La presse du Royaume de Numancia
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos de l'explosion atomique qui a rasé Jam City - Acerca de la explosión atómica que ha arrasado Jam Ciudad</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101002025248747956.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/02/mini_101002025248747956.jpg[/img][/url]
Le champignon atomique qui a soufflé Jam City a été aperçu depuis la Province Cisplatine, où sont stationnées nos troupes</center>
La nouvelle paraissait totalement impensable lorsqu'elle a été reçue par la rédaction des différents journaux nationaux et des chaînes de télévision de tout le pays.
Pourtant, l'agence de presse nationale, Prensas Numancia, a bel et bien relayé l'incroyable information qui a pétrifié tout le monde : Jam City n'est plus.
Soufflée par une explosion atomique à dix-sept heures vingt-deux très exactement, la capitale astarane a disparu en un éclair, sept cent mille personnes perdant la vie dans la seconde.
L'Astara décapitée, c'est l'ensemble du monde qui a été stupéfié par cet acte criminel, perpétré par un fou disposant d'une bombe thermonucléaire capable de raser une mégapole en un clin d'œil. L'Astara ne disposant pas de l'arme atomique, il ne peut s'agir d'un accident militaire. Tous les regards se tournent désormais vers le dirigeant sanguinaire et dément du Turrïïyvostok, Igor Kherovitch, alias Youri, qui n'a guère eu besoin de revendiquer cet acte odieux et criminel pour que tous pensent immédiatement à ses précédentes menaces.
La crise est-almérane, qui implique la Rostovie et son ancien petit frère communiste, déborde donc largement des frontières slaves et implique désormais le monde entier. Si les retombées radioactives devraient être totalement négligeables, étant donné la nature de la bombe qui a explosé et l'ampleur de son rayon, la peur d'une guerre nucléaire est maintenant dans tous les esprits, même si peu osent réellement en parler. Le Palais Royal d'Occident devrait toutefois s'exprimer clairement sur les mesures qu'il va prendre pour sécuriser le Numancia métropolitain et la Province Cisplatine dans les semaines à venir.
A propos de l'explosion atomique qui a rasé Jam City - Acerca de la explosión atómica que ha arrasado Jam Ciudad</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101002025248747956.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/02/mini_101002025248747956.jpg[/img][/url]
Le champignon atomique qui a soufflé Jam City a été aperçu depuis la Province Cisplatine, où sont stationnées nos troupes</center>
La nouvelle paraissait totalement impensable lorsqu'elle a été reçue par la rédaction des différents journaux nationaux et des chaînes de télévision de tout le pays.
Pourtant, l'agence de presse nationale, Prensas Numancia, a bel et bien relayé l'incroyable information qui a pétrifié tout le monde : Jam City n'est plus.
Soufflée par une explosion atomique à dix-sept heures vingt-deux très exactement, la capitale astarane a disparu en un éclair, sept cent mille personnes perdant la vie dans la seconde.
L'Astara décapitée, c'est l'ensemble du monde qui a été stupéfié par cet acte criminel, perpétré par un fou disposant d'une bombe thermonucléaire capable de raser une mégapole en un clin d'œil. L'Astara ne disposant pas de l'arme atomique, il ne peut s'agir d'un accident militaire. Tous les regards se tournent désormais vers le dirigeant sanguinaire et dément du Turrïïyvostok, Igor Kherovitch, alias Youri, qui n'a guère eu besoin de revendiquer cet acte odieux et criminel pour que tous pensent immédiatement à ses précédentes menaces.
La crise est-almérane, qui implique la Rostovie et son ancien petit frère communiste, déborde donc largement des frontières slaves et implique désormais le monde entier. Si les retombées radioactives devraient être totalement négligeables, étant donné la nature de la bombe qui a explosé et l'ampleur de son rayon, la peur d'une guerre nucléaire est maintenant dans tous les esprits, même si peu osent réellement en parler. Le Palais Royal d'Occident devrait toutefois s'exprimer clairement sur les mesures qu'il va prendre pour sécuriser le Numancia métropolitain et la Province Cisplatine dans les semaines à venir.
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos des sondages de popularité du Roi - Acerca de los sondeos sobre la popularidad del Rey</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101004123353289035.png][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/04/mini_101004123353289035.png[/img][/url]
Les sondages d'opinion ("sondeos" ou "encuestas de opinión" en castillan) sont quasi entièrement nationalisés au Numancia</center>
Depuis désormais plus d'un an, l'Institut National des Statistiques, grand organisme public gérant la quasi totalité des sondages d'ampleur nationale ou provinciale au Royaume Canoviste de Numancia et sis au 125 de l'Avenida de Ranekika, à Hispalis, réalise des sondages de popularité du souverain auprès de diverses tranches d'âge et diverses catégories socioprofessionnelles, afin de mesurer la perception qu'en ont les Numanciens et la façon dont est reçue son action en tant que monarque et acteur politique et institutionnel à part entière.
L'initiative, lancée par feue Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière, a été conservée par Sa Majesté Sérénissime Felipe V, qui semble y accorder une importance toute particulière, d'autant plus qu'ils sont gérés par la Couronne elle-même et non pas par une entreprise privée. Malgré les accusations souvent infondées des députés progressistes sous le règne d'Isabel Ière, ces sondages sont établis en toute transparence, selon une loi organique datant de février 2012, et bénéficient toujours d'une contre-expertise indépendante qui les a systématiquement validés.
Raison de plus pour que le Roi se soit grandement préoccupé, ces derniers temps, de son manque de popularité dans deux catégories distinctes : les adolescents et jeunes adultes, de quinze à trente-cinq ans, d'une part; et les entrepreneurs, cadres et cadres supérieurs, d'autre part.
En effet, si l'action conjointe du Parti Phalangiste et de Felipe V est vue comme une bénédiction par les couches les plus populaires (79% d'opinions favorables chez les ouvriers et contremaîtres; 89% d'opinions favorables chez les employés; 78% d'opinions favorables chez les chômeurs n'ayant jamais travaillé) et chez les plus âgés (90% d'opinions favorables chez les retraités et les personnes âgées de soixante-six ans ou plus), elle est en revanche très mal perçue chez les plus jeunes, avec à peine 39% d'opinions favorables pour les adolescents âgés de quinze à vingt-cinq ans.
Si ce retard, dont ne s'était pas préoccupé le prédécesseur de Felipe V, est souvent compensé par l'extrême popularité de la figure royale chez les fonctionnaires et les élites intellectuelles, le Roi a décidé il y a trois mois de prendre les choses en main, notamment par une vaste campagne politique destinée à expliquer aux plus jeunes les réformes entreprises et les lois votées. Il s'est par ailleurs dernièrement déplacé dans plusieurs universités, des lycées, mais également des associations sportives universitaires, où il a été à sa grande surprise très bien reçu et grandement applaudi.
Les résultats ne se sont pas faits attendre avec une progression de près de 15% dans les sondages. Toutefois, il ne faut pas surestimer l'effet de ces campagnes et de ces déplacements : ils ont beaucoup joué dans la constitution d'une image d'un Roi jeune, dynamique, proche de la jeunesse numancienne, mais ils ont aussi bien bénéficié de la première baisse substantielle du chômage chez les jeunes, qui accusait jusqu'en février dernier un véritable retard sur le chômage général et a enfin connu une baisse de 7% en quelques mois, et des premiers effets de réformes sur la scolarité dans l'enseignement supérieur (prix unique du livre, création de nouvelles bourses, gratuité totale des inscriptions...).
A voir si ce changement se poursuit dans les mois à venir !
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101004125216476222.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/04/mini_101004125216476222.jpg[/img][/url]
Le déplacement le plus médiatisé de Sa Majesté Sérénissime dans le milieu estudiantin s'est effectué le 16 février dernier, dans les locaux du campus de Moncloa, à l'Université Royale Canoviste d'Hispalis, première université mondiale au classement quantarien</center>
A propos des sondages de popularité du Roi - Acerca de los sondeos sobre la popularidad del Rey</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101004123353289035.png][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/04/mini_101004123353289035.png[/img][/url]
Les sondages d'opinion ("sondeos" ou "encuestas de opinión" en castillan) sont quasi entièrement nationalisés au Numancia</center>
Depuis désormais plus d'un an, l'Institut National des Statistiques, grand organisme public gérant la quasi totalité des sondages d'ampleur nationale ou provinciale au Royaume Canoviste de Numancia et sis au 125 de l'Avenida de Ranekika, à Hispalis, réalise des sondages de popularité du souverain auprès de diverses tranches d'âge et diverses catégories socioprofessionnelles, afin de mesurer la perception qu'en ont les Numanciens et la façon dont est reçue son action en tant que monarque et acteur politique et institutionnel à part entière.
L'initiative, lancée par feue Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière, a été conservée par Sa Majesté Sérénissime Felipe V, qui semble y accorder une importance toute particulière, d'autant plus qu'ils sont gérés par la Couronne elle-même et non pas par une entreprise privée. Malgré les accusations souvent infondées des députés progressistes sous le règne d'Isabel Ière, ces sondages sont établis en toute transparence, selon une loi organique datant de février 2012, et bénéficient toujours d'une contre-expertise indépendante qui les a systématiquement validés.
Raison de plus pour que le Roi se soit grandement préoccupé, ces derniers temps, de son manque de popularité dans deux catégories distinctes : les adolescents et jeunes adultes, de quinze à trente-cinq ans, d'une part; et les entrepreneurs, cadres et cadres supérieurs, d'autre part.
En effet, si l'action conjointe du Parti Phalangiste et de Felipe V est vue comme une bénédiction par les couches les plus populaires (79% d'opinions favorables chez les ouvriers et contremaîtres; 89% d'opinions favorables chez les employés; 78% d'opinions favorables chez les chômeurs n'ayant jamais travaillé) et chez les plus âgés (90% d'opinions favorables chez les retraités et les personnes âgées de soixante-six ans ou plus), elle est en revanche très mal perçue chez les plus jeunes, avec à peine 39% d'opinions favorables pour les adolescents âgés de quinze à vingt-cinq ans.
Si ce retard, dont ne s'était pas préoccupé le prédécesseur de Felipe V, est souvent compensé par l'extrême popularité de la figure royale chez les fonctionnaires et les élites intellectuelles, le Roi a décidé il y a trois mois de prendre les choses en main, notamment par une vaste campagne politique destinée à expliquer aux plus jeunes les réformes entreprises et les lois votées. Il s'est par ailleurs dernièrement déplacé dans plusieurs universités, des lycées, mais également des associations sportives universitaires, où il a été à sa grande surprise très bien reçu et grandement applaudi.
Les résultats ne se sont pas faits attendre avec une progression de près de 15% dans les sondages. Toutefois, il ne faut pas surestimer l'effet de ces campagnes et de ces déplacements : ils ont beaucoup joué dans la constitution d'une image d'un Roi jeune, dynamique, proche de la jeunesse numancienne, mais ils ont aussi bien bénéficié de la première baisse substantielle du chômage chez les jeunes, qui accusait jusqu'en février dernier un véritable retard sur le chômage général et a enfin connu une baisse de 7% en quelques mois, et des premiers effets de réformes sur la scolarité dans l'enseignement supérieur (prix unique du livre, création de nouvelles bourses, gratuité totale des inscriptions...).
A voir si ce changement se poursuit dans les mois à venir !
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101004125216476222.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/04/mini_101004125216476222.jpg[/img][/url]
Le déplacement le plus médiatisé de Sa Majesté Sérénissime dans le milieu estudiantin s'est effectué le 16 février dernier, dans les locaux du campus de Moncloa, à l'Université Royale Canoviste d'Hispalis, première université mondiale au classement quantarien</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>El Cambio Revolucionario
A propos de l'inauguration du Boulevard des Thorvaliens à Hispalis - Acerca del estreno del Paseo de los Torvalios en Hispalis</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101005045753651928.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/05/mini_101005045753651928.jpg[/img][/url]
Son Altesse Royale Annabelle II était présente à cette inauguration en grande pompe</center>
C'est ce matin qu'en présence de Sa Majesté Sérénissime Felipe V, souverain du Royaume Canoviste de Numancia, et de Son Altesse Royale Annabelle II, souveraine du Royaume du Thorval, a été inauguré le Boulevard des Thorvaliens, vaste artère hispalienne jadis nommée Paseo de Gustavo II et qui a donc été rebaptisé par le Maire de la ville, Don Rodrigo de Cerdeña (Parti Régénérationniste), à dix heures précises.
Ce projet, qui faisait suite au jumelage d'Hispalis et Ademtown, a donc abouti après plus de cinq mois de négociations à propos de l'avenue à rebaptiser, de sa situation au Numancia puis dans la capitale numancienne ainsi que du nom précis à lui donner.
Certains avaient avancé la simple hypothèse d'une Avenue du Thorval, tandis que d'autres voulaient davantage personnaliser la plaque et rappeler les liens qui unissent désormais les deux métropoles en choisissant le nom d'Avenue d'Ademtown. C'est toutefois Felipe V qui a tranché la question en choisissant le nom de Boulevard des Thorvaliens, voulant ainsi honorer, comme il l'a expliqué dans son discours d'inauguration, "le courage, la fierté et la richesse de ce grand peuple qui fait la nation thorvalienne". Son Altesse Royale Annabelle II s'est dite pour sa part "extrêmement flattée d'une telle initiative" et a par ailleurs confirmé qu'une semblable inauguration aura lieu prochainement à Ademtown pour rendre hommage au Numancia.
C'est donc cette large avenue à sens unique, descendant depuis la Plaza de Cibeles jusqu'à l'Arc de Triomphe de la Plaza de la Independencia, longeant notamment la Banque du Numancia et croisant à la perpendiculaire le Paseo de la Meseta et le Paseo de Recoletos, qui porte désormais le nom des amis les plus chers du Numancia.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/28/e/6/f/paseo-de-gustavo-ii-1829a98.jpg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/e/0/2/paseo-de-gustavo-ii-1829a99.jpg[/img][/url]
Une photographie nocturne du nouveau Boulevard des Thorvaliens
A propos de l'inauguration du Boulevard des Thorvaliens à Hispalis - Acerca del estreno del Paseo de los Torvalios en Hispalis</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101005045753651928.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/05/mini_101005045753651928.jpg[/img][/url]
Son Altesse Royale Annabelle II était présente à cette inauguration en grande pompe</center>
C'est ce matin qu'en présence de Sa Majesté Sérénissime Felipe V, souverain du Royaume Canoviste de Numancia, et de Son Altesse Royale Annabelle II, souveraine du Royaume du Thorval, a été inauguré le Boulevard des Thorvaliens, vaste artère hispalienne jadis nommée Paseo de Gustavo II et qui a donc été rebaptisé par le Maire de la ville, Don Rodrigo de Cerdeña (Parti Régénérationniste), à dix heures précises.
Ce projet, qui faisait suite au jumelage d'Hispalis et Ademtown, a donc abouti après plus de cinq mois de négociations à propos de l'avenue à rebaptiser, de sa situation au Numancia puis dans la capitale numancienne ainsi que du nom précis à lui donner.
Certains avaient avancé la simple hypothèse d'une Avenue du Thorval, tandis que d'autres voulaient davantage personnaliser la plaque et rappeler les liens qui unissent désormais les deux métropoles en choisissant le nom d'Avenue d'Ademtown. C'est toutefois Felipe V qui a tranché la question en choisissant le nom de Boulevard des Thorvaliens, voulant ainsi honorer, comme il l'a expliqué dans son discours d'inauguration, "le courage, la fierté et la richesse de ce grand peuple qui fait la nation thorvalienne". Son Altesse Royale Annabelle II s'est dite pour sa part "extrêmement flattée d'une telle initiative" et a par ailleurs confirmé qu'une semblable inauguration aura lieu prochainement à Ademtown pour rendre hommage au Numancia.
C'est donc cette large avenue à sens unique, descendant depuis la Plaza de Cibeles jusqu'à l'Arc de Triomphe de la Plaza de la Independencia, longeant notamment la Banque du Numancia et croisant à la perpendiculaire le Paseo de la Meseta et le Paseo de Recoletos, qui porte désormais le nom des amis les plus chers du Numancia.
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/28/e/6/f/paseo-de-gustavo-ii-1829a98.jpg.htm][img]http://img28.xooimage.com/files/e/0/2/paseo-de-gustavo-ii-1829a99.jpg[/img][/url]
Une photographie nocturne du nouveau Boulevard des Thorvaliens
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos des résultats économiques du Numancia en 2012 - Acerca de los resultados económicos de Numancia en 2012</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101006033710341226.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/06/mini_101006033710341226.jpg[/img][/url]
Ce classement économique était attendu depuis fort longtemps par les autorités du monde entier...</center>
C'est ce matin que les instances économiques internationales, notamment constituée par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, ont dévoilé [url=http://nsm04.casimages.com/img/2010/10/05/101005101956991966875392.png]leur classement économique des nations du monde[/url] des nations pour l'année civile 2012.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les économistes et experts numanciens ont été, pour la première fois depuis le retour de la monarchie en 1995, contredits dans leurs prévisions, qui étaient plutôt pessimistes suite à la crise politique du Royaume en avril-juin 2012.
Ainsi, la croissance de la nation a été plus que soutenue et fait du Numancia aujourd'hui, en termes de produit intérieur brut, la sixième puissance économique mondiale, soit un bond de trois places tout à fait considérable dans le classement. Avec une richesse nationale s'élevant à 811 595 880 000 d'euros, soit 15 914 euros par Numancien, nous nous payons le luxe de chatouiller le chiffre adélien et même de dépasser d'une courte tête le produit intérieur brut lochlannais.
Mieux encore : pour des investissements gouvernementaux encore insuffisant salons Sa Majesté Sérénissime (ils se montent à 212 000 000 000 d'euros sur l'année 2012), notre balance commerciale est largement excédentaire (41 410 000 000 d'euros de bénéfice net) et la consommation domestique est largement supérieure à celle du Lochlann, de l'Aldéran ou du Quantar, avec 438 185 880 000 d'euros dépensés par les sujets de Felipe V l'année dernière.
Lors d'une conférence de presse exceptionnelle qui s'est tenue il y a deux heures, le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, s'est félicité de ces excellents résultats, qui "prouvent que le Numancia fait désormais partie des nations qui comptent dans le grand concert mondial" et "dont la voix est écoutée par ses consœurs". Il a toutefois voulu éviter tout triomphalisme et a porté un regard critique sur le produit intérieur brut par habitant, estimant que le premier objectif était d'abord de l'amener à plus de vingt mille euros par Numancien d'ici à 2020 au plus tard. Il a aussi déclaré que le taux de chômage, aujourd'hui équivalent à 14% de la population active (qui elle-même représente 65,1% de la population totale), devait encore "être diminué par une politique volontariste et active en matière d'emploi".
Il a conclu par des prévisions excellentes pour l'année 2013, notamment grâce aux nouvelles ressources de la Province Cisplatine, au dynamisme naturel de l'économie nationale et aux effets à long terme des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101006035123226880.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/06/mini_101006035123226880.jpg[/img][/url]
Le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, affichait ce matin une mine réjouie</center>
A propos des résultats économiques du Numancia en 2012 - Acerca de los resultados económicos de Numancia en 2012</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101006033710341226.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/06/mini_101006033710341226.jpg[/img][/url]
Ce classement économique était attendu depuis fort longtemps par les autorités du monde entier...</center>
C'est ce matin que les instances économiques internationales, notamment constituée par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, ont dévoilé [url=http://nsm04.casimages.com/img/2010/10/05/101005101956991966875392.png]leur classement économique des nations du monde[/url] des nations pour l'année civile 2012.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les économistes et experts numanciens ont été, pour la première fois depuis le retour de la monarchie en 1995, contredits dans leurs prévisions, qui étaient plutôt pessimistes suite à la crise politique du Royaume en avril-juin 2012.
Ainsi, la croissance de la nation a été plus que soutenue et fait du Numancia aujourd'hui, en termes de produit intérieur brut, la sixième puissance économique mondiale, soit un bond de trois places tout à fait considérable dans le classement. Avec une richesse nationale s'élevant à 811 595 880 000 d'euros, soit 15 914 euros par Numancien, nous nous payons le luxe de chatouiller le chiffre adélien et même de dépasser d'une courte tête le produit intérieur brut lochlannais.
Mieux encore : pour des investissements gouvernementaux encore insuffisant salons Sa Majesté Sérénissime (ils se montent à 212 000 000 000 d'euros sur l'année 2012), notre balance commerciale est largement excédentaire (41 410 000 000 d'euros de bénéfice net) et la consommation domestique est largement supérieure à celle du Lochlann, de l'Aldéran ou du Quantar, avec 438 185 880 000 d'euros dépensés par les sujets de Felipe V l'année dernière.
Lors d'une conférence de presse exceptionnelle qui s'est tenue il y a deux heures, le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, s'est félicité de ces excellents résultats, qui "prouvent que le Numancia fait désormais partie des nations qui comptent dans le grand concert mondial" et "dont la voix est écoutée par ses consœurs". Il a toutefois voulu éviter tout triomphalisme et a porté un regard critique sur le produit intérieur brut par habitant, estimant que le premier objectif était d'abord de l'amener à plus de vingt mille euros par Numancien d'ici à 2020 au plus tard. Il a aussi déclaré que le taux de chômage, aujourd'hui équivalent à 14% de la population active (qui elle-même représente 65,1% de la population totale), devait encore "être diminué par une politique volontariste et active en matière d'emploi".
Il a conclu par des prévisions excellentes pour l'année 2013, notamment grâce aux nouvelles ressources de la Province Cisplatine, au dynamisme naturel de l'économie nationale et aux effets à long terme des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101006035123226880.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/06/mini_101006035123226880.jpg[/img][/url]
Le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, affichait ce matin une mine réjouie</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
L'avis de l'expert (3) : quelle est la situation mondiale actuelle ? - El dictamen del perito (3) : ¿cuál es la situación mundial actual?</center>
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/6/f/8/francisca-sotomayor-vald-s-1f6d021.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/e/b/5/francisca-sotomayor-vald-s-1f6d022.jpg[/img][/url]
Le nouvel expert de La Concordia, l'analyste politique Francisca Sotomayor Valdés</center>
Pour sa troisième interview, Francisca Sotomayor Valdés va cette fois-ci s'intéresser à la situation géopolitique, idéologique et économique mondiale afin de déterminer avec nous le point de chute des dernières tensions...
Jorge de Legazpi : Bonjour, Doña Francisca, et une nouvelle fois merci d'avoir participé à notre petit programme d'interviews. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas rencontrés pour une série de questions et de réponses et vous avez déjà fait paraître deux ouvrages durant ce laps de temps : El Medievo Constitucional (Le Moyen-Âge constitutionnel), qui traite des influences des décrets et textes juridiques fondamentaux médiévaux dans la Constitution Révisée d'Hispalis; et El Nuevo Orden mundial (Le Nouvel Ordre mondial), sur les récents bouleversements politiques et économiques planétaires.
Francisca Sotomayor Valdés : Bonjour à vous, Don Jorge, et merci de bien vouloir poursuivre ces entrevues qui me font toujours le plus grand plaisir. Vous avez parfaitement résumé mon activité éditoriale dans ces derniers mois mais avez juste oublié de préciser que je suis devenue juge de la Cour Constitutionnelle et que j'y passe désormais le plus clair de mon temps ! (Elle sourit)
Jorge de Legazpi : C'est en effet un fâcheux oubli et vous faites bien de me le signaler, Doña Francisca. Bien, passons au cœur du sujet, qui vous rappellera sans doute vos travaux préparatoires pour votre ultime essai. Quelle est, selon vous, la place du Royaume Canoviste de Numancia dans le concert mondial actuel, tant d'un point de vue politique qu'économique ?
Francisca Sotomayor Valdés : Je dois avouer, en toute humilité scientifique, que mes prévisions concernant le Numancia ont toutes été déjouées et qu'Hispalis se trouve véritablement en position de force pour négocier avec ses alliés et surtout face à ses rivaux ou ses adversaires.
Jorge de Legazpi : Quel étrange revirement de situation et d'opinion ! Qu'est-ce qui a causé ce brusque changement dans vos analyses ?
Francisca Sotomayor Valdés : En premier lieu, je ne pensais pas Sa Majesté Sérénissime Felipe V capable de mener à bien la Guerre du Quem, et ce d'autant plus que son état-major me paraissait très pusillanime et indécis. Tout le monde peut se tromper et, malgré des pertes certes importantes pour la nation, tant d'un point de vue humain que matériel, pertes que votre journal a fort bien résumées dans un numéro récent, malgré le caractère long et complexe du conflit, malgré l'aide absolument indispensable du Rike du Lochlann et du Royaume du Thorval, ce conflit a abouti et a été un succès.
Tout n'est évidemment pas, de nombreuses zones d'ombre subsistent quant à l'avenir des Cisplatins et à leur intégration pleine et entière dans le Numancia ou quant au sort qui sera réservé réellement aux prisonniers de guerre. Néanmoins, le conflit a été une réussite au moins sur trois plans : militaire, tout d'abord, car il a été "propre", réalisé sans bavure, avec une stratégie prudente mais efficace, et car il a prouvé que nos troupes d'armée de terre, si elles n'étaient pas nombreuses, étaient en tout cas bien formées et équipées; économique, ensuite, car la croissance numancienne, sur laquelle je vais revenir, va se voir grandement vivifiée par les importants chantiers qui nous occupent en Cisplatine depuis déjà plusieurs mois et qui sont loin d'être finies, mais également parce que l'exploitation du pétrole et du gaz dans l'archipel risque fort d'être une importante source de revenus pour la Couronne; politique, enfin, car aucun État, même parmi les libéraux, n'a osé contester l'intervention numancienne en Quem. Même le Savoia, qui avait été prompt à couiner (passez-moi l'expression) et à hurler au génocide lors de la Première Guerre de l'Altevum, s'est empressé de répondre à l'appel d'offre international du Ministère de l'Industrie.
Jorge de Legazpi : Et d'un point de vue plus largement économique ?
Francisca Sotomayor Valdés : J'allais y venir. Les récentes révélations de la Banque Mondial et du Fonds Monétaire International concernant notre exceptionnelle croissance en 2012 ont achevé de démontrer que les orientations économiques que nous avons prises étaient les bonnes. Dans un premier temps, elles ont confirmé le dynamisme du Numancia; dans un deuxième temps, elles ont mis fin au pessimisme ambiant, dans lequel je me suis un peu trop facilement laissée piéger, je dois l'avouer, et ont permis au peuple et au gouvernement de respirer un peu; dans un troisième temps, elles nous ont placés en tant que sixième économie mondiale, soit un saut de trois place qui est une vraie récompense des efforts consentis pour le Grand Bond en Avant voulu par Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier. La réussite frappante des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina ou l'inauguration de la centrale nucléaire de Pajaroncillo sont les démonstrations les plus visibles de cette santé très rassurante de l'économie numancienne.
Jorge de Legazpi : Vous étiez pourtant très critique vis-à-vis de la législature phalangiste et des talents politiques du Roi il y a encore six mois ?
Francisca Sotomayor Valdés : Je ne pouvais en toute honnêteté pas prévoir les importants remaniements ministériels qu'allait effectuer Felipe V.
Ils ont pourtant été magistraux, surtout parce que Sa Majesté a enfin compris que Don Enrique Bahamonde n'était pas adapté au poste de Président du Gouvernement. A mon sens, il n'a jamais su coordonner l'action gouvernementale ni même impulser un sens réel aux réformes qui venaient toutes du souverain. Aujourd'hui, Doña Laura Arbenz Ortega fait au contraire preuve d'un grand professionnalisme et travaille en partenariat avec le Roi, ce qui porte ses fruits.
Le seul vrai chantier encore très lacunaire au Numancia est celui du redressement des forces armées, bien qu'il faille continuer à être très vigilant dans les autres domaines.
Jorge de Legazpi : Quittons, si vous le voulez bien, le domaine strictement numancien, pays dont on a vu qu'il réussissait peu à peu à s'impose comme un acteur mondial majeur, pour nous intéresser au contexte international en général. Nous allons commencer par ce qui, aujourd'hui, préoccupe la plupart des gouvernements, la fameuse crise slave... Comment la considérez-vous ? Y voyez-vous une issue favorable ?
Francisca Sotomayor Valdés : L'explosion de la bombe thermonucléaire de Jam City a en effet une nouvelle d'une portée effrayante. La crise provoquée par le nouveau dictateur turrïï, qui se considère, sans doute un peu pompeusement, comme le successeur de Marcienko, révèle à mon avis deux aspects très contradictoires de la politique rostove.
Soit le dirigeant suprême de Novgorod, Vladimir Kirov, a clairement montré ses limites en se laissant subtiliser aussi facilement une ogive nucléaire, au nez et à la barbe de ses services secrets; soit il a sciemment donné la possibilité à Kherovitch de s'emparer d'une arme de destruction massive pour s'éviter la sale besogne, tester son arsenal nucléaire et surtout justifier son intervention panslave dans les pays voisins.
Je crois toutefois Vladimir Kirov beaucoup trop rusé pour s'être bêtement fait duper par son cher confrère oriental... Si Kherovitch et Kirov ne sont pas de mèche, les autorités rostoves ont en tout cas intérêt pour le moment à laisser le dirigeant turrïï agir à sa guise. Mais lorsque le système rostov aura accompli son œuvre en Zebej, par exemple, la menace Kherovitch lui deviendra vite inutile et il s'en débarrassera en un clin d'œil.
Jorge de Legazpi : Voyez-vous un quelconque lien entre cette crise slave et les récentes manœuvres kirepiennes, notamment en Océan Barebjalien ?
Francisca Sotomayor Valdés : Pas réellement, ou alors très indirectement en tout cas.
Vliduj Gak a bien entendu grandement bénéficié de l'explosion de Jam City pour faire main basse sur un Astara de plus en plus affaibli et incompétent. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'un colonisateur ou un autre ne retire tout pouvoir décisionnel aux dirigeants astarans, toujours très prompts à se laisser dominés sous la forme d'un protectorat, qu'il soit lochlannais ou kirepien.
L'Astara a vécu des tragédies telles qu'il ne s'en relèvera sans doute jamais, mais ce sont surtout ses dirigeants successifs qui n'ont jamais su mener une politique cohérente et efficace. Il est d'ailleurs amusant de considérer que c'est aujourd'hui que le gouvernement astaran a fait paraître un Art de la guerre, alors même qu'il a été battu à plates coutures lors de la Deuxième Guerre de l'Altevum et qu'il a gagné la première par des moyens plus qu'interlopes. Je doute très franchement qu'il puisse à cet égard donner des leçons au Numancia ou à qui que ce soit d'autre, et ce d'autant plus qu'il ne décide plus de rien. Si Hispalis, qui s'en est plutôt bien sorti lors de la Guerre du Quem, voulait prendre des cours d'art de la guerre, il ferait bien de s'adresser à Jarrstad ou à Jiyuan plutôt qu'à Alexandropolis...
Concernant l'invasion de la Cabalie par le Kirep ou le dialogue d'Ophrone avec les Îles de Sand, ces actions me paraissent légitimes et logiques. Vliduj Gak a parfaitement compris que, dans la course à la puissance, son pays avait pris un formidable retard, notamment par rapport à son éternel rival dans le secteur, le Sionving. Il a aussi sans doute appris un peu à ses dépens que le nombre d'habitants d'un pays ne faisait pas en soi sa puissance. Il faudra désormais suivre cette affaire de plus près pour voir comment le pouvoir kirepien va manœuvrer en Océan Barebjalien : il n'est pas au bout de ses peines !
Jorge de Legazpi : Que pensez-vous, dans le même secteur, des récents bouleversement politiques au Royaume d'Aman ? N'est-il pas un peu insolite pour une monarchie aussi conservatrice de se proclamer d'abord communiste puis fasciste en aussi peu de temps ?
Francisca Sotomayor Valdés : L'Aman traverse actuellement une crise dont il ne voit pas le bout. Sa Majesté Sérénissime Abd al Aziz ibn Saoud I cherche avant tout des alliés fiables, stables et puissants et n'en a guère trouvé dans l'Union du Tiers-Monde, que le Kirep contrôle d'une main de fer. Il s'est donc réorienté vers Jarrstad, avec qui il a toujours entretenu de très bons rapports, et qui pourrait lui apporter une certaine sécurité militaire.
Mais deux questions se posent malgré tout pour Qal'at Bicha, deux questions auxquelles le Roi et son nouveau gouvernement vont devoir réfléchir très sérieusement :
- Le Lochlann ne risque-t-il pas de se servir de l'Aman pour quadriller la région en termes militaires et politiques plus qu'aider véritablement le royaume arabe à se développer et à sécuriser ses frontières ? N'oublions pas que le chancelier Peter Eriksson ne compte pas de véritables amis à l'extérieur et mène, depuis sa victorieuse campagne au Makengo, une opération de vaste envergure dans cette partie du monde...
- Maintenant que l'Aman est en froid avec cette antichambre du Pacte de Novgorod qu'est l'Union du Tiers-Monde, d'où va-t-il tirer ses ressources complémentaires ? Car Qal'at Bicha traverse une bien grave crise économique : dépréciation de sa monnaie, tant sur le marché intérieur qu'extérieur; balance commerciale très déficitaire; grave crise de confiance des investisseurs... Le Lochlann va-t-il s'empresser de répondre à ces questions ? Rien n'est moins sûr...
Jorge de Legazpi : Pour finir, comment peut se positionner à l'heure actuelle la Sainte Alliance dans le grand concert mondial, sachant que le Numancia en est désormais la nation la plus puissante et que le Thorval peut enfin prétendre à redevenir une nation importante ? De quel œil voyez-vous les récentes réalisations du Pacte de Cantalapiedra ?
Francisca Sotomayor Valdés : J'avoue avoir été très agréablement surprise par la réactivité et le dynamisme de la Sainte Alliance, qui avait commencé par une série de traités indispensables et bénéfiques avant de "tomber en sommeil".
La cellule de crise mise en place fort prestement après l'explosion de la bombe de Jam City, l'activation du Fonds Commun, dirigé par le Thorvalien Anselme Finnbogadossen, l'adhésion récente du Zileurzbran et la demande d'adhésion de l'Aman, la perspective d'un congrès à Ademtown très prochainement... Tout cela prouve que la Sainte Alliance est une coalition équilibrée, efficace, qui parvient à ses fins sans renier ses principes, attire et fait quelque part rêver.
C'est pourquoi elle doit continuer sur cette voix et renforcer la coopération et l'amitié entre ses membres, tout en promouvant une voix idéologique et politique propre.
L'avis de l'expert (3) : quelle est la situation mondiale actuelle ? - El dictamen del perito (3) : ¿cuál es la situación mundial actual?</center>
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/6/f/8/francisca-sotomayor-vald-s-1f6d021.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/e/b/5/francisca-sotomayor-vald-s-1f6d022.jpg[/img][/url]
Le nouvel expert de La Concordia, l'analyste politique Francisca Sotomayor Valdés</center>
Pour sa troisième interview, Francisca Sotomayor Valdés va cette fois-ci s'intéresser à la situation géopolitique, idéologique et économique mondiale afin de déterminer avec nous le point de chute des dernières tensions...
Jorge de Legazpi : Bonjour, Doña Francisca, et une nouvelle fois merci d'avoir participé à notre petit programme d'interviews. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas rencontrés pour une série de questions et de réponses et vous avez déjà fait paraître deux ouvrages durant ce laps de temps : El Medievo Constitucional (Le Moyen-Âge constitutionnel), qui traite des influences des décrets et textes juridiques fondamentaux médiévaux dans la Constitution Révisée d'Hispalis; et El Nuevo Orden mundial (Le Nouvel Ordre mondial), sur les récents bouleversements politiques et économiques planétaires.
Francisca Sotomayor Valdés : Bonjour à vous, Don Jorge, et merci de bien vouloir poursuivre ces entrevues qui me font toujours le plus grand plaisir. Vous avez parfaitement résumé mon activité éditoriale dans ces derniers mois mais avez juste oublié de préciser que je suis devenue juge de la Cour Constitutionnelle et que j'y passe désormais le plus clair de mon temps ! (Elle sourit)
Jorge de Legazpi : C'est en effet un fâcheux oubli et vous faites bien de me le signaler, Doña Francisca. Bien, passons au cœur du sujet, qui vous rappellera sans doute vos travaux préparatoires pour votre ultime essai. Quelle est, selon vous, la place du Royaume Canoviste de Numancia dans le concert mondial actuel, tant d'un point de vue politique qu'économique ?
Francisca Sotomayor Valdés : Je dois avouer, en toute humilité scientifique, que mes prévisions concernant le Numancia ont toutes été déjouées et qu'Hispalis se trouve véritablement en position de force pour négocier avec ses alliés et surtout face à ses rivaux ou ses adversaires.
Jorge de Legazpi : Quel étrange revirement de situation et d'opinion ! Qu'est-ce qui a causé ce brusque changement dans vos analyses ?
Francisca Sotomayor Valdés : En premier lieu, je ne pensais pas Sa Majesté Sérénissime Felipe V capable de mener à bien la Guerre du Quem, et ce d'autant plus que son état-major me paraissait très pusillanime et indécis. Tout le monde peut se tromper et, malgré des pertes certes importantes pour la nation, tant d'un point de vue humain que matériel, pertes que votre journal a fort bien résumées dans un numéro récent, malgré le caractère long et complexe du conflit, malgré l'aide absolument indispensable du Rike du Lochlann et du Royaume du Thorval, ce conflit a abouti et a été un succès.
Tout n'est évidemment pas, de nombreuses zones d'ombre subsistent quant à l'avenir des Cisplatins et à leur intégration pleine et entière dans le Numancia ou quant au sort qui sera réservé réellement aux prisonniers de guerre. Néanmoins, le conflit a été une réussite au moins sur trois plans : militaire, tout d'abord, car il a été "propre", réalisé sans bavure, avec une stratégie prudente mais efficace, et car il a prouvé que nos troupes d'armée de terre, si elles n'étaient pas nombreuses, étaient en tout cas bien formées et équipées; économique, ensuite, car la croissance numancienne, sur laquelle je vais revenir, va se voir grandement vivifiée par les importants chantiers qui nous occupent en Cisplatine depuis déjà plusieurs mois et qui sont loin d'être finies, mais également parce que l'exploitation du pétrole et du gaz dans l'archipel risque fort d'être une importante source de revenus pour la Couronne; politique, enfin, car aucun État, même parmi les libéraux, n'a osé contester l'intervention numancienne en Quem. Même le Savoia, qui avait été prompt à couiner (passez-moi l'expression) et à hurler au génocide lors de la Première Guerre de l'Altevum, s'est empressé de répondre à l'appel d'offre international du Ministère de l'Industrie.
Jorge de Legazpi : Et d'un point de vue plus largement économique ?
Francisca Sotomayor Valdés : J'allais y venir. Les récentes révélations de la Banque Mondial et du Fonds Monétaire International concernant notre exceptionnelle croissance en 2012 ont achevé de démontrer que les orientations économiques que nous avons prises étaient les bonnes. Dans un premier temps, elles ont confirmé le dynamisme du Numancia; dans un deuxième temps, elles ont mis fin au pessimisme ambiant, dans lequel je me suis un peu trop facilement laissée piéger, je dois l'avouer, et ont permis au peuple et au gouvernement de respirer un peu; dans un troisième temps, elles nous ont placés en tant que sixième économie mondiale, soit un saut de trois place qui est une vraie récompense des efforts consentis pour le Grand Bond en Avant voulu par Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier. La réussite frappante des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina ou l'inauguration de la centrale nucléaire de Pajaroncillo sont les démonstrations les plus visibles de cette santé très rassurante de l'économie numancienne.
Jorge de Legazpi : Vous étiez pourtant très critique vis-à-vis de la législature phalangiste et des talents politiques du Roi il y a encore six mois ?
Francisca Sotomayor Valdés : Je ne pouvais en toute honnêteté pas prévoir les importants remaniements ministériels qu'allait effectuer Felipe V.
Ils ont pourtant été magistraux, surtout parce que Sa Majesté a enfin compris que Don Enrique Bahamonde n'était pas adapté au poste de Président du Gouvernement. A mon sens, il n'a jamais su coordonner l'action gouvernementale ni même impulser un sens réel aux réformes qui venaient toutes du souverain. Aujourd'hui, Doña Laura Arbenz Ortega fait au contraire preuve d'un grand professionnalisme et travaille en partenariat avec le Roi, ce qui porte ses fruits.
Le seul vrai chantier encore très lacunaire au Numancia est celui du redressement des forces armées, bien qu'il faille continuer à être très vigilant dans les autres domaines.
Jorge de Legazpi : Quittons, si vous le voulez bien, le domaine strictement numancien, pays dont on a vu qu'il réussissait peu à peu à s'impose comme un acteur mondial majeur, pour nous intéresser au contexte international en général. Nous allons commencer par ce qui, aujourd'hui, préoccupe la plupart des gouvernements, la fameuse crise slave... Comment la considérez-vous ? Y voyez-vous une issue favorable ?
Francisca Sotomayor Valdés : L'explosion de la bombe thermonucléaire de Jam City a en effet une nouvelle d'une portée effrayante. La crise provoquée par le nouveau dictateur turrïï, qui se considère, sans doute un peu pompeusement, comme le successeur de Marcienko, révèle à mon avis deux aspects très contradictoires de la politique rostove.
Soit le dirigeant suprême de Novgorod, Vladimir Kirov, a clairement montré ses limites en se laissant subtiliser aussi facilement une ogive nucléaire, au nez et à la barbe de ses services secrets; soit il a sciemment donné la possibilité à Kherovitch de s'emparer d'une arme de destruction massive pour s'éviter la sale besogne, tester son arsenal nucléaire et surtout justifier son intervention panslave dans les pays voisins.
Je crois toutefois Vladimir Kirov beaucoup trop rusé pour s'être bêtement fait duper par son cher confrère oriental... Si Kherovitch et Kirov ne sont pas de mèche, les autorités rostoves ont en tout cas intérêt pour le moment à laisser le dirigeant turrïï agir à sa guise. Mais lorsque le système rostov aura accompli son œuvre en Zebej, par exemple, la menace Kherovitch lui deviendra vite inutile et il s'en débarrassera en un clin d'œil.
Jorge de Legazpi : Voyez-vous un quelconque lien entre cette crise slave et les récentes manœuvres kirepiennes, notamment en Océan Barebjalien ?
Francisca Sotomayor Valdés : Pas réellement, ou alors très indirectement en tout cas.
Vliduj Gak a bien entendu grandement bénéficié de l'explosion de Jam City pour faire main basse sur un Astara de plus en plus affaibli et incompétent. Mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'un colonisateur ou un autre ne retire tout pouvoir décisionnel aux dirigeants astarans, toujours très prompts à se laisser dominés sous la forme d'un protectorat, qu'il soit lochlannais ou kirepien.
L'Astara a vécu des tragédies telles qu'il ne s'en relèvera sans doute jamais, mais ce sont surtout ses dirigeants successifs qui n'ont jamais su mener une politique cohérente et efficace. Il est d'ailleurs amusant de considérer que c'est aujourd'hui que le gouvernement astaran a fait paraître un Art de la guerre, alors même qu'il a été battu à plates coutures lors de la Deuxième Guerre de l'Altevum et qu'il a gagné la première par des moyens plus qu'interlopes. Je doute très franchement qu'il puisse à cet égard donner des leçons au Numancia ou à qui que ce soit d'autre, et ce d'autant plus qu'il ne décide plus de rien. Si Hispalis, qui s'en est plutôt bien sorti lors de la Guerre du Quem, voulait prendre des cours d'art de la guerre, il ferait bien de s'adresser à Jarrstad ou à Jiyuan plutôt qu'à Alexandropolis...
Concernant l'invasion de la Cabalie par le Kirep ou le dialogue d'Ophrone avec les Îles de Sand, ces actions me paraissent légitimes et logiques. Vliduj Gak a parfaitement compris que, dans la course à la puissance, son pays avait pris un formidable retard, notamment par rapport à son éternel rival dans le secteur, le Sionving. Il a aussi sans doute appris un peu à ses dépens que le nombre d'habitants d'un pays ne faisait pas en soi sa puissance. Il faudra désormais suivre cette affaire de plus près pour voir comment le pouvoir kirepien va manœuvrer en Océan Barebjalien : il n'est pas au bout de ses peines !
Jorge de Legazpi : Que pensez-vous, dans le même secteur, des récents bouleversement politiques au Royaume d'Aman ? N'est-il pas un peu insolite pour une monarchie aussi conservatrice de se proclamer d'abord communiste puis fasciste en aussi peu de temps ?
Francisca Sotomayor Valdés : L'Aman traverse actuellement une crise dont il ne voit pas le bout. Sa Majesté Sérénissime Abd al Aziz ibn Saoud I cherche avant tout des alliés fiables, stables et puissants et n'en a guère trouvé dans l'Union du Tiers-Monde, que le Kirep contrôle d'une main de fer. Il s'est donc réorienté vers Jarrstad, avec qui il a toujours entretenu de très bons rapports, et qui pourrait lui apporter une certaine sécurité militaire.
Mais deux questions se posent malgré tout pour Qal'at Bicha, deux questions auxquelles le Roi et son nouveau gouvernement vont devoir réfléchir très sérieusement :
- Le Lochlann ne risque-t-il pas de se servir de l'Aman pour quadriller la région en termes militaires et politiques plus qu'aider véritablement le royaume arabe à se développer et à sécuriser ses frontières ? N'oublions pas que le chancelier Peter Eriksson ne compte pas de véritables amis à l'extérieur et mène, depuis sa victorieuse campagne au Makengo, une opération de vaste envergure dans cette partie du monde...
- Maintenant que l'Aman est en froid avec cette antichambre du Pacte de Novgorod qu'est l'Union du Tiers-Monde, d'où va-t-il tirer ses ressources complémentaires ? Car Qal'at Bicha traverse une bien grave crise économique : dépréciation de sa monnaie, tant sur le marché intérieur qu'extérieur; balance commerciale très déficitaire; grave crise de confiance des investisseurs... Le Lochlann va-t-il s'empresser de répondre à ces questions ? Rien n'est moins sûr...
Jorge de Legazpi : Pour finir, comment peut se positionner à l'heure actuelle la Sainte Alliance dans le grand concert mondial, sachant que le Numancia en est désormais la nation la plus puissante et que le Thorval peut enfin prétendre à redevenir une nation importante ? De quel œil voyez-vous les récentes réalisations du Pacte de Cantalapiedra ?
Francisca Sotomayor Valdés : J'avoue avoir été très agréablement surprise par la réactivité et le dynamisme de la Sainte Alliance, qui avait commencé par une série de traités indispensables et bénéfiques avant de "tomber en sommeil".
La cellule de crise mise en place fort prestement après l'explosion de la bombe de Jam City, l'activation du Fonds Commun, dirigé par le Thorvalien Anselme Finnbogadossen, l'adhésion récente du Zileurzbran et la demande d'adhésion de l'Aman, la perspective d'un congrès à Ademtown très prochainement... Tout cela prouve que la Sainte Alliance est une coalition équilibrée, efficace, qui parvient à ses fins sans renier ses principes, attire et fait quelque part rêver.
C'est pourquoi elle doit continuer sur cette voix et renforcer la coopération et l'amitié entre ses membres, tout en promouvant une voix idéologique et politique propre.
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos de la décision de l'Organisation International du Football concernant la prochaine Coupe du Monde - Acerca de la decisión de la Organización Internacional del Fútbol en lo que se refiere al próximo Mundial</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101008085452311779.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/08/mini_101008085452311779.jpg[/img][/url]
Une immense foule avait été réunie dans les principales métropoles du Numancia, comme ici à Hispalis, au Campo de las Naciones, pour célébrer l'événement comme il se devait</center>
L'année 2013 marquerait-elle le grand retour définitif du Royaume Canoviste de Numancia sur la scène internationale ? C'est en effet ce qu'il semblerait, puisqu'après les Jeux Olympiques de 2013, organisés à Filipina, c'est bel et bien notre nation qui sera en charge de la Coupe du Monde de Football de cette année.
Non, vous ne rêvez pas ! Mêmes causes, mêmes effets : après la décision du Comité Olympique International de retirer les Olympiades d'Hiver de cette année à la ville palombienne d'Alegra pour de graves retards de livraison dans les infrastructures, l'Organisation Internationale du Football a pris le même chemin. Prenant en effet acte des problèmes financiers et juridiques de la candidature numancienne, elle a passé dans le plus grand secret le flambeau à la Fédération Numancienne Royale de Football. C'est d'ailleurs au Siège des Fédérations, à Filipina, que se sont réunis ce matin les membres de l'Organisation pour annoncer, à dix heures précises, cette grande nouvelle connue depuis septembre 2012 par Sa Majesté Sérénissime et le gouvernement phalangiste.
Le contrat était alors simple : si le Numancia était capable de rénover et d'agrandir ses stades et de retravailler les points faibles de son dossier de candidature pour les améliorer, il organiserait alors la Coupe du Monde de Football de l'année 2013. C'est donc dès le 15 septembre que les travaux de rénovation et de mise en conformité des arènes nationales ont été entamés, pour s'achever le 17 avril dernier.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101008090345788793.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/08/mini_101008090345788793.jpg[/img][/url]
La Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, lors de sa conférence de presse exceptionnelle de ce matin</center>
Si la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, s'était mise sur son trente-et-un ce matin, pour sa conférence de presse exceptionnelle, à onze heures trente, c'était d'ailleurs pour présenter le dossier numancien retouché, transformé et finalisé, qui avait nécessité des mois de travail et de réflexion. Le sourire aux lèvres, elle a d'abord salué la décision de l'Organisation Internationale du Football, alors qu'au même moment, des milliers de Numanciens défilaient joyeusement dans les rues d'Hispalis, Emerita Augusta, Filipina, Vadeable ou Nicolasol pour exprimer leur joie face à cette révélation.
Elle s'est d'ailleurs servie de cette manifestation quasi spontanée (plusieurs rassemblement avaient été organisés dans la matinée, au Campo de las Naciones, par exemple) pour prouver que le Numancia était le grand pays du football en Alméra : "Tandis que nos compatriotes font montre, à juste titre, de leur bonheur, nous ne pouvons que rappeler que nous avions le meilleur projet, ce qu'ont démontré par ailleurs les difficultés financières et juridiques adéliennes. Tous nos stades ont été rénovés ou agrandis entre août 2012 et avril 2013; nous sommes les champions du monde et d'Alméra en titre; nous avons travaillé dur pour pallier les manques de notre candidature; nous avons fait appel aux meilleurs artistes, sportifs, responsables ou techniciens; nous sommes là et nous allons faire de cette Coupe du Monde une fête et une réussite."
Elle a ensuite rappelé le succès de l'organisation des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina, en février dernier, soulignant que le Numancia frappait à nouveau un grand coup, démontrant qu'entre ses excellents résultats économiques, son rayonnement culturel et sportif, sa brillante démonstration lors des dernières Olympiades hivernales. "Le monde a de nouveau les yeux tournés vers le Numancia et nous ne le décevrons pas".
D'après la Ministre, tout est déjà fin prêt : les infrastructures sportives, de restauration, d'hébergement ou de transport; le dispositif de sécurité; les hymnes, les mascottes, les logotypes, les produits dérivés.
Le Centre Médiatique Pedro Chalmeta, à Filipina, bâti pour les Jeux Olympiques d'Hiver de cette année, sera réutilisé pour les conférences de presse et la centralisation des retransmissions télévisées, radiophoniques et en ligne. Le groupe télévisuel publique TV Numancia lancera par ailleurs prochainement un appel d'offre international pour la retransmission internationale de l'événement.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101008091800560211.gif][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/08/mini_101008091800560211.gif[/img][/url]
La mascotte de cette Coupe du Monde numancienne sera Furio, le taureau sauvage</center>
Avant de procéder à une rétroprojection des différentes infrastructures, des symboles et des acteurs de cet événement sportif mondial, Doña Ana Griñán Salgado a confirmé les rumeurs selon lesquelles la chanteuse ranekikienne Shakira avait enregistré une chanson spécialement pour cette Coupe du Monde durant l'hiver, Gitana (Gitane), que la Ministre a révélé quelques minutes plus tard. Elle a également expliqué que Don Félix Isaac de Albéniz, décidément aussi à l'aise avec un orchestre philharmonique qu'avec des instruments électroniques, avec composé l'autre hymne de la Coupe du Monde, utilisé pour la vidéo de présentation de l'événement. La mascotte de cette année, Furio, le taureau sauvage, représente selon elle "la rage de vaincre de l'équipe nationale de football, la Furia Roja, mais aussi le dynamisme et l'envie d'y croire du pays".
Elle a ensuite brièvement rappelé la liste des dix stades retenus dans la candidature améliorée du pays : à Hispalis, le Stade Monumental Ángel Ier, agrandi à 110 000 places, le Stade du Prince Consort, agrandi à 95 000 places et le Stade de la Monarchie, agrandi à 75 000 places; à Emerita Augusta, le Stade Saint-Joseph, agrandi à 70 000 places et le Stade Emilio Salinas, agrandi à 60 000 places; à Filipina, le Stade de la Colline, agrandi à 60 000 places pour la cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Hiver de cette année et le Stade des Trois Fleuves, agrandi à 50 000 places; à Vadeable, le Stade Couvert, agrandi à 40 000 places; à Nicolasol, le Stade de la Reine Adelia, agrandi à 45 000 places; et, la grosse surprise du jour, le Stade Felipe V de Puerto Real, en Province Cisplatine, rénové et agrandi à 65 000 places sur la base du vieux stade quemien Luis II. C'est d'ailleurs la toute nouvelle province numancienne qui accueillera la cérémonie et la rencontre d'ouverture, tandis que la cérémonie de clôture et la finale se feront à Hispalis, au Stade Monumental Ángel Ier.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=10100809310146742.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/08/mini_10100809310146742.jpg[/img][/url]
C'est le Stade Felipe V de Puerto Real, en Province Cisplatine, rénové et agrandi après la conquête de la ville, qui accueillera la cérémonie d'ouverture et le premier match de cette Coupe du Monde de Football</center>
A propos de la décision de l'Organisation International du Football concernant la prochaine Coupe du Monde - Acerca de la decisión de la Organización Internacional del Fútbol en lo que se refiere al próximo Mundial</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101008085452311779.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/08/mini_101008085452311779.jpg[/img][/url]
Une immense foule avait été réunie dans les principales métropoles du Numancia, comme ici à Hispalis, au Campo de las Naciones, pour célébrer l'événement comme il se devait</center>
L'année 2013 marquerait-elle le grand retour définitif du Royaume Canoviste de Numancia sur la scène internationale ? C'est en effet ce qu'il semblerait, puisqu'après les Jeux Olympiques de 2013, organisés à Filipina, c'est bel et bien notre nation qui sera en charge de la Coupe du Monde de Football de cette année.
Non, vous ne rêvez pas ! Mêmes causes, mêmes effets : après la décision du Comité Olympique International de retirer les Olympiades d'Hiver de cette année à la ville palombienne d'Alegra pour de graves retards de livraison dans les infrastructures, l'Organisation Internationale du Football a pris le même chemin. Prenant en effet acte des problèmes financiers et juridiques de la candidature numancienne, elle a passé dans le plus grand secret le flambeau à la Fédération Numancienne Royale de Football. C'est d'ailleurs au Siège des Fédérations, à Filipina, que se sont réunis ce matin les membres de l'Organisation pour annoncer, à dix heures précises, cette grande nouvelle connue depuis septembre 2012 par Sa Majesté Sérénissime et le gouvernement phalangiste.
Le contrat était alors simple : si le Numancia était capable de rénover et d'agrandir ses stades et de retravailler les points faibles de son dossier de candidature pour les améliorer, il organiserait alors la Coupe du Monde de Football de l'année 2013. C'est donc dès le 15 septembre que les travaux de rénovation et de mise en conformité des arènes nationales ont été entamés, pour s'achever le 17 avril dernier.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101008090345788793.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/08/mini_101008090345788793.jpg[/img][/url]
La Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, lors de sa conférence de presse exceptionnelle de ce matin</center>
Si la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, s'était mise sur son trente-et-un ce matin, pour sa conférence de presse exceptionnelle, à onze heures trente, c'était d'ailleurs pour présenter le dossier numancien retouché, transformé et finalisé, qui avait nécessité des mois de travail et de réflexion. Le sourire aux lèvres, elle a d'abord salué la décision de l'Organisation Internationale du Football, alors qu'au même moment, des milliers de Numanciens défilaient joyeusement dans les rues d'Hispalis, Emerita Augusta, Filipina, Vadeable ou Nicolasol pour exprimer leur joie face à cette révélation.
Elle s'est d'ailleurs servie de cette manifestation quasi spontanée (plusieurs rassemblement avaient été organisés dans la matinée, au Campo de las Naciones, par exemple) pour prouver que le Numancia était le grand pays du football en Alméra : "Tandis que nos compatriotes font montre, à juste titre, de leur bonheur, nous ne pouvons que rappeler que nous avions le meilleur projet, ce qu'ont démontré par ailleurs les difficultés financières et juridiques adéliennes. Tous nos stades ont été rénovés ou agrandis entre août 2012 et avril 2013; nous sommes les champions du monde et d'Alméra en titre; nous avons travaillé dur pour pallier les manques de notre candidature; nous avons fait appel aux meilleurs artistes, sportifs, responsables ou techniciens; nous sommes là et nous allons faire de cette Coupe du Monde une fête et une réussite."
Elle a ensuite rappelé le succès de l'organisation des Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina, en février dernier, soulignant que le Numancia frappait à nouveau un grand coup, démontrant qu'entre ses excellents résultats économiques, son rayonnement culturel et sportif, sa brillante démonstration lors des dernières Olympiades hivernales. "Le monde a de nouveau les yeux tournés vers le Numancia et nous ne le décevrons pas".
D'après la Ministre, tout est déjà fin prêt : les infrastructures sportives, de restauration, d'hébergement ou de transport; le dispositif de sécurité; les hymnes, les mascottes, les logotypes, les produits dérivés.
Le Centre Médiatique Pedro Chalmeta, à Filipina, bâti pour les Jeux Olympiques d'Hiver de cette année, sera réutilisé pour les conférences de presse et la centralisation des retransmissions télévisées, radiophoniques et en ligne. Le groupe télévisuel publique TV Numancia lancera par ailleurs prochainement un appel d'offre international pour la retransmission internationale de l'événement.
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La mascotte de cette Coupe du Monde numancienne sera Furio, le taureau sauvage</center>
Avant de procéder à une rétroprojection des différentes infrastructures, des symboles et des acteurs de cet événement sportif mondial, Doña Ana Griñán Salgado a confirmé les rumeurs selon lesquelles la chanteuse ranekikienne Shakira avait enregistré une chanson spécialement pour cette Coupe du Monde durant l'hiver, Gitana (Gitane), que la Ministre a révélé quelques minutes plus tard. Elle a également expliqué que Don Félix Isaac de Albéniz, décidément aussi à l'aise avec un orchestre philharmonique qu'avec des instruments électroniques, avec composé l'autre hymne de la Coupe du Monde, utilisé pour la vidéo de présentation de l'événement. La mascotte de cette année, Furio, le taureau sauvage, représente selon elle "la rage de vaincre de l'équipe nationale de football, la Furia Roja, mais aussi le dynamisme et l'envie d'y croire du pays".
Elle a ensuite brièvement rappelé la liste des dix stades retenus dans la candidature améliorée du pays : à Hispalis, le Stade Monumental Ángel Ier, agrandi à 110 000 places, le Stade du Prince Consort, agrandi à 95 000 places et le Stade de la Monarchie, agrandi à 75 000 places; à Emerita Augusta, le Stade Saint-Joseph, agrandi à 70 000 places et le Stade Emilio Salinas, agrandi à 60 000 places; à Filipina, le Stade de la Colline, agrandi à 60 000 places pour la cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Hiver de cette année et le Stade des Trois Fleuves, agrandi à 50 000 places; à Vadeable, le Stade Couvert, agrandi à 40 000 places; à Nicolasol, le Stade de la Reine Adelia, agrandi à 45 000 places; et, la grosse surprise du jour, le Stade Felipe V de Puerto Real, en Province Cisplatine, rénové et agrandi à 65 000 places sur la base du vieux stade quemien Luis II. C'est d'ailleurs la toute nouvelle province numancienne qui accueillera la cérémonie et la rencontre d'ouverture, tandis que la cérémonie de clôture et la finale se feront à Hispalis, au Stade Monumental Ángel Ier.
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C'est le Stade Felipe V de Puerto Real, en Province Cisplatine, rénové et agrandi après la conquête de la ville, qui accueillera la cérémonie d'ouverture et le premier match de cette Coupe du Monde de Football</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>El Cambio Revolucionario
A propos des vingt-quatre mineurs coincés à Peñacaballera - Acerca de los veinticuatro mineros atrancados en Peñacaballera</center>
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La mine d'or de Peñacaballera, photographiée en juin 2008</center>
La terrible nouvelle pour les habitants du petit village de Peñacaballera, situé à quinze kilomètres de Júcar, dans la Province de Península del Ponente, est tombée ce matin vers neuf heures trente.
Des quarante-quatre mineurs qui travaillent dans cette mine d'or secondaire de la comarque de Verdura, un peu plus de la moitié d'entre eux (vingt-quatre hommes pour être précis) se sont retrouvés coincés dans un conduit d'environ quinze mètres de long sur sept de large à la suite d'un éboulement d'origine encore inconnue.
Ensevelis sous vingt mètres de roches, les malheureux travailleurs ont toutefois pu passer un appel de secours à leur poste de commandement grâce à un poste émetteur et ont notamment rassuré leurs familles quant à leur état, puisqu'aucun blessé ni aucun mort n'est à déplorer. Malheureusement, les services de secours et les unités techniques rapidement arrivées sur place ont établi que leur plan de sauvetage prendrait sans doute plus d'un mois étant donné la nature granitique et résistante de la roche qui recouvre la chambre où se sont réfugiées les victimes. Du matériel de forage ainsi que des produits de première nécessité (alimentation, vêtements chauds, produits médicaux de première urgence) sont arrivés sur place dès midi et demie et ont pu être transmis aux mineurs par un petit conduit d'à peine trente centimètres de largeur, grâce à des cylindres de métal spécialement prévus à cet effet. Les travailleurs semblent se porter plutôt bien d'un point de vue moral, même si une cellule d'aide psychologique a été dépêchée sur place afin d'évaluer leur résistance mentale et leurs besoins psychiques fondamentaux dans une telle situation.
De son côté, Sa Majesté Sérénissime Felipe V a fait le déplacement à Peñacaballera dès quatorze heures, accompagnée par la Ministre de l'Industrie, de la Ville, des Mines et de l'Énergie, Doña Carmen Vega Diego, et du Directeur Général de Repsol, le Conglomérat National à la Construction et aux Énergies, Don Gustavo Allende Salázar. Le Roi a notamment pu brièvement parler aux mineurs puis s'est entretenu en privé avec les familles des victimes. Lors d'une conférence de presse tenue à Nicolasol, la capitale provinciale, il a notamment fait savoir que tout allait être mis en œuvre pour venir en aide au plus vite à ces vingt-quatre mineurs et aussi fait part de l'ouverture immédiat d'une enquête pour déterminer les causes de cet éboulement visiblement accidentel.
A propos des vingt-quatre mineurs coincés à Peñacaballera - Acerca de los veinticuatro mineros atrancados en Peñacaballera</center>
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La mine d'or de Peñacaballera, photographiée en juin 2008</center>
La terrible nouvelle pour les habitants du petit village de Peñacaballera, situé à quinze kilomètres de Júcar, dans la Province de Península del Ponente, est tombée ce matin vers neuf heures trente.
Des quarante-quatre mineurs qui travaillent dans cette mine d'or secondaire de la comarque de Verdura, un peu plus de la moitié d'entre eux (vingt-quatre hommes pour être précis) se sont retrouvés coincés dans un conduit d'environ quinze mètres de long sur sept de large à la suite d'un éboulement d'origine encore inconnue.
Ensevelis sous vingt mètres de roches, les malheureux travailleurs ont toutefois pu passer un appel de secours à leur poste de commandement grâce à un poste émetteur et ont notamment rassuré leurs familles quant à leur état, puisqu'aucun blessé ni aucun mort n'est à déplorer. Malheureusement, les services de secours et les unités techniques rapidement arrivées sur place ont établi que leur plan de sauvetage prendrait sans doute plus d'un mois étant donné la nature granitique et résistante de la roche qui recouvre la chambre où se sont réfugiées les victimes. Du matériel de forage ainsi que des produits de première nécessité (alimentation, vêtements chauds, produits médicaux de première urgence) sont arrivés sur place dès midi et demie et ont pu être transmis aux mineurs par un petit conduit d'à peine trente centimètres de largeur, grâce à des cylindres de métal spécialement prévus à cet effet. Les travailleurs semblent se porter plutôt bien d'un point de vue moral, même si une cellule d'aide psychologique a été dépêchée sur place afin d'évaluer leur résistance mentale et leurs besoins psychiques fondamentaux dans une telle situation.
De son côté, Sa Majesté Sérénissime Felipe V a fait le déplacement à Peñacaballera dès quatorze heures, accompagnée par la Ministre de l'Industrie, de la Ville, des Mines et de l'Énergie, Doña Carmen Vega Diego, et du Directeur Général de Repsol, le Conglomérat National à la Construction et aux Énergies, Don Gustavo Allende Salázar. Le Roi a notamment pu brièvement parler aux mineurs puis s'est entretenu en privé avec les familles des victimes. Lors d'une conférence de presse tenue à Nicolasol, la capitale provinciale, il a notamment fait savoir que tout allait être mis en œuvre pour venir en aide au plus vite à ces vingt-quatre mineurs et aussi fait part de l'ouverture immédiat d'une enquête pour déterminer les causes de cet éboulement visiblement accidentel.
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Ramiro de Maeztu
<center>La Libertad del Pueblo
Interview du Président de la Fédération Royale Numancienne de Football en vue de la Coupe du Monde de 2013 - Entrevista al Presidente de la Federación Real Numántica de Fútbol de cara al Mundial de 2013
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101010111645573529.jpg][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/10/10/mini_101010111645573529.jpg[/img][/url]
Le Président de la Fédération Royale Numancienne de Football, Don Roberto Altamira, était tout sourire ce matin au microphone de la rédaction de La Libertad del Pueblo</center>
Ramón Aboitiz : Bonjour à vous, Don Roberto Altamira, et bienvenue à la rédaction de La Libertard del Pueblo. Je vous remercie d'avoir accepté de nous accorder cette interview, à quarante-quatre jours désormais du match d'ouverture de la Coupe du Monde de 2013, qu'organisera le Royaume Canoviste de Numancia.
Roberto Altamira : Merci à vous de me donner la parole dans votre journal que je lis chaque jour avec une grande attention.
Ramón Aboitiz : Bien, allons directement au cœur du sujet. Qu'avez-vous ressenti lundi dernier, lorsque l'Organisation Internationale du Football, réunie au Siège des Fédérations de Filipina, a annoncé que le Numancia organiserait finalement la Coupe du Monde de Football de cette année, en lieu et place de la République d'Adélie ?
Roberto Altamira : J'étais évidemment très heureux et fier de partager ce grand moment avec tous les Numanciens mais, vous savez, les instances sportives et les autorités politiques du pays étaient dans le secret bien avant, depuis août 2012 pour être précis. Dans le cas contraire, jamais nous n'aurions eu le temps de préparer le pays a un tel événement mondial.
Ramón Aboitiz : Pouvez-vous nous raconter ce qui s'est passé précisément en août dernier, les circonstances dans lesquelles l'Organisation Internationale du Football vous a contactés, ce qu'elle vous a dit... ?
Roberto Altamira : Bien entendu ! C'est le Président de cette organisation mondiale, Julien Patriosky, qui avait déjà laissé entendre auprès de nos services en juillet 2012 que la candidature adélienne s'était avérée bien moins sérieuse que prévu et que, si rien n'était fait urgemment, il faudrait lui retirer l'organisation de cette grand'messe du football mondial. Je dois avouer qu'au Siège des Fédérations, à Filipina, nous étions bien entendu déçus par le vote du jury de l'Organisation Internationale du Football et que nous ne croyions guère à un revirement aussi tardif. Pourtant, les problèmes se sont accumulés à Barrow : la Fédération Adélienne de Football a d'abord eu de graves démêlés avec la justice et des problèmes juridiques majeurs; puis l'on a appris que les quatre entreprises de travaux publics auxquelles avait été confiées la construction, la rénovation et la réhabilitation des stades avaient toutes des problèmes financiers, syndicaux ou de livraison des matériaux. C'est lors d'une visite "de routine", le 27 juillet 2012, que Julien Patriosky a annoncé en secret à la Fédération Adélienne de Football et au Président Richard Sallinger que la Coupe du Monde ne pourrait se tenir sur leur sol et qu'une procédure avait été mise en place l'avant-veille pour transférer juridiquement et financièrement le dossier à nos services.
Nous avons été mis au courant, toujours sous le sceau du secret, le 2 août 2012, que nous récupérions l'organisation de la Coupe du Monde.
Ramón Aboitiz : Pourquoi autant de secret dans cette attribution ? Pourquoi ne pas l'avoir annoncé officiellement dès août 2012 ?
Roberto Altamira : Parce que l'Organisation Internationale du Football nous l'a rigoureusement interdit ! Elle n'était au départ pas complètement sûre que nous puissions assurer l'événement avec une marge aussi étroite pour manœuvrer (moins d'un an !). Elle ne voulait donc pas d'effet d'annonce précipité et désirait être certaine que nous parviendrions à modifier les points faibles de notre dossier (logotype, mascotte, hymne...). Elle avait par ailleurs exigé que la révélation officielle se fît uniquement quelques mois avant le début de la Coupe du Monde et trois jours avant la mise en vente des billets.
Ramón Aboitiz : Quels aspects concrets avez-vous modifiés par rapport à votre dossier de candidature initial ?
Roberto Altamira : Tout d'abord, les stades. Leur nombre (à peine six) avait été jugé insuffisant par la commission technique et cette dernière avait par ailleurs émis des doutes sur leur bonne répartition dans le Royaume, jugeant à juste titre que certaines provinces comme celle de Jérez ou de Península del Ponente avaient été oubliées. Fort heureusement, nous avions lancé un plan de rénovation et d'agrandissement de nos principales arènes footballistiques, en partenariat avec la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, dès mai 2012, et les travaux ont donc pu être terminés à temps, début avril 2013.
Ensuite, le comité de sélection nous avait notamment fait le reproche de ne pas avoir assez bien communiqué en termes d'imagerie et de symboles. Nous avons fait un effort considérable à ce sujet, notamment en nous dotant d'un logotype plus accrocheur, d'une véritable mascotte représentant à la fois le football et l'âme du Numancia, d'une vidéo de présentation convaincante et d'un hymne qui, comme vous le savez désormais, est interprété par la chanteuse ranekikienne Shakira.
Ramón Aboitiz : Outre l'aspect communicatif, sur lequel nous reviendrons plus loin, nous devons avouer que la rénovation et l'agrandissement de dix stades dans le pays en si peu de temps (un peu moins d'un an) nous inspire beaucoup d'admiration !
Roberto Altamira : Il faut dire que nous avions pris un peu d'avance ! Dans le cadre de notre plan de rénovation, d'agrandissement et de réhabilitation des stades, décidé dès novembre 2011, des architectes, des techniciens et des ingénieurs avaient déjà réalisés tous les plans et toutes les études préliminaires. Le Conglomérat National à la Construction et à l'Énergie avait commencé les travaux dès la fin mai 2012.
Nous avons d'ailleurs doublement bénéficié de ce plan de rénovation anticipé, puisque le Stade de la Colline, qui ne pouvait jadis contenir que trente mille personne, est passé à soixante mille personnes et a ainsi pu accueillir la cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Hiver de cette année, à Filipina. Dans tous les cas, ce plan ambitieux et plutôt coûteux était nécessaire : nous sommes sans doute LA patrie du football en Alméra et nous avions les arènes les plus vétustes et les plus petites de cet hémisphère. Cela ne pouvait pas aller.
Ramón Aboitiz : Et qui a coordonné la direction artistique de cette Coupe du Monde ? Qui a eu l'idée de la nouvelle vidéo de présentation, du nouveau logotype, de la chanson inédite... ?
Roberto Altamira : Comme pour les Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina, c'est notre plus grand compositeur actuel, Don Isaac Félix de Albéniz, qui a tout dirigé. Il est notamment l'auteur de la cérémonie d'ouverture et du spectacle de clôture - sur lesquels je ne peux évidemment rien vous dire, secret oblige - et a travaillé avec les meilleurs metteurs en scènes, acteurs et techniciens qu'il ait pu trouver. Je pense que vous ne serez pas déçus !
Ramón Aboitiz : Quel a été le rôle de Sa Majesté Sérénissime et de la législature phalangiste durant ces mois de préparation intense à l'organisation de la Coupe du Monde ?
Roberto Altamira : Je dois reconnaître que Felipe V et la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega, ont été d'une grande aide, à la fois pour le financement de cette manifestation majeure, que le Numancia n'avait plus organisée depuis trente-deux ans, et pour l'appui technique, humain et moral.
La Ministre du Sport et de la Santé a été particulièrement présente et attentive, assistant à chaque visite de Julien Patriosky et des techniciens de l'Organisation Internationale du Football, répondant à toutes leurs questions, débloquant tous les fonds nécessaires et faisant toutes les concessions indispensables pour que notre projet aboutît.
Je dois également saluer le travail considérable réalisé par les services du Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, et du Ministre des Transports, Infrastructures et Travaux, Don Hermenegildo Góngora, qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour que nous pussions organiser un tel événement dans les temps, de façon réaliste et surtout sans nous mettre sur la paille ou nous endetter ! C'est grâce à leur travail très en amont et à l'importante croissance économique nationale que tout cela a pu être fait.
Ramón Aboitiz : En parlant de politique et d'économie, quelles sont les retombées espérées suite à cette Coupe du Monde sur le sol numancien ? Et quelles dépenses a-t-elle généré ?
Roberto Altamira : Je ne suis pas le mieux placé pour répondre à ces questions et Don Nicolás Saavedra vous détaillera tout cela de façon précise et claire dans les semaines à venir.
Néanmoins, je puis vous dire que cette Coupe du Monde sera pour nous une source d'enrichissement économique certain (tout a été mis en œuvre non seulement pour que nous ne soyons pas déficitaires mais également pour que nous soyons excédentaires), qui bénéficiera à la fois au football professionnel, au football amateur et au peuple numancien en général. Ce sera également l'occasion de démontrer, après la tenue des Jeux Olympiques d'Hiver de 2013 à Filipina, que nous sommes une nation forte, performante, dynamique, saine, capable d'organiser des événements majeurs. Le chômage, tant en Numancia métropolitain qu'outre-mer, devrait par ailleurs encore baisser avec cette Coupe du Monde.
Sans trop détailler tout cela, je puis ajouter que les principaux postes de dépense ont bien entendu été la rénovation et l'agrandissement des stades; la rénovation de quelques routes nationales et lignes ferroviaires secondaires; la sécurité (il faut à tout prix éviter un nouvel attentat sur notre sol); la publicité, la promotion, le dossier de candidature; les salaires de tous ceux qui ont participé, participent et vont participer à cette formidable aventure; la défense du Numancia, de sa langue et de sa culture.
Néanmoins, nos dépenses n'ont pas été faramineuses car nous n'avons eu à construire ex nihilo aucun stade : tous étaient déjà existants mais avaient besoin de s'étendre et d'être mis aux normes, et ce même en Province Cisplatine, où le stade Felipe V de Puerto Real se fonde en réalité sur la structure d'une arène préexistante. Par ailleurs, la majorité de nos lignes de chemin de fer et de nos routes principales ayant été rénovées ou construites en 2012 par le Conglomérat Thorvalien à la Construction, nous n'avions pas à y toucher.
Ramón Aboitiz : Centrons-nous davantage sur le sport en lui-même. La préparation de la sélection nationale a été intense et certains redoutent une fatigue prématurée. Tous ces matches étaient-ils absolument nécessaires ?
Roberto Altamira : Tout à fait, et je soutiens entièrement le sélectionneur national, Don Arsenio Galapagar, à ce sujet. Nos joueurs sont excellents en clubs mais, pour une Coupe du Monde, cela ne suffit pas. Il faut créer un groupe performant au niveau national, avec un vrai jeu collectif, une charnière défensive et centrale à la pointe, une attaque à la fête... Tout cela demande du temps, beaucoup de journées passées ensemble, à se parler, à se connaître, à s'entraîner, mais aussi beaucoup de rencontres pour se perfectionner, affronter divers types de jeu, depuis l'exubérance esmarkienne jusqu'au coffre-fort savoisien en passant par la solidité quantarienne. Je pense que nos hommes ont fait suffisamment de rencontres pour n'être pas surpris le moment venu.
Par ailleurs, le temps de repos, de décrassage et d'entraînement sera amplement suffisant : en dehors du Tournoi de la Sainte Alliance, prévu au Tripì fin mai, et que nous espérons gagner bien entendu, aucun match amical n'est prévu avant le 11 juin, début officiel de la compétition. Nos joueurs pourront ainsi se reposer, se concentrer, décompresser et être en forme sans être mal préparés le jour J.
Ramón Aboitiz : En ce qui concerne les vingt-trois joueurs sélectionnés, certaines voix se sont élevées contre les choix de Don Arsenio Galapagar, critiquant le peu de changements, notamment dans l'équipe-type, et l'âge de certains joueurs...
Roberto Altamira : Je pense que ces voix, au lieu de pester et de dénigrer, feraient mieux de soutenir jusqu'au bout la Furia Roja. Les choix humains et tactiques du sélectionneur national se sont jusqu'à maintenant avérés payants : nous avons acquis une solide réputation d'invincibilité tout en ne nous endormant pas sur nos lauriers et en travaillant dur pour rester au meilleur niveau. Nous avons remporté tous nos matches amicaux en travaillant sur des configurations différentes, en mettant en valeur des joueurs différents, et je pense que, même si cela ne préjuge de rien quant à nos performances à venir en Coupe du Monde, nous avons jusqu'à maintenant rempli le contrat. Moralement, notamment, nos joueurs sont regonflés à bloc. Ne soyons pas triomphalistes ou excessivement optimistes - ce serait une grave erreur - mais partons confiants, conscients de nos défauts aussi bien que de nos qualités.
Quant à l'âge de certains joueurs, comme Pascual Duarte, Julio Beltrán ou Jorge Amadeo Pérez, je rappellerai qu'il n'est pas du tout un frein en soi. Au contraire : sans être trop âgés, ils ont suffisamment d'expérience pour encadrer des joueurs plus jeunes, certes très talentueux, comme le sont Diego Rivera ou Sergio Gorjón, mais plus instables ou hésitants par moment. C'est une alchimie compliquée à réaliser et, si la perfection n'est pas de ce monde, nous sommes parvenus à un certain équilibre dont je suis fier.
Ramón Aboitiz : Au vu de la solidité de notre groupe, quels sont vos espoirs ou vos craintes concernant la Coupe du Monde en elle-même ? Jusqu'où pensez-vous aller, en toute honnêteté ?
Roberto Altamira : Nous espérons bien sûr gagner cette édition de la Coupe du Monde et remporter un troisième trophée, qui serait également un deuxième trophée d'affilée. Toutefois, du vouloir au pouvoir, il y a parfois plus qu'un pas !
Pour rester humbles et réalistes, nous avons fixé avec la Ministre du Sport et de la Santé un "minimum syndical" en-dessous duquel nous procéderons à des sanctions salariales sur les joueurs et le sélectionneur : les quarts de finale.
Ne pas atteindre au moins ce niveau de la compétition serait une honte et une grande déception à la fois au vu de notre niveau de jeu actuel et parce que c'est nous qui organisons cette Coupe du Monde. Nous ne pouvons pas nous permettre de décevoir nos supporters chez eux !
A titre plus personnel, je nous vois aller jusqu'en demi-finale à tout le moins, même si cette édition serait bien sûr corsée.
Ramón Aboitiz : La dernière fois que le Numancia avait organisé la Coupe du Monde, c'était sous le règne d'Adelia III, en 1981, et nous n'avions pas dépassé ce qui s'appelait alors le second tour et regroupait les douze meilleures équipes des qualifications en quatre groupes. Croyez-vous à une malédiction de la Coupe du Monde à domicile ?
Roberto Altamira : Absolument pas ! Je ne suis ni superstitieux, ni fataliste. Le contexte a beaucoup changé : aujourd'hui, une fois le tour de qualifications passé, il n'existe plus de second tour mais uniquement des matches à élimination directe et nous sommes plus performants sur ce type d'exercice.
Par ailleurs, notre groupe est aujourd'hui beaucoup plus soudé, beaucoup plus technique, beaucoup plus endurant, beaucoup plus heureux devant les buts que celui de 1981.
N'oublions pas par ailleurs que lors de la Coupe du Monde de 1969, en Illington, personne ne nous voyait dépasser le premier tour tandis que lors de la Coupe du Monde de 2009, au Makengo, nous avions perdu notre premier match et que, selon les statistiques et les superstitions, cela nous condamnait à ne pas gagner le trophée. Pourtant, c'est lors de ces deux éditions que nous l'avons finalement emporté !
Enfin, il est tout à fait possible de gagner une Coupe du Monde que l'on organise : la Cubalivie y est parvenue en 1929, le Tripì en 1933, le Thorval en 1957, l'Adélie en 1965, le Quantar en 1973... Les exemples ne manquent pas !
Ramón Aboitiz : Il est vrai qu'en tant que champions du monde et d'Alméra en titre, nous partons favoris. Mais ce statut de favoris ne risque-t-il pas d'être justement un handicap ? Et est-il possible de gagner une Coupe d'Alméra et deux Coupes du Monde d'une traite ?
Roberto Altamira : Si c'est possible ? Je n'en sais rien, peut-être ! Mais après tout, le Tripì, certes à une époque différente et avec des contraintes différentes, a bien gagné deux Coupes du Monde d'affilée, en 1933 et 1937, alors pourquoi pas nous ?
Notre statut de favoris ne sera un handicap que si nous prenons la grosse tête et que nous nous croyons déjà arrivés. Mais ce n'est pas le cas, je puis vous l'assurer : Don Arsenio Galapagar et toute la Fédération Nationale y ont travaillé d'arrache-pied.
Ramón Aboitiz : Bien, pour finir cette entrevue, récapitulons un peu. Le match d'ouverture se tiendra au Stade Felipe V de Puerto Real et la finale au Stade Monumental Ángel Ier d'Hispalis... Et les tirages au sort ? Quand et comment se dérouleront-ils ?
Roberto Altamira : Ce n'est pas un secret d'État et je puis donc vous en parler. Ils se dérouleront à une date encore indéterminée (l'Organisation Internationale du Football aime maintenir la surprise, cette année...), entre le 28 mai et le 9 juin prochains. Quoi qu'il en soit, nous sommes sûrs qu'ils auront lieu au Palais des Congrès d'Hispalis et qu'ils seront effectués sous contrôle d'huissiers, devant les caméras du monde entier, selon des modalités légèrement différentes de celles de la Coupe du Monde de 2009, le fond restant tout de même identique.
Les trente-deux équipes sélectionnées seront réparties selon leur classement actuel (et donc leur force supposée) en quatre chapeaux de huit équipes, puis l'on procèdera à un tirage au sort qui déterminera huit groupes de quatre équipes pour la phase préliminaire. Chaque groupe sera ainsi composé d'une équipe du chapeau A (le plus fort), d'une équipe du chapeau B, d'une équipe du chapeau C et d'une équipe du chapeau D (le plus faible).
La légère nouveauté par rapport à la Coupe du Monde au Makengo, c'est que le Numancia ne sera pas automatiquement placé dans le groupe 1, bien que le pays organisateur soit toujours inscrit dans le chapeau A par convention. Nous n'avons donc pas l'assurance de jouer le match d'ouverture, mais cela ne change rien !
Ramón Aboitiz : Bien, je vous remercie pour votre présence et vos réponses détaillées, Don Roberto, et vous dis à bientôt. Je vous souhaite bonne chance et bon courage pour le défi qui vous attend !
Interview du Président de la Fédération Royale Numancienne de Football en vue de la Coupe du Monde de 2013 - Entrevista al Presidente de la Federación Real Numántica de Fútbol de cara al Mundial de 2013
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Le Président de la Fédération Royale Numancienne de Football, Don Roberto Altamira, était tout sourire ce matin au microphone de la rédaction de La Libertad del Pueblo</center>
Ramón Aboitiz : Bonjour à vous, Don Roberto Altamira, et bienvenue à la rédaction de La Libertard del Pueblo. Je vous remercie d'avoir accepté de nous accorder cette interview, à quarante-quatre jours désormais du match d'ouverture de la Coupe du Monde de 2013, qu'organisera le Royaume Canoviste de Numancia.
Roberto Altamira : Merci à vous de me donner la parole dans votre journal que je lis chaque jour avec une grande attention.
Ramón Aboitiz : Bien, allons directement au cœur du sujet. Qu'avez-vous ressenti lundi dernier, lorsque l'Organisation Internationale du Football, réunie au Siège des Fédérations de Filipina, a annoncé que le Numancia organiserait finalement la Coupe du Monde de Football de cette année, en lieu et place de la République d'Adélie ?
Roberto Altamira : J'étais évidemment très heureux et fier de partager ce grand moment avec tous les Numanciens mais, vous savez, les instances sportives et les autorités politiques du pays étaient dans le secret bien avant, depuis août 2012 pour être précis. Dans le cas contraire, jamais nous n'aurions eu le temps de préparer le pays a un tel événement mondial.
Ramón Aboitiz : Pouvez-vous nous raconter ce qui s'est passé précisément en août dernier, les circonstances dans lesquelles l'Organisation Internationale du Football vous a contactés, ce qu'elle vous a dit... ?
Roberto Altamira : Bien entendu ! C'est le Président de cette organisation mondiale, Julien Patriosky, qui avait déjà laissé entendre auprès de nos services en juillet 2012 que la candidature adélienne s'était avérée bien moins sérieuse que prévu et que, si rien n'était fait urgemment, il faudrait lui retirer l'organisation de cette grand'messe du football mondial. Je dois avouer qu'au Siège des Fédérations, à Filipina, nous étions bien entendu déçus par le vote du jury de l'Organisation Internationale du Football et que nous ne croyions guère à un revirement aussi tardif. Pourtant, les problèmes se sont accumulés à Barrow : la Fédération Adélienne de Football a d'abord eu de graves démêlés avec la justice et des problèmes juridiques majeurs; puis l'on a appris que les quatre entreprises de travaux publics auxquelles avait été confiées la construction, la rénovation et la réhabilitation des stades avaient toutes des problèmes financiers, syndicaux ou de livraison des matériaux. C'est lors d'une visite "de routine", le 27 juillet 2012, que Julien Patriosky a annoncé en secret à la Fédération Adélienne de Football et au Président Richard Sallinger que la Coupe du Monde ne pourrait se tenir sur leur sol et qu'une procédure avait été mise en place l'avant-veille pour transférer juridiquement et financièrement le dossier à nos services.
Nous avons été mis au courant, toujours sous le sceau du secret, le 2 août 2012, que nous récupérions l'organisation de la Coupe du Monde.
Ramón Aboitiz : Pourquoi autant de secret dans cette attribution ? Pourquoi ne pas l'avoir annoncé officiellement dès août 2012 ?
Roberto Altamira : Parce que l'Organisation Internationale du Football nous l'a rigoureusement interdit ! Elle n'était au départ pas complètement sûre que nous puissions assurer l'événement avec une marge aussi étroite pour manœuvrer (moins d'un an !). Elle ne voulait donc pas d'effet d'annonce précipité et désirait être certaine que nous parviendrions à modifier les points faibles de notre dossier (logotype, mascotte, hymne...). Elle avait par ailleurs exigé que la révélation officielle se fît uniquement quelques mois avant le début de la Coupe du Monde et trois jours avant la mise en vente des billets.
Ramón Aboitiz : Quels aspects concrets avez-vous modifiés par rapport à votre dossier de candidature initial ?
Roberto Altamira : Tout d'abord, les stades. Leur nombre (à peine six) avait été jugé insuffisant par la commission technique et cette dernière avait par ailleurs émis des doutes sur leur bonne répartition dans le Royaume, jugeant à juste titre que certaines provinces comme celle de Jérez ou de Península del Ponente avaient été oubliées. Fort heureusement, nous avions lancé un plan de rénovation et d'agrandissement de nos principales arènes footballistiques, en partenariat avec la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, dès mai 2012, et les travaux ont donc pu être terminés à temps, début avril 2013.
Ensuite, le comité de sélection nous avait notamment fait le reproche de ne pas avoir assez bien communiqué en termes d'imagerie et de symboles. Nous avons fait un effort considérable à ce sujet, notamment en nous dotant d'un logotype plus accrocheur, d'une véritable mascotte représentant à la fois le football et l'âme du Numancia, d'une vidéo de présentation convaincante et d'un hymne qui, comme vous le savez désormais, est interprété par la chanteuse ranekikienne Shakira.
Ramón Aboitiz : Outre l'aspect communicatif, sur lequel nous reviendrons plus loin, nous devons avouer que la rénovation et l'agrandissement de dix stades dans le pays en si peu de temps (un peu moins d'un an) nous inspire beaucoup d'admiration !
Roberto Altamira : Il faut dire que nous avions pris un peu d'avance ! Dans le cadre de notre plan de rénovation, d'agrandissement et de réhabilitation des stades, décidé dès novembre 2011, des architectes, des techniciens et des ingénieurs avaient déjà réalisés tous les plans et toutes les études préliminaires. Le Conglomérat National à la Construction et à l'Énergie avait commencé les travaux dès la fin mai 2012.
Nous avons d'ailleurs doublement bénéficié de ce plan de rénovation anticipé, puisque le Stade de la Colline, qui ne pouvait jadis contenir que trente mille personne, est passé à soixante mille personnes et a ainsi pu accueillir la cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Hiver de cette année, à Filipina. Dans tous les cas, ce plan ambitieux et plutôt coûteux était nécessaire : nous sommes sans doute LA patrie du football en Alméra et nous avions les arènes les plus vétustes et les plus petites de cet hémisphère. Cela ne pouvait pas aller.
Ramón Aboitiz : Et qui a coordonné la direction artistique de cette Coupe du Monde ? Qui a eu l'idée de la nouvelle vidéo de présentation, du nouveau logotype, de la chanson inédite... ?
Roberto Altamira : Comme pour les Jeux Olympiques d'Hiver de Filipina, c'est notre plus grand compositeur actuel, Don Isaac Félix de Albéniz, qui a tout dirigé. Il est notamment l'auteur de la cérémonie d'ouverture et du spectacle de clôture - sur lesquels je ne peux évidemment rien vous dire, secret oblige - et a travaillé avec les meilleurs metteurs en scènes, acteurs et techniciens qu'il ait pu trouver. Je pense que vous ne serez pas déçus !
Ramón Aboitiz : Quel a été le rôle de Sa Majesté Sérénissime et de la législature phalangiste durant ces mois de préparation intense à l'organisation de la Coupe du Monde ?
Roberto Altamira : Je dois reconnaître que Felipe V et la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega, ont été d'une grande aide, à la fois pour le financement de cette manifestation majeure, que le Numancia n'avait plus organisée depuis trente-deux ans, et pour l'appui technique, humain et moral.
La Ministre du Sport et de la Santé a été particulièrement présente et attentive, assistant à chaque visite de Julien Patriosky et des techniciens de l'Organisation Internationale du Football, répondant à toutes leurs questions, débloquant tous les fonds nécessaires et faisant toutes les concessions indispensables pour que notre projet aboutît.
Je dois également saluer le travail considérable réalisé par les services du Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, et du Ministre des Transports, Infrastructures et Travaux, Don Hermenegildo Góngora, qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour que nous pussions organiser un tel événement dans les temps, de façon réaliste et surtout sans nous mettre sur la paille ou nous endetter ! C'est grâce à leur travail très en amont et à l'importante croissance économique nationale que tout cela a pu être fait.
Ramón Aboitiz : En parlant de politique et d'économie, quelles sont les retombées espérées suite à cette Coupe du Monde sur le sol numancien ? Et quelles dépenses a-t-elle généré ?
Roberto Altamira : Je ne suis pas le mieux placé pour répondre à ces questions et Don Nicolás Saavedra vous détaillera tout cela de façon précise et claire dans les semaines à venir.
Néanmoins, je puis vous dire que cette Coupe du Monde sera pour nous une source d'enrichissement économique certain (tout a été mis en œuvre non seulement pour que nous ne soyons pas déficitaires mais également pour que nous soyons excédentaires), qui bénéficiera à la fois au football professionnel, au football amateur et au peuple numancien en général. Ce sera également l'occasion de démontrer, après la tenue des Jeux Olympiques d'Hiver de 2013 à Filipina, que nous sommes une nation forte, performante, dynamique, saine, capable d'organiser des événements majeurs. Le chômage, tant en Numancia métropolitain qu'outre-mer, devrait par ailleurs encore baisser avec cette Coupe du Monde.
Sans trop détailler tout cela, je puis ajouter que les principaux postes de dépense ont bien entendu été la rénovation et l'agrandissement des stades; la rénovation de quelques routes nationales et lignes ferroviaires secondaires; la sécurité (il faut à tout prix éviter un nouvel attentat sur notre sol); la publicité, la promotion, le dossier de candidature; les salaires de tous ceux qui ont participé, participent et vont participer à cette formidable aventure; la défense du Numancia, de sa langue et de sa culture.
Néanmoins, nos dépenses n'ont pas été faramineuses car nous n'avons eu à construire ex nihilo aucun stade : tous étaient déjà existants mais avaient besoin de s'étendre et d'être mis aux normes, et ce même en Province Cisplatine, où le stade Felipe V de Puerto Real se fonde en réalité sur la structure d'une arène préexistante. Par ailleurs, la majorité de nos lignes de chemin de fer et de nos routes principales ayant été rénovées ou construites en 2012 par le Conglomérat Thorvalien à la Construction, nous n'avions pas à y toucher.
Ramón Aboitiz : Centrons-nous davantage sur le sport en lui-même. La préparation de la sélection nationale a été intense et certains redoutent une fatigue prématurée. Tous ces matches étaient-ils absolument nécessaires ?
Roberto Altamira : Tout à fait, et je soutiens entièrement le sélectionneur national, Don Arsenio Galapagar, à ce sujet. Nos joueurs sont excellents en clubs mais, pour une Coupe du Monde, cela ne suffit pas. Il faut créer un groupe performant au niveau national, avec un vrai jeu collectif, une charnière défensive et centrale à la pointe, une attaque à la fête... Tout cela demande du temps, beaucoup de journées passées ensemble, à se parler, à se connaître, à s'entraîner, mais aussi beaucoup de rencontres pour se perfectionner, affronter divers types de jeu, depuis l'exubérance esmarkienne jusqu'au coffre-fort savoisien en passant par la solidité quantarienne. Je pense que nos hommes ont fait suffisamment de rencontres pour n'être pas surpris le moment venu.
Par ailleurs, le temps de repos, de décrassage et d'entraînement sera amplement suffisant : en dehors du Tournoi de la Sainte Alliance, prévu au Tripì fin mai, et que nous espérons gagner bien entendu, aucun match amical n'est prévu avant le 11 juin, début officiel de la compétition. Nos joueurs pourront ainsi se reposer, se concentrer, décompresser et être en forme sans être mal préparés le jour J.
Ramón Aboitiz : En ce qui concerne les vingt-trois joueurs sélectionnés, certaines voix se sont élevées contre les choix de Don Arsenio Galapagar, critiquant le peu de changements, notamment dans l'équipe-type, et l'âge de certains joueurs...
Roberto Altamira : Je pense que ces voix, au lieu de pester et de dénigrer, feraient mieux de soutenir jusqu'au bout la Furia Roja. Les choix humains et tactiques du sélectionneur national se sont jusqu'à maintenant avérés payants : nous avons acquis une solide réputation d'invincibilité tout en ne nous endormant pas sur nos lauriers et en travaillant dur pour rester au meilleur niveau. Nous avons remporté tous nos matches amicaux en travaillant sur des configurations différentes, en mettant en valeur des joueurs différents, et je pense que, même si cela ne préjuge de rien quant à nos performances à venir en Coupe du Monde, nous avons jusqu'à maintenant rempli le contrat. Moralement, notamment, nos joueurs sont regonflés à bloc. Ne soyons pas triomphalistes ou excessivement optimistes - ce serait une grave erreur - mais partons confiants, conscients de nos défauts aussi bien que de nos qualités.
Quant à l'âge de certains joueurs, comme Pascual Duarte, Julio Beltrán ou Jorge Amadeo Pérez, je rappellerai qu'il n'est pas du tout un frein en soi. Au contraire : sans être trop âgés, ils ont suffisamment d'expérience pour encadrer des joueurs plus jeunes, certes très talentueux, comme le sont Diego Rivera ou Sergio Gorjón, mais plus instables ou hésitants par moment. C'est une alchimie compliquée à réaliser et, si la perfection n'est pas de ce monde, nous sommes parvenus à un certain équilibre dont je suis fier.
Ramón Aboitiz : Au vu de la solidité de notre groupe, quels sont vos espoirs ou vos craintes concernant la Coupe du Monde en elle-même ? Jusqu'où pensez-vous aller, en toute honnêteté ?
Roberto Altamira : Nous espérons bien sûr gagner cette édition de la Coupe du Monde et remporter un troisième trophée, qui serait également un deuxième trophée d'affilée. Toutefois, du vouloir au pouvoir, il y a parfois plus qu'un pas !
Pour rester humbles et réalistes, nous avons fixé avec la Ministre du Sport et de la Santé un "minimum syndical" en-dessous duquel nous procéderons à des sanctions salariales sur les joueurs et le sélectionneur : les quarts de finale.
Ne pas atteindre au moins ce niveau de la compétition serait une honte et une grande déception à la fois au vu de notre niveau de jeu actuel et parce que c'est nous qui organisons cette Coupe du Monde. Nous ne pouvons pas nous permettre de décevoir nos supporters chez eux !
A titre plus personnel, je nous vois aller jusqu'en demi-finale à tout le moins, même si cette édition serait bien sûr corsée.
Ramón Aboitiz : La dernière fois que le Numancia avait organisé la Coupe du Monde, c'était sous le règne d'Adelia III, en 1981, et nous n'avions pas dépassé ce qui s'appelait alors le second tour et regroupait les douze meilleures équipes des qualifications en quatre groupes. Croyez-vous à une malédiction de la Coupe du Monde à domicile ?
Roberto Altamira : Absolument pas ! Je ne suis ni superstitieux, ni fataliste. Le contexte a beaucoup changé : aujourd'hui, une fois le tour de qualifications passé, il n'existe plus de second tour mais uniquement des matches à élimination directe et nous sommes plus performants sur ce type d'exercice.
Par ailleurs, notre groupe est aujourd'hui beaucoup plus soudé, beaucoup plus technique, beaucoup plus endurant, beaucoup plus heureux devant les buts que celui de 1981.
N'oublions pas par ailleurs que lors de la Coupe du Monde de 1969, en Illington, personne ne nous voyait dépasser le premier tour tandis que lors de la Coupe du Monde de 2009, au Makengo, nous avions perdu notre premier match et que, selon les statistiques et les superstitions, cela nous condamnait à ne pas gagner le trophée. Pourtant, c'est lors de ces deux éditions que nous l'avons finalement emporté !
Enfin, il est tout à fait possible de gagner une Coupe du Monde que l'on organise : la Cubalivie y est parvenue en 1929, le Tripì en 1933, le Thorval en 1957, l'Adélie en 1965, le Quantar en 1973... Les exemples ne manquent pas !
Ramón Aboitiz : Il est vrai qu'en tant que champions du monde et d'Alméra en titre, nous partons favoris. Mais ce statut de favoris ne risque-t-il pas d'être justement un handicap ? Et est-il possible de gagner une Coupe d'Alméra et deux Coupes du Monde d'une traite ?
Roberto Altamira : Si c'est possible ? Je n'en sais rien, peut-être ! Mais après tout, le Tripì, certes à une époque différente et avec des contraintes différentes, a bien gagné deux Coupes du Monde d'affilée, en 1933 et 1937, alors pourquoi pas nous ?
Notre statut de favoris ne sera un handicap que si nous prenons la grosse tête et que nous nous croyons déjà arrivés. Mais ce n'est pas le cas, je puis vous l'assurer : Don Arsenio Galapagar et toute la Fédération Nationale y ont travaillé d'arrache-pied.
Ramón Aboitiz : Bien, pour finir cette entrevue, récapitulons un peu. Le match d'ouverture se tiendra au Stade Felipe V de Puerto Real et la finale au Stade Monumental Ángel Ier d'Hispalis... Et les tirages au sort ? Quand et comment se dérouleront-ils ?
Roberto Altamira : Ce n'est pas un secret d'État et je puis donc vous en parler. Ils se dérouleront à une date encore indéterminée (l'Organisation Internationale du Football aime maintenir la surprise, cette année...), entre le 28 mai et le 9 juin prochains. Quoi qu'il en soit, nous sommes sûrs qu'ils auront lieu au Palais des Congrès d'Hispalis et qu'ils seront effectués sous contrôle d'huissiers, devant les caméras du monde entier, selon des modalités légèrement différentes de celles de la Coupe du Monde de 2009, le fond restant tout de même identique.
Les trente-deux équipes sélectionnées seront réparties selon leur classement actuel (et donc leur force supposée) en quatre chapeaux de huit équipes, puis l'on procèdera à un tirage au sort qui déterminera huit groupes de quatre équipes pour la phase préliminaire. Chaque groupe sera ainsi composé d'une équipe du chapeau A (le plus fort), d'une équipe du chapeau B, d'une équipe du chapeau C et d'une équipe du chapeau D (le plus faible).
La légère nouveauté par rapport à la Coupe du Monde au Makengo, c'est que le Numancia ne sera pas automatiquement placé dans le groupe 1, bien que le pays organisateur soit toujours inscrit dans le chapeau A par convention. Nous n'avons donc pas l'assurance de jouer le match d'ouverture, mais cela ne change rien !
Ramón Aboitiz : Bien, je vous remercie pour votre présence et vos réponses détaillées, Don Roberto, et vous dis à bientôt. Je vous souhaite bonne chance et bon courage pour le défi qui vous attend !
-
Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos du rapport du Ministère du Sport et de la Santé sur les jeux d'argent - Acerca del informe del Ministerio de Deportes y Sanidad sobre los juegos de dinero</center>
<center>[url=http://www.casimages.com][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/11/101011054007801458.jpg[/img][/url]
La Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, ce matin, lors de sa conférence de presse hebdomadaire</center>
C'est une petite bombe qu'a lâchée ce matin la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, ce matin, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, à propos des jeux d'argent, l'un des plus grands tabous de la société numancienne.
Après une enquête de longue haleine essentiellement fondée sur une étude médicale nationale réalisée par les services du Ministère du Sport et de la Santé et le Centre d'Investigations Royal d'Hispalis, la responsable politique avait obtenu des résultats plutôt dérangeants mais validés par la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega. C'est ainsi en toute logique qu'elle a convoqué ce matin tous les journalistes des principaux périodiques, des grandes chaînes de télévision et de la radio nationale pour leur annoncer que, du point de vue de la santé publique, les jeux d'argent étaient néfastes pour le pays.
La nouvelle a été d'autant plus froidement accueillie que les jeux d'argent, qu'ils soient de hasard, de grattage ou de pari, sont une véritable manne financière pour la Couronne numancienne, qui en tire une énorme part de ses revenus directs et indirects, dans le cadre d'un monopole d'État détenu par l'entreprise publique Hispalojuegos.
Néanmoins, la pratique régulière, voire quotidienne, du jeu serait à l'origine de très clairs phénomènes d'addiction, de perte des liens sociaux et d'isolement familial ou professionnel. Ces méfaits du jeu concernent bien entendu davantage le pari en ligne ou les maisons de jeu patentées, mais tous les jeux d'argent, dont notamment cette véritable institution nationale qu'est le Bonoloto (loterie numancienne), sont visés par ce rapport qui en fait aussi une source d'endettement et d'appauvrissement de certains ménages.
Pour accompagner la Ministre du Sport et de la Santé ce matin, lors de sa conférence de presse, le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, a réaffirmé que, pour des raisons de santé publique de plus en plus évidente, le marché du jeu d'argent ne pouvait être privatisé, même partiellement, au Numancia, même si cette option n'avait jamais été sérieusement envisagée. En revanche, une collaboration accrue avec l'État en matière de prévention des risques du jeu d'argent (et notamment des paris en ligne), de répression des fraudes, de suivi médicalisé (essentiellement psychologique) des cas les plus graves ainsi que de suivi social des familles endettées sera désormais mise en place, ainsi que l'a annoncé la Directrice Générale d'Hispalojuegos, Doña Elena Pardo y Vicálvaro.
Le sujet a même pris une telle ampleur dans la journée que Sa Majesté Sérénissime Felipe V, par le biais du porte-parole du Palais Royal d'Occident, a réaffirmé qu'elle en ferait une priorité nationale en matière sanitaire pour l'année 2013 et l'année 2014.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101011055457596567.gif][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/11/mini_101011055457596567.gif[/img][/url]
Le trèfle à quatre feuilles du Bonoloto, la célèbre loterie nationale numancienne, était ce matin dans le collimateur de la Ministre du Sport et de la Santé</center>
A propos du rapport du Ministère du Sport et de la Santé sur les jeux d'argent - Acerca del informe del Ministerio de Deportes y Sanidad sobre los juegos de dinero</center>
<center>[url=http://www.casimages.com][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/11/101011054007801458.jpg[/img][/url]
La Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, ce matin, lors de sa conférence de presse hebdomadaire</center>
C'est une petite bombe qu'a lâchée ce matin la Ministre du Sport et de la Santé, Doña Ana Griñán Salgado, ce matin, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, à propos des jeux d'argent, l'un des plus grands tabous de la société numancienne.
Après une enquête de longue haleine essentiellement fondée sur une étude médicale nationale réalisée par les services du Ministère du Sport et de la Santé et le Centre d'Investigations Royal d'Hispalis, la responsable politique avait obtenu des résultats plutôt dérangeants mais validés par la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega. C'est ainsi en toute logique qu'elle a convoqué ce matin tous les journalistes des principaux périodiques, des grandes chaînes de télévision et de la radio nationale pour leur annoncer que, du point de vue de la santé publique, les jeux d'argent étaient néfastes pour le pays.
La nouvelle a été d'autant plus froidement accueillie que les jeux d'argent, qu'ils soient de hasard, de grattage ou de pari, sont une véritable manne financière pour la Couronne numancienne, qui en tire une énorme part de ses revenus directs et indirects, dans le cadre d'un monopole d'État détenu par l'entreprise publique Hispalojuegos.
Néanmoins, la pratique régulière, voire quotidienne, du jeu serait à l'origine de très clairs phénomènes d'addiction, de perte des liens sociaux et d'isolement familial ou professionnel. Ces méfaits du jeu concernent bien entendu davantage le pari en ligne ou les maisons de jeu patentées, mais tous les jeux d'argent, dont notamment cette véritable institution nationale qu'est le Bonoloto (loterie numancienne), sont visés par ce rapport qui en fait aussi une source d'endettement et d'appauvrissement de certains ménages.
Pour accompagner la Ministre du Sport et de la Santé ce matin, lors de sa conférence de presse, le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, a réaffirmé que, pour des raisons de santé publique de plus en plus évidente, le marché du jeu d'argent ne pouvait être privatisé, même partiellement, au Numancia, même si cette option n'avait jamais été sérieusement envisagée. En revanche, une collaboration accrue avec l'État en matière de prévention des risques du jeu d'argent (et notamment des paris en ligne), de répression des fraudes, de suivi médicalisé (essentiellement psychologique) des cas les plus graves ainsi que de suivi social des familles endettées sera désormais mise en place, ainsi que l'a annoncé la Directrice Générale d'Hispalojuegos, Doña Elena Pardo y Vicálvaro.
Le sujet a même pris une telle ampleur dans la journée que Sa Majesté Sérénissime Felipe V, par le biais du porte-parole du Palais Royal d'Occident, a réaffirmé qu'elle en ferait une priorité nationale en matière sanitaire pour l'année 2013 et l'année 2014.
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Le trèfle à quatre feuilles du Bonoloto, la célèbre loterie nationale numancienne, était ce matin dans le collimateur de la Ministre du Sport et de la Santé</center>
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Ramiro de Maeztu
<center>La Concordia
A propos du Congrès de Patawaba pour la création d'une Organisation des Nations Unies - Acerca del Congreso de Pataguaba por la creación de una Organización de las Naciones Unidas</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101012033218233333.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/12/mini_101012033218233333.jpg[/img][/url]
La quasi totalité des chefs d'État ou de leurs représentants sont actuellement réunis à Patawaba, capitale du Pays des Ulifs, pour parvenir à un accord concernant une Organisation des Nations Unies</center>
Le projet, initialement porté par le Royaume Canoviste de Numancia, la République Parlementaire du Quantar et la République d'Adélie, avait tout d'abord avorté par manque d'adhésion et pour cause de dissensions internes. L'on le croyait donc totalement enterré, mais le Pays des Ulifs, nation la plus riche du Zanyane, a réussi à susciter un regain d'intérêt pour la charte qu'avaient rédigée à l'époque les trois nations susnommées et à fédérer suffisamment de nations pour permettre l'ouverture du Congrès de Patawaba, devant permettre la création d'une Organisation des Nations Unies.
Comment réunir autant de nations, aux bannières et aux idéologies si différentes, aux perspectives si distinctes et aux objectifs parfois si opposés ? C'est la gageure à laquelle tenteront de répondre la centaine de pays réunis dans la Basilique de Patawaba, superbe édifice totalement adapté et aménagé pour l'occasion. Le Royaume Canoviste de Numancia, qui y est représenté par Sa Majesté Sérénissime Felipe V, la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega, et le Ministre des Affaires Étrangères, Don Pedro de Tormes y Alvarfáñez, a en tout cas souhaité, lors de son discours introducteur, que cette réunion soit l'occasion d'un vrai dialogue entre les nations de cette planète, a réaffirmé son amitié auprès du Mali Baelgun, chef d'État du Pays des Ulifs, et a fait part de son inquiétude à la fois concernant la crise slave actuelle, la situation calamiteuse d'un Astara en proie à tous les fléaux et surtout concernant le Zanyane.
Car, quoi que l'en dise le dirigeant ulif, à juste titre très fier de la réussite de son pays, c'est aujourd'hui le fameux "continent noir" qui est le moins avancé. Après la guerre du Makengo, qui a donné lieu à la création du Negerlann, zone d'occupation exclusive du Lochlann; après la guerre civile en Bangiso entre partisans du gouvernement et milices islamistes; après l'échec lamentable des politiques successives du Dogaba; après tant de famines, de conflits armés, d'attentats, de révoltes, de ségrégations et de coups d'État, le Zanyane est aujourd'hui en plein marasme. C'est d'ailleurs pour lui un symbole fort que la tenue de la conférence fondatrice de l'Organisation des Nations Unies sur son territoire, même si tant de choses seront encore à faire.
Felipe V a en tout cas souhaité une collaboration accrue des pays almérans, aujourd'hui développés et en paix, pour venir en aide au Zanyane, même si la route sera encore longue et les négociations risquent d'être âpres à Patawaba. Pour le moment, seuls manquent à l'appel le Ranekika, dont nul ne sait s'il participera à ce Congrès, et la Rostovie, trop occupée par ses affaires internes. Le Grand Duché de Savoia a de son côté fait part, sans doute à tort, de son refus de s'engager dans une Organisation des Nations Unies, estimant que l'Union des Démocraties suffisait à rassembler les bonnes volontés. Pourtant, cette coalition brille pour le moment plutôt par son incurie et ses échecs que par son action en faveur de la réconciliation (ou tout du moins de la détente) et de la prospérité.
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101012034705938909.gif][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/12/mini_101012034705938909.gif[/img][/url]
Ce drapeau flottera-t-il un jour tout en haut de la Basilique de Patawaba ? Nul ne le sait encore...</center>
A propos du Congrès de Patawaba pour la création d'une Organisation des Nations Unies - Acerca del Congreso de Pataguaba por la creación de una Organización de las Naciones Unidas</center>
<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=101012033218233333.jpg][img]http://nsa20.casimages.com/img/2010/10/12/mini_101012033218233333.jpg[/img][/url]
La quasi totalité des chefs d'État ou de leurs représentants sont actuellement réunis à Patawaba, capitale du Pays des Ulifs, pour parvenir à un accord concernant une Organisation des Nations Unies</center>
Le projet, initialement porté par le Royaume Canoviste de Numancia, la République Parlementaire du Quantar et la République d'Adélie, avait tout d'abord avorté par manque d'adhésion et pour cause de dissensions internes. L'on le croyait donc totalement enterré, mais le Pays des Ulifs, nation la plus riche du Zanyane, a réussi à susciter un regain d'intérêt pour la charte qu'avaient rédigée à l'époque les trois nations susnommées et à fédérer suffisamment de nations pour permettre l'ouverture du Congrès de Patawaba, devant permettre la création d'une Organisation des Nations Unies.
Comment réunir autant de nations, aux bannières et aux idéologies si différentes, aux perspectives si distinctes et aux objectifs parfois si opposés ? C'est la gageure à laquelle tenteront de répondre la centaine de pays réunis dans la Basilique de Patawaba, superbe édifice totalement adapté et aménagé pour l'occasion. Le Royaume Canoviste de Numancia, qui y est représenté par Sa Majesté Sérénissime Felipe V, la Présidente du Gouvernement, Doña Laura Arbenz Ortega, et le Ministre des Affaires Étrangères, Don Pedro de Tormes y Alvarfáñez, a en tout cas souhaité, lors de son discours introducteur, que cette réunion soit l'occasion d'un vrai dialogue entre les nations de cette planète, a réaffirmé son amitié auprès du Mali Baelgun, chef d'État du Pays des Ulifs, et a fait part de son inquiétude à la fois concernant la crise slave actuelle, la situation calamiteuse d'un Astara en proie à tous les fléaux et surtout concernant le Zanyane.
Car, quoi que l'en dise le dirigeant ulif, à juste titre très fier de la réussite de son pays, c'est aujourd'hui le fameux "continent noir" qui est le moins avancé. Après la guerre du Makengo, qui a donné lieu à la création du Negerlann, zone d'occupation exclusive du Lochlann; après la guerre civile en Bangiso entre partisans du gouvernement et milices islamistes; après l'échec lamentable des politiques successives du Dogaba; après tant de famines, de conflits armés, d'attentats, de révoltes, de ségrégations et de coups d'État, le Zanyane est aujourd'hui en plein marasme. C'est d'ailleurs pour lui un symbole fort que la tenue de la conférence fondatrice de l'Organisation des Nations Unies sur son territoire, même si tant de choses seront encore à faire.
Felipe V a en tout cas souhaité une collaboration accrue des pays almérans, aujourd'hui développés et en paix, pour venir en aide au Zanyane, même si la route sera encore longue et les négociations risquent d'être âpres à Patawaba. Pour le moment, seuls manquent à l'appel le Ranekika, dont nul ne sait s'il participera à ce Congrès, et la Rostovie, trop occupée par ses affaires internes. Le Grand Duché de Savoia a de son côté fait part, sans doute à tort, de son refus de s'engager dans une Organisation des Nations Unies, estimant que l'Union des Démocraties suffisait à rassembler les bonnes volontés. Pourtant, cette coalition brille pour le moment plutôt par son incurie et ses échecs que par son action en faveur de la réconciliation (ou tout du moins de la détente) et de la prospérité.
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Ce drapeau flottera-t-il un jour tout en haut de la Basilique de Patawaba ? Nul ne le sait encore...</center>