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Posté : dim. avr. 29, 2018 1:50 am
par Steve
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(25 décembre 2035)
[justify][ve]CONSTRUCTION EN SANTÉ| Chantiers dès mars prochain!
C'est Noël. Et tandis que les millions de Deserans sont en famille à fêter la naissance du Christ, la ministre de la Santé et des services sociaux en a profité pour faire une annonce concernant certaines des promesses phare du gouvernement démocrate en matière de santé. Accompagnée du gouverneur Jacobs, la ministre Erin McDonald a annoncé que l'appel d'offre concernant la construction d'établissements de santé en était rendu à la réalisation des projets avec deux firmes distinctes. Pour rappel, le gouvernement démocrate avait promis la construction de 6 cliniques hospitalières, 10 cliniques médicales, 9 centre de services communautaires et sociaux (CSCS) et d'un hôpital. Ce dernier avait été annoncé pour la région de l'Esperanza. Le gouvernement démocrate a annoncé cet avant-midi, devant plusieurs journalistes réunis pour une «annonce importante», que les projets allaient aller de l'avant puisque le gouvernement s'est entendu avec Meditech Solutions et Atlas Construction. Meditech Solutions, une firme lianwaise, s'engage à construire cinq cliniques médicales et quatre centre de services communautaires et sociaux pour la somme de 55 millions de dollars. Deux cliniques médicales seront construite dans la région de l'Onegakawti, une dans la région de Lancaster, une dans la région de Dawson et une dans la région de Victoria. Quant aux CSCS, deux seront construites dans la région de Simons, une le sera dans la région de Sorey et l'autre le sera dans la région de l'Onegakawti. Selon l'entente avec Meditech Solutions, les cliniques médicales seront opérationnelles dès 2040 et les centre de services communautaires et sociaux le seront en 2039. Le Deseret déboursera 15 millions de dollars lors du prochain budget, et échelonnera sur cinq ans des paiements de 8 millions de dollars.
La ministre de la Santé et des services sociaux a également annoncé que la firme deserane Atlas Construction allait quant à elle construire deux cliniques hospitalières (Sorey et Ongher), trois cliniques médicales (deux dans Jefferson et une dans Navajo) et cinq centres de services communautaires et sociaux (deux dans Jefferson, deux dans Dawson et une dans Victoria). Le contrat, d'un montant total de 68 millions de dollars, prévoit que le gouvernement deseran paiera 20 millions lors du prochain budget, et échelonnera sur cinq ans 9,6 millions de dollars. Cette annonce vient concrétiser une partie de la promesse faite. Lorsque les travaux seront terminés, le gouvernement démocrate aura ainsi livré deux cliniques hospitalières (sur six promises), huit cliniques médicales (sur 10 promises) et neuf centres de services communautaires et sociaux (sur neuf promis). questionnée au sujet de la construction d'un hôpital dans la région de l'Esperanza, promesse électorale, la ministre McDonald a affirmé que des discussions étaient toujours sur la table. Tous les établissements seront gérés en partenariat public-privé, et nous connaitrons le montant total que le privé paiera sur la facture totale lors du prochain budget.
L'embauche du personnel promis attendra
Simultanément, la ministre de la Santé et des services sociaux a annoncé que la promesse de procéder à l'embauche de 130 docteurs, 925 infirmiers et infirmières et 1900 préposés et préposées devrait attendre, étant donné que les Conseils régionaux des ex-États fédérés doivent fournir un rapport imminent sur leurs besoins. «Ces annonces concernent majoritairement les régions originales du Deseret, parce qu'elle reflétait à l'époque une réalité différente de celle d'aujourd'hui. Les établissements dans les régions du nord sont en très bon état, et nous songeons aujourd'hui à utiliser certains bâtiments désaffectés lors de la fusion pour la création de nouveaux établissements de santé.» Un procédé qui demandera néanmoins «du temps et de la patience», affirme Erin McDonald, qui ne souhaite pas procéder à «l'embauche de nouveaux personnels tant et aussi longtemps que l'étude sur le réseau pandeseran ne sera pas publiée». Ainsi, la ministre souhaite faire une annonce qui englobera la totalité des régions deseranes. «Aujourd'hui, le fait est que notre réalité est différente de l'an dernier, et nous devons la prendre en considération.»
Miranda «satisfaite»
La cheffe de l'Union deserane, qui représente l'opposition officielle à la Chambre des communes, salue l'annonce de la ministre McDonald, qu'elle juge néanmoins tardive. «L'appel d'offre est terminé depuis déjà très longtemps... L'étude a clairement trainé de la patte, mais aujourd'hui, on ne peut pas s'en plaindre, ces annonces sont formidables pour les régions visées. Les travaux doivent débuter rapidement.» Elle se dit néanmoins mal à l'aise avec le montant de la facture et estime qu'une entente échelonnée sur une plus longue durée aurait été «beaucoup plus prudente». Mais Evelyn Miranda ne souhaite pas critiquer le gouvernement que parce qu'elle se sent forcée de le faire. Au contraire, elle s'est dite «vraiment très satisfaite» de l'entente avec Meditech Solutions qui promet que la main d'oeuvre sera deserane. «Je ne vais pas lancer des pierres inutilement : cette annonce est dans son ensemble formidable pour le Deseret.»[/ve][/justify]
Posté : dim. avr. 29, 2018 3:23 pm
par Steve
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(27 décembre 2035)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
BUDGET 2036| Hausse des impôts et des taxes Entre les vacances de Noël et les vacances du nouvel an, la ministre des Finances Mariann Herd a confirmé que le prochain budget, dont la commission budgétaire débutera ses travaux dès le retour des vacances, verrait l'une des principales promesses du gouvernement démocrate se réaliser. S'il avait en effet promis qu'il y aurait des hausses d'impôts et de taxes pour financer les programmes sociaux deserans qui sont parmi les plus généreux et les plus intéressants du monde entier, c'est cette année qu'elles débuteront. «Oui, nous allons entamer le processus des hausses pour permettre à tous les Deserans de bénéficier des meilleurs services possibles.» Lors de la campagne électorale, le gouverneur Robert Jacobs avait annoncé que le sacrifice des contribuables ne serait pas vain et que les recettes récoltées de ses hausses permettraient des subventions et des investissements plus généreux, notamment en éducation et en santé, dont le dernier semble être incapable de justifier son budget avec des résultats concrets. L'objectif est également d'abolir les impôts aux Deserans situés dans le premier Taxe rate (TR1) d'ici 2050. Du côté du Parti conservateur, on dénonce la «prise en otage manifeste» de la classe moyenne au profit de «programmes qui ne répondent pas à la demande». Le chef conservateur dénonce cette hausse annoncée, et promet d'y faire blocus en chambre parlementaire. «Joyeux Nöel, c'est ça?», a-t-il ironisé.
FUSION 2035| Melissa Smith publiera un livre L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Sécurité publique et vice-gouverneure du Deseret Melissa Smith, qui a été exclue de la diplomatie deserane peu avant l'annonce du projet de fusion avec les États fédérés olgariens, a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle allait publier un livre relatant son histoire et les coulisses d'une fusion actée depuis plus longtemps qu'annoncé par le gouverneur Jacobs. Amère d'avoir été poussée vers la porte de sortie par Jacobs, Smith s'est néanmoins défendue de vouloir nuire à tout prix au gouvernement démocrate qu'elle a servi avec loyauté et authenticité. Dans sa publication sur Lifebook, Melissa Smith affirme que les Deserans ont droit de connaitre la vérité sur les coulisses de la plus grande actualité de la dernière décennie en Olgarie. Se disant d'emblée contre cette fusion, affirmant que rien n'avait été fait dans les règles de l'art, Smith annonce déjà le ton de son livre qui devrait paraître dès cet été. «J'ai été poussée vers la sortie pour avoir posé des questions légitimes. Dans ce livre, nous pourrons, collectivement, se les poser dans la liberté la plus totale.» Au gouvernement, personne n'a souhaité commenter cette nouvelle et le bureau du gouverneur affirme que «la nouvelle sera traitée en temps et en lieu».[/ve][/justify]
Posté : dim. mai 06, 2018 8:31 pm
par Steve
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(18 janvier 2036)
[justify][ve]FUSION DESERANO-OLGARIENNE FÉDÉRÉE| Après un an, réussite ou non?
Près d’un an après la fusion entre les entités étatiques des États-Fédérés d’Olgarie et la République du Deseret, d’innombrables constats peuvent finalement ressortir du lot. À quelques mois du premier anniversaire de la fusion, et à quelques mois de la publication d’un livre écrit de la plume de Melissa Smith, ancien bras droit du gouverneur Robert Jacobs, les promesses d’une prospérité sociale et économique sans pareil pour le continent olgarien ont-elles été exaucées? En grande partie, affirment les analystes politiques, qui néanmoins apportent des nuances à l’utopie deserane. Car pour en arriver à la libéralisation de dix millions d’individus qui vivaient bien en deçà du seuil de la pauvreté, d’odieux gestes ont dû être commis. Face aux théories du complot avancées par les dissidents de la fusion et les apparences de «jeu politique» dont Melissa Smith accuse le gouverneur Jacobs, il n’en demeure pas moins que le premier constat qui puisse être fait est le suivant : un pays a été dissout. Ces dernières années ont été catastrophiques pour les États-Fédérés d’Olgarie, considéré comme l’un des pays au patriotisme le plus élevé chez ses habitants. Patriotisme immortel, celui-ci s’est néanmoins rapidement retourné contre l’ancienne grandeur olgarienne : sa dissolution, née de la perte de toutes ses entités ainsi que de la perte de sa légitimité, aura finalement été actée comme s’il s‘agissait de la plus naturelle des choses. Pourtant, la disparition pure et simple de la notion d’État a de quoi ne pas rassurer les chefs de gouvernements dont les peuples adhèrent de plus en plus aux sentiments de liberté, de révolution et de nécessité face au changement. Par cette dissolution dangereusement trop naturelle, les États-Fédérés d’Olgarie sont devenus la preuve ultime qu’aucune frontière n’a pour acquis le patriotisme. Une réalité qui pourrait frapper bien plus rapidement qu’anticipé des entités étatiques qui bafouent les libertés et les droits de leurs peuples comme le Commonwealth de Britonnie, pour qui cette notion semble acquise.
Indépendamment des théories sur divers complots, et en excluant la pratique de la corruption avancée par certains, les Olgariens fédérés vivent aujourd’hui un véritable conte de fées : les investissements augmentent massivement sur leurs territoires désormais deserans, les enfants sont de retour à l’école, malgré certaines lacunes, les repas sont à nouveau sur la table… La fusion fut une véritable bénédiction pour ces dix millions d’Olgariens fédérés laissés à l’abandon par un État trop usé et accroché au pouvoir pour faire les réformes qui s’imposaient. Et malgré tout, le tribut imposé est d’une valeur sans précédent : ils ont dû abandonner patriotisme, valeurs, principes… L’amour n’est toujours pas au rendez-vous entre Olgariens fédérés et Deserans, et l’adoucissement des relations jusqu’ici tendues pourrait ne tenir qu’à un fil si les unionistes d’Evelyn Miranda, historiquement les pires ennemis de la coopération olgarienne fédérée, reprenaient le pouvoir en 2038. Malgré les appels à la collaboration et au respect mutuel, se pourrait-il que peu importe le capitaine aux commandes, le bateau aille toujours dans la même direction? La réalité deserane est désormais tout autre, mais la question demeure.
Cette fusion a coûté près de deux milliards au Deseret depuis le début de l’aventure, sans compter le financement gouvernemental qui, annuellement, injecte des milliards de dollars dans ces nouvelles régions deseranes qui attendent impatiemment leur part du gâteau. Parce que si les Olgariens fédérés ont une extrême difficulté à s’autoproclamer fiers deserans si tôt dans l’aventure, il n’en demeure pas moins qu’ils ont droit à une part non considérable des investissements et des annonces gouvernementales. Le seul atout dont dispose actuellement le gouvernement démocrate pour conserver ses appuis électoraux dans ces régions. «S’il continu à injecter de l’argent, ouais, je vais revoter pour lui», affirmait un Olgarien fédéré de la région de l’Oldenland, il y a quelques mois. Une entente tacite entre Olgariens fédérés et démocrates qui frôle le ridicule tant elle est instable.
Néanmoins, près d’un an après cette fusion, si aucun État ne s’est opposé à la légitimité de l’acte, peu se sont mouillés à apporter une reconnaissance publique et officielle. Parce que si cette fusion ressemble à une annexion en bonne et due forme, il semblerait que le processus (supervisé par l’Amarantie et l’Oblakee) n’ait été entaché d’aucune irrégularité. La fusion, donc, serait de facto légitime et en accord avec la volonté des peuples olgariens fédérés et deserans. Pourquoi le gouvernement du Deseret a donc du mal à recevoir, un an après la conclusion de cet historique chapitre, des appuis concrets? Si par déclarations verbales, les appuis ne manquent pas, il n’y a à l’heure actuelle qu’un seul État qui s’est formellement mouillé sur la question : les Îles Lorthon. Dans le plus récent traité entre le Lorthon et le Deseret, la reconnaissance du territoire deseran, y compris les États fédérés olgariens, est écrite noir sur blanc. Et de manière sans équivoque. Le lien qui unit le Lorthon et le Deseret est-il à ce point spécial? L’absence d’opposition à la fusion deserano-olgarienne fédérée calme-t-elle la nécessité pour le Deseret d’aller chercher une reconnaissance internationale? Quoi qu’il en soit, la fusion a été une réussite économique pour le Deseret et sociale pour les Olgariens fédérés. N’en reste pas moins que les défis seront sérieux dans les années à venir, quand la nouvelle routine deserane prendra le dessus…[/ve][/justify]
Posté : jeu. mai 10, 2018 2:56 am
par Steve
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(28 janvier 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
BUDGET| Mariann Herd défend son second budget Alors que le prochain budget est actuellement en étude des crédits, les partis d’opposition s’attaquent tous au second budget de la ministre des Finances Mariann Herd. L’opposition unioniste estime pour sa part que le budget démontre «une totale et entière incompétence», accusant Herd de «gaspiller les fonds publics». La cheffe de l’Union deserane parle même d’un «foutoir budgétaire, digne des pires aberrations», affirmant que le budget qui sera présenté au vote des députés est «un bar ouvert de friandises». L’opposition olgarienne (Olgaria Strong) accuse la ministre de ne pas suffisamment financer les programmes sociaux en envoyant la totalité des fonds reçus par le commerce militaire dans la dette. Pour la cheffe olgarienne Virginia Smith, ces fonds auraient dû être investis dans les services. «On voit ici le manque de courage de ce gouvernement.» Quant aux conservateurs, ils estiment que si les investissements dans les ex-États fédérés olgariens sont à la hauteur des attentes, ils demeurent «vachement en deçà» des investissements octroyés aux régions dites «originales». Dans les couloirs du parlement temporaire à Jefferson City, la ministre concernée s’est dite «déconcertée, voire peut-être même insultée» par les critiques des oppositions qui, selon elle, ne «prennent pas le temps d’analyser la ligne directrice du budget». «Nous avons déposé un budget ambitieux qui permettra non seulement à l’économie de continuer sur sa lancée, mais qui permettra également à tous les Deserans de respirer financièrement et de bénéficier d’une multitude d’avantages fiscaux.» Dans le budget présenté, l’Éducation et la Santé bénéficient d’une importante hausse budgétaire et la couverture médicale fait un grand pas vers l’avant, au grand damn des unionistes qui appellent à la mobilisation des démocrates insatisfaits lors du prochain vote sur le budget. Le budget devrait être publié au courant du mois de mars.
LIVRE DE MELISSA SMITH| Le gouvernement Jacobs se tourne vers les tribunaux Le gouvernement Jacobs est allé ce matin devant les tribunaux afin de faire empêcher la parution du livre de l’ancienne vice-gouverneure Melissa Smith qui traitera des coulisses de la fusion entre les États fédérés olgariens et le Deseret l’an dernier. Visiblement déçue d’avoir été écarté en premier lieu du ministère des Affaires extérieures puis du vice-gouvernariat, Melissa Smith avait annoncé son retrait de la vie politique et avait promis qu’elle publierait cet été un livre choc traitant d’une «ingérence et d’une intransigeance jamais observées» de la part du gouverneur Jacobs face au président olgarien fédéré de l’époque Lewis W. Arnold. Dans sa requête déposée par la voie de ses avocats de la Cour supérieure de Lancaster, le gouvernement du Deseret affirme que la publication de ce livre pourrait porter atteinte à la sécurité nationale du Deseret, des informations sensibles pouvant y être dévoilées «par inadvertance ou non». «Le demandeur estime que les dommages causés pourraient être irréversibles au nom de la sécurité territoriale de la République du Deseret et fragiliser les fondations de la sécurité nationale», peut-ont lire dans le document dont The Republic a obtenu copie. Le Tribunal n’a pas encore entendu la requête, mais le combat judiciaire pourrait ouvrir la voie à un très long processus. En attendant un dénouement, la publication de l’ouvrage ou d’extraits de l’ouvrage de Melissa Smith ont été interdites.[/ve][/justify]
Posté : dim. mai 13, 2018 9:41 pm
par Steve
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(09 février 2036)
[justify][ve]BRÈVES| Régionales, nationales et internationales
TRAITÉ DE HOUNDSTAD| Lanfair se prononce pour son maintien Le Parlement du Commonwealth de Britonnie a finalement pris ses responsabilités envers la République de l'Aleka, lui donnant même un ultimatum jusqu'au 03 avril prochain. La totalité du parlement de Lanfair, moins 28 abstentionnistes, ont approuvé la Condemnation of Apartheid in Aleka Resolution of 2036 ordonnant aux autorités alekanes de remplir d'ici le 03 avril prochain quatre conditions sous peine de la dissolution de leur État et de l'intervention armée, dont l'une concerne le Deseret. Le parlement briton souhaite ainsi que l'Aleka prenne ses responsabilités en maintenant le Traité de Houndstad, dont le Programme New Hope auquel le gouverneur Jacobs tient mordicus, ainsi que le retour du ministère de la Réconciliation, financé cette fois-ci, dès cette année. Une condition très ferme qui n'a pas manqué de susciter des réactions, quasi en simultané, à la Chambre des députés temporaire du Deseret, installée à Jefferson City en attendant les travaux à Lancaster. Si la cheffe unioniste Evelyn Miranda a accusé le gouvernement Jacobs de «laisser faire la sale besogne à Lanfair», le gouverneur Jacobs a répliqué sèchement. «Ce n'est pas au Deseret à ramener l'Aleka à l'ordre, et je salue nos amis de Lanfair d'avoir pris très au sérieux la crise en Aleka», a-t-il affirmé en chambre parlementaire, ajoutant qu'il était «heureux de constater que tant la Britonnie que le Deseret travaillent à améliorer la situation des Alekans». Des explications qui ne plaisent pas à la cheffe Miranda qui a martelé que le Deseret «se devait d'engager ses Forces armées pour obtenir réparation du cafouillage entourant le non-respect du Traité de Houndstad». Une option écartée immédiatement par Robert Jacobs : «Elle fera la guerre à Call of Duty, nous, on n'y adhèrera pas!».
LIBERTÉ DE CULTE| La Loi Reynolds bientôt présentée au vote La loi de la ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme et grande vedette de la chanson Deloris Reynolds traitant de la libéralisation du culte et du retrait de la qualification de «secte» pour les mouvements religieux diverses, sera bientôt présentée au vote de la Chambre des députés. La loi, qui prévoit que tous les mouvements religieux pourront être pratiqués sur le territoire deseran sans crainte que les autorités policières démantèlent les établissements illégaux et que la justice condamne les pratiquants pris en flagrant délit, fait déjà couler beaucoup d’encre, alors que la division est totale. Dans sa présentation, la loi ne plaît pas du tout aux unionistes, auteur de la première loi sur l’interdiction de la pratique du sectarisme, et ils ont clairement indiqué qu’ils allaient s’y opposer. Chez les conservateurs, la loi est «un débat entre cons», puisque la libéralisation du culte était déjà acquises chez les États fédérés olgariens, et le flou juridique entourant ce double standard au Greater Deseret est selon eux «une plaisanterie sans fin». Ils voteront néanmoins contre la loi, affirmant que celle-ci «est dangereusement mal orientée». Les olgariens (Olgaria Strong) hésitent à appuyer la loi du gouvernement démocrate, lui-même qui a exclu les deux olgariens du gouvernement lors du remaniement ministériel. La loi n’est pas assurée de passer, cependant, puisque de nombreux démocrates peinent à trouver le sens de la loi. «Je ne peux moralement pas voter pour celle loi», affirme sous le couvert de l’anonymat un député démocrate. Le gouverneur Jacobs rassure toutefois les inquiets : la loi passera, puisqu’il ne laissera pas le libre-choix à ses députés.
PORT D’ARME| Jacobs préfère préserver le «statut quo» Pressé par l’Union deserane de statuer sur la situation critique entre les régions deseranes et les régions olgariennes fédérées quant au port de l’arme à feu, le gouverneur Robert Jacobs a affirmé à la Chambre des députés qu’il n’était pas «urgent d’agir à la hâte», et qu’il préférait se «donner les moyens de bien amener le compromis». La veille de la fusion entre les États fédérés olgariens et le Deseret, les Deserans n’avaient pas droit au port d’arme dans les lieux publics. Les Olgariens fédérés, oui. Avec la fusion, le gouvernement du Deseret a décidé de maintenir un statut peu commun : les régions originales du Deseret n’ont toujours pas droit au port d’arme, et les nouvelles régions peuvent conserver cet acquis constitutionnel olgarien fédéré jusqu’à ce que le Greater Deseret tranche la question. Le dossier est toutefois épineux : les Deserans refusent que le port d’arme soit autorité, et les Olgariens fédérés refusent de dire adieu à leur droit acquis de posséder des armes. La situation ne fait cependant pas broncher le chef démocrate qui refuse catégoriquement d’ouvrir le débat sur la question. Du moins, pas avant les prochaines élections, car si les unionistes et les conservateurs s’unissent, Robert Jacobs aura besoin des sièges des régions du nord pour se maintenir au pouvoir après 2038…[/ve][/justify]
Posté : lun. mai 14, 2018 3:59 am
par Steve
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Votre voix et vos mots depuis 1997[/center]
Lettre ouverte : Monsieur Jacobs, revenez à la raison
Chroniqueur : Phillip Michael Starkey
[justify]Monsieur le gouverneur de la République du Deseret,
C’est à titre d’ancien conseiller du Bureau du gouverneur que je me permets de vous écrire ces quelques mots. Comme vous le savez, j’ai été en première ligne auprès du gouverneur Charles Francis Bickford entre 2026 et 2030, principalement pour les sujets couvrant la sécurité nationale et les affaires étrangères, bien que je n’enlève aucun crédit au ministre de l’époque monsieur Waskaganish. Depuis 2031, j’œuvre comme analyste politique à la télévision, et j’adore mon travail. J’adore mon travail parce qu’il me permet d’être quotidiennement dans le feu de l’action avec cette liberté que je ne possédais jadis de commenter librement avec l’expérience que l’on me connait et que l’on m’attribue. Bien entendu, ces dernières années, vous avez davantage eu la chance (ou plutôt la malchance, soyons bon joueur) de me voir en fidèle opposant à vos politiques, à votre leadership et à l’attention que vous portez aux dossiers qui ne devraient pas être prioritaires. À l’inverse, vous me connaissez également comme un homme qui a toujours salué vos résultats économiques. J’espère qu’en lisant ces lignes, c’est cet homme que vous imaginerez en train d’écrire celles-ci.
Lorsque la Guerre des conteneurs a été déclenchée, j’ai été l’un de vos plus farouches opposants. Évidemment, il n’aurait plus en être autrement : votre décision de vous y impliquer sous la coalition luciférienne était non seulement irréfléchie, mais extrêmement dangereuse. J’ai longuement commenté à l’antenne de DODtv cette décision que j’estimais (je l’estime encore, d’ailleurs), arbitraire, ridicule et très risquée pour le continent olgarien. Suite à votre annonce publique, l’Oblakee avait d’ailleurs été forcée d’agir afin de maintenir un semblant de crédibilité dans notre coin du monde. La pression populaire aura finalement eu raison de vous : votre retrait de cette coalition qui n’avait comme objectif que la destruction pure et simple du Commonwealth de Britonnie (on salue vos amis olgariens fédérés, au passage) était la seule chose à faire. Et pourtant, quelques mois auparavant, la Britonnie et le Deseret signaient, grâce aux deux Margaret, un traité historique permettant de mettre un trait sur leur riche passé commun. L’aviez-vous oublié? N’en demeure pas moins que la signature du Traité de Houndstad fut une réussite pour vous. Et je suis assurément sincère : il s’agit probablement de votre plus grande réussite sur la scène internationale. Malheureusement pour vous, il s’agit sans doute également de la seule à votre curriculum vitae.
Aujourd’hui, vous êtes à la veille de répéter la même erreur. Une terrible erreur. De calcul politique, de diplomatique, de rigueur, de jugement. En dénonçant la guerre en Aminavie, vous faites preuve de tous ces maux, et malheureusement plus encore. Votre méconnaissance du dossier est si flagrante qu’on se serait attendu, avec raison, le silence le plus complet de votre part et de celle de votre gouvernement. Et sans rancune aucune, bien entendu, puisque tous auraient compris. D’une part que vous n’êtes pas habilité à commenter une telle situation, et d’une autre part que vous n’y êtes concerné en rien. Et le mot «rien» est faible. Ne réécrivez pas l’histoire, monsieur le gouverneur, s’il vous plaît. Lorsque vous avez annoncé en grande pompe que les militaires deserans devaient se préparer à envahir les côtes alekanes, c’était sous la coalition luciférienne. Lors de votre retrait prématuré du conflit (encore heureux que ce retrait n’ait pas été catastrophique pour votre carrière politique aux yeux de la communauté internationale), vous avez apporté votre soutien à cette coalition. Une coalition comprenant principalement l’Empire luciférien d’Algarbe, la Ligue amarantine, le Txile, la Hachémanie et le Caskar. Votre appui a été indéfectible, les preuves sont écrites noir sur blanc.
Au fil de la Guerre des conteneurs, votre coalition (ou plutôt, celle sur laquelle vous avez misé un petit 2$) a été trahie de la plus brutale des façons. Jeu militaire, me direz-vous, mais dans ce monde loin d’être virtuel, de tels revirements sont extrêmement mal perçus. La guerre actuelle en Aminavie est la plus tragique des démonstrations. La République populaire de l’Aminavie s’est engagée auprès de votre coalition, celle pour qui vous étiez prêt à sacrifier des vies deseranes. Puis, elle s’est rétractée, amenant plans, objectifs et on-ne-sait-quoi-d’autre du côté de la coalition britonne. Une trahison jamais vue. Un geste aux très graves et très lourdes conséquences. Un geste qui a causé encore plus de pertes humaines. Parce que, oui, monsieur le gouverneur, la Guerre des conteneurs a apporté avec elle des milliers de victimes. Aujourd’hui, fière de son exploit, l’Aminavie ne s’arrête plus : trahison par-dessus trahison, orchestration d’attentats terroristes à l’étranger, financement des groupes terroristes, attaques contre l’Empire luciférien… Oh!, ces derniers ne sont pas des anges, bien au contraire, mais sous les balles, monsieur le gouverneur, nous ripostons. Parce que sous les balles, nous perdons des vies. Et chaque vie perdue sans être vengée est une vie perdue de plus à ajouter au triste palmarès de l’inaction. Inaction avec laquelle vous semblez vous familiariser.
Ce que vous appelez «une liberté de choix», la communauté internationale l’appelle des trahisons indigestes ayant pour triste résultat la mort inutile de toutes les victimes collatérales de la République populaire d’Aminavie. En condamnant cette attaque, cette vengeance en bonne et due forme pour toutes les victimes, nouvelles comme anciennes, vous condamnez une dernière fois votre inaptitude à diriger le siège de chef d’État de la plus prospère nation du monde. Certes, la guerre est une terrible tragédie mondiale et l’Humanité en souffre à tous les nouveaux épisodes, mais la trahison, le crachat sur les traités diplo-militaires et le non-respect des ententes communes est une terrible chose qui doit être punie en l’absence d’une réelle structure internationale stable. Vous devriez le savoir, vous qui avez eu la crainte que le Traité de Houndstad soit jeté aux ordures avant que le Parlement de Britonnie arrive à votre secours avec une loi massue.
Si j’avais été votre conseiller, monsieur le gouverneur de la République du Deseret, je vous aurais conseillé de prendre davantage connaissance du dossier avant de publier communiqués et messages sur les réseaux sociaux. Je vous aurais conseillé de prendre le temps de contacter vos alliés du passé et du présent : l’Amarantie, la Britonnie, les îles Lorthon, le Txile (!!!) afin de mieux équilibrer votre réponse à la guerre en Aminavie. Afin de mieux vous forger une opinion digne d’un véritable chef d’État sur la question. Ou mieux, et avec tout le respect que je dois à votre fonction, je vous aurais demandé de vous taire. De vous taire avant que vous ne fassiez un fou de vous devant la communauté internationale entière.
Mais hélas, il est trop tard. Une fois de plus.[/justify]
[center]À propos de Phillip Starkey
Phillip M. Starkey est analyste politique pour la chaîne DODtv
depuis 2032. Principal conseiller politique du gouverneur Charles F.
Bickford entre 2026 et 2030, Starkey était considéré comme un
homme de main proactif qui n'avait pas peur de se salir les mains.
Il a quitté la politique active après la défaite de Bickford en 2030.[/center]
Posté : mar. mai 15, 2018 1:09 am
par Steve
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(13 février 2036)
[justify][ve]ENTREVUE| Arnold accuse Jacobs d’avoir «tout planifié» depuis le début
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L’ancien président des États-Fédérés d’Olgarie, le 42e, s’est finalement livré à une entrevue avec The Republic, après que sa première tentative ait été bloquée par la chaîne télévisée qui avait reçu une mise en demeure de la part du gouvernement deseran. Accompagné de sa garde rapprochée, des policiers de la police deserane qui assurent sa protection en vertu de l’Acte de fusion entre les États fédérés olgariens et le Deseret, celui qui a été élu président des EFO en 2030 sous la bannière conservatrice en avait beaucoup à dire, et il s’est dit d’emblée «très peu impressionné» par les tentatives du gouverneur Jacobs de le condamner au silence. L’ancien dirigeant de l’une des plus grandes puissances mondiales à une époque aujourd’hui révolue n’a pas passé par quatre chemins et ne s’est pas défilé devant aucune question. Pour remettre rapidement en perspective, Lewis W. Arnold est arrivé au pouvoir à une période peu glorieuse pour les États-Fédérés d’Olgarie. Alternant entre les progressistes et les conservateurs tous les quatre ans depuis 2010, les Olgariens fédérés avaient de grands espoirs : d’une part, que la récession économique cesse et d’une autre que la relance soit rapide et miraculeuse, mais rien ne s’est concrétisé. Pire, le président Arnold a dû faire face à l’immobilisme du Congrès olgarien fédéré et à sa propre administration qui souhaitaient «réformer de fond en comble» la Fédération olgarienne pour survivre. Il en était hors de question pour le président Arnold, et la suite aura eu raison de sa carrière, de sa réputation et de son pays : les mouvements sécessionnistes ont pris le dessus, Robert Jacobs à leur tête, et avant de pouvoir cligner des yeux, son pays n’était plus que des cendres.
Oui, le président Arnold a fuis son pays et ses responsabilités présidentielles le 11 novembre 2034, mais, assure-t-il, il n’y avait aucune autre option sur la table. Il dément également les nombreuses déclarations de son successeur, le président Robert Warren (et actuel ministre des Affaires municipales), qui affirmait à l’époque qu’il avait été pris par surprise lorsqu’il a appris sa fuite. «Robert savait, parce que la décision a été prise de concert avec lui et nos principaux conseillers dans la Crisis room», jure-t-il, attaquant son successeur d’être un «menteur invétéré qui tente de réécrire l’Histoire». «Je me souviens très bien, il m’a dit : «Monsieur le président, il n’y a plus d’option. Nous devons vous protéger, nous devons vous exfiltrer.» À l’époque, nos informations parlaient d’une dissolution dans le chaos et la violence, et l’Alester Lewson Palace était menacé.» Le lendemain de sa fuite, qu’il décrit plutôt comme une «opération normale d’exfiltration», Arnold a appris avec stupéfaction qu’on le décrivait désormais comme un criminel en fuite laissant son pays au bord de l’implosion. «J’ai été touché, profondément touché, et je le suis encore aujourd’hui.» S’il dispose aujourd’hui d’une protection à vie par les forces policières deseranes, c’est parce qu’il aura été en mesure, dans un moment d’extrême naïveté et de colère, de faire jouer les quelques relations qu’il possédait encore au sein du gouvernement. «Ce que je voulais, c’est avant tout m’assurer que dans cette histoire, dans ce terrible complot historique, que je serais protégé, que ma vie ne serait pas en danger.» Il admet d’ailleurs avoir été victime, depuis, de trois tentatives de meurtre. La dernière fois, son principal garde du corps, perché à sa droite, a reçu deux balles. L’événement n’a même pas été couvert dans les faits divers. «L’important, c’était qu’aucune vie ne soit perdue.»
Condamné à se taire sur les coulisses d’une fusion qu’il juge «machiavéliquement orchestré par des génies du crime», Lewis W. Arnold craint pour sa vie s’il en décide autrement. «Cet homme, Robert Jacobs, jamais je n’ai vu un homme aussi déterminé et fou. J’admire profondément sa capacité à arriver à ses fins, mais c’est un homme qui sait se montrer menaçant.» Il affirme d’ailleurs en avoir pratiquement arrivé aux coups avec le gouverneur Jacobs lors d’une discussion privée dans son bureau, peu après son implication publique dans les mouvements sécessionnistes du nord des États-Fédérés d’Olgarie. «Il s’est levé, très contrarié, et s’est mis à frapper sur mon bureau avec une telle virulence, j’ai dû appeler la sécurité.» Pour éviter l’incident diplomatique, le président Arnold a demandé à taire la scène et s’est contenté de déclarer Jacobs persona non grata pour son implication auprès des sécessionnistes. «C’était la chose à faire», dit-il, sans regret. S’il ne regrette pas d’avoir sauvé l’image du gouverneur Jacobs, il regrette de ne pas s’être battu pour contrer la fusion imminente. «J’avais les mains liées, tous les scénarios menaient à la fusion. Puis la violence est arrivée… puis l’exfiltration…»
Aujourd’hui, le président Arnold croit éperdument que le gouverneur Jacobs est derrière «la plus grande supercherie politique de l’Histoire du monde». «Il a littéralement volé un pays entier, incluant ses frontières, sous les caméras et les acclamations du monde entier.» Pour le quarante-deuxième président des États-Fédérés d’Olgarie, il n’y a pas de doute : Robert Jacobs et Robert Warren ont orchestré cette fusion bien avant que les médias se saisissent de la rumeur. L’objectif premier? Se débarrasser du président olgarien fédéré qui nuirait au plan. «Qu’avait à gagner Warren? Du prestige dans un pays riche et prospère, dans le feu de l’action du tout cuit dans le bec», affirme-t-il, se disant «fâché jusqu’à la moelle». L’ancien chef d’État olgarien fédéré songe-t-il à se lancer dans la politique deserane pour contrer le gouvernement démocrate de Robert Jacobs? «Mon pays, ce sont les États-Fédérés d’Olgarie, et je ne m’impliquerai dans aucun autre», a-t-il dit, la rancœur dans la voix, assurant néanmoins qu’il n’allait plus se taire : «vous allez me revoir».[/ve][/justify]
Posté : dim. mai 20, 2018 8:20 pm
par Steve
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(29 février 2036)
[justify][ve]SCANDALE DE LA FUSION| Jacobs se dit «victime» d’un complot
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Deux semaines après les révélations chocs de l’ancien président des États-Fédérés d’Olgarie Lewis W. Arnold sur le comportement «agressif» du gouverneur Jacobs qui aurait orchestré de toute pièce la fusion entre les États fédérés olgariens et le Deseret, le principal intéressé s’est dit convaincu qu’il était l’objet d’un complot visant à détruire sa carrière politique. Peu bavard depuis les révélations d’il y a deux semaines, le gouverneur Jacobs est sorti de son mutisme, lui qui verra dans les prochains jours son gouvernement déposer deux lois très importantes : celle du budget et celle sur la libéralisation des mouvements religieux. Deux actions très importantes pour le gouvernement démocrate alors que s’achève bientôt la session parlementaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que Robert Jacobs croit que les unionistes et les conservateurs cherchent à miner l’impact des prochaines actions gouvernementales en mettant sur la table des «mensonges éhontés». Dans les couloirs du parlement temporaire à Jefferson City, le gouverneur démocrate a nié en bloc les accusations du président Arnold et de quelques collaborateurs qui se sont manifestés depuis. «Je n’ai jamais démontré aucun signe de violence ou d’impatience, je crois que les Deserans me connaissent suffisamment pour savoir, dès le départ, que ces accusations sont grotesques et sans fondement.» Le gouverneur Jacobs a d’ailleurs alimenté la polémique en accusant Lewis W. Arnold d’avoir été «un homme très faible», s’il s’était réellement laissé menacer comme il l’affirme. «Je suis en colère, parce que ce qu’on essaie de faire là, c’est miner une action qui a permis à dix millions d’êtres humains de se sortir de la misère et, déjà, d’être en terrain prospère.»
Le gouverneur Jacobs refuse d’être la cible de l’alliance unioniste/conservatrice et de suivre la triste lignée de ses prédécesseurs démocrates qui n’ont pas eu la vie politique facile lorsqu’ils étaient au pouvoir. Russell Carson, premier gouverneur démocrate de l’histoire de la République, a été destitué un an et demi après son arrivée au pouvoir pour corruption. Son arrestation avait fait les manchettes partout au tour du globe : le chef d’État avait été arrêté en pleine séance parlementaire, devant les caméras de la Chambre des députés, en avril 2020. Un sort semblable a été réservé à Margaret Bates (2030 à 2033), qui a démissionné la veille de la confirmation de sa destitution par le Sénat. Elle s’est suicidée en prison, après avoir été condamnée notamment de corruption et de détournement de fonds publics. Seul James Powell (2020 à 2026) a eu la main heureuse chez les gouverneurs démocrates, une chance qu’aimerait obtenir à son tour Robert Jacobs. La tendance semble néanmoins beaucoup plus nuageuse pour Jacobs que pour Powell, lui qui depuis son arrivée au pouvoir en 2033, doit jongler avec les nombreux scandales de sa prédécesseurs et les siens. Accusé d’être lui également corrompu, voilà que Robert Jacobs se retrouve dans une fâcheuse position : il est accusé par la partie olgarienne fédérée d’avoir savamment orchestré la destruction des États-Fédérés d’Olgarie.
«Je vais vous détruire»
Fâché de ne pas avoir été reçu en héros par l’Administration Arnold, en contraste avec son accueil acclamé par les gouvernements étatiques olgariens fédérés, Robert Jacobs est accusé par le quarante-deuxième président olgarien fédéré d’avoir orchestré la dissolution de l’ancien géant olgarien. «Je vais vous détruire, dans ce cas», avait possiblement promis Jacobs devant le refus du président Arnold d’appuyer le projet de la sécession de masse puis de la fusion homogène. «Il savait dès le début qu’il y aurait une fusion. Avant même de rencontrer tous les gouverneurs fédérés, il savait ce qui allait se passer, et il s’attendait à ce que j’acquiesce et que je le suive», avait mentionné en entrevue l’ancien chef d’État olgarien fédéré qui avait par la suite fuit pour sa propre sécurité. «Ce sont des mensonges», scande haut et fort le gouverneur Jacobs, qui menace désormais ses opposants de poursuites judiciaires pour diffamation.
Peu de regret
Chez les Olgariens fédérés, il n’y a cependant peu de regret chez ceux qui ont voté Oui lors du référendum sur la fusion avec le Deseret. Selon une enquête menée par la firme de sondage Hanfield Marketing, 94% des Olgariens fédérés ayant voté Oui en 2035 ne regrettent pas de l’avoir fait, et 87% d’entre eux auraient à nouveau voté Oui, malgré les rumeurs de complot entourant cette fusion historique. Chez les anciens gouverneurs fédérés, dont 8 sont aujourd’hui députés (5 chez les démocrates), tous assurent qu’il n’y a eu aucune corruption ni collusion et que la proposition de fusion est venue «très tard dans les négociations». Eddie A. Lacy, ancien gouverneur de l’État de l’Oldenland et désormais député conservateur de Dorchester, assure d’ailleurs que la proposition de fusion ne vient pas du gouverneur Jacobs, et que celui-ci avait en premier lieu «catégoriquement refusé» l’option. «Nous avons dû le convaincre, nous avons dû démontrer qu’il n’y avait pas d’autre solution pour la prospérité et la survie de nos concitoyens, et le convaincre n’a pas été une mince affaire.» Le député conservateur refuse d’ailleurs de jeter la pierre à Jacob : «malgré ses défauts, il ne faut pas lui en attribuer qu’il ne possède pas».[/ve][/justify]
Posté : lun. mai 21, 2018 10:07 pm
par Steve
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(03 mars 2036)
[justify][ve]LOI SUR LE CULTE| Dans la controverse, Jacobs persiste
Malgré la possible défection de trente-et-un de ses députés, qui ont signifié qu'ils refusaient de suivre la ligne de parti lors du vote sur la Loi sur la libéralisation du culte des mouvements religieux, le gouverneur démocrate Robert Jacobs persiste et signe : tous les députés démocrates devront appuyer le projet de loi de la ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme. Accusé de toute part d'encourager la partitocratie plutôt que la démocratie, Robert Jacobs estime plutôt qu'il est nécessaire d'ordonner la ligne de parti, une pratique courante tant chez les démocrates que les unionistes. Questionné dans les couloirs du parlement temporaire à Jefferson City, le chef d'État n’a pas semblé ébranlé par la lettre reçue où trente-et-un de ses députés menacent de claquer la porte s’ils sont forcés de voter en faveur de la loi. «Je trouve cela très regrettable qu’on brandisse la menace de la démission pour s’opposer à quelque chose qui était clair dès le départ.» Le gouverneur Jacobs avait effectivement prévenu tous les candidats démocrates peu avant le début de la dernière campagne électorale : la ligne de parti sera imposée pour les éléments-clés du prochain mandat, notamment au niveau des investissements en Éducation et en Santé. Tous étaient d’accord. «Je crois qu’aujourd’hui, ils tentent de faire marche arrière, et ce ne sera pas toléré. Qu’ils votent en faveur [de la loi] ou bien qu’ils restent à la maison», a prévenu Jacobs qui n’entend plus à rire avec ses députés insoumis qui cherchent, selon lui, à «réécrire les règles entourant les chefs de parti».
La loi de la ministre Deloris Reynolds, notamment connue pour être l’une des plus grandes chanteuses country de l’Olgarie, doit bientôt être présentée au vote, et elle soulève les passions. Les unionistes estiment que la loi a été écrite pour «déboulonner l’héritage unioniste de l’Indépendance», ils ont déjà annoncé par l’intermédiaire de leur cheffe Evelyn Miranda qu’ils allaient voter contre. Leur tentative d’union avec les conservateurs se heurte au je-m’en-foutisme de ceux-ci sur le projet de loi : dans les ex-états fédérés olgariens, la liberté de culte était déjà acquise et elle l’est encore aujourd’hui malgré la fusion. La majorité des conservateurs se disent aujourd’hui prêts à appuyer la loi pour «unifier la pratique dans tout le Greater Deseret», un point de friction entre eux et les unionistes. Quant aux olgariens (Olgaria Strong), ils appuient le principe de la loi, mais se disent peu enclin à appuyer le gouvernement Jacobs qui est revenu sur sa promesse de former un gouvernement de coalition à la suite d’un remaniement ministériel qui a vu les deux olgariens sélectionnés être expulsés du gouvernement. L’entente de principe qui existait donc entre olgariens et démocrates semble avoir été mise aux ordures et le gouvernement démocrate ne peut plus espérer le soutien de la troupe de Virginia Smith. Le député Dominic Rendall (vert) et la députée Patricia Kimes (United Farmers) ont annoncé qu’ils voteraient contre.
Miranda refuse de critiquer Jacobs
Malgré la controverse entourant l’obligation de suivre la ligne de parti, la cheffe unioniste Evelyn Miranda refuse de critiquer le choix de Robert Jacobs de recourir au vote obligatoire, elle-même demandant parfois à ses députés de suivre la ligne de parti unioniste. Elle regrette néanmoins que sur une question aussi personnelle que la liberté du culte permise à tous les mouvements religieux sans exception, les députés soient muselés par «l’obsession d’un seul et unique homme». Elle accuse Robert Jacobs de ne pas être à l’écoute des craintes des Deserans sur la question, et condamne les refus catégoriques du gouvernement d’amender certaines dispositions de la loi. «Il nous avait promis une collaboration à la Chambre des députés, il nous avait promis une ouverture sans précédent. Nous attendons encore, et nous ne pouvons qu’être amèrement déçus», a mentionné la cheffe de l’Opposition officielle.[/ve][/justify]
Posté : mer. mai 23, 2018 9:59 pm
par Steve
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(10 mars 2036)
[justify][ve]LIBÉRALISATION DU CULTE | La loi passe, Reynolds scandalise en montrant ses seins
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Il est désormais possible pour tous les mouvements religieux de célébrer leur culte dans des établissements prévus à cet effet au Deseret. La loi démocrate, grandement controversée dans le camp unioniste, permet désormais à tout mouvement religieux autre que le christianisme (et considéré jusqu’ici comme secte) de pratiquer avec la permission du gouvernement et la clémence des autorités policières. À titre d’exemple, les Deserans pratiquant l’islam pourront le faire à l’extérieur de leur demeure, dans des établissements prévus à cet effet. Il en sera de même pour des mouvements très controversés comme le Témoins de Jéhovah et l’Église de Scientologie. Une «putain de bonne nouvelle», s’est réjouie la ministre de la Culture, du patrimoine et du Tourisme Deloris Reynolds, peu avant d’être reprise par la présidente de la Chambre des députés. Peu avant le vote, la cheffe de l’Union deserane Evelyn Miranda avait appelé les députés deserans à «ne pas sombrer sous l’illusion d’une ouverture franche» envers les mouvements religieux sans accréditation de culte. «J’interpelle les députés de cette noble assemblée sur les dangers d’une ouverture sans contrôle et sans transition», a-t-elle affirmé, après avoir tout mis en œuvre pour bloquer l’appel du vote avant la fin de la session parlementaire. «Nous assistons aujourd’hui à une catastrophe, à la création d’un dangereux précédent pour l’avenir de nos institutions religieuses», a-t-elle insisté, appelant les députés à «voter en connaissance de la position de Dieu» dans ce débat.
Malgré tout, la Loi sur la libéralisation de la pratique du culte des mouvements religieux, nom officiel de la loi parrainée par Deloris Reynolds, a été adoptée à 141 voix contre 58 voix s’y opposant. 53 députés se sont abstenus ou étaient absents lors du vote. Dans son discours d’après-vote, la ministre de la Culture, du patrimoine et du tourisme Deloris Reynolds a affirmé qu’il s’agissait d’une «révolution religieuse» et que la loi permettait au Deseret de se mettre «au diapason des nations les plus ouvertes du monde». La ministre de 72 ans, qui a quitté la vie musicale pour s’impliquer en politique, s’est félicitée d’une «victoire pour tous les mouvements religieux», tandis que la loi rejette désormais l’appellation «secte». Néanmoins, la ministre à la réputation coquine s’est rapidement fait expulser de la Chambre des députés sous les ordres de la présidente Susan Teal qui n’a pas du tout apprécié que la ministre, en signe de démonstration d’ouverture, ait montré ses seins aux députés en criant : «VIVE LA RELIGION PUTAIN!». Devant le chaos, la présidente Susan Teal a suspendu la séance une heure trente avant d’obliger les députés à revenir en chambre pour entendre un sermon de la présidente de la chambre. Susan Teal a affirmé son «profond dégoût» pour «le manque cruel de respect au code d’éthique du Congrès du Deseret». Elle a appelé les députés du Deseret à agir avec «civilité et, peut-ont l’espérer, un peu de respect». Elle a exhorté le gouverneur Jacobs de «veiller à ses responsabilités» en s’assurant que «telle aberration ne se reproduise plus».
Jacobs défend Reynolds
Le gouverneur Robert Jacobs, à sa sortie de la Chambre des députés, était visiblement mal à l’aise avec la situation, mais il a tenu à défendre bec et ongle sa ministre qu’il juge «plus compétente que qui que ce soit en la matière». S’il a refusé de condamner l’action à caractère hautement sexuel de sa ministre, il a admis que l’enceinte du Congrès du Deseret devait «s’élever davantage face aux familiarités». Robert Jacobs, chef du Parti démocrate depuis la démission de Margaret Bates en octobre 2033, a rappelé que Deloris Reynolds était une «femme vivante qui aime avoir du plaisir et utiliser son corps pour obtenir des réactions» Il a salué le travail exceptionnel de sa ministre dans la mise sur pied de la loi.
Les députés insoumis sont rentrés dans le rang
Les 31 députés démocrates qui refusaient de voter en faveur de la Loi Reynolds, appelés les démocrates insoumis, sont finalement rentré dans le rang après avoir menacé de démissionner si le gouverneur Jacob maintenant sa position quant à la ligne de parti obligatoire. De ces 31 députés, 18 ne se sont pas présentés lors du vote, tandis que les autres ont voté en faveur de la loi. Invité à commenté l’absence de certains de ses députés, Jacobs a affirmé qu’il n’allait pas «donner suite par des conséquences», préférant «des députés absents à des députés qui menacent l’équilibre du gouvernement». Aucun des députés insoumis n’a souhaité commenté sa décision de voter ou de s’abstenir.[/ve][/justify]
(10 mars 2036)
[justify][ve]SOINS À DOMICILE | McDonald défend le report de la promesse
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La ministre de la Santé et des services sociaux Erin McDonald a été forcé de répondre à plusieurs questions lors de la période des questions sur l’absence d’un plan concret pour la mise sur pied de soins à domicile pour les plus vulnérables, promesse qui avait été faite par Robert Jacobs lors de la campagne électorale de 2034. Le programme, qui devait être mis sur pied avant 2040 avec, en banque, un investissement annuel de 350 millions de dollars, se fait toujours attendre et l’opposition olgarienne (Olgaria Strong) considère que la fenêtre de faisabilité se referme peu à peu. La cheffe olgarienne Virgina Smith a accusé la ministre de la Santé et des services sociaux de préférer soutenir les programmes de beauté plutôt que de soutenir les personnes vulnérables. «Est-ce qu’elle va exposer le plan bientôt?», a questionné la cheffe Virginia Smith. La ministre McDonald s’est défendu de ne pas se soucier des soins à domicile en affirmant que jamais, sous un autre gouvernement, le financement en Santé n’avait été aussi croissant que sous le gouvernement démocrate de Robert Jacobs. «Pendant qu’ils crient au loup pour une loi sur le droit de culte, nous on s’active et on investit comme jamais auparavant», a déclaré la ministre. La réponse n’a cependant pas été au goût des oppositions, puisque celles-ci ont questionné la ministre tour à tour sur le manque de vision et d’ambition de son gouvernement. Un député unioniste est allé jusqu’à demander la démission d’Erin McDonald, affirmant qu’elle ne remplissait pas ses obligations vis-à-vis les patients deserans.
De son côté, le chef conservateur Brady Williams s’est étonné que sa collègue soit une femme devant la Chambre des députés. «Si on m’avait dit, il y a dix minutes, que ça, c’était une femme, je ne l’aurais pas cru», s’est moqué le chef conservateur avant d’être rabroué par la présidente Susan Teal : «Retirez vos propos». Le chef conservateur a néanmoins été exclu de la séance journalière pour avoir insulté la ministre en affirmant qu’il allait retirer ses propos «seulement si elle retirait sa moustache». Il s’agit de la première fois depuis 2003 qu’un chef de parti est exclu de la Chambre des députés du Deseret. La dernière fois, le chef démocrate Calvin Newman avait uriné sur le gouverneur George Bates. Il avait été forcé de démissionner.
Oui à la libéralisation des poils
La ministre McDonald n’a cependant pas été ébranlé par les propos du chef conservateur. Lorsqu’elle est sortie de la Chambre des députés, elle a dénoncé le manque d’ouverture des oppositions et s’en est prise aux attaques personnelles et physiques. «Je suis certain que monsieur Williams aimerait en avoir une comme la mienne, une moustache, mais vous savez quoi? Il faudrait avant tout lui greffer des couilles», a-t-elle affirmé, l’attaquant d’être à la tête d’une formation politique «à la dérive devant la grosse bête qu’est l’Union deserane». «Qui se ressemble s’assemblent, et je suis heureuse d’être qui je suis.» En 2009, Erin McDonald avait annoncé publiquement «se sentir homme», dénonçant l’impossibilité pour les Deserans de changer de sexe.[/ve][/justify]