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Posté : mer. nov. 27, 2019 5:14 pm
par Arios
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21 septembre 2040
Face à l'afflux de réfugiés zuméjoviens, Salemba et Novaj-Teresis s'organisent[/center]
Les Salembéens sont 67% à soutenir l'accueil des Amarantins de Zuméjovie, dont une grande partie du territoire, la vallée de l'Arnaj, se trouve occupé par l'Armée Épibate Libre au service du Gouvernement épibate d'Aznella. Celui-ci, par le biais de ses porte-paroles militaires notamment, avaient annoncé consécutivement à la prise de Zumejo en août, que l'autonomie des lieux ne serait maintenue qu'à la condition que des non-Amarantins puissent s'installer sur ce territoire côtier. Le gouvernement autonome de Zuméjovie, très centralisé et organisé en "Commune", n'a pas manqué dans ses derniers souffles d'alerter sur l'agressivité de l'État épibate "libre" qui entendrait mettre fin aux autonomies, sources selon lui de nombreuses guerres larvées depuis de trop nombreuses décennies. Mais si la Commune de Zuméjovie a été suspendue par les Épibates "libres", alliés des Lébiriens jusqu'à peu et du Commonwealth, c'est toujours selon la coalition alliée que ce proto-État local s'est rendu coupable de trop nombreux crimes contre l'humanité en organisant méthodiquement l'assassinat, durant des décennies, des populations tribales bantoues dans le cadre de ses politiques écologiques d'entretien de l'environnement.
Le fait que les Salembéens soient largement majoritaires à soutenir l'accueil de leurs "cousins", certains disent "frères" amarantins de Zuméjovie, a provoqué dans cette ochlocratie souvent caricaturée d'un "République sondagière" la mise en place de politiques d'accueil des déplacés fuyant une vallée de l'Arnaj promise, selon eux, à devenir un territoire ethniquement épibate. Dans la Haute-Soleb, les citoyens de l'Union de Novaj-Teresis connaissent une organisation politique plus froide, qui entend ne pas céder aux sirènes de l'instant et aux menaces démagogiques - mais pour la première fois, Novaj-Teresis s'inquiète de la bonne santé de sa voisine, à l'heure où la violente Nouvelle-Caducée entend s’agrandir sans demander l'avis du Conseil Amarantin (des autres entités). C'est cette volonté de voir demeurer la démocratie salembéenne, fût-elle démagogique et "sondagière", qui pousse l'habituellement trop institutionnaliste Novaj-Teresis à prendre des mesures dans l'urgence, qui devront ensuite être validées méthodiquement par chacune des chambres et conseils de l'Union, pour soulager Salemba et faire bloc avec elle.
La persistance des démocraties pacifistes de Salemba et Novaj-Teresis semble importante à maints acteurs, à l'heure où la Nouvelle-Caducée et Parjsporguée ont reconnu l'accueil direct de troupes ioannites sur leur sol, une mise sous protection symbolique qui semble assurer à ces deux entités une place au soleil dans l'Épibatie reconstruite autour de Ioannes XII.
Situation territoriale 21/09/40 : https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/27/191127060103283562.png
Posté : sam. nov. 30, 2019 6:20 pm
par Arios
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28/09/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : "On n'abandonne pas ses alliés."
[Center][img]http://www.lavalledeitempli.net/wp-content/uploads/2014/06/Luciano-Portolano.jpg[/img]
Le Général d'artillerie lébirien Delfino Fieschi engagera ses hommes aux côtés de l'AEL pour une offensive sur Dinibbit'[/center]
C'est une situation qui doit rappeler à l'exécutif lébirien [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=339352#p339352]l'épisode de l'occupation du nord de l'Aminavie[/url], quand beaucoup d'observateurs se mirent à douter de la responsabilité de Cartagina dans la tournure de l'occupation, et de l'efficacité de sa gouvernance sur ses armées.
Delfino Fieschi, Général d'artillerie lébirien, présent toujours comme ses frères d'armes sur le sol épibate alors que Cartagina cherche à négocier le retour de ses 2 900 prisonniers détenus par les rebelles, a annoncé qu'il participerait aux côtés de l'AEL, sous le commandement du Général d'État-Major épibate, Megersa Nezzebo, à l'offensive voulue par l'AEL sur Dinibbit'. Le Général épibate était jusqu'à l'entame de négociations unilatérales par Cartagina avec les rebelles, le Commandant en chef de la coalition alliée en Épibatie. Si l'Armée Épibate Libre a fait savoir, dès la signature de l'armistice local par un de ses grands officiers à Gighida début septembre, qu'elle n'entendait pas cesser le combat, les Lébiriens se sont désolidarisés de la coalition et ont entamé, sans en avertir officiellement leurs alliés d'Aznella, des discussions en vue de sortir du conflit.
Les déclarations publiques du Général Fieschi interviennent alors que le Gouvernement lébirien est pour partie démissionnaire. Le Ministre de l'Information et de la Politique a annoncé sa démission, de même que celui de la Coordination économique, tous deux mis en cause par la révélation d'un processus secret d'entrée de l'Épibatie dans la Ligue de Lébira d'ici quelques années, alors que la population lébirienne y est foncièrement hostile. Le Ministre de la Défense, en charge de négociations jusque-là infructueuses, avait aussi dès début septembre pris à son compte l'échec militaire à Gighida et annoncé sa démission pour le lendemain d'un accord conclu avec les rebelles. Le Président du Conseil, quant à lui, reste vu à raison comme un homme désintéressé de la situation militaire et géopolitique et consacré, en bon économiste, à des problèmes comptables de réduction de la dépense publique.
La Ligue de Lébira a connu plusieurs journées très tendues ces derniers temps, sur le front de la rue. La reprise du Mouvement de la Licca en Arovaquie s'est révélée être une surprise d'ampleur, par une mobilisation sans précédents dans les rues des grandes villes du littoral. En Illythie, cela fait 10 jours que les Illythes occupent la rue tous les soirs, pour réclamer que la Haute-Illythie ne soit pas abandonnée à son sort alors que plane l'idée d'un retrait.
Posté : sam. nov. 30, 2019 6:56 pm
par Arios
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30/09/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : Pour empêcher des représailles rebelles sur ses prisonniers, la Ligue de Lébira annonce un nouvel envoi de 75 tonnes de vivres
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Cartagina a déjà envoyé 120 tonnes d'aliments et médicaments et 8 tonnes d'armes aux rebelles en septembre[/center]
L'annonce [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=359524#p359524]de la participation d'un Général[/url] et de troupes de la Ligue de Lébira à la prochaine offensive du camp de Giorggis IV contre celui de Ioannes XII a irrité les partisans du second. Cartagina a eu beau répéter durant 36 heures que l'initiative personnelle du Général Delfino Fieschi lui vaudrait de risquer la peine capitale devant le tribunal militaire où il devrait comparaître une fois attrapé, Sciaghiste ne peut s'empêcher de voir dans les déclarations de Fieschi une manœuvre lébirienne pour continuer le combat sans en prendre politiquement la responsabilité.
Du côté de Cartagina pourtant, on condamne évidemment le comportement de l' "ex"-Général Fieschi, dont l'éviction des rangs de l'armée ne devrait plus tarder, a assuré le Ministre de la Défense lébirien Silvio Ipsilanti. Mais l'artilleur est suivi par 1 300 hommes qui semblent obéir fidèlement à son commandement, forcés par leur contexte d'isolement territorial au milieu des troupes de l'AEL et des milices haut-illythes autonomes, mais dopés également par les échos du fort soutien populaire, d'abord en Illythie, puis dans le reste de la Ligue de Lébira, quant à ce coup d'éclat allant à l'encontre des décisions de "politiciens incompétents", comme l'accuse le Gouvernement épibate d'Aznella.
Aznella, où le Gouvernement de Tesfaye Petrosi (Giorggis IV), prend très mal l'annonce de ce nouvel envoi de vivres, qui monte à 120 tonnes le total des aides en aliments et médicaments octroyés par la Ligue de Lébira à son ancien adversaire Ioannes XII. Une aide "qui n'est plus ni exceptionnelle, ni justifiée par des négociations dont l'échec patent a été démontré à Gighida avec les incendies perpétrés par les forces ennemis contre des infrastructures stratégiques pour Cartagina et l'Épibatie" a dénoncé le porte-parole du Gouvernement Petrosi.
Pourtant, Cartagina justifie ce nouvel envoi, qui devrait avoir lieu d'ici quatre jours, par le fait de témoigner de sa bonne volonté au camp de Ioannes XII, craignant que le soutien d'un Général lébirien et de ses hommes et leur participation à l'offensive de l'AEL contre Dinibbit', où se massent d'ores et déjà des "rebelles", ne provoque l'ire des geôliers de 2 900 soldats lébiriens tenus par les rebelles.
Posté : dim. déc. 01, 2019 11:30 am
par Arios
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01/10/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : L'ACL libère 500 prisonniers lébiriens
Pour envoyer un signe de bonne volonté selon les observateurs, après la destruction du Centre Zibbibo à Gighida, l'Armée Chrétienne d'Épibatie a libéré 500 prisonniers lébiriens, qui ont entamé leur descente de l'Ibabbi sous escorte de péniches militaires, accompagnés par plusieurs journalistes qui décrivent leur état de grande fatigue. Du côté d'Aznella, on dénonce un "jeu vicieux" entre Lébira et rebelles, et y voit une demande cartaginienne en vue de soulager une opinion publique au bord de l'implosion.
Ils s'appellent Marco, Fabrizio, Nagoebbe, originaires de toutes les Provinces de la Ligue de Lébira, ils sont 500 a avoir été libérés par les "rebelles" du camp de Ioannes XII, et devraient prochainement arriver en Haute-Illythie par voie fluviale, où les troupes lébiriennes s'assureront de leur accueil, avant d'être rapatriés. Il s'agit d'hommes valides, capturés le mois dernier sans avoir été blessés, mais beaucoup présenteraient des signes de fatigue avancée, souffriraient de malnutrition voire seraient affamés. Les premiers témoignages remontant le biais des journalistes présents sur les péniches parlent d'une quarantaine de jours de privations. "On a presque rien mangé en un mois de détention" assure l'un des prisonniers, sous l’œil réprobateur d'un des gardes "neutres" dépêchés par le camp rebelle pour escorter les soldats jusqu'en zone contrôlée par l'Armée lébirienne.
L'Armée Chrétienne d'Épibatie, prétendue telle, avait déjà transféré aux autorités militaires lébiriennes près de 800 blessés dès le début du mois de septembre, en signe d'ouverture de négociations au cours desquelles le retrait total lébirien devait être obtenu, et pour éviter la gestion propre de ces blessés qui aurait occasionné des pertes très importantes faute d'infrastructures. Une vingtaine de ces blessés n'ont d'ailleurs pas survécu à leur transfert vers les hôpitaux de campagne, puis la Ligue. Près de 350 d'entre eux sont toujours hospitalisés en Épibatie, au sein des structures militaires, leur état de santé ne permettant pas leur rapatriement.
En libérant ces 500 prisonniers, l'Épibatie rebelle veut aussi calmer la température après l'impact très négatif de la destruction par ses hommes des infrastructures numériques et industrielles de Gighida, largement propriété d'investisseurs lébiriens. L'acte de pression en lequel consistait ce raid gighidien fin septembre aurait été mal dosé et ses conséquences diplomatiques mal mesurées par les décisionnaires, d'après les observateurs du conflit, et Sciaghiste tenterait de faire amende honorable en accordant ce geste qui soulage par ailleurs ses propres capacités à alimenter et surveiller des prisonniers. Si certains avancent que cette libération n'est pas un cadeau mais a été largement négociée par Cartagina, qui aurait même pu réclamer avec insistance ce geste afin de soulager sa propre opinion publique véhémente quant à la stratégie du gouvernement, rien n'indique qu'elle a été dans son ampleur préparée depuis longtemps.
Il demeure à ce jour près de 2 400 soldats lébiriens détenus par les forces rebelles en Épibatie.
Posté : dim. déc. 01, 2019 5:10 pm
par Arios
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Deux territoires amarantins ouvrent leurs portes à Giorggis le déchu - 03|10|40
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Moyenne-vallée de la Fojaj. Quatre vallées supplémentaires envahies par l'empereur illégitime[/center]
Comme il y a un siècle, nombre d'Amarantins travaillent à la destruction de l'Empire. Ces jours-ci, ce sont les prétendues démocraties de Novaj-Teresis et Salemba qui ont ouvert leurs portes aux soldats de Giorggis, essentiellement des mercenaires et des Illythes sur lesquels celui qui a vendu son pays aux étrangers compte pour reprendre par la force un trône duquel il entendait construire sa fortune familiale. Après avoir annexé la ville de Zumejo par la force, l'armée mercenaire du nord a fondu sur les vallées de la Soleb, de la Durnaj et de la Fojaj, avec la bénédiction des autorités locales qui préfèrent encore la collaboration avec l'ancien régime, vendu à la Cérulée, que le risque de répondre leurs actes sécessionnistes avec le grand réveil de l'Épibatie permis par l'Empereur Ioannes XII, et le grand Abuna Basilios, qui veille au bon respect de la tradition ecclésiale, la reproduction de nos mœurs et la justice humaine.
Arrivés conjointement par voie de mer et par les cols, les mercenaires du nord se sont vu ouvrir les portes des deux villes d'envergure de ce territoire, Salemba, 45 000 habitants, et deux jours après Novaj-Teresis, 7 000 habitants, située elle dans les contreforts du Massif du Badda. Profitant d'un réseau routier développé autour de la ville de Sub, les mercenaires de Giorggis ont pu installer, deux jours à peine après le début de l'invasion, un important contingent le long du fleuve Fojaj. De l'autre côté de celui-ci, des soldats du Roi des Rois Ioannes XII, et de ses alliés de Nouvelle-Caducée, préparaient la libération de tout le littoral. Ils se tiennent prêts désormais à répondre aux agressions et provocations de l'ennemi, préparés à fondre sur lui pour l'évincer définitivement d'Épibatie.
Situation territoriale 03/10/2040 : https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/01/191201055408926802.png
Posté : ven. déc. 06, 2019 5:12 pm
par Arios
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18/10/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : Pour embarrasser Cartagina, Aznella célèbre le Général Fieschi "vainqueur de Dinibbit'".
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Deux jours avant la bataille du 16 octobre, Delfino Fieschi rencontrait le chef des milices haut-illythes coordonnées[/center]
Après la victoire de l'Armée Épibate Libre au nord de Dinibbit', dans un des premiers combats de jungle permis par l'entraînement continu des troupes de l'AEL depuis bientôt un an, le Gouvernement Petrosi et Giorggis IV retrouvent des couleurs alors même qu'ils continuent d'être assurés du soutien du Commonwealth. Pendant ce temps, la Ligue de Lébira se déchire entre ses institutions provinciales, un Sénat qui gronde et des Présidents échouant à promouvoir un chef commun. Sur le terrain, de plus en plus de régiments lébiriens acceptent de travailler, de fait, avec les régiments ayant rejoint le Général Fieschi, qu'ils aient participé aux combats au-dessus de Dinibbit', ou simplement aidé à la logistique de l'AEL et des hommes de Fieschi contre les rebelles de Ioannes XII.
C'est lors d'une grande messe catholique en présence de Giorggis IV, Roi des rois, que les Épibates ont réclamé la bénédiction des drapeaux lébiriens, quatre jours avant les combats, drapeaux envoyés sur le front même pour participer à l'offensive, d'après les explications du Gouvernement Petrosi. La propagande gouvernementale n'a eu de cesse d'évoquer ces derniers temps l'union catholique et monophysite dans la lutte contre l'obscurantisme, et tente de transformer le Général Fieschi, condamné par Cartagina pour rébellion, en héros dramatique qui doit contribuer par son refus d'ordres iniques à la victoire contre les rebelles ioannites. Aznella utilise ses quelques marges de manœuvres pour pourrir la vie d'un Gouvernement lébirien en pleines négociations, sinon en pleine dissipation devant ses propres évènements politiques internes. Dans une Ligue sécularisée en proie au malaise eschatologique, et croyant constater de façon toujours plus prégnante un effondrement lent qui s'opère sur le plan politique et social depuis plusieurs décennies, cette légende contemporaine d'un héros catholique militaire qui sauverait l'honneur de la Ligue, avant peut-être de remonter s'installer au pouvoir, séduit des pans assez larges de la population, et divers.
La victoire de Dinibbit' face à des rebelles très bien préparés et en nombre, au moral regonflé par leur succès diplomatique face à Lébira, au ventre tendu par les vivres envoyées par la première puissance économique mondiale effrayée à l'idée que ses prisonniers subissent de mauvais traitements, s'est inscrite dans le fil de ce récit voulu et espéré par les autorités épibates du nord.
Situation territoriale 18/10/2040 : https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/06/191206055816371702.png
Posté : jeu. déc. 19, 2019 7:13 pm
par Arios
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27/11/2040 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : Le Général rebelle Tabbeo Gasciasciu livre Teccogli et Acoracci à l'AEL
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Les deux villes seraient dans un état "effroyable" selon l'État-Major épibate[/center]
Après bientôt un an d'occupation, les villes d'Acoracci et Teccogli ont été récupérées par les forces loyalistes fidèles au Roi des rois. C'est le Général rebelle Tabbeo Gasciasciu, responsable du secteur nord de "l'empire" des rebelles de Ioannes XII, qui a ordonné la reddition de ses 7 000 hommes contrôlant la portion de vallée de l'Ibabbi concernée, et demandé aux forces de l'AEL de venir prendre possession du territoire.
Les deux villes ont été pénétrées par l'AEL il y a déjà quatre jours pour les premiers éléments, fantassins de brousse vite rejoints par des convois héliportés et des troupes d'assaut venues sécuriser le territoire, et anticiper une possible contre-offensive venue du sud. Cinq mille hommes ont été faits prisonniers, la plupart avaient anticipé leur reddition, quelques deux milles rebelles déposant les armes auraient déserté ou se seraient mêlé à la population civile afin d'éviter un jugement militaire. Certains d'entre eux, par ailleurs, étaient eux-mêmes des citadins enrôlés de force.
Selon le porte-parole de la coalition, relayant les observations de terrain des responsables presse accompagnant les forces armées, les deux villes abandonnées par les rebelles se trouveraient dans un état effroyable. Acoracci, qui comptait 180 000 habitants au début du conflit, n'en compterait plus qu'environ 30 000, d'après le Génie militaire qui accompagne l'effort humanitaire de rares associations déjà présentes sur les lieux. Teccogli aurait également perdu plus de la moitié de ses habitants. Nombreux parmi eux ont fuit les cités dès le début de la guerre, d'autres auraient pu être invitées à quitter les lieux par les rebelles se rendant maitres de ces citadelles de béton et de verre - d'autres enfin pourraient avoir été les cibles malheureuses d'une politique de déportation des civils, ou pire, les objets des tentatives de mise au travail des citadins en vue d'un effort de guerre nourricier dans les campagnes. Pour l'instant, aucun charnier n'a été découvert, en dehors de cimetières militaires improvisés sur certains terrains vagues.
Les habitants demeurant dans la ville souffrent pour beaucoup de malnutrition. Appuyé sur ses campagnes, "l'empire" de Ioannes XII aurait bien en effet concentré ses capacités de ravitaillement et d'alimentation sur les populations de l'arrière, d'une part pour s'assurer de la collaboration des cultivateurs à l'effort ioannite, d'autre part pour faire payer à des citadins souvent jugés coupables leur prétendue sympathie pour les mutations économiques profitables à l'étranger, dans le viseur du discours officiel de Sciaghiste, de l'Église monophysite et de l'Armée "rebelle".
Situation territoriale 27/11/2040 : https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/19/191219075828320666.png
Posté : jeu. déc. 26, 2019 5:43 pm
par Arios
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18 décembre 2040
La Réserve Naturaliste de Grizaj se rallie à l'Épibatie Libre[/center]
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Malgré la crainte de l'ouverture, Grizaj entend obtenir des garanties pour la survie de ses travaux[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348096#p348096]La Réserve naturaliste de Grizaj[/url] est bien l'entité amarantine d'Épibatie la plus terrienne, enclavée et orientale. Avant qu'elle se structure en entité autonome, ses immenses territoires naturels furent la destination de prédilection des populations aliénées de la côte, maronnant dans l'immensité épibate en profitant de la moindre occasion de fuir leurs maîtres esclavagistes. Les esclaves miksi, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347281#p347281]fruits de l'hybridation volontaire et imposée entre les esclaves[/url] d'origine céruléenne (amaranto-aliléenne, ou amaranto-slave) et les esclaves achetés localement en Algarbe noire (bantous des côtes d'Épibatie), ont été utilisés dès le XVIème siècle par les colons amarantins désireux d'obtenir des bêtes de somme cumulant les caractères intellectuels et physiques positifs des différentes ethnies.
D'abord une terre de libertés acquises dans la fuite, une terre promise aux esclaves marrons, terre d'expérience de la solidarité au sein d'une population à l'homogénéité fragile et toute nouvelle, les alentours de ce qui deviendrait la ville de Grizaj devinrent la cible d'un nouvel exode à la fin du XIXème siècle : celui des scientifiques blancs, naturalistes, chercheurs biologistes, anthropologues et autres curieux, attirés par le phénomène humain d'une société nouvelle, rurale, pastorale, agricole, construite par des esclaves fuyards et leurs descendants. Les scientifiques, amarantins bien souvent, se montèrent en association, firent ériger la ville-laboratoire de Grizaj, la firent défendre par des milices privées contre les attaques des bêtes sauvages et des tribus miksi, puis obtinrent de l'Empire d'Épibatie, au début du XXème siècle, le statut de Territoire Autonome pour une grande partie de l'aire de répartition de ces populations métisses.
Depuis plus d'un siècle, la Réserve de Grizaj mène des travaux d'observation anthropologique des populations miksi vivant ici en symbiose avec une nature que les scientifiques, et la communauté blanche de Grizaj s'étant constituée autour d'eux et de leurs familles, évitent de troubler. Au contraire de la Palémojie, où les populations miksi ont pénétré depuis longtemps le tissu de l'économie, dont l'économie agricole moderne, la Grizajée est une terre essentiellement pastorale et vivrière, où les communautés miksi, parfois en affrontement entre elles, forment des petites sociétés, objet permanent d'études.
Devant la pression effectuée sur son flanc oriental par les troupes ioannites, et la pression des Néo-caducéens alliés de Ioannes XII dans leur entreprise de constitution d'une autonomie amarantine d'Épibatie à leur profit, Grizaj a dû se résoudre à sortir de sa neutralité pour annoncer son ralliement à "l'Empereur légitime" Giorggis IV, l'Épibatie Libre, et son gouvernement. Grizaj espère pouvoir maintenir son autonomie dans l'Épibatie nouvelle, et empêcher l'émergence d'un aplanissement législatif qui conduirait à la "libération" des Miksi, du moins à leur entrée frontale en contact avec le monde moderne.
Posté : dim. déc. 29, 2019 9:25 am
par Arios
[right]25/12/2040[/right]
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L'Empereur Giorggis IV est décédé
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/19/190519012705292973.png[/img]
Giorggis Malacchi s'éteint à 70 ans.[/center]
Le Roi des Rois est mort. Sa Majesté Giorggis IV a succombé à la maladie. Traité depuis 12 ans, opéré en 2032, l'Empereur parvenu tardivement au trône suite au décès de son neveu il y a trois ans assurait que son mal n'était pas dégénératif. Souffrant de troubles de la vision et vraisemblablement d'une tumeur au cerveau, l'Empereur du nord est décédé. C'est son épouse, la cantatrice aliléenne Laura Chefatallo, qui l'a fait annoncer par les services officiels du Gouvernement, depuis Aznella où la famille impériale était réfugiée.
Si pour le Clergé épibate la question de la succession se pose, alors que les trois fils de Giorggis IV sont issus d'un mariage avec une étrangère, les militaires ne le voient pas ainsi et le plus âgé des fils a été longuement appelé et plébiscité par les soldats de l'Armée Épibate Libre stationnés à Aznella. Sur Internet, le commandement coalisé a même d'ores et déja prêté serment, par un court message PiouPiou, à Petros II... Suivi dans l'heure par un communiqué officiel du "Commandement des forces lébiriennes loyalistes", instance non officielle pilotée par un proche de Delfino Fieschi.
Sciaghiste, où réside l'Abuna Basilios, tête de l'Église monophysite épibate, a évidemment condamné tout processus de succession qui s'affranchirait de sa tutelle. Giorggis Malacchi n'étant pas l'Empereur légitime selon l'Église de haut-rang, le patriarche épibate a tenu néanmoins à appelé devant ce signe de perdition frappant un usurpateur à la réunion des Épibates derrière Ioannes XII, par ailleurs en difficulté sur le terrain face à l'AEL.
Un signe : c'est ce qu'ont voulu voir de nombreux catholiques épibates dans la date de trépas du Roi des Rois, un 25 décembre. Dans la liturgie épibate, forte de son calendrier julien, Noël n'a lieu que le 7 janvier du calendrier grégorien. Certaines congrégations intégristes ont appelé le probable futur Petros II à lire ce message de la Providence et à rejeter le monophysisme.
Posté : mer. janv. 08, 2020 8:31 pm
par Arios
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24/01/2041 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]
Guerre du trône d'Épibatie : Pierre II, un jeune Empereur à la recherche de son royaume
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Petros II, qui succède à son père Giorggis IV, manque de légitimité et surtout de pouvoir[/center]
La situation n'en finit pas de se compliquer sur le théâtre martial épibate. Alors que l'AEL a rencontré des succès diplomatiques et militaires conséquents ces deux derniers mois, avec le ralliement de la plupart des entités amarantines autonomes jusque-là prudentes sur le camp auquel assurer leur fidélité, et l'entrée dans Berri-Metan le jour de la Noël catholique, c'est l'autorité même de la monarchie qui peine à garantir la tournure victorieuse du conflit. Au sud, l'AEL ne parvient pas à modérer les ardeurs vengeresses de milices amarantines profitant du conflit pour régler leurs comptes contre leurs cousins adversaires, tandis qu'au nord, les soldats lébiriens et milices haut-illythes se coordonnent pour ne plus répondre que d'eux-mêmes, la Haute-Illythie faisant de fait sécession.
Dans ce contexte, la mort du Roi des rois Giorggis IV le 25 décembre dernier a sonné comme le glas de la légitimité monarchique. Si Giorggis avait été sacré Empereur par la volonté de l'Abuna Basilios, chef de l'Église épibate, ce n'est pas le cas de son fils, qui est monté sur le trône selon le simple principe de la patrilinéarité, acclamé par des troupes, notamment lébiriennes et haut-illythes, trop heureuses de faire l'élection qui était jadis la prérogative de l'Église monophysite. Petros ne semble pas avoir davantage de pouvoir qu'à l'époque où il n'était qu'un étudiant réfugié de la famille impériale, se promenant de sa chambre au salon, en dehors des heures des repas où il retrouvait sa mère, aliléenne, et ses frères et sœurs. Si depuis début janvier, celui que nombre d'Épibates peinent encore à connaitre, qui plus est s'ils résident dans les territoires tenus par Ioannes XII (qui, lui, a été élu à ce poste par l'autorité religieuse, comme le veut la tradition).
Il est difficile de savoir ce que serait l'AEL sans l'Armée lébirienne, sans les effectifs fiesquistes aujourd'hui théoriquement réintégrés dans l'Armée lébirienne, comme si de rien n'avait été. Mais il est sûr que Giorggis IV n'était rien sans l'AEL pour lui conserver une légitimité, celle des armes, et un territoire duquel la reconquête put être envisagée face aux rangs de son demi-frère Ioannes XII. Petros II le sait, lui non plus ne serait rien sans l'AEL. Mais au sang des Rois des rois, rajoutée la jeunesse vigoureuse du jeune mâle, peut-on faire le procès d'écouter son cœur plutôt que sa raison ? Sur l'échiquier épibate et alors que l'Armée lébirienne est occupée à rétablir l'ordre dans son pays en proie à l'ensauvagement le plus eschatologique, Petros II pourra-t'il tenter de s'assurer un avenir autre que celui de symbole national gouverné par le commerce mondial ?
Situation territoriale 24/01/2041 : https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/08/200108092139452520.png