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Posté : mar. nov. 07, 2017 11:22 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            22 juillet 2034

            La Hachémanie en pénurie d’eau en appelle à l’ADI… qui ravive les tensions internes en Amarantie

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/239440tanker.png[/img]
            Illustration : une citerne d’eau en Hachémanie[/center]

            Les conséquences de la marée noire en Hachémanie ne sont pas uniquement environnementales mais aussi sanitaires. Faute de sources d’eau potable suffisantes, ce pays aride de 10 millions d’habitants doit compter sur ses nombreuses unités de désalinisation d’eau de mer, pour subvenir aux besoins de sa population et de son économie. La marée noire a toutefois condamné lesdites unités à l’arrêt, comme le résume une brève de l’[url=http://www.simpolitique.com/post326255.html#p326255]agence de presse royale[/url]. Une décision évidente, compte tenu de la contamination de l’eau, mais qui oblige le pays à puiser dans son stock de sécurité. C’est la raison pour laquelle le royaume a fait appel à la jeune Alliance Défensive Internationale, qui prévoit un dispositif d’entraide mutuelle dans ces circonstances. Le Caskar, qui a d’ores et déjà affrété un cargo pour acheminer dans les zones sinistrées les quelques [url=http://www.simpolitique.com/post326260.html#p326260]2 500 machines offertes par la coopérative RAZ[/url], se tient également prêt à transporter les citernes d’eau des pays membres de l’Alliance. En plus de subvenir aux besoins vitaux de sa population, l’eau potable demandée par la Hachémanie servira à nettoyer la plage et l’écosystème local, la nécessité est donc double.

            L’Amarantie, également liée par l’ADI, s’engagera à fournir son allié hachémanien, mais l’annonce faite par le Conseil Exécutif passe très mal en Alilée, qui a [url=http://www.simpolitique.com/post317594.html#p317594]manqué l’été dernier[/url] comme nous le rappelions en septembre 2033. Le Royaume de Forluno, qui s’accapare une partie non négligeable de « l’or bleu », a été contraint pour la première fois de son histoire de décréter des restrictions d’eau à ses agriculteurs et ses industriels, avec notamment l’interdiction pour les premiers d’arroser les cultures en journée. À côté, les mines d’argent de Spongorie ont vu leur activité ralentir ces derniers jours pour cette raison. Dans l’Etat autonome de Haute-Alilée, si aucun décret n’a été adopté pour restreindre l’accès à l’eau, son coût a drastiquement augmenté, avec l’espoir de dissuader les propriétaires de piscines privées. Si bien qu’aujourd’hui, on constate dans les enquêtes d’opinion une importante fracture entre la partie continentale, globalement favorable à l’ADI à quelques exceptions et l’Alilée, qui est largement hostile. La République maritime de Dentegorie, qui a été à l’œuvre sur ce dossier, se défend et estime que « la Hachémanie est un prétexte : les problèmes de répartition d’eau existaient bien avant l’ADI, il est très regrettable de l’utiliser un bouc émissaire pour masquer des bisbilles internes ».

            [right]Vaclavo Minea[/right]

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            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]

            « Maintenant, on peut dire du canal de l’isthme shuktène qu’il est un enjeu stratégique mondial »[/center]

            Les navires hachémaniens torpillés par la marine vrye resteront malgré eux gravés dans l’histoire et illustrent plus que jamais la nécessité d’un canal shuktène connectant la Cérulée à la Ventélie sans passer par le cap janubien. La marée noire que connaissent actuellement la Marquésie et la Janubie aurait pu être évitée si les tankers hachémaniens à destination des hubs ventéliens avaient pu passer par l’isthme shuktène, c’est ce que défend Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno. C’est en effet parce qu’ils se dirigeaient vers le sud que les tankers ont été attaqués par les sous-marins vrys. « Auparavant, le canal n’était vu que sous l’angle financier. Maintenant, on peut dire de lui qu’il est un enjeu stratégique mondial » résume Tarus. En effet, autour de la Cérulée se situent presque tous les protagonistes de la coalition luciférienne, tandis que l’Union Panocéanique se partagent les mers du sud. La dangerosité de la route vers le sud, qui s’est illustrée au travers de ces naufrages, peut être contournée par toute la Coalition Luciférienne par le canal shuktène, et cela d’autant plus que la Ventélie reste la seule région du monde à la fois stable et dynamique.

            [center][img]https://img4.hostingpics.net/pics/603446carte.png[/img]
            L'intérêt de la "Coalition luciférienne" d'investir massivement dans le canal shuktène
            pour éviter la zone d'influence de l'UPO (en rouge)[/center]

            La neutralité de l’Eashatri dans le conflit et l’implication notamment de l’Amarantie dans la construction du canal sont autant de facteurs qui plaident pour l’établissement de cette nouvelle route commerciale, dont les perdants seront assurément les pays côtiers de la Janubie, qui verront leur importance dans le jeu géopolitique décliner de manière importante. À l’inverse, l’Eashatri, qui a déjà été l’auteur d’une des meilleures performances économiques l’année dernière verra son rôle sur la scène mondiale accroître encore davantage. Seule ombre au tableau : l’instable Karmalistan, partenaire commercial de l’Union Panocéanique, peut devenir un obstacle à cette ambition… si tant est que le Karmalistan garde son partenariat avec l’UPO. Des tractations sont en cours entre l’Amarantie et le royaume pour que ce dernier lui fournisse les matières premières dont elle a besoin. Mais la guerre civile et les nombreuses aspirations séparatistes et terroristes internes discréditent la classe politique karmale.

            [right]Justeno Goldis[/right][/justify]

Posté : mer. nov. 08, 2017 11:23 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            24 juillet 20314

            AMAR tente de rassurer ses actionnaires

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/938031AMAR.png[/img][/center]

            Victime collatérale du conflit mondial, le transport maritime accuse un repli sur les marchés boursiers, entre 11 et 22 % selon les armateurs. AMAR, l’un des plus grands d’entre eux, première entreprise d’Amarantie, a ainsi vu son cours chuter de 16 % le 19 juillet dernier, suite au naufrages de plusieurs navires. Le président du conseil d’administration, Skender Mircenoj, s’est voulu rassurant face aux actionnaires tous réunis pour l’occasion dans le Palais des Congrès de Marejno, le groupe n’ayant pas lésiné sur les moyens pour contenter ses investisseurs. Le champagne et les petits fours leur ont certainement permis de mieux digérer la communication de crise, certes bien rodée mais tout de même assez cinglante de Mircenoj. Le président du groupe a rappelé que la situation n’était pas spécifique à AMAR et que les principales lignes commerciales que la compagnie exploite restent épargnées par le conflit, faisant référence aux liaisons Amarantie-Ventélie. Il s’est ainsi, lui aussi, posé comme chantre du canal shuktène, pour faciliter la communication de la Cérulée avec l’énorme marché ventélien, dont l’ouverture est prévue pour janvier 2035.

            Proche des dirigeants amarantins, à plus forte raison quand on rappelle que le Fonds souverain amarantin détient 32 % des parts d’AMAR, Skender Mircenoj a confirmé qu’en dépit de la guerre, un projet de G4, réunissant les principales puissances économiques mondiales, était sur les rails. La mise en place d’un fonds international de stabilité permettrait ainsi à la compagnie maritime de faire face à de tels aléas exceptionnels. Plus proche de leurs préoccupations directes, l’annonce d’une prime sur les dividendes pour l’exercice 2034 a particulièrement retenu l’attention des actionnaires. Pour autant, AMAR perdra certains marchés intéressants, comme celui qui liait la Fagrasie et le Vryheid, tant l’Amarantie et le pays membre de l’UPO semblent difficiles à réconcilier.

            [right]Tiberius Baro[/right][/justify]

Posté : jeu. nov. 09, 2017 1:42 am
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            25 juillet 2034

            Exclure la Cité-Etat de Fagrasie de la Ligue ou nationaliser la VSV ?

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/139765Fagrasie.jpg[/img]
            La perspective d’une nationalisation de la VSV en fait chuter le cours[/center]

            La Cité-Etat de Fagrasie est une curiosité du paysage institutionnel amarantin, en ce sens où l’entité est la propriété du [url=http://www.simpolitique.com/vsv-van-der-sar-vennootschap-t13330.html]conglomérat VSV[/url] qui l’a sauvée du défaut de paiement au début des années 1980. Celui-ci a dès lors misé sur la construction aéronautique, dans une Ligue amarantine qui s’est toujours tournée vers la mer en négligeant le ciel. Cette opération s’est révélée un succès puisque la Fagrasie est devenue la [url=http://www.simpolitique.com/post317589.html#p317589]cinquième plus grande puissance interne d’Amarantie[/url], avec un PIB par habitant supérieur à 5000 $, soit plus de deux fois la moyenne nationale. La VSV, de loin le premier employeur de l’entité, dicte depuis ses choix à la politique de l’entité, avec une libéralisation à marche forcée. Le conglomérat détient en effet la moitié des sièges du parlement local, qui sont élus par l’assemblée des actionnaires. L’autre moitié est élué par les citoyens non affiliés à la VSV. Pour autant, des raisons géopolitiques viennent assombrir l’avenir pourtant radieux de l’entité. La République du Vryheid, dont est originaire la VSV, est férocement engagée aux côtés du Commonwealth contre la coalition luciférienne. Depuis, le pays tente d’établir des processus de paix séparée, notamment avec le Deseret, qui est convenu d’un [url=http://www.simpolitique.com/post326340.html#p326340]accord signé à Houndstad[/url], en attente de ratification, avec l’Algarbe-du-Sud pour qu’il veille à la disparition progressive de l’apartheid. Faire-valoir et porte-parole de l’Algarbe-du-Sud, le Vryheid engage d’intenses efforts diplomatiques avec d’autres membres de la coalition luciférienne, notamment l’Aminavie et la Hachémanie, qui sont restés pour l’heure vains. Jamais, malgré le lien qui unit les deux pays, le Vryheid n’a engagé de négociation de paix avec l’Amarantie. Tous deux en effet campent sur leurs positions. L’Amarantie reste persuadée de la dangerosité de l’Algarbe-du-Sud, et le Vryheid continue de croire que les revendications de cette dernière sont infondées, [url=http://www.simpolitique.com/post326187.html#p326187]par la voix de son dirigeant[/url].

            La VSV est intimement liée au pouvoir vry. Propriété des Van Rothshild, une puissante famille de la république noire, elle est, depuis le début du conflit, considérée comme un cheval de Troie susceptible de nuire à l’intégrité et la sécurité du territoire amarantins. Avant ça, par son succès économique, elle suscitait la jalousie de ses entités voisines, qui attendaient le moment pour l’exclure. Celui-ci est-il arrivé ? L’exclusion se fait par un vote à l’unanimité des membres, exceptée l’entité incriminée, et il se pourrait bien qu’elle soit trouvée, y compris du côté des entités les plus hostiles à la guerre qui se réfugieraient dans une abstention au vote. La nationalisation de la VSV est une autre solution envisagée et ce d’autant plus dans un contexte où les actifs vrys ont vu leur cours chuter depuis le début du conflit et surtout depuis l’instauration officielle de la dictature. La procédure de nationalisation par le Fonds souverain amarantin empire la situation pour le groupe et jamais dans son histoire, la filiale amarantine de VSV n’a connu un cours aussi bas. Or, c’est précisément en se basant sur sa capitalisation boursière que la Ligue amarantine entend procéder à la nationalisation de cet énorme groupe qui pèse pour plusieurs milliards. Celle-ci pourrait intervenir de manière imminente et constitue une démarche beaucoup moins longue et engageante. Le plus difficile est toutefois de trouver un repreneur suffisamment solvable et intéressé par son acquisition.

            [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]

Posté : sam. nov. 11, 2017 10:14 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            3 août 2034

            EDITO : Aux hommes le combat, au sexe faible le commerce opportuniste

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/813386woman.png[/img]
            Inapte au combat, le sexe faible se contente d’amasser la production du
            dur labeur des hommes, à l’image de tous ces Etats opportunistes dévirilisés.[/center]

            Note : Un édito n’engage que la responsabilité de son auteur, il ne saurait être représentatif ni de l’opinion du journal, ni de celle de tous les Amarantins.

            Ce qui rend le XXIe siècle aussi triste, c’est que l’on a perdu l’honneur du combat, en plus d’avoir ouvert la politique au sexe faible. Désormais, les conflits se règlent à coup d’hommes cravatés et manucurés incapables de se servir d’un fusil d’assaut et qui prétendent dominer le monde en traçant des lignes sur des cartes ou signer des traités préparés par des juristes dépressifs. Le 31 juillet dernier, sur [url=http://www.simpolitique.com/post326415.html#p326415]Kromata 1[/url], j’ai affirmé respecter beaucoup plus les forces coalisées de l’UPO que les tire-au-flanc murés derrière leur neutralité et je le réitère. J’honore la mémoire de tous les marins, quelle que soit leur nationalité, qui ont péri au cours des deux dernières batailles navales. Si tant de choses ne nous séparaient pas, notre coalition et l’Union Panocéanique pourraient, ensemble, dominer le monde et envoyer sur les roses ceux qui viennent la fleur au fusil, pour « condamner » ici et là.

            « Neutre » est donc le mot privilégié dans le discours politique pour qualifier les tire-au-flanc, les cupides, les opportunistes. Ceux qui espèrent tirer profit de l’affaiblissement en apparence des nations en conflit pour fleurir leur propre commerce et faire tourner leur machine consumériste, telle une femme qui s’accapare du patrimoine de son mari après l’avoir moralement tué. Le tout en se posant comme la victime. C’est ce qui définit par exemple une nation comme le Vonalya, qui affirme dans sa presse en bombant le torse qu’il s’implique dans le conflit alors qu’il ne fait que défendre ses eaux comme n’importe quelle autre. Nation dont la jeunesse dorée tire les ficelles, en envoyant « Dame Sunniva Flamme-De-Cuivre de Kjæren » à la tête de l’ADI, dont le seul fait d’armes est d’avoir obtenu une maîtrise universitaire en géopolitique mais qui confond le podium de Miss Universe avec un promontoire militaire. Nation dévirilisée qui, en plus de faire représenter ses intérêts par le sexe faible, espère comme une princesse attendant son preux chevalier que les armées du monde viennent la défendre contre toute éventuelle attaque contre ses puits de gaz au large du Vryheid, pour compenser ses effectifs en berne.

            De l’autre côté du monde, en Ventélie, l’autre gendarme autoproclamé du monde, en la personne du Kaiyuan, a décidé de « punir » des Etats comme l’Empire Luciférien et l’Aminavie par l’arme des tarifs douaniers, de la même manière qu’il l’a fait à l’égard de la République maritime de Céjanosie, pour y « condamner » (oui, encore !) la pratique de l’aliénation. Triste époque où l’arme de fer a cédé la place à l’armée de chiffres, et plus encore dans un continent où on espère profits pléthoriques en gage de la neutralité. Ainsi a toujours été la voie choisie par les Ventéliens, dont les corps frêles et les petites statures peu viriles ne permettent pas d’avoir l’ascendant autrement que par le pouvoir de l’argent. Le Sengaï en est l’illustration la plus aboutie, avec à sa tête la Première ministre Sumalee Kongsuwan qui use de la séduction, des escarpins et du rouge à lèvres pour asseoir sa légitimité sur 90 millions de personnes. Triste époque où l’homme d’affaires dévirilisé et flatteur représente l’idéal des jeunes garçons, au détriment du guerrier puissant, athlétique et déterminé ; car s’il est possible pour le sexe faible d’accéder au tremplin des affaires, il lui est impossible de faire ses preuves sur le champ de bataille, où ses armes habituelles de séduction et de manipulation ne fonctionnent pas. En dehors du simple conflit entre la Coalition et l’Union panocéanique, se joue la guerre entre les hommes braves et les charognardes.

            [right][url=http://www.simpolitique.com/post325829.html#p325829]Horasiu Zamfir[/url][/right][/justify]

Posté : dim. nov. 12, 2017 3:13 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            5 août 2034

            La guerre, un incubateur de nouvelles technologies

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/793329technoguerre.png[/img][/center]

            En dépit des critiques qui sont adressées à la « Coalition luciférienne », jugée trop hétérogène et trop peu idéologiquement et culturellement uniforme pour durer, l’alliance résiste et a gagné une première bataille au large des côtes de Sud-Janubie. Simples alliés de circonstance contre le Commonwealth ? La diplomatie amarantine réfute et a bon espoir de poursuivre la collaboration avec l’Empire Luciférien, l’Aminavie, la Hachémanie, le Txile et la Posnanie sur d’autres terrains, tels que la recherche scientifique. Ingénieur et rédacteur pour le journal mensuel scientifique Sigmejo, Metodo Abeloj rappelle que nombre de progrès techniques ont été propulsés par la guerre en cela qu’elle met en branle toutes les forces vives, avec des moyens considérables, à destination de l’Etat comme seul bénéficiaire. Il résume la situation :
                • « Cela fait bientôt un mois que le conflit a débuté et observez toute l’effervescence des milieux scientifiques et industriels : l’économie de guerre instaurée notamment dans l’Empire Luciférien ou au Vryheid représente autant de défis pour réduire autant que possible les délais de production. De plus, la stratégie de production n’est pas la même : si en temps de paix, les industries cherchent à fidéliser le client par l’obsolescence programmée ou par l’élaboration d’un environnement fermé – par exemple, une marque de téléphones mobiles dont les écouteurs ne sont compatibles qu’avec les produits de cette marque-ci – en temps de guerre, toutes ces considérations marketing n’ont plus lieu et cela a des impacts énormes sur la qualité de la production.

                  Par son caractère hétéroclite, la coalition luciférienne présente de nombreux avantages : les membres s’ouvrent aux technologies des autres civilisations. La thalassocratie amarantine apporte ses connaissances à un Empire Luciférien essentiellement tellurique, et inversement. À l’inverse, pour l’UPO, les membres se connaissent tellement – étant souvent des colonies ou des Etats satellites de la Britonnie – qu’ils n’apprennent rien et s’enferment dans la littérature scientifique anglophone qui, si elle est abondante, n’en constitue pas la totalité.
                  »

                  [right]- Metodo Abeloj, ingénieur et journaliste pour le mensuel Sigmejo[/right]
            Déjà, [url=http://www.simpolitique.com/post320393.html#p320393]en novembre 2033[/url], bien avant le conflit, l’Amarantie souhaitait profiter des connaissances lucifériennes relative aux missiles balistiques. L’avenir lui donnera raison puisque, depuis, le Montalvo s’est tourné vers l’UPO après avoir montré quelques signes d’hostilité à l’égard de l’Amarantie. Un perfectionnement de l’arsenal de missiles à courte portée trouve donc tout son intérêt, pour parer à toute éventualité. Plus récemment, le blocus raté de la Britonnie par l’Etat aminavien a mis en évidence la flotte obsolète de cette dernière. L’Aminavie se montre donc plus qu’intéressée par le savoir-faire amarantin dans la conception de croiseurs. Longtemps isolée du reste du monde à cause de son instabilité, l’Aminavie, par son entrée dans le conflit, parvient à nouer de premiers alliés et autant de partenaires dans des programmes de recherche. Mais l’Amarantie n’est pas totalement désintéressée et espère en échange profiter de l’expertise aminavienne des drones. L’Aminavie est en effet le seul de la coalition à en bénéficier, alors que l’UPO et ses alliés tels que l’Uhmali sont déjà au fait de ces bijoux de technologie.

            [right]Polikarpo Malgrandulo[/right][/justify]

Posté : dim. nov. 12, 2017 10:42 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            6 août 2034

            Energie verte : des mini-centrales pour satisfaire localement et efficacement la demande

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/249762biomasse1.png[/img][img]https://img4.hostingpics.net/pics/967139biomasse2.png[/img]
            Ces unités de valorisation de biomasse sont censées répondre aux
            principales inconvénients des énergies renouvelables[/center]

            « L’heure n’est plus aux grandes centrales » affirme fièrement Galbo Draĝeo, dirigeant d’une start-up spécialisée dans l’énergie verte, proposant à ses clients de répondre eux-mêmes à leurs besoins énergétiques par des petites unités de valorisation de biomasse, c’est-à-dire de la matière organique d’origine végétale ou animale, et des gaz issus de la fermentation de ces matières. Le principe est simple : les sociétés clientes se voient installer une petite centrale à taille humaine, qui reçoit les déchets produits, les sèche, puis les gazéifie pour produire de la chaleur. Ensuite, tout dépend de l’usage souhaité du client : soit il utilise directement la chaleur produite pour chauffer ses locaux, soit il la convertit en électricité par méthanisation. Répondant sur mesure aux besoins des clients, la solution se veut également pallier aux problèmes des énergies renouvelables.

            Particulièrement adaptée aux industries générant beaucoup de déchets, cette solution entend aussi répondre à la problématique de la surproduction alimentaire en transformant les denrées agricoles non consommées en énergie, mais aussi aux problèmes inhérents aux énergies renouvelables, en particulier leur intermittence et la difficulté à les utiliser ultérieurement. Contrairement à l’éolien et au solaire dont les résultats sont fonction des conditions météorologiques, la biomasse n’est pas intermittente et représente une énergie alimentée en permanence. De plus, ces centrales étant situées localement, tout près des sociétés demandeuses, il ne se pose la question cruciale du stockage et de la réutilisation ultérieure de cette énergie. L’Amarantie, très dépendante de l’étranger pour répondre à ses besoins énergétiques, expérimente à échelons locaux cette solution, mais d’ores et déjà, Galbo Draĝeo souhaite vendre son projet à l’étranger, en particulier dans les pays froids et boisés (sources de matière organique végétale) tels que le Ragvarld et le Snøland.

            [right]Lotario Karmenoj[/right]

            [hr][/hr]

            [center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]

            Leur manager était un aliéné ![/center]

            Qui l’eût cru ? La scène se passe dans un call center forlunien. Merkurio, 29 ans, a sous sa responsabilité une quinzaine de démarcheurs téléphoniques qui proposent à leurs clients des contrats d’assurance. Son rôle, en tant que manager, est de veiller à leur bonne productivité, de repérer les bons éléments et d’en éliminer les mauvais. Tyrannique, Merkurio installe en quelques mois un véritable climat de compétition entre collègues, ce qui permet toutefois à la société de prendre son essor. Il est par ailleurs lui-même chargé du recrutement et des licenciements, cette tâche lui ayant été déléguée par le directeur général du call center. Toutefois, le 2 août dernier, des agents de la répression des fraudes décident de débarquer, pour veiller à ce que tous les salariés soient liés à un contrat de travail. Ils le sont tous… sauf Merkurio lui-même et pour cause, il est un aliéné, et son propriétaire n’est autre que le directeur général de l’entreprise, qui l’a acheté dans le cadre d’une servitude pour dettes. Le jeune homme, ruiné aux jeux de hasard, avait troqué sa liberté pour éponger ses dettes. Le contrat stipulait que l’aliénation devait prendre fin une fois la dette remboursée.

            Mal à l’aise devant un clavier d’ordinateur, Merkurio fut « embauché » pour gérer la quinzaine de conseillers téléphoniques, moins bien payés que lui. Cependant, Merkurio ne touchait pas un sou pour le travail accompli : tout son salaire allait chez son créancier. Il était hébergé et nourri par son propriétaire, qui lui imposant des cadences de travail infernales. Stupéfaction au sein de l’entreprise ! Tous ces contrats précaires étaient en fait soumis à pression et insultés par un type encore moins libre qu’eux ! Conformément au nouvel amendement constitutionnel, Merkurio en tant qu’aliéné ne peut plus travailler dans l’entreprise et se voit contraint d’éponger le reste de sa dette autrement, par des besognes domestiques plus informelles. Ses subordonnés, eux, ne boudent pas leur plaisir à voir leur manager quitter les lieux. Quant à Merkurio, cet évènement est une mauvaise nouvelle : à cause des anti-aliénistes, le voilà cantonné à des tâches domestiques, nettement moins rentables que son ancien poste, retardant de fait la fin de son aliénation. Si chaque heure de travail en tant manager lui rapportait un jour d’aliénation en moins, chaque heure passée comme valet de maison lui rapporte désormais 10 heures d’aliénation en moins seulement !

            [right]Timuro Laŭten[/right][/justify]

Posté : lun. nov. 13, 2017 10:34 am
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
            8 août 2034

            Lianwa : le président dissout le Parlement mais reste serein

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/584852Lianwa.png[/img]
            Avec la scission de 5 de ses députés, le Parti Indépendantiste perd sa majorité absolue[/center]

            Dans un pays aussi stable que le Lianwa, la convocation d’élections anticipées a surpris plus d’un observateur politique. En cause : une scission au sein du Parti Indépendantiste, qui détient les clés du pouvoir scrutin après scrutin. Auréolé pour son implication dans l’indépendance du pays, alors colonie britonne, en 1954, le parti détient à lui seul 44 sièges, soit pile la majorité absolue du Parlement. En réalité, cette scission présentait déjà des signes avant-coureurs [url=http://www.simpolitique.com/post320559.html#p320559]dès le mois de décembre 2033[/url], avec l’arrestation de plusieurs haut-fonctionnaires et parlementaires liés à Lintras, qui détenait le monopole d’Etat en matière de négoce, et rendu responsable d’une inflation organisée. La décision de libéraliser le secteur, votée par le Parlement quelques jours après, a mécontenté l’aile droite du Parti Indépendantiste, qui ont décidé à leur tour de fonder le [url=http://www.simpolitique.com/post326290.html#p326290]NUSS - Nationalism for Unity Security & Sovereignty[/url]. Ces cinq députés frondeurs font perdre la fragile majorité absolue du Parti Indépendantiste qui ne tenait qu’à un seul siège. En conséquence, le Président Zui Wanquan a dissous le Parlament.

            Les électeurs lianwandais sont appelés aux urnes d’ici une vingtaine de jours, une durée extrêmement courte pour faire campagne. Telle était la volonté du président, qui affiche sa sérénité, convaincu de pouvoir tuer dans l’œuf ce mouvement de fronde. En effet, l’objectif est d’empêcher le NUSS de se structurer avec des relais locaux et leur donner une tribune politique. Mais en dépit de la sérénité affiché du dirigeant, le risque de la perte de majorité pour le Parti Indépendantiste n’est pas totalement exclu. Le NUSS, d’inspiration nationaliste, pourrait ainsi trouver de potentiels soutiens au sein du Parti National Républicain, deuxième parti du pays avec 18 sièges. De plus, l’éclatement du conflit mondial et la mobilisation humanitaire en faveur de la Hachémanie peut être autant de vecteurs propices au sentiment nationaliste. Tous les observateurs s’accordent toutefois à dire que la balle se jouera à droite, et que les partis de gauche ne parviendront à tirer profit de cette exceptionnelle scission au sein du parti majoritaire. Pour autant, la situation n’est pas sans faire écho à une autre [url=http://www.simpolitique.com/post325321.html#p325321]élection, organisée en Amarantie, dans l’Etat autonome du Barnique[/url]. Le mouvement Aŭtonoma Unio, qui règne sans partage sur l’entité, avait connu lui aussi une scission de son aile droite, qui reprochait au gouverneur sortant, Ajakso Mondregor, ses positions trop progressistes. Les députés frondeurs étaient finalement arrivés d’une courte tête, sans obtenir la majorité absolue. Mais Mondregor avait finalement été reconduit dans ses fonctions, grâce aux voix du parti Sen Ĉenoj, parti d’opposition au système aliéniste. Autrement dit, au Lianwa, pour asseoir sa légitimité, le Parti Indépendantiste devra sécuriser son leadership en donnant des gages à gauche qui peut devenir, dans la république bientôt centenaire, faiseur de roi.

            [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]

Posté : mer. nov. 15, 2017 2:00 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            14 août 2034

            La « guerre des conteneurs » désapprouvée par une majorité populaire
            mais (encore) soutenue par la majorité de leurs gouvernements


            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/186483Sondage.png[/img]
            * La Cité-Etat de Montorive n’a pas été interrogée, faute d’un échantillon représentatif.
            Les Cités-Etat de Sceptrie et des Octaves n’ont pas été interrogées car elles ont organisé un référendum consultatif sur le sujet.[/center]

            Désapprouvée par le peuple, soutenue par les élites. Tel est l’enseignement que l’on peut tirer du sondage réalisé par l’institut Kredorama auprès de 13 des 16 entités amarantines. Si la Cité-Etat de Montorive, avec ses 53 000 habitants, n’a pas été interrogée faute d’un échantillon convenable, les Cités de Sceptrie et des Octaves se sont entendu pour organiser hier simultanément, dimanche 13 août, un référendum sur le sujet. Ce référendum n’a pas de force décisionnelle, puisque la compétence militaire est dévolue au Conseil Exécutif et non aux entités confédérées, mais le résultat est sans appel (voir ci-dessous) pour ces entités de toute manière toujours hostiles à la guerre et à l’interventionnisme. Le gouvernement de la Cité-Etat de Sceptrie [url=http://www.simpolitique.com/post326000.html#p326000]avait voté favorablement[/url] à la résolution organisation l’opération militaire contre le Commonwealth, cette décision s’est suivie d’une énorme mobilisation dans les rues de Sceptronejo, la capitale, pour s’y opposer. Par acquis de conscience, le gouvernement avait donc décidé d’organiser un référendum, simultanément à celui de la Cité-Etat des Octaves, qui s’est absenté lors du vote. Avec à peine 32 % de Sceptriens favorables à l’intervention, le gouvernement a reconnu son erreur et serait sur le point de démissionner.

            [center][img]https://img4.hostingpics.net/pics/594415referendums.png[/img]
            Résultats des référendums organisés conjointement dans les Cités-Etat de Sceptrie et des Octaves[/center]

            Que la majorité des Amarantins soit favorable ou non à la guerre ne constitue pas une donnée pertinente qui peut influencer les décideurs publics à retirer ou non les troupes amarantines. Les institutions amarantines sont ainsi faites que c’est le nombre d’entités qui est déterminant. Seules les populations de l’Etat autonome du Barnique (proche de l’Empire Luciférien) et la République maritime de Céjanoise (nationaliste et militariste) se montrent favorables à la guerre. La République maritime de Dentegorie, première puissance d’Amarantie qui dicte le plus souvent la politique conduite par toute la Ligue, accorde encore son soutien mais la majorité reste fragile. Il ressort de ce sondage une nette indécision : Haut-Aliléens, Caducéens, Movopolitains et Spongoriens restent très partagés sur la question. Si le Prince de Movopolis et la Chancellerie de la République mafieuse de Spongorie sont peu susceptibles de changer leur position par rapport à ce sondage, ce dernier revêt une importance toute particulière en Caducée, qui appellera ses électeurs à voter en décembre prochain lors d’un scrutin législatif particulièrement indécis, lui aussi. Sans surprise, la Cité-Etat de Fagrasie, qui est la plus favorable à l’UPO des entités, s’est prononcée contre l’intervention à 92 %, juste devant les Melgariens, hostiles à 85 %. Le Conseil Exécutif, lui, se refuse de gouverner à l’aune des sondages et continue de justifier son action. Cependant, neuf entités suffisent à faire voter une résolution de retrait de l’Amarantie. Or, en plus des six entités qui ont boycotté ou voté neutre à la résolution de juillet, des entités qui ont voté initialement pour sont tentées de l’annuler aujourd’hui.

            [right]Giancarlo Roscoe[/right][/justify]

Posté : jeu. nov. 16, 2017 9:41 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
            18 août 2034

            Biomasse : l’arbre qui cache la déforestation

            [img]https://img4.hostingpics.net/pics/838561deforestation.png[/img]
            La société Biogeno, propriétaire de plusieurs centrales à biomasse, est responsable
            d’une partie de la déforestation des forêts de Nord-Caducée.[/center]

            Le greenwashing est parmi les poisons les plus insidieux, il est la réponse des capitalistes à leurs détracteurs qui leur reprochent leur manque de moralité. Sur le marché de l’économie verte fleurissent des acteurs qui ont repeint la façade de leur boutique en gardant la même arrière-boutique, les mêmes procédés. L’énergie produite par la biomasse est présentée comme renouvelable : il s’agit de générer de l’électricité, de la chaleur et des biocarburants à partir de la revalorisation de résidus combustibles. À cela près que toute matière organique est bonne à prendre pour alimenter les très gourmandes centrales bioénergétiques. Aussi, loin de se contenter de quelques résidus, une partie de la filière bois est allouée à alimenter ces centrales. La société Biogenio s’est notamment fait une triste notoriété dans les forêts du nord d’Amarantie, se rendant responsable de la déforestation de plusieurs hectares d’arbres plusieurs fois centenaires. Surtout experte en greenwashing qu’en énergie propre et renouvelable, elle parvient à jouer des deux casquettes : associée par l’opinion publique à une entreprise verte, elle permet aux entreprises à qui elle vend ses services de se racheter une image verdoyante et elle dupe certains acteurs du développement durable, sincères mais malheureusement trop naïfs. Le site de Biogenio affiche fièrement ses références, rassemblées dans le même sac et se présente comme le consensus entre l’industrie et l’économie écologique et solidaire. C’est-à-dire être le pont entre les capitalistes et les altermondialistes : quelle entreprise peut rêver d’une meilleure image ?

            Seulement, l’ONG DemeTerra, déjà connue pour son lobbying et sa participation à la dépollution des plages atteintes par la marée noire marquéso-janubienne, n’a pas manqué de mettre en évidence la stratégie de Biogenio. La direction a beau affirmer que les forêts qu’elle dévaste sont « responsables », les faits plaident en sa défaveur. Gagnée par l’ambition et le gigantisme, Biogenio ne pouvait se contenter de simples résidus d’exploitation. Petite, la société allait toquer à la porte des restaurateurs pour récupérer les huiles de friture usagées ; ce temps est révolu, elle s’associe à des agriculteurs de colza et de tournesol, qui font pousser en agriculture « conventionnelle » d’importantes quantités pour répondre à son appétit d’ogre. Par ailleurs, petit à petit, les acteurs des bioénergies sont en train d’affamer le monde, en dévoyant à leur profit une agriculture initialement nourricière. Certes, en réponse, [url=http://www.simpolitique.com/post326553.html#p326553]des start-up proposent-elles des mini-centrales[/url], nettement moins gourmandes et alimentant à un niveau juste nécessaire les sociétés demandeuses mais entretiennent toujours cette douce utopie, consistant à faire croire qu’on peut consommer autant qu’aujourd’hui, en changeant uniquement notre production d’énergie.

            [right]Egina Marcidor[/right]

            [hr][/hr]

            [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]

            La lire amarantine sauvée par le G4 ?[/center]

            La [url=http://www.simpolitique.com/post326653.html#p326653]presse lianwandaise[/url], qui constitue la référence mondiale en actualité financière, s’est montrée pessimiste quant à l’avenir de la livre sterling britonne. La guerre a certes empiré la situation de celle qui était la monnaie-étalon mais la crise de confiance qui touche le Commonwealth est bien plus ancienne. De plus, la coexistence de deux monnaies au sein du Commonwealth déprécie la valeur de la livre. En effet, la croissance de la confédération anglophone est avant tout tirée par l’Algarbe-du-Sud, qui bénéficie d’un dynamisme florissant, contrastant avec une économie britonnie atone, faute de partenaires sur le continent dytolien. La Xinlian Press Agency émet l’idée d’une union monétaire pour toute l’UPO, qui permettrait à la livre de redevenir la valeur-étalon qu’elle était mais les fortes disparités entre les Etats membres de l’organisation rendent ce projet impossible.

            L’Amarantie a gardé la confiance des principales puissances mondiales que sont le Lianwa, le Deseret et le Vonalya. L’instabilité du Montalvo, et l’incertitude autour de sa présidence, qui en fait pour l’instant un Etat satellite du Commonwealth, l’a exclu d’un G4 qui aurait été rebaptisé G5 pour l’occasion. Malgré la participation active de la Ligue au conflit, la lire parvient à se stabiliser après une assez forte dévaluation consécutive à son entrée en guerre. La [url=http://www.simpolitique.com/post326650.html#p326650]possibilité d’un retrait du conflit[/url] a d’ailleurs rassuré les marchés, ces derniers jours. Le rôle d’un étalon international, indexé sur quatre économies sensiblement différentes et géographiquement éclatées, revêt toute son importance pour le commerce : par exemple, lors d’une avarie ou d’une perte de marchandise durant un mode de transport aérien ou maritime, c’est ce panier qui sert de valeur de référence pour calculer les indemnités de remboursement. Le G4 a préféré ce panier comme étalon au cours de l’or, beaucoup plus sujet à la spéculation et propice au conflit et aux hostilités. Une décision heureuse, en ces temps de guerre.

            [right]Ovidio Denas[/right][/justify]

Posté : ven. nov. 17, 2017 3:19 pm
par Sébaldie
          • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
            20 août 2034

            Une sortie de guerre pour l’Amarantie au goût de revanche pour les petites entités[/center]

            Depuis quelques jours, le Château de Merŝanto était en pleine ébullition : tandis que les allers-retours se multipliaient dans la salle de la Commission militaire qui coopère avec l’état-major amarantin, les représentants des petites entités s’entretenaient de plus en plus souvent. Comme souvent, les votes cruciaux sont aussi les plus serrés : ce fut le cas encore aujourd’hui. Une fronde de petites entités, menées par la Fagrasie ainsi que par les anti-militaristes Communauté des Melgares et Cité-Etat des Octaves, avait échoué le 8 juillet dernier à faire annuler l’entrée en guerre de l’Amarantie. Au nombre de cinq, elles avaient été numériquement inférieures pour imposer leur volonté. Depuis, la pression populaire a semble-t-il eu raison de la guerre : la Cité-Etat de Sceptrie est la seule entité qui, après avoir voté pour l’entrée en guerre en juillet, a voté pour sa sortie en août. Cette décision, si elle est conforme au résultat du référendum consultatif organisé dans la petite Cité-Etat, met sur un siège éjectable son chef de gouvernement, largement désavoué. À l’autre bout du pays, la République du Caducée, qui renouvelle son Parlement au mois de décembre, s’est finalement murée dans la neutralité après avoir voté pour en juillet : il faut dire que la population caducéenne est elle-même très partagée sur la suite de la guerre. La Principauté de Movopolis et la République de Spongorie ont fait eux aussi ce choix, faisant ainsi pencher la balance du côté de la sortie de la guerre.

            Ce [url=http://www.simpolitique.com/post326781.html#p326781]vote du Conseil exécutif[/url] est intéressant à plus d’un titre puisque rarement dans l’histoire amarantine, les votes ont été contraires à celui de la République maritime de Dentegorie, première puissance interne, qui dispose d’importants moyens de pression sur les autres entités. Un nouveau désaveu pour Hadeso Kavaliro, son président, qui après avoir raté le marché commun avec le Montalvo et Siracuzzia, n’est pas parvenu à imposer son souhait de continuer la guerre. Certes, la Cité-Etat de Montorive lui est restée fidèle, mais cela n’a pas suffi. Les trois géants d’Amarantie – Dentegorie, Céjanosie et Forluno – ont tous été désavoués. Quelle que soit l’issue de la guerre en Algarbe-du-Sud, même en cas de victoire de la coalition, il faut s’attendre à de nombreux remaniements ministériels, changements de majorité et à de nombreuses missions dans les différentes entités d’Amarantie.

            [right]Arĥimedo Botelo[/right][/justify]