la Couronne nous ont pour certains confiés des idées d'une industrie verrière sur place, néanmoins, il semble trop tôt pour être fixé. On nous a par contre déjà confirmé que la Couronne souhaitait à terme peupler cette ville avec une population civile, pour en faire un véritable morceau de Maok, même de l'autre côté du continent. En temps utile, Sa Majesté envisagera peut-être également de confier le territoire à un ou des nobles. En tous cas, c'est une preuve de plus des nombreux avantages que l'ouverture offre à notre beau Royaume.

En attendant d'en savoir plus, une présence militaire solide sera en tous cas postée là-bas, avant que ne vienne la présence civile. Il semble également établit que, particulièrement si on trouve de bons points de mouillage, cette île pourrait devenir un relais privilégié dans la nouvelle route commerciale qu'explorait justement le Princesse Mabolania. Dans tous les cas, cette île, riche en potentiel, ne sera pas oublié par la Couronne de Maok, d'autant plus qu'il s'agit de la première intégration d'un nouveau territoire au Royaume depuis les dernières conquêtes réalisée à l'époque du protectorat avec l'aide du Viertenstein, une intégration cette fois totalement pacifiste.

Prions donc tous ensemble, comme le font sûrement déjà nombre d'officiels, pour que l'Île Saint-Sévère s'intègre sûrement et durablement au Maok, et soit un véritable morceau de notre patrie das l'océan, phare de la stabilité et de la chrétienté maokorienne dans l'ouest du Zanyane.

Posté : ven. sept. 18, 2015 12:38 am
par Alwine
[center]L'Écho de Mojaro :[/center]

[right]Le premier journal du Maok central !
Édition du 22 février 2027.
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Une lumière musicale inattendue au Rassemblement des Chorales de Mojaro :

Cette semaine, comme chaque troisième semaine de février depuis plus d'un siècle, se tient le Grand Rassemblement des Chorales du Maok Central à Mojaro, dit aussi Rassemblement des Chorales de Mojaro. Comme son nom l'indique, cet événement, pour ceux qui l'ignoreraient, à pour but de rassembler toutes les chorales de la région centrale du Maok. Ce critère est ici compris dans une expression très large, et parfois des groupes de choristes et de paroisiens venus les soutenir depuis la côte ou les grandes forêts occidentales viennent au Rassemblement, et son bien entendu les bienvenues, même si, culturellement, ce sont généralement ceux qui se considèrent comme les habitants du centre du pays qui forment le gros des chorales et des spectateurs.

C'est l'occasion pour tous de se réunir et, pendant une semaine, de louer le Seigneur et de ravir les oreilles des hommes avec des chants et des cantiques, religieux ou du moins à caractère chrétien, réunis tous ensemble dans le même amour de Dieu et du Chant. Souvent, les chorales se groupent pour divers chants, parfois elles se mélangent, et souvent avec des gens venus de très loin du village d'origine, permettant, globalement, une amélioration du chant de chacun. C'est un moment convivial, très suivit par la population locale et même parfois plus éloignée, et qu'on espère également bien voir attirer les touristes dans les années qui viennent, des gens avides de spiritualité ou tout simplement de beauté, voir nourrit de curiosité.

Mais le Rassemblement est aussi l'occasion d'un concours, sur base volontaire, non pour l’orgueil de participant mais pour le plaisir des auditeurs et du Seigneur, à qui ces chants sont adressés, dans l'espoir que l'envie de se dépasser permettra toujours d'atteindre de nouveaux sommets. Les chorales qui le souhaitent, en leur entièreté ou en partie, ont alors l'occasion de chanter pour le publique, qui, selon ses applaudissements, détermine populairement les résultats, selon une très ancienne tradition. Mais, en matière de sommet, le concours du Rassemblement a cette année totalement été éclipsé par une voix nouvelle et une harmonie particulière, qui ont totalement subjugué le publique ainsi que tous ceux qui ont eut la chance de l'entendre.

Ce chanteur à la voix si pure s'appelle Natmalor, un jeune garçon de seize ans qui chante dans la chorale du village de Kafaru, et il a fait pleurer par son chant plaintif certains des plus endurcis. Tous s'accordent à dire que si le talent du jeune homme est grand, la façon dont la chorale entière se coordonne pour chanter, l'harmonie de ses membres, est parfaitement magnifique elle aussi. Une performance lumineuse, qui a en tous cas surpris et ravis tous les observateurs. D'ordinaire, la coordination laisse à désirer dans les petits villages, car choriste n'est après tout pas un métier, sauf pour les moines qui s'y dédient, et tous ceux qui sont dans la chorale font aussi autre chose de leur journée. Pourtant, ici, centrée autour de ce jeune virtuose a la voix pure, le groupe a su se souder et apprendre à chanter de façon totalement harmonieuse.

Si le Grand Rassemblement des Chorales du Maok Central à Mojaro se terminera demain par une grande messe de clôture célébrée par Monseigneur Phirok en personne, l'aventure ne se terminera sans doute pas là pour la chorale tant remarquée. Elle a gagné largement le concours de chant, et remporté des aides en nourriture pour sa paroisse et en argent pour rénover l'église de sa localité. Mais bien plus, elle a attiré l'attention de tous. Déjà, Sa Majesté a exprimé le souhait d'entendre ce groupe au sujet duquel tout le monde lui disait déjà tant de bien, et si l’accueil royal est à la hauteur de celui du reste du peuple, sa réputation ne sera plus à faire nul part. On parle déjà de passer leur voix à la radio, par exemple, pour en faire profiter le plus grand nombre.

Dans tous les cas, prions pour que la chorale de Kafaru, et particulièrement sur le jeune Natmalor, sache nous montrer la voie vers d'avantage de lumière christique dans nos vies et nos cœur, et qu'ils trouvent eux aussi le bonheur dans ces nouvelles opportunités qui s'offrent à eux, mais ne se laissent pas appâter par l'envie, l’orgueil ou l'égoïsme, gardant toujours cette pureté d'âme qui, à n'en pas douter, participe indéniablement à la qualité de leur chant.

Posté : ven. sept. 18, 2015 9:21 am
par Alwine
[center]Le Chant des Vagues :[/center]

[right]Les informations du littoral, pour tout savoir sur la mer au Maok !
Édition du 24 février 2028.
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Une embuscade en mer et des pirates en déroute :

Il y a un peu plus de deux semaines, [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-15.html#p268074]dans notre édition du sept de ce mois[/url], nous vous rappelions la nouvelle patrouille bi-nationale mis en place par notre bon Royaume du Maok et la République d'Agorsa'a pour sécuriser la route maritime servant au commerce et au tourisme entre nos deux pays, en vous rapportant notamment le départ du Perle du Saint-Esprit, l'un des trois grands navires de notre flotte à l'heure actuelle, en attendant la livraison de notre dernière commande d'armement, et qui restera d'ailleurs sûrement longtemps un élément-clé de la flotte.

Hé bien, nous avons appris ce matin même que, pendant la semaine passée, à une date qui ne nous a pas encore été précisément communiquée, le Perle du Saint-Esprit, qui escortait un convois comportant un transporteur de nourriture et un vaisseau de tourisme au retour avec l'aide d'un patrouilleur d'Agorsa'a, a été pris à parti par trois vaisseaux pirates qui ont tenté de déjouer la garde des deux vaisseaux-gardiens pour s'en prendre, semble-t-il, au vaisseau touristique, dont il espérait probablement dépouillé les passagers, voir en enlever certains pour rançons et, certainement, se livrer à d'autres actes moins honorables et chrétiens encore, notamment sur les passagères.

Heureusement, grâce à la vigilance de la vigie du patrouilleur, nos vaisseaux purent rapidement être mis en alerte et, après un combat naval rapide mais intense dont nous vous transmettrons le compte-rendu complet dans un article spécial dès que nous aurons pu le reconstituer, les pirates furent mis en déroute, avec deux vaisseaux coulés par le puissant armement du Perle du Saint-Esprit. Les vaisseaux pirates, assez rudimentaires dans leur équipement et avant tout taillés pour la vitesse, n'ont guère pu faire face à la puissante frégate de guerre, appuyée par le patrouilleur d'Agorsa'a plus petit et moins armé, mais néanmoins très efficace et déterminé, nous a-t-on dit.

Après l'escarmouche, certains pirates ont été repêchés et mis sous bonne garde, avant que le convois ne reprenne sa route, les autres étant malheureusement déjà morts, des suites directes de l'attaque ou par noyade. Outre le devoir élémentaire de tout marin de porter secours aux hommes tombés à la mer après la bataille, qu'ils soient ou non dans son camp, nos officiers espèrent que leurs prisonniers pourront leur fournir des renseignements sur les endroits où les pirates se cachent, ainsi que sur ceux où ils ont l'habitude d'attaquer, renseignements qui, bien entendu, ne les dispenseront pas de payer leur dette en prison, mais aidera au salut de leur âme, assurément.

Quant au vaisseau pirate qui a réussi à s'enfuir, l'amirauté commune de la flotte bi-nationale nous a fait savoir qu'on ne l'avait pas poursuivit pour que le récit de la déconvenue des assaillants puisse se répandre parmi les pirates de la région, de façon à ce qu'ils comprennent que le temps où ils pouvaient attaquer les vaisseaux civils est révolu. À présent, une force bien armée et décidée à assurer la sécurité des personnes et des biens entre le Maok et l'Agorsa'a est en place, et vient de démontrer son efficacité. Espérons pour eux que les pirates sauront comprendre le message et se abandonneront leur vie de crime pour plutôt se tourner vers la lumière du Christ pour racheter leurs fautes et assurer le salut de leur âme.

En attendant, élevons nos prières pour remercier les courageux marins des deux pays qui veillent ainsi au grain, et demander au Seigneur de les protéger et de leur accorder la force, afin qu'eux aussi ils puissent protéger tous ceux qui choisiront le chemin de la mer.

Posté : lun. sept. 21, 2015 4:07 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition spéciale du 3 mars 2028.
[/right]

Une épidémie s'annonce en Alméra :

Un fléau bactériologique serait-il en gestation en Alméra ? C'est une chose en tous cas que les échos qui sont parvenus à la Couronne présentent clairement comme une éventualité, même si rien n'est encore sûr à l'heure actuelle. Visiblement, plusieurs pays d'Alméra, majoritairement dans les régions centrales et orientales, mais aussi dans un pays de l'extrême-ouest, ont été touché par une maladie appelée « coronavirus », qui semble particulièrement contagieuse, et aurait déjà fait une vingtaine de morts à travers le grand continent du nord.

Les pays touchés actuellement sont, à notre connaissance, la Fiémance, l'Azude, le Kirep, l'Oustrie, l'Hylè et la Menovie. L'information semble sûre puisque, outre des signaux d'alertes lancées par les pays concernés, la nouvelle nous a été confirmée par nos ambassadeurs dans plusieurs pays d'Alméra, dont le Thorval et le Viertenstein, qui l'un et l'autre ont déjà pris des mesures conservatoires affin d'éviter, dans toute la mesure du possible, la propagation de la maladie sur leur sol. Dame Aliane Mogar Dogmok, ambassadrice au Viertenstein et vétérante de la diplomatie maokorienne, a notamment rapporté avoir été directement prévenue par les autorités.

En conséquence de tout cela, la Couronne prend cette affaire très au sérieux et a annoncé une série de mesure. Bien qu'aucune relation directe ne soit établie avec les pays ciblés, il est fortement conseillée à tout maokorien qui, pour une raison ou une autre, devait tout de même se rendre dans un de ces endroits de post-poser son voyage jusqu'à ce que les conditions soient plus sûres. En ce qui concerne les autres destinations alméranes, ou directement reliées à un foyer infectieux, comme l'Aiglantine, la Couronne ne remet aucune interdiction, mais conseil simplement la prudence.

Ainsi toute personne qui devait se rendre au Thorval ou au Viertenstein est priée d'une part de prendre connaissance des mesures conservatoires qui la gêneront à l'entrée de ces pays, et dont le détail peut être trouvé en page cinq de ce présent journal, et d'autre part de respecter toutes les mesures sanitaires imposées à l'intérieur de ces pays si malgré tout elle veut poursuivre son voyage. Toute personne se rendant au Saint-Siège est priée de respecter les mesures d'hygiènes détaillées en page quatre du journal d'une part, et d'autre part, il lui est conseillé, surtout, de se cantonner le plus possible à la cité elle-même et ne surtout pas se rendre à la frontière ouest du pays, qui est commune avec l'Azude, un des pays touchés.

De plus, tout avion ou vaisseau arrivant au Maok se verra astreindre une quarantaine, dont la durée et les modalités pourront varier en fonction de plusieurs facteurs. L'ensemble de ces facteurs seront détaillés page sept, mais comprennent notamment le lieu d'où vient l'avion ou le vaisseau, ses dernières escales, sa nature ou encore le nombre de personnes transportées ou la durée du voyage. Que ces mesures ne soient pas vécues comme une punition mais bien comme un moyen d'être certain que les choses se passeront sainement au Maok.

Enfin, bien que les flux humains aux frontières terrestres soient réduits et aient surtout très peu de façon d'être en contact avec l'Alméra, les douaniers maokoriens se montreront particulièrement vigilant, et se réservent le droit, le cas échéant, de placer en quarantaine toute personne ou groupe de personnes qui semblera présenté un risque. La Couronne insiste enfin sur le fait qu'il ne s'agit là nullement d'un retour en arrière sur l'ouverture du Maok, mais seulement de saines mesures de conservation pour éviter tout risque d'épidémie. Rien ne se retrouve donc fermé, les choses seront seulement éventuellement un peu ralenties.

Quant à nous, nous ne pouvons que prier pour que ce fléau en germe n'éclose pas, et que, par la grâce et la miséricorde de Dieu, par l'amour de notre Seigneur Jésus-Christ, ces cris d'alarmes soient vains. Prions aussi pour les âmes de ceux qui ont succombé face à la maladie, et espérons qu'ils reposeront en paix au près du Père Céleste.

Posté : mar. sept. 22, 2015 4:53 am
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 4 mars 2028.
[/right]

Grandes prières contre la maladie :

Au lendemain de [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-15.html#p268755]l'annonce officielle dans la presse[/url] des débuts d'une possible épidémie en Alméra, de grands rassemblements pieux, avec pour vocation et pour but de grandes prières collectives, ce sont manifestés spontanément en de nombreux endroits du Royaume, profitant en partie du fait que le samedi le rythme du travail soit plus ou moins relâché dans toute une série de profession pour se manifester plus facilement et avec une plus grande amplitude qu'ils ne l'auraient sans doute fait le reste de la semaine.

Dans l'est aussi bien que dans l'ouest, au près des milieux plus ouverts et de ceux qui sont encore partisans d'un certain isolationnisme, bien que respectueux des volontés royales, il n'y a pas eu de discrimination, au contraire ! Devant une menace potentielle sur une si grande partie du genre humain et, pire encore, sur une bonne partie de la Chrétienté, qu'elle soit plus ou moins forte selon les pays, avec, comme pour mettre cela en exergue, des restrictions annoncées dans les voyages vers le Thorval ou le Viertenstein et même des conseils de prudence pour ceux qui voyagent jusqu'au Saint-Siège, tous les maokoriens se sont sentis touchés, et tous ont réagit.

Cette réaction s'est faite par ce qu'ils qualifient de « moyen le meilleur et le plus sûr d'aider tous ces pauvres gens », à savoir la prière. Nombreux sont ceux, sans doute, qui ont prié le Seigneur de sauver tous ces « pauvres gens » dans le secret de leur âme, dans leur chambre, comme nous y invitait le Christ, ou dans l'intimité de leur foyer, mais d'autres, dans les monastères et les villages, ont souhaité se rassembler et prier ensemble, manifester collectivement leur foi et leur espoir que le Seigneur ne laissera pas son troupeau être décimé par les sombres germes infectieux envoyés par le Malin, et prier ensemble pour ceux qui étaient tombés et tomberaient encore.

Un peu surpris par l'ampleur des démarches, l'Archevêque aussi bien que le Patriarche de Lokaroum nous ont pourtant fait savoir qu'ils ne désapprouvaient pas les démarches, au contraire. Ils ont tous les deux confirmés que demain, dimanche, où se tiennent bien entendu les messes les plus importantes et les plus rassembleuses de la semaine, les prêtres ne manqueraient pas de rappeler la situation à leurs fidèles et d'appeler à la prière collective après la messe. Même si nous n'avons pas eu de détails, il semble également acquis que beaucoup de cultes et sectes protestants feront de même, voir se montreront, comme souvent avec eux, plus démonstratifs.

La Couronne quant à elle nous a fait savoir qu'elle ne désapprouvait pas non plus, et même que Sa Majesté Ménélok IV et les siens avaient également priés pour ces mêmes causes, choisissant simplement de le faire dans l'intimité du palais. Rappelons que la prière solitaire, ou tout au plus en petit groupe, est une forme de prière recommandée dans la Bible, de la bouche de notre Seigneur Jésus lui-même. Si la prière collective est une belle chose, nul ne doit se sentir forcé d'y assister ou d'en rejoindre une, et nul ne doit être jugé s'il n'y participe pas. Comme l'a rappelé notre bon Archevêque, chacun est libre de prier selon ce que lui dicte son cœur, non seulement dans les mots qu'il met dans sa prière mais aussi dans la façon qu'il a de prié.

Dans tous les cas, cet élan spontané, partout dans le pays, par des groupes de toutes sensibilités, montre que le temps où le Maok ne se souciait pas du reste du monde est révolu. Même ceux qui voudraient qu'il interagisse moins avec ledit monde ne restent pas de marbre devant la menace de futurs morts en nombre, et préfèrent implorer la miséricorde du Très-Haut dès maintenant, des les premiers cas, plutôt que de voir leurs frères et sœurs en Christ des terres lointaines être menacés. Preuve, s'il en était besoin, que même les isolationnistes convaincus peuvent tenir le reste de l'humanité loin de leurs yeux, mais non pas loin de leurs cœurs.

Nous aussi, chers lecteurs, nous prierons pour le salut des almérans, et pour l'espoir que ces premiers germes de la maladie ne soient qu'une alerte sans lendemain et sans conséquences, et nous vous appelons tous à prier également, si cela vous semble juste, pour cette noble et belle cause, ainsi que pour l'âme de ceux que la maladie a emporté et emportera.

Posté : mer. sept. 23, 2015 12:34 am
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 7 mars 2028.
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Tensions judéo-musulmanes à l'international :

Alors qu'en Alméra une possible menace virale met les pays en alerte, ressert certains liens et déclenche des élans de prières populaires jusque dans notre beau Royaume de Maok, comme nous vous l'exposions [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-15.html#p268799]dans notre édition de samedi dernier[/url], prouvant que le christianisme est vecteur de solidarité et de compassion entre les hommes, les maokoriens et les maokoriennes de tout le pays priant pour le salut de leurs frères et sœurs humains, sans faire de distinction, dans leurs prières, entre disciples du Christ et malheureux encore plongés dans le paganisme, d'autres religions nous prouvent qu'elles n'apportent pas toutes le même amour dans le cœur.

En effet, après des violences entre les musulmans et les juifs en Sébaldie, ce pays du Jeekim qui a signé des accords avec le Maok, et où certains de nos compatriotes sont allés courageusement porté la voix du Christ, y compris dans ces provinces touchées par le désordre, et où, espèrent ceux de nos prêtres qui y sont parti, la parole de Jésus, s'ils ouvrent les oreilles pour l'entendre, permettra peut-être à ces malheureux de trouver une forme de paix, après ces violences, donc, il semblerait que certains pays arabes aient décidé d'instrumentaliser ces événements déjà regrettables en eux-mêmes pour se fendre d'une démonstration de force, et même d’agressivité.

C'est ainsi que l'Osmanistan, un pays du Barebjal voisin, situé environs à mis-chemin entre le Maok et le Nihongo, s'est fendu, par la voix de son Président s'exprimant dans la presse, de menaces qui n'avaient rien de voilées, à la fois contre les juifs en général et contre la Sébaldie en particulier. Monsieur Tayyip Feruh a ainsi affirmé que « Aucun juif ne doit vivre en paix au Barebjal » ou encore que « Les juifs ne doivent pas s’approprier des quartiers dans quelconque nation », osant ensuite prétendre vouloir « [stabiliser les] des relations entre juifs et musulmans dans le monde ».

Non content de s'inscrire dans le dialogue de haine qui semble, hélas, si cher à certains qui déforment le sens de l'Islam, ce même monsieur, qui, rappelons-le, est sensé être le Président de son pays soit, à l'imitation d'un Roi, le visage et le porte-parole de celui-ci, a également menacé clairement la Sébaldie de menaces non seulement diplomatiques mais également militaires ! Semblant croire que le monde arabe allait marcher derrière lui, il n'a pas hésité a avancer des chiffres extravagant, parlant notamment d'une énorme masse de supposés migrants venus de Sébaldie ou encore d'une visite « officieuse », et cela directement après ses menaces.

Bien entendu, les réactions ne se sont pas faits attendre, autant de la Tchoconalie, notre plus proche voisin du Barebjal, qui avait été impliquée dans l'article de presse où s'exprimait Monsieur Tayyip Feruh, qui a vivement dénié toute association avec cette histoire, que de la Sébaldie, qui a réagit fermement mais solidement, refusant d'entrer dans la spirale de la violence et des menaces, mais adoptant au contraire une réaction mesurée, invitant au dialogue tout en se montrant ferme. Ainsi, bien qu'ouvrant la porte à la discussion, le nouveau Premier Ministre de Sébaldie a clairement refusé de reculer devant les menaces, et même fait annoncer que tout objet volant venu d' Osmanistan serait abattu sans hésitation.

Alors que les réactions se font nombreuses dans le monde, la Couronne a refusé de commenter ce qu'elle considère toujours être une affaire un peu ridicule, du côté de l'Osmanistan au moins, entre deux pays souverains. Nul doute néanmoins qu'en cas de conflit, le Maok soutienne la Sébaldie, nation injustement agressée en l'occurrence, et de plus pays allié et chrétien. Nul doute non plus, parallèlement, que Sa Majesté ne puisse que souhaiter que le président de l'Osmanistan revienne à la raison et que cette affaire se résolve par des excuses et dans le calme, avec peut-être la révélation de certains troubles chez monsieur Tayyip Feruh...

Dans tous les cas, nous ne pourrons que prier pour que tout cela n'enflamme pas de nouvelles guerres de religions dans lesquels nos frères et sœurs en Christ risqueraient, une nouvelle fois, de se retrouver pris en tenaille par des haines qui ne sont pas les leurs. Prions donc le Seigneur pour qu'il apporte un peu de lumière, même au cœur des incroyants...

Posté : mer. sept. 23, 2015 6:34 am
par Alwine
[center]Maok Première :[/center]

[right]Radio officielle de la monarchie depuis 1967.
Programme du 8 mars 2028, 10h30.
[/right]

Et après ce joyeux chant de baptême interprété par la chorale du village de Mkarnouk, nous passons comme chaque jour à nos nouvelles de dix heures trente.

Nouvelles du monde :

*Pour commencer, nous parlerons de la crise religieuse qui se dessine potentiellement entre l'Osmanistan et la Sébaldie. Comme vous pouviez le lire dans les journaux hier...

[center][...][/center]
*Pour conclure sur une note positive, notons que nous avons reçu des échos voulant que la Principauté de Viertenstein envisage de mettre en place une Union Alémanique. Même si nous n'avons pas pu avoir accès aux informations officielles directement au près des autorités du Viertenstein, des informations nous sont parvenues à ce sujet venant d'Agorsa'a. Comme rapporté dans l'un des principaux titres de notre partenaire commercial du sud, le Simeonien libéré, il y a quelques jours, cette décision serait envisagée directement au Conseil Princier !

On sait qu'une idée d'une union ou du moins d'une réunion de pays de langue germanique avait déjà été lancé par certains intellectuels maokoriens il y a quelques temps, lors de l'entrée en contact, à peu de temps d'intervalle, avec l'Agorsa'a, certes majoritairement hellénophone mais sous protectorat du Viertenstein alémanique, et avec l'Aiglantine, dont l'une des langues officielles est une variation plus classique de l'allemand, le tout couplé avec une réactivation des liens entre le Royaume de Maok et la Principauté de Viertenstein.

Du coup, certains aujourd'hui s'interrogent. S'agirait-il d'un projet du même genre, mais à l'échelle plus « concentrée » de l'alémanique, subdivision de l'allemand longtemps vue comme régionale mais qui portant est parlée dans plusieurs endroits de par le monde, dont ici même, au Maok ? Ou bien le Viertenstein aurait-il une idée plus ciblée ? Dans tous les cas, des collaborations entre le Royaume et une telle structure, évoquée par nos collègues du Simeonien libéré, n'a visiblement pas encore été directement abordé avec la Couronne.

Plusieurs voix curieuses s'élèvent donc un peu partout dans le monde intellectuel, tandis que, il faut bien l'avouer, la question touche encore assez peu la plupart des gens. Néanmoins, de possibles partenariats autour de la langue et de la culture sont bel et bien envisageables, à l'heure où les pays se regroupent parfois selon cet angle, comme le font les pays adélophone par exemple. Le Maok finira-t-il par entrer dans une telle organisation ? Le débat reste ouvert, et nous en reparlerons plus en détail dans notre édition de l'après midi !

Nouvelles du Maok :

*Même si le phénomène s'est atténué, il ne disparaît pas. Ainsi, chaque jour, des gens continuent de se rassembler pour prier en faveur des malades d'Alméra, espérant que les germes de maladie envoyées par le Malin se dessécheront avant d'avoir germées. Si on ne voit plus tellement de grands rassemblements, les petits groupes de prières ont encore du succès, et on ne doute pas que nombre d'autres trouvent un moment pour en parler dans leurs prières quotidienne, ou ne prenne un temps spécifique pour implorer le Seigneur à ce sujet, en privé.

Les maokoriens sont certainement désireux de ne pas voir la maladie grandir et se répandre sur le monde, mais en-dehors de cela, il y a également un réel soucis d'unir leurs voix dans une même prière pour une cause universelle, la lutte contre les grandes infections, toutes ennemies de l'homme. Personne ne souhaite le retour des noires pestes qui, par les voyageurs et la vermine, pouvait décimer une bonne partie du monde.

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées. Nous vous laissons avec la chorale du village de Kafaru, qui a fait une sensation au Grand Rassemblement des Chorales du Maok Central à Mojaro, et qui a accepté de venir sur nos ondes pour chanter plusieurs cantiques. Puisse la pureté de leurs voix apporter de la lumière à tous ceux qui nous écoutent en cette belle matinée, et monter vers les Cieux pour témoigner de l'amour que tout le peuple du Maok porte au Seigneur.