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Posté : dim. août 09, 2015 7:17 pm
par Kim
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La tendance à la déforestation s'inverse

La période de transition économique a contribué à l’effondrement du secteur forestier et a eu un impact désastreux sur les forêts du Choson. Depuis la chute du régime communiste, l’abattage illégal, les incendies criminels, l’expansion des activités minières et la multiplication des troupeaux de bétail qui empiètent sur les forêts faisaient perdre chaque année 400 kilomètres carrés de forêt. Le Choson dispose aujourd'hui de 127 206 kilomètres carrés de forêt, soit prêt de 9% de son territoire. Mis en œuvre en 2025 par le gouvernement, et financé en partie par le commissariat sur l'environnement et le développement durable de l'OMD , le projet de lutte contre la déforestation a conféré aux communautés locales des pasteurs forestiers chargés de suivre, protéger et gérer les forêts. Résultat, le Choson n'a pas seulement inversé la tendance à la perte forestière, il peut se targuer de la régénération de ses zones forestières.

Les pasteurs forestiers reçoivent une formation en évaluation des ressources, en cartographie, en planification de la gestion, en prévention des incendies et en commercialisation des produits forestiers. Une fois qu'ils détiennent ces nouvelles connaissances, les pasteurs, en concertation avec la communauté, élaborent leurs propres plans de gestion des forêts en fonction des besoins et des objectifs spécifiques à leur communauté. De plus, le projet permet aux communautés rurales d'exploiter de nouvelles sources de revenus. Les groupes d'utilisateurs forestiers déblaient les arbres morts et vendent le bois ainsi obtenu pour le chauffage ou les travaux de construction. Ils vendent également des produits non ligneux, notamment des pignons et des baies, qui enrichissent le régime alimentaire des populations nomades.

Ainsi, l'impact de ce projet ne se limite pas à la seule régénération des forêts mais représente une solution dans la lutte contre la faim. « Les forêts et les arbres des exploitations agricoles sont une source directe de nourriture et de revenus en espèces. Ils fournissent à la fois des aliments de base et des aliments complémentaires. Pour renforcer ces avantages, le gouvernement et ses partenaires doivent accroître leurs investissements en faveur de la gestion forestière durable et de la réhabilitation des terres forestières dégradées » s'est exprimé le ministre de l'environnement et de l'aménagement du territoire, Park Chin-Ho.

Posté : jeu. sept. 03, 2015 12:11 pm
par Kim
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Le Choson trouve sa place sur l'échiquier touristique mondial

En matière de tourisme, le pays du vent et du ciel bleu tient toutes ses promesses et se hisse dans le top 10 des destinations privilégiées par les touristes, venant principalement des pays membres du pacte de Kanton mais pas que. A l'écart des circuits touristiques traditionnels, le Choson offre l'immensité de ses paysages et l'hospitalité de ses habitants. Terre sauvage à la nature intacte, riche en tradition et en culture, le Choson n'a pas encore été affecté par un tourisme de masse et reste une destination idéale pour les personnes à la recherche d'un voyage aventure et nature.

Bien que la capitale Cheongpul dispose d'un certain attrait touristique avec ses nombreux monuments, elle ne représente généralement qu'une étape dans le séjour des touristes qui lui préfèrent le road trip ou le trekking dans les steppes au contact des populations nomades. A pied, à cheval ou en 4*4, les tours-opérateurs proposent de plus en plus de circuits dans les différentes régions chosonnes. En règles générales, les touristes peuvent compter sur l'hospitalité et la gentillesse des populations nomades pour le gîte et le couvert.

Les autorités ont conscience que le tourisme joue un rôle clé dans la croissance économique et constitue une source de revenus importante pour les communautés locales. Cependant c'est un secteur qui souffre encore du manque d'infrastructures. Park Chin-Ho, le ministre de l'environnement et de l'aménagement du territoire, a fait part de sa volonté de développer les infrastructures liées au tourisme et de sensibiliser la population à l'importance du tourisme ainsi que de mettre en place une administration dévouée à la cause du tourisme.

Posté : mar. oct. 13, 2015 12:21 pm
par Kim
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Des centaines de manifestants à Cheongpul

C'est le 19 avril dernier, soit il y a presque un mois, qu'a eu lieu le meurtre de l'éleveur nomade dans un village reculé de la région de Dusan par des employés d'une société minière. C'est dans la nuit du 18 au 19 avril qu'un groupe d'éleveurs a tenté d'empêcher un convoi de camions de traverser ses pâturages pour rejoindre la mine d'étain. La confrontation a duré des heures sous les yeux de la police locale et c'est vers minuit, après l'avoir insulté que les conducteurs d'engins auraient foncé sur le pauvre malheureux, traînant son corps sur des centaines de mètres.

Au delà de l'acte en lui même, c'est également le silence des médias locaux sur l'affaire qui provoque la colère des éleveurs nomades. L'information s'est relayée sur internet et les réseaux sociaux, montrant notamment une vidéo où on entend les camionneurs déclarer que « la vie d'un éleveur qui pue ne leur coûterait pas plus de 400 dollars », et prend aujourd'hui une ampleur nationale. C'est d'ailleurs sur ces mêmes réseaux sociaux que s'est organisée le rassemblement des éleveurs nomades qui affluent de tout le pays sur la place Yeongung.

Cet événement est le déclencheur d'une crise bien plus profonde, les manifestants criant leur ras le bol contre les autorités en place. Les bienfaits d'une croissance économique importante ne sont pas équitablement répartis dans le pays et ne profitent qu'à une infime partie de la population aisée. La thérapie de choc menée par la coalition démocrate pour assurer la transition vers l'économie de marché a essoufflé la société, accroissant la corruption et les inégalités au sein de la population et particulièrement entre les populations urbaines et rurales.

Les manifestants réclament la protection de leur mode de vie face notamment au développement du secteur minier, mais également des politiques concrètes de lutte contre la pauvreté, la corruption, l'exclusion et une meilleure redistribution des richesses, notamment une hausse du salaire minimum aujourd'hui fixé à 100 $RAK mensuels alors même que le Choson est classé dans le top 5 du classement du PIB/hab au niveau mondial. Alors que les manifestants se rassemblent pacifiquement autours de la grande place de la capitale, on attend encore des centaines d'éleveurs dans les jours qui viennent.

Posté : mer. oct. 14, 2015 9:15 am
par Kim
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Violentes émeutes dans la nuit

Quatre personnes ont été tuées et 300 policiers blessés à Cheongpul dans les violentes manifestations survenues hier soir alors que des centaines d'éleveurs nomades s'étaient rassemblés sur la grande place pour réclamer plus de justice et d'égalité suite à l'assassinat de l'un des leur. Ce matin, le calme est revenu dans le centre ville, quadrillé par une importante présence policière. Il s'agit d'une première dans l'histoire de la jeune république.

Ce sont quelque 5 000 manifestants qui ont affronté la police anti-émeutes hier soir autour du siège du gouvernement, certains bâtiments de l'administration ayant été ravagé par le feu. Les manifestants, jetant des pierres sur les forces de l'ordre et les pompiers, ont débordé les forces de police qui ont répliqué en tirant des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour tenter de disperser la foule. Deux personnes seraient mortes par balle pendant la manifestation, selon l'hôpital où elles sont décédées. Aucune précision n'est avancée sur la mort des deux autres personnes.

Le président de la république a décrété l'état d'urgence ce matin peu après minuit alors que les violences venaient d'éclater. Le communiqué de la présidence précise également la mise en place d'un couvre-feu à partir de 22h et qu'aucun rassemblement public n'est autorisé. Bae Dong Chul a également lancé un appel au calme, promettant que le gouvernement avait entendu les plaintes de son peuple et qu'il prendrait rapidement les mesures qui s'imposent. Une réunion extraordinaire est prévue en fin de matinée et devrait rassembler l'ensemble des ministres pour trouver des réponses à la crise.

Posté : jeu. oct. 15, 2015 10:08 am
par Kim
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Les premières conséquences des émeutes

Le centre ville de la capitale panse ses plaies après les violentes émeutes des derniers jours. Si les éleveurs nomades se sont maintenant dispersés, ne pouvant abandonner leurs troupeaux trop longtemps, la colère n'est pas encore retombée et il reste à craindre que de nouveaux mouvements de contestations voient le jour. Les forces de police ont été renforcée par des éléments de l'armée de terre afin d'assurer la sécurité et faire respecter le couvre feu et l'interdiction de rassemblement. Le gouvernement a entendu les craintes émises par certains grands groupes industriels présents au Choson, notamment wapongais, et a également fait renforcer la sécurité devant leurs sièges sociaux et devant leurs sites de production et d'exploitation où les tensions restent vives avec les nomades.

Au delà de l'aspect sécuritaire, le gouvernement a déjà présenté une série de mesures en réponse à la crise qui ne touche pas uniquement le monde des éleveurs. La mesure principale concerne la hausse du salaire minimum, afin de lutter contre la pauvreté et la précarisation, qui va passer de 100 à 128 $RAK soit une hausse de 28 %, ce qui devrait entraîner une hausse du salaire moyen. Le ministre de l'économie, des finances et du travail, monsieur Jeon Jung Wan, a appelé les grandes entreprises nationales et étrangères présentes au Choson à faire leur possible pour aider leur secteur à absorber les coûts supplémentaires de main d'oeuvre, qui restera cependant l'une des moins chère au monde. Le ministre prévoit d'organiser une réunion avec les différents groupes afin que toutes les parties travaillent ensemble afin d'assurer que l'industrie reste économiquement viable et demande « aux entreprises de jouer leur rôle, nous avons reçu des signes encourageants selon lesquels les acheteurs honoreront leurs engagements. Les entreprises peuvent répondre à la hausse des salaires en augmentant l'efficacité, via des mesures allant d'une meilleure organisation du travail à la réalisation d'économie d'énergie. Les prévisions font état d'une future croissance de la productivité dans de nombreux secteurs comme le textile ou l'agroalimentaire, ce qui autoriserait en principe les entreprises à augmenter le salaire moyen sans risquer une érosion de leur marge. »

Enfin, dernier rebondissement attendu après les violences qui ont coûté la vie à cinq personnes et blessé des centaines de personnes, le ministre de la justice et de la police Kim Jin Kyung a présenté sa démission à sa sortie du conseil exceptionnel des ministres. C'est encore une première dans l'histoire de notre toute jeune république et le parlement devrait se réunir dans les jours à venir pour procéder à l'élection d'un nouveau ministre. On ne connaît pas encore à l'heure actuelle le nom du candidat qui sera proposé au vote par le président de la république mais il semblerait qu'il s'agisse d'un proche de madame Son So Youn, ministre des affaires étrangères.

Posté : mar. oct. 20, 2015 3:59 pm
par Kim
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Nouvelle ministre, nouvelles mesures

Le parlement s'est réuni ce jour afin de procéder à l'élection du nouveau ministre de la justice et de la police suite à la démission de Kim Jin Kyung. Directrice du bureau général des affaires étrangères de la police nationale, notamment chargé de la coopération policière avec les nations membres du pacte de Kanton, la candidate Gyeon Jin Ok a été élue à une très large majorité. Diplômée en droit international de la prestigieuse université de Seongdae, la nouvelle ministre qui débute dans la vie politique est une intime de la ministre des affaires étrangères Son So Youn et la seconde femme de l'histoire du Choson a occuper le fauteuil de ministre.

Lors de sa conférence de presse, la ministre s'est engagée à stabiliser l'environnement juridique actuel et à renforcer les mesures anti-corruption. Madame Gyeon a également présenté son principal projet de ce début de mandat qui consiste à mettre à disposition des citoyens un système multifonction d'identification électronique, basé sur une solution biométrique. Ces cartes biométriques joueront un rôle vital dans la sécurisation de l'identité de chaque citoyen choson. Les données personnelles et biométriques de la population contenues dans les cartes seront enregistrées dans une banque de données centrale. Ces détails seront ensuite intégrés à la carte, pour permettre la reconnaissance et la protection efficace de l'identité ainsi que pour favoriser la surveillance et le contrôle de la circulation des marchandises et des personnes aux frontières. Les différentes fonctionnalités de sécurité de la carte permettront de réduire significativement les risques de fraude.

L'accent est actuellement mis sur la protection et la sécurité des individus, mais de nombreuses autres applications pourraient être étudiées à l'avenir. La carte biométrique pourrait être utilisée pour les élections ou pour moderniser le système de santé. Ainsi, cela permettrait de garantir la transparence et la crédibilité des élections ou, dans le domaine de la santé, d'assurer un suivi des dépenses et des indemnisations, de réduire la fraude, de créer un registre médical facilitant le suivi ou encore de réduire les coûts administratifs.

Posté : dim. avr. 10, 2016 6:10 pm
par Kim
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La fragile coalition démocrate

Il y a presque quatre ans maintenant, l'Union Démocratique du Choson a connu un très large succès lors des dernières élections législatives du pays obtenant la majorité absolue et offrant le siège de président de la république à son meneur Bae Dong Chul. Pourtant aujourd'hui, à l'approche de nouvelles élections législatives qui se dérouleront dans quelques mois, la coalition démocratique est agitée par des luttes intestines et se retrouve paralysée au bord de l'éclatement. L'UDC est notamment divisée par une lutte de clans entre d'un côté le camps du président sortant qui défend un bilan mitigé et le camps du candidat Ham Eun-Sung, qui bénéficie du soutien affiché de la charismatique ministre Son So Youn qui fait l'unanimité dans les différents sondages d'opinion.

Les émeutes qui ont secoué le pays l'année dernière provoquant la démission du ministre de la justice et de la police ont enfermé le gouvernement de Bae Dong Chul dans un immobilisme dont la principale conséquence est aujourd'hui un large rejet de sa politique par l'opinion publique. Même s'ils gardent encore leur confiance dans la coalition démocratique, du moins envers certaines personnalités comme Son So Youn et ses plus proches, les chosons ont le sentiment qu'elle n'a apporté ni la stabilité ni le progrès économiques annoncés. Si le pays n'a cessé de se développer, affichant une forte croissance ces dernières années, les résultats visibles ne sont pas tous satisfaisants : le visage de la capitale a été transformé par la construction de tours, d'hôtels de luxe, de centres commerciaux et de confortables immeubles d'habitation pour une classe riche qui s'est constituée depuis peu.

Mais cette croissance ne profite qu'à environ 10% de la population alors qu'un tiers des chosons vit dans la pauvreté malgré un PIB par habitant parmi les plus élevés au monde. Certes, cette pauvreté ne date pas d'aujourd'hui. A l'époque communiste, les nomades avaient été obligés de se sédentariser dans les différentes villes du pays où le taux de chômage était déjà élevé. Des bidonvilles ont été construits à la hâte où se concentre une majorité de la population du pays. Faute d'emploi, une grande partie de ces nomades a été réduite à la mendicité. Aujourd'hui encore, la banlieue de Cheongpul abrite une majorité de jeunes chômeurs pauvres et frustrés, dont l'amertume s'exprime souvent par la violence. Ces jeunes révoltés sont sans doute instrumentalisés par certaines forces politiques, mais ils n'étaient pas seuls. Des gens plus âgés et de meilleures conditions ont également manifestés leur colère contre les représentants en place.

Un vote interne à l'Union Démocratique du Choson aura prochainement lieu afin de désigner la tête de liste des futures élections législatives et donc le candidat naturel au poste de président de la république. Le duo Son/Ham qui défend notamment le développement de la production alimentaire nationale et des sources locales d'énergie pour favoriser une croissance soutenue, l'augmentation du pouvoir d'achat et le maintien de la stabilité sociale grâce à la création d'emplois, arrive aujourd'hui en tête des sondages d'opinion des sympathisants démocrates et pourrait s'imposer comme le futur duo de l'exécutif en cas de victoire aux législatives.

Posté : jeu. avr. 14, 2016 9:05 am
par Kim
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Campagne électorale sur fond de crise sociale : entretien avec la ministre Son So Youn

Alors que les élections législatives se dérouleront dans moins de six mois, le pays est toujours agité par une profonde crise sociale malgré une forte croissance économique : chômage, inégalité, pauvreté... Le parti majoritaire au pouvoir, la coalition démocrate, est pointé du doigt pour son immobilisme mais paradoxalement c'est une personnalité du gouvernement et proche du parti démocrate qui fait la quasi-unanimité dans les sondages de popularité. Madame Son So Youn n'est pas candidate à l'élection législative mais a apporté publiquement son soutien au candidat Ham Eun-Sung, pour la primaire démocrate qui désignera la tête de liste de la coalition, face au président sortant Bae Dong Chul. Entretien avec Son So Youn qui nous livre sa vision de la situation globale au Choson.

Comment expliquez vous la crise sociale qui agite le Choson ?

Le Choson fait partie des anciens pays socialistes et a connu une transition pacifique vers le marché et le capitalisme. Les chosons n’ont pas seulement fait une transition économique mais aussi politique. Je dirais que c’est la principale caractéristique. La première phase de la transition vers la démocratie fut un succès. Elle servit de fondement a la transition économique. Cette dernière fut cependant plus difficile. Elle s’est fondée sur un processus de privatisations progressif. Dans un premier temps, le bétail a été privatisé, puis les appartements, les services et finalement les secteurs économiques importants tels que les mines ou encore l’industrie. Le processus de privatisation fut globalement réussi. Cependant, nous avons également fait des erreurs. Selon moi, nous avons trop libéralisé l’économie sans que le gouvernement n’exerce aucun contrôle, sans qu’une réelle politique soit mise en œuvre pour guider ce processus délicat. Le plus grand problème que cela a engendré est l’apparition de grandes différences sociales entre les riches et les pauvres. Si nous avions mis en place une transition plus encadrée, peut-être que nous aurions pu nous prémunir contre cette croissance des inégalités. Aujourd’hui, seuls 5 a 10 % de la population est riche. La classe moyenne n’est pas assez développée et beaucoup de personnes sont pauvres. Ce type de différences sociales, nous ne l’avions jamais connu auparavant, y compris pendant le socialisme. Maintenant, cela a une très grande influence sur la vie politique chosonne. Les chosons n’aiment pas ça, ils n’avaient jamais espéré ce type de société. Auparavant, nous avions l’habitude de vivre ensemble. Mais aujourd’hui, les gens le voient et le disent. Si vous travaillez dur, dans une économie libérale, vous pouvez devenir riche. Mais aujourd’hui, la plupart des riches ont utilisé leur pouvoir politique pour s’enrichir encore plus. Aujourd’hui tout le monde sait ça. Les gens voient que ceux qui sont au pouvoir utilisent leur position pour leurs propres intérets et pour leur enrichissement personnel. Cela explique pourquoi la société n’est pas heureuse et c’est notre principale erreur.

Pourquoi les chosons ont-ils pris la décision de faire une transition sans régulation ?

Il y a beaucoup de raisons bien sur, mais la principale, c’est que les chosons ne savaient pas. Nous n’avions aucune expérience pour faire ce type de transition vers l’économie de marché et pour passer de l’autoritarisme a la démocratie. A l’époque, nous ne connaissions pas les autres modèles sociaux, les avantages de chacun d’entre eux. C’est pourquoi nous avons fait une transition libérale, trop libérale sans doute. Nous nous sommes contentés de dire « libre commerce, privatisations et tout doit être libre ». La priorité était de construire une démocratie libérale car chacun, y compris pendant le socialisme, aimait la liberté, pas seulement la liberté politique mais aussi la liberté économique. L’économie libérale était donc très populaire a l’époque.

Y a-t-il une nostalgie du socialisme au Choson ?

Maintenant qu’il y a de grandes inégalités sociales, certains sont nostalgiques. C’est pourquoi je suis inquiète. Il nous faut protéger la société que nous avons mise en place de ce type de fractures sociales. Nous devons avoir une politique qui dise clairement où nous allons, quel type de société nous voulons construire. Tout le monde doit savoir où nous allons. L’État doit travailler pour les gens, l’éducation doit y être gratuite, les soins également et tout doit être fait pour que la société soit fondée sur la classe moyenne. Il nous faut de la stabilité, une ligne directrice qui guide notre action. Ce manque de stabilité est l’un des principaux problèmes du Choson actuellement.

Et comment expliquer les succès de la transition chosonne ?

Ce succès est lié a la mentalité des chosons. Les nomades n’aiment pas qu’on les gouverne, qu’on leur impose quelque chose ou qu’on leur donne des ordres. C’est encore vrai aujourd’hui. Si vous regardez la période socialiste, les communistes n’ont jamais pu réellement contrôler les chosons. Les nomades restaient libres, assis sur leurs chevaux au milieu de la steppe. Le contrôle du parti s’exerçait simplement sur les gens qui habitaient en ville. Cela fait des siècles que nous vivons comme un peuple nomade, au plus près de la nature. Cela nous a appris a survivre a tous les types de conditions. C’est sans doute ce qui nous a également permis de survivre au communisme. Maintenant, nous avons mis en place un système ouvert. Le plus important, c’est la liberté des gens, des gens libres dans une société libre peuvent survivre. Le peuple nomade est un peuple libre, c’est ce qui fait que la démocratie est acceptable chez nous.

Aujourd’hui, êtes-vous satisfaite de l’évolution de la démocratie au Choson ?

Ce qui nous manque, c’est le concept de responsabilité des individus. Pour le moment, nous avons une liberté sans responsabilité. Or sans responsabilité, il est difficile de mettre en œuvre une démocratie qui soit réellement efficace. Cela veut dire que vous ne pouvez pas faire exactement ce que vous voulez, qu’il faut des limites. Lorsque je regarde les gens qui viennent me voir, y compris les jeunes qui ont étudié a l’étranger, qui sont diplômés, ils n’ont plus rien de nomade dans leur vie quotidienne mais pourtant leur mentalité reste la même. Parfois je dis que l’économie est détruite par les économistes. Ceux qui prévoient que le fonctionnement du marché réglera tout, qu’il faut tout libéraliser ne se rendent pas compte que pour qu’on puisse le faire, il faut qu’on développe un individualisme responsable sinon c’est la catastrophe.

Êtes-vous optimistes pour l’avenir ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la démocratie n’est pas une chose figée, c’est un processus. C’est pourquoi cela demande du temps. Le problème auquel on fait face est un problème de croissance car tout est neuf pour nous. Je pense que cela va encore prendre du temps. Nous n’avons pas encore construit la démocratie, c’est encore trop tôt. Pour cela, un changement de génération est nécessaire car toutes les élites actuelles ont grandi et ont été façonnées pendant la période socialiste. Ce sont les prochaines générations qui prendront le relais et qui devront mettre en place un vrai système démocratique. Nous devons miser sur notre jeunesse.

Posté : mar. avr. 19, 2016 3:01 pm
par Kim
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Vote par vérification biométrique, une technologie d'avenir

L’utilisation des technologies de l’information pour le vote et l’inscription des électeurs, s’insère dans un contexte global de relance du processus démocratique, notamment auprès des jeunes votants, des nomades ou des nationaux résidant à l’étranger. Le vote par internet aux élections tente ainsi de répondre à plusieurs objectifs : recul de l’abstention, modernisation de l’organisation des opérations de vote, amélioration de la fiabilité des décomptes, baisse du coût des opérations, accès des populations nomades. Le Choson utilisera pour la première fois le vote par internet dans un scrutin national aux prochaines législatives. L’accès à internet s'est considérablement développé dans le pays afin de répondre à diverses problématiques posées par le mode de vie nomade comme l'accès aux études via le e-learning. Dans ce contexte, l’e-vote ne constitue qu’une étape supplémentaire.

Le vote par vérification biométrique est une révolution parmi les systèmes de vote électroniques existants. Grâce à un modèle informatique développé en amont et des plateformes matérielles performantes (terminal de vote, etc.), il est désormais possible d’employer ce système pour effectuer en toute sécurité son devoir électoral, tout en réduisant à quasiment zéro le risque de fraudes. Le vote par vérification biométrique à grande échelle a été déployé avec succès pour garantir des élections justes et transparentes. Le vote par vérification biométrique d’un électeur consiste à comparer les informations biographiques avec les informations inscrites sur la liste électorale. Grâce à un terminal de vote robuste développé spécifiquement dans le cadre des élections gouvernementales qui a pour objectif l’identification automatique de l’empreinte digitale et d'une photo numérique, la solution de vote par vérification biométrique s’impose comme une solution d’avenir dans le monde des élections.

En amont, il faut effectuer l’enregistrement biométrique des électeurs qui comprend une photo du visage et les empreintes digitales des 10 doigts de chaque électeur. A la fin de chaque journée d’enregistrement, les données collectées sont envoyées vers le système central pour effectuer toutes les vérifications. Les empreintes digitales étant propres à chaque individu et étant directement enregistrées dans une base de données (une empreinte = une personne = un vote), le risque de fraude est quasiment nul avec le système de vérification biométrique. L’identification des électeurs est requise à deux phases du processus électoral : lors de l’inscription des électeurs, où il faut établir leur admissibilité au vote et au moment du scrutin, pour vérifier que la personne qui vote satisfait à toutes les conditions requises (authentification). Les électeurs ne possédant pas de lecteur d'empreintes digitales sur leur ordinateur personnel ou leur téléphone mobile pourront se rendre dans l'un des nombreux édifices publics ou privés offrant des points d’accès gratuit à internet.

Bien que cette technologie ne soit pas nouvelle, les méthodes électroniques d’enregistrement et de reconnaissance des empreintes digitales ont considérablement progressé durant la dernière décennie. Aujourd’hui, l’identification peut être accomplie en quelques secondes avec une précision raisonnable. L’utilisation de systèmes d’identification automatisée des empreintes digitales qui enregistrent les empreintes digitales, les stockent, effectuent des recherches, repèrent des correspondances et identifient est donc en extension rapide. Un tel système peut être intégré à une suite d’applications exploitées de concert pour constituer un système complet d’identification de la paume et des empreintes digitales. Les technologies utilisées pour le scrutin et pour le dépouillement sont intimement liées, puisque la plupart des machines de vote disposent d’un processus électronique de dénombrement des suffrages, en plus d’enregistrer le vote d’un individu. Le problème le plus sérieux lié à l’utilisation des machines de vote pour le dépouillement est l’absence d’un journal ou d’une piste imprimée permettant un recomptage fiable en cas de problème comme une panne ou des soupçons de fraude durant le dépouillement.

Posté : mer. avr. 27, 2016 9:35 am
par Kim
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Reportage choc : Prostitution, trafic de femmes et d'enfants

On estime que le trafic des êtres humains touche chaque année plusieurs centaines de personnes, principalement des femmes et des enfants dont un tiers environ sont transportés hors des frontières. Jusqu'ici, le trafic était principalement associé au commerce illicite de produits, à savoir la contrebande, le plus souvent des drogues. Cependant, au cours des dernières années, ce commerce s'est considérablement développé et inclut désormais le trafic des êtres humains, principalement des femmes et des enfants. Recrutées par tromperie, ces personnes se retrouvent rapidement prisonnières d'un réseau d'exploitation et sont entraînées dans le processus de la traite, activité qui rapporte plusieurs milliards de dollars, revenus supérieurs à ceux générés par le commerce de la drogue.

Il s'agit le plus souvent de jeunes femmes mineures issues de familles pauvres, à qui on a promis une vie meilleure pour elles et leur famille. Certaines se sont vues offrir un emploi ou la possibilité de faire des études, d'autres ont été kidnappées ou vendues par des amis ou par des membres de la famille dans le but de gagner de l'argent. Souvent, les trafiquants font appel à des personnes locales dans une communauté ou un village pour repérer les jeunes filles et les enfants et cibler les familles pauvres et vulnérables. Parfois, les membres de la famille vendent leurs enfants à des intermédiaires ou à des trafiquants, pensant à tort que leurs enfants auront un emploi lucratif ou feront des études et que, par respect pour eux, ils feront ce qui leur est demandé. Mais, la plupart du temps, ces enfants finissent dans une maison close ou dans d'autres lieux où ils sont forcés de se prostituer.

L'un des problèmes réside dans le fait que personne ne veut témoigner contre les agents ou les gangs impliqués dans le trafic. Étant donné qu'il n'existe pas de programmes de protection de témoins dans ce domaine, la crainte de représailles est un facteur dissuasif. Peu d'affaires donnent donc lieu à une condamnation. Le Choson demeure l'un des principaux pays pourvoyeurs, de destination et de transit pour le trafic des femmes et des enfants. Bien qu'une législation existe contre le trafic des êtres humains, il y a peu d'enquêtes et de condamnations. Il a été reconnu, avec preuves à l'appui, que la police, souvent complice, acceptant des pots-de-vin de la part des tenancières de maisons closes et préférant fermer les yeux, a entravé le succès des efforts menés pour éliminer l'exploitation des femmes et des enfants.

Dans le cadre de notre enquête entreprise pour la réalisation de notre livre sur les enfants des rues nous avons visité une maison close où nous avons passé deux jours avec la tenancière et ses filles. Pendant les allées et venues des clients, la maquerelle a expliqué librement les détails de l'opération. "Un agent me présente les filles. Une jeune fille vierge me coûte entre 350 et 400 $RAK et les autres entre 150 et 170 $RAK. Lorsqu'un client demande une vierge, nous lui réservons une chambre d'hôtel où il pourra passer une semaine avec la jeune fille. Cela me rapporte entre 300 et 400 $RAK", a-t-elle expliqué. "Mes filles sont heureuses de vivre ici. Nous vivons comme une famille. Je leur assure un toit et un travail, et elles gagnent de l'argent pour plus tard. Elles sont originaires de villages pauvres ; en somme, nous nous aidons mutuellement."

Lors d'une autre occasion, nous avons interviewé une jeune chosonne de 16 ans qui venait d'être libérée d'une maison close située près de Cheongpul. Elle parlait d'une voix douce, presque inaudible. La terreur qu'elle avait éprouvée se révélait dans ses yeux. "J'ai été trompée par une amie de mon village", a-t-elle expliqué. Deux semaines plus tôt, elle avait été abordée par une fille de son village plus âgée qu'elle lui disant qu'elle connaissait un restaurant où elle pourrait travailler pour aider sa famille. "Mon amie m'a emmenée dans un restaurant wapongais en dehors de la ville où nous avons rencontré la femme du patron. Elle nous a dit qu'ils avaient besoin d'une employée dans un autre restaurant pas très loin d'ici. Lorsque nous sommes arrivées, j'ai tout de suite vu que cet établissement n'était pas un restaurant. On m'a emmenée dans une petite pièce et on m'a dit d'attendre. Mon amie m'a dit de ne pas m'inquiéter et elle est partie. Peu de temps après, une femme est venue et m'a dit qu'il n'y avait pas de travail pour moi dans le restaurant mais qu'on m'avait trouvé un autre emploi, ajoutant que je ne pouvais pas partir et que je devais désormais rester dans ce lieu. C'est alors que j'ai compris qu'on m'avait trompée. Une femme a introduit un homme dans la pièce. Elle m'a dit que je serais battue si je ne faisais pas ce qu'on me demandait."

Sa mère, ne sachant pas où elle était, s'est adressée à un ami policier. Après deux semaines de recherches dans les bordels des environs, il a fini par la retrouver. Il a fallu que le policier insiste pour que la patronne la laisse partir. La jeune femme a eu de la chance d'avoir survécu à cette rude épreuve. Une organisation non gouvernementale locale l'a envoyée dans un centre d'enfants. Puis elle a été prise en charge par une autre association qui aide les jeunes filles qui ont été victimes du commerce sexuel. "Nous ne pensions pas qu'elle était prête à rentrer chez elle. Elle avait besoin d'une aide psychologique importante, comme c'est le cas de la plupart des prostituées rescapées. C'est un traumatisme avec lequel elle devra vivre pendant très longtemps", a commenté une assistante sociale de l'organisation.

On estime que [url=http://www.simpolitique.com/post261866.html#p261866]5000 enfants mendient dans les rues de Cheongpul[/url]. Un grand nombre d'entre eux errent dans les quartiers des bars de la ville, vendant des fleurs, des chewing-gums, des bonbons et du sexe. À plusieurs occasions, nous avons rencontrés dans un des quartiers des bars des jeunes chosonnes. L'une d'elles, une petite fille de 11 ans, a dit qu'à plusieurs reprises des hommes étrangers qui se trouvaient dans les bars où elle vendait des fleurs voulaient coucher avec elle, mais qu'elle avait refusé et qu'elle était partie en courant. Elle a dit qu'elle et sa soeur devaient vendre toutes les fleurs et rentrer à la maison avec la somme d'argent correspondant sinon elles étaient battues. Souvent, elles subissaient des pressions des policiers pour qu'elles leur remettent une partie de leur argent sous peine d'être arrêtées.

La pauvreté continue d'être l'une des causes fondamentales de la prostitution des femmes et des enfants. Au Choson, près d'une personne sur quatre vit avec moins d'un dollar par jour. Pour sortir du cercle de la pauvreté, ces personnes sont entraînées dans des situations catastrophiques et exploitées à des fins commerciales par des intermédiaires et des agents. Le Choson reste l'une des destinations les plus en vogue pour les touristes sexuels étrangers.