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Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

03 Décembre 2038

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]UN POSSIBLE CHANGEMENT CONSTITUTIONNEL EN VUE[/f25]

[img]https://i.imgur.com/BEpmf35.png[/img]
Les prochaines élections vont être encore plus âprement disputées[/center]

[justify]Une récente enquête portant sur le prochain scrutin national de 2039 s'est transformé en appel à un changement dans l'organisation institutionnelle et donc constitutionnelle du pays. Lors des premières élections, l'ensemble des conseils n'élisaient directement que les Conseils Régionaux et le Congrès des Conseils, ce dernier alors élisaient des délégués pour siéger au sein de la Chambre Populaire Exécutive des Conseils. Cette multiplication des scrutins indirects jusqu'aux plus hauts niveaux de représentativité semble être un problème qui n'avait pas été perçu par la Convention Nationale. Il s'agissait alors d'un compromis politique entre les forces démocratiques légales et partidaires face au mouvement des conseils qui s'imposait de lui-même comme l'entité première, l'alpha et l'oméga de la politique westraite. Aujourd'hui, ce compromis d'un passé assez récent ne semble plus être totalement d'actualité puisque l'ensemble du champ politique reconnait maintenant et désormais le pouvoir des conseils dans le pays ainsi que son organisation. Il semblerait donc logique que les élections soient également faîtes directement par les conseils afin d'élire la Chambre Populaire Exécutive des Conseils. Cela permettrait d'une part d'éviter la multiplication des scrutins indirects qui pullulent dans le pays et renforcerait également le contrôle sur la Chambre Populaire, tant par le Congrès des Conseils que par l'ensemble des conseils à travers le pays. Une personne sur deux se dit favorable à cette nouvelle réforme, qui pour beaucoup permettrait à la démocratie westraite d'atteindre un degré supérieur et d'éliminer petit à petit, l'écart qui existe encore le pouvoir des conseils et les institutions qui doivent les représenter. On oublierait presque qu'une faible majorité des westraits s'étaient illustrés dans leur volonté d'abolir ou de faire dépérir l'État, tâche fondamentale qui doit succéder à la période de construction du socialisme. Cela est-il réalisable ? En tout cas, si l'ensemble des conseils peuvent agir désormais sur les trois principales institutions du pays (Conseils Régionaux, Congrès des Conseils et Chambre Populaire Exécutive des Conseils), une avancée significative aura été faîte pour briser la démocratie représentative et faire en sorte qu'il existe de moins en moins de strates entre ceux qui sont dirigés et ceux qui dirigent. Ce possible changement constitutionnel donc, serait un bienfait que peu de gens semblent remettre en cause pour l'avancée d'une démocratie sociale, politique et économique totale au Westrait.[/justify]


[center]---[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]UNE ICÔNE RÉVOLUTIONNAIRE S'EN VA...[/tcv]

[img]https://i.imgur.com/gXRLeqp.png[/img]
Landen Shaffer nous a quitté à l'âge de 94 ans[/center]

[justify]« C'est une énorme perte pour les travailleurs et les travailleuses de notre pays, le pionnier de la protest song et du renouveau de la chanson folk nous a quitté aujourd'hui. Rest In Power, Camarade Shaffer ! », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux à l'annonce du décès de Landen Shaffer. Ce dernier était hospitalisé depuis plusieurs jours alors que son état de santé s'était subitement aggravé, sans raisons apparents et ce malgré son âge avancé. Landen Shaffer aura traversé le siècle et offert au Westrait ses plus belles chansons révolutionnaires et ses fameuses protest song, marque de fabrique du monde politique et syndical dans le pays. Activiste depuis son plus jeune âge, chantant devant des piquets de grèves ou simplement à des soirées organisés par des syndicats, Shaffer aura été la "voix des sans voix" en ne reniant jamais son attachement politique au prolétariat. Son influence reste encore énorme sur bon nombres de groupes et de chanteurs engagés au Westrait, comme de part le monde. Né dans une famille de fermiers, il est envoyé à l'internet pour faire ses études et se passionne pour la musicologie. Il a vingt ans tout juste quand il décide de prendre la route avec ses proches amis et parcourir le pays, composant, écrivant et donnant des concerts pendant plusieurs années. Sa légende se bâti alors là, dans des petites salles obscures ou au plus fort des luttes sociales qu'à connu le pays à la fin du siècle dernier. Quand éclate la guerre civile révolutionnaire, Shaffer n'hésite pas à reprendre la plume (Il a alors 86 ans !) et à composer des chansons pour soutenir le mouvement révolutionnaire. Brièvement incarcéré par les militaires, ces derniers ne toucheront pas un seul de ses cheveux, sa popularité étant trop grande et importante au Westrait, comme internationalement. Relâché sur promesse de cesser de soutenir la révolution, il part pour le Deseret voisin et donnera des concerts et fera de l'agitation afin de fournir des fonds et de l'aide au camp révolutionnaire. Toute sa vie aura été consacrée à la lutte révolutionnaire, à aider à l'organisation de la classe ouvrière et écrire des chansons, ces chansons qui pour lui donnaient le pouvoir de faire se lever des milliers d'hommes et de femmes. C'est à lui que l'on doit la version moderne de "Solidarity Forever", une reprise de "This land is your land" (Qui aurait pu être le nouvel hymne national) et d'autres musiques faisant revivre la bonne vieille musique folk du centre du pays. Sa disparition laisse un vide pour de nombreux artistes, qui doivent se montrer à la hauteur d'un tel héritage. Car si il faut encore le rappeler, Landen Shaffer n'a jamais rien renié de son engagement, même au crépuscule de sa vie. Un artiste exceptionnel nous quitte, une partie de l'âme contestataire du Westrait avec lui. Camarade Shaffer ? Présent ![/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

27 Décembre 2038

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-the-masses.png[/img]

[sten]BRAS DE FER AU CONGRES DU DSP : LESTER L'EMPORTE ET UN COMPROMIS EST ENTÉRINÉ[/sten]

[img]https://i.imgur.com/0yDdlsc.png[/img]
La lutte contre le révisionnisme semble avoir porté ses fruits[/center]

[justify]C'est un congrès historique qui s'est tenu à Ekridge au cours de la semaine passée. L'affrontement ouvert entre d'un côté Wayne Sharp et l'appareil du Democratic Socialist Party et de l'autre Roger Lester, avec l'aile gauche de l'organisation. Le risque majeur était la scission du Democratic Socialist Party et son émiettement, fragilisant sa position pour les prochaines élections à venir. Car si l'appareil jouait en faveur de Wayne Sharp, les soutiens de Roger Lester sont nombreux et étaient décidé à reprendre "par la base", un Parti qu'ils jugeaient être totalement hors de leurs attentes. Parmi les soutiens de Roger Lester, il faut noter la présence en tant que militant de l'organisation de l'actuel Président Pittman, qui bien qu'il n'est pas officiellement pris la parole, à dû jouer un rôle important dans les débats du congrès. L'opposition fondamentale se posait en terme idéologique et d'application politique concrète. Le programme du Democratic Socialist Party, connu sous le nom de "Programme de Yarlford", est resté inchangé depuis qu'il a été amendé et confirmé en 1962, soit il y a quasiment plus de 70 ans. Ce programme est typique de ce que l'on pourrait qualifier d'un programme "centriste" : D'un côté, on parle de la nécessité d'accéder à la révolution prolétarienne mais cette perspective est repoussée comme n'étant pas viable avant très longtemps. De l'autre, on insiste sur la possibilité de pouvoir graduellement faire changer la société de l'intérieur, en mettant bout à bout des réformes qui finiront par aboutir à la possibilité d'accéder à la révolution. Wayne Sharp et ses partisans s'accordent sur la deuxième partie de ce programme, Roger Lester et ses partisans ont fait savoir qu'ils jugeaient que la dichotomie entre réforme sociale et révolution était caduque et que la révolution ne pouvait se passer de réforme sociale, mais qu'à elle seule ces réformes ne pouvaient pas permettre d'atteindre la révolution. C'est une remise en cause de la routine non-révolutionnaire du DSP, qui a été attaqué par Lester et ses partisans.

L'une d'entre elle, Emma Nolan, s'est particulièrement illustrée en attaquant point par point les dispositions du centre (c'est à dire la direction) contre les récents développements qu'à connu le Westrait. Pour elle et pour une majorité des délégués présent, le programme de Yarlford a prouvé sa caducité et qu'il fallait désormais enterrer la vision positiviste hérité de Chester Brennan, figure vénéré au sein du DSP. C'est une lutte ouverte qui s'est engagé entre d'un côté les caciques de la vieille sociale-démocratie que l'on peut décrire comme apeuré par la révolution et ses possibilités et de l'autre un renouveau du courant dit du socialisme démocratique, qui lui s'est montré enthousiaste dans l'établissement du système des conseils et la possibilité d'accomplir une révolution politique et économique totale. Bien qu'attaqué vigoureusement par son aile gauche, l'aile droite a tenu fermement. A la fin du Congrès, la gauche a gagné par KO et à réussi à imposer pour éviter une implosion, une parité dans la direction du DSP et la révision du programme du Parti, afin qu'il puisse être réactualisé convenablement. Le seul point où aucune position de principe n'a pu être trouvé, est celle de l'alliance politique : La droite avec Sharp veut l'unité avec les partis centristes, la gauche avec Lester veut l'unité avec les laboristes et les communistes. Le DSP va engager des discussions avec chacune des organisations prochainement, afin de savoir où et comment se positionner pour les prochaines élections. En conclusion, la position de compromis conforte la majorité mais ouvre les portes à la gauche à des positions clés du DSP. La véritable énigme est de savoir si ce compromis tiendra sur la durée et pour combien de temps.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

31 Décembre 2038

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]EN PASSANT PAR FORCASTEL...[/f25]

[img]https://i.imgur.com/SLpPsLT.png[/img]
Rétrospective westraite sur le récent festival qui s'y est déroulé[/center]

[justify]"Toujours mieux que rien !", voilà ce qui a été majoritairement répondu vis à vis des résultats obtenu lors du Salon international des arts de Forcastel. Timidement depuis de nombreuses années, le Westrait essaye de montrer que la répulsion qui existe vis à vis de son système politique et économique, peut-être contourné par ses productions artistiques nombreuses et foisonnantes. Il y a encore cependant un long chemin à faire car les résultats finaux laisse encore à désirer. Mais après les échecs répétés lors des deux derniers Simpovision, le bref mais rapide triomphe de ce qui a été nommé la "vague westraite" au festival cinématographique d'Iséphir-Shengfen, l'on peut considérer qu'un petit pas a été fait, bien qu'il ne soit pas encore assez ferme. Le succès de "Red Daughter" est par exemple une surprise très agréable pour les amateurs de comics, où l'œuvre présenté est ouvertement une apologie du socialisme contre un monde décadent capitaliste dépeint avec une noirceur volontaire. Dans deux autres domaines, le Westrait a frôlé la possibilité de décroché la première place : Le film d'animation "Dwarf" arrive juste derrière l'époustouflant "The Foundation" gänsernbergois, qui mérite sans doute sa première position. Mais comme pour "Red Daughter", "Dwarf" est un film d'animation qui ne cache en aucun cas ses visées sociales et politiques le plus souvent éducatives pour les plus jeunes, visant à répondre à des questions assez simple sur ce qu'est la révolution et ce qu'est le socialisme. Enfin, l'arrivée en seconde place du jeu "Soviet Republic : Bykova Simulator" est également une énorme surprise, tant ses concepteurs ne pensaient d'ailleurs pas que le jeu allait connaître même nationalement, un franc succès. Le Westrait a malheureusement pêché énormément dans d'autres sphères de la compétition, mais ses artistes peuvent considérer qu'après les déboires des années passées, ils ont en sorte que le Westrait sorte la tête de l'eau et puisse commencer petit à petit à utiliser un soft power, basé sur sa culture. Mais pour que cela soit complet, il faudrait passer sur le corps à la fois du Teikoku et de l'Uural-Liivimaa, les deux mastodontes du festival qui ont écrasé tout le monde dans la présentation de leurs œuvres respectives. Hâte en tout cas, de voir si une autre édition ou un festival similaire se tiendra dans les prochaines années, car les westraits sont férus de compétitions et n'ont pas dit leur dernier mot !

Le gros coup de cœur (et de gueule) du Festival, a évidemment été dans le domaine cinématographique. Il est estimé sur une moyenne nationale que les westraits vont deux, voir trois fois au cinéma par semaine, ce qui explique en grande partie les créations cinématographiques multiples que connait le pays depuis la fin de la guerre civile. Si le Westrait a ouvertement montré son attachement à travers ses œuvres au socialisme, il faut noter que le film Enissois baptisé "Le paradis rouge" prend le chemin totalement inverse, puisqu'il cherche à avertir sur les méfaits du socialisme à travers un prisme psuedo-totalitaire. Salué à Ennis comme un succès, le film a également été un succès... au Westrait. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce film a attiré un nombre considérables de personnes, faisant souvent salles combles. Entre incrédulité et éclats de rires, le public westrait s'est divisé sur la portée réelle du film. Attaque mesquine, grand frisson ou incompréhension d'un système politique autre ? Pour Helen Saunders, chroniqueuse au Weekly Review, il faut « davantage voir le film comme l'expression de l'impossibilité pour l'Ennis moyen et le Westrait moyen de se comprendre, sans tomber dans l'excès ou la caricature. » Elle affirme d'ailleurs que « le film, si on lui retire ses caricatures grotesques de croquemitaine communiste, tend à dépeindre une situation qui peut arriver dans n'importe quel pays, n'importe quel système politique qui veut couvrir son fonctionnement réel, grossier et déshumanisant. Le public ne peut que ressentir de l'empathie pour Rolf Sattler, honnête intellectuel qui croit au socialisme mais qui veut démontrer les failles d'un système s'auto-cannibalisant ainsi qu'à son opérateur qui, faisant tomber le masque bureaucratique qu'il occupe, fini par apprécier et vouloir protéger un individu qui dit tout simplement la vérité. » Succès critique donc et dors et déjà, les studios United Artists ont fait savoir à Séighín Ó Rónáin qu'ils étaient prêt à le voir jouer dans une de leur production, dans la même veine que le "Le paradis rouge". En concluant sa critique, Helen Saunders a quand même voulu noter ce qui pour elle est une dangereuse dissonance cognitive en « voulant présenter un film montrant l'emprise d'un État "total" sur sa population, alors que la production de ce film a elle-même reçue un financement de l'État Ennissois pour sa réalisation... Vérité officielle contre une autre vérité officielle ? Au Westrait, United Artists ne reçoit aucun financement étatique pour la production de ses films. Le paradis rouge, pourrait donc tout aussi être un paradis vert. » Qu'on aime ou que l'on aime pas, le moins que l'on puisse dire c'est que tout prétexte est bon pour rappeler que même sur le front culturel, la guerre est rondement menée.[/justify]


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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-channel-7.png[/img]

« PAS BESOIN DE MINISTÈRE DE LA PROPAGANDE, IL SUFFIT D'ALLUMER SA TÉLÉ [...] »

[img]https://i.imgur.com/Xo7UCcp.png[/img]
Mihai Lisnic, philosophe nistrove partageant sa vie entre la Nistrovie et le Westrait, parle à Channel 7 de son nouvel ouvrage[/center]
Jugé comme un amuseur public dans on pays d'origine, parfois qualifié de "philosophe entertainer" également, Mihai Lisnic admet totalement ce qu'il qualifie avec une dose d'humour sa position de bouffon. Sa devise est d'ailleurs qu'il vaut mieux être un progressiste ringard, plutôt qu'un réactionnaire branché. Philosophe marxiste et spécialiste de Hegel, il est connu en Nistrovie pour s'être présenté il y a maintenant plus d'une vingtaine d'années à la présidence de son pays sous l'étiquette du Partidul a Lucrătorilor (Parti des Travailleurs), arrivant en cinquième position. Depuis il s'est écarté de l'action politique "pure", pour se concentrer sur les problèmes philosophiques de notre temps. C'est à l'occasion de la parution de son dernier ouvrage intitulé Totalitarianism : A new perspective in neoliberal order qu'il a accepté cette interview et de répondre à nos questions. Channel 7 vous retransmet l'échange dans son intégralité.


[quote]CHANNEL 7 | « Le titre de votre ouvrage pourrait porter à confusion à première vue, puisque vous avez par le passé critiqué le concept de totalitarisme. Est-ce volontaire ? »

MIHAI LISNIC | « Oui, absolument. Il me semblait nécessaire de revenir brièvement au début de mon livre sur la trajectoire qu'à pris le terme de totalitarisme, comment de sa conception à son utilisation aujourd'hui, il sert de mot-valise politique pour mettre dans le même panier la critique de "gauche" de la démocratie libérale et les politiques autoritaires des fascistes. Aujourd'hui, la stupidité de l'utilisation du terme de totalitarisme pourrait se résumer à la théorie du fer à cheval vous savez, [Il mime le fer à cheval en riant] où les extrêmes se rejoindraient dans les même vices et leur haine de la démocratie libérale, etc. »

CHANNEL 7 | « Pour vous, si il y a bien un totalitarisme aujourd'hui, c'est celui du libéralisme. »

MIHAI LISNIC | « Précisément. Je dirai plutôt celui du néo-libéralisme, le libéralisme à l'ancienne est plus ou moins mort et enterré, il n'existe quasiment plus. J'essaye de démontrer en quoi les fantasmes sur le contrôle politique et idéologique des populations à travers l'État, se réalise ironiquement sous l'ère des démocraties dites libérales. C'est la ruse de l'histoire dont parlait Hegel en quelque sorte, si vous voulez. Aujourd'hui, il y a un consensus mou qui se fait autour de la démocratie capitalo-parlementaire et toute possibilité de la dépasser mènerait à des génocides, des famines, des camps d'internements pour les opposants. Ce qu'il y a de pervers avec le néo-libéralisme, c'est qu'il n'y a plus besoin de mettre des gens dans des camps ou à l'écart de la société : La pression idéologique fait qu'il suffit de leur rire au nez, de dire qu'ils ne sont pas bienveillants et hop, ils se retrouvent automatiquement inaudible. Pas besoin de ministère de la propagande, il suffit d'allumer sa télé, etc. »

CHANNEL 7 | « Vous abordez aussi ce que vous nommez la "fin des idéologies", en montrant qu'il y a là un mouvement conscient pour qu'il ne reste qu'une seule idéologie à la fin, l'idéologie dominante actuelle. »

MIHAI LISNIC | « Curieux n'est-ce pas ? [Il se frotte les mains en souriant] Si vous me permettez, je pense que c'est le sujet central de mon livre et le plus représentatif. En effet, on ne cesse de nous dire que l'ère des idéologies est terminé, qu'il n'y a plus maintenant que des "techniciens" ou des "technocrates" qui sont là pour faire des politiques "réalises", tout en étant "pragmatiques" face à un bloc étrange que l'on qualifie et qui se qualifie par la même occasion de "populiste". Derrière ce vocable, l'on peut mettre qui l'on veut. Le populisme est un cache-sexe qui exprime la peur consciente que les masses puissent s'organiser, trouver un leader et remettre en cause le statu-quo qui est imposé de force. Vous savez, les populistes sont ceux qui veulent exciter la foule, alors que les pragmatiques savent qu'il faut piocher un peu à droite, un peu à gauche. Si il y a bien un totalitarisme aujourd'hui, il est représenté dans la tyrannie silencieuse de la loi du marché : Elle est partout et nulle part, ne s'incarne jamais réellement. Pourtant, c'est sa toute puissance qui derrière l'idéologie dominante, veut régir la société. C'est une perspective effrayante, bien plus effrayante qu'une dictature policière fantasmée par les libéraux. »

CHANNEL 7 | « Vous n'abordez pas tellement les solutions dans votre ouvrage... »

MIHAI LISNIC | « C'est parce que je ne prétends pas en avoir. Vous savez en tant que philosophe, j'ai parfois honte de faire de la philosophie. Marx & Engels dans leurs thèses sur Feuerbach ont précisément dit qu'il fallait non plus commenter le monde, mais le transformer. J'ouvre des pistes, j'essaye d'ouvrir des horizons pour qu'ils nourrissent des idées d'émancipations. Nous ne sommes pas condamnés à vivre indéfiniment dans ce consensus mou, tout est transitoire dans l'histoire. Reste à savoir si nous en sortirons pas le haut, ou pas le bas. Par le haut, je veux dire une révolution. Je sais que je suis ringard en disant cela, mais je l'assume totalement. Par le bas, c'est par la barbarie. Malheureusement, nous y sommes déjà dans cette barbarie. »

CHANNEL 7 | « Le néo-libéralisme semble invisible. Vous dites que sa grande force est justement d'être présent partout, à chaque instant mais de ne jamais se montrer tel qu'il est. Comment expliquez-vous cela ? »

MIHAI LISNIC | « C'est le principe d'une idéologie dominante. Si nous ne pouvons pas la nommer pour ce qu'elle est, alors elle devient intouchable et hors de portée d'une quelconque critique. Quand le capitalisme s'appel développement, quand la performance économique rime avec ouverture de marché, quand la compétition est un moteur... L'ordre qui régit idéologiquement, politiquement, économiquement et socialement notre monde se présente positivement à nous, il n'y a plus de mots pour le désigner négativement. J'appel ça une victoire, une victoire terrible d'ailleurs, si vous voulez mon avis. »

CHANNEL 7 | « Vous critiquez la gauche également, comme étant un compagnon de route des transformations néo-libérales de ces trente dernières années. Comment justifiez-vous cela ? »

MIHAI LISNIC | « Par le fait qu'il n'y a plus de projets d'émancipations qui sont formulés par la gauche, à travers le globe. Si on laisse de côté le Bykova et le Westrait, l'immense majorité de la gauche a abandonné le combat de classe pour justement se mettre dans une position d'acceptation de notre société et de lui coller des rustines. Il y a un état de fait, la révolution n'a pas fonctionné ou ne fonctionnera pas, donc essayons de sauver ce que l'on peut. Je veux dire, même la sociale-démocratie n'a plus pour dire de transformer la société par des réformes, vers le socialisme. Elle accompagne le développement du capitalisme et ne cherche plus à surmonter ses contradictions, mais adopter une posture morale contre l'argent, contre la finance, etc... La "fin des idéologies" a été possible car il n'y a plus à gauche du spectre politique, la possibilité de bouleverser la société et d'entamer une transition vers un autre système économique et politique, qu'il se nomme socialisme ou même communisme. De ce fait, la gauche est devenue une compagnon de route de l'ordre néo-libéral, tout en voulant le combattre. »

CHANNEL 7 | « En conclusion : La révolution est-elle encore à l'ordre du jour ? »

MIHAI LISNIC | « [Il éclate de rire] Pas si fort, pas si fort. Ne dites pas ces choses là. Enfin ici vous le pouvez, au Westrait il ne doit pas trop y avoir de problèmes à dire ce genre de choses. Mais pour vous répondre laconiquement : Oui. Oui, la révolution reste encore à l'ordre du jour. Seulement, il faut s'adapter aux nouvelles conditions adoptées par le totalitarisme du marché en cours. C'est en partant de sa racine, que nous pourrons le renverser. C'est un processus long et complexe, qui prendra sans doute des décennies avant d'arriver. Mais si il faut être un peu confiant et optimiste, il faut se dire que la réorganisation de l'Internationale Communiste et la volonté d'unité au niveau international des organisations socialistes, communistes et progressistes est un bon début. Les prolétaires n'ont rien d'autre à perdre que leurs chaînes, c'est une vérité universelle. »

CHANNEL 7 | « Merci d'avoir répondu à nos questions, nous espérons pouvoir réitérer cela si vous publiez un nouvel ouvrage. »

MIHAI LISNIC | « Je vous remercie également de m'avoir accordé cet entretien. Nous gagnerons, parce que nous sommes les plus forts ! [Il rigole] »[/quote][/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

03 Janvier 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]"CETTE VICTOIRE EST LA VÔTRE ET CELLE DU SOCIALISME !"[/f25]

[img]https://i.imgur.com/wCgtxg9.png[/img]
Le Président Pittman s'est longuement entretenu sur l'état de la république en cette nouvelle année[/center]

[justify]La victoire en chantant... Nouvelle année, nouveaux chiffres, nouvelles perspectives. « Cette victoire est la vôtre et celle du socialisme ! Ne laissez personne vous dire le contraire ! », a déclaré le Président Pittman lors de son allocution pour la nouvelle année. Si l'an passé, c'était dans le deuil et l'expectative que s'ouvrait l'année 2038, l'année 2039 s'ouvre sur des chapeaux de roues et sur un optimisme qui semble à toute épreuve. Une croissance qui explose, des revenus en haussent en même temps que le niveau de vie général. Pas de toute, pour le Président Pittman il s'agit avant tout « de la détermination dont nous avons fait preuve ensemble au cours des ces dernières années, en sortant de ce terrible conflit civil. Nous pouvons le dire aujourd'hui, le plus gros est derrière nous et nous pouvons avancer le cœur et l'esprit serein. » Année charnière, l'année 2039 va surtout être marqué par les élections qui vont se dérouler à la fin de l'année, mettant un terme à la première législature du gouvernement Reed, ainsi que l'exercice des plus hautes fonctions à la tête de l'État de Sam Pittman. L'heure est sans doute au bilan, mais le Président Pittman s'est montré avenant, n'hésitant pas à déclarer qu' « il y a ici une victoire indéniable que nos adversaires ainsi que nos ennemis ne pourront pas nous enlever. Le socialisme n'est pas une vue de l'esprit, n'est pas une chimère pour nous. Nous avons vaincu grâce à lui et par lui. L'ancien Westrait est définitivement mort, le nouveau émerge et est entrain de s'affirmer sur le cadavre de l'ancien. C'est une chose indéniable, irréfutable. » En effet, il sera dur une fois de plus pour l'opposition de remettre en cause les chiffres, les données et les faits. Elle qui rappel de temps à autre que ce système est de toute façon condamné à sa faillite, semble obliger petit à petit de repousser son échéance final, comme une prophétie auto-réalisatrice. C'est avec un franc optimisme que le Président Pittman a terminé son allocution, rappelant une fois de plus que « la supériorité du socialisme n'est plus à démontrer dans notre pays. Nous avons réussi sur tous les tableaux, à remplir nos objectifs et à aider le Westrait à continuer de se hisser comme une économie forte, prospère et soucieuse de son peuple. Car le fruit de cette croissance ne repose ni sur l'exploitation d'autres peuples, ni sur l'exploitation des ressources de ces même autres peuples. C'est là je le pense, la leçon à méditer. Vive le Westrait, vive le socialisme, vive notre république démocratique et socialiste ! » Si il y a de quoi se réjouir, il y a malgré tout encore un agenda à tenir et d'autres réformes vont encore se faire au cours de l'année, jusqu'à la transition vers un nouveau gouvernement. Même si il ne l'a pas clairement formulé dans son discours, personne n'a oublié les remontrances qu'avait adressé le Président Pittman il y a quelques mois lors de sa tournée dans le pays : Si d'un point de vue global tout semble "fonctionner", il reste encore de nombreuses choses à régler en interne. 2039, une année où l'espoir peut définitivement triompher de la peur et de l'angoisse ?[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

08 Janvier 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]AN INJURY TO ONE IS AN INJURY TO ALL[/tcv]

[img]https://i.imgur.com/INU4KpW.png[/img]
Nous vaincrons ![/center]

[justify]Grande tartuffade du côté d'Ennis, suite à la promulgation officielle de la loi sur le terrorisme. Alors que les forts en gueule aboyaient partout qu'ils allaient déclarer une véritable guerre contre l'Internationale Communiste, le leader de la tartuffade généralisé Ruad Mac Anraí qui est surnommé désormais "Ventre à terre", c'est finalement un compromis assez étrange qui a été trouvé : Fini la qualification de terroriste de toute une organisation, mais criminalisation intégrale de tout un parti politique qui va très certainement devoir revoir sa stratégie pour continuer d'exister. Victoire en demi-teinte, défaite total de l'autre ? Les différentes pressions qui ont été exercées pour parvenir à cet accord, marquent profondément la division des différentes organisations politiques à Ennis. Le principal vainqueur n'est donc pas Ventre à terre Mac Anraí, mais plutôt l'opposition constitué par la gauche molle, la gauche de gouvernement. Car si les principaux coups proviennent d'ennemis déclaré du communisme du côté des libéraux, il ne faut pas oublier que cette haine commune est partagée et encouragé également par les sociaux-démocrates, qui ont un coup important à jouer là dedans. Comme nous l'avions retranscrit dans les colonnes de notre journal, derrière le social-démocratisme se cache la réaction, se cache le fascisme. Une preuve éclatante de plus du ralliement express de la gauche à cette vaste entreprise anticommuniste. Du côté du gouvernement, on n'a pas souhaité répondre. Ce serait "peine perdue" pour le porte parole du gouvernement, tandis que le chef du gouvernement continue de maintenir sa position qui est celle de l'incompréhension. Pourtant, aucune mesure ne semble prise afin de rompre les relations diplomatiques qui ont été établies avec Ennis. Choix délibéré ? « Beaucoup de westraits continuent d'espérer que tout ceci n'est qu'une mauvaise passade et que ces mesures seront levés à un moment où à un autre. Le Westrait semble vouloir accorder une seconde chance à Ennis, même si cela peut paraître totalement étrange. » a commenté le Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères Roger Lester. Fait intéressant, pour de nombreux et nombreuses westraits, le véritable ennemi se situe plus dans l'actuel gouvernement, que dans le pays en général. Malgré les doutes et l'incompréhension, les westraits se montrent plus prompt à pardonner à Ennis, qu'ils ne veulent pardonner au Txile voisin. L'un dans l'autre, cette position peut parfaitement se comprendre : Le Txile a menacé directement par le passé la souveraineté du pays, chose qu'Ennis n'a jamais fait. L'attaque contre le Parti Communiste d'Ennis est donc perçu plus comme une anomalie, qu'une attaque généralisé contre toutes les idées communistes et révolutionnaires. Le sentiment dominant est celui d'une amitié trahie, d'une confiance mutuelle qui n'existe plus. Le Westrait a été patient, a voulu comprendre et analysé calmement la situation. Il faut tirer un trait sur une possible entente avec Ennis, qui se meut ouvertement en puissance impérialiste et qui n'a que faire de notre amitié. Si nous ne réagissons pas, nous serons les prochains. C'est pour cela qu'il nous faut dès maintenant, organiser la solidarité internationale avec nos frères et sœurs d'Ennis. Aujourd'hui il s'agit d'eux, demain d'autres et après-demain ce sera peut-être nous. Finissons-en avec ces illusions, frappons la réaction ensemble ! Liberté pour le PCI ! A bas les lois scélérates ![/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

11 Janvier 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]"BAXTERGATE" : CE QUE L'ON SAIT POUR LE MOMENT[/f25]

[img]https://i.imgur.com/3iaOeut.png[/img]
Roy Baxter, Premier-Adjoint du Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères[/center]

[justify]Si l'affaire semblait être pour le moment dans les coulisses du gouvernement, elle a rapidement fuitée pour se retrouver sous les projecteurs notamment en étant dans le top des sujets discutés sur Online People. Que sait-on donc pour le moment ? Roy Baxter, Premier-Adjoint du Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères, s'est rendu dans le cadre d'une visite diplomatique où il représentait le Westrait sur les terres du Principat Caskar. Jusque là, rien de bien anormal, une rencontre diplomatique des plus normales pour entamer des relations diplomatiques. Seulement, la durée du voyage du Premier-Adjoint a duré un peu plus longtemps que prévu, mais surtout la rumeur (rapidement fondé) à fuité : Alors que le voyage devait durer seulement une journée, il s'est prolongé jusqu'au lendemain. Jusque là, rien de bien anormal, un diplomate peut très bien profiter de l'hospitalité du pays qui l'accueil. Seulement c'est de cette hospitalité que provient la tempête, car le Premier-Adjoint ne ce serait pas contenté simplement de profiter de cette hospitalité, mais il a décidé de la... consommer. Bien évidemment cela pourrait prêter à sourire, mais au gouvernement il se trouve que justement l'on a pas réellement envie de rire sur ce qui vient de se produire. Alors que l'internet Westrait est littéralement hilare, produisant détournement sur détournement, ce sont plutôt des moqueries qui ont directement visé le gouvernement, ainsi que l'actuel Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères Roger Lester, qui se serait sans aucun doute bien passé de toute cette histoire tant pour la crédibilité du gouvernement, que pour sa propre crédibilité. Bien que le chef du gouvernement et Secrétaire Général Douglas Reed se soit fendu d'une déclaration où il refusait de livrer la tête à la fois de Baxter et de Lester, sa situation est fortement compliqué. Un tel acte lors d'un sommet international, c'est une faute grave d'un point de vue diplomatique, comme d'un point de vue politique. Aucune mesure ne semble voir été concrètement prise à l'encontre du Premier-Adjoint, qui de son côté s'est défendu autant qu'il le pouvait, clamant que tout ceci n'est pour lui qu'une cabale, alors qu'il ne faisait qu'accomplir selon lui un "protocole culturel caskar". Bien évidemment, cette seule réponse ne peut satisfaire personne et l'opposition a dors et déjà demandé la mise à pied de Roy Baxter et également qu'une enquête soit ouverte afin de savoir si le Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères était au courant de ce qui se tramait. Mais le Caskar dans tout cela ? Nul ne semble s'en inquiéter, alors que l'affaire couve depuis maintenant quelques jours il semblerait que du côté du Principat on ne souhaite pas s'exprimer davantage sur ce qui s'est passé. Une question s'impose donc : Le Westrait est-il directement responsable via les faits et gestes de son Premier-Adjoint, ou alors le Caskar omettrait volontairement de transmettre des informations permettant de déceler le vrai du faux dans cette histoire ? Le "Baxtergate" comme on le surnomme déjà, fait grincer des dents...
[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

15 Janvier 2039

[center][img]https://i.imgur.com/gaoINHz.png[/img]

LE COMMUNISME VOILA L'ENNEMI !

[img]https://i.imgur.com/uWPFQyn.png[/img]
En plus, il fait tout pour être effrayant...[/center]

[justify]Énième sortie sur les réseaux de la part du petit roquet du Westrait Communist Party, l'infâme Clyde Sellers. Il est facile pour ce dernier de pouvoir pavoiser tranquillement sur Online People, quand il n'a absolument aucun contradicteur pour venir le remettre à sa place. Il peut écrire autant qu'il le souhaite, puisque ses principales cibles n'ont pas le droit de pouvoir répondre. Car il faut bien le dire, le soi-disant réseau social qui permet à tout à chacun de pouvoir s'exprimer, sert surtout de plateforme au marxisme culturel pour davantage s'installer et faire sa régner sa terreur, la terreur rouge. Il n'est pas possible pour un ou une patriote honnête de pouvoir poster quelque chose, sans que son compte ne se fasse suspendre ou tout simplement supprimer ! C'est ça la fameuse démocratie que l'on nous vante tant et continuellement, alors qu'elle n'est en fait qu'un ramassis de conneries pour celles et ceux qui veulent réellement y croire. Pourquoi Sellers s'est t-il mis à aboyer cette fois ? Pour la simple et bonne raison que notre journaliste d'investigation Diana Rich, a tout simplement montré que la constitution d'un "parti autonome" au sein de la Confédération Oshiwax était purement et simplement une création des communistes, contre l'avis d'une assez forte majorité des oshiwaxes d'ailleurs ! Il a fallut donc dénoncer cette tentative de monter les natifs contre les nationaux, chose qui a été réalisé avec un certain brio. Car il faut bien le dire, si les communistes n'aiment pas les patriotes dans notre pays, ils font le dos rond devant les revendications communautaires des oshiwax, montrant très bien leur double jeu. La volonté de vouloir également créer un "parti autonome", qui serait la "libre expression des intérêts de la Confédération Oshiwax", vise surtout un peu plus à créer un fossé entre les natifs et les nationaux, ce que souhaite le Westrait Communist Party afin de pouvoir blâmer les "blancs colonisateurs" contre les "natifs opprimés". Sellers ne vous aime pas, parce que vous êtes trop blanc, trop patriote, pas assez communiste, pas assez progressiste... Alors que les élections approchent et que la question centrale reste de savoir si les communistes pourront continuer à toujours être de la partie, ils commencent à s'inquiéter. Donc, il a fallut pousser du côté des natifs pour essayer de trouver des alliés, des alliés qu'ils ne pourraient peut-être pas trouver du côté des socialistes, laborites ou des démocrates. Voilà la réalité : Faire jouer les intérêts communautaires sous couvert de "socialisme", pour garder son influence et avoir des postes au gouvernement. Ces personnes sont abjects et mériteraient d'être retiré de la communauté nationale, pour les crimes qu'ils ont commis dans le passé, durant la guerre civile et qu'ils continuent de commettre aujourd'hui. Nous devons continuer à persévérer et nous unir au sein du Westrait National People's Party, afin d'en faire un puissant rempart contre nos ennemis et nous préparer à reprendre notre pays, qui nous revient de droit. Ces élections ne seront pas suffisantes, mais elles doivent nous permettre de pouvoir toucher les westraits massivement et de leur dire la réalité qu'on leur cache. Qu'on se le dise, une bonne fois pour toute : Plutôt mort que rouge ![/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

21 Janvier 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]EN FINIR AVEC LA PUBLICITÉ DE MANIÈRE FESTIVE[/f25]

[img]https://i.imgur.com/IHwNfum.png[/img]
Des dizaines et des dizaines de milliers de personnes ont pris part à ce mouvement[/center]

[justify]Passé il y a quelques jours, la loi visant à mettre un terme à la pollution visuelle engendrée par la publicité devait entrer progressivement en application à partir du début du mois prochain. Pour les activistes les plus déterminés, cela a semblé trop long : Une poignée le soir de la votation de la loi, le lendemain davantage nombreux et le surlendemain ils inondaient déjà les rues des grandes villes et surtout de la capitale Cewell, pour participer au nettoyage. Rien n'est épargné pour mener à bien cette campagne, chacun et chacune mettant la main à la patte pour faire en sorte qu'elle fonctionne. Alors qu'un groupe commence à gratter les murs, arracher les affiches et autres slogans publicitaires, d'autres s'affairent déjà à remplacer les sinistres slogans publicitaires par des slogans politiques ou poétiques. Là où hier trônait une affiche géante vantant le mérite de tel ou tel produit ménager, une fresque gigantesque représentant des martyrs de la guerre civile révolutionnaire est entrain de prendre forme. Les différentes municipalités et communes ont dans leur grande majorité suivi ce mouvement, bien qu'elle est été surprise par l'ampleur qu'il prenait. Fournissant des moyens de locomotions ainsi que le matériel nécessaire, elles ont grandement favorisé l'extension du domaine d'activité et permis de nettoyer des quartiers entiers en à peine quelques heures. Tout le monde est satisfait d'un tel mouvement et d'un tel objectif ? Dans une écrasante majorité, oui. On pourra regretter que personne n'a réellement demandé son avis aux secteurs du marketing et surtout aux publicitaires, qui se retrouvent littéralement sans travail et ne pouvant plus exercer dans une profession qui ne leur semblait pas être en contradiction avec la révolution. Pour beaucoup d'entre eux et elles, c'est une assez grande désillusion, un coup de massue. Bien que ces personnes ne soient pas directement visées physiquement, elles ont l'impression que tout le travail qu'elles ont abattues en amont n'a pas été reconnu, voir est même dénigré. Pourtant, les initiatives étaient nombreuses depuis au moins six mois dans ce sens, c'est à dire l'application de mesures visant à restreindre et interdire définitivement l'expression de toute publicité. L'on a pu voir des badauds s'attrouper en voyant les spots publicitaires, les affiches et autres slogans littéralement s'effacer des murs. Des groupes antipub ont d'ailleurs distribués à ces même badauds de quoi pouvoir librement dessiner sur ces même emplacements publicitaires, comme pour montrer qu'ils n'ont jamais eu le moindre caractère "sacré". Désormais, le Westrait va être considéré comme une zone libre de toute publicité et toute pollution visuelle qui agresse tout à chacun dans les rues des villes. Bien que ce mouvement puisse encore s'approfondir, ses premières actions spectaculaires ont recueilli des encouragements et des signes de sympathies qui ne sont pas trompeurs. Le "libéralisme bourgeois" comme il est dénommé, vient de subir une défaite idéologique.[/justify]


[center]---[/center]
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248828-people-s-daily.png[/img]

[tcv]DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE, L'OOD FINI PAR S'EFFONDRER[/tcv]

[img]https://i.imgur.com/HKTTGL6.png[/img]
On peut se demander légitimement qui va le plus pleurer...[/center]

[justify]Ce qui devait arriver, arriva. L'OOD, organisation fantomatique et fantasmatique (Fantasmagorique même, pouvons nous dire ?), vient officiellement de s'auto-suicider dans l'indifférence générale, après la sortie en panache de la République Fédérale du Berlim, refusant de porter à bout de bras un projet mort-né. Que faut-il retenir de cette déconvenue ? Déjà, que les westraits n'ont jamais aimé l'idée de l'OOD et n'ont jamais éprouvé un quelconque enthousiasme vis à vis de sa seule existence. Ensuite, que le moteur de l'OOD qui se voulait être les Provinces-Unies du Txile n'a pas assumé son rôle de leadership, laissant son junior-partner le Berlim s'occuper de tout. Le prétexte à cette mort vient du fait que notre représentant remettait en cause la présence d'Ennis en tant que membre observateur, pour ses lois intendant aux principes de bases de toute démocratie. C'est moins cette demande que la lassitude des membres, qui a provoqué le départ du Berlim et par effet domino, fait s'éteindre les projecteurs sur l'OOD. Il n'y a finalement pas de quoi épiloguer pendant des heures et des heures, l'échec cuisant de ce rapprochement entre l'Olgarie et la Dorimarie au sein d'une seule structure continentale aura rencontré trop d'embûches, trop de problèmes et trop d'incohérences pour fonctionner convenablement. Au moment de la signature de la charte instituant l'ODD, aucun des pays membres n'avaient de relations officielles avec le Westrait ! Idée généreuse dans ses fondements, l'ODD a seulement fini de montrer qu'il existe une fracture ouverte au sein de l'ensemble Olgaro-Dorimarien : D'un côté, le Berlim et le Txile forment un axe solide, basé sur une démocratie et une économie libérale. De l'autre côté, le Westrait et le Caeturia forment un autre axe solide, basé sur un respect mutuel des formes gouvernementales de chacun des pays. Le Deseret est aujourd'hui inexistant, la Katherina ne représente rien tandis que la République du Tlaloctlitlal ressemble à une personne dans le coma, sortant de ce dernier pour immédiatement s'y replonger. Guère étonnant donc, que l'ODD est fini par exploser en plein vol. Tout au plus, nous allons revenir aux anciennes relations bilatérales qui semblent plus solides que ne l'était la tentative d'un super-organisme bi-continental. Alors, qui va pleurer la disparition de l'OOD ? Peu de monde, même les gros intérêts impérialistes du Txile ou encore du Berlim qui vont plutôt se détacher d'un boulet pour se reconcentrer sur leurs propres relations bilatérales. En Olgarie, le Westrait va naturellement continuer son rapprochement avec le Caeturia et renforcer les dispositions économiques, politiques et culturelles prises lors de leur rencontre historique l'année dernière. L'OOD s'écroule, pour revenir aux vieilles tactiques diplomatiques d'hier. L'Ogarie-Dorimarie forme un ensemble stable, peu secoué par les évènements internationaux de grande ampleur. Ce qui explique sans aucun doute que le besoin des pays de se retrouver dans une organisation comparable à celles pullulant en Dytolie, n'a aucun sens. L'unité bi-continental aurait été un rêve, mais un rêve qui ne tenait justement pas compte de la réalité. Chacun va donc refaire cavalier seul, pour le meilleur et pour le pire.[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

27 Janvier 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]KARMALISTAN, NOUS VOILA ![/f25]

[img]https://i.imgur.com/xZwbVe8.png[/img]
La sélection et son entraîneur sont-ils prêt ?[/center]

[justify]"Off, we go !", tel pourrait résumer en une maxime l'état d'esprit de la sélection nationale westraite pour son prochain départ en destination du Karmalistan, dans le cadre de la compétition internationale de football. Depuis longtemps, on attendait ce moment. Tout le monde semble enthousiaste, sauf un rabat-joie : Andoni Enegoitia. Pour une fois, "El Loco" fait démentir son surnom. Il se veut sage, calme et pondéré. Il veut que tout le monde comprenne bien les enjeux qui attendent la sélections lors de cette compétition et qu'il va falloir faire plus que montrer du beau jeu, il va aussi falloir s'imposer avec force et détermination. Pessimiste, le sélectionneur ? Absolument pas ! Réaliste par contre, c'est certain. Il considère que rien n'est réellement gagné d'avance et que l'équipe westraite est une équipe jeune, en pleine recomposition suite à la guerre civile révolutionnaire. Il suffit pour cela, de se pencher sur la moyenne d'âge de l'époque : 24 ans ! A part quelques vieux briscards comme Mitchell Odom (31 ans), Finley Hopkins (30 ans) ou le gardien Anthony Barrett (35 ans s'il vous plait), l'essentiel de l'équipe est composé de jeunes pouces qui se sont fait les dents majoritairement sur le championnat westrait, sur le circuit national en somme. Donc, une équipe qui dispose d'un réservoir de jeunes talents, encadré par quelques joueurs qui ont de la bouteille. Qu'est-ce que cela va produire ? Andoni Enegoitia est cependant confiant dans les capacités de sa jeune équipe, bien qu'elle manque encore concrètement de compétitions à l'internationale. Ce sera une grande première en tout cas pour l'équipe national et son entraîneur de mettre en pratique ce qu'il a théorisé il y a déjà maintenant moins de deux ans, c'est à dire le "football socialiste". Arme secrète, ou instrument dérisoire idéologique ? Nul ne le sait réellement, car Enegoitia a décidé que jusqu'au départ de l'équipe, cette dernière vivrait encaserné et aurait plusieurs entraînements par jours. De quoi montrer que malgré le pessimisme qui semble régner, il y a une volonté de bien faire les choses. Très peu bavard en conférence de presse, tant les joueurs que leur entraîneur. On prend au sérieux la compétition, ainsi que ce qu'elle représente. Les paris sont ouvert et on croise les doigts pour que cette jeune équipe ne fasse pas un faux pas d'entrée, qui pourrait être mal perçu au Westrait, quand l'on sait que les deux sports les plus pratiqués sont à la fois le football olgarien... et le football, tout court. En conclusion de sa dernière interview, quand l'on a demandé quel était l'objectif que se fixait Enegoitia et son équipe, il a répondu sèchement et avec une pointe d'humour : "Battre Ennis". Même dans le sport, la trêve politique ne se fera pas ?[/justify]
Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

03 Février 2039

[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/10/1/1520248829-westrait-news.png[/img]

[f25]"BAXTERGATE" : DEUX SORTANTS, UN ARRIVANT ET UNE ÉQUIPE GOUVERNEMENTALE FRAGILISÉE[/f25]

[img]https://i.imgur.com/hVkAb3y.png[/img]
Earl Stephens assurera le poste de Commissaire du Peuple aux Affaires Étrangères en intérim jusqu'aux élections[/center]

[justify]Zone de tempête pour le gouvernement Westrait. Avec la fin du "Baxtergate", la situation s'est quelque peu améliorée mais elle a fragilisée le gouvernement à la veille des élections qui vont se tenir en fin d'année. Alors que le départ de Roy Baxter semblait être acté et finalement la seule et unique chose à faire, peu de personnes pensaient que dans son sillage, celui qui est aujourd'hui l'ancien chef de la diplomatie Westrait Roger Lester être démis de ses fonctions à son tour. Bien que l'essentiel de la culpabilité reposait sur les épaules de Roy Baxter, on aurait pu imaginer qu'un blâme allait retomber sur l'ancien Commissaire du Peuple, mais ce blâme s'est plutôt transformé en justice expéditive. Cette décision a été motivée par « la nécessité de fermer maintenant les pages de cette sombre histoire, où chacun a eu finalement ses propres responsabilités » à déclaré le Secrétaire Général du Conseil des Commissaires du Peuple Douglas Reed. Incompréhensible pour de nombreuses personnes cette prise de position soudaine, alors que le chef du gouvernement avait déclaré il y a moins de deux semaines qu'il n'y aurait pas de vendetta personnelle et qu'il fallait avoir raison gardé sur tout cette affaire. Qu'est-ce qui a pu motiver ce brusque changement de cap ? Les raisons évoqués sont assez brumeuses et l'ancien Commissaire du Peuple Lester n'a de son côté, pas voulu s'exprimer à ce propos. Le "Baxtergate" aura été un catalyseur du malaise palpable qui se trainait derrière cette pénible affaire. On évoque les possibilités de désaccords politiques entre Douglas Reed et Roger Lester, tandis que d'autres pensent que la responsabilité devait échouer sur les épaules de l'ancien Commissaire du Peuple puisqu'il a envoyé littéralement un "bleu" mener une rencontre diplomatique dans un pays qu'il ne connaissait pas, ce qui est une erreur impardonnable. En attendant, il a fallut trouver un remplaçant pour assurer la vacance à la diplomatie : C'est finalement Earl Stephens, l'ancien représentant de la République Démocratique de Westrait à l'OOD, qui assurera l'intérim en attendant les prochaines élections. « J'espère être à la hauteur de mon prédécesseur et continuer à mener la diplomatie westraite dans la bonne direction », a déclaré le principal intéressé lors de sa prise de fonction. La fragilisation du gouvernement pourrait profiter à l'opposition, qui n'a pas rebondit ouvertement vis à vis du "Baxtergate". Peut-être que cette histoire restera un argument électoral et politique assez fort, pour discréditer les partis de la majorité, obligé de pratiquer une saignée politique pour de nouveau aller vers l'avant. De cette sombre histoire, il faudra reconnaître qu'elle tombe au plus mauvais moment, dans un calendrier chargé avec la préparation des élections pour le mois de Septembre. Il est fort à parier que cette histoire n'est pas entièrement terminée et qu'elle ressortira au moment où on l'attendra le moins. L'on murmure que le principal vainqueur de cette affaire, est le Président Wayne Sharp du Democratic Socialist Party : Infox, ou intox ?[/justify]
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