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Posté : mar. mai 31, 2011 2:04 pm
par Johel3007
L'Informé
31/03/2015
Wapong
Éducation sexuelle à moto
[img]http://img7.imageshack.us/img7/8323/cambodii.jpg[/img]
Laa Sin doit souvent attendre que les ricanements se taisent lorsqu'elle désigne le préservatif sur son poster en couleur.
Car au Wapong, si les moeurs sont libres, la contraception reste mal connue des jeunes femmes, surtout dans les Districts ruraux.
Mais grâce aux "sage-femmes à moto", elles en savent un peu plus.
Lancé par l'association "Good is Safe", le projet est prometteur.
Il permet de cibler les femmes des zones rurales les plus reculées, pour qui l'éducation sexuelle relève de la science-fiction.
"-En règle générale, on rencontre peu d'opposition.
Avoir le choix d'enfanter ou non et de se protéger des MST est vu par beaucoup comme un droit nécessaire.
Plus d'un village regrète l'absence de moyens publiques dans ce domaine."
Une absence qui se fait sentir : actuellement, seules 10 sages-femmes parcourent le pays.
Mais en dépit de sa faible importance, le projet est déjà célèbre, tout comme son véhicule emblèmatique : le scooter TBS LX 150 Thorvalien.
Posté : mer. juin 01, 2011 9:15 am
par Johel3007
L'Informé
02/04/2015
Wapong
Yamato Shipyard : gros contrats en approche
[img]http://img191.imageshack.us/img191/8397/booat.png[/img]
La poussière liée à la construction de la flotte Shawiricienne est à peine retombée.
Et pourtant, les chantiers du groupe Yamato bourdonnent déjà d'activité en préparation des prochaines commandes.
La division Heavy Weapons se taille la part du lion en terme de chiffre d'affaire : on estime entre 350 et 400 millions de rentrée pour 2015.
Le "Sea Snake", produit phare de l'entreprise, séduit nombre de pays du tiers-monde.
On peut y voir leur désir de maintenir à distance les cuirassés des grandes nations, souvent avatars des invasions.
Mais en terme de tonnage, la maison mère, Yamato Shipyard, domine :
Avec déjà plus d'un millier de chalutiers destinés à l'exportation, l'entreprise a du mal à suivre le rythme.
"-Le problème n'est plus de trouver des clients mais bien d'honorer les délais de production.
Cela ne posera pas de problèmes pour les chalutiers.
Leur construction est relativement simple et peut être partiellement sous-traitée hors des chantiers.
Mais pour la production de navires de tonnage plus important, que nous lancerons dans un futur proche, il faudra agrandir."
avoue Song Yamato, lors d'une fête pour célébrer une commande du Francika.
"-Comme la majorité des entreprises Wapongaises, notre croissance est spectaculaire.
Il ne faut toutefois pas oublié qu'elle n'a été possible jusqu'ici que grâce aux aides d'autres pays.
Avec les conséquences que cela implique."
Ainsi, sur les 50 millions de bénéfice estimés de la Yamato Heavy Weapons, plus de 42 millions iront au gouvernement Shawiricien.
Posté : jeu. juin 02, 2011 8:40 pm
par Johel3007
L'Informé
05/04/2015
Wapong
Lokfolk : attentat contre les logements tarnois
[img]http://img812.imageshack.us/img812/8720/sayakenvictim.jpg[/img]
Un nouveau seuil a été franchi dans les tensions ethniques entre Sayaks et Wapongais.
Hier, vers 22h30, les logements communs bâtis par l'entreprise MAC pour ses ouvriers ont été la cible d'attaques au mortier.
Le barrage a duré pendant plus d'une demi-heure avant que les forces de sécurité privé de la Sark Protection n'interviennent.
La majorité des résidents se trouvant dans leur lit au moment de l'attentat, le bilan est lourd, bien qu'aucun chiffre officiel n'a été communiqué.
Dans les heures qui ont suivi l'attentat, le PSR a encouragé les ouvriers des mines du groupe Ferramine-Ironic à se rendre sur les lieux.
Armés de pelles, ils ont immédiatement aidé à déblayer les ruines des habitations.
Les cliniques ouvertes il y a quelques mois pour ces mêmes mineurs Wapongais, accueillent aujourd'hui des centaines de blessés tarnois.
Ce matin, les pelles avaient été remplacées par des fusils.
Vigiles Sayaks et mineurs Wapongais montent la garde autour de "la Colonie" comme beaucoup de riverains l'appellent.
"-On comprend qu'il y ait des tensions.
La politique de la MAC crée beaucoup de jalousie parmi les plus pauvres.
C'est normal.
Le ton qui monte, quelques claques... Même entre Wapongais de différents clans ou régions, ça arrive.
Mais de là à faire ça... On est plus en guerre civile, merde."
témoigne Lo Yang, contre-maitre chez Ironic et représentant syndical.
Alors que les marques de sympathie affluent, des démonstrations de haine fleurissent également.
Au coin d'une rue, une bande de jeunes wapongais, habillés en kaki et portant le symbole du PNM, s'activent à la bombonne de peinture.
"-Oozaru Out !!"
Dehors les singes. Un slogan qui s'entend de plus en plus.
Le Régent Bô Ka, chef de file du PML, jusqu'ici neutre, a condamné "les troubles et la violence dont sont responsables les tarnois".
Il a prévenu que "les tarnois ne seront les invités de Lokfol que si l'ordre règne."
La tension et la méfiance règnent.
Plusieurs firmes étrangères ont annoncé qu'elles envisageaient de cesser d'approvisionner les entreprises tarnoises présentes au Wapong.
"-C'est pas qu'on veut pas mais... Enfin, on a des pressions, vous voyez. J'ai une famille à nourrir, moi."
Le SSP a transmis sa sympathie pour les "camarades ouvriers tarnois, morts à cause de l'orgueil et de la xénophobie du grand patronat".
Si plusieurs représentants du MLC ont présenté à titre privé leurs condoléances à la direction de la MAC, Nute Fan reste muet.
Posté : jeu. juin 02, 2011 10:37 pm
par Johel3007
L'Informé
06/04/2015
Wapong
L'Armée bientôt dotée de drones ?
[img]http://img851.imageshack.us/img851/1543/thaiuavthaiuavgroup1.jpg[/img]
C'est en tout cas l'espoir du Colonel Chi, ancien pilote de l'armée impérial d'Eran, aujourd'hui à la tête de la Force Aérienne du Wapong.
Ce quadragénaire n'en démord pas : les drones sont l'avenir des opérations aériennes.
"-Nous avons tous entendu parlé du programme Pelabssien Tunder-44 et de ses dérivés.
Les résultats sont exceptionnels, ne serait-ce qu'en raison de l'absence de risque pour le pilote.
Et je suis certain que, d'ici une à deux décennies, le Wapong pourra envisagé d'en acquérir.
Et qui sait ? Peut être même d'en développer.
Mais pour l'heure, c'est au-dessus de nos moyens."
En revanche, cela n'empêche pas de rêver : un groupe d'étude a été constitué par des volontaires.
Shu, enseigne radar à l'aérodrome de Wapong-City, y participe.
"-C'est vraiment excitant d'être impliquée dans un tel projet.
Jusqu'ici, mon travail se limitait à guider des pilotes humains.
Et en dehors de quelques erreurs, rien de bien passionnant.
Mais à présent, mes compétences sont requises pour étudier le système de guidage du "Mosquito" !!"
Le drone de reconnaissance "Mosquito" X-001 n'a pour l'heure de drone que le nom :
Ce n'est qu'une simple réplique d'un avion modèle réduit, guidée par radio sur onde courte.
Son autonomie ne dépasse pas quelques kilomètres... et il doit de toute façon rester à proximité de la station de guidage au sol.
On peut en acheter dans n'importe quel magasin de modélisme d'Hellington.
Seule la peinture, les matériaux externes et la bande de fréquence du récepteur ont été changé.
Et une fois en vol, l'appareil montre bien qu'il n'a ni la grâce ni la maniabilité d'un véritable drone.
En cause, le déséquilibre dans la répartition du poids de ses composants électroniques, produits localement par les techniciens.
"-C'est de l'adaptation maison de la technologie utilisée sur les vieux Irkouts et Angars Rostovs.
Hors, si les rouges sont doués en mécaniques, ils sont à chier en électronique.
L'entreprise Nanoware devrait être impliquée dans le processus pour aider à miniaturiser tout ça.
À moins que le contrat ne revienne à une entreprise Numancienne.
Dans ce domaine, ils sont tout aussi compétents que les Pelabssiens.
Le fossé technologique entre nous et eux est aussi moins large, ce qui permettrait une meilleur compréhension."
Posté : dim. juin 05, 2011 7:08 pm
par Johel3007
L'Informé
15/04/2015
Wapong
Lokfolk : départ des Tarnois
C'était ce matin que les mineurs de Lokfol ont fait leurs adieux aux derniers ouvriers tarnois, alors que ceux-ci quittaient le port fluvial.
Les drapeaux verts flottent un peu partout sur la cité, faisant écho en cela à l'enthousiasme des nationalistes du PNM.
Mais aussi de leurs récents alliés monarchistes du PML.
"-Lokfol... Non, le Wapong appartient à nouveau aux Wapongais !! Le Makara est nettoyé de cette bande de racistes orgueilleux !!
Et avec ce qu'ils ont laissés derrière, la misère et l'anarchie, ce sera de l'histoire ancienne bientôt !!"
Ceux du PSR, en revanche, sont en berne.
Au centre du parti, à Gudae, on nous donne une explication :
"-Les partisans du PNM et du PML accueillent le départ des tarnois comme une victoire mais il n'en est rien.
Déjà, Ferramine et Ironic ont fermé leurs portes.
Cela fait des milliers de citoyens de Lokfol qui se retrouvent sans emploi. D'ici quelques semaines, ils remercieront moins leur "Roi" des les avoir pousser à s'allier au Parti Nationaliste Makiran.
Et que dire des usines, encore en chantiers, laissées derrière par la MAC et les autres entreprises ?
Il y avait des aciéries, des manufactures automobiles... sans parler des casinos et autres établissements de jeu à Wapong-City.
Tout ces chantiers étaient encore loin d'être finis et seront maintenant laissés à l'abandon par leur propriétaire.
Quelque part, sur ce plan, la politique "ethnique" des entreprises tarnoises limitera la facture sociale.
Mais quand même...
Les seuls réels gagnants dans cet histoire, ce sont les oligarques qui manipulent les masses à coup de slogan populiste."
Une opinion qui n'est pas partagé par le Régent Bo Kâ, chef de file du PML et Premier Délégué du District urbain de Lokfol.
"-Le départ des tarnois est certes tragique.
Une sale affaire dont notre bonne ville et notre pays en général se serait bien passé.
Mais il était inévitable :
On ne peut pas s'installer dans un pays complétement étranger et y vivre en complète isolation par rapport à la population autochtone.
Il faut s'y intégré ou au moins coopérer avec elle. Sinon, les jalousies et la méfiance ne cessent de croitre.
Surtout si l'équilibre des pouvoirs entre factions locales est remis en cause.
Ce fait a été porté à la connaissance de la direction des entreprises tarnoises à plusieurs reprises.
Mais ce peuple pense différemment du nôtre. C'est tout.
Pour l'heure, le Wapong reste le Wapong :
Si quelque chose de valeur ou d'utile est délaissé et sans surveillance, quelqu'un d'autre se l'appropriera "de facto".
Si vous n'êtes pas capable de défendre votre bien, la propriété "de juré" n'a pas de raison d'être dans ce pays.
Lokfol va connaitre des semaines difficiles mais dans deux mois, les mines seront rouvertes, croyez-moi.
Les fiers et ambitieux tarnois s'en vont, abandonnant à cause de leur refus de s'adapter au Makara.
D'autres, plus malins et réalistes, profiteront des fondations qu'ils ont creusés."
Des rumeurs parlent en effet déjà d'une future saisie des lieux par le Parti Monarchiste lui-même...
Avec une revente à une puissance étrangère ?
Posté : mar. juin 07, 2011 7:18 am
par Johel3007
L'Informé
24/04/2015
Wapong
Armée : remplacement du "Ruy's Roar"
[img]http://img689.imageshack.us/img689/213/fregatewapong4.png[/img]
"-La décision n'a pas été facile. Pour nombre la Force Navale, le "Ruy's Roar" est un symbole.
Il fut le premier vrai navire moderne à être acquis par le Wapong et il n'est pas un seul officier qui n'y ait servi.
Mais aujourd'hui, la technologie change.
Et si notre frégate excelle toujours dans son rôle de poste de commandement avancé, elle n'est pas adaptée aux autres missions.
Après plus de 35 ans de bon et loyaux service, il est temps pour ce fier navire de prendre une retraite bien méritée."
C'est sur ces mots que la Commandante Doan Trang a annoncé le décommissionement de la frégate radar "Ruy's Roar".
Construite par le Quantar en 1956, ce bâtiment était déjà un ancêtre quand il fut revendu à la Glorieuse République du Sud-Ouest Wapong.
(période des milles républiques)
Acheté avant tout pour sa capacité radar, révolutionnaire pour l'époque, le navire n'a vu que peu d'actions directes.
Dirigeant la flottille de patrouilleurs dans le Détroit lors de missions anti-pirateries, il fut le symbole de la stabilité et vigilance de la flotte.
La frégate "Ruy's Roar" cédera l'année prochaine le rôle de vaisseau amiral à la frégate "Kami no shukufuku" ("Bénédiction des Dieux").
Frégate "Made in Wapong", elle sera la première de la classe "Kami" (voir photo) dont la construction a commencé hier.
"-Cela ne signifie toutefois pas la fin complète de la carrière du Ruy's Roar.
Son équipement radar, s'il n'est plus adapté aux opérations militaires, sera toujours précieux pour la base navale d'Anali.
Et le navire en lui-même servira à plein temps à la formation et d'entrainement des recrues."
Posté : dim. juin 12, 2011 7:11 pm
par Johel3007
Wapong News Network
06/05/2015
[img]http://img535.imageshack.us/img535/5380/wnnlogo.gif[/img]
Les Wapongais du Bout du Monde
Le Wapong. Fière nation au passé tumultueux.
Terre violée par les conquérants étrangers, objet des ambitions successives de l'Eran, du Beysin et du Sionving.
Terre de luttes et de misère, où l'avenir est incertain et où la valeur d'un homme tient à ses actes d'avantage qu'à son lignage.
Terre d'un peuple souvent conquis mais jamais soumis.
Le prix de la liberté fut lourd.
Vingt longue années de résistance face à l'Eran, suivie de cinq décennies de guerres civiles et de famine.
Encore aujourd'hui, alors que notre peuple relève enfin la tête, la misère accable encore de nombreuses familles.
Aucune surprise donc à apprendre que, de tout temps, certains clans ont choisi l'exil afin d'offrir à leurs enfants un meilleur lendemain.
Dans cette série de reportage, la Wapong News Network vous propose de visiter les contrées lointaines où ces familles ont trouvé asile.
Nous y découvriront comment elles s'y sont intégrées, comment elles y prospèrent et les difficultés culturelles qu'elles expérimentent.
Des récits de vie, des récits de voyage et d'aventure, venant de ces hommes et femmes qui ont tout laissé derrière eux.
Ces Wapongais du Bout du Monde.
ÉPISODE 1 : NEGERLANN
08h00. C'est du moins ce qu'affiche ma montre quand mon caméraman me réveille, m'arrachant à la torpeur née du froid autant que du vombrissement régulier des moteurs de l'ANT-120.
Ce monstre des cieux Rostov fait un boucan incroyable mais on s'y fait rapidement.
Et puis, c'est le seul moyen :
C'est l'un des seuls appareils à pouvoir négocier les pistes atterrissage de piètre qualité de ce pays.
Alors que la descente s'amorce, la température grimpe rapidement, révélant la chaleur étouffante dans laquelle le Negerlann est plongé pour la majeure partie de l'année.
Déjà, par le hublot, j’aperçois Vitseierstad, la capitale du pays, dont le port ouvert sur la baie de la Victoire offre un spectacle splendide.
Une vision qui me rappelle les villes comme Anali, au Wapong.
Si ce n'est que le soleil baigne la cité avec un éclat que nous ne connaissons pas sous nos latitudes.
Ici, sous le soleil de plomb, dans ce qui n'était il y a peu encore qu'une plage déserte et misérable, les colons Lochlannais ont sû ériger une fière cité.
Leur ingéniosité, leur sueur et parfois même leur sang ont permis de bâtir ce qui ressemble à un paradis terrestre.
[img]http://img541.imageshack.us/img541/9351/31205210.jpg[/img]
L'avion touche le sol et nous nous mettons en mouvement.
Rapides séries de contrôle par les autorités locales avant de récupérer nos bagages et de rencontrer notre guide, Mr. Wong.
Un brave homme, Mr. Wong et sa famille sont des enthousiastes du "Modèle Nordique", comme on l'appelle ici.
En 2012, il envoya ses deux fils au Lochlann dans le cadre du programme pilote d'échange scolaire.
Suite aux lettres d'éloge que ses enfants firent concernant ce pays, Wong et sa femme décident d'émigrer au Rike.
Ils en sont toutefois empêcher mais saisiront l'alternative.
Ils signent pour le Negerlann et sont parmi les colons de la première vague, en Mai 2013.
En Juillet, leurs fils les rejoignent sur place, dans la petite citée de Yuan Zu, alors peuplée de seulement 14.000 Wapongais.
C'est là-bas que nous nous dirigeons.
Depuis l'aéroport de Vitseierstad, il faut près de 8 heures pour parcourir les 500 kilomètres de pistes jusqu'à Yuan Zu.
Ce pays est vaste et les routes, quand il y en a, sont en mauvais état, héritage du 20ème siècle mal entretenu suite au retrait des Almérans.
"-Sur la côte, on a pas trop à se plaindre. C'est pire à l'intérieur. Enfin, vous verrez bien !!"
nous explique Mr. Wong, tandis que sa jeep rebondit de manière inégale sur les bosses et ornières du sentier.
Nos fesses et notre dos en souffrent mais c'est surtout pour le matériel que je m'inquiète.
Sur la route, alors que nous traversons les provinces d'Al Babir et d'Ajhad, nous croisons de nombreux Barebjaliens.
L'architecture propre à ce continent de sable et de pétrole se mèle harmonieusement avec le paysage de la savane.
Dans leurs fermes, des indigènes sont au travail.
Une vision rare car, depuis notre arrivée à Vitseierstad, je n'ai pas croisé plus d'une centaine de Zanyanais et toujours accompagnés.
J'hésite à m'en ouvrir à notre guide : aborder les rumeurs de génocide aujourd'hui pourrait gâcher l'ambiance pour les prochains jours.
La jeep avale les kilomètres comme nous avalons la poussière.
Mais enfin, alors que l'après midi s'achève, les premières fermes d'architecture Makiran apparaissent.
Et bientôt, le macadam remplace la terre sèche.
Nous sommes à Yuan Zu.
[img]http://img850.imageshack.us/img850/8224/yuanzu.jpg[/img]
Selon le guide de l'Agence à l'Immigration, la province de Yuan Zu compte un peu plus de 250.000 colons.
Dont plus d'un quart sont concentrés dans la ville en elle-même.
Le reste est dispersé dans de nombreux villages agricoles, souvent séparés de plusieurs heures de route.
La ville est animée, mêlant les couleurs vives du Makara avec celles, plus sobres, du Barebjal.
Le souper approche et les odeurs de ces deux continents se mélangent également dans l'air.
Des étales aux boutiques, des restaurants aux magasins, on parle, on crie, on s'insulte ou on rie, tout cela dans un dialecte étranger.
Un mixte de Wapongais, lui-même déjà langue bâtarde, auquel on aurait encore rajouté des expressions arabes et quelques mots de lochlannais.
Mr. Wong remarque mon trouble et clarifie :
"-Pendant le premier mois, nous n'avons été qu'entre Wapongais.
Les indigènes se sont montrés peu... coopératifs. Même agressifs parfois.
Il a vite été clair que la région ne pourrait pas être... civilisées par seulement 14.000 Wapongais.
L'arrivée des Barebjaliens et des Juifs a grandement faciliter nos efforts.
Nous avons appris à coopérer avec eux, en nous répartissant les rôles.
Les Barebjaliens construisent et cultivent. Les Juifs transportent et distribuent. Les Wapongais administrent et protègent."
Protéger de quoi, il ne me le dira pas ce jour-là.
Mais de fait, quand on se promène, le nombre d'hommes armés est impressionnant. Tous ou presque sont Makirans.
Pourtant, aucun climat de peur ne semble exister.
Les enseignes, écrites surtout en Arabe et en Hébreux, sont souvent traduites en Wapongais.
Mais elles le sont systématiquement en Lochlannais.
Une des rares obligations imposées par l'administration du Negerlann dans un soucis de garantir un minimum d'uniformité.
"-Nous sommes tous Lochlannais, ici. Tous.
Jaardistes, certainement pas. Mais Lochlannais, oui.
Aussi sûrement que notre patrie est Lochlannaise.
Notre sang et nos origines sont aussi diverses que les couleurs de l'arc-en-ciel mais notre cœur bat pour le Negerlann.
Cela n'empêche pas les conflits culturels mais cela nous unit.
Ici, les blancs, les cuivrés et les jaunes ne s'affrontent pas.
Ils travaillent ensemble à dompter la sauvagerie."
nous explique Mr. Wong, alors que nous mangeons un plat mêlant les viandes locales à la cuisine makirane.
Le Clan Wong vit de manière simple mais la résidence, à première vue, pourrait faire penser autrement :
Un large carré, long de 20 mètres, haut de trois étages.
Une large court au centre où trois jeeps et une dizaine de mules sont gardées sous un toit en tôle.
L'intérieur est décoré de manière spartiate, les rares ornements provenant sans doute du passé Wapongais des familles qui vivent ici.
Car si Mr. Wong et sa femme ont émigré avec leurs enfants d'abord, c'est très vite le reste du clan qui les a rejoint.
Ce sont ainsi quelques 20 adultes et 30 enfants qui se partagent l'habitation d'où, d'une poigne juste, Mr. Wong administre le voisinage.
"-Au Wapong, les milices sont dirigées par les politiciens, les seigneurs de l'opium et les grandes entreprises.
Ici, c'est nettement plus familiale et communautaire. Moi et mes beaux-frères protégeons nos voisins contre la délinquance.
Et avec les autres familles Wapongaises, nous offrons une justice rapide, simple et efficace à la population.
Et il en sera ainsi tant que nous serons dignes du respect et de la confiance de nos concitoyens.
C'est une charge lourde..."
Mais une charge bien rémunérée :
Dans les entrepôts de la villa fortifiée, au milieux des armes et munitions, les tributs des commerçants s'entassent.
Une fortune que le Clan Wong revend aux marchands Juifs lorsque le besoin en liquidité se fait sentir pour un projet précis.
Ici, l'argent reste peu utilisé, en grande partie car les pénuries restent importantes, entrainant de rapides changements de prix.
Malgré l'épuisement, je m'aventure sur le port, équivalent du centre-ville pour cette cité encore jeune et dépendante de sa métropole.
Si les Wapongais sont avant tout des protecteurs dans le reste de la cité, ils ont ici bien d'autres activités aussi.
Les enseignes lumineuses des salles de jeux, bars et boites de nuit se pressent sur la côte. Toute en Wapongais.
Mais la musique, elle, est universelle.
Au son des grands hits du moment, la jeunesse Wapongaise et Juive s'amusent.
Autour d'un verre, on rigole, on négocie de nouveaux contrats ou on anticipe une nuit de plaisir.
Ici, les indigènes sont visibles :
Visage outrageusement maquillé, les Makengaises font les cents pas dans la rue ou se déhanchent sur des podiums.
Le tout à la lumière de néons fluo, sous les sifflements admiratifs.
J'apperçois même quelques Barebjaliens et Lochlannais parmi le public.
Ici, à Yuan Zu, on oublie la religion et le racisme au profit de la fête.
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Nous sommes restés deux jours à Yuan Zu.
Une occasion pour moi et mon équipe de visiter, de prendre des clichés et de nous assurer de ne rien manquer.
Nous disons au revoir à Mr. Wong, qui nous confie à un cousin de sa femme.
L'homme, du nom de Yu Bai, vit dans la province de Sai Nam Su, l'avant-dernière des provinces makaranes du Negerland.
Aussi l'une des plus sauvage, comme nous le découvrirons.
Pour arriver à Sutorētokara, le principale avant-poste de Sai Nam Su, il faut emprunter le fleuve.
"-Les routes sont mauvaises et n'arrivent pas jusque là. Tout ce qu'on transporte depuis Yuan Zu, on le transporte par bateau.
Cela limite aussi les risques... de pertes."
Je trouve cela dommage : j'avais espérer avoir un aperçu de la savane du Makengo.
Les plaines de la province de Xanxei, notamment.
Je demande à Yu combien il désire pour nous y conduire.
La réponse est catégorique :
Il n'y a rien à voir à Xanxei. Si nous voulons voir la savane, nous la verrons à Sai Nam Su.
Le ton est presque agressif, sur la défensive mais je n'insiste pas.
[img]http://img41.imageshack.us/img41/711/a303533a9c8b1c0653b10c8.jpg[/img]
Avoir opté pour le fleuve ne fut pas une si mauvaise idée, en fait.
Le voyage fut plus long, plus de deux jours, le bateau ne dépassant pas les 10 km/h.
Mais ce fut bien plus confortable et surtout, bien moins fatiguant.
Et si le paysage fut parfois un peu monotone, nous avons eu l'occasion de croisé une rareté : un village tribale makengais.
[img]http://img716.imageshack.us/img716/7716/drcongoriverboatafrican.jpg[/img]
Curieusement, en voyant arrivé le bâteau, les habitants se sont enfouis vers l'intérieur des terres, quittant la berge.
Cela a fait rire Yu Bai, qui échangea en Lochlannais quelques mots avec son équipage avant que ces derniers ne l'imitent.
L'arrivée à Sutorētokara fut quand même un soulagement car, aussi calme que fut le voyage, je ne venais pas pour une croisière.
En approchant de l'embarcadère, j'entends une musique aux accents nordiques qui semble alien à ce paysage tropical.
Sutorētokara est vraiment un simple avant-poste.
Guère plus qu'un grand village, en fait, à l'image de ceux qui parsèment les campagnes du Nord du Wapong.
D'ailleurs, c'est probablement de là que viennent la majorité d'entre eux :
des paysans sans terre et illettrés qui n'avaient plus rien à espérer d'un Wapong surpeuplé et élitiste.
Ici, 6.000 Wapongais, soit un peu plus de 1.000 familles, vivent principalement de la cultivation du cacao et des épices.
Mais aussi de la coupe des bois précieux, des opales.
Et bientôt de l'extraction du Manganèse, comme l'annonce fièrement Yu Bai, en nous montrant une carte.
Plusieurs gisements sont entourés en rouge.
[img]http://img832.imageshack.us/img832/3842/047514.jpg[/img]
[img]http://img35.imageshack.us/img35/4153/myanmarprofughikaren.jpg[/img]
"-C'est là que nous travaillons actuellement.
Tous nos efforts sont concentrés sur ces mines et sur les pistes pour y accéder par camion.
Quand nous serons prêts, nous louerons une péniche ou deux à Yuan Zu pour amener des véhicules et des pelleteuses.
Mais pour l'instant, il faut faire avec la main d'oeuvre locale..."
Un détail qui me frappe immédiatement est la présence de Makengais.
Pas de femmes ou d'enfants mais bien d'hommes adultes, travaillant aux cotés des Wapongais.
L'ambiance est toutefois tendue et nombre de Wapongais sont armés.
[img]http://img221.imageshack.us/img221/581/bleming1k.jpg[/img]
Nous sommes restés trois jours parmi la population de Sutorētokara.
Ces gens nous ont fait redécouvrir des plaisirs simples et un mode de vie axé sur un travail rude mais honnête.
Un retour à nos sources dans ses clans qui n'auraient pas survécu à la modernisation rapide du Wapong.
Ici, ils pourront préserver leurs traditions tout en vivant dans la prospérité.
Car avec de tels espaces et si peu de gens, le Negerlann est un Eden qui n'attend qu'à être conquis par le labeur courageux des hommes.
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Notre retour vers Vitseierstad fut sans réel évenement notable.
Je repart vers le Wapong, la pélicule pleine de souvenirs et d'instants qui révéleront à mes compatriotes la magie de cette terre.
Peut être cela inspirera-t-il des vocations, motivant le départ d'une nouvelle vague de colons vers ces terres désertes.
Durant mon séjour aucune mention n'a été faite du Royaume du Makengo.
La majorité de la population d'origine y serait réfugiée, ayant refuser de se mélanger avec les autres cultures.
Une décision que beaucoup mettent sur le compte de la propagande Suprémaciste Zanyanaise ou des missionnaires Tarnois.
D'autres pointent les rumeurs de génocides comises par le Rike.
Je n'ai toutefois pas trouver d'indications que ceux-ci aient eu lieu.
Oh !! Et j'ai quand même eu ma photo de la savane !!
[img]http://img849.imageshack.us/img849/9259/kenyamasaimaragnouresiz.jpg[/img]
Un reportage de Jun Gin Bak
Avec le soutien généreux de l'Agence pour l'Immigration Wapongaise.
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HRP :
Cette série d'articles fait suite au [url=http://www.simpolitique.com/post90515.html#90515]Programme Exodus[/url].
Lancé dès le début de la prise de pouvoir de Nute Fan, il a permit de décharger l'excédant de population wapongaise vers d'autres pays.
Posté : mer. juin 15, 2011 10:53 pm
par Johel3007
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Wapong News Network
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L'Amitié Zanyano-Wapongaise :
Ensemble, Vers le Progrès !!
Un communiqué sponsorisé par l'Agence pour l'Immigration Wapongaise, l'Union Minière du Wapong, YummiCorp, Sushimi, Yamato Shipyard, Tabor et Wapong Oil Company
Posté : jeu. juin 16, 2011 10:11 pm
par Johel3007
L'Informé
16/05/2015
Wapong
Construction : de l'acier pour des logements !!
[img]http://img593.imageshack.us/img593/566/keetwonen2.jpg[/img]
C'est le slogan de Cubical SA, une petite entreprise de construction fondée par un groupe d'étudiants ingénieurs de l'Université de Wapong-City.
Leur idée, à priori folle, a été tournée en dérision par les banques Alméranes lorsqu'ils allèrent les trouver en quête de subside.
Elle a toutefois plus énormément à la direction de MakeMoreSteel, dont les nouvelles aciéries devraient atteindre leur production optimal cette année.
Mais quelle est cette idée ? Kun Lao nous l'explique.
"-Le logement moderne, selon l'architecture Almérane, avec des matériaux variés, est extrêmement cher.
Même les entreprises de construction des pays pauvres demandent des coûts exorbitants par logement.
Prenez le Groupe Eparaima, dont les prix commencent à 230.000 $USP par logement.
Inaccessible à la majorité de nos concitoyens, pour qui cela représente plus de 2 siècles de salaires.
Hors, l'industrie et le commerce international ont accouché d'une solution à ce problème : le conteneur intermodulable standardisé."
Long de 6,10 mètres pour une largeur et hauteur de 2,44 mètres, les CIS sont utilisés massivement pour le transport de marchandise.
Ils sont également produit en masse : on estime à plus de 18 millions le nombre de conteneurs en activité.
Le nombre de conteneurs endommagés ou abandonnés serait au moins trois fois plus important.
Étanches, résistants, faciles à réparer et à entretenir, ils représentent des blocs pré-assemblés et facilement modifiables.
"-Avec 4 conteneurs mis côte à côte, vous avez un 60m², soit assez pour une famille vivant modestement.
Les conteneurs en eux-mêmes, même neufs, ne coûtent que 6.000 $USP l'unité.
Et considérant qu'il y a désormais une production domestique au Wapong, les coûts de transport sont mineurs.
Une famille Wapongaise peut donc avoir un logement pour un peu moins de 30.000 $USP, soit 20 ans de salaire si les deux parents travaillent."
Les critiques abondent toutefois du coté des écoles d'architecture traditionnelle. Les principales ?
Mauvaise isolation comparé à la brique ou au bois.
Nécessité de faire usage de grues là où les constructions classiques peuvent se faire à bras d'hommes.
Possible contamination chimique dû à la nature des cargos transportés dans les conteneurs usagés...
Autant de critiques que le duo d'ingénieurs balayent de la main.
"-L'usage d'engins de chantiers est une obligation pour tout projet de construction massif désirant être réaliser rapidement.
Mais nous avons déjà réaliser plusieurs projets tests à l'aide de seuls bras d'hommes et de quelques leviers et poulies traditionnels.
La contamination concerne les conteneurs usagés.
Hors notre partenariat avec MakeMoreSteel prévoit la fourniture de conteneurs neufs, sans peintures ou traitement aux solvants.
L'isolation est probablement la seule réelle critique qui tienne la route.
Mais croyez-vous sincèrement que la population Wapongaise bénéficie à l'heure actuelle d'un isolement correct ?
Avec nos techniques de construction ?"
MakeMoreSteel a déjà octroyé un prêt à la jeune entreprise pour l'achat de matériel dans un futur proche.
Cubical devrait à présent chercher des accords avec les Districts.
"-Notre objectif : 400.000 logements d'ici la fin 2016.
Et 250.000 de plus chaque année suivante !!
Enfin... En espérant que le nombre de soudeurs suivent"
Une certitude, quand on voit la direction que prend l'économie Wapongaise.
Si le textile reste la principale industrie, il est en passe d'être dépassé par l'industrie métallurgique et navale.
Posté : sam. juin 18, 2011 2:09 pm
par Johel3007
L'Informé
21/05/2015
Wapong
People : le Retour des Ducs
La foule était encore nombreuse ce matin, à l'aérodrome de Wapong-City, pour souhaiter un bon retour à la délégation Numancienne.
Le Duc et la Duchesse de Montalbanejo, éminents mécènes en matière d'éducation et de culture, étaient [url=http://www.simpolitique.com/post90817.html#90817]déjà venu en Avril 2014[/url].
Un an déjà et les voici qui honorent à nouveau notre pays de leur présence au cour d'une rapide visite de 48 heures.
Ils ne sont pas venu seuls, introduisant les couples ducaux d'Albe et d'Albuquerque aux merveilles du Wapong.
Le programme, chargé, a consisté principalement en une visite des écoles primaires des Districts ruraux.
Nos augustes invités ont donc pu se rendre compte des efforts réalisés pour assurer à tous une éducation de qualité.
Ils ont hélas aussi été témoins de la disparité entre villes et campagnes qui, malgré de gros moyens pour la réduire, demeure importante.
Une journée faite de rudes voyages, avec un arrêt rapide prêt des monastères de Lodolik.
Les ducs et duchesses ont aussi eu l'occasion de visiter la résidence temporaire de la Famille Impériale d'Eran, où ils ont pu resté pour la nuit.
Une soirée de gala était organisée sur place en l'honneur de l'Institut Saavedra.
De nombreuses personnalités Wapongaises, principalement issues du Clan Fan et de sa clientèle, y ont présenté leur respect à la délégation.
Occasion aussi de s'entretenir avec l'Empereur Taï An Teïki Om et l'ex-Roi d'Aman, tout deux chassés de leur patrie par le coup d'état communiste.
La visite s'est clôturée ce matin par une audience à l'Assemblée Citoyenne.
Le Duc d'Albe, le Duc d'Albuquerque, la Duchesse d'Albe et la Duchesse d'Albuquerque y ont confirmé leur candidature comme Argentiers.
Tandis que le Duc et la Duchesse de Montalbanejo ont renouvelés leur implication dans la politique Wapongaise.
Notre pays compte donc désormais 6 Argentiers Numanciens, preuve supplémentaire du lien sans cesse renforcé qui uni nos deux peuples.