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Posté : jeu. oct. 10, 2019 12:43 pm
par Djinndigo
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Alors que la gauche tergiverse, le prince tape du poing
29 avril 2040
[img]https://i.imgur.com/221ED2L.png[/img]
[cap]Le prince Gaspar II, pourtant réputé pour son pragmatisme et son retrait affiché des affaires politiques, est intervenu.[/cap][/center]
Barouf au Parlement txiléen : dans une allocution extra-ordinaire, le chef d’État et prince du Txile Gaspar II s'est exprimé devant l'ensemble des représentants élus du Parlement fédéral au sujet du futur gouvernement. Par un acte que beaucoup qualifieraient d'osé étant donné l'hostilité manifeste de la coalition au pouvoir vis-à-vis du maintien de la monarchie au sommet de l’État, le prince a annoncé vouloir poser son veto à tout projet de gouvernement émanant de la majorité socialiste récemment élue tant que le cabinet proposé ne lui conviendra pas. Des revendications que beaucoup à gauche trouvent « mal placées », mais le porte-parole du prince explique qu'au travers de son discours, le monarque txiléen a voulu rappeler qu'« il s'occupe des affaires de la Nation avant celles de l’État et voit donc dans la représentation des citoyens txiléens à l'étranger une tâche à laquelle il ne peut faillir par la faute du simple jeu des partis ». En effet, Gaspar II a fait valoir son droit à « représenter l'ensemble des txiléens à l'étranger et [sa] capacité à déléguer ce pouvoir représentatif au cabinet des Affaires Étrangères ».
En clair, le prince réclame le droit à choisir son ministre des Affaires Étrangères (Kanpo Arazoetako Ministerioa), sous peine de rendre impossible toute formation de cabinet ministériel par la gauche tout juste élue : un geste que certains cadres des partis au pouvoir ont jugé déplacé, mais que beaucoup se retiennent encore de commenter tant la figure princière est encore respectée et suivie dans de nombreuses parties du pays. Le veto princier est un droit constitutionnel qui lui est conféré par son rôle exceptionnel et quand bien même Gaspar II avait annoncé son retrait officiel de la vie politique du pays afin d'« apaiser les mœurs et institutionnaliser la fonction de chef d’État comme arbitre entre les partis », ce dernier n'est pour autant pas revenu sur sa décision puisque ses revendications concernent uniquement le cabinet ministériel et la fonction de représentant de la Nation sur le sol étranger. Si le conseil personnel du prince et ses représentants officiels nient de brut en blanc toute accusation de favoritisme partisan, la droite salue néanmoins cet acte comme « un pied de nez adressé à cette gauche rutilante qui oublie ses responsabilités ».
En plus des revendications princières, les négociations sont rudes entre les socialistes et les socio-démocrates afin de trouver un terrain d'entente. La vision réformiste et pro-capitaliste du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») s'oppose ainsi au point de vue plus radical et socialisant du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »). Compromis sur compromis s'enchaînent et se défont alors que l'opposition, elle, est aussi en plein débat. Une question émerge à droite : l'échec des élections générales a provoqué un certain émoi politique dans l'ensemble des partis et trois positions propres aux trois partis de droite émergent. D'un côté, la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») rejette la responsabilité de la défaite sur un programme trop hybride entre les partis et le séparatisme des différentes branches de la droite, faisant ainsi de tout changement à venir un affront au maintien d'une entente ouverte de l'aile droite du Parlement.
À l'inverse, les conservateurs Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative ») ont rejeté la faute, par plusieurs communiqués, sur l'absence de coercition des autres partis avec leur programme. Aussi, le parti envisage une « vaste restructuration avec un changement d'optique et une plus large ouverture sur des idées susceptibles de créer un consensus plus important auprès de l'électorat ». Un changement d'image qui est considéré plus que bienvenu par les électeurs étant donné la date de formation du parti et son absence de réformes majeures depuis sa création. Mais si les conservateurs optent pour une réforme avec ouverture plus large et programme moins clivant, la droite nationaliste du Quepezkoako Euskal Frontea (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa ») est encore d'un autre avis. Face à l'adversité, le porte-parole a affirmé que « la nouvelle politique de [son] parti sera désormais fière et indépendante de toute jugulation par les partis traditionnels qui ont étouffé les revendications nationalistes au cours du dernier mandat ». Le débat est donc désormais clôt entre les trois partis de l'ancienne coalition au pouvoir ; la question de l'unité est enterrée mais les partis visent désormais 2045 et les prochaines élections générales pour renverser la donne. Ou pas.[/justify]
Posté : mer. oct. 16, 2019 5:16 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Les communistes s'emparent de la politique étrangère
18 mai 2040
[img]https://i.imgur.com/afN2wcz.png[/img]
[cap]Les guérilleros de l'arrière-pays se seraient-ils offert une représentation parlementaire ?[/cap][/center]
Soutenir les conflits extérieurs entretenus par les instances socialistes internationales, tel est le nouveau programme de politique étrangère que de nombreux cadres du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») ont envisagé au cours de la dernière réunion annuelle des membres du parti au siège de ce dernier, à Donostia : maintenant que le pouvoir leur a été donné sur un plateau d'argent par les « socio-démocrates » auto-proclamées du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), il n'est plus question pour eux de faire des compromis mais bien d'imposer leur point de vue sur le reste de la gauche au pouvoir afin de porter les Provinces-Unies vers un idéalisme dystopique. C'est cette nouvelle méthode de guérilla politique que les rouges tentent d'appliquer à la politique étrangère du Txile, en faisant de notre pays l'arme d'une révolution internationale qui n'est pas la nôtre. Et pour cause : les acteurs du communisme à l'international sont des États et des organisations clairement criminels, qu'il est hors de question de soutenir pour aucun d'entre nous.
S'imposer sur la scène diplomatique mondiale en soutenant militairement un camp dans un conflit d'ordre international, la gauche a déjà tenté : les déboires de l'ancien Lehendakari (président) Pantxiko Eraul en a payé les frais. Réitérer l'exploit serait une aubaine politique : la défaite inévitable des forces vives du communisme à l'étranger forcera le retrait diplomatique du gouvernement et sa chute inexorable. Mais qui peut donc bien être un camp soutenable par les communistes txiléens sans que l'opinion des citoyens txiléens ne plonge en leur défaveur ? Le conflit en cours entre l’État communiste du Gandhari et l’État du Raja-Tika a démontré le manque de crédibilité évident des socialistes janubiens, qui se sont enfoncés dans la criminalité aussi vite que les autres régimes communistes passés. Les exactions de guerre gandhariennes, bien qu'encore mises en question, ne sont pas pour autant à invalider et à prendre à la légère. De la part d'un tel régime, il n'est pas étonnant que des méthodes extrêmes aient été mises en place dans le seul but de gagner le conflit par pur idéologisme.
Il n'en demeure pas moins que le conflit sud-janubien n'est pas la seule guerre impliquant un camp idéologisé actuellement : au Caskar, pour la énième fois en une décennie, plusieurs camps s'entre-déchirent dans l'espoir de tenir les rênes du pays. Exclusivité dans l'édition cette année de la « guerre civile caskare », la question idéologique a finalement émergé sur la scène locale et les socialistes locales, les auto-proclamés « plébéiens » se revendiquant du babouvisme socialiste et de l'étatisme communiste ; leur situation certes précaire est néanmoins assurée par l'Internationale Communiste, organisation empirique ayant pour simple but la persécution de ses ennemis par le soutien armé des rouges dans tous les pays. Programme purulent qui vient à point nommer soutenir les socialistes caskars, grâce notamment à la République westréenne. La question de l'implication du Txileko Alderdi Komunista dans cette organisation criminelle est également problématique : comment un parti institutionnalisé et désormais présent au sein du futur gouvernement peut-il participer à une telle forme de terrorisme international ?
En aucun cas les cadres du Txileko Alderdi Komunista envoyés en tant que représentants au dernier sommet de l'Internationale Communiste à Cewell, au Westrait, ne peuvent reprendre leurs fonctions au sein du parti à moins de prouver l'implication officielle des communistes txiléens dans cette organisation de la terreur. Si bannir les communistes de la vie politique nationale est inenvisageable, eut égard au bon fonctionnement de notre démocratie, s'assurer du respect de ce même cadre est essentiel à la survie de nos institutions. Le Txile ne peut en aucun cas soutenir un quelconque régime étranger dans ses multiples exactions ; le maintien des relations avec les westréens est déjà un affront au respect de nos institutions. À l'heure où le loup est entré dans la bergerie, il est important de dresser le bâton du gardien entre le danger qui rôde en quête d'opportunités carnassières et les citoyens txiléens qui n'ont pas encore rendus les armes. La géopolitique txiléenne ne peut être dictée par des radicaux à la conduite criminelle qui soutiennent des engagements internationaux toujours plus compromettants.[/justify]
Posté : jeu. oct. 24, 2019 11:48 am
par Djinndigo
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Les patrouilles militaires s'intensifient dans l'arrière-pays
11 juin 2040
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[cap]Des drones civils ont pu observer des mouvements de troupe toujours plus importants dans les massifs montagneux.[/cap][/center]
La frontière txiléo-néoriote n'a jamais fait l'objet d'autant d'attention de la part de l’État txiléen depuis des décennies : la zone frontalière, traditionnellement propice au commerce mais fermée par absence de relations économiques entre les deux États, est devenue une véritable bouilloire portée à ébullition. Si les premiers mouvements de troupe, qui remontent à la décennie précédente, ne se sont pas vraiment fait remarquer des habitants de l'arrière-pays, la récente installation d'avant-postes manifestement défensifs pose la question de la cohabitation entre les forces armées fédérales d'une part et de l'autre les bandes révolutionnaires qui sillonnent l'arrière-pays : les habitants de la province de Nazkoa, qui y voient une promesse tenue par la nouvelle coalition au pouvoir, attendent néanmoins une pacification prompte et efficace des guérilleros ; il faut dire que les paramilitaires en activité dans la région exercent une pression néfaste à toute activité dans le coin.
Mais d'autres citoyens txiléens y voient une simple manifestation du dispositif défensif des Provinces-Unies et doutent de la possible intervention des soldats contre la guérilla venue des montagnes plus au nord : une inquiétude à laquelle de nombreux nazkoans refusent de croire, eux qui ont très largement voté pour élire la gauche au pouvoir (province avec le plus de bulletins en faveur de la gauche aux dernières élections). La question reste donc entière, même si les paysans nazkoans peuvent enfin profiter d'une hausse de la demande alimentaire dans la région grâce aux requêtes du service d'intendance de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne), qui doit nourrir un nombre de troupes manifestement conséquent : un avantage certain à la présence des « casques verts » dans la région, qui ne sont cependant pas accueillis à bras ouverts par l'ensemble de la population. La cohabitation semble donc devoir se dérouler dans le calme alors que les militaires restent reclus dans le haut arrière-pays enneigé que peu de txiléens osent braver.
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La foire au jambon, une fête bien de chez nous
14 juin 2040
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[cap]Tradition dytolienne, la festivité autour de la charcuterie txiléenne a provoqué un engouement récent.[/cap][/center]
Organisée chaque année dans la capitale de la province de l'Ikuñoa, Elgorriaga, la foire au jambon est une tradition venue de Dytolie avec les colons du dix-huitième siècle, alors qu'elle était jusque-là organisée dans une grande ville de la métropole. Véritable ode au jambon sec dit « de montagne » qui est une spécialité locale, l'événement est aussi l'occasion pour les éleveurs de la région de se faire connaître par le grand public mais également de tisser un réseau avec les nombreux grossistes présents lors de la fête. Pour les simples badauds comme les adeptes d'événements festifs, les débits de boisson sont nombreux de jour comme de nuit et les horaires nocturnes sont l'occasion de faire la fête, à l'ancienne. Entre tradition ikuñoane et modernité cosmopolite, l'événement s'ancre parfaitement dans la culture euskale et est une véritable façade du patrimoine provincial, loin du fourmillement des grandes villes côtières et plus proche du vrai cœur de la nation euskale.
En plus d'être le théâtre de grandes festivités nocturnes comme diurnes, la foire au jambon d'Elgorriaga est également le lieu de rencontres de nombreux passionnés de charcuterie, qui se réunissent à l'occasion de la compétition qui a lieu chaque année au cours de la semaine de la foire au jambon. Éleveurs porcins, grossistes ou plus simplement touristes aficionados s’agglutinent autour de grandes estrades pour assister à diverses représentations, occasion pour les « grandes écuries » du jambon txiléen de faire leur sortie annuelle. Événement très ancien datant du dix-huitième siècle, la foire au jambon est en pleine explosion depuis plusieurs années : alors que les exportations de produits traditionnels et artisanaux du territoire txiléen sont en hausse exponentielle, l'arrivée massive de touristes étrangers - flux lui aussi en hausse constante depuis 2034 - contribue largement au maintien et à l'expansion de nombreuses traditions locales. Ainsi, la foire au jambon ikuñoane est devenu le nouveau joyau des globe-trotteurs : entre le bœuf teiko et la salaison asdrichienne, le jambon txiléen s'installe parmi les produits charcutiers les plus appréciés des touristes internationaux.
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Posté : sam. oct. 26, 2019 10:39 pm
par Djinndigo
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La coalition au pouvoir a trouvé son gouvernement
12 juin 2040
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[cap]Le nouveau gouvernement au complet devant le Palais du Lehendakari, lieu où il officiera son mandat.[/cap][/center]
Ça y est : après plus de deux mois de bataille interne entre les deux partis politiques qui constituent la coalition au pouvoir, à savoir le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») et le Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »), la récemment formée majorité parlementaire a finalement réussi à s'entendre sur son projet de gouvernement ; une tâche ardue quand on connaît les velléités anticapitalistes de certains représentants du Txileko Alderdi Komunista alors que le programme socio-démocrate du Txilen Berritzeko Alderdia ne laisse qu'une place réduite à l'altermondialisme rouge. Pourtant, ces deux partis opposés de principe sont néanmoins parvenus à conclure un accord majeur dans l'histoire politique de la gauche : avec quatre ministres communistes, six ministres socialistes et un ministre libéral, le nouveau gouvernement, tenu par le chef de gouvernement et Kantziler (chancelier) Isaak Ezabal, signe une nouvelle ère de coopération politique.
Un nouveau gouvernement oui, mais lequel ? D'un côté, les socio-démocrates - les « roses » - du Txilen Berritzeko Alderdia obtiennent les portefeuilles des ministères de la Défense (Defentsa Ministerioa, confié à Esteban Echabere), de l'Intérieur (Barne Ministerioa confié à Kristobare Calamendi), de l’Éducation (Hezkuntz Ministerioa dirigé par Leonor Arangusolo), de l’Économie (Ekonomia Ministerioa, pour Mantzio Goyhenetchegaray), de l'Agriculture (Agricultura Ministerioa confié à Inaxio Amilivia) et l’Énergie (Energia Ministerioa dirigé par Eustasia Pellorena). Les principaux ministères, en somme, à l'exception du ministère des Affaires Étrangères (Kanpo Arazoetako Ministerioa) récupéré par Bartolome Landabarri, l'indétrônable représentant du Txile à l'international, imposé par veto princier en tant que ministre des Affaires Étrangères à la coalition au pouvoir. Les « rouges » du Txileko Alderdi Komunista écopent ainsi des postes récents, à savoir les ministères de la Santé (Osasun Ministerioa pour Filipa Lezahegui), de la Culture (Kultura Ministerioa, confié à Artur Echeveste), des Transports (Garraio Ministerioa à Etxahun Zugastegui) et de l'Environnement (Ingurumen Ministerioa récupéré par Donato Anchorena).
Mais pourquoi cette division somme toute assez inéquitable entre les principaux portefeuilles du nouveau cabinet ministériel et les autres ministères, au point que le Txileko Alderdi Komunista, qui représente pourtant plus de deux-cinquièmes des voix de la coalition parlementaire au pouvoir, récupère les postes les moins intéressants du cabinet ministériel ? En effet, les quatre ministères confiés aux communistes sont parmi les moins bien financés du budget annuel et sont considérés de manière générale comme des portefeuilles de seconde zone. Mais pourquoi donc cette « injustice » ? Au cours de sa première prise de parole devant l'ensemble du Txileko Parlamentua (Parlement txiléen), le nouveau Kantziler Isaak Ezabal a affirmé que « ces ministres [étaient] issus d'un consensus collectif au sein de la majorité parlementaire et leurs postes respectifs ont longuement été négociés entre les cadres des deux partis membres de la coalition au pouvoir ».
Très bien, mais quels résultats espérer de ces ministres « consensuels » ? D'après certaines sources médiatiques étrangères, notamment à Cewell, siège actuel de l'Internationale Communiste, les représentants du Txileko Alderdi Komunista ne sont toujours pas partis et tout porte à croire que la présence si controversée des txiléens au sein de cette organisation, sujette à débat car jugée dangereuse par de nombreux citoyens du Txile, semble être maintenue. Une forme de pacte aurait-elle été trouvée sur l'abandon de la politique intérieure par les communistes au profit d'une certaine prise en charge de la politique étrangère, malgré le veto du prince et la présence du ministre libéral Bartolome Landabarri au sein de la coalition ? La question reste encore ouverte alors que la lutte semble s'ouvrir lentement entre le pouvoir monarchique et son contre-pouvoir parlementaire qui lui est désormais hostile ; Isaak Ezabal, le nouveau chef du gouvernement, se dirige tout droit vers une prise de position qu'il n'est pas en mesure de tenir : mettre en cause l'autorité princière au détriment de sa popularité ou braver les communistes txiléens ?[/justify]
Posté : lun. oct. 28, 2019 10:49 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
L'alternance n'est pas sans effet pour la Burtsa
23 juin 2040
[img]https://i.imgur.com/kXwDxh0.png[/img]
[cap]Les compteurs de la Burtsa txiléenne se sont affolés à l'annonce des résultats électoraux.[/cap][/center]
L'arrivée d'un parti ouvertement étatiste et communiste au sommet de l’État txiléen suite aux dernières élections générales n'a pas été du goût de tout le monde : la Burtsa, la bourse txiléenne, a subi un certain tumulte financier à l'annonce de la victoire du bloc parlementaire de la gauche au cours du dernier scrutin. Si le récent ralentissement de la croissance de l'économie nationale a été un coup de semonce pour nombre d'entreprises txiléennes, grandes comme moyennes, c'est véritablement l'arrivée du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») au pouvoir et ses promesses de réformes radicales et antilibérales qui a provoqué une débandade partielle, si ce n'est totale, de l'indice du Goiko Ehun 100 (GE100, littéralement, le « Top Cent 100 ») qui regroupe les cent sociétés les plus cotées de la Burtsa de Donostia. Si l'économie txiléenne est, à l'inverse de celle de certains pays dytoliens développés, concentrée autour des entreprises de petite taille - sur un format familial ou local -, ces dernières années ont été propices à l'émergence d'un modèle d'« entreprise conquérante ».
Surnommées les « Aigles ikuñoans » (Ikuñoako Arranoak), ces sociétés fondées par des entrepreneurs dynamiques proches des valeurs conservatrices de la province d'Ikuñoa où ils ont vu le jour, sont les véritables moteurs de la croissance économique nationale depuis plusieurs années. La complexification du marché par l'arrivée d'une demande et d'une offre étrangères toujours plus importantes et fluctuantes a porté les initiatives de ces micro-entrepreneurs qui évoluent à l'échelle locale, à l'écart des radars et des lumières de la Burtsa et du GE100. Très proches d'un modèle de société aux mœurs conservatrices centrée autour du travail semi-rural, ouvrier et paysan, ces petites sociétés qui évoluent notamment sur le marché du fret (grossistes), de l'exploitation agricole (grandes propriétés terriennes) ou de l'artisanat semi-industrialisé (petites usines) ont su profiter de la libéralisation de l'économie de marché txiléenne pour prospérer sur le territoire national et à l'échelle locale.
Ainsi, c'est l'ensemble des moteurs du dynamisme de l'économie txiléenne qui sont ébranlés par l'arrivée au pouvoir d'une coalition mettant en avant des politiques antilibérales ; petites entreprises (Ikuñoako Arranoak) et grosses sociétés (Goiko Ehun 100) s'affolent donc à l'idée de devoir faire face à des politiques économiques qui leur sont hostiles. Car tout aussi paradoxal que l'accueil de l'immigration est pour les conservateurs que sont la majorité des Ikuñoako Arranoak, le flux migratoire est un véritable atout du décollage de l'économie txiléenne en raison de l'apport de main d'oeuvre ventélienne, la fermeture des frontières et d'autres mesures antilibérales sont donc hostiles au maintien de cette immigration travailleuse. Mais si les entrepreneurs et cadres txiléens redoutent la nouvelle politique économique du gouvernement fraîchement élu, les attentes des travailleurs et salariés en tout genre sont nombreuses, la gronde sociale allant croissante dans de nombreuses villes à travers le pays.
Existe-t-il une réelle rupture sociale et socio-économique qui justifie l'arrivée au pouvoir de socialistes radicaux et de socio-démocrates ? L'avis n'est pas le même partout mais ce qui est sûr, c'est que les txiléens ont élus des antilibéraux : une signal d'alerte adressé à un Txile trop longtemps resté concentré sur sa croissance à tout prix et l'évolution de son économie, alors que la situation sociale restait au beau fixe. La société txiléenne de ces dernières années, bien que caractérisée par une évolution rapide du revenu et du pouvoir d'achat des citoyens lambdas, demeure encore largement ignorée par les politiques gouvernementales, notamment au cours du dernier mandat qui a très largement favorisé la progression des classes moyennes au détriment des classes pauvres. Les économistes ne savent donc que prédire alors que l'indice boursier txiléen s'affole, que les entrepreneurs redoutent la politique du nouveau gouvernement alors que les ouvriers regagnent de l'espoir à l'idée d'une délibéralisation du marché toujours plus compétitif.[/justify]
Posté : jeu. nov. 07, 2019 5:26 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Les ouvriers syndiqués attendent les mesures du gouvernement
21 juillet 2040
[img]https://i.imgur.com/Q0legjN.png[/img]
[cap]Des manifestations ouvrières avaient été vecteur de tensions l'an dernier pendant la campagne.[/cap][/center]
Ils les ont porté au pouvoir, ils attendent maintenant d'eux des réponses aux problèmes auxquels ils font face : les syndicats d'ouvriers, réunis dans la ville de Vitorio-Erregea, ont réitéré leur soutien à la coalition gouvernementale récemment élue, en lui rappelant également le rôle des ouvriers syndiqués dans le récent scrutin, leur poids électoral ainsi que les attentes et les espérances de cette classe ouvrière du nord du Txile qui a perdu foi en les gouvernants. La très large majorité des ouvriers, notamment dans le quart nord-ouest du Txile - la province de Berri Nafarroa étant la plus industrialisée de toute l'union -, ont en effet voté en faveur de la nouvelle coalition de gauche, au programme très largement ancrée dans le social et les mesures concernant l'avenir du marché du travail : de belles promesses, que les classes populaires travailleuses espèrent véridiques et sincères. Il faut dire que les précédents mandataires au gouvernement avaient été relativement indifférents aux revendications ouvrières, poussant le vice jusqu'à alléger le code du travail au profit du patronat.
Mais le ralentissement économique des Provinces-Unies, s'apparentant à un essoufflement du dynamisme qui avait animé la neuvième puissance économique mondiale de 2034 jusqu'à 2036, les mesures tardives du gouvernement libéral-conservateur du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre en termes d'économie et de marché du travail n'ont eu que peu d'effet sur la baisse généralisée des salaires ; le maintien du plein-emploi, qui s'est fait au prix de - trop - nombreux sacrifices de la part des salariés, est encore un miracle à l'heure où la croissance du Produit Intérieur Brut txiléen ne dépasse pas en valeur absolue les records de 2034, 2035 et 2036. La victoire électorale récente de la gauche n'est pas une énigme : le bilan économique, politique et diplomatique mitigé de l'ancienne coalition libérale-conservatrice et le grand immobilisme du précédent gouvernement ont rendu les Provinces-Unies ingouvernables par de tels mandataires avec une vision du travail et de l'économie comme la leur.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=105#p351343]Les promesses de grève des ouvriers nafarroans[/url] en début d'année dernière n'auront pas eu raison d'une politique économique gouvernementale trop hasardeuse. Le nouveau ministre de l’Économie (Ekonomia Ministroa) Mantzio Goyhenetchegaray est attendu au tournant par l'électorat de gauche, là où son prédécesseur Ekaitz Eciolaza avait été trop favorable à l'expansion de l'entrepreneuriat patronal au détriment d'une classe ouvrière toujours plus importante numériquement parlant, et aux exigences salariales reflétant un niveau de vie txiléenne en hausse constante. C'est également l'occasion pour le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), parti du nouveau ministre de l’Économie, de se montrer sous un nouveau jour, plus prometteur que celui de 2034 : à l'époque, le Txilen Berritzeko Alderdia était un parti plus tourné vers le libéralisme, Pantxiko Eraul (l'ancien chef d’État et chef de file du parti en 2030) se voulant un social-libéral convaincu.
Les électeurs attendent donc la majorité fraîchement élue au tournant sur la question du droit du travail ; si le nouveau gouvernement de coalition risque de froisser nombre d'entrepreneurs avides de recrutement abusif, les classes ouvrières espèrent réellement des changements politiques dans la vision jusque-là libérale d'élites peu ou pas à l'écoute de leur électorat. La possible ouverture économique et diplomatique des Provinces-Unies avec le changement de gouvernement pourrait également être une source de relance économique vers le retour à la hausse des salaires et une stabilisation du plein-emploi ; tant de problématiques auxquelles devra faire face le gouvernement de la gauche républicaine unie, alors que l'opposition se fracture et laisse potentiellement une voie ouverte à la réélection de la gauche en 2045 : deux mandats de gauche pourrait bien avoir raison d'un Txile trop longtemps ultralibéral et opposé à tout code du travail un tant soit peu social.[/justify]
Posté : lun. nov. 18, 2019 2:31 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Trois porte-avions, le prix de la puissance
22 août 2040
[img]https://i.imgur.com/8s9Cey6.png[/img]
[cap]Bien que représentant l'épine dorsale de l'armada txiléen, les porte-avions ont un coût considérable.[/cap][/center]
Ils sont au nombre de trois : le TX Santxo, le TX Echeberea et le TX Eraul. Ils représentent également l'épine dorsale de l'Itsas Indarra, la marine txiléenne : les porte-avions des Provinces-Unies sont le joyau de la flotte de guerre txiléenne, tout en représentant pas moins de deux cents millions de dollars internationaux par an. C'est le prix de la coercition : pour espérer avoir une puissance de projection, intimement liée à la possession d'une flotte de guerre et de porte-aéronefs, le prix est fort. Mais rapporté au coût total d'entretien annuel de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, ces trois porte-avions ne représentent « que » quatre pourcents des dépenses militaires du Txile ; un prix bien faible, en somme, par rapport aux cinq milliards que coûte annuellement l'ensemble des forces armées des Provinces-Unies. Mais si ce « prix à payer » reste relativement bas par rapport à ce que le Txile investit annuellement dans son matériel militaire, il n'en demeure pas moins que la possession de trois porte-avions reste discutable pour un pays qui n'est pas parmi les plus puissants militairement.
Faut-il pour autant encourager l'usage de cette flotte de guerre coûteuse, par exemple en l'envoyant à l'étranger en la mettant ainsi à profit ? Non, la question n'est pas là : les déboires militaires de 2035 dans nos eaux nationales ont montré l'inefficacité dont était capable l'armada txiléen, et les frais d'entretien des troupes en opération extérieure sont de toute façon beaucoup trop important pour être rentables. Trois, est-ce trop ? C'est l'avis de nombreux financiers et experts, qui y voient un surcoût par extravagance des gouvernants. L'un des trois porte-avions est même de technologie plus ancienne : bien que tout juste sorti des chantiers navals de Vitorio-Erregea, dans la province septentrionale de Berri Nafarroa, le porte-avion TX Santxo est le dernier né de l'industrie navale militaire txiléenne. C'est-à-dire qu'il bénéficie du niveau technique des ingénieurs txiléens contemporains en la matière, et donc qu'il est de moins bonne facture que les porte-aéronefs commandés des décennies auparavant auprès des États-Fédérés d'Olgarie.
Avec cent-quarante aéronefs au total, les forces armées txiléennes n'ont pas besoin de trois porte-avions pour transporter l'ensemble, notamment lorsque l'on sait que les quatre-vingts avions multirôles de l'Airean Indarra (l'armée de l'air) peuvent très largement tenir sur un seul des deux porte-avions de technologie moderne disponibles. Et ce, dans l'hypothèse où l'ensemble des forces aériennes du Txile sont concentrées sur les mers - alors même que les dispositifs défensifs aéroterrestres vers l'intérieur du continent dorimarien se multiplient et que la couverture aérienne y est toujours plus importante. Avec une capacité globale d'accueil de plus de deux cent cinquante places, les trois porte-aéronefs txiléens sont donc d'une utilité moindre. Mais la solution à ce problème de dépenses trop importantes n'est peut-être pas là où on le croit : les armées du monde entier sont certes à la recherche de matériel naval, mais ces mêmes États sont également prêts à louer nos ressources.
Oui, nous l'avons déjà fait : les Provinces-Unies ont déjà alloué certaines de leurs ressources militaires par le passé, notamment en ce qui concerne l'ancienne base navale de Nakissoak (province de Zuarralurra) qui a été reconvertie en base interarmée pour la République de Valdaquie, qui est à l'heure actuelle parmi les principaux alliés militaires du Txile. Louer un porte-avion au sein des forces navales valdaques, karsaises, sengaïalaises ou à un autre allié militaire txiléen n'est pas une possibilité à exclure : outre l’allègement des dépenses budgétaires nationales dans le domaine de la défense, qui représente plus d'une quinzaine de pourcents du budget total, la location de matériel militaire est l'occasion de renforcer les liens internationaux et intergouvernementaux au profit de la défense du territoire national. De même, la location de bases militaires sur le territoire national est à envisager afin de déléguer des dépenses militaires trop importantes au profit de nations belliqueuses capables de supporter ce genre de dépenses financières aujourd'hui jugées extravagantes au sein d'une économie nationale qui s'essouffle.[/justify]
Posté : mar. nov. 19, 2019 3:38 pm
par Djinndigo
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Le couple txiléo-westréen, une promesse d'avenir continental
27 août 2040
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[cap]L'abandon récente de la ligne révolutionnaire du PCUP valdaque est un signe de l'avenir socialiste des États du monde.[/cap][/center]
République conseilliste des premières heures, le Westrait est une démocratie-phare pour de nombreuses mouvances socialistes dans le monde. Sa situation de première démocratie d'Olgarie et son rôle important dans les relations internationales - omniprésence westréenne dans différents pays pauvres comme le Karmalistan et le Makengo - en font un partenaire incontournable pour tout gouvernement de gauche, notamment sur le supercontinent olgaro-dorimarien. Les tensions entre le Westrait communisant et la précédente coalition txiléenne au pouvoir, d'alignement libéral-conservateur, n'ayant plus lieu d'être, le couple txiléo-westréen peut de nouveau devenir un pôle d'attractivité transcontinental et susciter des vocations d’État à travers le monde. C'est du moins ainsi que se profilent les relations du duo olgaro-dorimarien depuis 2038 et la signature puis la ratification du traité de Cewell : un partenariat diplomatique témoin d'un rapprochement certain entre deux États que ses détracteurs qualifient d'« amis-ennemis ».
Mais c'est une toute autre image que veulent renvoyer les deux diplomaties ; outre leur place sur la scène internationale grâce au réseau diplomatique respectif des deux pays, le Txile et le Westrait sont des puissances économiques, militaires et culturelles notables. Le rôle joué par le Westrait et sa capitale Cewell dans l'accueil des infrastructures du récent congrès de l'Internationale Communiste sont autant d'éléments qui jouent en faveur du modèle de la « démocratie socialiste » westréenne : le parti communiste gandharien et de nombreux autres partis politiques à travers le monde s'inspirent désormais du modèle olgarien dans leur démarche. Il faut dire que la réussite westréenne est totale : outre le recul progressif des éléments réactionnaires au sein des différents scrutins, l'élimination pure et simple des criminels de guerre et des potentiels putschistes sans réelles bavures officielles renforcent cette impression de « révolution totale ».
L'épouvantail soulevé par les autorités ennissoises à l'encontre d'une « menace rouge » n'est qu'une occasion de rejeter l'opposition de gauche dans sa radicalité et ses méthodes passées qui ont certes pu, à l'occasion, être brutales comme les exactions du Parti Communiste d'Union Prolétarienne en Valdaquie qui a été à l'origine de certaines actions douteuses sur le territoire qu'elle occupait autrefois au sein de la République valdaque, la Dobrogévie. Mais tout comme les méthodes révolutionnaires violentes anti-légalistes sont vouées à l'échec au sein des démocraties du vingt-et-unième siècle, le juste retour de l'ensemble des partis communistes du globe dans une logique légaliste est la solution à un alignement sur le modèle démocratique westréen. La démocratie, qui est encore une des nombreuses valeurs du Westrait, est ce qui compte le plus et doit être préservé à tout prix au sein des régimes socialistes et social-démocrates comme celui du gouvernement actuel des Provinces-Unies du Txile.
Au Westrait, la richesse par tête - mesurée à partir du Produit Intérieur Brut par habitant par an - n'a jamais été aussi importante et la croissance économique est lancée dans une course folle, au point que la République westréenne est placée parmi les plus importantes économies mondiales d'ici quelques années par de nombreux économistes. La révolution westréenne est pacifiste, et son dynamisme est tel que le Txile peut et doit rejoindre la locomotive en cours de marche pour espérer relancer son économie après plusieurs années de politiques ultra-libérales inefficaces. L'échec absolu du dernier mandat de la droite txiléenne est une preuve supplémentaire de la nécessité d'un renouveau de la politique économique, diplomatique et militaire des Provinces-Unies, en s'appuyant sur une démocratie parlementaire saine nourrie par une vie politique stable et curieuse d'une expérience socialiste que le Txile n'a jamais osé envisager, sous l'influence d'une république corrompue et d'une monarchie trop conservatrice.[/justify]
Posté : dim. nov. 24, 2019 3:17 pm
par Djinndigo
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Des orphelinats pour peupler les déserts ruraux
12 septembre 2040
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[cap]Le dernier projet de loi du gouvernement est loin de faire l'unanimité au Parlement comme ailleurs.[/cap][/center]
Un projet de loi ambitieux, c'est le moins que l'on puisse dire : augmenter le nombre de places au sein des orphelinats urbains au profit des centres d'accueil présents dans l'arrière-pays rural, notamment dans les provinces agricoles en quête de main d'oeuvre utile et d'une génération héritière qui semble pourtant s'essouffler. L'idée et le programme du gouvernement sur la question sont évidemment loins de faire l'unanimité : alors qu'au sein de la gauche coalisée le projet semble être relativement accepté malgré le soulèvement de questions notamment concernant l'éthique et la morale d'une telle loi, l'ensemble des droites s'est révoltée contre l'image renvoyée par le gouvernement à l'occasion du discours introductif à la loi prononcé devant un comité exceptionnel d'intellectuels et d'experts txiléens visant à juger le projet. Il faut dire que l'idée elle-même, quand elle est dépeinte par l'opposition, ne vend pas du rêve : « déraciner des enfants démunis et déboussolés en profitant de leur manque de jugement pour en faire des soldats du gouvernement », d'après Fostin Musugarren, député de l'opposition.
Mais si l'opposition est pour une fois unanimement d'accord contre le nouveau projet de loi du gouvernement, la coalition au pouvoir semble tiraillée entre un soutien loyaliste et une remise en cause éthique du projet. Sans se vouloir mégalomaniaque, le programme du gouvernement est néanmoins porteur d'idéaux et la possibilité d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p351269]recours constitutionnel[/url] par le droit Elcoaz n'est pas à exclure tant l'opinion publique est divisée sur la question. D'un côté, la droite conservatrice traditionnelle critique ouvertement l'idée de déraciner des enfants, notamment en bas âge, pour satisfaire les volontés politiques de nombreux maires et politiciens de l'arrière-pays : une position tranchée, qui se montre très clairement hostile au nouveau gouvernement et se pose donc en opinion d'opposition plutôt qu'en idéal empirique d'une droite qui se caractérise depuis l'année dernière par son affaiblissement soudain face à une gauche conquérante qui bénéficie actuellement d'une majorité tranchée que la droite espère pouvoir faire sauter au plus vite dans les scrutins à venir.
Si la droite traditionnelle avance ainsi ses arguments pour détruire la majorité par pur esprit d'opposition, la gauche défend avec difficultés ses valeurs : alors que le Errepublikaren Frontea (« Front républicain ») de Temistokles Oñatebia se voulait humaniste en 2035 jusqu'à la campagne des élections générales d'avril 2040, le ton semble avoir changé ; certains membres des partis au pouvoir, notamment des cadres, dénoncent « la dénaturation et la déshumanisation des chefs de file des partis suite à leur arrivée au sommet de l’État », critique adressée au gouvernement dans une pétition interne au Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») mais dont la teneur révèle des dissidences à venir dans le mouvement. Le projet de loi semble néanmoins fournir des réponses aux problématiques inhérentes aux élections passées : doit-on repeupler l'arrière-pays au détriment de l'éthique ? Une question tendancieuse qui n'est pas sans éveiller les passions alors même que la droite cherche le moindre argument pour s'opposer au gouvernement fraîchement nommé.
D'un côté, la perspective d'une démographie txiléenne en pleine explosion laisse imaginer de grands écarts de population entre les provinces d'ici à 2050 alors même que la croissance démographique annuelle atteint le million de nouveaux txiléens quasiment chaque année. De l'autre, les droits fondamentaux censés être assurés aux enfants par le même État qui veut les en priver. Dans l'absolu, une telle démarche n'est pas juridiquement répréhensible, malgré le manque d'éthique d'une telle démarche : l’État fédéral est dans son plein droit, notamment lorsqu'il s'agit des quelques orphelins dit « pupille de la Nation » suite au tragique décès de plusieurs centaines de soldats txiléens au cours du débarquement en Algarbe puis de la défense du territoire national en 2035 au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs ». Mais pour les autres orphelins qui ne sont pas totalement placés sous la juridiction étatique, la question est plus épineuse mais un déracinement dès le plus jeune âge peut potentiellement éviter les frictions liées au déplacement soudain d'enfants. Dur sujet à traiter, que le gouvernement devra manipuler avec précaution sous peine de s'attirer les foudres de ses électeurs.[/justify]
Posté : jeu. nov. 28, 2019 11:49 pm
par Djinndigo
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La droite monarchique, un projet de demain ?
25 septembre 2040
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[cap]Figure fédératrice nationale, le prince Gaspar II incarne également la pensée politique d'une droite unie.[/cap][/center]
C'est un projet de longue date des conservateurs txiléens : depuis l'arrivée au pouvoir du monarque Gaspar II d'Esparza, les valeurs de la lignée princière sont devenus le cheval de guerre de nombreux membres du parti Eskuin Alternatiboa (EA, « Droite Alternative »). En effet, la récente désunion des partis txiléens ayant participé au précédent mandat exécutif en 2035, pour des raisons de changements de ligne politique, ont poussé le parti de la droite conservatrice dans une logique de refonte de sa forme et de ses idées. La première raison en est la désertification du parti, qui peine à se faire désirer avec seulement trente-et-un puis vingt-cinq sièges aux élections anticipées de 2035 puis aux élections générales de 2040. Le parti de la droite conservatrice peine ainsi à porter sa voix, là où les extrêmes conquérants font leur grand retour depuis quelques années : la mondialisation libérale et la modernisation à deux vitesses ont eu raison des partis traditionnels, au profit de franges politiques plus radicales mais néanmoins disciplinées.
Nationalisme, socialisme, autant d'idéologies expansionnistes qui profitent de l'affaiblissement des partis immobilistes dans le cadre d'une évolution rapide du climat politique du pays. Depuis une dizaine d'années, la course internationale est relancée après les grands effondrements économiques de 2020. Dans cette logique, les économies et démographies évoluent, le phénomène allant en s'accélérant : avec des régimes politiques étrangers en perpétuel changement, des relations internationales portées à ébullition et une course à l'armement qui s'amorce à peine, les problématiques nationales ne sont plus les mêmes qu'au début du vingt-et-unième siècle. C'est ce « nouveau monde » que les partis traditionnellement au pouvoir depuis plusieurs décennies, comme Eskuin Alternatiboa et le Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau »), ont du mal à suivre : pour ces derniers, il s'agit de se mettre à niveau ou de louper définitivement le coche du Txile puissance ouverte.
Diplomatie, politique, économie, commerce, géopolitique, les programmes des partis les plus radicaux portent une réponse à tous les problèmes posés par les nouvelles donnes et la redistribution des cartes. Mais Eskuin Alternatiboa perd encore toute notion de réalité en prônant une certaine mise-à-l'écart des Provinces-Unies de l'économie mondiale, au profit d'une zone txiléenne auto-suffisante : mais si les îles Paskoak suffisaient à accueillir et consommer les exportations du continent, nous n'aurions pas besoin de traités de libre-échange pour écouler nos marchandises. Les cadres du parti l'ont bien compris au cours des dernières semaines : alors que les discussions transpartisanes de l'ancienne coalition des droites n'ont été d'aucune utilité pour sortir le parti des conservateurs de son bourbier intellectuel, des réformes ambitieuses ont été proposées pour sauver ce qu'il reste de l'aristocratie, les derniers tenants de l'ordre établi il y a quatre-vingts ans à la chute du régime fasciste.
Soutien loyaliste à la monarchie princière, anticommunisme farouche, démocratie timarchique, libéralisme économique, droiture morale, conservatisme social, patriotisme, agrarisme et encore régionalisme sont parmi les maîtres-mots de la réforme du parti envisagé par ses cadres, d'après différentes sources médiatiques. Sans se restreindre à son traditionnel électorat notabiliaire, Eskuin Alternatiboa souhaiterait également devenir un parti « des masses », face à des radicaux antidémocratiques, comme le Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») qui tient encore une lignée autoritariste et antimonarchique alors même qu'il trône au sommet de l’État grâce à la défaite des droites aux dernières élections. Face au danger de la radicalité, les cadres d'Eskuin Alternatiboa réorganise le parti au profit d'une nouvelle image, d'une nouvelle ligne politique mais également d'une nouvelle dénomination : Printzearen Aliantza Popularra, l'« Alliance Populaire pour le Prince ».[/justify]