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Posté : mar. août 05, 2014 8:45 am
par Sébaldie
13 octobre 2024

[center]Le Sébaldopol

Municipales 2024 : l’UND peut-elle encore gagner ?


[img]http://img4.hostingpics.net/pics/951684dessin.png[/img][/center]
        • Le dimanche 17 novembre 2024, les électeurs sébaldes sont appelés aux urnes pour élire leurs conseils municipaux, dans chacune des 281 municipalités. Si le contexte est très favorable à l’Union Nationale Démocrate, des doutes persistent quant à sa capacité à maintenir son niveau. Le Mouvement Nationaliste Sébalde devra, lui, affronter la concurrence d’Identité Sébalde.

          L’UND administre la quasi-totalité des grandes villes. Premier fait notable : l’UND a gagné 8 des 10 plus grandes villes sébaldes. En effet, en 2019, à la surprise de tous, l’UND est arrivée première à Stranaberg, la capitale longtemps bastion des sociaux-démocrates. Même scénario à Merudstein, l’arrière-pays de la métropole strananaise. Aux nationalistes, elle est parvenue à arracher Kalterval : une première dans cette province ancrée au MNS et – depuis peu - aux identitaires. L’UND a également gardé les bastions historiques du Rassemblement Conservateur Sébalde, dont la capitale juive Nova-Lenbruck mais aussi la charmante ville de Nerwald qui souffre néanmoins d’un vieillissement de sa population ; Polcefeld avec son électorat composé d’exploitants agricoles et bien sûr, Bytce, le fief de Dana Liesder.

          Le MNS veut garder ses bastions, que les identitaires veulent arracher. L’élection de 2019 a sonné comme une sérieuse défaite : si le MNS contrôle la majorité des villes du Centran, elle n’en a plus l’entière mainmise, au profit de l’UND. Si Senheim, la capitale en chef des nationalistes, ne tombera pas de sitôt aux mains des adversaires, ce constat est moins vrai dans la banlieue nord, de plus en plus tentée par les identitaires. Déçus de l’orientation néomalthusienne du MNS, des électeurs d’extrême droite pourraient ainsi se tourner vers le parti identitaire. Schollstadt est un cas particulier : cette ville toujours au Nord du pays (grisée sur le carte) a été élue sous l’étiquette MNS. La maire n’est ni plus ni moins Hilda Miradus, l’ex-ministre des Affaires Etrangères de Stefan Zavek, entre 2014 et 2018. Celle-ci a violemment claqué la porte du MNS, en raison de l’influence de Goran Horandson, qu’elle déteste profondément. Dorénavant encartée à Identité Sébalde, elle n’entend faire aucun cadeau aux nationalistes. Enfin, le MNS souhaite garder ses quelques municipalités de la métropole stranabourgeoise, conquise sur les terres ouvrières.

          La gauche au ralenti. Deux provinces font figure de bastion pour la gauche sociale-démocrate : le Stranan et le Jovan. Des provinces éminemment stratégiques puisqu’elles concentrent près d’un tiers de la population. Malgré son ascension, Egon Hochten, le chef de file du Mouvement Républicain Solidaire (gauche radicale et écologiste) n’a pas réussi à transformer l’essai pour les municipales. S’il a permis à sa formation de gagner quelques municipalités de plus, notamment dans le sud feldanais (où se concentrent une grande partie d’ouvriers agricoles), il n’est pas parvenu à faire tomber les forteresses communistes, qui ne sont plus qu’au nombre de trois, à l’Ouest de la province de Stranan. Les sociaux-démocrates ont dû se contenter de garder Triansa, le fief social-démocrate du pays. L’objectif de ces derniers est ambitieux mais non impossible : gagner une municipalité dans chacune des 10 provinces du pays. Actuellement, seuls le Novacan et le Kalternan n’ont aucun maire social-démocrate.

          Le choix de l’indépendance ? La route est semée d’embûches pour l’UND dans la province juive de Novacan. Par dissidence, beaucoup de maires se sont affiché « sans étiquette ». L’Union des Sébaldes Juifs, qui participe à la coalition gouvernementale, caresse un doux rêve : remporter Nova-Lenbruck, capitale juive de Sébaldie, quitte à se mettre les libéraux à dos. Pour l’instant, les sionistes administrent trois villes de la banlieue néo-lenbruckoise, qui concentre une population non négligeable de juifs orthodoxes. Dans les autres provinces, les petites listes n’ont pas dit leur dernier mot : les technocrates rêvent de remporter leur première municipalité dans leur province, le Prican. Les municipalités environnantes de Neumbach sont à ce titre particulièrement ciblées. Les islamistes du Feldan entendent décrocher l’électoral musulman, tenté par le vote de gauche. Renaissance néerlandophone doit, quant à lui, se faire une raison : aucune municipalité n’est à sa portée directe, il ne pourra que participer à la coalition municipale.

Posté : ven. sept. 26, 2014 6:20 pm
par Sébaldie
21 septembre 2024

[center] Le Nouveau Sébaldaquin

La démocratie sébalde, source de conflits, d’égoïsmes et de perte de valeurs
[/center]

        • [justify]Le gouvernement sébalde, quelle que soit sa couleur politique, ne cesse de vendre son modèle institutionnel. Dans ce petit pays du Jeekim, les citoyens profitent de larges libertés civiles et politiques… économiques également dans une moindre mesure. Forte représentativité des idées dans les instances nationales, possibilité d’intervenir facilement sur les décisions gouvernementales au gré des initiatives populaires, liberté de culte (désormais financé publiquement), liberté d’expression sans équivoque... La brochure marketing se garde bien de décrire l’autre facette de la démocratie – trop avancée - sébalde : un pays en proie aux égoïsmes, aux communautarismes, et où le « moi » a triomphé sur le « nous ».

          LE TRIOMPHE DU « MOI » SUR LE « NOUS »
          En Sébaldie, les partis politiques tiennent une place primordiale dans le débat public, aidées par les très régulières élections ou scrutins référendaires. Ces associations ont pris sur le pas sur la « société civile »… si bien que la société civile se constitue en partis politiques pour faire entendre leur voix. Les syndicats, quant à eux, jouent aussi le jeu politique et participent à ce théâtre électoral, comme n’importe quel autre parti. Conséquence directe de ce mode d’expression : une pléthore de partis politiques. On en dénombre une centaine réellement actifs, dont la moitié sont représentés dans les institutions nationales et locales. Malgré des aménagements réguliers par intérêt politicien de la part des gouvernements successifs, ils ont bénéficié de modes de scrutin avantageux, garantissant leur représentation.

          La démocratie est-elle pour autant plus vivante et plus forte ? Les partis politiques sébaldes dénotent surtout l’absence de projet pour la société et sont nombreux à se présenter sous la forme de « single-issue parties ». Partis religieux, féministes, homosexuels, libertaires, ruraux, royalistes, pirate, eugénistes, linguistiques, consuméristes, anti-consuméristes, professionnels, locaux voire très locaux (à l’échelle d’un quartier), ils défendent une cause centrale sans vision d’ensemble ou d’avenir et participent à l’éclatement de la vie politique, sinon à la division des Sébaldes. Avec un Parlement aussi multicolore, le pays devient ingérable, tant le gouvernement doit s’efforcer de plaire à chacun de ces lobbys déguisés en partis politiques pour assurer une majorité déjà extrêmement fébrile.

          Le citoyen sébalde n’est plus citoyen sébalde, il est purement et simplement électeur sébalde, un agent qui ne vote plus pour la vie de la cité mais pour agrémenter son quotidien de futilités insouciantes. Pour la classe politique, chacun peut ainsi s’épanouir en Sébaldie, l’intérêt général étant garanti par la somme des intérêts personnels.

          UNE VIE POLITIQUE CLIVANTE, QUI MÈNE AUX CONFLITS
          Deux exemples récents montrent la soumission du gouvernement à ces égoïsmes : le lobby sioniste et le lobby néerlandophone. Appelons-les clairement lobbies, ils n’ont de partis politiques que leur forme juridique. Le premier, incarné par l’Union des Sébaldes Juifs mais également par ses dissidents (qui visent le même objectif), n’est implanté que dans le Novacan et pour cause, sa seule promesse réside dans l’indépendance de cette province occidentale, alors même qu’elle constitue un pilier essentiel à l’économie sébalde. Dana Liesder, dont le parti est majoritaire au conseil provincial de Novacan, étudierait la possibilité d’un référendum sur l’indépendance d’ici la fin de l’année. Une victoire du « oui » serait catastrophique pour la République Sébalde… même les sionistes n’y trouveraient pas davantage leurs comptes, tant les liens économiques sont nombreux avec la métropole. Surtout, la montée des sionistes ravive les tensions avec la communauté musulmane installée depuis un siècle en Sébaldie. La loi de financement des cultes, voulue par les sionistes et faite par le gouvernement, alloue hypocritement les deniers publics proportionnellement au nombre de contribuables fidèles. Les juifs de Sébaldie, qui s’acquittent d’un impôt plus élevé que les musulmans en raison de leurs revenus plus conséquents, voient ainsi leur culte beaucoup sur-financé comparativement à leurs effectifs. Les musulmans, eux, voient leur culte largement sous-financé. Alors que la République Sébalde a été laïque jusqu’en 2024, la question du financement ne semblait pas préoccuper davantage les partis religieux. Désormais, elle est devenue obsessionnelle et chacun des partis religieux a vu ses rangs gonfler.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/514650presidentSebastiaanVanAlthuis.jpg[/img]
          Le roi-président de Sébaldie Sebastiaan Van Althuis exigera de chaque formateur de gouvernement
          à ce qu'il se soumette au lobby néerlandophone[/center]

          La situation est semblable pour les néerlandophones. Ces monarchistes qui en refusent le nom – le parti royaliste étant lui héritier d’une autre branche que celle des Néerlandophones – parviennent à obtenir du gouvernement une meilleure reconnaissance de leur langue. Surtout, ils ont réussi à obtenir la présidence, certes symbolique, de la République Sébalde mais qui a néanmoins le pouvoir de nommer un formateur de gouvernement. Tout un symbole ! Au courant du mandat de Sebastiaan Van Althuis, qui court jusqu’en 2028, tout formateur de gouvernement devra donc satisfaire les exigences du lobby néerlandophone pour avoir le privilège de nommer le gouvernement. L’élection de Van Althuis à la présidence a d’ailleurs été facilitée par sa posture « non partisane » : son portrait d’homme consensuel clivait avec les autres candidats qui, eux, étaient idéologisés. La présidentielle s’est jouée entre une nationaliste, un libéral, un gauchiste et... un néerlandophone. Grâce au vote préférentiel, Van Althuis a pu ainsi s’imposer comme le candidat le « moins détesté » par l’ensemble du Parlement. Se vengeant sur une histoire qui a maltraité sa langue, les néerlandophones n’entendent pas faire de cadeau aux autres communautés linguistiques, derrière leur apparente bonhommie.

          DES SEBALDES EN PERTE DE VALEURS
          Et si à être libres de tout, les Sébaldes n’étaient en réalité libres de rien ? Chaque jeune qui naît dans ce pays, qui y grandit, qui est éduqué par lui est considéré comme un être libre de ses choix, libre de ses envies. Libre de se tromper également, libre de rater sa vie. Cette perte de valeurs concerne davantage les Sébaldes autochtones, là où les immigrés ont gardé un lien prégnant avec leur culture d’origine.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/964205img1.png[/img]
          Une église évangélique à Nerwald[/center]

          Dans un pays où l’autorité est souvent défiée, il n’est donc pas surprenant de voir de nombreux Sébaldes se réfugier dans des institutions garantes de valeurs, de principes. Le fait qu’un Sébalde sur deux se dit agnostique ou athée est un trompe-l’œil : cette statistique ne dit pas que les Sébaldes sont moins croyants mais qu’ils sont divisés entre ceux qui ne croient en rien et ceux qui sont de fervents croyants. Depuis dix ans environ, on constate ainsi une forte adhésion aux églises chrétiennes évangéliques, surtout le nord du pays alors que les offices du dimanche dans les églises catholiques ou protestantes traditionnelles sont peu à peu désertés. L’islam, qui s’impose comme troisième religion de Sébaldie, n’en est pas en reste : sans forcément adhérer aux mouvements salafistes, les musulmans expriment le désir de vivre une foi profonde. Les confréries soufies sont en développement dans notre pays et si la plupart des adeptes soufis assurent ne rien avoir avec elles, les tariqa qui s’adonnent à des rituels peu communs (transes, baise-pieds du cheikh, etc) sont en voie d’expansion.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/966260img2.png[/img]
          Une danse rituelle dans une tariqa (confrérie soufie) de Kavas[/center][/justify]

Posté : mar. janv. 27, 2015 3:51 pm
par Sébaldie
21 mars 2026

[center]Le Sébaldopol

Les sionistes menacent de quitter le gouvernement
[/center]
        • Dans un communiqué concis, l’Union des Sébaldes Juifs s’est dite « déçue du non-engagement de la promesse faite par la Première ministre à la communauté juive sébalde ». Quelle est-elle ? Un référendum local sur une possible indépendance de la province de Novacan qui devait être organisé au plus tard en 2025.

          Un accord conclu durant la campagne de 2024. L’accord fut conclu durant la campagne des dernières élections législatives : en quête d’alliés pour une coalition, l’Union Nationale Démocratique a fait appel aux sionistes de l’Union des Sébaldes Juifs, qui ont fusionné leur liste avec celle de l’actuel parti libéral-conservateur majoritaire. En échange, l’UND s’était promise à organiser un référendum sur l’autonomie, sinon l’indépendance de la province de Novacan, où se concentre la diaspora juive de Sébaldie. Seuls les Novacanais devaient être consultés et ce scrutin était à la charge du Conseil provincial dans lequel l’UND est majoritaire. Les prochaines élections provinciales auront lieu à l’automne 2026 et rien n’est encore préparé, ce qui compromet tout espoir des sionistes.

          Pourquoi l’UND est-elle réticente à organiser ce référendum ? La victoire du « oui » en faveur de l’indépendance de la province ne fait aucun doute. La condition de participation – 50 % des électeurs minimum – n’est en aucune manière une barrière. De son côté, l’UND aurait tout à perdre d’une indépendance de cette province : tout d’abord, elle conduirait à la perte d’alliés au Parlement sébalde, dans cette province qui a toujours été un bastion pour elle, les actuels députés sionistes sébaldes devenant des députés de l’État nouvellement créé. Ensuite, la province de Novacan est la deuxième la plus dynamique du pays, derrière le Stranan. Son indépendance conduirait à un fléchissement de l’économie sébalde.

          Quelles suites donner ? L’UND serait en train de réfléchir à un compromis. Ne pas tenir cette promesse l’exposerait à une perte de soutien dans les prochains scrutins. La piste pour l’instant privilégiée serait un large remaniement, incluant davantage des sionistes, notamment dans les postes clés. Outre les Finances, déjà acquises, ils pourraient obtenir la Justice, la Défense mais ils scrutent avant tout les Affaires Etrangères et le ministère d’État, occupés respectivement par des Reinhold Simonis et Juozas Menecius, avec lesquels les relations sont tendues. La mort de la coalition gouvernementale n’a jamais été aussi proche et il ne reste à Dana Liesder que quelques semaines pour la sauver.

Posté : jeu. févr. 05, 2015 9:49 pm
par Sébaldie
[center]REVUE DE PRESSE
(Tous titres de presse confondus – ces articles n’engagent pas la responsabilité
du gouvernement mais celle des auteurs)[/center]
        • [center] #Fiemance #Drapeau #UnitéNationale #Danube #Terrorisme #Opportunisme #PolitiqueSécuritaire
          #Oceania #Merdias #Journaleux #Truthlink #Transparence
          [/center]

          Institutions- SANS DRAPEAU, LA FIEMANCE REDEVIENT LE ROYAUME DES FIEMANCAIS. La Fiémance a mis fin au caractère obligatoire de l’ostentation du drapeau sur les édifices publics, arguant que le drapeau constitue une entrave à l’émancipation de son peuple. Le drapeau, en effet, fige la réalité, comme une photographie fige une scène. Cette décision, qui peut paraître anecdotique, révèle deux caractéristiques du pays. La première rappelle que la Fiémance est un territoire, un peuple en perpétuel mouvement, à l’exact inverse de l’image passéiste que peut renvoyer le pays aux observateurs inattentifs. Le drapeau national, en effet, illustrait des provinces fiémançaises qui ne sont plus aujourd’hui. La déchéance du drapeau rappelle que les frontières de Fiémance sont mobiles, au gré des conquêtes territoriales et que son peuple a une vivacité d’esprit qui l’amène à penser l’extérieur. La deuxième caractéristique concerne d’ailleurs le peuple fiémançais. N’oublions pas que la Fiémance ne s’appelle pas Royaume de Fiémance mais Royaume des Fiémançais. Sans doute pourrait-on même employer le pluriel pour « royaume ». Plutôt que de sacraliser un Etat, une nation unie, une institution, la Fiémance sacralise son peuple et sa diversité. Cet évènement est d’autant plus intéressant à noter qu’il fait écho au changement de drapeau de la République Sébalde, voté au Parlement en 2023 : le choix avait été fait de passer d’un drapeau « unificateur », faisant de la Sébaldie un tout englobant à un drapeau qui, certes, met en avant les provinces constitutives de Sébaldie (et donc, indirectement, la diversité de son peuple), mais qui fige le pays dans ses origines néerlandophones par le lion noir sur fond jaune. La République Sébalde se complait donc dans son autosuffisance, les institutions y ont pris le pas sur le peuple.

          Attentat terroriste- UN TERRORISME QUI SERT L’EXECUTIF AU DANUBE. Le 29 mars 2026, Ouessant. Des voitures piégées explosent dans le quartier juif, tuant près de cent personnes et blessant deux cents autres. François Barouel, président de la République Danubienne, ne pouvait espérer meilleur événement pour servir sa cause. Rappelons que le Danube, pour lutter contre les réseaux mafieux, avait préféré aux services de l’Union du Jeekim le matériel et l’entraînement des troupes danubiennes par l’armée tchoconalienne. La décision avait provoqué l’indignation populaire et n’avait pas réussi à convaincre l’opinion publique de sa nécessité. Erigée en cause nationale dans son dernier discours, la lutte contre l’antisémitisme est le moyen pour le président de légitimer sa politique sécuritaire. Idéal à moins d’un an du prochain scrutin présidentiel.

          Internet- LE POUVOIR MEDIATIQUE SUPPLANTE-T-IL LES AUTRES EN OCEANIA ? La puissance des médias en Océania n’est plus à démontrer. Le pays accueille, au moins numériquement, et sûrement physiquement, l’organisation [url=http://www.simpolitique.com/post251150.html]Truthlink[/url] qui diffuse des documents bruts, transmis par des lanceurs d’alerte du monde entier. L’Océania est ainsi balayée par des flots ininterrompus d’informations, voire de désinformations : [url=http://www.simpolitique.com/post241747.html#p241747]mystérieuses affiches qui en appellent à l’unité du Thyroptis[/url], [url=http://www.simpolitique.com/post250412.html#p250412]vidéos sans sources relayées par les médias officiels[/url]… L’Océania ne semble rien pouvoir contrôler, moins par respect de la liberté d’expression que par incapacité à vérifier les informations. Le gouvernement, qui entend faire jouer à l’Océania un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, devra se confronter à la toute-puissance médiatique. Celle-ci ne sera pas sans effets néfastes sur la diplomatie : en effet, quel Etat un minimum scrupuleux aurait intérêt à intensifier ses relations avec un Commonwealth of Oceania qui ne contrôle pas a minima sa presse ? Peut-on faire des affaires avec l’Océania sans que celles-ci ne soient relayées sur Truthlink ?

Posté : ven. févr. 13, 2015 10:03 am
par Sébaldie
7 mai 2026

[center]Le Sébaldopol

Election municipale partielle à Mirield : les technocrates et pirates sont-ils prêts à devenir gestionnaires ?


[img]http://img4.hostingpics.net/pics/251542Mirield.png[/img]
(Mirield en jaune, au sud-ouest de Merudstein)[/center]
        • C’est une curieuse élection qui s’est tenue à Mirield, municipalité voisine de Merdustein, dans le Prican. Le maire sortant, issu de l’Union Démocratique Nationale, a décidé la dissolution du conseil municipal. L’alliance de celui-ci avec les sociaux-démocrates n’aura duré que deux ans, depuis les élections municipales générales de 2024. Le scrutin aura pu être tout à fait banal si Raison Technocratique et le Parti Pirate n’en avaient pas fait un bastion à conquérir.

          Pourquoi de nouvelles élections ? À l’issue des élections municipales générales de 2024, l’UND était arrivée en tête, en décrochant 8 sièges sur 25. Pour s’assurer une majorité, elle avait dû s’allier à l’Alliance Sociale-Démocrate, qui avait remporté 6 sièges. L’alliance a permis de sceller une courte majorité de 14 sièges sur 25. Les 11 sièges restants sont ainsi répartis : 5 nationalistes, 3 technocrates, 2 « pirates » et 1 indépendant. Or, en mars dernier, trois conseillers ASD décident de faire scission et entrent en opposition, jugeant la politique municipale menée « pas assez de gauche ». La majorité se retrouve à 11 sièges. La majorité refusant catégoriquement de s’allier aux nationalistes, au Parti technocratique ou au Parti Pirate, la municipalité est devenue ingouvernable. Le maire en a donc appelé à de nouvelles élections tandis que l’ASD a exclu les dissidents responsables de la dissolution du conseil municipal de sa liste. Ces trois dissidents de gauche sortants ont ainsi monté une liste « La Gauche, la Vraie » qui a obtenu le soutien de la formation de gauche radicale, le Mouvement Républicain Solidaire.

          Mirield, petite présentation. Mirield est une petite municipalité de 18 000 habitants, au sud-ouest de Merudstein, dans le Prican. Ville-dortoir sans identité propre, elle est essentiellement résidentielle et manque de structures culturelles, sportives et de loisirs. Le revenu moyen par habitant y est légèrement plus élevé que la moyenne nationale et provinciale. Mais cet indicateur cache les inégalités, le revenu médian est en effet nettement moins élevé. Jusqu’à présent, les Mirieldois jouissaient des structures culturelles et sportives de la ville voisine de Merudstein. Mais une délibération du conseil de Merudstein a restreint cette possibilité, augmentant les tarifs pour les extérieurs. Les inégalités se sont donc encore davantage creusées. Contrairement à certaines de ses voisines, Mirield n’a jamais succombé au populisme : les listes de droite ou de gauche radicale recueillent peu de soutiens. Comme le reste de la province, Mirield est sensible aux « idées nouvelles », elle privilégie les « indépendants » aux partis « classiques ».

          Quelle est l’implication des technocrates et des pirates ? Les technocrates labourent Mirield depuis 2023. La section locale de Raison Technocratique y est mieux implantée qu’ailleurs dans le pays. Pour augmenter leurs chances et réitérer l’exploit de 2024, les technocrates ont signé un accord d’apparentement avec le Parti Pirate, au risque de se voir légèrement sous-représentés au conseil municipal au profit des pirates, en vertu du mode de scrutin particulier. Les technocrates se sont refusé de voir Mirield comme une « ville-dortoir » et pour lui donner une identité, ils ont étudié scrupuleusement sa sociologie. Depuis 2023, les technocrates rencontrent les habitants et s’entretiennent avec eux, collectent des statistiques pour cartographier la ville. Grâce à leurs talents informatiques, les membres du Parti pirate encodent les statistiques et les présentent sous la forme d’une infographie. Accusés durant la campagne par leurs opposants de n’être que des « gratte-papiers qui collectent des statistiques », les technocrates ont néanmoins réussi à se lier d’amitié avec de nombreux citoyens de la ville grâce aux entretiens. « Ils pouvaient passer presque deux heures avec moi, ils sont très respectueux. » concède une Mirieldoise qui votera Raison Technocratique pour la première fois de sa vie. Certains préfèrent voter pour les pirates : « Le mot « technocratie » me fait peur… Le Parti Pirate a, à mon sens, des idées plus saines. » nous dit un autre électeur. Cette étude géo-sociologique n’est pas une fin en soi : elle devrait guider l’action municipale, notamment pour l’implantation de nouvelles structures.

          [center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/618473mirieldresultats.png[/img][/center]

          Les opposants aux technocrates, prêts à tout pour leur faire barrage. L’annonce des résultats a fait l’effet d’une surprise générale : avec 12 sièges, la coalition Technocrates-Pirates arrive en tête mais manque la majorité municipale d’un seul siège. Conscients de cette situation, les libéraux (6 sièges) entendent reconduire leur alliance avec les sociaux-démocrates (3 sièges)… et l’élargir aux nationalistes (2 sièges), soit un groupe de 11 sièges. Les intéressés ne semblent pas rebutés à cette alliance contre-nature, tant qu’elle les conduit au pouvoir. Les deux membres du Rassemblement des Contribuables deviennent donc les faiseurs de rois et s’assureront une place dans la future équipe municipale. Le rassemblement des Contribuables, petit parti sébalde, est une formation composé de personnalités extérieures de la politique, c’est-à-dire issues de la société civile et du monde de l’entreprise, et qui entendent lutter contre la « professionnalisation de la politique » et la « dépense publique ». À première vue, une alliance avec l’UND pourrait paraître évidente… mais le Rassemblement des Contribuables pourrait refuser de donner sa confiance aux sociaux-démocrates et aux nationalistes, « champions de la dépense publique ». Les technocrates devront ainsi jouer des mécaniques pour convaincre ces deux membres de les rejoindre. Les tractations ont déjà commencé et l’équipe municipale devrait se former d’ici la fin de la semaine.

Posté : mar. févr. 24, 2015 9:15 pm
par Sébaldie
12 juin 2026

[center]Le Cocard
Aurel Visschers, le candidat « antisystème »
Ou Comment dire dans la même interview que Goran Horandson est l’allié de Vladimir Stramine,
que la Sébaldie est un régime kiroviste qui en cache son nom et qui sert les intérêts de Tel-Erib,
et que l’Union du Jeekim est une organisation satanique qui veut avoir la mainmise sur le Barebjal.


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/142288AurelVisschers.png[/img][/center]
        • [justify]INTERVIEW. Il se targue d'incarner la seule « résistance » en Sébaldie. Résistance contre la modernité, la puissance de l'argent, le système « merdiatique », la dévirilisation de la société, la perte des valeurs… Impossible à classer sur l'échiquier politique, il emprunte sa logorrhée mégalomane à la gauche, à la droite. Il dit parfois tout et son contraire et tout lui semble moche dans cette vie terrestre. Déjà condamné à plusieurs reprises pour diffamations, il garde la force de lancer son propre mouvement politique, pour que ses fidèles puissent enfin être représentés en politique. Il accepte néanmoins l'interview que lui propose Le Cocard, ce « faux journal dissident proche du pouvoir monopolisé par des journaleux bobos qui ne savent écrire que de la merde ».

          Le Cocard : Bonjour M. Visschers.

          Aurel Visschers : Bonjour.

          LC : Vous dites être « blacklisté par le système merdiatique »… Pourtant, nous vous avons proposé une interview.

          AV : Et je l'ai accepté. Le système auquel vous appartenez vous le reprochera.

          LC : C'est un risque que nous prenons ! Pour commencer, nous vous présentons brièvement : Aurel Visschers, 47 ans, écrivain, sociologue, philosophe. Alors que vous vous apprêtiez à reprendre l'affaire de votre père, industriel de renom dans la province de Prican, vous dites avoir été « déshérité » au profit de vos frères et sœurs… Parallèlement, vous êtes membre du Mouvement Nationaliste Sébalde duquel vous avez été exclu en 2024...

          AV : Je l’ai quitté de mon plein gré, nuance. Quant aux affaires familiales, on voit bien que la meilleure manière de vaincre les adversaires du système est de détruire leurs attaches, si possible affectifs. C’est très violent, je reçois chaque semaine des menaces de mort et à défaut d’y arriver, on me coupe de ma famille, du peu de vie sociale qui me reste et on m’attaque au portefeuille. J’ai été déshérité parce que le système a fait pression sur mon père, qui n’a pas eu assez de forces pour y résister.

          LC : Le système, le système, le système… Vous en parlez constamment… de quoi s’agit-il concrètement ?

          AV : C’est un réseau qui prépare la gouvernance mondiale. On y trouve des politiciens, des financiers, des artistes, des scientifiques, des médias… tous ceux qui peuvent de près ou de loin avoir une influence sur la vie du peuple. Le système est d’inspiration kiroviste même s’il vous affirmera être l’ennemi numéro un du kirovisme. Il prépare l’homme nouveau, il suit exactement le même but.

          LC : Soit. Vous pensez donc que la Sébaldie est sous la botte de ce projet ?

          AV : Oui. Rappelons juste qui a permis au gouvernement actuel de se former : l’union de la coalition entre sociaux-démocrates et libéraux-démocrates aux lobbies sioniste et néerlandophone. Cette coalition permet d’exclure les nationalistes du pouvoir, c’est-à-dire ceux qui voient dans la nation la manière d’assurer la cohésion.

          LC : Pourtant, vous avez quitté le Mouvement Nationaliste Sébalde…

          AV : La Sébaldie a connu ses plus beaux jours avec l’élection de Stefan Zavek à la présidence en 2014. Voici un homme qui avait un réel sens de l’intérêt national et un réel attachement aux valeurs traditionnelles. Les valeurs traditionnelles sont un obstacle au consumérisme, à la soumission du peuple, à sa décadence. Stefan Zavek a donc été assassiné.

          LC : Il a été assassiné par le Kirkstan, l’actuelle Confédération des Etats Socialistes Slaves. Pas vraiment le genre de nation qui fait la promotion du consumérisme...

          AV : Peut-être. Mais ne trouvez pas étrange que des agents kirkstanais aient pu aussi facilement s’introduire sur le territoire sébalde, alors même que la République Sébalde était officiellement en hostilité avec l’État de Vladimir Stramine ? Cet assassinat a été commandité, vous trouverez sur mon site Internet des preuves accablantes. Il y a eu une coopération entre des dignitaires sébaldes et Vladimir Stramine. Mais je subis chaque jour des pressions de la part des hauts-puissants pour fermer mon site. J’ai pourtant tout annoncé. Lisez mon livre Gouvernance mondiale : tout y est écrit. Ce qui se passe actuellement, je l’ai prédit et écrit il y a dix ans.

          LC : Qui a commandité cet assassinat ?

          AV : Le Mouvement Nationaliste Sébalde est mort avec Stefan Zavek dont la plus grande erreur est d’avoir fait entrer Goran Horandson, cheval de Troie du kirovisme. Karina Rawald, qui a présidé la Sébaldie de 2017 à 2023, a été complètement aveugle. Les rênes ont été tirés par Horandson pendant ces six ans, voire même plus. Il n’y avait que lui pour avoir intérêt à tuer Stefan Zavek.

          LC : Certains nationalistes déçus ont fait le choix de se tourner vers Identité Sébalde, comme Hilda Miradus, ex-ministre des Affaires Etrangères qui avait qualifié Goran Horandson de « bâtard ». Pourquoi ce choix n’est pas le vôtre ?

          AV : Parce que je ne suis pas racialiste. Je ne considère pas la « race » sébalde blanche et païenne plus à même de sauver le pays. Je ne vois pas l’étranger comme une menace, la menace est avant tout intérieure, au sommet de l’Etat.

          LC : Doit-on comprendre que c’est durant la présidence de Karina Rawald que vous avez pris vos distances avec le MNS ?

          AV : Avant ! Dès la mort de Stefan Zavek. Tout ce qui s’est produit, je l’ai vu arriver. Le MNS patriote qui fait place au MNS libertaire, pédophile et eugéniste… définitivement kiroviste. À travers Goran Horandson, c’est le système qui ne cache même plus son nom. Et bien entendu, le sionisme permet de servir cette cause. La Sébaldie indépendante est morte dès 2018, quand Karina Rawald a commencé à entreprendre des relations diplomatiques avec le Tel-Erib, Etat sioniste par excellence.

          LC : Quel rapport ?

          AV : Le Tel-Erib est le pays de la décadence et du consumérisme. Ce n’est pas un hasard s’il prend la forme d’une xénocratie : il s’adapte aux désirs des étrangers, comme un service marketing s’adapte aux clients ! Le pays a perdu toutes ses traditions, toutes ses valeurs. En soumettant le peuple au diktat du consumérisme, le système sélectionne, d’une façon très « darwinienne » ceux qui sont capables de lutter contre cette influence et qui formeront l’élite de demain, ce que j’appelle la gouvernance mondiale.

          LC : Pourtant, les sionistes sébaldes sont plutôt conservateurs.

          AV : C’est une posture électorale. D’ailleurs, ils se fichent de la Sébaldie qui n’est pour eux qu’une passerelle vers Tel-Erib. Ils veulent l’indépendance de leur province car ils savent qu’ils ont la puissance financière. Une fois indépendants, ils pourront importer le modèle de vie tel-éribain en Sébaldie et dans le reste du Jeekim. C’est déjà en route : la Sébaldie est déjà une xénocratie, dans laquelle le vice-Premier ministre est un Liethuviskien naturalisé en un temps record. Vous remarquerez par ailleurs que plus les relations entre la Sébaldie et le Tel-Erib sont cordiales, moins celles entre la Sébaldie et les pays musulmans le sont. Le gouvernement Liesder est néocolonialiste, il a un profond mépris pour le Barebjal. La Tchoconalie est devenue hostile à la Sébaldie, tout comme l’Agounisimen, alors que ces Etats entretenaient de bonnes relations avant l'arrivée de Liesder et sa coalition libéralo-sioniste. Tous deux voient dans la Sébaldie un empire de l’homme blanc capitaliste, qui prend forme plus largement à travers l’Union du Jeekim. Et c’est là qu’interviennent les médias pour discréditer les États du Barebjal, alors que ces derniers ne font que lutter désespéramment contre l’influence décadente jeekimoise-kiroviste-tel-éribaine. Toutes les résolutions adoptées au Conseil du Jeekim visent à mettre des bâtons dans les roues des Etats barebjaliens.

          LC : Et tout ça, vous l’avez déjà prévu et écrit dans votre livre.

          AV : Exactement, ne vous en déplaise !

          LC : Et donc, vous avez décidé d’entrer dans le système et de vous présenter en politique.

          AV : Avec mon parti politique « Gouvernance populaire », j’ai en effet décidé d’apporter un espoir nouveau en politique pour tous les dissidents qui ne peuvent se reconnaître dans l’offre politique actuelle. Nous présenterons des candidats partout en Sébaldie l’année prochaine, aux législatives de 2027.

          LC : Le Cocard et le reste du Système vous remercient pour cette interview ![/justify]

Posté : sam. févr. 28, 2015 9:28 pm
par Sébaldie
30 juin 2026

[center] Le Nouveau Sébaldaquin
Pour répondre à la crise du logement, la Sébaldie logera les miséreux dans des placards


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/370903placard.png[/img][/center]
        • [justify]Le gouvernement sébalde entend redonner un second souffle à sa politique d’immigration, en élargissant l’offre de logements à bas loyers, le tout sans augmenter sensiblement le parc immobilier… Comment le gouvernement parviendra-t-il à relever cet exploit ? En rendant plus laxiste la législation sur le logement.

          CRISE(S) DU LOGEMENT EN SEBALDIE. Dana Liesder, ne cesse de marteler son objectif : « en finir avec le malthusianisme du précédent gouvernement et ses conséquences désastreuses pour notre pays ». Pour ce faire, la Première ministre a donné son feu vert pour ouvrir le pays à l’immigration. Parfois de manière anarchique, les immigrés, venant des quatre coins du monde, ont rejoint la Sébaldie mais se sont confrontés à un obstacle de taille : le logement. Les propriétaires du parc privé restent souvent frileux à l’idée de louer leur bien à des étrangers, même ceux qui jouissent d’un emploi stable. Et le parc public ne peut répondre suffisamment à la demande. Cette situation est d’autant plus problématique que les étrangers s’installent prioritairement dans les grandes villes, où ils peuvent garder un lien avec leur communauté nationale et jouir d’un certain nombre de services inexistants dans les régions moins urbanisées. Or, ce sont précisément dans ces villes que l’offre est la plus saturée.

          DES « LOGEMENTS » DE 2 M². Actuellement, la législation impose que chaque logement ait une superficie minimale de 8 m² et une hauteur minimale de 198 cm. Le projet de loi, que prépare le gouvernement, prévoit de réduire ces exigences à 2 m² et 185 cm, à condition toutefois que des « équipements sanitaires assurant les conditions d’hygiène nécessaires d’un individu soient présents sans encombre dans un rayon de 50 mètres maximum ». Autrement dit, un propriétaire pourra loger un miséreux dans un placard, tant qu’il existe au minimum des toilettes et un lavabo dans un rayon de 50 mètres. Mais le miséreux peut se réjouir : le projet de loi n’envisage pas d’assouplir les exigences de sécurité (de normes incendie notamment). Pourquoi 2 mètres carrés ? Lorsque l’on pose cette question, le gouvernement botte en touche. Selon les associations du mal-logement, « deux mètres carrés représentent la superficie qui permet à un individu moyen de s’allonger dans une pièce sans fléchir ou courber aucune partie du corps. Au-dessous de cette superficie, un individu ne pourrait répondre à un de ses besoins physiologiques primordiaux, le sommeil. La pièce doit pouvoir au minimum faire entrer un matelas individuel. ». Cyniquement, le président d’une association précise que « les députés qui voteront ce texte, qui constituent un recul pour l’intégrité humaine, sont ceux qui se sont émus du confort de poules en batterie et ont amélioré leurs conditions d’existence ». D’après nos dernières informations, aucun député de la majorité gouvernementale ne s’opposera au vote de ce projet de loi, sans toutefois l’approuver dans tous les cas. Certains d’entre eux, qui s’y seraient opposé dans un autre contexte, le voteront, estimant que cette solution est « un mal nécessaire » pour répondre à un problème sur le très court terme.


          BRÈVES NATIONALES :
          POLITIQUE LOCALE. À MIRIELD, LA NOUVELLE MUNICIPALITE SE MET EN ORDRE DE BATAILLE. Les technocrates, alliés aux pirates, se sont enfin mis d’accord pour administrer la municipalité avec les deux conseillers du Rassemblement des Contribuables, afin de leur garantir une majorité au conseil. Mirield devient donc officiellement la première municipalité avec un maire issu de Raison Technocratique. Elle est également la première municipalité administrée conjointement avec des membres du Parti Pirate. Le Rassemblement des Contribuables a en effet refusé de faire partie d’une coalition composée de nationalistes. Les technocrates devront donc, en plus de bien gérer la ville, faire attention aux finances publiques. Un défi qu’ils relèvent plutôt bien d’entrée puisque, sous couvert de restrictions budgétaires, la nouvelle municipalité a décidé de « faire du tri dans ses employés municipaux ». Les nouvelles recrues seront sélectionnées grâce à un concours mêlant compétences juridiques, artistiques, scientifiques, littéraires… Raison Technocratique fait de la « lutte contre le clientélisme » son principal cheval de bataille, ce qui plait au Rassemblement des Contribuables.

          POLITIQUE NATIONALE. REMANIEMENT AVANT LES ELECTIONS PROVINCIALES. Les élections provinciales se déroulent à l’automne 2026. Celles-ci seront à risque pour l’Union Nationale Démocratique (UND), parti de la Première ministre Dana Liesder, qui devra se confronter au fort mécontentement des sionistes devant la très probable non-tenue de référendum sur l’indépendance de la province de Novacan. Pour s’assurer de leur soutien, Dana Liesder entend donner un statut de « province autonome » au Novacan, qui ne fait pas l’unanimité dans son camp. Elle prévoirait également de leur accorder une place plus importante au sein du gouvernement, quitte à affaiblir le soutien pourtant déjà fébrile de l’Alliance Sociale-Démocrate. Ces changements s’effectueront probablement à la rentrée.[/justify]

Posté : mar. mars 10, 2015 11:59 am
par Sébaldie
30 juillet 2026

[center] Le Nouveau Sébaldaquin
Avant sa probable chute, étudions le gouvernement et le réseau de Dana Liesder
[/center]
        • [justify]La démission du gouvernement ne fait aucun doute et devrait survenir à l’aube du mois de septembre. Le gouvernement Liesder I, qui a voulu ratisser au plus large, est en place depuis 2023. Trois ans après et à un an des prochaines élections législatives, il est à l’agonie : les querelles internes intestines ont un effet négatif sur la politique de l’Etat. Le Nouveau Sébaldaquin a étudié le réseau de Dana Liesder, ses forces et ses faiblesses. La conclusion est formelle : Dana Liesder est le trait d’union, la clef de voûte du gouvernement. Sans elle, tout s’écroule… et c’est justement ce qui peut arriver prochainement. Dana Liesder semble depuis plusieurs mois très fatiguée physiquement et délègue de plus en plus de pouvoirs à son vice-Premier ministre Juozas Menecius, qui est loin de faire l’unanimité.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/696341Reseau.png[/img]
          Les noms en italique correspondent aux électorats, provinces, relais d’opinion,
          secteurs économiques ciblées par le membre du réseau.[/center]


          JUOZAS MENECIUS NE REPRESENTE-T-IL QUE LUI-MÊME ? Le Vice-Premier ministre a lié une solide amitié avec la Première ministre Dana Liesder. S’il a pu faire entrer Reinhold Simonis, fils de l’ambassadeur de Sébaldie au Liethuviska aux Affaires Etrangères, son influence est limitée. On lui reproche son arrivisme : cet ancien ministre du Liethuviska a été limogé par le gouvernement de Sven Jürgenson. Ne décolérant pas de son éviction, il est approché par l’exécutif sébalde et par la présidente nationaliste Karina Rawald. Cependant, à peine naturalisé sébalde en 2023, il est propulsé tête de liste dans la province de Stranan, sous les couleurs de l’UND (trahissant la promesse faite à Karina Rawald), aux législatives de 2024. Ayant réussi à faire le premier parti de la province – ce qui était assez inespéré – Juozas Menecius a néanmoins dûment mérité sa place de numéro 2 du gouvernement. Sa fraîcheur, sa posture continentale voire internationale, en fait un allié stratégique pour Dana Liesder. Mais en politique interne, même si son style et sa personnalité plaisent, il ne parvient pas à s’imposer. Pourtant ouverts, les Sébaldes semblent lui demander des garanties supplémentaires de son attachement à leur nation. Ambitieux, Juozas Menecius pourrait voir ses projets stoppés net, même s’il est probable qu’il soit reconduit vice-Premier ministre à l’issue du remaniement.

          ASAF KAUFMAN TIENT SA PLACE PAR LA FORCE. Le leader de l’Union des Sébaldes Juifs, qui vise la défense des intérêts des Juifs en Sébaldie et l’indépendance de la province de Novacan, entretient des relations ambiguës avec Dana Liesder, que l’on pourrait difficilement qualifier d’amicales. Asaf Kaufman est peu apprécié par l’immense majorité des Sébaldes, qui lui reprochent son égoïsme, sa volonté de faire sécession de la Sébaldie après que celle-ci lui ait beaucoup apporté. Ministre des Finances depuis 2023, il est également, de loin, le ministre le plus impopulaire du gouvernement. Pourtant, alors que sa formation est très minoritaire au Parlement (7 députés), il semble bénéficier d’une énorme influence sur Dana Liesder. L’UJS constitue en effet une réserve importante pour l’Union Nationale Démocratique. À l’approche de cruciales élections provinciales, à la fin du mois de septembre 2026, cette formation risque de voir son rôle plus amplifié encore… au détriment certainement de l’opinion publique.

          THORSTEN SOLBERG, LA « CAUTION GAUCHISTE » DU GOUVERNEMENT. Sa nomination fut une surprise mais à 35 ans, Thorsten Solberg n’aura pas le temps de se faire de cheveux blancs au gouvernement. Son éviction est très probable. Coopté par le président de l’ASD Oskar Ingersben, il représente l’aile gauche du parti et s’est vu attribuer un ministère auquel Dana Liesder accorde peu d’importance : l’Ecologie. Celui-ci disparaîtra probablement avec son locataire à l’issue du remaniement. Néanmoins, Thorsten Solberg ressort renforcé de son expérience au gouvernement. Si son action politique est quasi-inexistante, il s’est surtout fait connaître pour son franc-parler et il a largement gagné en notoriété. Il plait au Mouvement Républicain Solidaire, tout en restant attaché aux sociaux-démocrates. Sa jeunesse est un atout et fera de lui un acteur politique sur lequel il faudra compter à l’avenir.

          SEBASTIAAN VAN ALTHUIS ET LES NEERLANDOPHONES, LA JET-SET DU GOUVERNEMENT. Le gouvernement a l’appui des néerlandophones. En échange, le gouvernement a élu à la présidence Sebastiaan Van Althuis, un « noble » qui se dit lointain héritier du trône de Sébaldie. Sa personnalité a fait consensus au Parlement et il a pu être porté à la présidence grâce à un mode de scrutin avantageux dit « préférentiel ». Habitué aux soirées mondaines, il a énormément œuvré pour la pauvreté et le mal-logement en Sébaldie. Son immense fortune lui permet d’être aussi philanthrope. Les néerlandophones permettent à Dana Liesder d’avoir des soutiens indispensables auprès des « faiseurs d’opinion » dans le monde de la culture et du showbiz. Leurs revendications sont exagérées (moins que celles des sionistes cependant) mais ils garantissent au gouvernement sa stabilité.

          APOLENA KNELLER, LA VOIX DES NATIONALISTES DISSIDENTS. Elle fut ministre de la Justice sous le précédent mandat de Karina Rawald. Nationaliste convaincue, elle a cependant pris ses distances avec le Mouvement Nationaliste Sébalde lorsque Goran Horandson a obtenu la mainmise sur le parti. Elle est connue pour avoir mené la liste des nationalistes dissidents en Centran, fief de Horandson, dans lequel elle a obtenu 6 sièges. En représailles, Goran Horandson l’a immédiatement exclue du MNS. Elle est également respectée par les nationalistes nostalgiques du défunt Stefan Zavek, président de la Sébaldie entre 2014 et 2017. Outre sa force politique, elle connaît la magistrature sur le bout des doigts et il n’est pas improbable qu’elle jouisse d’une influence certaine dans les décisions prises par les hautes juridictions. Ayant des origines slaves, elle a également des liens proches avec la Varlovie et parle couramment le russe.[/justify]

Posté : sam. mars 21, 2015 9:48 am
par Sébaldie
2 septembre 2026

[center]Kulturism
Ne supportant plus le bruit, il se crève volontairement les tympans.
Mais il aurait pu emménager à Beatriswald.
[/center]
        • [justify]Décidé à mettre un terme aux nuisances sonores qui lui pourissent la vie, un Senheimois de 32 ans s’est crevé le tympan avec des piques à brochettes en inox. Pourtant, à quelques centaines de kilomètres de chez lui, une ville correspondait parfaitement à ses aspirations : Beatriswald, la ville qui ne tolère rien au-dessus de 40 décibels.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/220338img1.png[/img]
          Les zones vitales ont été épargnées… il s’en est fallu de peu.[/center]


          IL SE CRÈVE LES TYMPANS AVEC DES PIQUES À BROCHETTES. Nous sommes samedi 15 août 2026, au soir. Willy, petit employé de supérette rentre chez lui, dans son sinistre appartement du deuxième étage. Ses voisins semblent profiter au mieux de la chaleur estivale (près de 32°C ce jour-là et encore 24 °C en soirée) : au-dessus, la fête bat son plein, comme en témoignent les insupportables bruits sourds qui résonnent dans son appartement du plafond. Dehors, les voisins du rez-de-chaussée ont invité leurs amis et s’adonnent à un barbecue. Il est 22 heures et la soirée ne fait que commencer. Willy tente tout : les calmants, les protections auditives… ce bruit le stresse. Il explose. La rage au ventre, il descend pour s’expliquer auprès de ses voisins. Willy ne peut s’empêcher d’en venir directement aux menaces, le ton monte très vite. Des convives éméchés se moquent de ce pauvre homme. Désespéré, Willy se saisit des piques à brochettes et les enfonce dans les oreilles. Heureusement pour lui, il s’évanouit avant d’attendre des zones vitales. Emmené aux urgences, le diagnostic est formel : Willy n’entendra plus jamais, ses tympans sont bien trop endommagés pour être réparés. A-t-il obtenu la paix intérieure qu’il recherchait pour autant ? Non. Outre une perte d’équilibre, il vivra ad vitam eternam avec un acouphène désagréable. Le problème est déplacé.

          BEATRISWALD, VILLE SILENCIEUSE DE SEBALDIE. La solution se situait pourtant non loin de là, dans le Zanskan, province calme de Sébaldie. Beatriswald est la ville la plus silencieuse du pays. En effet, un arrêté municipal en vigueur depuis 1996 interdit toute source de bruit supérieure à 40 décibels, c’est-à-dire le son produit par un lave-vaisselle en marche. Tout contrevenant s’expose ainsi à une lourde amende, voire à une sanction plus grave prononcée par le tribunal administratif. Dans ses conditions, même les conseils municipaux sont d’un calme plat. Et pour cause : depuis l’adoption de l’arrêté, la majorité municipale a sans cesse été reconduite aux différentes élections. Plusieurs communautés religieuses catholiques se sont installées à Beatriswald, notamment les ordres contemplatifs (carmes et carmélites, chartreux, trappistes…).

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/393385img2.png[/img]
          Quartier résidentiel aisé de Beatriswald.[/center]

          Cet arrêté a eu des conséquences sur l’économie locale : interdisant de fait toute activité industrielle ou même agricole, l’économie de Beatriswald repose essentiellement sur les retraites spirituelles et le tourisme vert. Depuis 1996 en effet, des espèces animales observées au début du XXe siècle, ont en effet fait leur réapparition dans la ville après l’avoir quittée pour son agitation. Pour compenser ce manque à gagner financier, la taxe foncière y est 30 % plus élevée que la moyenne nationale mais les citoyens l’acceptent volontiers. Beatriswald est fière de sa singularité dans le paysage sébalde : elle n’est pas une ville rurale, intrinsèquement calme, mais une ville qui a choisi le calme. « Nous sommes vus au mieux comme originaux, au pire comme absurdes et rétrogrades. Nous considérons à l’inverse absurde d’aimer vivre dans le bruit. Il est possible de conjuguer vie professionnelle et calme, Beatriswald en est la preuve. » encense le maire à la tête de la municipalité depuis vingt ans.[/justify]

Posté : lun. mars 23, 2015 10:09 pm
par Sébaldie
9 septembre 2026

[center]Le Cocard
Un pays résumé en une image
[/center]
        • [justify]Le Cocard vous propose de vous voyager à travers le monde et d’en découvrir facilement toute la complexité. Chaque pays est résumé en un montage réalisé par nos graphistes de talent. Cette semaine : la Fiémance, l’Hokkaido, la Shawiricie et le Stalagmanque.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/463668Fiemance.png[/img]


          [img]http://img15.hostingpics.net/pics/631561Hokkaido.png[/img]


          [img]http://img15.hostingpics.net/pics/696540Shawiricie.png[/img]


          [img]http://img15.hostingpics.net/pics/164661Stalagmanque.png[/img][/center][/justify]