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Posté : mar. mars 25, 2014 5:00 pm
par Arios
Vivant Lepiot : Il va sans dire que la partie en rouge concerne l'ancienne version, supprimée :

[quote]Les pays signataires ont le devoir de soutenir toute entreprise coloniale dans le respect des autochtones, afin que les pays latins puis l'Alméra retrouvent leur légitime ascendant sur la foule des peuples, nécessaire à la sécurité des nations alméranes et à la fin des guerres et pressions insupportables mettant en danger nos pays.[/quote]

Sa formulation et les idées véhiculées étaient bien trop violentes, et injustes.
Le Thorval est-il également opposé à la nouvelle version ?

Est-ce que Monsieur Carlos verrait le moyen de nous entendre à trois, en modifiant ce point ?

Posté : mar. mars 25, 2014 6:14 pm
par Zaldora
Anders Magnussen : Effectivement, nous sommes aussi opposés à la nouvelle. Nous ne tenons pas à vous importuner, vous sembliez, avant mon arrivée, avoir convenu d'une version à votre convenance. S'entendre me parait difficile sur ce point, hélas. Nous continuerons toutefois à considérer la Fiémance et le Valacida, qui sont des partenaires naturels. Sachez que nos ambitions sont grandes. Nous pensons être en mesure de convaincre le Schlessien de revenir vers un mode de vie traditionnel.

Posté : mar. mars 25, 2014 6:42 pm
par Arios
Vivant Lepiot : D'accord. Si vous parvenez à vos fins dans cette entreprise, alors nous vous devrons tous une fière chandelle.
C'est à dire que le point du protocole vise à ne pas condamner le colonialisme. Mais la Fiémance n'a pas pour habitude de mener des conquêtes coloniales, et les associations existantes avec la Cécopie et d'autres micro-territoires relèvent toujours de tractations diplomatiques lorsqu'elles se créent.
Nous ne sommes pas opposés à retirer ce point des perspectives, dont la version originale est née sous la menace de l'URCM, aujourd'hui moindre, comme un contre-modèle.
Nous pouvons retirer ce point du protocole, il ne s'agira alors plus de condamner ou de ne pas condamner, finalement le traité ne porte pas sur le colonialisme.
Mais je comprendrais parfaitement que le Thorval se juge plus utile en dehors de telles alliances.

Posté : mar. mars 25, 2014 7:51 pm
par Zaldora
Anders Magnussen : Oui, il y a de cela également. Notamment en raison de nos objectifs vis-à-vis du Schlessien. Nous craignons que notre entrée au sein d'une alliance rivale ne l'indispose et qu'il ne daigne plus nous écouter. Nous devons éviter qu'il se braque, c'est la base de notre réussite à moyen terme. Je vous remercie. Avant de partir, permettez-moi de vous infirmer que le Conseil discute, en ce moment même, de la possibilité de dispenser les bateaux fiémançais de taxes portuaires dans les ports thorvaliens. Est également évoquer la question des droits de douanes qui, au vu de votre économie, ne sont plus réellement justifiés. Nous vous recontacterons le moment venu.

Posté : mar. mars 25, 2014 8:15 pm
par Jacinto
Juan Carlos : N'y a-t-il donc aucun moyen de vous convaincre ? Votre décision est-elle irrévocable ?
Ce qui m'inquiète le plus c'est le motif de votre réticence. "Nous devons éviter qu'il se braque".
J'ai bien peur que nous ayons là une illustration même du début de mainmise du Saint-Empire sur l'Alméra catholique, et notamment sur le Thorval.
La question ne devrait pas être "cela va-t-il plaire au Saint-Empire ?" mais plutôt "cela profiterait-il au Thorval d'intégrer le protocole ?".
Or, j'ai le sentiment que vous ne vous êtes pas vraiment posé cette question. C'est ce qui m'attriste.
Je vous en prie, restez un peu et réfléchissez autour de cette table. J'imagine que vous n'êtes pas pressé.


HRP : Arios, soit tu dis Don Juan Carlos, soit Juan Carlos (prénom), soit Don Juan Carlos de Grecia (nom complet), ou bien (même si ça ne se fait moins) Monsieur de Grecia. "Don" étant un titre honorifique, il convient d'avantage de le préférer à "Monsieur".
Monsieur Carlos, c'est le vendeur de tequila mexicain dans sa caravane verte et rouge dans les quartiers craignos de Paris ! :)

Posté : mar. mars 25, 2014 8:47 pm
par Zaldora
Anders Magnussen : Oh non, croyez-moi, si l'Empire avait une quelconque forme d'emprise sur le Thorval, je ne serais pas ici avec vous. C'est plutôt nous qui pouvons avoir de l'influence sur lui...que le contraire. Nous devons être bon stratège car il est vraiment question de changer le Schlessien en profondeur. Et nous craignions qu'avec une intégration au Protocole, l'Empereur ne daigne plus entendre nos chuchotements. Le rêve d'un Schlessien traditionnel s'évanouirait. Vous comprenez ?

Posté : mar. mars 25, 2014 9:09 pm
par Jacinto
Juan Carlos : Mais... comment pourrait-il en savoir quelque chose ?
Le Schlessien ignore tout du protocole d'Alma. Il ne s'agit que d'une charte secrète, elle n’apparaît nulle part.
Ceci dit, je ne vais pas vous forcer la main, si vous ne consentez pas à cette alliance, c'est votre choix.
L'important est que vous soyez tenu au courant de ces objectifs qui sont ceux de la Fiémance et du Valacida.

Posté : mar. mars 25, 2014 9:41 pm
par Zaldora
Anders Magnussen : Nous avons récemment eu de très mauvaises surprises... et elles nous invitent à une extrême prudence. Comme expliqué, notre non-engagement ne signifie pas éloignement. Le Thorval sera une valeur ajoutée hors protocole.

Le représentant semblait quelque peu paranoïaque, depuis que l'on soupçonnait une taupe au profit du Schlessien, infiltrée dans la Cour...

Posté : mer. mars 26, 2014 9:58 am
par Arios
Vivant Lepiot : Nous comprenons, et vous remercions néanmoins du déplacement.
Je transmettrai à mon gouvernement les possibles évolutions de nos tarifs, qui concernent principalement le Qabar. Nous vous en serons reconnaissants. Et si jamais l'approvisionnement intérieur de la Fiémance s'améliorait en produits de la mer, ne doutez pas que nous continuerons d'honorer notre alliance, pour la simple raison que les Cécopiens sont très demandeurs.

Le premier ministre malgré lui se tourna vers Juan Carlos. Il avait un affreux doute. C'était bien Monsieur de Grecia, et non Monsieur Carlos comme il l'avait appelé tout à l'heure. Monsieur Carlos, c'est le responsable d'une sardinerie dans le nord du Valacida, qui coupe l'huile d'olive de ses boîtes avec celle des fritures de beignets de son restaurant mobile... Fallait-il lui donner du Don ? Tous les membres de l'hôtel ici appelaient "En Vivant Lopiot" le Premier Ministre, car la région hispanique où ils se trouvaient avait son équivalent, "En", au "Don" castillan. Vivant n'était pas un fanatique, il appartenait à une branche modérée de la chorocratie, neutre, il décidait de faire désormais le choix du "Don" à la place du Monsieur pour terminer la rencontre.

Je ne doute pas que Don Juan Carlos de Grecia comprendra également les motivations, et la nécessité du choix, de Sa Majesté Annabelle II.