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Sébaldie

Message par Sébaldie »

21 octobre 2027

[center]Le Libéralé

Les institutions d’Hokkaido sont-elles défaillantes ?
[/center]
        • [justify]TRIBUNE – D’un point de vue institutionnel, l’Hokkaido est un Etat paradoxal. Souhaitant se rapprocher des démocraties sociales libérales, il est également férocement attaché à un régime qui n’a plus d’impérial que le nom. Ce paradoxe rappelle notamment la localisation de l’Hokkaido, entre le Jeekim et le Makara dont il partage pour l’un le principe de la démocratie libérale et pour l’autre l’attachement à la tradition.

          L’HOKKAIDO N’A D’EMPIRE QUE DE NOM. Les actuels régimes impériaux sont très souvent des empires déchus, au mieux nostalgiques de leur âge d’or, au pire aigris par leur décadence. Autant l’arrogance d’un Empire du Raksasa peut se justifier par sa pole position économique et sa domination géographique au Makara, autant celle d’un Empire d’Hokkaido est plus difficilement concevable. En ce sens, l’Hokkaido se rapproche davantage d’un Empire Schenkennien en quête de légitimité qu’un Empire du Kaiyuan parfaitement implanté dans la vision globale du monde. Comme pour se chercher cette légitimité, l’Empereur d’Hokkaido est élu au suffrage universel, ce qui le différencie nettement des autres régimes impériaux, où le pouvoir se transmet de manière généalogique. Sans cette accession démocratique au pouvoir, il serait difficile de croire que l’Empereur d’Hokkaido pourrait s’arroger autant de droits, comme celui de superviser le pouvoir exécutif, représenter le pays à l'étrange, d’être le chef des armées ou même d’être d’ascendance divine. Autrement dit, en Hokkaido, le suffrage universel rend divin le souverain. Une conception de la démocratie qui peut être très dangereuse si d’aventure une personne mal intentionnée parvenait au pouvoir impérial, en se prétendant « descendant direct de la déesse suprême Amaterasu-ōmikami » comme le rappelle la Constitution.

          UN PREMIER MINISTRE SOUMIS AU SILENCE. Comme pour se rappeler que l’Hokkaido est un empire, il est prévu par la Constitution que l’Empereur nomme parmi les membres du Parlement un Premier ministre, qui n’a pas le droit de refuser le poste. Autre obligation : il doit être issu du parti majoritaire. Rappelons d’ailleurs qu’un seul et même parti détient rarement la majorité absolue dans un Parlement. Autrement dit, un parti qui bénéficie de la majorité relative, qui peut d’être d’un tiers voire d’un quart du Parlement, peut imposer ses choix au reste des Hokkaidiens. Deux tyrannies s’affrontent donc : celle de l’Empereur et celle de la majorité relative. Dans cette situation, le Premier ministre est soumis au silence et paraît même moins puissant que le Ministre de l’Intérieur qui, lui au moins, a le droit de vie et de mort sur les sujets.

          L’INFLATION LEGISLATIVE, POSSIBLE CAUSE DU DECLIN DU PAYS. Le Parlement hokkaidien est un Parlement de politiciens de carrière. Leur nombre est aberrant : 2 475 députés travaillent sur les lois nationales et les mêmes peuvent soumettre propositions de lois et questions au gouvernement. Une énorme machine à gaz qui produit beaucoup de gaz mais peu d’énergie. Une situation renforcée par le fait que les députés ne peuvent cumuler leur mandat électif avec un autre, ni même avec une activité économique. Pour le bien-être des Hokkaidiens, les députés de l’Assemblée nationale peuvent donc consacrer tout leur temps, tous les jours de l’année, à débattre, à amender sans fin. Une situation qui amène inévitablement à l’inflation législative, c’est-à-dire au trop-plein de normes, de règles, de lois… Ainsi, le Parlement hokkaidien légifère-t-il sur [url=http://www.simpolitique.com/post254470.html#p254470]la manière dont les professeurs attribuent leurs notes aux élèves[/url], [url=http://www.simpolitique.com/post255416.html#p255416]la répartition des passagers dans un train[/url] et autres textes très encadrés, sur lesquels chacun des 2 475 députés veut apporter sa patte. En se vernissant d’un caractère « social », la démocratie hokkaidienne est en réalité complexe, bureaucratique, avec un Etat omniprésent voire omnipotent, et en cela reste une nation bien makarane.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

12 décembre 2027

[center]L’Observateur Sébalde

Norbert « Abdallah » Förstner souhaite « la mort de la sioniste Cyrénanie »


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/19/150519052623331977.png[/img]
Norbert « Abdallah » Förstner
Député du mouvement « Gouvernance populaire » au Parlement sébalde (depuis 2027)
Multiple champion de boxe de Sébaldie
[/center]
        • [justify]INTERVIEW. L’Observateur Sébalde avait, peu avant les élections législatives, [url=http://www.simpolitique.com/post259975.html#p259975]dressé un premier portrait[/url] de Norbert « Abdallah » Förstner, Sébalde converti à l’islam et aux thèses antisionistes d’Aurel Visschers. Depuis, l’homme a été élu député du Parlement sébalde à la faveur d’une coalition avec le Front islamique et multiplie les attaques contre la Cyrénanie, « cet Etat sioniste artificiel qui veut nous imposer son ordre nouveau ». L’Observateur Sébalde est allé directement le rencontrer.

          L’Observateur Sébalde (OS) : « Monsieur Förstner, vous êtes élu au Parlement sébalde depuis le mois de mai, sur la liste de Gouvernance populaire. Deux questions s’imposent d’abord : en tant que musulman revendiqué, ne vous sentez-vous pas davantage proche du Front islamique ? Vous faites-vous le porte-parole d’Aurel Visschers, qui préside le mouvement Gouvernance populaire ? »
          Norbert « Abdallah » Förstner (NAF) : « Je me suis converti à l’islam à l’âge de 24 ans. J’ai été élevé dans la foi orthodoxe. Je ne renie pas mes origines, je garde beaucoup de respect pour les communautés chrétiennes. Néanmoins, mes expériences personnelles m’ont amené à de nombreuses interrogations. Je ne trouvais les réponses dans le christianisme, j’ai donc épousé la voie de l’Islam. Pourquoi vous dis-je cela ? Parce que je ne souhaite pas l’instauration de la charia dans mon pays. Je reste un patriote, je ne renie les origines chrétiennes de la Sébaldie, et j’en appelle à toutes les forces vives, musulmanes, chrétiennes et même juives antisionistes, je sais qu’elles existent. J’ai été très sensible au projet de réconciliation nationale formulé par Aurel Visschers. Celui-ci n’a pas pu se présenter aux élections législatives de 2027, pour les raisons que l’on connaît. Il reçoit des menaces quotidiennes venant du pouvoir sébalde, comme de Cyrénanie. J’ai moi-même connu beaucoup de difficultés durant la campagne électorale et je reste convaincu qu’il y a eu des irrégularités dans le dépouillement des votes, Gouvernance populaire a recueilli davantage de voix que les chiffres communiqués.

          OS : « Néanmoins, vous voilà élu. Depuis que vous êtes député, vous avez multiplié les attaques contre la Cyrénanie et surtout, plus directement, contre les députés de l’Union des Juifs Sébaldes. Il se dit que vous préparez une proposition de résolution visant à couper les liens entre la Sébaldie et la Cyrénanie. Pouvez-vous en parler davantage ? »
          NAF : « Vous faites bien d’évoquer ce point car cela me permet de rappeler aux lecteurs pourquoi Gouvernance populaire mène un combat aussi intense contre la Cyrénanie. Haut-lieu de débauche, c’est un Etat qui n’a aucune considération pour la vie humaine, dans ce qu’elle a de plus naïve et innocente. La pédophilie y est clairement légale et s’il en fallait une preuve, [url=http://www.simpolitique.com/post266122.html#p266122]une pétition fait actuellement le tour auprès des citoyens de Cyrénanie[/url] pour soutenir l’[url=http://www.simpolitique.com/post265499.html#p265499]hideuse initiative populaire nationale visant à dépénaliser les relations entre majeurs et mineurs consentants[/url]. Cette initiative a eu l’aval de la Cour Constitutionnelle, qui est de toute façon sous le contrôle de l’Etat et donc, in fine de Tel-Erib. La Cyrénanie est un pur produit du capitalisme dans ce qu’il a de plus abject : la débauche, l’opportunisme, le mépris. »

          OS : « Vous savez que votre proposition de résolution n’a aucune chance d’être votée au Parlement. Votre combat contre la Cyrénanie n’est-il pas vain en somme ? C’est un Etat qui investit énormément en Sébaldie et à l’inverse, la Sébaldie renforce chaque jour ses liens avec la diplomatie de Cyrénanie. Se priver d’un partenaire aussi important est suicidaire, non ? »
          NAF : Votre vision de la Cyrénanie est biaisée mais cela s’explique facilement. L’Observateur Sébalde a toujours été l’outil de propagande du Mouvement Nationaliste Sébalde, autre fervent soutien de la Cyrénanie. Votre ex-présidente Karina Rawald s’est acoquinée avec le pouvoir de Tel-Erib. Les libéraux ont beau avoir chassé les pseudo-nationalistes, ils mènent la même politique. Dernièrement, avec l’île d’Unawi. Un paradis fiscal qui fait de la Sébaldie la honte du monde. Un autre lieu de débauche, où se mêlent l’argent et la dépravation, les deux étant de toute façon souvent liés. La politique sébalde est monopolisée par des pédérastes de tous bords, qu’ils se nomment Goran Horandson, Juozas Menecius ou Leonard Maigsruck, l’un des seuls hommes politiques à avoir été condamné pour pédophilie ces dernières années. La Sébaldie est un pays qui a perdu toute sa virilité et qui s’est vendu à la Cyrénanie. Que ma proposition ne soit pas votée, c’est une évidence. Mais ce n’est pas le but. Le but est de faire prendre conscience à tous les Sébaldes que la Cyrénanie représente un danger pour eux. D’ailleurs, puisque la Cour Constitutionnelle accepte que l’on puisse demander aux Sébaldes s’ils sont favorables ou non à la pédophilie, je lancerai ma propre initiative pour demander au gouvernement de rompre tout lien avec la Cyrénanie. Je l’appellerai « Mort à la sioniste Cyrénanie ! ».

          OS : Pour finir, un sujet plus léger. Depuis votre élection, trouvez-vous le temps de pratiquer la boxe ? Participerez-vous prochainement à des compétitions ?
          NAF : S’opposer à un Etat aussi vicieux que la Cyrénanie est un combat de tout instant. Ces gens sont impitoyables, ils vous coupent de votre famille, de vos amis, vous ruinent, vous assomment de procès, quand ils ne viennent pas vous agresser physiquement. Ce combat prend donc beaucoup de mon temps et malheureusement, mes gants de boxe ne servent à rien dans ce cas. Pourtant, je continue à pratiquer de la boxe régulièrement. Quand la vermine sioniste me jettera en prison pour avoir dit la vérité, je pourrais répondre par les poings. La boxe fait partie de moi, le sionisme cyrénano-sébalde préférerait m’en déposséder pour me rendre plus faible. Il n’y a pas encore de compétition prévue mais je participerai très certainement à la prochaine. Un homme doit entretenir sa virilité pour combattre un monstre.[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/180975472.jpg[/img][/center]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

17 décembre 2027

[center]Le Cocard
Référendum sur les prothèses dentaires :
des cheveux blancs pour des passe-droits.
[/center]


[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/881484seniors.png[/img]
- « Ces jeunes cons vont nous maudire ! »
- « Tu l’as dit ! »[/center]
        • [justify]GERONTOCRATIE. La dislocation de la Sébaldie en communautés a atteint un niveau supérieur, avec une force dans tous les sens du terme ancienne mais qui a pris ces dernières années une importance sans équivoque : les Seniors. Conséquence de la politique de restrictions démographiques des années Goran Horandson, les vieux savent jouer sur un double tableau : ils peuvent avoir du mordant avec leurs dentiers, mais aussi faire des gâteries à la classe politique en les retirant.

          Année 2016. Goran Horandson arrive à l’Economie. On retiendra surtout de lui la légalisation de la consommation de viande humaine. Mais l’homme est aussi un pourfendeur de la cause nataliste. Allocations disproportionnelles au nombre d’enfants, louanges des mérites de la contraception. La Sébaldie se vide et perd deux millions d’habitants en six ans, et plus particulièrement les jeunes et tous ceux qui ont encore l’âge d’enfanter. La population de la province du Zanskan, la plus édentée du pays, est ravie et dans les maisons de retraite, on fête la nouvelle avec une deuxième portion de purée de bananes. Mécaniquement, leur poids électoral augmente et la Fédération de la défense des retraités entre dans les parlements locaux et nationaux. Représentant les intérêts du troisième et du quatrième âge, le groupe parlementaire de la Fédération est celui qui connaît le turn-over le plus important, en raison de la mort et des AVC qui renouvellent leurs membres et donnent au mouvement des dynamiques nouvelles.

          Maintenir des bouches édentées à nourrir et des escarres à soigner coûte, ce à quoi la Fédération répond en rappelant la forte participation des électeurs du troisième et quatrième âge, leurs réseaux influents et leur niveau de vie généralement plus élevé que le Sébalde d’âge moyen. En effet, pour qu’un « lobby vieux » puisse naître, ses membres doivent résister à l’épreuve du temps, se reconnaître et se revendiquer comme partie intégrante d’un groupe, d’où la nécessité de la constitution d’un « quatrième âge » qui, lui-même, ne peut voir le jour qu’avec une longévité importante et des conditions de vie qui la permettent.

          Juozas Menecius, qui veut en finir avec le « Parlement des lobbies », a augmenté le seuil de représentativité pour exclure du jeu parlementaire cette formation qui, au niveau provincial, ne dépasse pas les 5 %. Il a également mis en œuvre des initiatives populaires nationales, pour répondre à la place aux attentes desdits lobbies. Revers de la médaille : les vieux ont déposé le 10 novembre dernier, une [url=http://www.simpolitique.com/post265499.html#p265499]initiative pour demander à l’Etat d’investir un « million de Bald symbolique (!) » dans le perfectionnement des prothèses dentaires[/url]. L’initiative rencontre un succès évident et avec les 4 millions de plus de 65 ans que le pays connaît, celle-ci a toutes ses chances d’atteindre le quota de signatures demandé. Un million de Bald, au moins, gâché pour que les vieux puissent manger des pommes, alors que l’Etat rechigne à débloquer des fonds supplémentaires pour soutenir l’emploi et l’éducation. D’ailleurs, la Fédération de défense des retraités, lors de sa présence au Parlement entre 2023 et 2027 a systématiquement voté contre les projets de' soutien à la jeunesse. Mamie Danielle, 93 ans, qui nous appelle en pleine nuit pour la panne imaginaire de sa télévision, n’a pas fini de nous réveiller, nous ruiner… et nous enterrer.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]BRÈVES AU 27 DECEMBRE 2027
Monarchie artificielle au Wapong • Discrédit et déclin du Kirep • Devenir volontairement sourd[/center]
        • [justify]WAPONG. L’artificielle monarchie veut s’acheter une légitimité. Pressentie peu avant les élections, la coalition des libertés citoyennes, qui a réussi l’exploit d’exclure la première force électorale du pays, le SSP, et son allié objectif PNM de l’ancien Directoire, entend abolir la République de Wapong pour instaurer un Royaume de Wa. L’idée est loin de faire l’unanimité dans ce pays, où seul 15 % de l’électorat s’est prononcé en faveur du Parti Monarchiste de Lokfol. Le PML s’est dans les deux sens imposé comme le faiseur de rois de ces élections, d’une part en accordant son soutien à un conglomérat de partis avec lesquels il a peu de points communs et d’autre part, en conditionnant son soutien à la coalition par un retour de la monarchie. Ce pacte électoraliste a débouché sur une forme de monarchie constitutionnelle élective, où le monarque est élu parmi plusieurs membres de la famille royale. Preuve de l’artificialité de cette monarchie, les aristocrates pourront acheter leur titre de noblesse. L’objectif est autant de contenter le faiseur de rois que de répondre à la crise de la dette wapongaise. Le Royaume de Wa entend ainsi vendre pour 620 milliards $RAK de titres de noblesse ! [draco]#NouveauSebaldaquin #ManigancesPoliticiennes #CoalitionFourreTout #MonarchieArtificielle[/draco]

          KIREP. Alors qu’au Wapong, le pouvoir fait preuve d’originalité pour rembourser sa dette, le pouvoir kirépien use de ses vieilles méthodes : refus de rembourser, menaces de guerre, propagande rouillée tous azimuts. On ne saurait dire qu’une « révolution prolétarienne » ait ébranlé le Kirep et qu’une nouvelle Constitution dite plus démocratique fût adoptée. Par cette attitude déplorable, le Kirep tend le bâton pour se faire battre, et sa crédibilité sur la scène internationale sera à tout jamais anéantie. Les discours de plus en plus radicaux, de plus en plus idéologiques et de moins en moins connectés à la réalité ainsi que les intentions belliqueuses n’étant que des postures pour garder la face et dissimuler le déclin de plus en plus évident que connaît le Kirep. [draco]#LeLiberalé #KirepProfiteur #KirepMenteur #DeclinDuKirep[/draco]

          SURDITE VOLONTAIRE. Depuis bientôt un an, des médecins-chercheurs en oto-rhino-laryngologie de Merudstein unissent leurs efforts pour mettre au point une opération chirurgicale en vue de retirer le sens de l’ouïe aux patients qui en font la demande, notamment ceux qui souffrent d’une sensibilité au bruit très aiguë. La requête semble absurde et pourtant, selon ces mêmes médecins, un nombre non négligeable de volontaires se seraient présentés pour perdre totalement le sens de l’ouïe. Ces recherches visent notamment à éradiquer la gêne des acouphènes, inhérente à la très grande majorité des formes de surdité brutale. L’oreille interne, responsable de ces sons désagréables audibles par une seule personne, reste l’objet prioritaire de ces recherches. La rédaction a recueilli le témoignage de l’un de ces volontaires : « Le bruit n’a jamais été source de plaisir pour moi, pas même la musique. Dans chaque enfant, je vois surtout un chiard à la voix de crécelle, qui débecte des âneries toute la journée. Je préférerais être sourd que de supporter un seul instant des paroles d’enfants. Le bruit m’a fait développer une aversion de l’être humain et je n’ai malheureusement pas les moyens pour m’exiler dans une zone inhabitée. La nature est mal faite : on peut fermer les yeux, on peut fermer la bouche mais on ne peut pas fermer les oreilles ». À noter par ailleurs qu’une totale surdité donne lieu à une reconnaissance de cet handicap par l’Etat, et donc à des prestations et un statut de travailleur handicapé plutôt avantageux. Ce qui peut donner des idées à certains. [draco]#Kulturism #ProgrèsDeLaMédecine #MondeSansBruit[/draco]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/675529chatoreilles.jpg[/img][/center][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

5 janvier 2028

[center]Le Sébaldopol

Fiémance : Opemont paie-t-elle très cher le fait d’être une ville primatiale ?


[img]http://nsa33.casimages.com/img/2014/09/23/140923052024605120.png[/img]
Opemont : un bouillon de culture qui ébouillante les Fiémançais.[/center]
        • TRIBUNE – Opemont, la capitale fiémançaise, pourrait constituer à elle seule un Etat indépendant. C’est d’ailleurs le sens de la révolution qui ébranle la capitale de cette puissance mondiale, qui a adopté le régime transitoire de « Commune ».

          OPEMONT, VILLE PRIMATIALE. Opemont est un cas d’école. D’une superficie relativement réduite par rapport à l’immensité de la Fiémance, Opemont est avec 20 millions sur 145 millions d’habitants, un Etat dans l’Etat. Concentrant la totalité des administrations, des universités prestigieuses, davantage de nationalités que dans certains Etats étrangers et affichant un ratio d’un restaurant pour 194 habitants, la ville se suffit à elle-même et aucune autre ville du pays n’affiche une telle configuration. Reléguée au Nord-Ouest de la Fiémance, Opemont est une capitale très excentrée et son rayonnement ne peut profiter qu’aux 50 kilomètres aux alentours tout au plus. Rejetée par les sénateurs, l’idée de faire de créer une monnaie exclusive à Opemont avait pourtant du sens mais sans doute préfigurait-elle une sécession de la capitale du reste du Royaume. La crise que connaît Opemont est en fait celle de l’incapacité à un individu lambda sans qualification à vendre sa force de travail.

          UNE CONCENTRATION DES MOYENS. Habituellement, les villes primatiales bénéficient d’un zénith économique qu’aucune autre ville ne profite. Seulement, en concentrant la plupart des moyens techniques, intellectuels, de communication et de transport du pays, Opemont est la seule ville à pouvoir répondre à la demande internationale. Les 100 000 restaurants de la capitale doivent payer leurs œufs pratiquement le double qu’ils ne sont achetés au Wapong, afin d’honorer le contrat passé entre l’Etat fiémançais et le Wapong. Une décision qui asphyxie littéralement l’économie locale d’Opemont, au moins dans le secteur de la restauration, mais qui pourrait – et c’est déjà le cas – se propager dans les autres secteurs industriels. Aussi, selon la même logique, pour répondre à la demande internationale, les industries d’Opemont remplacent leur main-d’œuvre par des robots. Les villes de province ne sont pas, quant à elles, suffisamment développées pour envisager cette robotisation. En fait, à Opemont, il suffit de parcourir quelques kilomètres entre l’école d’ingénierie qui a dessiné les robots, l’industrie qui les mettra au point et celle qui les substituera à la main-d’œuvre. En conséquence, les ouvriers d’Opemont en appellent à la révolution chorocrate, dans l’optique de rendre leur économie moins intermédiée, à l’instar de la province, où la force de travail suffit encore pour nourrir la population et lui offrir des biens de consommation basiques.

          CONCLUSION : DECROISSANCE ET OBSCURANTISME SONT LES SOLUTIONS. Opemont est devenue malgré elle est une ville très moderne qui risque de mourir sous le poids de sa propre suprématie. La Fiémance ne pourra sortir de cette crise qu’en rééquilibrant ses territoires. La suprématie de la capitale fiémançaise est telle qu’il lui faudra opter pour une politique dite de « décroissance », c’est-à-dire résolument chorocrate et même obscurantiste, par la fermeture de lieux de culture et d'enseignement pour laisser le temps aux villes de province de rattraper leur retard considérable. La population d’Opemont est trop cultivée, le Royaume doit envisager de l’abrutir.
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]Sondage

JANVIER 2028 « Avez-vous une bonne image du pays cité ? »[/center]

Pourcentage de Sébaldes s’étant exprimé (Oui/Non) ayant répondu par la positive.
(Evolution par rapport au [url=http://www.simpolitique.com/post213571.html#p213571]précédent sondage de juin 2022[/url] – N/A si le pays n’était pas cité dans la précédente enquête)


- Royaume Fédéral du Liethuviska : 90 % (+ 7)
- Empire de Kaiyuan : 85 % (+ 5)
- République Fédérale d'Aiglantine : 80 % (N/A)
- République de Franconie : 79 % (=)
- République Technocratique-Démoépitirique d’Azude : 79 % (+ 1)
- Ile de Centralia : 77 % (+ 2)
- République du Mayong : 77 % (N/A)
- Royaume de Remino : 76 % (+ 2)
- République Souveraine de Wapong : 76 % (+ 2)
- Royaume Démocratique de Biturige : 75 % (+ 3)

- Royaume des Fiémançais : 74 % (+ 14)
- République de Danube : 74 % (N/A)
- Empire du Khaldidan : 73 % (+1)
- Principauté du Viertenstein : 72 % (N/A)
- Royaume de Maok : 71 % (N/A)
- Nations-Unies de la Shawiricie : 71 % (N/A)
- Royaume du Scanemark : 70 % (N/A)
- Royaume de Perlian : 70 % (N/A)
- Royaume du Thorval : 69 % (+ 6)
- République d'Endo : 68 % (N/A)
- La Culture : 67 % (N/A)
- Commonwealth d'Oceania : 67 % (+ 7)
- Cyrénanie (ex-Tel-Erib) : 66 % (- 13)
- République de Choson : 66 % (N/A)
- Etat d'Alamut : 65 % (+ 10)
- Principauté d'Egéria : 65 % (N/A)
- Grand-Royaume de Roumalie : 65 % (+ 3)
- Démocratie sénatoriale de Che : 65 % (N/A)
- Fédération des Peuples Vicaskarans (ex-Esmark) : 61 % (- 6)
- Saint-Empire (ex-Schlessien) : 60 % (- 4)
- Grand-duché du Litzburg : 59 % (N/A)
- Nord-Ouest Zanyane : 57 % (N/A)
- Royaume Démocratique du Lito : 57 % (=)
- République Fédérale d’Albion : 54 % (=)
- Fédération des Républiques Orthodoxes et Populaires du Thyroptis (ex-Thaliboz) : 53 % (+ 3)
- République de Varlovie : 53 % (=)
- Fédération d'Aquanox : 50 % (N/A)

- Empire du Raksasa : 49 % (- 6)
- Empire Schenkennien : 47 % (N/A)
- Empire d'Hokkaido : 43 % (N/A)
- République d'Osmanistan : 43 (N/A)
- République d'Éone : 42 % (N/A)
- République Populaire Arabe de Tchoconalie : 41 % (- 30)
- République Marxiste Démocratique Populaire du Sébastov : 38 % (N/A)
- Fédération Républicaine et Communale d'Oustrie : 36 % (N/A)

- Confédération de Valaryan : 20 % (N/A)
- Union des Républiques Kirovistes de Rostovie : 20 % (- 16)
- République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep : 19 % (- 35)
- Confédération des Etats Socialistes Slaves (ex-Kirkstan) : 18 % (+ 2)
Sébaldie

Message par Sébaldie »

20 janvier 2028

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/290332viande.png[/img]

Prix, législation, clientèle, controverses : quel bilan pour la
consommation de viande humaine en Sébaldie ?
[/center]
        • [justify]Légalisée depuis 2016, la consommation de viande humaine en Sébaldie a fait les choux gras des médias nationaux et étrangers. Loin d'avoir révolutionné l'économie du pays, cette légalisation a surtout ciblé un public de niche. Le jeu en valait-il la chandelle ?

          UNE MESURE POLITICIENNE SANS RÉEL IMPACT. Remontons en 2016. Goran Horandson arrive au ministère de l'Économie. Habile provocateur mais piètre économiste, cet universitaire démographe, très peu connecté à l'économie réelle, a une vision très idéologique de ce que devrait être pour lui la société sébalde. Il a dans son arsenal politicien un certain nombre de mesures néomalthusiennes qu'il souhaite mettre en place, dont la réduction des allocations familiales. Projet très impopulaire, Horandson décide de créer un écran de fumée avec une autre mesure qui impactera beaucoup moins la vie de ses compatriotes mais créera un tollé encore plus grand encore. L'idée de la légalisation de la consommation de viande humaine est née. Effective depuis 2016, l'Etat en garde le monopole de sa production et distribution. L'entreprise publique Ogrifik gère ce secteur de A à Z et est la seule habilitée à créer des restaurants pour distribuer ce type de produit. Elle en créera dix, une dans chaque province. Le gouvernement nationaliste finira par lâcher du lest, en permettant dès 2019 à des restaurateurs privés de cuisiner à base de ce produit. Entre 2019 et 2022, 32 restaurateurs font ce choix à travers tout le pays. Aujourd'hui, ils ne sont plus que cinq. Le gouvernement libéral élu en 2023 n'a d'ailleurs pas émis la possibilité de revenir sur cette légalisation même s'il montre quelques « réticences sur sa viabilité économique ».

          RARE ET CHÈRE, UNE VIANDE INACCESSIBLE. S'il faut compter environ 20 Bald (15,50 $RAK) pour un simple steak de bœuf et 35 Bald (27,13 $ RAK) pour un pavé de saumon, comptez près de 125 Bald (96,90 $RAK) pour le premier plat à base de viande humaine dans les restaurants sébaldes et plus du double si vous choisissez les morceaux les plus nobles. Le plat d'entrée coûte donc l'équivalent d'un cinquième du revenu minimum garanti. La raison est simple : s'il est possible de répondre à la demande de viande bœuf ou de saumon par un élevage intensif, l'achat de viande humaine est en revanche beaucoup plus complexe, le marché est très fluctuant. La Sébaldie ne peut pas produire de viande humaine en quantité et qualité suffisantes. La Constitution interdit formellement l'élevage contraint d'êtres humains, qui constitue une atteinte aux libertés fondamentales. La production domestique de viande humaine se limite donc aux seuls Sébaldes volontaires, soit une infime partie de la production. Inévitablement, la Sébaldie importe ses produits en provenance de Rostovie et du Wapong. Rendue anonyme, la viande humaine n'échappe cependant pas à des contrôles sanitaires de traçabilité très stricts.

          DONNER SON CORPS EST UNE OBLIGATION EN SEBALDIE. Autant la Sébaldie laisse à chacun la liberté de disposer de son corps comme il l'entend de son vivant, autant la législation est moins permissive à la mort d'un individu. En général, à la mort d'un individu, ses organes sains sont, lorsque cela est possible, transplantés chez un autre patient. Sinon, en guise d'assurance vie et pour subvenir aux besoins de leur famille survivante, le même individu peut de son vivant contracter avec Ogrifik la vente d'une partie de ses organes moyennant une somme d'argent définie que touche la famille, à condition que les organes respectent un certain nombre de critères. Les organes d'un individu qui meurt brutalement, sans stress préalable, sont notamment vendus à un prix plus attractif. Enfin, la loi dispose toutefois que l'on peut s'opposer à la réutilisation du corps et des organes d'un individu. Néanmoins, pour ce faire, au minimum deux membres de la famille du défunt doivent, dans un délai d'une heure à compter de l'heure prononcée de l'individu (c'est-à-dire au pire moment pour eux), rédiger une lettre manuscrite attestant de la volonté à ce que le corps de celui-ci ne puisse être réutilisé, et ce sous présentation de pièces justificatives. Ces conditions restrictives ne laissent donc guère le choix : donner son corps pour en sauver ou pour être mangé.

          DES GRANDS CHEFS, UNE CLIENTÈLE DE NICHE, UN METS DE CHOIX. Beaucoup ont vu dans cette légalisation le moyen idéal pour se faire de l'argent : des jeunes sans expérience professionnelle, des cadres qui ont décidé de tout plaquer pour vendre des anthroposteaks-frites ou des cuisiniers du dimanche. Le secteur était prometteur et déjà, ces nouveaux restaurateurs se rêvaient d'une clientèle à foison, venue découvrir cette curiosité sébalde. La réalité est moins heureuse et cela tient essentiellement au marché de ce type de viande, au prix trop excessif pour être acheté en gros et à la clientèle trop réduite pour être écoulée rapidement. Rapidement, Ogrifik décide de vendre ses rares morceaux de viande humaine aux quelques-uns qui peuvent assurer le service. Le marché très concurrentiel devient un oligopole. Seuls cinq restaurateurs dans toute la Sébaldie se partagent le marché de la cuisine de la viande humaine. Cornelius Hoedemaker est l'un d'entre eux. Chef-cuisinier sébalde de renom. En plus de ses trois autres établissements, il a ouvert en 2024 un restaurant où il vend des plats à base de viande humaine, à une clientèle très huppée et raffinée, surtout étrangère. Son restaurant affiche complet et n'est d'ailleurs ouvert qu'un soir par semaine, en raison de la rareté de son produit. Il faut réserver sa table au moins six mois avant pour pouvoir goûter à ses spécialités. Cornelius Hoedemaker ne le cache pas : « Cette décision m'a attiré de nombreux ennuis. Chaque semaine, des opposants manifestent juste devant mon restaurant... mais d'année en année, ils sont de moins en moins nombreux. La viande humaine entre dans les mœurs. Cela m'a fait perdue une partie de ma clientèle habituelle, dans mes autres restaurants, mais j'en ai gagné autant, sinon plus. C'est un produit que j'affectionne beaucoup... il dégage une réelle personnalité, avec lequel je me sens très familier. Il ressemble à la viande de porc, en plus raffinée ; ainsi qu'à la viande de cheval, en plus tendre. Goûter à un tel produit est exceptionnel, c'est une expérience inoubliable ». La viande humaine reste de ce fait une micro-économie, adaptée à une micro-clientèle qui, à défaut d’être utile, a ouvert la porte de la déréglementation en Sébaldie.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

24 janvier 2028

[center]Kulturism
Dématérialisation : le prix du timbre est-il l’arbre qui cache la forêt ?
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        • [justify]Soutenue par les écologistes, par le Parti Pirate et par les libéraux, la dématérialisation de l’administration s’est largement accélérée ces dernières années. Sous couvert de réduire le gâchis de papier et les pollutions liées au fret, le gouvernement a par ailleurs augmenté le prix du timbre. Une décision qui n’a pas échappé au « lobby vieux » et qui symbolise à perfection un cas d’école en politique : l’absence d’accompagnement du changement.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/202420Sbaldie.png[/img]

          1,30 Bald le timbre, un premier prix jugé excessif[/center]

          [justify]REDUIRE LE POIDS DE L’ETAT. Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement libéral élu en 2023 s’est donné comme objectif de « réduire le poids de l’Etat ». Une ritournelle bien connue des électeurs avisés : Etat limité le plus possible à ses prérogatives régaliennes, lutte contre l’inflation normative… mais pas seulement. Les Seniors, qui ont été nombreux à plébisciter les libéraux en 2023 l’ont moins été en 2027. Et pour cause, la politique de réduction du poids de l’Etat passe quart du XXIe siècle par un processus de dématérialisation : attestations fiscales sur Internet, pièces justificatives qui nécessitent d’être numérisées, envoi d’e-mails en lieu et place de courriers papier. L’objectif est clair – réduire les coûts de la paperasserie – et pour mieux être accepté, il a été verni de vert pour plaire aux écologistes, par des arguments très séduisants sur le gaspillage de papier. L’industrie papetière, très puissante et influente en Sébaldie, a néanmoins boudé à l’annonce de cette mesure et par coïncidence, il se trouve que l’un des principaux foyers de cette industrie est également la province la plus vieille et vieillissante du pays.

          L’AUGMENTATION DU PRIX DU TIMBRE A DONNE LE COUP DE GRÂCE. Victime collatéral de cette politique de dématérialisation, le timbre est, c’est un fait, de moins en moins utilisé d’année en année, au moins pour les simples courriers. On lui privilégie nettement l’instantanéité, la gratuité et la simplicité de l’e-mail. En conséquence, SB-Post, l’opérateur postal géré par l’Etat, a décidé de la suppression du timbre à 20 g (0,80 Bald), la référence pour les courriers papier. Le timbre le moins cher vendu affranchit désormais tous les courriers de 50 g et moins, à un prix 50 centimes plus cher (1,30 Bald). Le gouvernement prétexte que « la poste nationale ne répond plus aux attentes des Sébaldes au XXIe siècle » en ce qui concerne la communication papier. Les personnes âgées, qui restent encore friandes des lettres manuscrites et des cartes postales qu’elles reçoivent de leurs enfants et petits-enfants, craignent l’avenir à tel point qu’elles se sont unies pour demander, [url=http://www.simpolitique.com/post267632.html#p267632]à travers l’initiative populaire nationale n°18[/url] le rétablissement du timbre 20 g à 80 centimes. En imposant sa politique de dématérialisation sans accompagner le changement, le gouvernement risque finalement de connaître le revers de la médaille et dégoûter son électorat de cette nécessité et même d’une de ses promesses de campagne, la réduction du poids de l’Etat. D’ailleurs, pour obtenir leurs 150 000 signatures, les auteurs de l’initiative ont décidé, comme l'autorise la loi, de les récolter uniquement sur… papier.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

27 janvier 2028

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/591514rudolpho.png[/img]

Rudolpho, le Khaldidanais qui défie le patronat sébalde
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        • [justify][url=http://www.simpolitique.com/post255755.html#p255755]Installé depuis l’automne 2026[/url] en Sébaldie, Rudolpho Ferrer est devenu malgré lui le porte-parole de la parole immigrée dans le pays. Ce diplômé en ingénierie sylvicole de 29 ans, abusé par son employeur, a réussi à obtenir gain de cause après une âpre bataille judiciaire de 16 mois.

          LE « RÊVE SEBALDE » QUI TOURNE AU CAUCHEMAR. L’aventure de Rudolpho commence en 2025. Après six années d’études, ce jeune homme reconnaissable par son épaisse tignasse décroche enfin sa maîtrise en ingénierie sylvicole, obtenue dans une université de l’Empire du Khaldidan. La forêt constitue l’or vert de ce pays du Vicaskaran et d’importants moyens publics sont mis en œuvre pour sa préservation et son renouvellement. C’est dans ce cadre que le Khaldidan conclut un partenariat avec la République Sébalde, autre nation sylvicole dans une moindre mesure. Etudiant les possibilités du marché, Rudolpho projette de s’installer en Sébaldie pour y faire fortune. Ainsi, en 2026, il quitte sa famille restée dans la ville khaldidanaise portuaire de Cerea pour tenter sa chance en Sébaldie, une première fois dans la province du Zanskan, la plus boisée du pays. Faisant valoir son diplôme, son réseau, ses connaissances linguistiques et sa motivation auprès de l’entreprise publique sylvicole Holztrevo, puis dans des entreprises privées, il ne parvient néanmoins pas à convaincre les recruteurs. Arrivé depuis moins de six mois dans le pays, Rudolpho ne peut faire valoir ses droits aux prestations sociales prévues par la loi et c’est avec l’aide de sa famille aisée qu’il subvient à ses besoins. Convaincu que le meilleur moyen d’obtenir du travail est d’en créer soi-même, il projette d’ouvrir sa propre entreprise dans l’import-export de bois. Les banques rechignant à financer son projet, il doit se contenter d’un job alimentaire comme serveur dans la restauration à Merstranaüd, dans le Nord de la province du Stranan. En même temps est promulguée une [url=http://www.simpolitique.com/post252393.html#p252393]loi qui dispense les employeurs de rémunérer leurs salariés durant leurs quatre premiers jours en poste[/url]. Rudolpho en fait les frais : il est licencié une première fois au bout de quatre jours, avant que son patron ne lui accorde une seconde chance, avant de le licencier une nouvelle fois au bout de quatre jours, au motif qu’il ne donnait pas satisfaction. Rudolpho, qui a travaillé huit jours sans toucher le moindre Bald, est excédé et engage des poursuites judiciaires.

          SEIZE MOIS CONTRE L’OGRE PATRONAL. Si cet épisode a plutôt entaché l’envie de Rudolpho de s’installer en Sébaldie, il n’a en rien ébranlé sa soif de justice et en cela, il reste un Khaldidanais pur jus. Homme pieux, il évoque ses racines chrétiennes :

            • « Je suis catholique pratiquant et au-delà du simple credo et de la prière, je m’efforce de mettre en pratique ce que je lis. Se remettre en question et accorder le pardon sont notamment deux de mes obligations. De l’autre côté, je suis Khaldidanais. La justice est une valeur fondamentale de mon pays, rappelée notamment par la balance sur le drapeau national. Les Khaldidanais adoptent une vision de la justice assez proche de la loi du Talion, « œil pour œil, dent pour dent ». Elle n’est pas incompatible avec la vision chrétienne, contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue. Après mûre analyse de mon travail et après avoir recherché le dialogue avec mon employeur, il m’est apparu qu’il était sourd à mes remarques et que ses critiques sur mon travail n’étaient qu’un prétexte pour me licencier sans me payer. J’ai donc décidé d’engager des poursuites judiciaires contre lui. Je ne l’ai pas fait seulement pour moi mais pour tous ceux qui sont et seront victimes d’injustices. »
              [right]- Rudolpho Ferrer[/right]

          Cette décision est risquée : la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans la principale organisation patronale de Sébaldie. Les immigrés khaldidanais deviennent officiellement des « emmerdeurs qui ont le procès facile » aux yeux des patrons. On leur préfère de plus en plus des travailleurs étrangers plus… conciliants. La communauté khaldidanaise accuse notamment Rudolpho d’avoir terni son image et d’avoir éclaboussé ses compatriotes par ses décisions personnelles. Et cela d’autant plus que Rudolpho ne lésine pas sur les moyens pour faire valoir son action : profitant de ses relations, il contacte le journal de sa paroisse catholique pour médiatiser son action. Rudolpho obtient gain de cause en première instance et fait condamner son patron à un an de salaire en guise d’indemnités. L’employeur fait appel, considérant que les preuves audio contre lui ont été enregistrées à son insu. La cour d’appel donne raison à l’employeur et déboute Rudolpho de sa requête. Déçu mais pas découragé, Rudolpho tente sa chance auprès de la Cour de cassation, tout en continuant la médiatisation de son affaire en parallèle. Fin décembre 2027, la Cour casse le jugement de la Cour d’appel et confirme la décision de première instance. Victoire pour Rudolpho.

          PORTE-PAROLE DE LA CAUSE IMMIGRÉE. Parmi ses actions de médiatisation, Rudolpho a fondé une association pour défendre les droits des immigrés en Sébaldie au travail mais aussi dans leur vie quotidienne. Les dommages et intérêts qu’il a reçus lui permettront bientôt de fonder son entreprise d’import-export en bois dont il rêvait. Mais il ne cache pas son envie de peser sur le débat public. D’ailleurs, dans sa lutte, outre une victoire judiciaire, il a contribué malgré lui au limogeage par la Première ministre Dana Liesder de la ministre du Travail, Olivera Kirchner, auteure de la loi incriminée qui présentait un vide juridique en ce qui concerne les situations d’abus, dont celle dont fut victime Rudolpho. Ironie du sort, l’ex-ministre Olivera Kirchner est elle-même une catholique pratiquante et il semblerait que la communauté catholique ait davantage penché en faveur de Rudolpho qu’envers la ministre censée les représenter au gouvernement. Il ne s’en est pas fallu davantage pour que la sanction tombe sur Olivera Kirchner. En toute modestie mais aussi pour se protéger lui-même, Rudolpho se défend d’avoir été à l’origine de cette chute. Incité à se lancer en politique, il botte en touche : « Je n’ai même pas la nationalité sébalde. ». À défaut de briguer des mandats politiques, Rudolpho Ferrer entend soutenir la cause de ses compagnons d’infortune… et profiter des indemnités judiciaires pour concrétiser son rêve.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

31 janvier 2028

[center]Le Sébaldopol

Nouvelle journée d’affrontements entre Juifs et Musulmans à l’ouest de la Sébaldie


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/936583Gelnan1.png[/img][img]http://img15.hostingpics.net/pics/912408gelnan3.png[/img]
Scènes d'affrontements entre Juifs et Musulmans à la frontière entre le Gelnan et le Novacan.[/center]
        • [justify]L’Ouest du pays a été une fois de plus le théâtre d’affrontements violents entre juifs du Novacan et musulmans de la province voisine de Gelnan. Les villes limitrophes de ces deux provinces témoignent encore de l’intensité des événements. Fait nouveau : des milices privées semblent assurer la sécurité de la population novacanaise en lieu et place des forces de l’ordre nationales.

          L’IMMIGRATION TEL-ERIBAINE, RESPONSABLE ? Les faits remontent à la fin de l’année 2027. Installée depuis 2024, la communauté tel-éribaine avait été jusque-là discrète, prospérant dans la province du Novacan. Depuis, le gouvernement a renvoyé aux calendes grecques l’organisation d’un référendum sur l’autonomisation de la province, largement acquise à la communauté juive qui y représente plus des trois quarts de la population. En échange, le gouvernement a ouvert davantage ses portefeuilles ministériels à l’Union des Juifs Sébaldes, a conclu un accord sur la co-gestion de l’île d’Unawi avec la Cyrénanie et a ouvert le financement du culte juif par les impôts de tous les Sébaldes. Insuffisant pour la communauté sioniste, fervemment soutenue par les Tel-Eribains, qui revendique encore et toujours l’autonomie sinon l’indépendance du Novacan. La paix très fragile entre les Juifs du Novacan et les immigrés musulmans du Gelnan a été brisée à après la parution d’un journal, tenu par des Tel-Eribains, hostile aux musulmans et qui voit dans l’indépendance du Novacan un rempart contre « le péril mahométan ». En représailles, des vitrines de boutiques appartenant à des commerçants juifs ont été saccagés dans la banlieue de Nova-Lenbruck, jusqu’à la frontière novacano-gelnanaise et quelques rixes entre ces deux communautés religieuses ont éclaté de manière sporadique. Trente-et-un blessés ont été recensés lors de la nuit du 20 au 21 décembre 2027 et soixante-douze, dont deux graves, lors de la nuit du 30 au 31 janvier 2028.

          LE NOVACAN FAIT-IL APPEL À DES MILICES PRIVÉES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ ? Le gouvernement assure « maîtriser la situation ». Ce n’est pourtant pas l’avis des manifestants musulmans. Hafid, immigré tchoconalien installé dans la province du Gelnan, raconte :
            • « Je suis musulman mais je reste Tchoconalien. Les conflits internes à la Sébaldie ne m’intéressent pas, j’étais présent au moment des faits non pas pour manifester mais parce que je rentrais du travail à ce moment-ci. Pourtant, j’ai été pris à partie par des juifs orthodoxes avec des papillotes qui ont commencé à m’insulter et à me cracher dessus. Je ne recherchais pas le conflit. Ce qui n’a pas empêché des forces de l’ordre de me bombarder de gaz lacrymogène et me passer à tabac, en laissant en toute impunité mes agresseurs. J’ai cru qu’il s’agissait de la police sébalde mais je n’ai vu nulle part la mention « Politie », ni le blason sébalde d’habitude présent. Pourtant, ils avaient l’équipement et l'armement de n’importe quel policier. À vrai dire, je n’ai vu aucun policier ce jour-là, juste ces drôles de types avec des casques. »
              [right]- Hafid, immigré tchoconalien, victime malgré lui des agissements de la "milice".[/right]
          Ce témoignage, assez récurrent, laisse donc à penser que le Novacan fait appel à une milice privée en lieu et place des forces de l’ordre. De quoi alimenter les théories du complot, auxquelles l’auteur antisioniste Aurel Visschers est familier :
            • « Ce qui s’est passé, je l’ai déjà écrit dans mon livre Gouvernance mondiale il y a dix ans de cela. La puissance sioniste de Tel-Erib est en train d’accélérer directement le processus de création d’un Etat dans l’Etat en Sébaldie. À défaut d’obtenir leur indépendance, ils mettent en place leur propre organisation sécuritaire, qui est pour ainsi dire l’aboutissement de la société néocapitaliste et ultralibérale : la suppression de l’Armée qui défend les intérêts de la Nation, remplacée par des milices privées qui défendent les intérêts d’un lobby qui ne représente que lui-même. Au gouvernement, les Juifs occupent déjà le ministère des Finances et celui de la Justice. Sans posséder directement la Défense, ils ont néanmoins les trois leviers pour conduire un Etat : l’ordre, la loi et l’économie, c’est-à-dire la force, le pouvoir coercitif qui la légitime et l’économie qui finance ce système pernicieux. C’est pourquoi je tends la main à mes compatriotes musulmans, pour bâtir ensemble le projet de réconciliation nationale face à la vermine sioniste. »
              [right]- [url=http://www.simpolitique.com/post253148.html#p253148]Aurel Visschers[/url], auteur antisioniste.[/right]
          De part et d’autre de la frontière novacano-gelnanaise, les communautés se radicalisent, l’une dans son entreprise de constitution d’un Etat indépendant, l’autre dans les théories du complot haineuses. Néanmoins, ces milices suréquipées continuent à faire parler d’elles. Contacté à ce sujet par la rédaction du Sébaldopol, le gouvernement a refusé de répondre à nos questions.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/739797Gelnan2.png[/img]
          Une Gelnanaise prise à partie malgré elle par une possible milice privée du Novacan.[/center]
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