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Posté : sam. mai 11, 2019 7:28 pm
par William Hamleigh
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Lorthon Energy double son champ d'exploitation en raflant l'arctique.

LE GAZ VONALYAN SERA LORTHONIEN
3 février 2039[/center]

[justify]Le Département de l'Energie a fait fort en rachetant les droits d'extraction des puits de gaz naturel en arctique. Le vivier de l'économique florissante du feu Vonalya appartient désormais à l'entreprise publique lorthonienne, Lorthon Energy. La compagnie ennissoise CA3 s'est, elle aussi, investie dans le projet en soutenant la firme lorthonienne et participera également aux efforts d'exploitation dans un souci de diversification de son champ d'activités. Du côté lorthonien, on exulte. Sophie Bennett, à la tête du Département de l'Energie qui supervise la direction de Lorthon Energy, a déclaré qu'il s'agissait d'un moment historique pour notre service énergétique. "Nos compétences et le savoir-faire de nos employés sont mondialement reconnus, en voici la preuve" a-t-elle communiqué lors d'une conférence de presse tenue à l'issue de l'annonce. Sophie Bennett a également tenu à certifier que "nos nouvelles activités sur le sol arctique vonalyan bénéficieront assurément aux citoyens et employés locaux. Lorthon Energy a à cœur d'employer un maximum les salariés locaux" Une remarque qui fait assurément référence aux multiples plaintes qui sont survenues dans les rangs de certaines seigneuries arctiques quant au devenir de leur richesse souterraine.

Grâce aux nouvelles poches de gaz qui passent sous la possession de Lorthon Energy, l'entreprise devient donc la détentrice des plus importantes réserves de gaz naturel au monde. Une position qui confère surtout la sécurité quant au tarissement des puits déjà exploités sous la glace des Elandes lorthonienne. Aux Îles Lorthon aussi, le coup commercial du Département de l'Energie a été l'objet de nombreux commentaires variés. De nombreuses associations environnementalistes ont d'ores et déjà pointé du doigt l'impact environnemental de la prochaine exploitation des puits gaziers. D'autres ont voulu attirer l'attention sur une manœuvre impérialiste des Îles Lorthon, souhaitant acquérir une position de leader mondial du gaz. Des accusations auxquelles le Premier ministre Ulysses Morgan a tenu répondre dans un communiqué. "La santé économique des Îles Lorthon ainsi que leur place dans l'équilibre mondial est assurément un objectif que poursuit le Cabinet que je préside. En ce qui concerne la rachat des droits d'exploitation, je conseille à tous d'observer la plus-value économique dont bénéficieront les Lorthoniens ainsi que les Vonalyans", a-t-il déclaré dans un communiqué officiel.

Quoi qu'il en soit la communauté international n'a pas encore émis la moindre réaction au coup de force de Lorthon Energy. Un rachat de droits dont auraient pourtant sûrement souhaité bénéficier les autres puissances énergétiques du globe.

Posté : mar. mai 14, 2019 6:12 pm
par William Hamleigh
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La dernière visite officielle du souverain remonte à 2031.

LE ROI PART POUR LA KATHERINA
12 février 2039[/center]

[justify]Le palais a surpris tout le monde ce matin en annonçant publiquement que le souverain se rendrait prochainement en Katherina dans le but d’y présider la traditionnelle séance du budget annuel. Une ancienne coutume qui n’avait plus été exécutée depuis plusieurs décennies, depuis que James VI s’y était livré en mars 1989. De ses dix-neuf années de règne, Richard III n’aura fait le déplacement que deux fois dont la dernière remonte à 2031. Il y avait d’ailleurs reçu un accueil des plus chaleureux. Pourtant pour sa prochaine venue sur l’ancien territoire colonial lorthonien, le souverain ainsi que le gouvernement qui soutient la démarche fait face à une importante opposition au sein de la Chambre des communes katherinoise, incarnée par le Mouvement républicain, et parmi la population autochtone du pays. Pour beaucoup, la venue du monarque lorthonien en Katherina représente le souvenir d’un passé lointain et révolu et ce d’autant plus alors que le pays est rongé par les luttes inter-ethniques qui le gangrènent depuis son accession à l’indépendance.

Les relations entre Fort William et son dominion ont toujours été d’une nature plus que spécifique. Encore aujourd’hui le lien entre l’ancienne mère-patrie et ce Nouveau Lorthon qu’est la Katherina suscite des réactions et opinions diverses. Indépendante depuis 1956, depuis que Charles III signa l’Acte de Katherina à la suite du référendum d’autodétermination prévu dans la nouvelle constitution lorthonienne, les katherinois restent toujours les sujets du monarque des Îles Lorthon même si les rares rappels de cette réalité ne survivent aujourd’hui qu’au travers d’actes protocolaires.

Aux Îles Lorthon le sujet a également gagné le débat public. En vertu du principe d’irresponsabilité royale, Sa Majesté a du bénéficier de l’accord du Gouvernement pour se rendre ne Katherina, chose qu’Ulysses Morgan a accepté. Amanda Asgaill, elle aussi, s’est prononcée en faveur de la visite royale en Olgarie alors que du côté des libéraux et des socio-démocrates les avis divergeaient. Si Georges Sexter et ses libéraux-réformateurs sont fait savoir qu’ils ne s’opposaient pas à la démarche en tant que telle mais qu’il préférait voir Sa Majesté au service des Lorthoniens, les socio-démocrates de Sim Camran, que l’on sait beaucoup plus sceptiques sur la question de la monarchie, ont pointé du doigt l’exercice d’une fonction royale « en décalage avec les sociétés modernes » Une déclaration que le Premier ministre a condamné, estimant qu’il n’y avait « pas de place pour le partisanisme lorsque Sa Majesté exerce les justes pouvoirs que lui attribue la Constitution »

Quels qu’en soient les opinions de l’opposition, Richard III traversera bel et bien l’océan déchinésien pour se rendre sur le sol katherinois et y présider la séance parlementaire du 7 mars prochain. Un déplacement inédit dans l’histoire du pays qui sera à juste titre largement couvert par les médias locaux.

Posté : mar. mai 21, 2019 6:30 pm
par William Hamleigh
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Des avortements financés par internet, c'est ce qu'ont décidé de mettre en place plusieurs gynécologues[/center]
[center]UN FINANCEMENT PARTICIPATIF POUR FINANCER L'AVORTEMENT
3 mars 2039[/center]

[justify]« Qu’il aille se faire foutre Morgan ! Il pourrait être mon grand-père, qu’est-ce qu’il y connait à mon corps ? » Ce sont les paroles d’une manifestante très remontée dont nous avons récolté le témoignage en marge d’une manifestation contre la suspension de la prise en charge de l’avortement par la sécurité sociale. Depuis le 1er du mois, les femmes qui pratiquent une interruption volontaire de grossesse doivent débourser un total de 175 pounds de leur poche. Un montant autrefois couvert entièrement par la collectivité et que le gouvernement d’Ulysses Morgan a décidé d’attribuer directement aux concernés. Très clivant, le projet de loi, pourtant validé par le Parlement fin décembre, a été à l’origine de la fronde sociale-démocrate au sein du groupe travailliste et du dépôt d’une motion de censure qu’a écartée d’un revers le Premier ministre, toujours soutenu par sa coalition.

Naturellement l’intention véritable du gouvernement ne laisse personne dupe. « c’est une interdiction camouflée. 175 pounds, c’est une fortune ! » déclare une militante féministe à nos équipes. Alors que l’avortement est assurément plus représenté dans les catégories sociales les plus défavorisées. Un coût sur lequel le Premier ministre n’est pas revenu de manière attardée contrairement à Amanda Asgaill qui a fait part de sa position en affirmant « 175 pounds c'est en effet une somme conséquente. Je demande alors à ces personnes quelle somme vaut la vie à leurs yeux »

Face au problème financier et ce tandis qu’une femme sur trois dans notre pays a déjà eu ou aura à faire l’expérience d’une interruption volontaire de grossesse, certains ont redoublé d’inventivité pour offrir aux femmes dans le besoin une chance de pouvoir couvrir ces frais. C’est ainsi qu’est née « ChooseYourFuture », une plateforme de financement participatif visant à donner à ces mères involontaires une aide financière. L’ONG qui est à l’origine de la démarche pourra être contactée par le médecin pratiquant ou par demande de la patiente. Comme tous les programmes participatifs, le principe repose sur une réserve monétaire accumulée par l’intermédiaire de dons de particuliers ou d’organismes. Un procédé sur le papier complètement légal et c’est bien là sa force.

Néanmoins si l’engouement de la création de cette plateforme a déjà permis de récolter plusieurs milliers de pounds, il est fort à parier qu’elle ne pourra dans un avenir proche subvenir à toutes les demandes d’aide introduites. Le gouvernement et ses soutiens seront en fin de compte gagnants. On estime selon les sondages la part de Lorthoniens favorables à la politique gouvernementale en la matière à 42%, un chiffre étonnant. « Il y a toute une part de la population qu’on n’entend jamais et qui n’est pas en accord avec la libéralisation excessive des mœurs » déclare un chercheur en sociologie de l’Université de Fort William. « Eux, ne vont pas manifester et, de fait, on a tendance à sous-estimer leur part dans le débat » Des résultats qui confirment l’importante fracture idéologique et politique qui divise actuellement la société lorthonienne. Reste à voir sur quoi déboucheront les trois prochaines années d’Ulysses Morgan aux affaires, considérant que la coalition survive jusque-là.

Posté : jeu. mai 30, 2019 7:00 pm
par William Hamleigh
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L’échiquier politique lorthonien dans sa configuration actuelle.[/center]
[center]EN CINQ ANS LA POLITIQUE LORTHONIENNE S'EST MÉTAMORPHOSÉE
30 mars 2039[/center]

[justify]Il y a maintenant cinq ans, Sarah Connolly quittait le poste de Premier ministre qu’elle occupait depuis huit années et le parti qu’elle présidait depuis onze. Le parti national de la couronne qu’elle incarnait, gardien de la démocratie chrétienne, ne survivra pas à son départ. La brève présidence de Jefferson Cole marquée par sa cuisante défaite contre Daniel Ceallach n’aura fait que précipiter sa chute. Le jeune président connaitra ensuite une fin tout aussi funeste, poussé à la démission par la pression judiciaire sur des affaires de détournement de mineurs. Disparait avec lui la tentative de faire du parti une force néolibérale, rejetant l’héritage de tant d’histoire politique pour renouveler la formation. Nouvellement élu en interne, George Sexter décide de changer le nom du parti bien qu’il se place dans une doctrine plus proche de l’ex-Première ministre. Que dire de la chute des conservateurs qui ont participé activement à la vie intérieure du pays durant tout le siècle dernier, et désormais exclus de la Chambre des Communes, écrasés par un Front Gaélique à l’appétit d’ogre. La fin du bipartisme dans tout son chaos et sa cruauté pour les forces du passé. Nul n’est épargné et l’émergence de nouvelles forces, incarnées notamment par Amanda Asgaill mais aussi par les écologistes de Kate Bishop et les sociaux-démocrates de Sim Camran. Sans le savoir, Sarah Connolly a clos un chapitre de notre histoire et a ainsi mis fin à une ère de l’histoire politique lorthonienne.

Le départ de Sarah Connolly a laissé un vide que Jefferson Cole n’a pas réussi à combler. Lui-même représentant d’une frange mineure de ses collègues, sa débâcle n’a fait que concrétiser la défaite du néolibéralisme aux Îles Lorthon que l’on retrouve également dans le drame du parti conservateur. Revenir aux fondements, c’est ce que tente de faire l’actuel président du parti libéral-réformateur, héritier du parti de la couronne, George Sexter en adoptant une position plus centriste et modérée que son prédécesseur qui avait réussi à se couper de son propre parti sur le plan idéologique. Une tactique qui a relativement porté ses fruits, au moins, qui a réussi à éviter la catastrophe les des dernières élections. George Sexter, s’il a préféré rester dans l’opposition, se place dans une position plus qu’intéressante et dont il peut tirer parti. En effet, il est fort à parier qu’il pourra accueillir les déçus de la coalition Morgan-Asgaill aux prochaines législatives et, peut-être, pourra-t-il envisager une collaboration bi, ou tripartite avec les sociaux-démocrates et même les écologistes et ainsi renverser la vapeur.

Si le parti libéral-réformateur est en bonne posture pour prétendre à la Cameron avenue (ndlr : adresse des bureaux du Premier ministre et des principaux portefeuilles du cabinet), c’est en grade partie en cause d’un parti travailliste en voie d’implosion, tiraillé entre ses deux écoles d’élus. La première, la nouvelle gauche nouvelle, alternative et écologiste, la gauche étudiante et post-moderniste qui marche dans les pas de Daniel Ceallach. La seconde, le gang des retraités, comme les premiers les nomment à en croire leurs têtes blanches, grises ou chauves. Eux se vouent à Ulysses Morgan, radical et inscrit dans une lecture plus rationnelle des rapports sociaux qu’il partage avec le front gaélique. Plus conservateur et moins contestataire envers le marché, ce sont là les vétérans travaillistes du siècle dernier quand le parti était encore exclusivement une formation ouvrière, un « parti de roublards » comme le disait l’ancien Premier ministre Edward Mac Millan. On le voit bien, le parti travailliste d’aujourd’hui est en réalité fondamentalement divisé par un fossé idéologique qui ne se résorbera qu’à la sécession des uns, comme l’ont déjà fait certains pour rejoindre le nouveau parti social-démocrate, ou le vieillissement jusqu'au décès des autres

Posté : ven. juin 07, 2019 1:50 pm
par William Hamleigh
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La candidate lorthonienne Sugiyama Mari dans le Concerto n°1 de Max Bruch.[/center]
[center]LE CONCOURS HENRY PURCELL DE RETOUR POUR UNE NOUVELLE ÉDITION
18 avril 2039[/center]

[justify]Les mélomanes les plus passionnés ainsi que les modestes amateurs de musique classique n’auront pas échappé au retour du concours international Henry Purcell pour cette nouvelle édition consacrée, cette fois, au violon et faisant suite à celle dédiée au violoncelle de l’année dernière. Les candidats qui font partie des plus talentueux solistes au monde affluent pour tenter de remporter le graal du premier prix, synonyme d’une carrière internationale assurée. Il n'aura pas fallu plus de deux jours pour que s'écoulent la totalité des tickets de la semaine de concerts durant laquelle les candidats mesureront leurs performances sur base d'une œuvre imposée ainsi que d'un concerto de leur choix. Les grands classiques du violon que l'on retrouve à chaque édition sont bien sûr au rendez-vous. Le concerto de Tchaïkovski, indétrônable et immortel qui se dresse sans aucun doute comme l'une des plus magnifiques compositions pour violon, mais aussi le célèbre Max Bruch qu'a choisi d'interprété notre candidate nationale Sugiyama Mari ou encore le second concerto de Félix Mendelssohn. Quelques surprises aussi comme l’œuvre qu'a choisie le candidat santognais Tibèri Peytavin en interprétant le concerto de Carl Reinecke en sol mineur ainsi que celui de Louis Spohr, retenu par l'asdriche Maria Asbreck, deux pièces qui n'ont jamais été présentées jusque là pour le concours.

Comme chaque année, le public s'est pressé sur le site de la chambre philharmonique de Fort William pour rafler les tickets de concerts. Une salle majestueuse qui fait la fierté de la capitale et du monde musical lorthonien. C'est en ses murs qu'ont été présentées l'intégralité des éditions du concours depuis sa première édition en 1869. Une salle qui accueillit également de grands noms, le plus illustre d'entre tous étant bien sûr le compositeur Félix Mendelssohn qui, lors de son voyage de plusieurs mois aux Îles Lorthon, voyage duquel il tira l'inspiration pour sa [url=https://youtu.be/newJOqUYPBc]troisième symphonie « Lorthonienne » en la mineur[/url] et l'une de ses ouvertures, [url=https://youtu.be/zcogD-hHEYs]l'île solitaire[/url], fut reçu par la la cour et dirigea un programme divers d’œuvres qu'il présenta au public lorthonien dans cette-même salle. Puisse-t-on espérer que l'âme bienveillante du compositeur apporte son soutien aux candidats qui mèneront sans aucun doute, quelques uns des plus importants concerts de toute leur vie d'artiste pour le plus grand honneur du gagnant et le plaisir passionné du public.

Posté : ven. juin 07, 2019 4:39 pm
par William Hamleigh
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Lorthon Energy signe son premier contrat d’exploitation en Orient.

LES NOUVELLES ROUTES DU PÉTROLE
21 avril 2039[/center]

[justify]Et un nouveau contrat pour Lorthon Energy, un ! C'est à peu près ce qu'a déclaré la Secrétaire d’État pour l’Énergie, Sophie Bennett, lors d'une conférence donnée aux différentes équipes de presse au sujet d'un nouveau partenariat énergétique remporté par les Îles Lorthon. Le Département de l’Énergie vient en effet de s'imposer dans le duel qui l'opposait à la société britonne Gazprod pour l'acquisition des droits d'exploitation des forages pétroliers de la République de Cybistrie. Lesdits puits ayant été laissés presqu'à l'abandon par la société pétrolière karsaise Karsoil après le tollé qu'avaient déclenché les déclarations de Ioanna Kone, ex-membre du gouvernement d'Anestis Plastiras. La ministre qui avait évoqué son regret de voir confiés à des musulmans les droits d'exploitation avait d'ailleurs entrainé une crise diplomatique entre son pays et le Royaume Kars et avait, par la même occasion, forcé le Premier ministre à remanier puis dissoudre son équipe avant de revenir à la tête d'une nouvelle coalition. Le retrait de la monarchie arabe de l'accord d'extraction offrait à Lorthon Energy l'occasion rêvée de conquérir le marché pétrolier de l'orient qui lui était resté fermé jusque-là. Une opération qui s'est réalisé sous le nez des Britons qui souhaitaient, eux-aussi, tirer leur épingle du jeu en offrant leur soutien à un partenaire historique de leur allié de toujours qu'est la Ligue de Lébira. « Une double victoire » a d'ailleurs commenté Sophie Bennett qui administre depuis cinq années désormais l'entreprise publique, depuis que Daniel Ceallach l'y a placée.

Outre la satisfaction d'avoir enterré les Britons dans la région, le contrat entre le gouvernement lorthonien et la République de Cybistrie pourrait bien soulevé plusieurs questionnements au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes qui n'a pas été consultée durant l'entièreté du processus de négociation entre les deux parties. Une démarche qui, bien qu'elle n'est absolument pas obligatoire et que les Îles Lorthon bénéficient de leur pleine souveraineté en la matière, devrait généré des interrogations chez certains membres et tout particulièrement la République de Valdaquie qui entretient des rapports conflictuels avec la Cybistrie depuis que lonuț Pădurariu, Ministre des Affaires extérieures valdaques, a déclaré vouloir proposer à la Cybistrie une médiation pour régler les problèmes occasionnés par le terrorisme local et qui menace quelques-uns des plus importants projets d'infrastructures des Nouvelles Routes de la Soie. « Le Gouvernement vient mettre ses pattes dans un sacré merdier » comme l'a dit un membre de l'opposition dans une interview qu'il a mené avec un peu trop de passion. Quoi qu'il en soit, Miranda Russel des affaires étrangères s'est jointe au Premier ministre et à Sophie Bennett pour clarifier la situation : « Si les activités lorthoniennes entrent en collision avec les intérêts valdaques, qui sont aussi les nôtres en tant qu'alliés, nous veillerons à faire parvenir les différentes parties à un dialogue sain et productif pour la prospérité et la sécurité de la région » Pour la Cybistrie toutefois, l'opération ressemble à un fin calcul. N'a-t-elle pas intérêt à mêler les Îles Lorthon dans la crise diplomatique qu'elle traverse avec la Valdaquie afin de se préserver d'une éventuelle attaque de cette dernière ? Car c'est bien Lorthon Energy qui approvisionne en même temps les quarante millions de valdaques en carburant. Dans le cas d'une intervention qui détruirait des positions stratégiques lorthoniennes, quelle serait alors la réaction du gouvernement ? Un sacré merdier en effet.

Posté : sam. juin 08, 2019 7:42 pm
par William Hamleigh
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Ulysses Morgan souffle sa première bougie de Premier ministre.[/center]
[center]IL Y A UN AN, ULYSSES MORGAN FORMAIT SON GOUVERNEMENT
24 avril 2039[/center]

[justify]Avril 2038, le nouveau président du Parti travailliste annonce la formation d’une coalition entre son parti et le Front gaélique d’Amanda Asgaill. Un cas sans précédent dans l’histoire politique du pays, l’ouverture des affaires à un parti catégorisé comme extrême. Peu auraient parié sur une espérance de vie de plus d’une année pour cette alliance impie entre Morgan et Asgaill. Cependant, force est de constater que ce couple improbable aura fait mentir une bonne partie de l’opinion médiatique. Il semble en effet que les deux présidents de partis se soit découverts, sans doute par la force du mariage imposé, plus d’affinités que prévues. N’en déplaise à une opposition interne qui n’a que rarement été si véhémente à l’égard d'un chef de cabinet issu de ses propres rangs. Un sentiment qui est probablement à mettre en relation avec les conflits que le Premier ministre entretient avec toute une branche de son parti avec qui la sauce idéologique n’a, semble-t-il, pas prise. Si le Parti travailliste éprouve quelques problèmes avec son président, certains ayant même opté pour la fronde et la fondation de nouvelles formations à l’image du parti social-démocrate de Sim Camran, il n’est pas le seul à tenir les choix du Premier ministre en piètre estime. En effet, en plus d’être le malaimé d’une partie des siens, Ulysses Morgan peine à rassembler autour de lui une base électorale jeune qui lui permettrait de repasser à nouveau devant le Front gaélique à la Chambre aux prochaines élections, une place que les travaillistes avaient abandonnée lorsque vingt de leurs députés choisirent la sécession.

Si Morgan ne séduit pas la jeunesse, toujours est-il qu’il séduit tout de même. Au premier jour du mois, les sondages d’opinions nous apprenaient que quarante pourcents des Lorthoniens étaient plutôt ou tout à fait satisfaits de l’action gouvernementale. Un score qui reste honorable au vu de l’impopularité des réformes qu’a entreprises le Cabinet ; en première ligne, la refonte du droit à l’interruption volontaire de grossesse dont les milieux féminins et progressistes ne se sont toujours pas remis. Malgré la protestation aussi bien au sein même du Parlement que dans la rue, le Premier ministre aura tout de même survécu à sa première motion de censure, conservant la majeure partie de ses députés lui permettant ainsi de poursuivre ses projets. Un soutien indéfectible qui doit sûrement être en grande partie mis en perspective avec les très bons résultats économiques de la coalition, et ce alors qu’elle prenait ses fonctions dans un climat commercial calamiteux entre les Îles Lorthon et ses anciens partenaires de l’Union douanière occidentale à travers laquelle était jadis déversée la majeure partie de la production pétrolière du pays. Ulysses Morgan, Amanda Asgaill et leurs Secrétaires d’Etat peuvent dès lors compter sur leur rôle de fondateurs de la Communauté des Nations Dytoliennes pour présenter leur meilleur profil aux électeurs.

Des succès économiques qui ont permis d’effacer quelque peu les réticences de l’opinion publique à l’égard de la dureté de la politique migratoire dont la vapeur a été complètement renversée depuis l’accession de la Présidente frontiste au portefeuille de l’Intérieur. Une première année aux affaires qui a vu de nombreux projets impopulaires tempérés par une conjecture économiques florissante. Reste désormais à savoir comment le Cabinet abordera la suite de son mandat. La coalition tiendra-t-elle encore trois ans ? sans doute, difficile de le prévoir. Si le mariage entre Morgan et Asgaill n’a, lui, que peu de chances de finir en divorce, c’est peut-être davantage du côté de la famille travailliste du Premier ministre qu’il faudra étudier les scenarii éventuels qui pourraient mener au partage des biens devant les électeurs.

Posté : sam. juin 22, 2019 10:05 am
par William Hamleigh
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L'objectif de la Secrétaire d'État est d'encourager à la diversité économique.[/center]
[center]MAC EACHÁIN OPTE POUR UN BAISSE GÉNÉRALE DES IMPÔTS
2 juin 2039[/center]

[justify]Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs lorthoniens qui se profile à l'horizon à en croire le cahier des charges du Département de l’Économie. Ce dernier a, en effet, confirmé qu'il planchait actuellement sur un plan de baisse générale des impôts principalement ciblé vers les bénéfices des entreprises. C'est par l'intermédiaire d'Angela Mac Eacháin, la Secrétaire d'Etat en personne, que nos équipes l'ont appris. Elle désire, selon ses dires, avancer dans le processus de diversification de l'économie lorthonienne. Un impératif qu'elle considère comme vital pour notre pays à long terme. "Nous devons à tout prix amorcer la transition de notre économie actuellement entièrement dépendante de nos ressources énergétiques vers une économie de services qui puisse surmonter les chocs tarifaires du gaz et du pétrole". Une déclaration qui prend place dans un contexte particulier avec, d'une part, le récent "coup de chaud" qu'avait subi l'économie lorthonienne à la chute de l'UDO avant de retrouver des partenaires dans la CND et, d'autre part, l'arrivée chronique de nouveaux pays producteurs qui menacent la santé économique de notre pays. On se souvient de l'entrée tonitruante du pétrole karsais sur le marché. Un schéma qui risque de se reproduire avec l'annonce de la concession des puits du Zabol, placé sous protectorat de ce même Kars, aux sociétés bykoviennes qui dépasseraient à nouveau tout entendement, subtilisant la première place à Lorthon Energy.

C'est à ce climat risqué où le nombre d'inconnues ne fait que croître que les mesures du Département de l’Économie sont sensées offrir une réponse. Avec cette baisse généralisée qui ferait passer la taxe sur les bénéfices des entreprises d'un taux moyen de 22% à 19%, le Gouvernement espère encourager les initiatives nationales et attirer des investisseurs et projets étrangers qui diminuerait la dépendance envers les hydrocarbures qui supportent le gros du poids colossal de l’État-providence sur le budget. L'idée d'une baisse de l'impôt sur la fortune fait également son chemin mais cette dernière serait pour sûr une nouvelle couleuvre qu'Ulysses Morgan se devrait de faire avaler à ses collaborateurs du Parti travailliste. Toujours est-il que la baisse de l'impôt est un pari risqué puisqu'il accroit dans l'immédiat la part de la rente pétrolière dans les finances publiques. Le scénario idéal serait que l'activité économique croissante qui découlera de ces mesures suffise à générer une plus-value par rapport à la situation actuelle après quelques années sans quoi les Îles Lorthon prennent le risque de se retrouver avec l'inverse de l'effet escompté. Par cette main tendue aux investisseurs nationaux et extérieurs, peut-être faut-il aussi voir une main tendue envers l'électorat libéral de George Sexter qui apparait comme un candidat sérieux à la Cameron Avenue (ndlr: bureaux du PM et du cabinet) aux prochaines élections générales. Un parti-libéral réformateur qui s'est construit en majorité par opposition au projet alternatif de Daniel Ceallach et que le Gouvernement souhaite désormais revoir. Assurer au pays ainsi qu'au parti une base solide pour surmonter les défis de l'avenir, c'est le double combat qu'a choisi de mener le Gouvernement. Il faut dire que l'un ne va assurément pas sans l'autre.

Posté : dim. juin 23, 2019 9:29 am
par William Hamleigh
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Plusieurs cadres du parti désirent écarter sa branche marxisante.

ATTENTATS EN ENNIS : MORGAN VEUT « NETTOYER » LE PARTI
8 juin 2039[/center]

[justify]La Dytolie commence seulement à se remettre du triple-attentat perpétré à Dunemore il y a désormais quatre jours ainsi que de la prise de pouvoir annoncée par le chef des armées ennissoises Lúi Ó Móráin pour une durée provisoire permettant la sauvegarde de la société ennissoise. Les réactions internationales ont toutes convergé dans une compassion générale ainsi qu'une confiance absolue dans l'action de l'armée. Aux Îles Lorthon, le drame a profondément choqué toutes les tranches de la population. De nombreux gestes et rassemblements en solidarité avec les Ennissois ont eu lieu notamment devant l'ambassade ennissoise et devant le Parlement. Passées l'émotion et la stupeur instantanées, le Gouvernement a souhaité prévenir toute éventuelle propagation de la vague terroriste sur son propre sol en chargeant les services de police de procéder à plusieurs arrestations préventives d'individus fichés. Des précautions ont également été prises dans l'immédiat après-attentat afin de prévenir toute fuite des criminels aux Îles Lorthon.

Le Premier ministre s'est adressé à la Nation quelques heures après la tragédie. Dans un discours d'une vingtaine de minutes, il n'a pu cacher son émotion et sa colère en évoquant la disparition d'hommes d'État avec lesquels lui et son gouvernement étaient en proche collaboration. Ulysses Morgan a également tenu à lancer un signal clair aux Lorthoniens : « Nous allons mettre tout en œuvre afin de desceller les éventuelles menaces qui pourraient abattre sur notre pays dans le futur » après quoi il a déclaré avoir mobilisé « la totalité des services de sécurité et de renseignements qui travaillent d'ores et déjà à extirper le mal qui a frappé Ennis à la racine ». En terminant son discours, le Premier ministre s'est finalement exprimé en tant que président de parti en s'adressant tout particulièrement au monde politique. « Les individus qui ont commis ces actes de barbarie ne sont pas exclusifs à la société ennissoise, ils demeurent également sur notre sol. Nous savons vous et moi que certains ont d'ailleurs choisi leur place de manière à faire oublier leurs racines idéologiques. J'annonce qu'il a été décidé en concertation avec les cadres du parti qu'un sommet travailliste sera organisé sur la légitimité de certains individus dans nos rangs. Nous devons nettoyer le pays de tout terrorisme en puissance »

En promettant ainsi une réunion extraordinaire des travaillistes, Ulysses Morgan et ses associés pointent du doigt l'importante tranche du parti d'obédience marxiste ou marxisante qui ont, pour beaucoup, choisi la tribune travailliste comme moyen d'expression. Il n'était pas rare d'entendre l'internationale chantée lors des meetings de Daniel Ceallach, exercice auquel il ne s'est d'ailleurs jamais livré. Il y a donc fort à parier que le parti travailliste soit le théâtre d'importantes purges, si l'on peut les dénommer ainsi. Un « nettoyage » comme il a été question, qui sera assurément mené par les soutiens d'Ulysses Morgan contre l'aile gauche du parti qui représente à ce jour l'une des principales forces d'opposition à la politique du Gouvernement. Le Premier ministre n'a pas accordé de commentaires à la presse après son allocution bien que la Secrétaire d'État à l'Intérieur et Vice-Première ministre, Amanda Asgaill s'y soit livrée en déclarant « Nous sommes encore tous sous le choc mais je pense que le Premier ministre a raison de prendre le problème à bras le corps. Étant moi-même en poste à l'Intérieur, je peux vous assurer que nous mettons tout en place pour cibler et neutraliser toute menace éventuelle. En ce qui concerne la seconde partie de son allocution, ça ne me regarde pas, ce sont les affaires des travaillistes. Cela dit, je conçois parfaitement que le Premier ministre et collaborateurs au Gouvernement ne désirent pas avoir dans leurs rangs des individus potentiellement sympathiques aux horreurs qui ont été commises à Dunemore » Nous serons sûrement en mesure de mieux saisir en quoi consistera cette épuration dans les prochains jours et prochaines semaines. D'ici là, la tension au sein du monde politique reste palpable alors que la situation internationale en Hohengraf n'en faiblit pas. Alors, vers la création d'un comité de salut public ou simplement une vigilance renforcée ? Morgan et Asgaill inquisiteurs ou fins tacticiens ?

Posté : mer. juin 26, 2019 10:24 am
par William Hamleigh
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Avec ses presque 30 millions de passagers annuels, l'aéroport de Fort William suffoque.[/center]
[center]£500 MILLIONS POUR UN AÉROPORT INTERNATIONAL À HOXA
17 juin 2039[/center]

[justify]La liaison aérienne a révolutionné la manière dont les humains des quatre coins du monde conçoivent leurs relations. Pour des espaces isolés géographiquement, ce nouveau moyen de fendre les airs à des vitesses prodigieuses est apparu comme salutaire et a ouvert des champs de possibles infiniment variés. Que serait l’économie d’aujourd’hui sans le fret aérien et le flot ininterrompu de touristes et d’hommes d’affaires. Les Îles Lorthon n’ont cependant pas réagi assez promptement à ce bouleversement du déplacement et accusent aujourd’hui un retard important en termes d’infrastructures aériennes. Jusqu’à récemment avec la promotion au grade international de l’aéroport de Corslowe, capitale des Élandes arctiques, il n’y avait qu’un seul aéroport international, celui de Fort William, situé en réalité à mi-chemin entre la capitale et Hoxa. Encore aujourd’hui, Fort William est la seule porte d’entrée par voie aérienne dans le pays (hors arctique) pour les vols en provenance de l’étranger. Un schéma qui se révèle problématique dans un territoire éclaté comme les Îles Lorthon. De fait, la norme reste encore bien souvent le transport par voie maritime, en témoigne la densité du trafic marchand ou de ferrys qui sont parfois les seuls liens entre les différentes parties du pays. Une configuration qui fait l’effet d’un véritable frein au développement économique de la périphérie du royaume, hors de ses centres névralgiques que sont le sud le Greenoch et le nord-ouest de Golpsie.

Récemment, avec l’avènement de la Communauté des Nations Dytoliennes, cette situation n’a fait qu’empirer, imposant encore plus de pression sur les installations limitées du complexe de Fort William, de son complet, l’Aéroport International Richard le Grand. Le flux croissant de vols en provenance des États-membres avec à leur bord nombre de diplomates, économistes ou simples touristes ne cesse de s’intensifier, atteignant actuellement de près les trente millions de passagers par an, si bien qu’il est désormais impératif de doter la ville-siège des institutions de la CND de son propre complexe aéroportuaire. Le Département des Transports a déposé sur la table, dans le courant de la semaine, un plan d’investissements s’élevant à plus de cinq-cents millions de livres, une somme dans laquelle l’État lorthonien devrait rester le premier actionnaire. Le projet qui devrait être baptisé Aéroport International Hoxa-CND, devrait donc jaillir de terre dans les prochaines années. Le Gouvernement et les autorités de la circulation aérienne lorthonienne espèrent conjointement que cette nouvelle arrivée permettra de désengorger les installations de Fort William. Certaines voix locales s’élèvent tout de même en regrettant qu’un projet ne porte pas plutôt sur un aéroport international sensé desservir la province de Golpsie ; ce à quoi le Secrétaire d’État pour les Transports a rétorqué qu’il était préférable d’offrir de nouvelles infrastructures modernes à l’une des principales villes-vitrines du pays alors que de simples travaux d’aménagements suffiraient à promouvoir l’aéroport actuel de Marisburry-Lambohlm au grade international. Le ciel lorthonien est donc à l’aube d’une importante ère de modernisation qui va de pair avec le développement économique galopant du pays et sa participation à des entreprises internationales de plus en plus ambitieuses.