[Rp] Activités internes

Arios

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08/05/16

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En route pour l'service

S'il y avait au Lochlann, une forte population masculine composant l'armée régulière et les troupes para-militaires, il y avait en plus des milices, des hommes dont la banalité était excusable auprès des instructeurs qui les recevaient, depuis maintenant une semaine, par flots interminables.

Les Casernes de campagne ne suffisaient plus pour recevoir ces mobilisés, et les centres de recrutement, dans les villes, avaient dû s'ouvrir.
On arrivait donc sur les 10 heures devant les barrières des quartiers, et on attendait jusqu'à 15 heures pour passer devant les recruteurs, après avoir suivi le même chemin que ses compatriotes, extirpés des usines, arrachés aux champs lointains, et sauvés de la paperasse.

Des hommes entraient donc dans les bâtiments, suivaient les feuilles A4 format paysage où une flèche vulgaire était tracée au stabilo pour montrer la direction à prendre, au cas où la queue eût eu des lacunes.
Et des petits soldats sortaient par les portes donnant sur les esplanades intérieures, où étaient entreprosés des bus scolaires, par faute de davantage de moyens sur le moment, qui attendaient leurs passagers.

Il n'était pas bien vu de pleurer dans la queue, au milieu de tous ces gens qui gardaient leur dignité quand ils ne laissaient pas exploser leur joie ; la joie d'avoir 20 ans, d'avoir connu ce qu'une femme pouvait apporter, et d'aller se faire tuer pour elle, ou pour la plus belle de toute : la Patrie. La joie d'échapper à la ferme, d'y laisser le cadet non mobilisable et le père trop vieux. Parfois, même souvent, c'était simplement le train-train qu'on fuyait, en s'engageant dans ces colonnes pour ces derniers instants de vie d'homme libre, avant de devenir un petit garçon le temps d'une guerre, de n'avoir ni avis, ni conscience, ni valeur.

Certains étaient là heureux d'aller braver la mort, trépignant d'impatience, cachant leur appréhension quand ils en avaient, en fumant de grandes bouffées de cigarettes. D'autres infligeaient le même supplice à leurs poumons, par anxiété, engagés dans ces troupeaux humains trop content de courir vers un inconnu dont ils avaient déja une petite image en tête, et qu'ils n'osaient rappelé à leurs camarades, une image vue dans les vieux manuels de leur enfance, celle d'un gars du Rig, les viscères pendantes, dans un trou d'obus, en 1943.

Personnel féminin : Éteignez votre cigarette, s'il vous plaît.

On arrivait à l'entrée.

Personnel féminin : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 , 9, 10. Vous allez au 2ème étage, suivez les flèches.

C'était sans doute la dernière fois avant longtemps qu'on se fesait toucher l'épaule par une femme.

Le bâtiment était austère. Il y a de ces services publics qui ne nécessitent pas un fort investissement en peinture. L'escalier avait bien 50 ans, le crépis aussi. Tout le cadre avait 50 ans, les images dans certaines têtes aussi avaient 50 ans.
Les flèches au stabilo, angoissantes ou exaltantes, guidaient ces garçons vers une salle d'attente. On terminait de s'y habiller.

Infirmière : Oh, vous attendez vous. On se dépèche ici. Prenez vos chaussures à la main, vous les metterez plus tard. C'est bon, vous pouvez entrer vous.

à un médecin

Infimière : Ca ne finira donc jamais.

On entrait dans cette pièce, le médecin rondouillard rentrait dans son cabinet et l'infirmière donnait ses ordres.

Infirmière : Vous enlevez vos chaussures, vous passez dans la première pièce avec votre fascicule. Si vous n'avez pas votre fascicule de mobiliation, vous repartez pour revenir le plus vite possible, vous avez jusqu'à demain 15 heures pour venir. Sinon, vous serez "puni avec toute la rigueur des lois". C'est clair ? Personne l'a oublié, c'est bien. Dans la première pièce, vous allez avoir une courte visite médicale générale, les médecins rempliront étape par étape le fascicule.
Non monsieur, pas le livret, juste le fascicule, les pages roses uniquement.
Après la visite générale, vous repassez dans cette pièce, vous vous rendez, toujours avec le fascicule bien sûr, aux tests auditifs, psycho-moteurs, visuels. Dans l'ordre que vous voulez, l'important et que vous vous passiez le plus rapidement possible.
Une fois la batterie de tests effectués, vous allez au fond du couloir, on vous attendra dans la salle verte, deuxième à gauche c'est indiqué, pour les tests de calculs, de QI, et de morse. On vous indiquera la suite des opérations.

L'infirmière rentrait dans son bureau, et on attendait notre tour, en défaisant ses souliers, pour passer à la pesée.

On était tout ce qu'il y a de plus banal pour se présenter en conscrit ces jours-ci, à la suite de l'Ordre général, pour défendre une patrie qu'on avait pas osé, ou pas voulu, aider par les armes. La majorité, qui ne roulait pas des mécaniques, commençait à laisser transpirer son angoisse. Elle était laide, l'infirmière, elle était d'une neutralité la plus méprisante, et elle envoyait ses ordres comme à des machines. Pire, comme à des pauvres gars qu'elle savait condamnés, avec la froideur dont on caresse les chiens avant de les piquer.

On se foutait à poil, pour la pesée, pour être mesuré, les feuilles roses se remplissaient, on pissait dans un gobelet. Test négatif, on était pas toxicoman. On s'allongeait sur du cuir froid, comme le médecin qui nous couvrait d'électrodes, on respirait calmement pour lui obéir. Et on se relevait, on s'habillait, on allait écouter des sons dans la pièce d'à côté. On levait la main gauche, la main droite, re la main droite, la main gauche, les deux. On était pas sourds, on entendaient bien. On aurait plus d'excuse, une balle dans la jambe, de ne pas écouter les ordres. On regardait des points rouges, on distinguait une maison, un chiffre. 45, c'est le bon. 68, 57, 72, 84, pas 84, 54. 8/10, merci au suivant.

On sortait vivant, dans le couloir du fond, satisfait de ce premier baptême dans l'armée, on attendait ceux qui deviendraient peut-être nos copains, pour aller dans la grande pièce verte, qui avait vu passer des grands héros comme des pauvres types.
Bip, biiiiip, bip, bip, bip biiiiip, biiiiip, biiip. Pas sûr du dernier. Pas grave, 9/10, les jeunes avaient un avantage sur ceux qui avaient suivi les anciens programmes scolaires.
Venaient les tests de calculs. Venaient les tests de QI. On le connaitrait jamais, c'était l'avantage, on le devinerait peut-être à la lenteur de la première promotion, aux ordres confiés sur le terrain. Bref, c'était terminé.

Les jeunes recrues, dont les feuilles roses étaient abondemment remplies, les replaçaient dans leurs livrets et se dirigeaient à l'étage, dans la cafétariat, pour prendre une collation. Un vieux de la logistique, qu'on avait pas su où mettre, servait des cafés, et sur les murs s'alternaient photographies de parachutistes, de chars d'assaut en action, de filles en sous-vêtements carressant une voiture. Il n'y avait que les cafétariat militaires pour voir ce genre de photographies à l'intérieur du Rike.
Quand la dernière dizaine arrivait afin qu'on constituât le groupe qu'on deviendrait sans encore le savoir, le barman en civil indiquait violemment que le temps des croissants était terminé.

C'était reparti.

On prennait son livret, on se dirigeait dans le gymnase au rez de chaussée ( c'est indiqué ), des tables servaient de bureaux à d'autres gars de la logistique. Nom prénom. Livret s'il vous plaît. Vous prenez ce sac, vous prenez un article de chaque. On prenait le sac bleu, une paire de chaussette, deux chemises ( c'est indiqué ), un pantalon bleu, une veste, une casquette, un slip...
Nom. C'est bon ? Prenez votre livret, sortez sur la place.

Si jamais l'un des garçons ne supportait pas le ton impératif des interlocuteurs de la régulière, on le rappellait facilement à l'ordre.

Recruteur : Qu'est-ce que tu me dis garçon ? Qu'est-ce que tu dis ? Tu m'adresses la parole ? Ferme-là, ferme-là connard ! Ici tu parles pas, t'as compris, tu ouvres même pas ta putai_n de bouche connard. Écoute moi garçon, tu m'écoutes là ? Regarde moi dans les yeux connard. Tu me parles pas connard ! Tu la fermes, on s'en fou, tu choisis pas tes chaussettes, tu la fermes, tu prends ton livret, regarde moi quand je te parle connard, tu prends ton livret, et tu te tires de ma vue, ou je te défonce ta tête, je te tue, je t'ouvres ta puta_in de tête de connard, tu te tires sur la place tout de suite. Connard.

Alors on discutait pas, on prenait des chaussettes trouées s'il fallait, mais on discutait pas, et avec son jeune paquetage et l'envie de rire pour le pauvre incendié qui avait la langue trop bien pendue, on sortait par l'issue de secours du gymnase et on arrivait sur la place, rejoignant le reste de notre groupe devant les bus, pour fumer une dernière cigarette avant d'embarquer.
Arios

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08/05/16

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En route pour le front

Les bus quittent la ville. Les rues désertes du crépuscule perdent leurs dernières couleurs, les panneaux à la gloire du régime deviennent moins discernables sur les grandes façades lisses des immeubles en pierre de taille. Les avenues sont traversées par les longs convois de véhicules bondés. Souvent, passe sur la voie d’à côté un autre bus qui vient d’être réquisitionné ; on l’a trouvé dans un hangar, sur un parking, des gens l’ont signalé, on l’a peut-être retapé pour l’occasion. Le 8ème jour du mai disparaît au travers des sommets immortels du pays des lacs, et la ville plonge dans la nuit.
On s’engage sur l’autoroute, la ville s’éloigne, les dernières neiges incandescentes des monts disparaissent dans l’immensité noire et bleue du ciel, comme l’ardeur guerrière de ces pions qui s’endorment dans ces autocars vétustes. Le froid pénètre dans l’autocar, il vient assombrir cette nuit où beaucoup font semblant de dormir tandis que la brise nocturne et glaciale de ce mois de mai frappe contre les taules du véhicule et donne à songer aux plus insomniaques.
Le chauffeur, à l’avant, ne dort pas. Il compte livrer son paquet entier. Son tableau de bord est éclairé, et les lampadaires de dehors illuminent à intervalle régulier son visage de boucher. A-t-il combattu ? Sur quel front ? Il doit avoir la quarantaine, mais il a déjà l’air fatigué par la vie. Amoral, il effectue son maigre devoir. Transporter, de la logistique, de l’intendance somme toute. Est-il seulement militaire, celui qui doit conduire les recrues sur le front ? Sur quel front ?

C’était la douce Frida, la Frida du Quantar,
Je lui ai dis que j’l’aimais, elle m’a traité de cochon !
C’était la douce Frida, et je compte la revoir,
Je retourne à sa ferme, cette fois c’est pour de bon !

Et flon, et flon, la Frida du Quantar,
Et flon, et flon, j’vais lui carrer dans le fion !


Les jeunes bidasses étaient assis dans l’herbe, il devait être aux alentours de dix heures et les derniers conscrits se réveillaient dans le car aux sons de leurs compagnons, bien réveillés, et au fond d’eux-mêmes un peu contents de revoir le soleil avant d’arriver, qui dansaient ou racontaient des histoires. On faisait connaissance, quoi.
Une fois tous dehors, le chauffeur, qui fumait, leur apprit qu’il leur restait une vingtaine de kilomètres avant qu’ils n’arrivent au point de livraison. Là-bas, le groupe recevrait deux petites semaines d’entraînement, pour réchauffer les machines ; le service militaire était parfois un peu loin.
Suis-je bête ? se disaient quelques uns. Comment ai-je pu croire partir directement à la bataille ?
Et on se réjouissait d’avoir encore des repas chauds et des nuits confortables, même au fond d’un car humide, avant d’être jetés dans le feu de l’action.
Mais certains, malgré la peur, rêvait déjà de se trouver à 50 kilomètres à l’intérieur des lignes ennemies, imposant leur empire sur une maison occupée, mangeant les provisions des perdants, et passant sur les filles du soldat tué plus tôt dans la journée.

Elle voulait pas m'revoir, je lui ai dis tant pis,
J'l'avais prise par devant, par dessous sans pitié
Mais moi et la Frida, et bien c'est pour la vie,
J'vais encore tout casser, et cette fois j'resterai !


Et flon, et flon, la Frida du Quantar,
Et flon, et flon, j’vais lui carrer dans le fion !
Arios

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15/05/16

[img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/02/100502032859849175949063.png[/img]

En route pour la soupe

Il fait nuit tôt, au Lochlann, malgré la saison. La lattitude oblige. Les conscrits, sur les bords d'un fleuve aux larges proportions, creusent des trous de souris avant que la nuit ne tombe complètement. Certains remettent en cause la logique d'une telle entreprise : on va pas rester là, et quoi qu'il en soit, ça grouille tellement de vestons bleuets et de casques à pointe que creuser un trou revient à élargir le fleuve sur 50 kilomètres, et 500 mètres dans les terres.
Les lanternes s'allument auprès de tables de campagne, en plastique, pliables et qu'on peut trouver sur internet. Acheter avec les chaises donne une réduction. On est bien en 2016, et la nation Lochlannaise se prépare à aller à la soupe, alors que de l'autre côté, des soldats guettent leurs mouvement à l'aide de jumelles. Un tir de mortier serait si vite arrivé, et le Rike et Hellington se jèteraient dans une lutte sans merci.

En attendant, ce soir c'est daube. Les files d'attente, gamelle en feraille en main, s'allongent tout les 50m sur les berges. Chacun son tour, le paysan, ouvrier, fonctionnaire tend sa gamelle, et un enrôbé de la logistique qu'on a pas pu mettre ailleurs verse carottes, bouts de viande et jus d'oignon dans les gamelles de ces messieurs. L'organisation n'est pas terrible, ça fait déja trois jours que certains sont là, et les latrines de campagne ne suffisent plus. On commence à s'emmerder, et on pourrait bien traverser le fleuve une nuit pour aller chercher des toilettes et un vrai lit de l'autre côté.
Mais le militaire, même le mobilisé, reste un Lochlannais, et un Lochlannais, ça attends les ordres.

L'esprit global reste bon, et toujours bon enfant. On va pas se prendre la tête pour dormir à la belle étoile, avoir quitté le boulot, et ne plus s'occuper de rien, si ce n'est conserver son M10 de la Friveck Bransch près de soi. Et oui, on est bien en 2016, et la carabine à répétition, c'est plus trop à la mode à Jarrstad.

Dis moi mon grand gaillard, si t'aimes bien les nichons,
Faudra traverser l'fleuve, pour aller en Albion,
Là-bas t'en trouveras, des petits comme des ronds,
Des carrés des triangles, aux blonds ou bruns tétons.

Dis moi mon salopard, si t'aimes bien les nibards...


Sergent : Halte au chant !

Faudrait filer dar'dar, pour ...

Sergent : HALTE AU CHANT ! On diffuse un truc important sur les ondes !

On s'attroupe, dans le secteur, près du poste radio.

...marquis du Syradis, et duc de Sockerstad. Moi, prétendant à la couronne du Lochlann sous le nom d'Adalrik X, condamne fermement la tentative de destabilisation Lochlannaise dans la région. Notre pays, une monarchie millénaire, n'a pas à être précipité à la mort et à la destruction par des nouveaux chevaliers auto-proclamés, n'ayant aucune légitimité militaire comme politi...

C'est quoi ce bordel ? Pourquoi cette connerie passe sur les ondes officielles ? On se demande, alors qu'un saôulot poursuit :

La meurt me fayt pas peuur, si je suiss dans ton cueur,
Petite quantarienne, ton refus me fait peeeinneeee,
écaarte bien les...


Sergent : Faîtes le taire bon sang ! Je vous avez dis, n'abusez pas de la vinasse. Reprenez vos postes. On a rien entendu, compris ? Je ferais un rapport personnel à mon commandement pour expliquer ce que seul, j'ai pu capter ce soir. Je pense pas qu'on est les seuls, ça s'agite à l'ouest. C'est peut-être les Guorns, ou les Yankees qui s'amusent. Je l'espère...
Arios

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10/06/16

[img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/02/100502032859849175949063.png[/img]

En route pour le l'affrontement

Il est six heures du matin, des obus filants éclairent l'immensité du ciel pourtant bien clair. Le soleil est de plus en plus présent la nuit, même encore ici. Les Lochlannais en profitent, car sur les côtes de la Mer d'Adélie, même l'été les nuits sont noires.
Les petits soldats se réveillent un par un, éclair après éclair, bruit sourd après bruit sourd : les sons de la plaine déchiquetée parviennent à leurs oreilles, traversant la brume survivante d'un printemps agonisant. Les clairons sonnent le réveil, pour ne pas laisser ce privilège aux canons.
L'attaque n'était pas connue des hommes, qui s'étaient couché comme depuis un mois : oubliant peu à peu qu'un jour, vraisemblablement, ils devraient se battre.

Que faire ? On ramasse son casque, on se passe de l'eau sur le visage, on plit sa couverture qu'on accroche à son sac sur ordre des officiers, excités d'en venir aux mains. Les M10 en bandoulières, on s'organise par colonne. Combien de temps avant l'assaut ? Combien de temps avant de traverser ici la haie, ici le fleuve, ici le bois. On va chercher les sécateur, les bulldozers et les sapeurs qui bâtissent des voies sur eaux, à l'aide des barques et des planches revenues de l'arrière.

Dans combien de temps seront-ils jetés dans l'aventure, sur la route de l'inconnu ? De l'autre côté, le carnage doit être terrible, une pluie incandescente s'abat toujours sur les hameaux d'en face, quand les objectifs militaires ne sont pas atteints.
L'assaut peine à être donné et on en profite pour se laver derrière les oreilles, sous les bras, pour se sentir propre avant de rencontrer les Albionnais. On s'habitue au déluge de feu sur l'horizon.

À des kilomètres de là, les bergers Albionnais se levant pour la traite voient les cols de leurs montagnes vomir des hommes en armes, braillant, chantant, et prenant un par un les petits fortins vétustes des hauteurs. Qui tient les hauteurs, tient la victoire. Le Lochlann déborde sur son ancien allié, il repeint de sang ses vallées jusqu'aux rivières des piémonts. Bientôt Bathun tombera, Fangh, et les autres.
Les montagnards sont là.
Arios

Message par Arios »

17/06/16

Orientation politique réelle du Pays* :

[img]http://www.unangepasse.fr/img/photography/salle-de-sejour/feu-de-cheminee.jpg[/img]

Démocrate-Anarchisme : 0%
Anarchisme : 5%
Démocrate-Communisme : 0%
Communisme : 11%
Démocrate-Socialisme : 4%
Socialisme : 35%
Démocrate-Libéralisme : 0%
Libéralisme : 22%
Démocrate-Monarchisme : 5%
Monarchisme : 18%

(Le schéma National-x et x a été remplacé par x et Démocrate-x ; la Nation étant la normalité au Lochlann, et l'anormalité résidant dans l'internationalisme, qui a pénétré dans tous les rouages de la société occidentale depuis la Grande Guerre.)

*Du Lochlann et selon les mentions proposées par le Bureau national de politologie de Norrstad.
Arios

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9/07/16

[img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/05/02/100502032859849175949063.png[/img]

Un déluge de feu et de mort

De partout, on pense que les molets vont se décrocher, mais les costauds des groupes épaulent les plus faillant. La plaine se couvre du bleu turquin des nombreuses sentinelles poussées par le devoir.
Des mastodontes d'aciers partagent la route, à travers plaines et champs, au travers des bosquets, au delà des haies, des soldats du pays ; glorieux fous.

Le marche est longue, et les refrains sifflotés ont remplacé les larges lèdes, épiques ou salaces, du début de leur parcours. Par-ci par là, un conscrit laisse sa place à un autre sur le toît d'un véhicule, et quelques fois une dizaine se jette dessous, ou le plus loin possible, lorsque les avions ennemis se rapprochent de la masse en progression. Une stratégie, un choix à faire : se protéger des éclats, risquer de mourir grillé et écrasé, ou espérer tapis ne pas se prendre un schrapnel dans le genou, ou ailleur, et regarder son membre cracher tout le sang du monde, sans en voir les dernières gouttes, évanoui à jamais dans la solitude, quand les copains continuent d'escorter le matériel jusqu'à Elona.

C'est alors qu'un orage éclate à l'horizon. On recherche autour de soit un énorme balon de baudruche qui se dégonflerait, et avant qu'on ne le trouve, des explosions ça et là, inattendues, projettent tel ou tel compatriote loin sa position initiale, de sa tête ou ses jambes.
Et après le ballon, vous cherchez les mains qui vous étranglent, le chat que vous avez avalé et qui reste coincé dans votre gorge, le chalumeau qui vous rôti les yeux, et essayez de cracher la lave que vous avez dans les poumons, avant de penser à votre mère, vous signer, et de vous coller à la terre.
Arios

Message par Arios »

15/07/16

Masques à gaz

Le Rike du Lochlann a lancé la commande de 48 000 000 masques à gaz au Royaume du Terdus, pour la défense neurotoxique de ses civils.

Les 1 millions de dispositifs déja existants continueront d'être transmis à l'armée, alors que le Lochlann lance lui-même la fabrication de 5 millions de masques d'une qualité supérieure à ceux du Terdus, pour la défense de ses troupes.
Arios

Message par Arios »

16/07/16

Vidéo de (contre)propagande

[url=http://www.youtube.com/watch?v=bRliH8wRWx8]Vidéo de formation politique parmi tant d'autres.[/url]
Arios

Message par Arios »

08/08/16

De l’impossibilité d’une résistance efficace.


Lorsqu’un pays en attaque un autre, lorsqu’une force armée en bats une autre, il empiète sur des populations civiles ordinairement soumises à l’état ci-vaincu.
Nous avons vu en Occident au cours des deux derniers siècles un affaiblissement croissant, au sein des démocraties, du potentiel de résistance des civils.

Aux francs-tireurs du dix-neuvième, dont la force, le courage et l’endurance héritées d’une vie de labeur paysan ont égalisé l’organisation ennemie, ont succédé au vingtième siècle et spécifiquement pendant la grande guerre, des bandes organisées munies de couvertures, généralement dans les milieux para-urbains, qui n’ont jamais eu la force de feu et le courage armé de leurs prédécesseurs.
Ces réseaux, aux accents de services secrets et aux couvertures tantôt burlesques, tantôt ridicules en comparaison avec leurs moyens d’actions, n’ont eu qu’un objectif d’intendance et d’intermédiaire entre les états alliés encore impliqués dans la guerre, et les populations civiles locales. Jamais, autrement que lors des derniers mois du conflit, ces bandes en occident n’eurent d’impact militaire sérieux.
Marché noir, vols, protection de tierce personne, sabotage : des actions anecdotiques bénéficiant davantage à l’orgueil des acteurs et des gouvernements qui suivirent qu’au gain par la population d’une quelconque indépendance ou de la perte de par les assaillant d’un quelconque équilibre.
Dans le reste du monde, moins développé, et surtout au sein de l’Alliance des Empires, la résistance lors de la grande guerre ressemblait encore à s’y méprendre à celles que connurent les belligérants au cours du dix-neuvième siècle.

Aujourd’hui, les démocraties ont joui pendant cinquante ans de la paix ; la grande guerre a achevé le principe de la Nation en Armes, le service militaire ne forme plus correctement les jeunes à un entraînement digne de ce nom, et la violence tant de fois combattue et pendant si longtemps est inconnue de la jeunesse occidentale.

Placer un enfant de 17 ans, actuellement, dans un environnement de guerre, de privations, de froid, de terreur tels que pendant l’hiver 1870 (ref irl), le conduit sinon à la mort, à une période d’adaptation trop longue pour lui donner une quelconque efficacité en face d’armées ennemies, composées d’hommes parfois du même âge, mais ayant été entretenus dans la misère, la crainte, et le labeur pendant toute leur vie.




C’est ainsi que l’armée du Quantar, de métier exclusivement, battue sur son sol, livrera des populations désœuvrées et complètement incapables de quelconques actes de résistance à nos armées. La soumission pure et simple à leur destin, qu’ils verront dans un repêchage de la part du Lochlann, ne s’accompagnera plus d’une once de patriotisme à l’égard d’un régime ayant tout fait pour assimiler une patrie dans un gloubiboulga législatif prétendant tirer sa légitimité de son faux statut d’état-nation. Le nouveau Chef Quantarien, de ce quatrième empire tyrannique et droit de l’hommiste, que la population avait pour habitude d’entendre dès le matin sur les ondes, après le repas à midi, et le soir avant d’aller se coucher, en le préférant aux personnes réelles de leur entourage, à leur ville et leurs alentours, ne sera plus disponible pour ces millions d’âmes qui se recentreront sur une réalité abandonnée depuis longtemps : celle de survivre et d’exister.



[img]http://m2.typepad.com/photos/uncategorized/2008/04/28/big_brother_2.gif[/img]


La fin du règne télévisuel s’accompagnera par la destruction, de A à Z, du capitalisme international.

Il sera détruit premièrement en apparence. L’ensemble des usines étrangères, amies comme ennemies, seront fermées, avec l’ensemble des restaurants, centres, bâtiments, associations, locaux d’allégeance extérieure au Quantar. L’ensemble de l’appareil industriel Quantarien, lui aussi, sera d’évidence provisoirement suspendu ; mais les biens acquis par la privatisation nationalisante seront la propriété, dans un premier temps théorique à défaut de pouvoir en jouir, des industriels Quantariens. Les biens de tout étranger au Quantar, ayant un grand-parent étranger au minimum, seront saisis, confisqués, et redistribués par la suite aux Quantariens en situation précaire.

Ces actions nous doivent nous donner l’appui des industriels Quantariens, mais renforcer les rancœurs internationales et donc Fédérales de la République. Les pauvres se joindront à la cause du Rike, ainsi que les déshérité du système mondialisant.

Par ailleurs, nous encouragerons la renaissance des économies locales, par l’interdiction et l’impossibilité d’importer de l’étranger. Des emplois se créeront – sans qu’il soit nécessaire de faire de la paperasse – tout naturellement pour la mise en culture des territoires ruraux désertés et le déboisement des anciennes zones agricoles abandonnées. Afin que cette libéralisation de l’emploi, qui sera exonéré de tout impôt, se déroule sans abuts, des milices locales seront crées par les habitants, à la demande de nos autorités, pour qu’elles veillent au bon entendement des associations entre habitants. Ces milices seront dans un premier temps désarmées.

Ces actions doivent nous donner l’appui des chômeurs, des jeunes désœuvrés qui remplaceront le shit par le travail manuel, des petites entreprises, des artisans, des agriculteurs qui emploieront facilement, mais augmenter la rancœur des villes à l’égard des villages.
Les élites intellectuelles auront, finalement, le devoir de faire régner la justice, de par leur libre arbitre et sans être prisonnier des lois, en attendant une législation neuve qui suivra la fin de la guerre contre le Quatrième Reich.




Les villes.

Longtemps le symbole de la puissance d’un pays, elle ne sont plus que des zones où grouillent les intérêts contraires aux habitants de la région.
Elles ne sont pas peuplées au Quantar de Quantariens, comme dans tout pays occidental démocrate, mais d’anti-Quantariens : d’ultra-droit-de-l’hommistes, bourgeois méprisants, travailleurs immigrés, dégénérés et diffuseurs de néo-culture qui s’organisent, entre eux, un système et une économie ne servant que leurs intérêts. Les bourgeois, n’ayant pour seul volonté que leur réussite ( souvent monoparentaux pour limiter la diffusion de leurs biens ), emplois des travailleurs immigrés pour augmenter leurs propres revenus, ils ont ainsi le soutien des illuminés droits-de-l’hommistes. Au milieu de cette économie, une néo-culture tante de colmater l’édifice, en fusionnant sur les ondes l’immigré et le nouveau jeune idéal : sans testostérone, no-genre, gentil, et axé sur le libertinage sexuel et la non-reproduction.

http://actu.last-video.com/wp-content/uploads/2011/08/fx-secret-story-300x225.jpg
http://lemediascope.fr/wp-content/uploads/2010/10/Thomas-secret-Story-6658.png
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.lyonclubbing.com/images/reportages/04092004Titan/A.jpg&imgrefurl=http://www.comlive.net/Shadow-Et-Uk-Man-L-ont-Vu,69215.htm&h=464&w=300&sz=13&tbnid=6jzvEdphL5Px3M:&tbnh=94&tbnw=61&prev=/search%3Fq%3Dmc%2Bdoom%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=mc+doom&docid=1RdiKW-oRwKelM&hl=fr&sa=X&ei=XiReTrf-BYmcOtHd8dYC&ved=0CCYQ9QEwAA&dur=866

Les soldats du capitalisme international défendront jusqu’au bout le patronat.
Cette résistance sera annihilée sous les bombes pour les raisons connues.
La seule résistance honorable et menaçante car impunissable viendra des campagnes : mais le bon sens en viendra à bout.

Les soldats

Par principe, on ne peut raisonner un soldat, il agit de par sa formation, et elle s’est faite dans un univers parallèle de celui de ses concitoyens. Le soldat croît dur comme fer à la Patrie, telle qu’on lui présente lors de sa formation : il croît qu’elle existe, il croît qu’il la sert en obéissant à ses chefs. Ainsi, le Rike représentera dans sa tête l’ennemi à abattre, qui opprime les populations en réalité libérées.
Le soldat, quand il se fout de la patrie – ça arrive –, ne cesse pas pour autant de croire en sa musculature, en la violence et en son devoir. Il suivra son chef jusqu’au bout, car le soldat à fait de sa force physique dans l’époque actuelle, l’atout qu’il met au service d’autres, à défaut d’avoir pu y mettre son esprit, et donc sa capacité à changer d’avis, à analyser, à peser le pour et le contre de son action. Son besoin de spiritualité est comblé par son obéissance au supérieur dans la hiérarchie, qui le maintient dans le mensonge d’un devoir à exécuter pour le salut de la « Patrie », qui n’est plus aujourd’hui pour l’armée de métier que le gouvernement qui l’a financé : ultime paradoxe d’une démocratie établissant le fuhrerprinzip.

La démocratie

La vrai démocratie naîtra petit à petit après que nos armées ait renvoyé dans la flotte la bundesrepublik et les forces Pelabssiennes. La démocratie sera locale : la partialisation du territoire Quantarien la rendra possible, la culture sera locale, l’emploi sera local, la presse sera locale.

La finalité

Mais le but n’est pas de régir la vie Quantarienne. Rappelons que le principe premier de cette nouvelle guerre est de battre la Bundesrepublik, parce-qu’elle est une menace pour le Lochlann avant d’être une menace pour la vie de l’habitant Quantarien.
Arios

Message par Arios »

18/08/16

Dénoncer le démon

Campagne d'avertissement, encouragée par de nombreux étrangers Schlessois et Thorvaliens.

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