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Posté : lun. nov. 25, 2019 6:55 pm
par William Hamleigh
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Septembre 2040[/center]

Question posée: Si les élections générales avaient lieu demain, pour qui voteriez-vous ?

Résultats :
Chambre des Communes Insulaires - Fort William - 241 sièges
  • Front gaélique : 21% | -4% | 52 sièges
  • Parti libéral-réformateur : 20% | +1% | 50 sièges
  • Parti conservateur : 13% | +1% | 32 sièges
  • Parti travailliste : 12% | -4% | 29 sièges
  • Parti social-démocrate : 6% | -1% | 14 sièges
  • Green isles : 2% | -1% | Sous le seuil électoral (3%)
  • Left unity : 22% | +4% | 55 sièges
  • Unité gaélique : 4% | +4% | 9 sièges
Parlement élandais - Urnavuk - 50 sièges
  • Unité gaélique : 42% | +42% | 23 sièges
  • Front gaélique : 6% | +6% | 3 sièges
  • Parti libéral-réformateur : 12% | +12% | 6 sièges
  • Parti conservateur : 16% | +16% | 8 sièges
  • Parti travailliste : 9% | +9% | 4 sièges
  • Parti social-démocrate : 3% | +3% | 1 siège
  • Green isles : 2% | +2% | Sous le seuil électoral (3%)
  • Left unity : 10% | +10% | 5 sièges
Commentaire :
Les prochaines élections lorthoniennes du 15 janvier sont d'une importance capitale et inédite dans l'histoire du pays. Elles inaugureront la nouvelle ère politique du pays reposant désormais sur un partage des pouvoirs entre Fort William et ses territoires arctiques maintenant représentés par le Parlement élandais qui siègera à Urnavuk et disposera de compétences déterminées par la Constitution. Ces élections marquent également l'entrée en grandes pompes de la proportionnelle comme méthode de scrutin qui distribuera de nouvelles cartes aux partis politiques qui se hisseront au dessus du seuil des trois pour cent de votes exprimés.

Au niveau national, le Front gaélique et le Parti travailliste continuent dans leur descente vertigineuse ; le premier étant désormais au coudes-à-coudes avec les Libéraux-réformateurs alors que le second s'est fait doublé par des Conservateurs qui entendent bien faire un retour fracassant au Parlement emmenés par leur nouveau président et qui profitent de l'échec des nationalistes pour rameuter les électeurs de la droite traditionnelle. La déconstruction du parti travailliste se poursuit donc, accélérée par la récente décision du Premier ministre de ne pas se représenter. Le parti devra tôt ou tard songer à faire une solide autocritique, quitte à effectuer un énième revirement idéologique. Les sociaux-démocrates peinent, quant à eux, à proposer une alternative sérieuse face à l'avancée toujours soutenue de la gauche radicale d'Alan Orkney qui devrait constituer le premier groupe d'élus au Parlement dans la configuration actuelle.

Selon les prévisions, les rattachistes de Magnus Loganach devraient aussi faire leur entrée à la Chambre des Communes, en petit nombre toutefois. Il semble, en effet, que les électeurs élandais se reconnaissent mieux dans les partis traditionnels plutôt que dans celui de leur homme fort qui, c'était à prévoir, sera sans aucun doute ultra-dominant au niveau régional. En effet, avec près de quarante-deux pour cent de suffrages exprimés par les sondés, Unité gaélique s'avère être le premier choix des Élandais orientaux presque à l'unanimité alors que les électeurs occidentaux, habitués à la politique lorthonienne, se reconnaissent sans surprise dans les partis traditionnels du spectre politique national avec qui les rattachistes devront composer pour parvenir à une majorité régionale.

Posté : sam. nov. 30, 2019 2:35 pm
par William Hamleigh
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L'ex-présidente de l'Union Douanière part à la conquête de la CND

Salmond rappelé, Victoria Sutherlainn redevient commissaire
29 septembre 2040[/center]

[justify]On n'avait plus entendu parler de Victoria Sutherlainn depuis son ascension à la tête de l'Union Douanière Occidentale, alors formée par les Îles Lorthon, l'actuelle Ligue de Lébira, la Britonnie, le Royaume de Lagac'hann et la République d'Ennis. Après son coup de force envers Lanfair pour mettre un terme à leur régime d'exception qui avait par la suite causé l'implosion de l'organisation, Victoria Sutherlainn avait repris le chemin de l'ombre, sans toutefois disparaître de l'horizon politique comme en témoigne l'actualité du jour. Alors que le Premier ministre Ulysses Morgan se cherche un successeur à la tête du parti travailliste, c'est en la personne de Scott Salmond qu'il semble l'avoir trouvé. Commissaire de la première heure au sein des institutions de la Communauté des Nations Dytoliennes, Salmond laisse sa place pour réintégrer l'échiquier politique national et la perpétuelle course au Cabinet de Sa Majesté. Il aurait lui-même indiqué à Ulysses Morgan sa préférence pour voir Victoria Sutherlainn lui succéder et c'est sans se faire prier que le Premier ministre a acté la nomination de la diplomate.

Au sein de la Commission de la CND, l'ex-présidente de l'UDO revient en quelque sorte dans son milieu de prédilection où elle défendra les intérêts lorthoniens dans les affaires dytoliennes avec la détermination qu'on lui connait. Difficile en revance d'envisager pour elle autre destin que celui du poste suprême du Secrétariat-Général. Actuellement occupé par l'Ennissois Rónán Mac Duibh en passe d'achever son premier mandat de trois ans, le Secrétariat sera remis en jeu l'an prochain lors d'un vote organisé entre les commissaires pour choisir le nouveau maître de la Dytolie. Ainsi l'expérience de notre commissaire jouera assurément dans les tractations entre les Chefs d'État et leurs commissaire pour fixer l'issue de l'élection.

Pour Scott Salmond qui quitte son bureau de commissaire pour prochainement s'asseoir à celui de président de parti, l'avenir s'annonce rempi de challenges à remplir, à commencer par celui de redresser le parti travailliste quitte à, après avoir fait table rase du passé, écrire l'histoire d'une nouvelle formation. Il l'avait d'ailleurs déclaré au moment de sa nomination au poste de commissaire "je suis davantage social-chrétien que travailliste" raison pour laquelle il s'était proposé au poste, ne se reconnaissant pas dans la tournure qu'avait prise le parti depuis le règne de Daniel Ceallach. Il a toutefois tenu à adresser ses sincères bons vœux de réussite à celle à qui il vient peut être d'offrir le Secrétariat-Général. Basée aux Îles Lorthon et peut-être bientôt dirigée par une Lorthonienne, "la CND pourrait à terme supplanter le gouvernement de Fort William, une première étape vers la gouvernance continentale" a alors ironisé le commissaire Salmond pour l'occasion.

Posté : dim. déc. 29, 2019 11:26 am
par William Hamleigh
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Alan Orkney avec ses militants de Left Unity[/center]
[center]La gauche radicale et les conservateurs s'arrachent les banlieues
26 décembre 2040[/center]

[justify]Pas de répit pour les forces militantes en cette période de fêtes de fin d'année, les élections sont dans moins d'un mois et tout reste à faire. Depuis plusieurs semaines, les Lorthoniens peuvent apprécier les traditionnelles décorations de Noël placées par les particuliers ou les administrations. Mais à côté des banderoles et guirlandes illuminées on pouvait bien souvent également observer les visages de nos politiciens favoris sur leurs tout aussi traditionnelles pancartes et affiches en tous genres qui fleurissent un peu partout. Plus que jamais la course au cabinet fait rage et les festivités annuelles ne sont pas un prétexte pour ralentir la cadence. Le parti de gauche unifiée emmené par Alan Orkney, qui fait là ses débuts électoraux, l'a bien compris. Depuis le début de la course électorale, leur action est la plus organisée et la plus présente dans le débat public. Le président de parti et ses collaborateurs le disent haut et fort : ils veulent, "bousculer les élites et faire entendre la voix du peuple". Refinancement des services publics, baisse de l'âge du départ à la retraite, renforcer les prérogatives locales contre le pouvoir absolu de Fort William ou encore favoriser les conditions d'accès pour les demandeurs d'asile, telles sont quelques unes des lignes directrices de leurs programme. Dès lors, leur cible première reste indubitablement les classes modestes de la société lorthonienne, en particulier les familles pauvres et souvent d'origine immigrées des interminables quartiers en périphérie des grandes agglomérations auxquels les travaillistes ont renoncé depuis Ulysses Morgan.

Dans son élément et face à son électorat, Left Unity et son président s'attendaient à tout sauf à devoir affronter la concurrence dans les banlieues du parti conservateur qui s'essaie à ce terrain qui lui est, pour le moins, inhabituel. En effet, fortement associé à l'image de la bourgeoisie libérale-conservatrice des centres urbains et des milieux d'affaires, le parti conservateur n'avait jusque là que peu ou pas du tout exploré les quartiers les plus défavorisés, jusque là monopolisés par la gauche traditionnelle jusqu'à son effondrement post-Ceallach. Mais la nouvelle direction du parti semble avoir senti le vent tourner et la présidence de Bashir Maan apporte avec elle un élan nouveau pour la formation. Bashir Maan a, en effet, souhaité faire de la campagne de terrain sa priorité absolue et particulièrement dans les quartiers défavorisés où l'immigration et la précarité sont autant de freins à l’ascension sociale et à l'épanouissement personnel. Et ça marche, semble-t-il. Particulièrement chez les jeunes, Bashir Maan leur parait comme "celui qui a réussit" et qui peut sans doute leur offrir la même opportunité. Outre les promesses d'emploi et de redynamiser leurs quartiers, le candidat au poste de Premier ministre a la chance d'avoir une bonne histoire vendeuse pour qui s'y reconnait et ils sont nombreux.

Les membres et militants de Left Unity s'évertuent à prouver que les paraboles méritocratiques des conservateurs ne sont que des façades "pour parvenir au sommet de l'État et ensuite mener une politique antisociale dont ces jeunes seront les premières victimes". Malgré l'engouement que peut susciter la candidature conservatrice, les observatoires statistiques prévoient que l'électorat défavorisé devrait majoritairement revenir aux rangs de la gauche radicale. Cependant, la proportionnelle, qui sera effective pour le scrutin du 15 janvier, redéfinit les règles et donne raisons aux tentatives des conservateurs : chaque voix prise est importante, peu-importe qui l'emporte dans la circonscription.

Posté : lun. déc. 30, 2019 12:40 pm
par William Hamleigh
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Le crash du système bancaire lébirien calme les ardeurs des pro-dématérialisation

« Le chaos monétaire lébirien doit nous alerter »
29 décembre 2040[/center]

[justify]Depuis plus d'une semaine désormais, tous les voyants sont au rouge pour la Ligue de Lébira. La première puissance économique mondiale a été victime d'une avarie informatique paralysant son tentaculaire réseau dédié à la circulation de la lire dématérialisée. À l'heure actuelle nul ne connaît l'origine de la panne dans laquelle certains voient la conséquence d'une cyberattaque d'une ampleur inédite. Les Lébiriens ont dès lors pu faire la mauvaise expérience du 0£ de solde affiché sur leurs comptes. Privé de monnaie, le pays vit de débrouille et d'entraide, mais, à plus d'une semaine d'arrêt bancaire, les choses pourraient rapidement dégénérer.

Cette crise sans précédents a fourni et continue de fournir de la matière à penser à de nombreuses rédactions et à tout autant d'essayistes et écrivains politiques sur les risques que présente la dématérialisation de la monnaie. L'exemple de la lire lébirienne parle de lui-même. Le constat est clair : à l'heure actuelle, nos sociétés contemporaines ne disposent pas d'une confiance suffisante dans un système de paiement entièrement dématérialisé. L'argent matériel l'emporte encore sur le virtuel et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341624#p341624]les pays[/url] qui se lancent dans l'aventure de la dématérialisation y vont désormais à tatillons, redoublant de prudence, et les récents événements ne sauraient leur donner que raison.

Aux Îles Lorthon l'idée d'une Livre dématérialisée couve depuis longtemps dans les hautes sphères politico-financières. En 2034, le directeur de l'Office de l'Orientation Économique déclarait souhaiter "amorcer" la transition vers un système bancaire dématérialisé. Le thème n'a finalement que peu infusé dans les différentes campagnes électorales ayant eu lieu depuis. Toujours chez nous, à Hoxa, siège de la Communauté des Nations Dytoliennes, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353351#p353351]la question se pose également[/url], avec plus de sérieux. L'idée d'une monnaie commune pour les États-membres qui serviraient aux échanges sur le principe de la double-devise court toujours dans les esprits des instances économiques de l'organisation. Destinée aux échanges internationaux uniquement, cette monnaie dytolienne, qui n'aurait pas de propriétés physiques, paraît maintenant comme un projet à mûrir si pas à délaisser pour l'heure, dans l'attente d'avancées de la recherche sur le sujet.

Le désarroi de la société lébirienne face au monstre qu'elle a, elle-même, créé ne fait que renforcer la prudence dont nos dirigeants doivent faire preuve lorsqu'il est question de remplacer la monnaie physique. Plus que jamais le chaos monétaire lébirien doit nous alerter sur les risques que présentent une telle entreprise tant d'un point de vue économique que sécuritaire. Car il serait risqué de croire que nos économies à monnaie matérielle ne reposent pas déjà sur une incroyable majorité d'activités dont l'aspect physique s'est évaporé et qui s'exposent ainsi à une série de risques encore mal compris.

Posté : ven. janv. 03, 2020 8:30 pm
par William Hamleigh
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[img]https://i.imgur.com/xri1Bgr.png[/img]
2041 s'annonce comme une année charnière pour le pays[/center]
[center]Décennie nouvelle pour un Royaume nouveau
4 janvier 2041[/center]

[justify]Intégration de l’arctique, un nouveau nom, une nouvelle constitution, une élection générale dans quelques jours, un défi économique et tant d’autres, voici d’ores et déjà pourquoi 2041 s’annonce comme une année particulièrement décisive pour le pays. Un pays qui n’est déjà plus tout à fait le même, à vrai dire. En effet, ce 31 décembre, à minuit, nous sommes tous devenus les nouveaux citoyens du Royaume-Uni des Îles Lorthon et des Élandes et dépassons désormais les quatre millions d’habitants dans un pays plus étendu que la veille. Dès les premiers instants de la nouvelle année est entrée en application la réforme constitutionnelle d’Ulysses Morgan, ratifiée le 15 août dernier par le référendum organisé pour l’occasion. Comme convenu, les Élandes orientales rejoignent le Royaume des Îles Lorthon dans une Union dirigée à la fois depuis Fort William et depuis Urnavuk. Ce nouvel état connaîtra d’ailleurs son baptême politique avec les prochaines élections générales qui approchent à grands pas et desquelles nous sommes en droit d’attendre bien des résultats surprenants. La proportionnelle devrait notamment nous amener vers une représentativité accrue du suffrage populaire tout en donnant plus de pouvoir aux députés. Une chose est sûre, un défi de taille attend celui ou celle qui succédera à Ulysses Morgan à la tête du pays.

Plus que d’être la première à réellement donner le cap de ce nouveau navire, l’équipe du prochain cabinet devra se pencher sur le dossier épineux de la moitié-est de l’arctique, restée indépendante et dont les nouvelles ne sont pas bonnes. En effet, le jour du rattachement, plusieurs affrontements d’une ampleur sans précédents ont eu lieu entre les forces armées lorthoniennes, déployées depuis plus d’un an maintenant, et des membres d’une milice nationaliste norroise, causant la mort de sept de nos soldats. Selon le Premier ministre : « La situation est extrêmement préoccupante et c’est peut-être notre faute de ne pas avoir assez fait pour nous protéger des terroristes ». Un sombre début d’année qui rappelle les événements de Noël 2039 où un homme avait ouvert le feu sur la foule durant le marché de Noël de Fort William faisant onze victimes.

Ces opérations ont évidemment un lourd coût sur les finances de l’État. Déployées depuis plus d’un an maintenant, à la fois en arctique et sur l’île de Saint-Brendan, les forces armées lorthoniennes ont occasionné des frais colossaux qui ont porté un coup à la croissance économique du pays l’année dernière. Les économistes estiment que cette dernière était jusqu’à trois fois moindre que les taux connus au cours des dernières années. En bref, solutionner le dossier arctique une bonne fois pour toutes sera également bénéfice pour la santé économique du pays et permettra au prochain gouvernement d’affronter les défis qui s’annoncent. Parmi ceux-ci on peut mentionner les tensions grandissantes entre les différents pôles stratégiques du globe, la dépendance des hydrocarbures, le développement de la Communauté des Nations Dytoliennes, dont le Secrétariat Général sera à briguer cette année, ainsi qu’assurer au pays une gouvernance politique stable et rompre avec la crise perpétuelle que nous traversions depuis plusieurs années. Tout un programme.

Posté : sam. janv. 04, 2020 11:04 am
par William Hamleigh
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Un bref récapitulatif des positions respectives des factions politiques en liste.

J-4 : Qui propose quoi ?
11 janvier 2041[/center]

[justify]
Le Parti travailliste emmené par Scott Salmond, ex-commissaire lorthonien à la Communauté des Nations Dytoliennes, propose de poursuivre la ligne politique établie par Ulysses Morgan en renforçant l'État-providence lorthonien tout en poursuivant une politique sociale plutôt conservatrice. Scott Salmond a déclaré vouloir adopter une ligne qu'il qualifie de "sociale-chrétienne" et s'inscrit en ce sens dans la continuité du Premier ministre. Le parti travailliste souhaite améliorer la couverture sociale des citoyens lorthoniens tout en augmentant le parc du logement social afin de poursuivre l'effort initié depuis Daniel Ceallach. Sur la question énergétique, les travaillistes ne souhaitent pas la fin des hydrocarbures et continuent d'en tirer la majeure partie de leurs financements. Il faut, selon Scott Salmond, travailler avec les possibilités qu'offrent les ressources nationales pour pouvoir mieux nous en libérer par la suite. Le parti travailliste se dit prêt à travailler à former une coalition avec tous les partis démocratiques, une terminologie par laquelle il souhaite écarter la gauche radicale et, tant que faire se peut, le Front gaélique.

Le Front gaélique d'Amanda Asgaill est sorti meurtri de sa participation gouvernemental et l’humiliation infligée par le Premier ministre a sérieusement entaché sa crédibilité face aux partis traditionnels. Sur le plan identitaire, le Front gaélique conserve la majeure partie de sa vision nationaliste et souhaite prévenir le retour de tout afflux migratoire démesuré. Le parti s'oppose également au mariage homosexuel et souhaite poursuivre le projet chapeauté par le gouvernement en matière d'avortement. Sur le plan économique, le Front gaélique continue de proposer l'instauration de la préférence nationale et l'imposition d'un quotas de nationaux dans les secteurs en proie au phénomène du travail détaché. Sur le plan social, le Front gaélique souhaite restreindre toute couverture sociale aux seuls citoyens lorthoniens tout en proposant un durcissement des conditions d'obtention de la nationalité lorthonienne.

Le Parti libéral-réformateur de George Sexter entend bien récolter tous les déçus des précédents gouvernements travaillistes en proposant une politique économique plus à droite qui réduirait notamment la dépendance des Lorthoniens au système de la sécurité sociale. Plus généralement, les Libéraux souhaitent réduire le rôle de l'État dans l'économie qui est, selon Sexter, devenu omniprésent et inhibe toute entreprise audacieuse. Ainsi ils proposent une baisse des impôts généralisée et particulièrement sur les bénéfices des entreprises tout en leur promettant un assouplissement du code du travail. Les Libéraux-Réformateurs proposent également d’entamer un débat sur l'âge du départ à la retraite, actuellement de 66 ans. En s'attaquant à l'État-providence, sans l'enterrer, le parti souhaite notamment débloquer de nouveaux fonds à investir dans l'éducation ou dans des programmes d'insertion et d’innovation professionnelles pour parvenir idéalement au plein emploi.

Le Parti conservateur de Bashir Maan entend bien faire son grand retour après la catastrophe de 2038. Le nouveau président du parti a souhaité quitter la ligne démagogique et réactionnaire de Warren Vaughn pour proposer un projet politique, économique et social raisonné et en adéquation avec les problèmes auxquels fait face le pays. Plus que jamais les conservateurs veulent séduire l'élite du pays, partie au dernier scrutin tenter l'aventure nationaliste et revenue déçue. Sans surprise, les conservateurs sont partisans d'une politique économique fondée sur le mérite et le désir d'entreprendre. Ils prévoient comme les libéraux une réduction de la part de l'État dans l'économie en favorisant les initiatives privées et en ouvrant à la concurrence certains pans de l'économie lorthonienne comme les transports ou le secteur énergétique, une baisse des impôts, un allègement fiscal sur les entrepreneurs. Le parti propose également d'assouplir le code du travail pour favoriser l'embauche et la création d'emplois pour tous. Sur le plan social, le parti conservateur souhaite rompre avec la logique de confrontation qu'a initié la gouvernance nationaliste entre les communautés lorthoniennes. Pour Bashir Maan, il est préférable d'asseoir notre société sur des principes de cohésion nationale en favorisant l'intégration et l'assimilation plutôt que le communautarisme. Le parti souhaite rebatir d'un esprit national lorthonien dans lequel chaque communauté pourra s'y reconnaitre. Pour autant, les conservateurs veulent durcir le système judiciaire et donner aux forces de l'ordre de plus importants moyens contre l'immigration illégale notamment.

Le mouvement Left Unity formé par Alan Orkney et les frondeurs du parti travailliste souhaite incarné la nouvelle gauche, plus radicale et d'inspiration marxiste, contre le parti travailliste qui, sous Ulysses Morgan, a trahit l'électorat ouvrier et social tout en renonçant à la lutte des classes. Left Unity souhaite donc renouer avec la voix populaire et la faire entrer dans le Parlement. Se plaçant à contre-courant des élites de Fort William, Left Unity souhaite bouleverser la démocratie et l'économie lorthoniennes fondamentalement bourgeoises et déconnectées. Le parti a ainsi constitué un important programme de nationalisations de secteurs de l'économie et un plan massif d'investissement dans les soins de santé et l'éducation pour les rendre gratuits pour tous. Left Unity souhaite poursuivre l'extraction des ressources énergétiques pour alimenter son important programme de finacements sans omettre la lutte acharnée contre la fraude fiscale, reprenant ainsi le point phare de la campagne de Daniel Ceallach, resté en grande parti inabouti. Left Unity souhaite également démocratiser le monde de l'entreprise en donnant plus de pouvoirs aux employés et aux syndicats face aux directions ainsi qu'encourager le modèle coopératif. Alan Orkney a fait savoir à la presse que le parti était prêt à prendre ses responsabilités au niveau national dans un coalition si les autres partis sont ouverts à des changements drastiques. Left Unity défendra donc son programme et sera fermé à tout compromis allant à l'encontre de ses lignes directrices.

Posté : dim. janv. 05, 2020 1:16 pm
par William Hamleigh
[center][img]https://i.imgur.com/eDLIYrh.png[/img]
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Left Unity et les Conservateurs réalisent une percée historique.[/center]
[center]Élections générales : gauche radicale et conservateurs ex-aequo suivis par les libéraux, effondrement de la coalition de 2038
15 janvier 2041[/center]
[spoiler="Nouvelle configuration de la Chambre des Communes"][center][img]https://i.imgur.com/3t2hDv7.png[/img][/center][/spoiler]
[spoiler="Résultats de l élection élandaise"][center][img]https://i.imgur.com/V8PAOJo.png[/img][/center][/spoiler]
[spoiler="Nouvelle configuration du Parlement élandais"][center][img]https://i.imgur.com/cLaFmmf.png[/img][/center][/spoiler]
[justify]
Première élection de la décennie, première après l'intégration arctique, première depuis la fronde travailliste, première à la proportionnelle, le scrutin auquel se sont rendus les Lorthoniens aujourd'hui fera assurément date dans l'histoire politique du pays. La soirée électorale fut passionnée, comme à l'habitude, douloureuse pour les vaincus, savoureuse pour ceux qui tiendront les rennes du pays pour la prochaine législature. Parmi les vainqueurs incontestés, la gauche unie d'Alan Orkney qui, pour son premier scrutin, s'est propulsée jusqu'à la première place en terme de suffrages exprimés. Un résultat inespéré et inouï qui fait de Left Unity le nouveau porte-voix de la gauche au parlement. À quelques décimes seulement, une autre performance foudroyante, les conservateurs réalisent l'exploit en arrachant la seconde place et en égalisant le nombre de sièges obtenus par Left Unity, 42 députés chacun. Outsiders, les voilà tous deux maîtres des prochaines négociations.

Décevante prestation pour les libéraux-réformateurs de George Sexter, eux qui se voyaient déjà briguer le poste de Premier ministre avec un parti conservateur bien moins puissant. Une énième déception pour le parti de l'ex-Secrétaire de l'Intérieur sous Sarah Connolly, sa formation semble condamnée à demeurer l'éternel second des rendez-vous électoraux. Mais les réelles défaites sont à voir du côté des membres de la coalition de 2038, formée par Ulysses Morgan entre son parti travailliste et le Front gaélique (38 sièges) d'Amanda Asgaill, tous deux enregistrent une cinglante dégringolade au profit des formations précitées. Il semble évident que l'essentiel de l'électorat convaincu de gauche ait opté pour Left Unity, les sociaux-démocrates et les écologistes, qui enregistrent, eux aussi, une hausse de leurs résultats bien qu'ils restent dans l'ombre des quatre grandes formations. Notons l'arrivée d'Unité gaélique au sein de la Chambre des Communes. Le parti élandais, instigateur du rattachement, a tout de même réussi à arracher quelques sièges, 11 au total, et contribuera à sa mesure aux négociations gouvernementales. Un résultat qui reste bien en dessous de sa performance impressionnante pour le scrutin régional élisant le parlement d'Urnavuk, tenu en parallèle et réservé aux résidents élandais. Avec plus de quarante pour-cent de suffrages exprimés, Magnus Loganach est, à nouveau, confirmé comme l'homme fort de la région et devrait sans aucun doute être mandé par le roi de former son gouvernement régional dès aujourd'hui.

Dure mission que sera celle du Roi de choisir à qui fournir la mission de former un gouvernement national, tant les deux vainqueurs sont d'obédiences diamétralement opposées. Il faudra pourtant bien faire un choix. Une fois fait, quelles possibilités de coalitions s'offrent à l'heure actuelle pour nos vainqueurs ? Dans l'hypothèse d'un gouvernement tenu par Left Unity, la perspective d'un gouvernement majoritaire semble fort fantaisiste puisqu'il devrait s'unir au parti travailliste (32 sièges) ainsi qu'aux démocrates et à Unité gaélique. Or, on sait que l'alliance avec Left Unity est le dernier des désirs de la part du parti travailliste, et réciproquement. Inutile d'envisager un partenariat avec les autres formations tant les divergences sont fondamentales. Le parti conservateur semble donc le mieux placé pour prétendre former un gouvernement majoritaire. La voie royale vers celui-ci semble celle d'une alliance avec les libéraux (39 sièges) renforcée par les sociaux-démocrates (21 sièges) ou les écologistes (16 sièges), qui semble la plus naturelle à l'heure actuelle. Vu sous cet angle, le parti conservateur constitue sans doute le choix le plus raisonné pour le souverain. Donner le rôle de formateur à Alan Orkney pourrait s'avérer très vite stérile et plonger le pays dans une attente désagréable mais pourrait aller à l'encontre des principes démocratiques qui veulent que le roi donne le mandat de formateur au premier parti du pays. [/justify]

Posté : mer. janv. 08, 2020 10:49 am
par William Hamleigh
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[img]https://i.imgur.com/zI5QgaH.png[/img]
Le roi a chargé Bashir Maan de former un gouvernement.

Incapable de former une coalition, Left Unity cède sa place au parti conservateur
23 janvier 2041[/center]

[justify]« Sa Majesté m’a demandé de former un gouvernement, et j’ai accepté » Prononcée deux fois déjà depuis les résultats du scrutin, la fameuse phrase est d’abord sortie de la bouche du leader de la gauche radicale, Alan Orkney, chargé par le roi de former une équipe gouvernementale après son arrivée en tête devant les autres partis. Tâche difficile voire impossible pour le leader populaire qui a dû voir les portes se fermer les unes après les autres des partis traditionnels, à commencer par le parti travailliste, sans qui toute majorité est inatteignable. Une semaine après sa nomination, le formateur déposait sa démission au souverain qui, immédiatement, a transféré ladite mission au chef du parti conservateur, quelques décimes de pour cent derrière à la deuxième place, Bashir Maan.

Incroyable success-story pour le président conservateur et sans doute prochain Premier ministre qui, il y a seulement deux ans, reprenait les rennes d’un parti névrosé aux scores dégringolant. Des banlieues immigrées de Fort William au poste le plus prestigieux du pays, ce parcours qui explique sans doute le succès qu’a rencontré le parti conservateur dans les zones à forte concentration immigrée. Un Chef de Cabinet de confession musulmane serait assurément une première pour le pays, bien que le principal intéressé ait déclaré à maintes reprises qu’il n’était pas particulièrement pratiquant. Des déclarations qui ne calment pas les critiques racistes semi-cachées venant de l’extrême-droite comme de l’extrême-gauche. Signe pour certains d’une décadence occidentale névrotique, la possibilité d’un Premier ministre musulman contrarie mais Bashir Maan s’est toujours présenté en grand partisan de l’assimilation par amour de la culture qui a accueilli ses parents karmalis.

Désormais aux portes du pouvoir, Bashir Maan doit s’attaquer à la constitution d’une majorité avec un parlement éclaté offrant de multiples possibilités. Les négociations devraient d’abord être entamées avec le principal partenaire naturel des conservateurs, le parti libéral-réformateur de George Sexter avec qui les conservateurs peuvent s’accorder sur une politique économique satisfaisante. Il faudra également aller à la pêche aux partenaires mineurs, dont le parti travailliste, qui pourrait rejoindre les valeurs conservatrices pour les politiques sur les questions de société au prix de quelques contreparties d’ordre économique. Enfin, Bashir Maan n’a pas caché son désir de s’allier au parti rattachiste de Magnus Loganach, tant au niveau national que régional afin de « sceller l’union entre nos forces politiques ». Dans le meilleur des scénarios, le Premier ministre devrait présenter son gouvernement au roi d’ici une semaine.

Posté : jeu. janv. 09, 2020 8:40 pm
par William Hamleigh
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[img]https://i.imgur.com/mg33isJ.png[/img]
George Sexter, visiblement mauvais perdant, digère mal sa défaite contre les conservateurs.

« Métèque de merde », piégé, George Sexter dérappe sur Bashir Maan
27 janvier 2041[/center]

[justify]« Bordel, vous vous rendez comte ? Si ce métèque de merde était arrivé avec 3% en moins c'est nous qui serions en train de lui pisser dessus là tout de suite » Dans une petite salle de réunion, en comité restreint, George Sexter et ses comparses font un débriefing des négociations en cours. Enregistré à son insu, voici les propos tenus par le leader du parti libéral-réformateur au sujet des négociations gouvernementales avec le parti conservateurs. Ainsi, on assiste à la déception des libéraux en déplorant leurs résultats électoraux avec une certain animosité. Les libéraux ne semblent visiblement pas digérer la défaite qu'ils ont subie lors des dernières élections. Arrivés au coudes à coudes avec les libéraux, les conservateurs s'en sont tirés avec juste assez de voix en plus pour être les deuxièmes. Une maigre différence, presque insignifiante, certes, mais qui pèse lourd puisqu'elle définit qui sera ou non à la tête du cabinet à former. Si l'aigreur des libéraux est parfaitement compréhensible, eux qui pensaient dur comme fer parvenir en tête, les propos insultants et, par dessus tout, racistes à l'encontre du leader conservateur ont provoqué un tollé dans le monde médiatique et sur la toile.

De source encore indéterminée et publié sur les réseaux sociaux, l'enregistrement où l'on peut clairement entendre les propos du président de parti à l'encontre de Bashir Maan a fait le tour de toile et est, bien entendu, parvenu aux oreilles du principal intéressé. Bashir Maan s'est dit « extrêmement choqué d'entendre des propos si méprisables de la part d'un responsable politique et d'un potentiel partenaire de majorité ; venant qui plus est d'une personne qui prétendait au poste de Premier ministre. C'est tout simplement scandaleux et abjecte. J'ai pris contact avec l'ensemble des partis présents au Parlement et, sans tarder, nous travaillerons à monter une coalition sans monsieur Sexter. Je ne veux pas de racistes à la tête de ce pays et encore moins dans mon gouvernement. » Scott Salmond du parti travailliste a réagi à la diffusion de l'enregistrement « c'est inadmissible qu'un représentant du peuple lorthonien tienne des propos nauséabonds de la sorte », rapidement rejoint l'ensemble du spectre politique, y compris le Front gaélique d'Amanda Asgaill : « J'adresse mon soutien à Bashir Maan et à tous ceux qui peuvent se sentir insultés par les propos du président libéral-réformateur. Il n'a pas sa place au sein de nos institutions démocratiques » George Sexter n'a, quant à lui, pas encore communiqué au sujet de cet enregistrement.

Dès lors sans le parti libéral-réformateur, les conservateurs n'ont d'autre choix que de rechercher une coalition "arc-en-ciel" et de ratisser large. Pour parvenir à une majorité de 121 sièges, Bashir Maan et ses collaborateurs devront démarcher à la fois le parti travailliste, les sociaux-démocrates, les rattachistes, les frontistes et les écologistes. D'intenses nuits blanches attendent sans aucun doute le présumé futur Premier ministre.

Posté : lun. janv. 13, 2020 12:13 pm
par William Hamleigh
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Le Cabinet sera formé d'une majorité étendue jusqu'aux écologistes[/center]
[center]Accord de majorité trouvé, Bashir Maan devient Premier ministre
8 février 2041[/center]

[justify]Une dizaine de jours après le tollé qu'a provoqué le dérapage privé de George Sexter à l'encontre de Bashir Maan, ce-dernier est parvenu à un accord de majorité excluant les libéraux et dont il a présenté les grandes lignes du programme au cours d'une allocution officielle. Le « gouvernement du Bien Commun » comme l'a appelé le désormais Premier ministre sera composé d'une coalition ralliant les conservateurs, les travaillistes, les sociaux-démocrates ainsi que les écologistes et les rattachistes d'Unité gaélique. Totalisant ainsi cinq acteurs pour une majorité de 122 députés, l'assise du nouveau gouvernement de Bashir Maan reste faible et aurait gagné en solidité avec une collaboration des libéraux. Or, avec les propos qui ont été tenus « il n'est pas envisageable de diriger le pays aux côtés de monsieur Sexter » a réaffirmé le chef du gouvernement.

Le cœur de ce cabinet est, comme on pouvait s’y attendre, constitué autour de ses deux poids principaux, à savoir le parti conservateur et le parti travailliste. À elles seules, les deux formations se sont octroyé les postes clés du cabinet. Les conservateurs ont par exemple mis la mains sur l’Intérieur, la Justice, l’Économie, le Budget et l’Emploi & Pensions, de quoi donner le cap économique voulu et annoncé par Bashir Maan dans la campagne. Les travaillistes, eux, conservent les Affaires Etrangères, la Défense, l’Energie et la Santé, avec pour titulaires les mêmes visages que sous Ulysses Morgan. Notons encore et toujours la présence de Sophie Bennett à la tête du Département de l’Énergie sans interruption depuis Daniel Ceallach. Une configuration qui témoigne du compromis qui a eu lieu entre Bashir Maan, souhaitant libéraliser l’économie, et Scott Salmond, attaché à conserver l’État-providence dans les domaines les plus dépendants. Une vision qu’ont rejoint les sociaux-démocrates en recevant l’Éducation et la Culture. Les écologistes, eux, reçoivent l’Environnement et les Transports alors qu’un Département tout spécial pour la coopération avec Urnavuk a été fondé et accordé à Andrew Mac Donnell, bras droit de Magnus Loganach à Fort William. En résumé, la composition du cabinet souligne un cap bien plus libéral que les précédents gouvernements tout en conservant certains acquis fondamentaux notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et des transports.

Après les discours, place aux actes désormais. Bashir Maan a longuement détaillé de quoi serait faite la première année de son cabinet. Il s’agira tout d’abord de sceller pour de bon l’union avec l’arctique. Pour ce faire, la présence militaire en arctique devra se poursuivre et travailler à un apaisement voire une résolution du conflit qui l’oppose aux scandinaves de Skjarlorg. Économiquement, le gouvernement travaillera tout de suite à la proposition d’une baisse généralisée des impôts et d’une flexibilisation du marché du travail. « Il faut redonner aux entrepreneurs la clé pour faire avancer notre économie et les inciter à embaucher » En matière d’immigration, le gouvernement mettra un terme à la politique draconienne du gouvernement d’Ulysses Morgan tout en refusant un modèle « à bras ouverts » comme avait pu le faire Daniel Ceallach. Plus que tout, Bashir Maan tient personnellement à réconcilier les différentes communautés lorthoniennes autour d’un projet national adapté à tous. Le gouvernement a terminé par affirmer que cette législature connaitrait la légalisation du mariage homosexuel, promis depuis Daniel Ceallach mais toujours retardé. Derrière les belles idées, l’exotique équipage, sans doute peu manœuvrable, de Bashir Maan conduira-t-il le navire lorthonien vers un climat politique enfin stable ou l’entrainera-t-il inéluctablement vers une nouvelle tempête électorale ?