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Posté : sam. juin 03, 2017 11:49 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 09/04/2033[/center]
L'Alilée ne représente plus que 20,7% de l'économie montalvéenne
D'après [url=http://www.simpolitique.com/post300133.html#p300133]les statistiques annuels du Ministère de l'Économie[/url], l'Alilée n'a plus représenté que 20,69% du produit intérieur brut montalvéen en 2032, dans un contexte de très forte croissance.
La Costa dei Portocali est la seule région aliléenne de la Ligue a faire partie des 8 premières régions en terme de PIB, alors que la Nazalie compte 2 régions dans cette moitié haute, et l'Arovaquie 5 régions parmi le total de 17 régions réparties en trois provinces.
Le déséquilibre s'accentue donc d'année en année pour la Province, qui constituait 24% du PIB de la Ligue en 2030, soit une perte de près de 3,75 points en à peine deux ans.
"À l'heure de l'Internet et de l'Avion, l'Alilée ne représente plus cette plaque-tournante montalvéenne à mi-parcours entre Dytolie et Algarbe, statut sur lequel elle avait tant fondé de son économie." détaille Attilio Cassini, géographe, comme une des causes de ce retard qui s'accumule, et ce en dépit de l'apparente multiplication des projets locaux destinés à attirer les touristes ou les retraités étrangers.
Parmi les conséquences de cette perte de vitesse, observée par ces statistiques, on peut citer la difficulté qu'a l'immigration amarantine (pesant à la baisse sur les salaires) à demeurer sur place, au profit de l'Arovaquie ou de la Nazalie, ou encore le départ toujours plus important d'Aliléens à destination du Ciorco nazalien ou de la côte arovaque.
Posté : sam. juin 03, 2017 12:12 pm
par Arios
[center]Cartagina sera
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09/04/2033[/center]
Le Ciorco a connu une croissance de 46,53% en 2032
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Le Palazzo Annibalo, emblématique de Maghila, à l'est de la capitale
Grâce à une très forte croissance de 46,53% en 2032, la principale région nazalienne demeure la première région économique de la Ligue devant la Zémélie (Zemelia) arovaque, à 90 millions de PIB près... un écart à hauteur de ce qu'il était l'année précédente (100 millions).
Zémélie et Ciorco font la course en tête et continue d'attirer à elles la plupart du développement économique, d'année en année, pour la Ligue de Montalvo. La crainte d'un ralentissement et d'un dépassement par la Zémélie, qui deviendrait la principale région de la Ligue en forçant cette dernière à reconsidérer son identité, peut-être même ses institutions, diminue quelque peu par rapport aux alarmes de l'année précédente ; si en effet la Zémélie, arovaque, n'est plus très loin de devenir la première région montalvéenne, au moins la côte nazalienne du Ciorco reste dans la dynamique d'un développement... exponentiel.
Exceptionnelle croissance près de 50% entre 2031 et 2032, pour les deux "jumelles" dominant l'ensemble des Provinces-Unies. "Fausses" jumelles, tant leurs différentes demeurent importantes. Alors que la Zémélie demeure une région administrative et industrielle, notamment grâce à l'important complexe de Daro-di-Suresisca à l'embouchure de la Beregina sur la pointe arovaque, le Ciorco est en voie de touristification massive et n'a pas su imaginer un autre développement que celui du tertiaire, du résidentiel, et des équipements d'accueil pour une richesse dépendant donc toujours plus des étrangers et de la conjecture mondiale à laquelle chacun d'eux est soumis. La Zémélie, elle, laisse cette place à sa voisine la Carénie, qui avec plus de 21% de croissance l'année dernière n'échappe pas au mouvement de concentration de cette croissance, au détriment de la plupart des régions.
La Carénie (Carasna) ne représentait donc plus en 2032 que 8,69% du PIB montalvéen, pour 9,03% en 2031. Les seules régions ayant augmenté leur part dans le PIB général en 2032 étaient le Ciorco (+2,15%), la Zémélie (+2,19%), la Granique (+1,58%)... et les Riaggiadi (+0,27%), région de l'extrême-sud nazalien autour de la ville, souvent jugée délaissée, de Lebira sur le Bras de l'Algarbe. Cette dernière a récemment accueilli plusieurs usines des nouvelles chaines d'assemblage de l'industrie satellitaire grâce à l'entreprise Fulmizzio, de quoi redonner un bol d'air aux autorités locales et un espoir aux populations, dans le contexte nazalien d'émergence en politique d'un mouvement revendiquant clairement décentralisation et redistribution.
Mais la plus forte croissance régionale revient, en 2032, à la Granique (Granica), dans le sud de la région naturelle de Transvélécie, aux confins nord-est de l'Arovaquie. Avec 61,73% de croissance, la région autour de la cité de Camenisco a su profiter du choix fait par les géants de l'industrie web et numérique, et plus généralement des développeuses de NTICS, pour attirer de nouvelles populations urbaines et offrir un cadre de vie qui va en s'améliorant grâce aux retombées des impôts sur les grandes boîtes.
Posté : sam. juin 03, 2017 7:15 pm
par Arios
09/04/2033
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]
Camenisco : l'exclusion d'un collégien peosien relance les débats sur l'intégration
[img]https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/58/f0/b0/58f0b06876f829d8736eca0ff8ff9eee.jpg[/img]
En Transvélécie, et particulièrement en Granique (61,73% de croissance en 2032), les hommes changent. Mais l'Océan, on ne le connait pas, sinon l'Océan vert qui enserre la vallée de Transvélécie, autour de la rivière Miniezzino. Cet Océan vert parcouru par des hommes, bien souvent travailleurs immigrés, est l'autre côté du miroir dans une région qui fait les gros titres de l'actualité pour son développement économique autour des nouvelles technologies. Mais la foresterie, la charbonnerie, demeurent des piliers de l'économie nord-arovaque, qui dépend aujourd'hui presque entièrement de l'immigration.
Avec 580 000 travailleurs étrangers présents dans la Ligue de Montalvo en 2032, la province d'Arovaquie est centrale dans cette immigration. Par sa position, par son économique dynamique qui totalise autour de 53% du PIB montalvéen, elle attire autant les Peosiens hellénophones voisins, que les Amarantins, espérantophones, venus d'Alilée ou du continent. Mais l'intégration en pâtit, et dans un climat xénophobe le long des frontières, une croissance mal répartie accentue le ressentiment et tous les fantasmes sur une immigration qui n'est pas sans créer de problèmes.
Acacio Tsaccopoglio, collégien d'à peine 12 ans, l'a appris à ses dépends. Depuis vendredi dernier, cet élève est exclu jusqu'à nouvel ordre du collège Nicolás Maquiavelo, le principal établissement de ce niveau à Camenisco. En cause, les "signes rédhibitoires de refus d'exercice de la langue italienne par l'élève intéressé". Une exclusion expiatoire et pour l'exemple ? En septembre dernier, Nicolás Maquiavelo a ouvert deux classes de "bas-niveau", dont plus d'un tiers des élèves sont respectivement étrangers et pour beaucoup hellénophones de naissance.
"Des 25, 45, 60% de croissance ça ne se fait pas sans des déstabilisations économiques, des appels d'airs migratoires. Il y a de gros déséquilibres locaux. Les Divogiache font 2% du PIB de la Ligue, la Granique fait 7%, d'un côté du Miniezzino on fait 61% de croissance, de l'autre on en fait pas 9. Tout ça, c'est aussi de l'humain, du vécu, des emplois qui apparaissent, des attirances, des mouvements transfrontaliers... Camenisco et Gorniglie doivent faire avec l'époque et accueillent beaucoup d'immigrés, beaucoup plus qu'au temps où le cadre et la procédure d'intégration ont été fixés pour la Ligue. Nos lois sont peut-être à revoir, on ne peut pas demander aux étrangers ce qu'on exigeait d'eux il y a 150 ans." témoigne le maire de la ville, qui a rejoint le mouvement de soutien au petit Acacio ainsi qu'aux professeurs et personnels publics de Granique.
Posté : sam. juin 03, 2017 9:13 pm
par Arios
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La Ligue arabe ou... attendez, qu'est-ce vous avez dit ?
[center][img]http://www.four14ministries.org/images/mitraismo.jpg[/img]
Cette image est relativement neutre. Elle est peut-être tirée d'une oeuvre persanienne. On ne veut forcer la main à personne. En tous cas le lion ne semble pas aller dans le bon sens.[/center]
Le Printemps, c'est la saison de la fonte des neiges le long des bassins versants qui descendent vers la Mer intérieure, la mer du monde où les poissons ont la plus forte consanguinité de l'univers marin. Province reculée, pays éloigné du bassin céruléen, berceau et théâtre de tant de civilisations. L'Ilkhanie a tout pour être le cœur d'une aire civilisationnelle franche, affirmée et originale, pont entre les Orients, mais l'actualité diplomatique de ces dernières heures traduit un choix... dynastique (?) d'une toute autre nature.
L'Ilkhanie (prononcer peut-être Il-rrranie ?) est un pays pluriculturel, la Patrie de nombreuses populations, des turcophones ou Kazakhs, des Arabes aux hybrides Afilans, des Mongols et de fortes minorités dytoliennes et ventéliennes, témoins d'une mondialisation efficace dans la région et du lointain impact des Routes de la Soie. On y reconnait même la langue grecque, et pour cause.
Le pays ne cachait pas, jusqu'à aujourd'hui, son penchant, son affection, son tropisme pour l'héritage hellénistique et par-là occidental. Qui connait la toponymie ilkhanite autrement qu'au travers de ces noms classicisants fidèlement récités par des générations d'élèves montalvéens : Bactrapoli, Chiropoli, Giangipoli, etc... Peut-être même pas les Ilkhanites eux-mêmes, qui utilisent (au moins dans les dépliants internationaux) les versions grecques francisées Bactrapolis, Kyrupolis, Genghipolis.
Amoureux jusqu'à hier de leur particularisme d'héritiers d'Alexandre, dans un Moyen-Orient jusqu'alors divisé entre socialistes et soufistes du Sultan alfranien Sidi Ali, les Ilkhanites ont su au cours des décennies de l'ère contemporaine faire adorer leur pays, faire rêver avec leur pays, bien au-delà de leurs frontières, au point que la presse internationale -et particulièrement amarantine, sociétés pédérastiques tout attendrissament orientalistes-, se passionna encore, ces dernières semaines, pour la moindre actualité émanant du pays au Lion tranquille.
Mais les autorités du pays, dont la société civile pariait encore jusqu'à récemment sur le potentiel touristique de leur Patrie et particulièrement des abords de l'île d'Hormuz sur la Mer intérieure, semblent avoir choisi une autre voie. Plutôt que de clarifier, avec les chancelleries mondiales, la politique officielle d’appellation des toponymes ilkhaniens, elle se sont lancées dans un djihad diplomatique ayant pour but de fonder une "Ligue arabe" - les quelques lettrés de L'Eco di Miliameni contactent en vain leurs homologues ilkhanites depuis cet après-midi pour connaître quel terme précis est utilisé dans leur langue... sinon en arabe.
Les Arabes constituent 12% de la population du pays, théoriquement descendants des combattants de l'Islam médiéval conquérant, mais aussi et surtout issus des vagues d'immigration successives et encouragées par les liens islamiques indéniables et historiques qui relient ce pays des confins natolico-marquésien au reste du Moyen-Orient (là encore une conception géographique toute occidentale, bien heureusement pas utilisée par les autorités persaniennes).
Est-on face à un coup d'État d'influence ? La minorité arabe, lobby constitué, aurait pu faire basculer les institutions ilkhanites dans un narratif anti-occidental (anti-quoi ?), au point d'aller jusqu'à nier la non-arabité de 88% des Ilkhanites ? Qu'est-ce que l'arabité ? finalement répondrait le journaliste gauchiste déconstructiviste.
Il semble, et c'est un horreur, que le diplomate du pouvoir de Giangipoli se contente de répondre, pour l'instant du moins : "C'est un mec bazané qui vit sur les rives sud de la Cérulée ou dans les parages, et respecte la Loi islamique".
Posté : lun. juin 05, 2017 10:12 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
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Immigration : le grand malaise
[img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/06/05/170605113856189740.png[/img]
Deux amarantines au travail dans une TPE à Dovernico
De plus en plus féminine, de plus en plus qualifiée : l'immigration à destination de la Ligue de Montalvo surprend et consterne parfois autant qu'elle satisfait la machine économique. Finies les grandes années de la submersion aux frontières nazaliennes, de la part d'une masse de jeunes mâles noirs sous-qualifiés en fuite des disettes structurelles de l'Algarbe centrale ou des colonies et ex-colonies de la Lucagne et autres principautés en perte de vitesse. Cette immigration exotique et souvent stoppée dans son élan, par une Ligue en contraction économique et commerciale, avait poussé à la création de plusieurs camps de transit, sinon de pure concentration, dans l'arrière-pays des Riaggiadi, où une masse de personnes non-régularisées attend toujours.
Depuis le début de la décennie, l'immigration a définitivement changé de visage.
Depuis le début de la décennie, l'immigration a définitivement changé de visage. Il n'est pas désagréable, en apparence, de contempler ces cars de femmes débarquant pour une halte cigarette sur les principales places de Menavi, en Mésalilée, le temps de faire le plein de barres énergétiques et de changer sa serviette, comme les observent les attroupements de vieux montalvéens, canne en main, sur leurs bancs, dans l'attente du 25 du mois pour toucher sa retraite. Mais ce spectacle permanent d'une immigration massive, blanche et féminine, venue du monde espérantophone, n'en traduit pas moins des logiques mortifères sur la situation des pays de provenance.
Le temps de l'amarantine en situation irrégulière qui travaille dans la station service du côté montalvéen est révolu.
Alors que les masses noires et masculines avaient été stoppés sur les docks des quelques derniers ports post-industriels du Bras de l'Algarbe, des Riaggiadi ou des champs de melon de la Lajamiglia, les masses féminines et Bac+3/8 s'engouffrent avec le soutien des autorités locales jusque dans les plus petites villes de l'espace montalvéens, désormais -on le sait- bien au-delà de la simple frontière qui coupe l'île d'Alilée en deux. Le temps de l'amarantine en situation irrégulière qui travaille dans la station service du côté montalvéen est révolu. Aujourd'hui, les Amarantines se constituent en réseau, utilisent une solidarité communautaire portée par Internet, et cet accès au téléphone mobile personnel qui ne va pas toujours de soi de l'autre côté de la frontière, le tout pour aller dénicher l'emploi jusqu'aux confins de la Transvélécie, et jusqu'au Lasahari si elles le peuvent.
Dans les différentes entités qui composent la Ligue amarantine, le machisme est érigé parfois en quasi-religion d'État, encouragée par des formes très masculinisantes de l'homosexualité, soutenue par les élites au pouvoir. La femme, accoucheuse et accouchée, mère et père par procuration, n'est bien souvent qu'une reproductrice et une tenancière de porte-monnaie, reléguée à la tâche ingrate de reproduire une espèce, qui dégoûte plus qu'elle ne fascine le cœur de la société. Mais ce discours a été rabâche des dizaines de fois dans nos journaux, et ne doit pas faire oublier la complexité et la multitude des situations, comme le traduit bien le contre-modèle de la Cité des Melgares...
Pourtant, d'un extrême à l'autre, toutes les Amarantines ne trouvent pas leur voie et la raison d'un bonheur qu'elles sont de plus en plus nombreuses à aller chercher de l'autre côté, dans la Ligue de Montalvo vieille héritière d'un patriarcat bourgeois, à la fois moins viril et moins contraignant que l'éphébat d'État. Et ces candidates à l'immigration, concours dont le taux de réussite est très encourageant pour ce genre de profil, ne sont pas toutes melgares... loin s'en faut. Par leur présence, par leur travail, leur sens de l'épargne et l'audace de la migrante qui les caractérise, ces femmes se font rapidement une place dans notre société et constituent aujourd'hui une grande part des naturalisations annuelles (+15 000 en 2032) aujourd'hui autour de 60 000 personnes par an.
[...]elles font saturer [...] un Code de la citoyenneté datant de 1952[...]
Fondant parfois, au bout de 2 à 3 ans, des familles qu'elles sont bien décidées ici à élever conjointement à un mari qui applaudit, ou en laissant dans une revanche personnelle à l'homme le soin de sauvegarder le foyer, elles font saturer les services de contrôle de l'immigration et de l'intégration qui tentent désespéremment de continuer d'appliquer la Loi, c'est à dire un Code de la citoyenneté datant de 1952 et prévoyant entre autres des enquêtes surprises de bonnes mœurs à domicile, pour juger du bon respect d'un processus d'assimilation si important dans la culture de la Ligue.
Les naturalisations, qui prennent environ aujourd'hui autour de 3 ans, contre encore 6 il y a quelques années, ne sont pour autant pas automatiques, du moment qu'on essaye encore d'appliquer ce Code, qui prévoit notamment en cas de refus la garde exclusive des enfants d'union mixte au parent montalvéen. L'accès à la citoyenneté montalvéenne aux enfants de deux parents étrangers est quant à elle conditionnée, à plusieurs échelons de 19 à 30 ans, à une assimilation jugée par ces mêmes services.
[...]l'ultime rempart, exigeant mais salvateur, face à [...] (l)a démontalvéanisation.
Ce qui paraissait pour beaucoup encore dans une usine à gaz il y a quelques années, apparait aujourd'hui comme l'ultime rempart, exigeant mais salvateur, face à l'espérantisation de la société, et à sa démontalvéanisation. Les difficultés rencontrées naissent aussi du manque d'ouverture à une immigration autre que dytolienne et céruléenne, notamment par les a priori historiques à l'égard des arrivants nord-algarbien, soumis de facto aux mêmes procédures mais à qui par réflexe atavique est bien davantage appliqué l'article 1 du code de la citoyenneté qui restreint la naturalisation aux "individus de race blanche d'ascendance italique", alors même que cet article ne concernait à l'origine que la constitution, en 1952, de la masse des citoyens d'un pays alors tout neuf.
La restriction raciale existe pour autant bien dans la loi, à l'article V d'un Code imaginé dans un contexte hygiéniste perdurant après la guerre. Seuls peuvent être candidats à la naturalisation les individus "de race blanche ou assimilable", formule laissant une marge de manœuvre non négligeable permettant l'ouverture à certaines exceptions ainsi non bloquées textuellement. Le problème ne se pose pas dans le cadre amarantin, mais peut se poser dans le cadre de l'immigration en provenance de l'Aminavie ou d'autres pays d'Algarbe du Nord et même des ethnies de la côte Est dont plusieurs sont liées historiquement aux pays italiques dont la Lucagne.
Cartagina ne subit pas l'immigration féminine amarantine autant qu'elle ne la provoque, dans les faits[...]
La réalité est que Cartagina ne subit pas l'immigration féminine amarantine autant qu'elle ne la provoque, dans les faits, par crainte de devoir assumer un autre type d'immigration si jamais les portes restées fermer face aux candidates de la Ligue voisine. Demandant à ses fonctionnaires de freiner les demandes autres, la Ligue de Montalvo préfère encourager les filières, au moins légales, émanant de l'Amarantie, du Péos ou d'autres pays voisins partageant une certaine proximité culturelle. Cette politique qui ne dit pas son nom provoque pourtant une déstabilisation durable et profonde de la pyramide démographique, les femmes y étant désormais majoritaires dans toutes les classes d'âge en des proportions de milliers à dizaines de milliers d'individus. À la dépression masculine des papy-boomers causée par la guerre et à celles de leurs enfants causée par l'émigration à destination du Nouveau-Monde, succède une dépression masculine provoquée par le trop-plein féminin de l'immigration en provenance des autres pays de la Mer céruléenne et principalement de la côte nord. Il y a aujourd'hui 170 000 femmes de plus que d'hommes tous âges confondus dans la Ligue.
Posté : lun. juin 05, 2017 3:47 pm
par Arios
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09/04/2033[/center]
Une manifestation en faveur de la guerre dégénère
[img]https://i0.wp.com/projectmagen.org/wp-content/uploads/2017/02/20160614PHOWWW00541.jpg?fit=564%2C318&resize=350%2C200[/img]
Plus de 700 manifestants ont remonté le Corso dei Vincitorri ce lundi
On les appelle les bellicisti mais eux-mêmes se donnent le nom d'Ultoristi et affichent des effigies de leur idole, Mars Ultor, le dieu vangeur du panthéon latin. Pourtant, leur manifestation autorisée ce lundi n'était pas tout à fait une revendication à l'égard de quoi que ce soit, ils venaient tout simplement témoigner de leur approbation quant à la menace d'un conflit qui pèse sur la région depuis la fermeture unilatérale du Bras de Mer algarbien par les troupes aminiennes (pays qui compte plus d'un million de soldats réguliers).
L'opération contre le trafic de drogues cache un coup de com' de l'armée aminienne quant à sa capacité de déploiement, une démonstration de force. Si l'Aminavie est l'héritière directe du "camp berbère" considéré comme l'ennemi héréditaire des Nazaliens par les groupes bellicistes de divers bords politiques (mais quand même plutôt d'extrême-droite), la réunion d'aujourd'hui n'affichait pas de sympathie particulière de la part des manifestants. Les groupuscules eugénistes se sont bien gardé de provoquer les groupes algarbianistes ou même la petite délégation isiaque venue tout spécialement du sud de la Nazalie (et plutôt pro-berbère).
Les manifestants se sont réunis "dans une communion partagée en l'honneur de la guerre, fantasmée comme vecteur aux énergies les plus profondes de l'homme enfin exprimées dans la furie du champ de bataille" selon le sociologue politique Marco di Veratio, spécialiste des mouvances marginales du spectre politique montalvéen. "On est à la croisée des mondes punks, des cercles païens, des théories néo-hygiénistes, des nostalgiques du techno-fascisme, mais on est avant tout sur une association de personnes qui défendent la cause de la guerre, et souhaitent pour la plupart véritablement un conflit qui fasse bouger les lignes, pourquoi pas en notre faveur".
Selon l'économiste Michele Sangarbo, "souhaiter la guerre régionalement est la cause d'une méconnaissance totale des réalités de l'époque contemporaine. Dans un contexte régional où la Ligue de Montalvo est le seul pays "adulte" qui suit minutieusement ses budgets, un conflit pourrait très vite dégénérer et perdurer sans qu'aucune porte de sortie ne se présente, alors que les économies si fragiles des divers voisins s'effondreraient, couleraient dans les sables mouvants des bords de la Mare algarbiana".
Alors à quand un grand conflit régional ? L'intervention éclair de la Britonnie au Gezona, comme le blocage du Bras de l'Algarbe, en sont des signes précurseurs, de véritables "augures annonciatrices" selon certains manifestants. Ce qu'on sait, c'est que la guerre le long de la principale avenue de la capitale et du pays s'est bien déroulé sur la fin de parcours, avec plusieurs vitrines cassées, pour des raisons que l'on ignore. Une incantation à la furie ?
Posté : mar. juin 06, 2017 2:08 pm
par Arios
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18/04/2033[/center]
La Lega a-t'elle le droit de discuter à nouveau avec les Due-Lucanie ?
L'article VI de la [url=http://www.simpolitique.com/post294588.html#p294588]Constitution de 1953[/url], cela vous dit quelque chose ?
Selon le texte, publié trois ans après l'armistice et scellant la survie et l'union de l'Arovaquie, de la Nazalie et de l'Alilée italique en un État commun, la Ligue ainsi créée renonce à s'allier politiquement avec des États nés eux-aussi du morcellement de la zone d'influence italique autour du Bassin céruléen.
[quote]VI. La Ligue de Montalvo renonce à nouer des liens politiques qui remettraient en cause son indépendance, avec ses anciens partenaires du pourtour du Bassin, ou engagerait son agrandissement. La Ligue de Montalvo reconnaît la menace du socialisme international.[/quote]
Cette Constitution, rédigée en partie sous l'influence de la Britonnie, et faite pour un État dont la seule arme serait désormais celle du commerce (puis de l'industrie, en dépit des réticences des lobbys britonniens ndlr), prévoyait également dans le texte que Cartagina devait reconnaître la menace du socialisme international, marque d'un ancrage temporel profond dans une époque où nationalismes arabes et plus largement indigènes menaçaient le capitalisme colonial des États dytoliens.
Si sauver les séculaires foyers de peuplement latin d'Algarbe du Nord ou de Dytolie orientale était une position actée par les principales puissances régionales, l'argument premier des stratèges technocrates était bien de limiter la capacité d'influence des peuples voisins ou non-dytoliens et des revendications de chefs de guerres nés à l'occasion du conflit mondial ou des occupations et administration étrangères ; surtout quand ceux-ci se réclamaient d'un nationalisme ou d'un socialisme (souvent des deux) dont les armes se dirigeraient vers l'Occident "étranger" éloignant des mœurs traditionnelles.
La Ligue de Montalvo, né d'un besoin briton de bouclier anti-indigènes et anti-socialiste autour du Bassin céruléen, devait bien se garder de reconstituer un jour la puissance italique en revenant dans le giron d'un État métropolitain lui-même explosé en diverses entités. Parmi elles, c'est bien en la monarchie restaurée des Deux-Lucagnes que le nationalisme sut perdurer, au moins demeurer dans l'ombre assez longtemps pour que les souverains le tolèrent puis le réintègrent au roman national, au point que beaucoup des symboles et de l'imaginaire des Deux-Lucagnes aujourd'hui (jusqu'au maintien des statuts entre colons et indigènes dans des colonies elles-mêmes subsistantes) sont tirés de cette histoire et non d'un narratif purement duelucanien.
Alors, aller au-delà du simple échange de formules de politesse avec les Deux-Lucagnes est-il constitutionnellement acceptable ? À l'heure où la Britonnie intervient unilatéralement dans un pays souverain d'Algarbe-du-Nord, parce-qu'elle trouve ses lois injustes, on n'est en droit de réfléchir aux conséquences d'un potentiel rapprochement avec Palepoli.
Posté : mer. juin 07, 2017 10:50 am
par Arios
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Il agresse des passants au marteau au cri de "à mort les pédés"
Une agression xénophobe et homophobe a eu lieu aujourd'hui dans les rues de Clisto, à l'heure de l'ouverture de la marina, sur le front de mer. Un homme montalvéen d'une cinquantaine d'année, vraisemblablement encore aviné, a tenté de s'en prendre violemment à plusieurs couples de passants homosexuels qui profitaient de la fraicheur du petit matin. Les visiteurs, venus de l'Amarantie voisine, étaient des touristes, comme la plupart des personnes que l'on croise en cette saison les fins de semaine à Clisto.
Heureusement, l'homme a manqué son coup grâce au compagnon de sa première cible, qui a bloqué le bras de l'agresseur puis a tenté de le maîtriser. Reculant, l'accusé a pris son élan pour aller frapper dans le dos un autre passant, mais a cogné contre une poubelle avant de tomber au sol. Là, des clients du café de l'autre côté de la rue sont accourus pour le maîtriser, pendant qu'une dame appelez les Carabiniers.
Le nombre d'agressions homophobe a beaucoup augmenté en Alilée l'année dernière, sur fond de crise économique et de pression migratoire en provenance d'Amarantie. Chaque jour en Alilée, on dénombre 3 agressions, pour la plupart verbales, motivées par de l'homophobie. Le nombre d'actes xénophobes augmente également plus sensiblement sur l'île que dans les autres parties de la Ligue.
Posté : jeu. juin 08, 2017 9:33 am
par Arios
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24/04/2033[/center]
Les tensions régionales s'invitent dans la campagne présidentielle nazalienne
[img]https://i.redditmedia.com/_Ab367emVxmse7KjpxpGKmhq01i7nySe4xvgMdjwkjU.jpg?w=320&s=3093568d1b7c8f27fd4eb6b3f8153bf2[/img]
Des "mobilisés" aminiens, début d'année
Après avoir essayé durant quelques temps de paraître des gens intéressants, de passer pour des pays soucieux de s'en sortir et d'améliorer la vie de leurs citoyens, après pour certains n'avoir même pas fait semblant, il semblerait que les pays de Cérulée et de Dytolie aient enfin trouvé un point commun sur lequel construire leurs relations, dans le bon ou le mauvais sens : la volonté d'en découdre.
Une aubaine pour des politiciens souvent impuissants, dans le climat de défiance qu'il y a à leur égard, à justifier une politique quelconque, puisqu'il est de toute façon invraisemblable d'avoir une réflexion sociale et économique dans des sociétés où le chiffrage se fait bien souvent sous le bureau du douanier que dans les laboratoires de mathématiques.
Corruption, impuissance, parfois délire religieux et furia guerrière en anticipation, les dirigeants de la région semblent tomber un à un dans le panneau de l'hypothèse du conflit armé, commettant la double erreur de croire (pour certains seulement) que cela détournera les problèmes de leur propre inconsistance, et d'imaginer qu'eux-mêmes auront les abdominaux nécessaires pour survivre à un tel conflit. Car s'il venait à éclater, quoi sinon une coalition partisane aidée d'un soutien technique magistral pourrait en venir à bout ? Combien, alors, de pays survivraient-ils aux traités de pays et aux réparations de guerre que cela exigerait ? en dehors même des considérations humaines et de la perte sociale et culturelle à laquelle s'attendre.
Alors que le feu s'est emparé de l'île caskariote, entre deux visions du monde pas forcément éloignées ou du moins pas assez pour que cela justifie une guerre fratricide, alors que les dirigeants de l'Aminavie s'enferment dans leurs penchants les plus laids, alors que le lézard groggy luciférien à l'odeur de sang alléché a demandé à sa queue d'être solidaire du reste dans les jours qui arrivent, les sujets de la sécurité et du positionnement diplomatique s'invitent dans la campagne pour les présidentielles nazaliennes de Septembre prochain.
La position la plus tranchée est celle de la candidate UCdS Giasmina Zebbo, qui réclame une position beaucoup plus dure à l'égard de l'Aminavie, jugeant que la politique montalvéenne de pacification et d'accord avec les autorités voisines n'aura servi qu'à leur donner une impression d'impunité.
De son côté, le milliardaire Abu Darfi préconise une neutralité absolue et s'est dit à travailler avec les économistes confirmés nécessaires pour, en cas d'embrasement, pouvoir faire profiter au mieux la Nazalie des opportunités économiques qui s'ouvriraient alors.
Les candidats des autres partis tardent à se déclarer, alors que le PdC envisagerait selon certaines rumeurs de soutenir carrément le milliardaire afin de ne pas éparpiller les voix libérales centralistes.
Mais la Ligue seule au monde au milieu du souffre pourrait-elle seulement survivre elle-même ? À l'heure où les initiatives diplomatiques en faveur de la transnationalité s'accumulent, avant même que leurs porteurs ne fassent beaucoup d'efforts quant à leur propre viabilité d'État-nations, on voudrait à tout prix précipiter l'intégralité des pays de la région dans le sac de nœud inextricable des alliances et des sphères d'intérêts.
À qui profite le crime ? À qui la faute de cette situation ? La Cérulée devient l'anti-Choenglung, où par idiotie les pays sont incapables d'indifférence à l'égard de la bêtise de leur voisin, mais préfèrent sur-enchérir et se croire eux-mêmes assez valeureux pour profiter à terme de ces insuffisances. Sic transit imperium.
Posté : jeu. juin 08, 2017 9:47 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 21/04/2033[/center]
Gabriella Attogio privée d'antenne pour ses propos complotistes
[img]http://tse3.mm.bing.net/th?id=OIP.6BxkI8hFy1QTi6kzNuN_ugEsDI&pid=Api[/img]
La présentatrice vedette d'origine amarantine sera finalement renvoyée des deux chaînes télévisuelles où elle exerçait, pour des propos complotistes tenus en fin de semaine dernière sur sa chaîne Zibbibovid, où elle répondait à la question d'un internaute "Que penses-tu des tensions en Mer d'Algarbe et au Caskar ?".
La jeune femme, diplômée en maquillage, couture et comptabilité, s'est laissée aller à des rapprochements hasardeux au téléscopage d'actualités. Elle a entre autres expliqué que pour elles, ces tensions étaient fabriquées.
"Les pays ne s'endettent pas assez aux yeux des créanciers de plusieurs pays, je crois qu'une guerre importante obligerait ces pays à réclamer de l'argent en contractant des dettes, notamment dans les paradis fiscaux d'Extrême-Orient. Plus généralement, un déchirement de l'Occident profiterait aux pays du Wenlei, je crois que beaucoup d'agents du Wenlei agissent en sous-main pour semer le trouble."
Elle a également rajouté qu'une guerre "ferait disparaître les élites isolationnistes au profit des élites ou militaires, qui respectent leur parole et honoreraient leurs créances, ou des élites complètement vendues à la finance internationale et qui pourraient ensuite ponctionner les sociétés vaincues comme gagnantes".
Des propos jugés comme "confinant aux limites du racisme" par l'autorité télévisuelle, ont valu à la jeune femme sa place car "participant d'un climat de suspicion généralisée à l'égard de la sphère publique".