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Posté : mer. sept. 04, 2019 8:56 pm
par Alexandre
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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/07/joyj.png][img]https://zupimages.net/up/19/07/joyj.png[/img][/url][/center]
[right]12.01.2040[/right]
[center]Pourquoi le vote de l'Assemblée Populaire de Flavie à propos de l'interdiction des relations avec des pays à tendance communiste et la reconnaissance de l'IC comme une organisation terroriste est une fausse victoire ?[/center]
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Le 6 janvier dernier, l'Assemblée populaire était appelée à se [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356202#p356202]positionner sur une proposition des Conservateurs et des Nationalistes[/url] qui, suite à l'affaire des missives diplomatiques du Westrait qui ont déclenchées une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356057#p356057]vive réaction en Flavie[/url], en avait profité pour déposer une proposition visant à faire interdire tout contact entre la Flavie et des pays à tendance communiste et à reconnaitre l'IC comme une organisation terroriste. La proposition a été rejetée par 183 pours, 200 contres et 118 absentions (un vote assez serré et avec beaucoup d'indécis sur la marche à suivre qui illustre une fracture à l'Assemblée comme nous allons le voir plus loin). Le 12 janvier, Jasbir Kejar, le Président du Conseil des Commissaires du Peuple du Gandhari [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356204#p356204]a réagit sur les réseaux sociaux[/url]. Mais il convient de comprendre quel est le poids véritable et les finalités réelles de ce vote. Car il ne s'agit en réalité que d'une demi-victoire. Explications.
L'Assemblée Populaire en Flavie n'est pas le Parlement. Institution représentant le peuple, composée de 501 en membres élus au suffrage universel direct, elle ne dispose d'aucun des trois pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire). Son rôle est malgré tout primaire dans le système politique flave. En effet, très souvent consultée, c'est auprès d'elle que naissent et se construisent les projets politiques portés ensuite par le Parlement ou le Gouvernement (par exemple pour parler d'un sujet d'actualité, la future réforme de l'élection des Maires se prépare en premier lieu auprès d'elle avant toute chose). Malgré tout, un vote, qu'il soit positif ou négatif, n'a pas force contraignante, bien qu'il soit régulièrement entendu. Ainsi donc le rejet de la proposition par l'Assemblée ne laisse absolument rien présager sur la position officielle que prendra le Royaume à ce sujet (surtout lorsqu'il s'agit de communisme).
D'après Marc Baillon, spécialiste politique, ce qui est important à analyser c'est le détail du résultat. En effet, le fait que la proposition soit rejetée ne signifie pas non plus que l'Assemblée est favorable à l'établissement de relations avec un pays communiste ou qu'elle ne pense pas majoritairement que l'IC devrait être classée dans la liste des organisations terroristes. Le paramètre important qu'il faut avoir en compte c'est le rapport de force en présence à l'Assemblée. En effet, selon lui, il ne faut pas oublier que la proposition est étiquetée conservatrice et nationaliste et que par conséquent, l'opposition idéologique sur d'autres sujets de ces partis avec ceux de la majorité engendre une difficile alliance, même sur la question du communisme, ô combien sensible. Ainsi donc et comme souvent en politique, il peut arriver qu'un parti vote contre un projet alors qu'il l'aurait lui-même fait si ça ne tenait qu'à lui simplement parce que c'est un projet d'un autre parti (de préférence opposé à lui). Ce qui veut dire que l'échec de la proposition peut aussi être analysée plus comme un désaveu des conservateurs/nationalistes que comme un "non" franc sur le fond de ladite proposition, ce que Marc Baillon trouve toutefois être une attitude un peu puérile avant de rappeler que la politique est souvent un jeu puéril.
Autre point d'analyse essentiel selon le spécialise : le fait qu'une partie des élus des partis majoritaires considèrent par égard pour le Gouvernement qu'ils soutiennent et parce qu'ils savent que la question de la façon de considérer diplomatiquement un autre pays communiste est une question sensible et délicate, pensent que ce n'était pas à eux de s'emparer de cette question au risque de forcer la main à un Gouvernement dont ils sont les alliés. Ainsi, une bonne partie des élus de la majorité ont fait le choix de botter en touche et de pousser le projet au plus vite la sortie. Une proposition législative (à laquelle était favorable les conservateurs) empiétait à leurs yeux sur la liberté du Gouvernement et que les retombés négatives (que le projet passe ou non au Parlement) l'aurait placé dans une situation difficile tandis que le rapport pour avis (auquel était favorable les nationalistes) nécessitait un long travail de fond qui aurait pu déboucher sur une crise ou une impasse. C'est donc pour écarter tout risque que par défaut (puisqu'il fallait obligatoirement un rendu), les députés sociaux-libéraux et royalistes ont optés pour une simple prise de position pour rapidement clore le dossier. Le calcul était simple : selon eux ils avaient une bonne chance de l'emporter et qu'en cas contraire, si un accident arrivait, de toute façon, une simple prise de position ne vaut qu'avis consultatif et est sans incidence sur le Gouvernement. Un moyen plus classe que de ne pas valider l'autosaisie qui aurait été vu comme un déni et un refus de discuter du sujet que les Conservateurs et Nationalistes auraient immédiatement instrumentalisés, eux qui possèdent une si bonne exposition médiatique.
Selon Marc Baillon donc, la majorité à fait un choix très sage et de prudence sur ce dossier. Mais il implique désormais que ce soit le Gouvernement qui prenne ses responsabilités. Bien sûr, le Gouvernement n'est pas tenu de s'exprimer sur la proposition car elle ne concerne que les élus conservateurs et nationalistes et qu'il n'a pour sa part jamais évoqué la possibilité de prendre de telles dispositions que celles contenus dans la proposition. Toutefois, le tout nouveau Directeur de Cabinet du Ministre de la Diplomatie et des Affaires Extérieures, imposé à Pierre de Bau par le Roi, contacté, a indiqué qu'il se laissait le temps de juger en fonction de la suite des évènements à propos de l'IC. Concrètement pour lui, sans dire s'il pourrait envisager de la désigner comme terroriste ou non, tout dépendra de ce qui ressortira du prochain sommet de l'IC (sans dire ce qu'il entend par "tout dépendra"). Quant à l'ouverture vers des pays communistes, s'il y est personnellement opposé, il préfèrerait pratiquer l'ignorance. Cependant, Pierre de Bau, le Ministre, a rapidement rappelé que son Directeur de Cabinet n'était pas le Ministre et qu'il entendait bien rester maitre de son Ministère, même avec une Directeur de Cabinet imposé. Une chose est sûre : Pierre de Bau et lui risque fort de s'opposer dans les prochains mois sur la politique à mener. Mais force est de constater que ce vote à l'Assemblée Populaire ne signifie rien. Et si à l'étranger on semble en fait plus grand cas qu'en Flavie ou (par habitude du fonctionnement du système) personne n'en parle, rappeler d'une chose : même un Directeur de Cabinet d'un Ministre à plus de poids que lui.
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Posté : jeu. sept. 05, 2019 4:27 pm
par Alexandre
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[right]14.01.2040[/right]
[center]Le Chancelier changera bien en septembre 2040 ![/center]
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C'est une annonce que l'on espérait plus. La Chancellerie a confirmé par communiqué que la Chancelière quittera ses fonctions à la prochaine rentrée. Un changement qui tient plus de la tradition que d'une réelle règle. On vous explique tout.
La Chancellerie est une institution particulière au sein du Royaume de Flavie. Loin de désigner le Ministère des Affaires Etrangères comme dans de nombreux pays (où l'on parle de Chancelleries par raccourcis), la Chancellerie flave est une institution purement interne consacrée à la gestion et à la coordination de l'ensemble des Institutions Politiques et Administratives du Royaume. C'est une des Institution les plus importantes et pourtant, c'est celle qui de toutes les Institutions est la moins politique car purement administrative et fonctionnelle. Elle comprend notamment une Commission Générale chargée des drapeaux, des sceaux, des armoiries et blasonnements dirigée par le Garde des Sceaux (attention, en Flavie, le Garde des Sceaux n'est pas le Ministre de la Justice, ce sont deux rôles différents) dont le rôle consiste en une gestion des sceaux et armoiries publics et privés pour le compte des Institutions et de la noblesse. C'est aussi l'unique centre habilité à emmètre les drapeaux. Autre composante de la Chancellerie, la Commission Générale des Institutions Politiques et Administrative dirigée par un Commissaire et qui est le centre de gestion logistique et de coordination administratif pour le Royaume. Relai essentiel des besoins de chaque Institution, la commission comprend un service de Ressources Humaines pour le recrutement général des fonctionnaires en lien avec les Institutions de destination. La Chancellerie comprend également une faction économique dirigée par un Surintendant des Finances (rien à voir avec le Ministère de l'Economie et des Finances). Cette faction est chargée d'allouer les budgets de fonctionnement à chaque IPA, budget dits 'dotations de la chancellerie' (dont le montant résultent d'une politique de la Chancellerie dans l'aide aux institutions). C'est aussi via cette faction qu'elle rémunère les fonctionnaires de l'Etat (pour plus de détail, consultez l'encyclopédie). La Chancellerie comprend enfin une Bibliothèque Royale et des Archives pour les actes administratifs.
Cette immense Institution (peu connue en dehors de la Flavie où elle joue un rôle primordial), essentielle au fonctionnement de l'Etat est dirigée par le Chancelier, l'un des plus hauts fonctionnaires de l'Etat et qui dépend directement du Roi. Ce Chancelier, nommé par le Roi (en général sur proposition du Chancelier sortant, même si cela relève plus de la pratique que de la règle puisque non écrit dans la Constitution), n'a aucune durée de mandat. En effet, la Constitution prévoit uniquement que le Roi fait et défait les Chanceliers sans durée. Toutefois, Louis XIX remplaça le Chancelier que son prédécesseur Louis-Auguste Ier avait nommé juste avant la Révolution de 1820 (et l'établissement de la Constitution de 1822) tout juste 10 ans après sa nomination. Depuis lors, plus par tradition et par pratique, alors qu'aucune règle n'est écrite, tous les Chanceliers n'ont jamais dépassé les 10 ans de mandat et sont systématiquement remplacés. Toutefois, si un Souverain le souhaitait, rien ne l'empêcherait de maintenir plus longtemps un Chancelier en place, bien que ce ne soit encore jamais arrivé. Ainsi, tous les 10 ans la même question se pose : le Roi va-t-il prolonger ou remplacer son Chancelier. Et cette année, la question se posait depuis janvier 2039. En général, le remplacement d'un Chancelier est annoncé en juin de l'année N-1 car sa dernière année est celle de la formation de son successeur, dont le nom est annoncé en amont. Mais ni en juin, ni en septembre 2039 (lors de son discours annuel), le Roi n'a annoncé quoi que ce soit à ce propos, ce qui laissait présager d'un possible prolongement.
Or, la Chancellerie vient d'annoncer que le Roi avait décidé de remplacer sa Chancelière en septembre 2040. Son successeur sera l'actuel surintendant des finances dont la formation auprès de la Chancelière sortante a commencé depuis le 1er janvier. Traditionnellement et sans obligation là encore, depuis les années 1820, le poste de Chancelier a toujours été tenu en alternance entre un homme et une femme. C'est donc tout naturellement que le prochain Chancelier soit un homme en remplacement de l'actuelle Chancelière. La nomination tardive du futur Chancelier tiendrait au fait que le Roi aurait hésiter à prolonger sa Chancelière (d'autant qu'il y a équité parmi les Hauts Fonctionnaires puisque le Président du Conseil et le Président du Conseil Royal sont des hommes tandis que la Présidente de la Chambre des Pairs et la Chancelière sont des femmes). Mais la formation raccourcie(commencée en janvier 2040 au lieu de septembre 2039) ne devrait pas avoir d'incidence car le futur Chancelier est un proche de l'actuelle Chancelière puisqu'en tant que Surintendant des finances, il connait déjà parfaitement le poste. Entre le changement de Chancelier et la perspective d'un potentiel remaniement gouvernemental (qui le Roi a repoussé d'une année, initialement prévu en septembre 2039), septembre s'annonce chargé en nouveauté.
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Posté : dim. sept. 08, 2019 9:53 am
par Alexandre
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[right]20.01.2040[/right]
[center]"Nous sommes tout à fait satisfaits" : le PDG de la SAM remercie le Shinkyôko et salue l'action conjointe entre les deux pays.[/center]
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Le 8 janvier dernier, Nakashima Hazuki, Gouverneure de la province autonome de d'Onitsuara au Shinkyôko a été destituée par son propre camps. Responsable de la non-application du contrat commercial entre la SAM et les entreprises du Shinkyôko, elle avait été lourdement critiquée par le Gouvernement Fédéral du Shinkyôko ainsi que par nombre d'entreprises de ce pays. Côté flave, c'est le PDG de la SAM qui était monté au créneau tandis que le Gouvernement avait convoqué l'ambassadeur du Shinkyôko afin de régler le problème par le dialogue. Confirmée par un vote, cette destitution met donc fin à cette affaire. Le contrat, de nouveau en vigueur, permet au PDG de la SAM de s'exprimer positivement.
"Nous sommes tout à fait satisfait", commence celui qui avait menacé de demander des indemnités si la situation n'était pas réglée d'ici le 15 janvier. "L'action conjointe des deux pays a permis de s'assurer du bon fonctionnement des engagements de chacun dans ce contrat et je tiens à remercier ceux qui ont eu l'intelligence de mettre un terme à cette affaire au Shinkyôko".
Du côté du Gouvernement, on loue volontiers les louanges de la discussion et du dialogue qui ont permis d'avancer sur le dossier. La SAM n'engagera pas de poursuites comme l'a annoncé son PDG à la condition qu'un tel évènement ne se reproduise pas. "Nous n'engagerons pas de poursuites sur cette affaire. Mais si un tel évènement venait à se reproduire, nous demanderons nos indemnités dès le moment où il y aura rupture des engagements" prévient celui qui prétend vouloir rester prudent. Malgré tout, cette affaire n'aura pas terni les relations entre les deux pays puisqu'ils ont engagé un long processus d'échange technologique en particulier militaire avec l'arrivée de scientifiques de chaque pays dans l'autre pour les technologies Navire (Croiseur) ▮▮ et Navire (Frégate) ▮▮ et Sous-marin ▮▮ du Shinkyôko vers la Flavie et les technologies Missile balistique Courts [<800km] , Éoliennes et Chalutier moyen ▮ de la Flavie vers le Shinkyôko. Un moyen de passer à autre chose.
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Posté : jeu. sept. 12, 2019 4:25 pm
par Alexandre
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[right]30.01.2040[/right]
[center]Lecorbusier insiste, le Parlement persiste, heurts en marge de manifestions : le dossier brulant de l'Empresio démarre l'année sur les chapeaux de roues[/center]
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Les jours passent et se ressemblent sans qu'une issue ne soit trouvée dans l'actuelle crise politique qui touche la Ministre de l'Economie et des Finances à propos de l'intégration de la Flavie dans l'empire commercial caskar. Alors que de récents sondages montrent des soutiens plus nombreux en cette nouvelle année pour la Ministre, les institutions n'évoluent pas aussi rapidement. Tout au long du mois de janvier, la Ministre était repartie en croisade devant le Parlement pour faire adopter son contrat. Mais le 25 janvier dernier, le couperet est de nouveau tombé. Pour la seconde fois, le texte a été rejeté par les Pairs par 213 contre contres (-49), 199 pours (+17) et 89 abstentions (+32).
Si ce résultat n'est pas si mauvais et présente même un semblant d'évolution que Lecorbusier voit comme positif, elle qui a annoncé être déterminée à poursuivre le combat, la Ministre pourrait très vite se heurter à une limite embarrassante. La Duchesse de Lamiérancourt a placé une épée de Damoclès au-dessus de la tête de la Ministre en affirmant qu'elle déposerait au vote une motion visant à interdire à la Ministre de reparaitre avec le texte en l'état et sans modification en cas de seconde victoire du non à la Chambre. Condition remplie, la Duchesse devrait donc tenir sa promesse dans les prochains jours. Et ce n'est pas tout. L'Assemblée populaire a dénoncé et condamné la volonté de la Ministre de chercher à faire passer un texte déjà refusé et par elle et par le Parlement. Face au scandale que provoquent les accusations de non-respect de l'expression et de l'avis populaire et des Pairs, la Ministre se retrouve entachée et grandement fragilisée.
Alors quelles sont désormais les solutions de sortie de crise ? "La première serait un nouveau passage du texte devant la Chambre qui l'accepterait et le ferait entrée en vigueur", indique le spécialiste politique Marc Baillon. Peu probable selon lui puisqu'entre la détermination du Parlement malgré la légère évolution et celle de l'Assemblée, le texte à très peu de chance de passer. "La deuxième option serait que la Ministre soit forcée de renégociée le contrat". Tout à fait plausible selon le Ministre, puisque la menace de la Duchesse a de grande chance d'entrée en exécution. "Si la Duchesse dépose sa motion, et elle le fera, c'est une certitude, le Parlement la votera à coup sûr", prévient-il. "La troisième option est un retrait pur et simple du projet". Si cette hypothèse est plausible, la détermination de la Ministre ne va pas dans ce sens. "Ce serait pour elle un aveu de faiblesse. Elle n'est pas du genre à baisser les bras. Le problème si elle le fait c'est qu'elle n'aura plus de légitimité et si elle ne le fait pas, son entêtement finira par lui faire perdre pied". Selon le spécialiste, quoi qu'elle fasse, la Ministre serait désormais politiquement condamnée à plus ou moins court terme, peut-être d'ici septembre. "Reste une dernière option, l'option d'ultime recourt devant ce désordre politique : l'intervention du Roi dans le débat, qui pourrait être contraint de sortir de son habituelle réserve par laquelle il laisse agir son Gouvernement pour prendre en personne les rennes de façon arbitraire. Mais j'ai la conviction qu'il préfèrerait éviter et s'il le fait, je pense qu'il suspendrait le projet parce que son peuple, l'Assemblée Populaire et ses Pairs se sont positionnés contre et qu'il les écoute".
Du côté du peuple justement, la division est de mise. Entre les pros et les antis, chacun y va de son argumentaire. Si on ne compte plus les débats télévisés organisés pour défendre avantages et inconvénients du projet par chacun des camps, des manifestations de soutien ou d'opposition à la Ministre sont de plus en plus nombreuses. Fin janvier, à la suite du vote de la Chambre, des heurts ont même éclatés en marge de manifestations au court desquels les deux camps se sont retrouvés face à face. Les forces de l'ordre sont intervenues et 25 arrestations ont été conduites. Ces heurts n'ont fait que quelques blessés légers mais le Gouvernement s'est exprimé en qualifiant ces désordres d'intolérables et que chacun était libre de défendre ses idées dans le respect de celles des autres.
La reprise de ce dossier, suspendu à la suite de la catastrophe au Caskar est plus que jamais sensible. Et chacun des camps ne semble pas avoir dit son dernier mot.
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Posté : jeu. sept. 12, 2019 9:10 pm
par Alexandre
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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/07/zg2h.png][img]https://zupimages.net/up/19/07/zg2h.png[/img][/url][/center]
[right]31.01.2040[/right]
[center]La Duchesse de Lamiérancourt déposera devant les Pairs une motion pour interdire à la Ministre de refaire passer le texte à la Chambre en l'état [/center]
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Elle avait prévenu ! Comme l'on pouvait s'y attendre, la Duchesse de Lamiérancourt, Présidente de la Chambre des Pairs va déposer une motion visant à interdire à Anne-Elizabeth Lecorbusier de présenter une troisième fois son contrat commercial avec l'Empresio caskare en l'état devant les Pairs. Une annonce qui n'a étonné personne mais qui renforce le climat de crise pour la Ministre.
Elle l'avait dit. Si la Ministre Lecorbusier échouait une seconde fois devant les Pairs, la Présidente de la Chambre, considérant que le Parlement par son double refus ne voulait pas de l'accord en l'état, présenterait une motion visant à empêcher la Ministre de repasser une troisième fois devant eux avec le même accord. La motion qui sera très prochainement déposée et votée, a selon les observateurs et spécialistes politiques de grandes chances de passer. Conséquence, la Ministre Lecorbusier, toujours déterminée, devrait être obligée de renégocier son contrat qui ne pourra plus être voté si aucun changement n'y est apporté. Un nouveau chapitre dans ce dossier qui ne fait pas baisser les bras à la Ministre même si l'on voit difficilement comment elle pourrait riposter désormais.
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Posté : ven. sept. 13, 2019 9:19 pm
par Alexandre
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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/07/zg2h.png][img]https://zupimages.net/up/19/07/zg2h.png[/img][/url][/center]
[right]02.02.2040[/right]
[center]Lecorbusier riposte et joue la montre : tente de convaincre et fédérer son camp[/center]
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Coup de théâtre. Anne Elizabeth Lecorbusier n'a pas dit son dernier mot. La Ministre, sur le point d'être contrainte à renégocier son contrat avec l'Empresio caskare n'a pas dit son dernier mot et a décidé de riposter. Dans son annonce faite hier après-midi, la Ministre a décidé de jouer le sablier. L'idée ? Faire une course contre la montre après l'annonce du dépôt de la motion de la Duchesse de Lamiérancourt en tentant un coup de poker : profiter du délai avant un vote sur la motion (donnée votée d'avance) pour tenter un troisième passage devant les Pairs. Mais avant cela et pour s'épargner des critiques l'accusant de forcer l'adoption d'un texte contre l'avis du peuple et du Parlement, la Ministre a décidé de se lancer dans une vaste opération séduction.
Elle donnera en effet demain un grand meeting avec son parti d'origine, les sociaux-libéraux de l'Assemblée Populaire pour défendre son projet et présenter les avantages pour la Flavie. L'objectif est de fédérer ce camp divisé qui détient le plus grand nombre de siège à l'Assemblée et de tenter ensuite de faire voter son texte par cette institution et s'offrir un point décisif dans cette guerre de tranchée avant de retourner pour la troisième fois devant les Pairs et le tout, avant le passage de la motion de la Duchesse de Lamiérancourt. Un calendrier très serré et un pari risqué pour la Ministre qui pourrait être définitivement déstabilisée par le scandale si sa technique échoue. En effet, de plus en plus de politiques et de citoyens réclament sa démission et une pétition a même été lancée sur RELIEF totalisant à ce jour plus de 15 000 signatures. Mais la Ministre tente le tout pour le tout car de plus en plus de spécialistes s'accordent à dire qu'elle n'aurait désormais plus rien à perdre et que sa survie politique serait comptée, en jours.
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Posté : mar. sept. 17, 2019 10:54 am
par Alexandre
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[right]04.02.2040[/right]
[center]Première victoire pour Lecorbusier : l'Assemblée populaire valide dans la douleur son accord commercial[/center]
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"MIRACLE", s'est exclamée Anne-Elizabeth Lecorbusier à la sortie de la séance de l'Assemblée Populaire du 4 février qui comptera sans doute parmi les plus agitées de son mandat. C'est au terme d'une séance qui restera dans les annales de l'Assemblée populaire tant le débat fut violent et secoué que Anne-Elizabeth Lecorbusier, qui présentait son accord une seconde fois devant l'Assemblée pour la convaincre de la voter, a remporté sa première bataille. Alors que la Ministre fait l'objet d'une motion qui sera votée prochainement à la Chambre des Pairs pour l'empêcher de présenter une nouvelle fois son texte, Lecorbusier tentait, après avoir mené une conférence pour fédérer ses soutiens à l'Assemblée, d'obtenir son vote pour arriver confortée une troisième fois devant les Pairs avant que la motion ne l'en empêche. Un passage en force très critiqué mais qui pourrait débloquer la situation de crise qu'elle traverse.
En effet, à l'issue de son exposé, la Ministre demandait à l'Assemblée de voter sur son texte. Et c'est dans la douleur, sous les huées des conservateurs et nationalistes, que le texte a été voté favorablement … de justesse. Alors qu'au premier vote la proposition avait été rejetée par 242 contre et 171 pours (88 abstentions), cette fois, le texte a été adopté de justesse et non sans provoquer la gronde du camp opposé contre les pratiques de la Ministre qui s'acharne. C'est par 228 voix (+57) pour et 225 voix contre (-17) (et 48 abstentions soit -40) que le texte est passé de justesse devant l'Assemblée populaire.
Si on regarde dans le détail, aucun changement n'est à constaté du côté des conservateurs nationalités qui ont voté contre à l'unanimité. Cependant, du côté des sociaux-libéraux, 131 membres ont votés pour (+35), 35 contre (-7) et 18 se sont abstenus (-28). Du côté royaliste, 97 (+22) ont voté pour, 42 (-10) contre 30 (-12) se sont abstenus. Ainsi, si Lecorbuiser n'est pas parvenu à convaincre ceux qui étaient déjà opposés à son projet, son action aura surtout permis de s'attirer la bienveillance des indécis du premier vote dans les camps majoritaires. Et c'est par 3 petites voix (loin cependant de la majorité absolue, mais non nécessaire) que la Ministre remporte ce vote. Une petite victoire qui lui donne cependant une carte à jouer devant les Pairs mais qui ne résout pas tout. Toutefois, ce vote marque la première victoire de Lecorbusier qui est aussi en train d'observer un retournement de l'opinion publique car ils seraient de plus en plus nombreux à juger probablement positif ou du moins une expérience à tenter le contrat avec l'Empresio.
Lecorbusier va proposer demain une 3e fois le texte devant les Pairs alors que la motion visant à l'interdire de reparaitre sans changement du texte devant les Pairs sera votée après-demain.
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Posté : mer. sept. 18, 2019 3:44 pm
par Alexandre
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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/07/zg2h.png][img]https://zupimages.net/up/19/07/zg2h.png[/img][/url][/center]
[right]05.02.2040[/right]
[center]Forte de sa victoire devant l'Assemblée Populaire, Lecorbusier tente le passage en force pour avoir les Pairs à l'usure[/center]
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Ce 5 février, Anne Elizabeth Lecorbusier se présentait pour la 3e fois devant les Pairs pour faire voter son accord. Après une victoire très courte la veille devant l'Assemblée Populaire, la Ministre tentait un coup de poker et espérait que cela suffirait à faire voter son texte par les Pairs. Grave erreur, puisque pour la troisième fois, la Ministre se retrouve déboutée par la Chambre par 236 voix contre (+23), 217 pours (+18) et 48 abstentions (-41).
Dans cette nouvelle configuration de vote, comme pour l'Assemblée populaire, on observe une baisse de l'absentions. Pas toujours due à des indécis, l'abstention fait place à une radicalisation des votes soit en faveur, soit contre le projet. Cependant, les opposants sont plus nombreux et ont plus progressés que les soutiens à la Chambre. Une défaite qui sonne le glas pour la Ministre.
En effet, ce 6 février, la motion de la Duchesse de Lamiérancourt, Présidente de la Chambre, qui vise à interdire la Ministre de refaire passer son texte une 4e fois sans modification a de grandes chances de passer, mettant fin à l'acharnement et à la tentative de passage en force de la Ministre selon les Pairs. Demain également, les Pairs s'exprimeront sur des pistes de réflexion pour orienter la Ministre sur ce qui ne leur convient pas dans le texte, ce qu'elle pourrait changer selon eux.
Mais du côté du Ministère, on assure n'avoir aucune envie de renégocier le contrat. Reste que pour une partie des indécis parmi les Pairs, la question principale suspendant leur prise de décision tient particulièrement au fait que la situation du Caskar et de l'Empresio.
Alors quelle solution désormais ? Elles sont restreintes. La Ministre ne peut plus espérer passer son texte en l'état. Par conséquent et sans volonté de modification, il ne reste plus bien d'autres solutions que le retrait du texte. Seul le Roi pourrait désormais forcer son adoption, mais aucune intention en ce sens ne semble voir le jour (aucune demande n'a non plus été faite du côté du Ministère). Finalement, le vote de l'Assemblée à donc une portée limitée. Mais il n'est pas certain qu'au Ministère, on capitule pour offrir la victoire au Parlement. Les prochains jours seront cruciaux.
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Posté : mer. sept. 18, 2019 8:51 pm
par Alexandre
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[center][url=http://zupimages.net/viewer.php?id=19/07/zg2h.png][img]https://zupimages.net/up/19/07/zg2h.png[/img][/url][/center]
[right]06.02.2040[/right]
[center]Nouveau rebondissement dans l'affaire Lecorbusier : la Duchesse de Lamiérancourt remporte une nouvelle bataille et obtient sa motion[/center]
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Sans grande surprise, ce 6 février, les Pairs ont adopté la motion de la Présidente de la Chambre interdisant la Ministre Lecorbusier de présenter une nouvelle fois son texte après trois échecs. La motion recueille 278 voix contre 203 et 20 abstentions, soit une adoption à plus de la majorité absolue.
La Ministre ne repassera donc pas une 4e fois devant la Chambre tant qu'elle n'aura pas renégocié et modifié son texte. Pour ce faire, les Pairs ont indiqué des grandes lignes de ce qui pour eux pose problème. Outre le fait que les postes de cadres et de directions soient étrangers, ce qui refroidit les plus réfractaires, le principal problème soulevé par les Pairs est la présence de ports et aéroports privés (pourtant uniquement dédiés à l'activité de la division) dans le projet, qui pourraient être utilisés pour d'autres activités, illégales, ou être utilisés à l'insu de leur exploitant. La Ministre avait toujours déjà expliqué dès octobre que des dispositions particulières seraient prises par décret pour s'en assurer. Autre point sensible pour les Pairs, le réseau Scenochas, un groupe de distribution commun à tout l'empire qui permet de faire venir et d'envoyer des produits d'un pays à l'autre et qui doit permettre d'ouvrir les produits étrangers au marché flave et inversement, que les Pairs voient comme une grande menace à l'économie flave et son organisation. En effet, les réseaux de grande distribution n'ont pas vraiment leur place et les filières locales et courtes sont privilégiées. Le risque qu'un tel groupe, trop déloyal, pourrait faire peser sur les commerçants et artisans du pays ainsi que sur les agriculteurs locaux, n'enchante pas les Pairs qui craignent pour les villages et centres-villes commerçants. Enfin, la situation floue au Caskar fait craindre qu'un retournement de la conjoncture fasse peser sur la Flavie un risque contre lequel le pauvre siège flave auprès de l'Empresio aurait du mal à répondre et défendre l'économie nationale.
Du côté du Ministère, on a décidé de montrer patte blanche en attendant de savoir ce que la Ministre va décider de faire. En effet, le Porte-Parole du Ministère a annoncé que l'ensemble des décrets d'application souhaités par la Ministre seront présentés aux Pairs afin de les rassurer. Mais cela ne changera pas que le texte ne pourra repasser devant eux, à moins d'un miracle.
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Posté : jeu. sept. 19, 2019 10:02 pm
par Alexandre
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[right]26.02.2040[/right]
[center]La FIDES pourrait aider Lecorbusier.[/center]
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Comme chaque année, la FIDES (Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et des Salariés) publie les résultats des entreprises à l'international et attribue aux pays un indice de confiance des entreprises et des consommateurs. Des indicateurs qui permettent de mesurer la bonne santé économique d'un pays et des entreprises. Bien que critiquée en Flavie, la FIDES est toutefois une référence et la fiabilité des travaux de cette agence lui permettent d'obtenir une oreille attentive du du Ministère de l'Economie et des Finances.
Récemment, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356575#p356575]la FIDES a publier l'indice de confiance 2039[/url]. D'une lettre de A à E, la FIDES attribue à chaque pays un indice. Et tandis que la Flavie était classée E en 2038 en raison d'une fermeture trop grande et un désintérêt en conséquence des investisseurs, l'indice 2039 classe la Flavie en D. La FIDES salue l'ouverture progressive du pays et sa riche vie publique.
Bien sûr cet indice ne fait pas tout. Mais les résultats 2038 sur l'investissement privé, le chiffre d'affaires des entreprises et les résultats courants avant impôt laissent penser que ceux de 2039 et des années à venir seront plus encourageants encore. C'est d'ailleurs la vision défendue par Lecorbusier. Elle précise par ailleurs que la FIDES tient notamment compte des entreprises installées sur le sol des pays et pas seulement des entreprises ayant la nationalité.
Ainsi Lecorbusier en a profité pour remettre quelques points en avant dans le cadre de son projet avec l'Empresio caskare. Entre autres, elle a rappelé que ce projet était porteur d'emploi et donc de consommation et de croissance. Les entreprises de la division amenées à s'installer en Flavie devront en respecter la législation. Par conséquent, les salaires seront également indexés sur la législation flave. Autre point non négligeable qu'elle a pu rappeler à la lumière des chiffres 2038 de l'investissement privé, du chiffre d'affaires des entreprises sur le sol du pays et du résultat courant avant impôt pour les entreprises sur le sol du pays (la FIDES n'ayant pas encore publiés ceux de 2039, que la Ministre estiment meilleurs), c'est qu'en plus de booster l'économie, la division caskare présente deux avantages principaux : les taxes qu'elle peut rapporter à l'état (via l'impôt sur le bénéfice notamment, comme toute autre entreprise flave ou installée sur le sol flave, également selon la législation) et l'apport technologique. En effet, la division flave est une chance pour permettre à la Flavie d'acheter des avions à un prix raisonnable (0% à l'import sur les produits qui sortiront en bout de chaine de la division, dispositions qui seront prises par décret), ce qui permet de s'affranchir des couts de transports également, puisque tout sera produit en local, tout en n'ayant pas les technologies nécessaires (technologies à la charge de la division, qui assure son autonomie via ses entreprises de produits intermédiaires). La Ministre a notamment insisté sur le fait qu'avec l'export notamment, la division devrait faire des bénéfices et plus celle-ci sera en bonne santé, plus elle apportera à la Flavie. Enfin, c'est l'investissement privé en Flavie qui sera lui-même boosté puisque l'Empresio est une entreprise privée (la Ministre a tenu à bien rappeler que l'Empresio était indépendante du pouvoir politique caskar, même si celui-ci est flou aujourd'hui, et que les pratiques de l'Empresio en matière de consultation des états pour ne pas leur imposer des décisions via le siège flave permettra de parfaitement porter la voix des intérêts nationaux). Enfin, Lecorbusier à exhorté les conservateurs et nationalités à "voir plus loin que le bout de leur né" selon ses mots pour sortir de "leur zone de confort limitée et trouver l'intérêt du pays dans un contexte international et de mondialisation".
Quant à la note de la FIDES, la Ministre s'est dite satisfaite de constater que les efforts de la Flavie sont récompensés. C'est selon elle une preuve que la Flavie va dans le bon sens et qu'il faut poursuivre les efforts. Mais si cet indice est salué, la Ministre espère aussi que celui-ci et son petit exposé permettra une nouvelle fois de faire bouger les lignes. Certains investisseurs et entreprises ont volé à son secours, notamment la très intéressée Air Flavia. Mais il faut bien reconnaitre que la situation politique du Caskar ainsi que le flou quant au positionnement ou à l'avenir de l'Empresio dans le futur font encore énormément douter. Peut-être Lecorbusier espère-t-elle se voir rouvrir les portes de la Chambre des Pairs sans modifier son contrat, ce que la Présidente du Parlement a exclu rappelant durement que la motion avait été voté et que les Pairs ne reviendraient pas dessus. Reste donc à voir quelle suite sera donnée pour débloquer la situation.
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