Médias
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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 19 mars 2035:
[center]Un an après, quid de la Shukténie et du Darhan ?[/center]
[justify]C'était il y a quinze mois et deux semaines. Le 5 janvier 2034, le Darhan et la Shukténie décidaient de rejoindre l'Empire d'Eashatri, décisions exprimées au travers de deux référendums aux courtes majorités, qui ont mis un terme au conflit de l'ex-principauté d'Ashurdabad. Un lointain souvenir... pas si lointain toutefois. Si globalement, les sondages menés par notre journal en Shukténie et au Darhan indiquent que 71% des sondés sont satisfaits de la situation de leur région, il est aussi à remarquer que la violence n'a pas totalement quitté ces régions, et ce en particulier dans le nord de la Shukténie, où de nombreux heurts ponctuels sont recensés entre des communautés locales et les diverses forces de l'ordre administrées plus ou moins directement par Eskha. La brutalisation de la société a eu le temps de se faire, en quarante mois de conflit, et certaines zones semblent encore échapper au droit eashate, bien qu'elles prennent la forme de poches très localisées dans le nord de la Shukténie exclusivement.
A côté de cela, l'économie semble reprendre son cours, et on peut voir une majeure partie des deux régions être ou bien en construction, ou bien en rénovation. Alors qu'en 2034 pour la première fois en 25 ans, la croissance eashate semblait équitablement répartie sur le territoire, deux régions échappaient à la règle: la Shukténie et le Darhan, dont la croissance économique était de 29,3% pour l'une, et 27,4% pour l'autre, soit dix points de pourcentage en plus que le reste du territoire. Si certes, les retombées du nouvellement ouvert Canal de l'Isthme Shuktène reviennent relativement peu pour le moment aux deux régions, et se concentrent plus sur Astapur, le re-décollage économique a déjà marqué le Darhan aussi bien que la Shukténie. Que ce soit en termes agricoles, avec les cultures dans la fertile vallée du Dar qui ont redémarré cette année en ce lançant dans la mondialisation avec succès, regagnant en quelques mois à peine leur surnom de grenier à blé ou à riz de l'Eashatri; ou bien encore en termes de construction, la vie s'active et cela fait plaisir à voir. Dans tous les domaines, un véritable dynamisme s'impose dans la région, où de nombreux postes de fonctionnaires nouvellement créés peinent à être pourvus tant le redémarrage économique semble avoir eu du succès. Seule ombre économique au tableau, la liaison au réseau électrique impérial sera beaucoup plus longue qu'espérée, puisque les installations sont particulièrement vétustes, avec l'absence de toute ligne haute tension, ce qui fait que le réseau est très instable, et des coupures ont lieu à intervalles réguliers.
Socialement, culturellement, la vie reprend aussi, avec la mise en place du système éducatif eashate mais aussi la conservation du patrimoine, dans cette région très riche en histoire, avec ses zones semi-arides à la frontière karmalo-eashate qui ont vu tant d’événements au cours des siècles. Enfin, même la presse locale se développe, et c'est ainsi que la maison mère de Brèves Eskhanes compte financer la réouverture de la Gazette de Shahiri, dont le premier tirage est attendu pour juillet 2035. La guerre a donc cédé sa place, et maintenant, on peut espérer que la prospérité va pouvoir se faire connaître sur ces provinces.
Cependant, comme nous l'évoquions plus haut, le tableau n'est pas tout rose, et de nombreux faits isolés viennent ternir le tableau. A commencer par le fait qu'alors même que toutes les écoles n'aient pas encore pu ouvrir - ou bien du fait qu'elle n'ont pas été construites, ou bien que les locaux n'ont pas été jugés sûrs pour accueillir les enfants - toutes les places n'ont pas été saisies, et selon le CNSE, environ 12% des enfants pouvant être scolarisés, et dont la loi les oblige à suivre les cours, e se rendent pas à l'école. Fait assez anodin, auquel il faut ajouter des troubles publics ainsi que des "actes de résistance à l'uniformisation hindoue", qui prennent la forme de rixes dans quelques quartiers isolés où des fonctionnaires venus du Sud du pays -qui sont souvent employés pour pourvoir aux postes n'ayant pas déjà été pourvus par les régionaux- sont victimes de violences. Ainsi, l'intégration dans l'Empire d'Eashatri ne semble pas être au goût de tous, et nos gouvernements auront la lourde tâche d'entendre ces voix discordantes, pour mieux pouvoir solutionner les problèmes cachés derrière ces actes souvent violents.[/justify]
[center]Un an après, quid de la Shukténie et du Darhan ?[/center]
[justify]C'était il y a quinze mois et deux semaines. Le 5 janvier 2034, le Darhan et la Shukténie décidaient de rejoindre l'Empire d'Eashatri, décisions exprimées au travers de deux référendums aux courtes majorités, qui ont mis un terme au conflit de l'ex-principauté d'Ashurdabad. Un lointain souvenir... pas si lointain toutefois. Si globalement, les sondages menés par notre journal en Shukténie et au Darhan indiquent que 71% des sondés sont satisfaits de la situation de leur région, il est aussi à remarquer que la violence n'a pas totalement quitté ces régions, et ce en particulier dans le nord de la Shukténie, où de nombreux heurts ponctuels sont recensés entre des communautés locales et les diverses forces de l'ordre administrées plus ou moins directement par Eskha. La brutalisation de la société a eu le temps de se faire, en quarante mois de conflit, et certaines zones semblent encore échapper au droit eashate, bien qu'elles prennent la forme de poches très localisées dans le nord de la Shukténie exclusivement.
A côté de cela, l'économie semble reprendre son cours, et on peut voir une majeure partie des deux régions être ou bien en construction, ou bien en rénovation. Alors qu'en 2034 pour la première fois en 25 ans, la croissance eashate semblait équitablement répartie sur le territoire, deux régions échappaient à la règle: la Shukténie et le Darhan, dont la croissance économique était de 29,3% pour l'une, et 27,4% pour l'autre, soit dix points de pourcentage en plus que le reste du territoire. Si certes, les retombées du nouvellement ouvert Canal de l'Isthme Shuktène reviennent relativement peu pour le moment aux deux régions, et se concentrent plus sur Astapur, le re-décollage économique a déjà marqué le Darhan aussi bien que la Shukténie. Que ce soit en termes agricoles, avec les cultures dans la fertile vallée du Dar qui ont redémarré cette année en ce lançant dans la mondialisation avec succès, regagnant en quelques mois à peine leur surnom de grenier à blé ou à riz de l'Eashatri; ou bien encore en termes de construction, la vie s'active et cela fait plaisir à voir. Dans tous les domaines, un véritable dynamisme s'impose dans la région, où de nombreux postes de fonctionnaires nouvellement créés peinent à être pourvus tant le redémarrage économique semble avoir eu du succès. Seule ombre économique au tableau, la liaison au réseau électrique impérial sera beaucoup plus longue qu'espérée, puisque les installations sont particulièrement vétustes, avec l'absence de toute ligne haute tension, ce qui fait que le réseau est très instable, et des coupures ont lieu à intervalles réguliers.
Socialement, culturellement, la vie reprend aussi, avec la mise en place du système éducatif eashate mais aussi la conservation du patrimoine, dans cette région très riche en histoire, avec ses zones semi-arides à la frontière karmalo-eashate qui ont vu tant d’événements au cours des siècles. Enfin, même la presse locale se développe, et c'est ainsi que la maison mère de Brèves Eskhanes compte financer la réouverture de la Gazette de Shahiri, dont le premier tirage est attendu pour juillet 2035. La guerre a donc cédé sa place, et maintenant, on peut espérer que la prospérité va pouvoir se faire connaître sur ces provinces.
Cependant, comme nous l'évoquions plus haut, le tableau n'est pas tout rose, et de nombreux faits isolés viennent ternir le tableau. A commencer par le fait qu'alors même que toutes les écoles n'aient pas encore pu ouvrir - ou bien du fait qu'elle n'ont pas été construites, ou bien que les locaux n'ont pas été jugés sûrs pour accueillir les enfants - toutes les places n'ont pas été saisies, et selon le CNSE, environ 12% des enfants pouvant être scolarisés, et dont la loi les oblige à suivre les cours, e se rendent pas à l'école. Fait assez anodin, auquel il faut ajouter des troubles publics ainsi que des "actes de résistance à l'uniformisation hindoue", qui prennent la forme de rixes dans quelques quartiers isolés où des fonctionnaires venus du Sud du pays -qui sont souvent employés pour pourvoir aux postes n'ayant pas déjà été pourvus par les régionaux- sont victimes de violences. Ainsi, l'intégration dans l'Empire d'Eashatri ne semble pas être au goût de tous, et nos gouvernements auront la lourde tâche d'entendre ces voix discordantes, pour mieux pouvoir solutionner les problèmes cachés derrière ces actes souvent violents.[/justify]
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phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 3 avril 2035:
[center]L'explosion céréalière[/center]
[justify]Voilà presque deux mois que le Rashari a arrêté de cracher ses cendres dans l'atmosphères, et voilà donc six semaines ininterrompues que le soleil et la chaleur tropicale ont fait leur retour dans notre pays, marquant la fin d'un hiver volcanique qui a retardé notre agriculture d'un gros mois par rapport aux productions habituelles à la même période de l'année. Cependant, si ce mois de retard semble assez pénible alors que l'Empire est officielllement en état de stress alimentaire depuis la semaine dernière, les eashates ne devraient à peine en ressentir les effets. En effet, le rationnement commencera tout juste a être mis en place durant les prochains jours, et essentiellement dans les zones coupées des grands axes de communication, mais il ne devrait pas être gardé très longtemps.
Les cendres du Rashari durant ces derniers mois, se sont dispersées et sont tombées sur une très large zone allant du piémont des montagnes du Karmalistan jusqu'au Nord de l'Horbarash, des eaux lianwadaises au littoral nord Dosalhi, avec quelquefois une couche très épaisse de cet engrais naturel, qui devrait relancer avec ferveur l'agriculture du continent. D'ores et déjà, les images des champs de blé et de sorgho semblent luxuriants, et de manière générale l'ensemble des céréales sèches s'apprête à voir de très forts rendements cette année, et la première récolte, de mi-avril, viendra suffisamment tôt pour corroborer ou non cette hypothèse. Au abords du lac de Shahiri, où la culture du riz prédomine, la situation est tout aussi enviable, puisque la région bénéficie en plus de l'apport des fleuves en cendres tombées sur des régions plus en amont. Les plus optimistes estiment que cette année, l'Eashatri ne produira pas juste ce qu'il lui faut en céréales, mais qu'au contraire il pourrait peut-être jouir de 30 à 40% de surplus dans ces denrées. Pour ce qui est des fruits, et épices, dont notre pays peut se tarir d'être un des plus gros consommateurs et producteur du monde, là encore, les agriculteurs vont pouvoir voir leurs bénéfices augmenter, avec des rendements qui pourraient dans le meilleur des cas aller jusqu'à être multipliés par 1,5.
Puis juste après la récolte qui surviendra durant ce mois, devrait s'annoncer la mousson, dans un moment idéal pour les nouvelles plantations, qui bénéficieront de toute l'eau nécessaire à leur croissance. Cependant, la venue de la mousson aussi tôt pourrait très bien emporter les cendres et laver les sols, si comme en 2029, les pluies étaient particulièrement intenses. Aussi paradoxalement, alors que chaque année, les experts espèrent une mousson très pluvieuse, très tropicale et très marquée, cette année, une mousson moins marquée et plus étalée dans le temps serait une situation idéale pour nos agriculteurs.
Mais d'un point de vue de la biodiversité, les cendres n'auront pas un effet négatif sur l'environnement, et notamment sur les eaux, bien qu'elles puissent les rendre anormalement fertiles. En effet, pour la première fois l'année dernière, l'eau salée de l'estuaire du Dar, au Nord de notre pays, avait vu son pH diminuer et passer sous la barre symbolique du pH à 8,15. Mais avec les cendres tombées du Rashari, et celles charriées par les fleuves de la région, le pH devrait réaugmenter à nouveau et retarder de quelques années le problème de l'acidification du bras de mer. Ainsi, après ces cinq mois de difficultés causées par le Rashari, il semblerait que le revers de la médaille s'annonce pour le moins alléchant, aussi bien sur les points de vue économique, qu'environnemental, et nous pourrons donc déjà en voir les premiers effets durant le mois qui vient de commencer.[/justify]
[center]L'explosion céréalière[/center]
[justify]Voilà presque deux mois que le Rashari a arrêté de cracher ses cendres dans l'atmosphères, et voilà donc six semaines ininterrompues que le soleil et la chaleur tropicale ont fait leur retour dans notre pays, marquant la fin d'un hiver volcanique qui a retardé notre agriculture d'un gros mois par rapport aux productions habituelles à la même période de l'année. Cependant, si ce mois de retard semble assez pénible alors que l'Empire est officielllement en état de stress alimentaire depuis la semaine dernière, les eashates ne devraient à peine en ressentir les effets. En effet, le rationnement commencera tout juste a être mis en place durant les prochains jours, et essentiellement dans les zones coupées des grands axes de communication, mais il ne devrait pas être gardé très longtemps.
Les cendres du Rashari durant ces derniers mois, se sont dispersées et sont tombées sur une très large zone allant du piémont des montagnes du Karmalistan jusqu'au Nord de l'Horbarash, des eaux lianwadaises au littoral nord Dosalhi, avec quelquefois une couche très épaisse de cet engrais naturel, qui devrait relancer avec ferveur l'agriculture du continent. D'ores et déjà, les images des champs de blé et de sorgho semblent luxuriants, et de manière générale l'ensemble des céréales sèches s'apprête à voir de très forts rendements cette année, et la première récolte, de mi-avril, viendra suffisamment tôt pour corroborer ou non cette hypothèse. Au abords du lac de Shahiri, où la culture du riz prédomine, la situation est tout aussi enviable, puisque la région bénéficie en plus de l'apport des fleuves en cendres tombées sur des régions plus en amont. Les plus optimistes estiment que cette année, l'Eashatri ne produira pas juste ce qu'il lui faut en céréales, mais qu'au contraire il pourrait peut-être jouir de 30 à 40% de surplus dans ces denrées. Pour ce qui est des fruits, et épices, dont notre pays peut se tarir d'être un des plus gros consommateurs et producteur du monde, là encore, les agriculteurs vont pouvoir voir leurs bénéfices augmenter, avec des rendements qui pourraient dans le meilleur des cas aller jusqu'à être multipliés par 1,5.
Puis juste après la récolte qui surviendra durant ce mois, devrait s'annoncer la mousson, dans un moment idéal pour les nouvelles plantations, qui bénéficieront de toute l'eau nécessaire à leur croissance. Cependant, la venue de la mousson aussi tôt pourrait très bien emporter les cendres et laver les sols, si comme en 2029, les pluies étaient particulièrement intenses. Aussi paradoxalement, alors que chaque année, les experts espèrent une mousson très pluvieuse, très tropicale et très marquée, cette année, une mousson moins marquée et plus étalée dans le temps serait une situation idéale pour nos agriculteurs.
Mais d'un point de vue de la biodiversité, les cendres n'auront pas un effet négatif sur l'environnement, et notamment sur les eaux, bien qu'elles puissent les rendre anormalement fertiles. En effet, pour la première fois l'année dernière, l'eau salée de l'estuaire du Dar, au Nord de notre pays, avait vu son pH diminuer et passer sous la barre symbolique du pH à 8,15. Mais avec les cendres tombées du Rashari, et celles charriées par les fleuves de la région, le pH devrait réaugmenter à nouveau et retarder de quelques années le problème de l'acidification du bras de mer. Ainsi, après ces cinq mois de difficultés causées par le Rashari, il semblerait que le revers de la médaille s'annonce pour le moins alléchant, aussi bien sur les points de vue économique, qu'environnemental, et nous pourrons donc déjà en voir les premiers effets durant le mois qui vient de commencer.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Gloire Eashe, 11 mars 2035:
[center]Iséphir-Shengfen 2035, déjà 814 000 spectateurs ![/center]
[justify]Le Festival d'Iséphir-Shengfen a réouvert ses portes, pour une deuxième édition, durant laquelle les principales festivités se déroulent à Shengfen, et déjà les spectacteurs ont répondu présent au rendez-vous des cinéphiles du monde entier. Avec quelques 814 000 spectateurs accueillis dans les salles de cinéma durant les trois derniers jours, les cinémas des deux métropoles sont en train de construire, en deux semaines, l'essentiel de leurs revenus. A noter que tous les films n'ont pas le même succès et que d'un quartier à l'autre, les préférences peuvent varier très nettement, notamment en fonction de la fréquentation des cinémas par des touristes étrangers ou par des locaux. Ainsi, le plus gros succès des trois premiers jours du festival a très certainement été Chasseur de Mine, cet émouvant drame historique tout droit sorti du génie du cinéaste kaiyuanais Jin Tajian, et il est important de noter qu'il s'agit du seul film dont le succès a été le même dans tous les cinémas, même si Vox Animalium a pareillement su tirer profit des bons sentiments animaux-philes très appréciés par les touristes, et facilement liables avec une partie de la culture eashate, mais réservé à un public plus restreint au Kaiyuan. A l'inverse, Biokrono, autre production à succès de l'Amarantie, a bien moins fédéré en Eashatri, tandis qu'elle a rencontré un écho très certain au Kaiyuan, dont la menace du communisme sur le pouvoir impérial fait parler à nouveau d'elle.
Ensuite, vient la première série dans les meilleures entrées cette semaine, une production eashate revenant sur l'histoire récente, où politique et intrigue comico-dramatique se mêlent, afin de remettre au bout du jour un des épisodes oubliés des années qui ont précédé la Guerre d'Indépendance Eashate. Naturellement, le succès est assez élevé en Eashatri, mais il n'est pas non plus négligeable au Kaiyuan, ce qui explique peut-être que Fleur de Manguier se hisse en quatrième position du nombre d'entrées réalisées, signe d'une forte attente dans cette série sortie en été dernier. Le peleton de tête du box-office se termine par une production zeederlandaise qui a fédéré en masse les dytoliens venus profiter du festival, bien plus que les locaux, il s'agit de DAPPER : De geboorte van een Rijk, une aventure qui conte l'arrivée des premiers zeederlandais dans le nouveau monde.
Pour en savoir plus sur le déroulé du festival d'Iséphir-Shengfen, nous vous proposons d'aller directement sur [url=http://www.simpolitique.com/festival-cinema-isephir-shengfen-2035-t15893.html#p330901]leur site[/url], afin d'en apprendre davantage sur ces oeuvres qui font honneur à la culture. Quoi qu'il en soit, nous allons joindre ci dessous le tableau du box-office des cinémas participant au Festival d'Iséphir-Shengfen 2035, afin que vous puissiez voir par vous même si votre film préféré rencontre le succès ou non ![/justify]
[center][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/408341782485532692/409438693435113472/unknown.png[/img][/center]
[center]Iséphir-Shengfen 2035, déjà 814 000 spectateurs ![/center]
[justify]Le Festival d'Iséphir-Shengfen a réouvert ses portes, pour une deuxième édition, durant laquelle les principales festivités se déroulent à Shengfen, et déjà les spectacteurs ont répondu présent au rendez-vous des cinéphiles du monde entier. Avec quelques 814 000 spectateurs accueillis dans les salles de cinéma durant les trois derniers jours, les cinémas des deux métropoles sont en train de construire, en deux semaines, l'essentiel de leurs revenus. A noter que tous les films n'ont pas le même succès et que d'un quartier à l'autre, les préférences peuvent varier très nettement, notamment en fonction de la fréquentation des cinémas par des touristes étrangers ou par des locaux. Ainsi, le plus gros succès des trois premiers jours du festival a très certainement été Chasseur de Mine, cet émouvant drame historique tout droit sorti du génie du cinéaste kaiyuanais Jin Tajian, et il est important de noter qu'il s'agit du seul film dont le succès a été le même dans tous les cinémas, même si Vox Animalium a pareillement su tirer profit des bons sentiments animaux-philes très appréciés par les touristes, et facilement liables avec une partie de la culture eashate, mais réservé à un public plus restreint au Kaiyuan. A l'inverse, Biokrono, autre production à succès de l'Amarantie, a bien moins fédéré en Eashatri, tandis qu'elle a rencontré un écho très certain au Kaiyuan, dont la menace du communisme sur le pouvoir impérial fait parler à nouveau d'elle.
Ensuite, vient la première série dans les meilleures entrées cette semaine, une production eashate revenant sur l'histoire récente, où politique et intrigue comico-dramatique se mêlent, afin de remettre au bout du jour un des épisodes oubliés des années qui ont précédé la Guerre d'Indépendance Eashate. Naturellement, le succès est assez élevé en Eashatri, mais il n'est pas non plus négligeable au Kaiyuan, ce qui explique peut-être que Fleur de Manguier se hisse en quatrième position du nombre d'entrées réalisées, signe d'une forte attente dans cette série sortie en été dernier. Le peleton de tête du box-office se termine par une production zeederlandaise qui a fédéré en masse les dytoliens venus profiter du festival, bien plus que les locaux, il s'agit de DAPPER : De geboorte van een Rijk, une aventure qui conte l'arrivée des premiers zeederlandais dans le nouveau monde.
Pour en savoir plus sur le déroulé du festival d'Iséphir-Shengfen, nous vous proposons d'aller directement sur [url=http://www.simpolitique.com/festival-cinema-isephir-shengfen-2035-t15893.html#p330901]leur site[/url], afin d'en apprendre davantage sur ces oeuvres qui font honneur à la culture. Quoi qu'il en soit, nous allons joindre ci dessous le tableau du box-office des cinémas participant au Festival d'Iséphir-Shengfen 2035, afin que vous puissiez voir par vous même si votre film préféré rencontre le succès ou non ![/justify]
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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 11 mai 2035:
[center]Un séïsme géopolitique est en cours ![/center]
[justify]L'Aleka aura encore fait parlé d'elle... Et oui, cet état ségrégationniste, considéré par beaucoup comme le boulet que le Commonwealth se traîne depuis des années, idée qui a par ailleurs été reprise par Tony Blair, chef de l'opposition au sein du Parlement briton, bref l'Aleka, cet nation informe et frôlant avec le crime contre l'humanité, est peut-être en train de créer un des plus importants séïsmes géopolitiques de l'histoire contemporaine, car elle menace pour partie l'unité de l'UPO.
Mais avant cela, reprenons les faits des 48 dernières heures par ordre chronologique. Devant le manque de sources objectives à propos de ces événements, nous vous proposerons une explication des événements, qui sera sujette à corrections au fur et à mesure que des états des lieux seront effectués par nos correspondants sur place, chose qui ne devrait pas être aisée, en vue des lois ségrégationnistes de la Confédération d'Algabre du Sud. Le 9 mai 2035, dans la matinée, une manifestation dans le Zuloland s'est fait sentir, et a pris des airs de protestation générale, en prenant une ampleur inédite, qui a fait que les médias locaux l'ont qualifié de révolution complète. Ainsi on voit déjà un décalage entre le discours tenu par les réseaux sociaux et celui des médias nationaux, signe que si le droit a la manifestation est censé être garanti par la loi pour les zulolandais, il n'est en fait absolument pas toléré. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que la police de l'entité, la Zuloland Impérial Constabulary, a donc été chargée de réprimer cette manifestation. Ainsi partagée entre l'obéissance aveugle aux ordres de la Confédération et leur sens moral, les policiers ont commencé à se désorganiser, la plupart étant pris dans le dilemme vicéral de la fidélité à un état, ou la fidélité à leurs compatriotes. Mais la situation prenant l'importance, l'hystérie bien connue des dirigeants alekans a finalement poussé la plupart des policiers a faire défection, tandis que d'autres se sont ralliés à la manifestation.
A partir de là, la manifestation n'étant plus canalisée, et étant déjà sujette aux débordements, prend véritablement la forme d'une révolution, avec des démonstrations de force comme le fait que les manifestants aient pris les armes, alors même que le commerce d'armes à feu n'est toléré que dans les provinces d'Aleka réservées aux blancs. Selon la télévision d'Algabre du Sud, des dizaines de miliers de civils auraient ainsi rejoint le mouvement de révolution, et auraient même pris le contrôle de chars d'assaut, prenant de court l'armée alekane, et les politiques, la première n'étant pas prête à réagir, et les seconds ne souhaitant pas entamer la moindre trève qui leur serait à leurs yeux désavantageux : comprenez, le bantoustan peut s'affranchir de la tutelle oppressante de l'Aleka ! Cela est impensable.
Durant l'après midi, d'autres nouvelles viennent s'ajouter à la situation déjà explosive, puisque des rumeurs se propagent et disent que l'Empereur du Zuloland aurait été renversé par l'un de ses héritiers, les premières hypothèses évoquant que l'Empereur se serait fait complice de l'Aleka, pour mieux coller aux événements du jour. Bien que l'interprétation semble alors hâtive, et l'action non vérifiée, l'escalade de l'immédiat continue, et les autorités alekanes annoncent qu'elles ne tolèrent pas les événements de la journée, et qu'elles comptent y remédier. De sinistres propos, qui ne vont pas pour calmer la situation, et ravivent un brasier qui n'avait pas besoin de cela pour produire une imposante colonne de fumée.
En effet, la fumée a gêné les voisins tant et si fort que le Vryheid, membre historique de l'UPO, a décidé de quitter cette dernière, ne tolérant désormais plus les nombreuses exactions d'un état qui ne pratique pas l'esclavage officiellement, mais réduit des groupes de sa population à un état similaire. Cette réaction est tout à fait remarquable dans la mesure où la décision du Vryheid, de quitter le navire de l'UPO, était totalement imprévisible, y compris à l'international, puisque cette nation avait participé jusqu'au bout à un conflit provoqué par un différend de taille entre l'Algabre du Sud et l'Empire Luciférien d'Algabre, alors qu'à l'époque, tous s'attendaient à ce que le Vryheid se désengage de ces obligations vis-à-vis d'un Etat qui n'a toujours eu que du mépris envers lui, à l'image de l'assassinat d'un préfet vry, dans ces dernières semaines, assassinat perpétré vraisemblablement par des groupuscules suprématistes alekans. Ainsi les premières voix s'élèvent en Britonnie, qui est aussi touchée par la fumée, voyant ainsi l'UPO menacée par l'Aleka et sa politique ségrégationniste, à l'origine des événements du 9 mai, et l'opposition officielle, par la voie/voix de Tony Blair, a ainsi fait savoir qu'il était désormais temps que des actions concrètes soient menées pour arrêter les exactions d'un des régimes les plus inégalitaires du monde.
En conclusion, on pourrait donc dire, qu'après la grève minière du 30 avril dernier, après la famine qui a frappé l'Aleka en début d'année, il semblerait que l'acte révolutionnaire du 9 mai 2035 soit le dernier choc que puisse tolérer la Confédération d'Algabre du Sud, dont l'avenir est désormais très compromis, aussi bien sur les plans interne qu'externe.
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[center]Un séïsme géopolitique est en cours ![/center]
[justify]L'Aleka aura encore fait parlé d'elle... Et oui, cet état ségrégationniste, considéré par beaucoup comme le boulet que le Commonwealth se traîne depuis des années, idée qui a par ailleurs été reprise par Tony Blair, chef de l'opposition au sein du Parlement briton, bref l'Aleka, cet nation informe et frôlant avec le crime contre l'humanité, est peut-être en train de créer un des plus importants séïsmes géopolitiques de l'histoire contemporaine, car elle menace pour partie l'unité de l'UPO.
Mais avant cela, reprenons les faits des 48 dernières heures par ordre chronologique. Devant le manque de sources objectives à propos de ces événements, nous vous proposerons une explication des événements, qui sera sujette à corrections au fur et à mesure que des états des lieux seront effectués par nos correspondants sur place, chose qui ne devrait pas être aisée, en vue des lois ségrégationnistes de la Confédération d'Algabre du Sud. Le 9 mai 2035, dans la matinée, une manifestation dans le Zuloland s'est fait sentir, et a pris des airs de protestation générale, en prenant une ampleur inédite, qui a fait que les médias locaux l'ont qualifié de révolution complète. Ainsi on voit déjà un décalage entre le discours tenu par les réseaux sociaux et celui des médias nationaux, signe que si le droit a la manifestation est censé être garanti par la loi pour les zulolandais, il n'est en fait absolument pas toléré. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que la police de l'entité, la Zuloland Impérial Constabulary, a donc été chargée de réprimer cette manifestation. Ainsi partagée entre l'obéissance aveugle aux ordres de la Confédération et leur sens moral, les policiers ont commencé à se désorganiser, la plupart étant pris dans le dilemme vicéral de la fidélité à un état, ou la fidélité à leurs compatriotes. Mais la situation prenant l'importance, l'hystérie bien connue des dirigeants alekans a finalement poussé la plupart des policiers a faire défection, tandis que d'autres se sont ralliés à la manifestation.
A partir de là, la manifestation n'étant plus canalisée, et étant déjà sujette aux débordements, prend véritablement la forme d'une révolution, avec des démonstrations de force comme le fait que les manifestants aient pris les armes, alors même que le commerce d'armes à feu n'est toléré que dans les provinces d'Aleka réservées aux blancs. Selon la télévision d'Algabre du Sud, des dizaines de miliers de civils auraient ainsi rejoint le mouvement de révolution, et auraient même pris le contrôle de chars d'assaut, prenant de court l'armée alekane, et les politiques, la première n'étant pas prête à réagir, et les seconds ne souhaitant pas entamer la moindre trève qui leur serait à leurs yeux désavantageux : comprenez, le bantoustan peut s'affranchir de la tutelle oppressante de l'Aleka ! Cela est impensable.
Durant l'après midi, d'autres nouvelles viennent s'ajouter à la situation déjà explosive, puisque des rumeurs se propagent et disent que l'Empereur du Zuloland aurait été renversé par l'un de ses héritiers, les premières hypothèses évoquant que l'Empereur se serait fait complice de l'Aleka, pour mieux coller aux événements du jour. Bien que l'interprétation semble alors hâtive, et l'action non vérifiée, l'escalade de l'immédiat continue, et les autorités alekanes annoncent qu'elles ne tolèrent pas les événements de la journée, et qu'elles comptent y remédier. De sinistres propos, qui ne vont pas pour calmer la situation, et ravivent un brasier qui n'avait pas besoin de cela pour produire une imposante colonne de fumée.
En effet, la fumée a gêné les voisins tant et si fort que le Vryheid, membre historique de l'UPO, a décidé de quitter cette dernière, ne tolérant désormais plus les nombreuses exactions d'un état qui ne pratique pas l'esclavage officiellement, mais réduit des groupes de sa population à un état similaire. Cette réaction est tout à fait remarquable dans la mesure où la décision du Vryheid, de quitter le navire de l'UPO, était totalement imprévisible, y compris à l'international, puisque cette nation avait participé jusqu'au bout à un conflit provoqué par un différend de taille entre l'Algabre du Sud et l'Empire Luciférien d'Algabre, alors qu'à l'époque, tous s'attendaient à ce que le Vryheid se désengage de ces obligations vis-à-vis d'un Etat qui n'a toujours eu que du mépris envers lui, à l'image de l'assassinat d'un préfet vry, dans ces dernières semaines, assassinat perpétré vraisemblablement par des groupuscules suprématistes alekans. Ainsi les premières voix s'élèvent en Britonnie, qui est aussi touchée par la fumée, voyant ainsi l'UPO menacée par l'Aleka et sa politique ségrégationniste, à l'origine des événements du 9 mai, et l'opposition officielle, par la voie/voix de Tony Blair, a ainsi fait savoir qu'il était désormais temps que des actions concrètes soient menées pour arrêter les exactions d'un des régimes les plus inégalitaires du monde.
En conclusion, on pourrait donc dire, qu'après la grève minière du 30 avril dernier, après la famine qui a frappé l'Aleka en début d'année, il semblerait que l'acte révolutionnaire du 9 mai 2035 soit le dernier choc que puisse tolérer la Confédération d'Algabre du Sud, dont l'avenir est désormais très compromis, aussi bien sur les plans interne qu'externe.
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phiwill61
Extrait de Le journal solidaire, 16 mai 2035 :
[center]Irresponsabilités et manques de prévoyance... [/center]
[justify]Nul ne l'aura manqué, cette année la mousson est en avance. Commençant habituellement durant la dernière semaine mai, cette année les premières pluies sont tombées dès le 6 mai. Et quelles pluies ! De tous les fleuves et rivières coulant en territoire eashate, la plupart est en crue déjà signifiante, et les barrages étaient déjà bien remplis il y a deux jours, aussi toutes les centrales hydroélectriques à réservoir du pays avaient pris des mesures de sécurité pour éviter que le débit très élevé des fleuves n'endommage les infrastructures. Mais au Berhavi, la situation a été tout autre, et si la faute est actuellement imputée à un employé, - puisque cela ne peut être que la faute des ouvriers, les infrastructures de pays pauvres comme l'Eashatri et le Berhavi étant bien connues pour ne pas avoir de failles - un véritable mur d'eau s'est déversé en aval du barrage qui s'est éventré. Officiellement, un ouvrier chargé de faire la maintenance d'une des turbines du barrage de Karambada, situé à 14 kilomètres au Sud-Est de Dehampani, la capitale du Berhavi, a oublié de remettre en fonctionnement la turbine, ce qui ferait qu'au lieu d'être évacuée, l'eau se serait accumulée, et la pression augmentant, quand le niveau de l'eau a finalement dépassé la hauteur du barrage (qui était avant l'accident, à 80% de sa capacité), le barrage a tout simplement était emporté morceau par morceau.
Si les premiers kilomètres ont été ravagés, la vague de 11 mètres de haut résultante s'est propagée dans le fleuve sans trop de dégâts matériels jusque le lac naturel de Aramhenem, situé à 50 kilomètres au Nord de la frontière eashate, et si le lac en question, qui couvrait 25 kilomètres carrés, a atténué l'amplitude du mur d'eau, en le faisant redescendre à 7 mètres, en aval les barrages eashates situés sur l'Ahramjopur ont beaucoup souffert, et les villes qui se trouvaient aux abords du fleuve ont rapidement été émergées. Et c'est là que le désastre commence, la faute à un manque de communication en Eashatri et au Berhavi, mais aussi à cause de l'absence de surveillance du niveau des fleuves en Eashatri. A 14h30, hier, la vague a donc heurté les premières villes eashates, situées aux bords de l'Ahramjopur. Les infrastructures, les maisons, les voiries, tout a été lessivé, saccagé, et de larges blocs ont été emportés, sans compter les trop nombreux disparus qui ont été emportés par les flots.
Mais, l'Ahramjopur n'est pas un affluent du plus long fleuve eashate ? Celui aux bords duquel 30% de la population d'Emphur-Argaravi vit ? Si, si, et comme vous le devinez, le mur d'eau s'est propagé tout le long du Kedduravi, emportant maisons, biens, voitures, passants, personnes, et toute chose située à proximité du fleuve, sur parfois des dizaines de kilomètres. C'est bel et bien là que l'on peut déplorer l'absence de systèmes d'alerte, de système de surveillance du niveau de l'eau, car en quatre heures, de nombreuses vies auraient pu ne pas être emmenées. Si les dégâts étaient de toute façon inévitables, et si miraculeusement, tous les barrages du Kedduravi ont résisté aux flux d'eau, pour l'atténuer peu à peu, de sorte à ce que la vague ne fasse plus que trois mètres à Eradesh, ce qui a permis à la ville d'être totalement épargnée, il aurait été aisé d'épargner la vie de 115 000 personnes.
Car oui, il y a pas moins de 27 430 morts, et 87 612 disparus, ce matin du 16 mai 2035. Un des pires événements qu'ait connu l'Eashatri durant les vingt-huit dernières années. Et assurément la crue la plus meurtrière depuis plus d'un siècle. Si les autres médias se concentreront sur le coût astronomique des dégâts - que certains estiment déjà à 3,2 milliards de simpodollars, soit 18,2 milliards d'Uars - il est déjà certain que le coût humain, lui, sera inestimable. Car ce n'est pas 115 000 destins qui ont pris fin, c'est des centaines de milliers de vies qui ont été touchées par un événement tragique, idiot, qui aurait pû être évité si la moindre mesure de prévention avait été mise en place par nos Gouvernants.[/justify]
[center]Irresponsabilités et manques de prévoyance... [/center]
[justify]Nul ne l'aura manqué, cette année la mousson est en avance. Commençant habituellement durant la dernière semaine mai, cette année les premières pluies sont tombées dès le 6 mai. Et quelles pluies ! De tous les fleuves et rivières coulant en territoire eashate, la plupart est en crue déjà signifiante, et les barrages étaient déjà bien remplis il y a deux jours, aussi toutes les centrales hydroélectriques à réservoir du pays avaient pris des mesures de sécurité pour éviter que le débit très élevé des fleuves n'endommage les infrastructures. Mais au Berhavi, la situation a été tout autre, et si la faute est actuellement imputée à un employé, - puisque cela ne peut être que la faute des ouvriers, les infrastructures de pays pauvres comme l'Eashatri et le Berhavi étant bien connues pour ne pas avoir de failles - un véritable mur d'eau s'est déversé en aval du barrage qui s'est éventré. Officiellement, un ouvrier chargé de faire la maintenance d'une des turbines du barrage de Karambada, situé à 14 kilomètres au Sud-Est de Dehampani, la capitale du Berhavi, a oublié de remettre en fonctionnement la turbine, ce qui ferait qu'au lieu d'être évacuée, l'eau se serait accumulée, et la pression augmentant, quand le niveau de l'eau a finalement dépassé la hauteur du barrage (qui était avant l'accident, à 80% de sa capacité), le barrage a tout simplement était emporté morceau par morceau.
Si les premiers kilomètres ont été ravagés, la vague de 11 mètres de haut résultante s'est propagée dans le fleuve sans trop de dégâts matériels jusque le lac naturel de Aramhenem, situé à 50 kilomètres au Nord de la frontière eashate, et si le lac en question, qui couvrait 25 kilomètres carrés, a atténué l'amplitude du mur d'eau, en le faisant redescendre à 7 mètres, en aval les barrages eashates situés sur l'Ahramjopur ont beaucoup souffert, et les villes qui se trouvaient aux abords du fleuve ont rapidement été émergées. Et c'est là que le désastre commence, la faute à un manque de communication en Eashatri et au Berhavi, mais aussi à cause de l'absence de surveillance du niveau des fleuves en Eashatri. A 14h30, hier, la vague a donc heurté les premières villes eashates, situées aux bords de l'Ahramjopur. Les infrastructures, les maisons, les voiries, tout a été lessivé, saccagé, et de larges blocs ont été emportés, sans compter les trop nombreux disparus qui ont été emportés par les flots.
Mais, l'Ahramjopur n'est pas un affluent du plus long fleuve eashate ? Celui aux bords duquel 30% de la population d'Emphur-Argaravi vit ? Si, si, et comme vous le devinez, le mur d'eau s'est propagé tout le long du Kedduravi, emportant maisons, biens, voitures, passants, personnes, et toute chose située à proximité du fleuve, sur parfois des dizaines de kilomètres. C'est bel et bien là que l'on peut déplorer l'absence de systèmes d'alerte, de système de surveillance du niveau de l'eau, car en quatre heures, de nombreuses vies auraient pu ne pas être emmenées. Si les dégâts étaient de toute façon inévitables, et si miraculeusement, tous les barrages du Kedduravi ont résisté aux flux d'eau, pour l'atténuer peu à peu, de sorte à ce que la vague ne fasse plus que trois mètres à Eradesh, ce qui a permis à la ville d'être totalement épargnée, il aurait été aisé d'épargner la vie de 115 000 personnes.
Car oui, il y a pas moins de 27 430 morts, et 87 612 disparus, ce matin du 16 mai 2035. Un des pires événements qu'ait connu l'Eashatri durant les vingt-huit dernières années. Et assurément la crue la plus meurtrière depuis plus d'un siècle. Si les autres médias se concentreront sur le coût astronomique des dégâts - que certains estiment déjà à 3,2 milliards de simpodollars, soit 18,2 milliards d'Uars - il est déjà certain que le coût humain, lui, sera inestimable. Car ce n'est pas 115 000 destins qui ont pris fin, c'est des centaines de milliers de vies qui ont été touchées par un événement tragique, idiot, qui aurait pû être évité si la moindre mesure de prévention avait été mise en place par nos Gouvernants.[/justify]
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phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 24 mai 2035:
[center]Théories d'un centriste naïf, Chapitre 2[/center]
[justify]D'ici quelques jours, Eredin Tobephki, l'actuel Ministre de l'Education et Vice-Premier Ministre de l'Empire d'Eashatri, va faire paraître son nouveau livre politique. Deuxième livre en deux ans, le benjamin du Gouvernement semblerait donc encore près à faire parler de lui dans les sphères intellectuelles eashates, après avoir publié La Croissance Ethique, en janvier 2034. Moins centré sur le thème du développement économique par l'établissement d'un pouvoir humaniste, mais plus sur la question de la manière de faire fonctionner les institutions et les lois d'un état sans exercer d'oppression sur qui que ce soit, avec une justice exemplaire pour les individus mais aussi l'assurance de libertés aussi bien pour les individus que pour les entreprises, le deuxième livre de M. Tobephki est différent de La Croissance Ethique, mais il s'inscrit dans une continuité notable.
Par la forme tout d'abord, où dans ce deuxième livre, le Vice-Premier Ministre commence par constater ce qui existe déjà et ce qui est efficace, tout en montrant les effets pervers des systèmes existants, puis il développe une série de solutions, sans en proposer une absolue qui surpasserait les autres. L'idée de justice et d'application de la loi est ici au cœur du livre, et notamment la manière de les faire respecter. En 124 pages aux multiples exemples, expliqués avec des mots relativement simples, Eredin Tobephki pose là encore une vision très optimiste quant aux évolutions possibles, mais reste cependant lucide, et ne prétend pas imposer une voie meilleure que les autres, à suivre absolument, préférant "dessiner un cadre que tracer un chemin au marqueur indélébile".
Si les idées d'Eredin Tobephki pourraient être qualifiées de naïves, puisqu'elles reposent sur le postulat que "toute personne, si elle voit qu'une action peut être profitable à des valeurs ou des personnes qui comptent pour lui, ferait preuve de bonne volonté pour aider à les mettre en oeuvre" (postulat dont le Ministre de l'Education assume les limites dans ce livre), il y a tout de même une certaine nouveauté originale pour appliquer l'ordre légal. En effet, l'idée la plus remarquable de M. Tobephki, dans ce livre qui ressemble beaucoup au livre qu'il a écrit l'an dernier, réside dans l'idée de développer les phénomènes psychologiques de culpabilité morale dans certaines circonstances, mais aussi et surtout développer l'empathie, par l'éducation sociale, en faisant en sorte que dès le plus jeune âge, les enfants qui aident leurs camarades soient récompensés, mais de manière indirecte. Si nous n'allons pas décrire en ces lignes le chapitre entier qui est consacré à cette idée force, qui fait figure de transition entre les trois parties de Faits et idées sur la loi, il s'agit d'une idée originale, à l'heure où les politologues eashates montrent ce qui ne va pas sans jamais présenter d'idée nouvelle.
Faits et idées sur la loi, qui sera en vente dès le 1er juin, est donc un livre intéressant, qui pourrait éventuellement devenir dans quelques années un livre incontournable pour entamer l'enseignement du droit dans les établissements du secondaire.[/justify]
[center]Théories d'un centriste naïf, Chapitre 2[/center]
[justify]D'ici quelques jours, Eredin Tobephki, l'actuel Ministre de l'Education et Vice-Premier Ministre de l'Empire d'Eashatri, va faire paraître son nouveau livre politique. Deuxième livre en deux ans, le benjamin du Gouvernement semblerait donc encore près à faire parler de lui dans les sphères intellectuelles eashates, après avoir publié La Croissance Ethique, en janvier 2034. Moins centré sur le thème du développement économique par l'établissement d'un pouvoir humaniste, mais plus sur la question de la manière de faire fonctionner les institutions et les lois d'un état sans exercer d'oppression sur qui que ce soit, avec une justice exemplaire pour les individus mais aussi l'assurance de libertés aussi bien pour les individus que pour les entreprises, le deuxième livre de M. Tobephki est différent de La Croissance Ethique, mais il s'inscrit dans une continuité notable.
Par la forme tout d'abord, où dans ce deuxième livre, le Vice-Premier Ministre commence par constater ce qui existe déjà et ce qui est efficace, tout en montrant les effets pervers des systèmes existants, puis il développe une série de solutions, sans en proposer une absolue qui surpasserait les autres. L'idée de justice et d'application de la loi est ici au cœur du livre, et notamment la manière de les faire respecter. En 124 pages aux multiples exemples, expliqués avec des mots relativement simples, Eredin Tobephki pose là encore une vision très optimiste quant aux évolutions possibles, mais reste cependant lucide, et ne prétend pas imposer une voie meilleure que les autres, à suivre absolument, préférant "dessiner un cadre que tracer un chemin au marqueur indélébile".
Si les idées d'Eredin Tobephki pourraient être qualifiées de naïves, puisqu'elles reposent sur le postulat que "toute personne, si elle voit qu'une action peut être profitable à des valeurs ou des personnes qui comptent pour lui, ferait preuve de bonne volonté pour aider à les mettre en oeuvre" (postulat dont le Ministre de l'Education assume les limites dans ce livre), il y a tout de même une certaine nouveauté originale pour appliquer l'ordre légal. En effet, l'idée la plus remarquable de M. Tobephki, dans ce livre qui ressemble beaucoup au livre qu'il a écrit l'an dernier, réside dans l'idée de développer les phénomènes psychologiques de culpabilité morale dans certaines circonstances, mais aussi et surtout développer l'empathie, par l'éducation sociale, en faisant en sorte que dès le plus jeune âge, les enfants qui aident leurs camarades soient récompensés, mais de manière indirecte. Si nous n'allons pas décrire en ces lignes le chapitre entier qui est consacré à cette idée force, qui fait figure de transition entre les trois parties de Faits et idées sur la loi, il s'agit d'une idée originale, à l'heure où les politologues eashates montrent ce qui ne va pas sans jamais présenter d'idée nouvelle.
Faits et idées sur la loi, qui sera en vente dès le 1er juin, est donc un livre intéressant, qui pourrait éventuellement devenir dans quelques années un livre incontournable pour entamer l'enseignement du droit dans les établissements du secondaire.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Le journal solidaire, 7 juin 2035 :
[center]HRP : Trame majeure du RP[/center]
[center]La révolution enfin ![/center]
[justify]Vous n'en avez peut-être pas entendu parler, mais hier, pour la première fois depuis longtemps, quelque chose s'est passé.
Si vous n'en avez pas entendu parler, ne vous tracassez pas : c'est normal, l'action a eu lieu dans un des pays les plus secrets et les plus répressifs du simpomonde, le Berhavi. Mêmes nous, qui vivons aux portes de ce petit état de 14 millions d'opprimés, nous n'avons que très peu d'informations sur ce pays, alors imaginez que dans le reste du monde, il n'est même pas fait cas de la situation apocalyptique de cette monarchie absolue. Aussi, hier, un événement a secoué le pouvoir, et alors même que l'Algarbe du Sud subit un coup d'Etat militaire, un coup d'état populaire est en train de se préparer à nos frontières.
Hier, ce n'est pas moins de 300 000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la capitale du Berhavi, Dehampani, ce qui représente un tiers des habitants de cette ville écrasée par un joug étouffant qui dure depuis plus de 40 ans. Mais pourquoi un tel rassemblement maintenant ? Venkata IV a encore joué avec le feu, et cette fois-ci, il a subi de plein fouet le retour de flammes. En effet le train de vie de Venkata IV et de ses proches est très élevé, l'économie du pays ne sert que les intérêts d'une minorité et est nettement déficitaire, au point que régulièrement, le Raja du Berhavi doit augmenter les impôts, voire en créer, pour combler le trou qu'il creuse à force de piétiner son peuple. Mais voilà, la semaine dernière, deux nouvelles taxes ont été mises en oeuvre, et leur absurdité est choquante. Commençons par parler de la taxe de mastication, qui agit comme une amende envers toutes les personnes qui commettraient l'infraction de manger devant une autorité sans que celle-ci ne les ait expressément autorisé à poursuivre le repas en cours. Alors que le Berhavi, il y a encore quelques semaines, faisait appel à l'Eashatri pour nourrir sa population, sans qu'aucune des autorités locales n'ait levé le petit doigt, il est inutile que cet impôt malsain est très mal pris par la population, qui a juste titre, voit en cela que la monarchie cherche à exploiter toujours plus, sans le moindre regard sur les conditions de vie des habitants.
Mais le véritable déclencheur de la paralysie des grandes villes du Berhavi est la taxe d'usure des lieux, décrétée il y a deux jours, qui taxe le temps passé dans un bâtiment, quel qu'il soit. En gros, les habitants doivent passer leur temps dehors, sur la voirie où dans les champs, s'ils ne veulent pas avoir à payer cette taxe, dont la mise en oeuvre serait de toute manière très compliquée. Mais les manifestants ont pris au pied de la lettre l'esprit de cette taxe, en quittant leurs toits tôt le matin, pour stationner dans la rue, et paralyser les principales voies de circulation et les grandes places du régime de Venkata IV.
Naturellement, les milices ont répliqué, en emprisonnant à tout va la population, mais devant l'affluence des nouveaux incarcérés,
des commissariats complets font office de prisons, et dans certaines de ces prisons, l'ordre a été renversé et ce sont bel et bien les prisonniers qui ont pris le contrôle des commissariats. Ainsi, hier soir, de nombreux prisonniers politiques se sont échappés de la prison Sud de Dehampani, aussi d'importants développements pourraient avoir lieu dès aujourd'hui.[/justify]
[center]HRP : Trame majeure du RP[/center]
[center]La révolution enfin ![/center]
[justify]Vous n'en avez peut-être pas entendu parler, mais hier, pour la première fois depuis longtemps, quelque chose s'est passé.
Si vous n'en avez pas entendu parler, ne vous tracassez pas : c'est normal, l'action a eu lieu dans un des pays les plus secrets et les plus répressifs du simpomonde, le Berhavi. Mêmes nous, qui vivons aux portes de ce petit état de 14 millions d'opprimés, nous n'avons que très peu d'informations sur ce pays, alors imaginez que dans le reste du monde, il n'est même pas fait cas de la situation apocalyptique de cette monarchie absolue. Aussi, hier, un événement a secoué le pouvoir, et alors même que l'Algarbe du Sud subit un coup d'Etat militaire, un coup d'état populaire est en train de se préparer à nos frontières.
Hier, ce n'est pas moins de 300 000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la capitale du Berhavi, Dehampani, ce qui représente un tiers des habitants de cette ville écrasée par un joug étouffant qui dure depuis plus de 40 ans. Mais pourquoi un tel rassemblement maintenant ? Venkata IV a encore joué avec le feu, et cette fois-ci, il a subi de plein fouet le retour de flammes. En effet le train de vie de Venkata IV et de ses proches est très élevé, l'économie du pays ne sert que les intérêts d'une minorité et est nettement déficitaire, au point que régulièrement, le Raja du Berhavi doit augmenter les impôts, voire en créer, pour combler le trou qu'il creuse à force de piétiner son peuple. Mais voilà, la semaine dernière, deux nouvelles taxes ont été mises en oeuvre, et leur absurdité est choquante. Commençons par parler de la taxe de mastication, qui agit comme une amende envers toutes les personnes qui commettraient l'infraction de manger devant une autorité sans que celle-ci ne les ait expressément autorisé à poursuivre le repas en cours. Alors que le Berhavi, il y a encore quelques semaines, faisait appel à l'Eashatri pour nourrir sa population, sans qu'aucune des autorités locales n'ait levé le petit doigt, il est inutile que cet impôt malsain est très mal pris par la population, qui a juste titre, voit en cela que la monarchie cherche à exploiter toujours plus, sans le moindre regard sur les conditions de vie des habitants.
Mais le véritable déclencheur de la paralysie des grandes villes du Berhavi est la taxe d'usure des lieux, décrétée il y a deux jours, qui taxe le temps passé dans un bâtiment, quel qu'il soit. En gros, les habitants doivent passer leur temps dehors, sur la voirie où dans les champs, s'ils ne veulent pas avoir à payer cette taxe, dont la mise en oeuvre serait de toute manière très compliquée. Mais les manifestants ont pris au pied de la lettre l'esprit de cette taxe, en quittant leurs toits tôt le matin, pour stationner dans la rue, et paralyser les principales voies de circulation et les grandes places du régime de Venkata IV.
Naturellement, les milices ont répliqué, en emprisonnant à tout va la population, mais devant l'affluence des nouveaux incarcérés,
des commissariats complets font office de prisons, et dans certaines de ces prisons, l'ordre a été renversé et ce sont bel et bien les prisonniers qui ont pris le contrôle des commissariats. Ainsi, hier soir, de nombreux prisonniers politiques se sont échappés de la prison Sud de Dehampani, aussi d'importants développements pourraient avoir lieu dès aujourd'hui.[/justify]
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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 7 juin 2035 :
[center]HRP : Trame majeure du RP[/center]
[center]Parallèlles[/center]
[justify]"L'absurdité des décisions peut parfois suffire à mettre à mal un système de gouvernance régi par le non-sens" Un siècle plus tôt, Daas Dhibar exprimait en ces termes que la colonisation britonne ne pouvait pas durer une éternité, et la menaçait implicitement dans cette phrase, qui lui aura finalement valu d'être arrêté pour terrorisme. Une telle phrase, âgée de 99 ans et onze mois, pourrait avoir perdu de son poids, d'autant que le contexte de cette phrase a totalement disparu, mais au vu des récents événements du Berhavi, il semblerait que cette phrase ne soit pas prête d'être oubliée.
On pourrait croire à une belle oxymore, lorsque j'évoque des événements au Berhavi, royaume terne où rien ne s'est produit depuis 42 ans, mais je dois bien avouer que la qualité de ma plume me fait défaut pour inventer de telles figures de style. Non, au contraire, il s'est passé quelque chose au Berhavi, qui rappelle largement notre histoire. Hier, une manifestation générale, d'ampleur inédite, a eu lieu dans les rues de toutes les grandes villes de ce petit royaume, paralysant tout trafic et toute activité, et à l'heure actuelle où vous lisez mes écrits, il est fort probable que le mouvement de protestation se soit renouvelé.
Rien qu'en regardant la manière dont s'est tenue cette manifestation nationale, un parallèle est très facile à dessiner avec la situation de l'Eashatri à la fin des années 1930 puis au milieu des années 1950, où la résistance passive et les boycotts prenaient de nouvelles formes chaque semaine pour protester contre les différents décrets absurdes et injustes qui pesaient sur notre pays à l'époque. En effet, environ un tiers des berhavis s'est déplacé hier, pour stationner sur les grandes rues et les grandes places les plus remarquables du pays, dans un calme relativement étonnant, compte tenu des masses présentes sur place - à Dehampani, la capitale du Berhavi, ils étaient 314 000 manifestants devant le palais de Venkata IV - sans que la manifestation ne finisse dans un bain de sang. Ainsi, dans un régime aussi répressif que le Berhavi, qui fait emprisonner les opposants politiques et les soupçonnés opposants politiques à tour de bras, le peuple berhavi a réussi l'exploit de dire non, sans que le sang ne coule. Une situation qui rappelle très fortement la répression menée par le Gouvernorat Briton d'Eashatri durant les années 1930, et où pourtant le Printemps de la Justice (Période de résistance passive qui a failli mener à l'indépendance de l'Eashatri, durant laquelle 44 lois raciales ont été abrogées) avait réussi à avoir lieu entre 1935 et 1938, bien que ses effets aient été annulés dès 1941 par a couronne britonnique.
Mais dans le cas présent, il est certain que ce n'est pas la circonscription forcée qui a déclenché les protestations, Venkata IV ayant trop peur d'armer son peuple, alors quelle a été le déclencheur ? Et bien, l'absurdité démesurée de la monarchie absolue pratiquée par le souverain du Berhavi. Il n'aura fallu que deux décrets, deux décrets particulièrement capillotractés, qui ne peuvent avoir été inventés que par le vieux front chauve du souverain du Berhavi. Le premier a créé une nouvelle infraction, celle de continuer son repas devant un représentant de la monarchie, sans que celui-ci n'ait donné l'autorisation de reprendre son repas ; tandis que l'autre décret taxe chaque instant passé par n'importe quel habitant dans n'importe quel lieu couvert, y compris leur propre habitation.
On voit très clairement que Venkata IV cherche à financer par tous les moyens les défenses stupéfiantes qu'il fait (comme la construction depuis 2023 d'une patinoire privée dans son palais, alors que les températures les plus basses jamais enregistrées à Dehampani ont été de 12,5°C en décembre 1986... Inutile donc, de faire le moindre commentaire sur la faisabilité d'un tel projet), et n'hésite donc pas à voler encore une fois son peuple, auquel il a déjà ravi la liberté et l'honneur de vivre, pour ne lui laisser qu'une survie sans lendemain, depuis déjà plusieurs décennies. Mais au moins la population a conservé une certaine logique, et a appliqué à la lettre le comportement à adopter pour éviter la taxe d'usure des lieux, à savoir stationner sur la voirie et paralyser calmement tout mouvement du pays.
Il ne s'agit plus que d'espérer, désormais, que le Printemps berhavi puisse avoir lieu et ramener la liberté dans le Royaume. Cela pourrait ne pas être si difficile : alors que les milices ont essayé d'emprisonner les manifestants, elles ont perdu le contrôle des prisons dans lesquelles s'entassaient les prisonniers politiques, et il serait donc probable que la vague de protestations au sein du Berhavi, ne fasse que commencer.[/justify]
[center]HRP : Trame majeure du RP[/center]
[center]Parallèlles[/center]
[justify]"L'absurdité des décisions peut parfois suffire à mettre à mal un système de gouvernance régi par le non-sens" Un siècle plus tôt, Daas Dhibar exprimait en ces termes que la colonisation britonne ne pouvait pas durer une éternité, et la menaçait implicitement dans cette phrase, qui lui aura finalement valu d'être arrêté pour terrorisme. Une telle phrase, âgée de 99 ans et onze mois, pourrait avoir perdu de son poids, d'autant que le contexte de cette phrase a totalement disparu, mais au vu des récents événements du Berhavi, il semblerait que cette phrase ne soit pas prête d'être oubliée.
On pourrait croire à une belle oxymore, lorsque j'évoque des événements au Berhavi, royaume terne où rien ne s'est produit depuis 42 ans, mais je dois bien avouer que la qualité de ma plume me fait défaut pour inventer de telles figures de style. Non, au contraire, il s'est passé quelque chose au Berhavi, qui rappelle largement notre histoire. Hier, une manifestation générale, d'ampleur inédite, a eu lieu dans les rues de toutes les grandes villes de ce petit royaume, paralysant tout trafic et toute activité, et à l'heure actuelle où vous lisez mes écrits, il est fort probable que le mouvement de protestation se soit renouvelé.
Rien qu'en regardant la manière dont s'est tenue cette manifestation nationale, un parallèle est très facile à dessiner avec la situation de l'Eashatri à la fin des années 1930 puis au milieu des années 1950, où la résistance passive et les boycotts prenaient de nouvelles formes chaque semaine pour protester contre les différents décrets absurdes et injustes qui pesaient sur notre pays à l'époque. En effet, environ un tiers des berhavis s'est déplacé hier, pour stationner sur les grandes rues et les grandes places les plus remarquables du pays, dans un calme relativement étonnant, compte tenu des masses présentes sur place - à Dehampani, la capitale du Berhavi, ils étaient 314 000 manifestants devant le palais de Venkata IV - sans que la manifestation ne finisse dans un bain de sang. Ainsi, dans un régime aussi répressif que le Berhavi, qui fait emprisonner les opposants politiques et les soupçonnés opposants politiques à tour de bras, le peuple berhavi a réussi l'exploit de dire non, sans que le sang ne coule. Une situation qui rappelle très fortement la répression menée par le Gouvernorat Briton d'Eashatri durant les années 1930, et où pourtant le Printemps de la Justice (Période de résistance passive qui a failli mener à l'indépendance de l'Eashatri, durant laquelle 44 lois raciales ont été abrogées) avait réussi à avoir lieu entre 1935 et 1938, bien que ses effets aient été annulés dès 1941 par a couronne britonnique.
Mais dans le cas présent, il est certain que ce n'est pas la circonscription forcée qui a déclenché les protestations, Venkata IV ayant trop peur d'armer son peuple, alors quelle a été le déclencheur ? Et bien, l'absurdité démesurée de la monarchie absolue pratiquée par le souverain du Berhavi. Il n'aura fallu que deux décrets, deux décrets particulièrement capillotractés, qui ne peuvent avoir été inventés que par le vieux front chauve du souverain du Berhavi. Le premier a créé une nouvelle infraction, celle de continuer son repas devant un représentant de la monarchie, sans que celui-ci n'ait donné l'autorisation de reprendre son repas ; tandis que l'autre décret taxe chaque instant passé par n'importe quel habitant dans n'importe quel lieu couvert, y compris leur propre habitation.
On voit très clairement que Venkata IV cherche à financer par tous les moyens les défenses stupéfiantes qu'il fait (comme la construction depuis 2023 d'une patinoire privée dans son palais, alors que les températures les plus basses jamais enregistrées à Dehampani ont été de 12,5°C en décembre 1986... Inutile donc, de faire le moindre commentaire sur la faisabilité d'un tel projet), et n'hésite donc pas à voler encore une fois son peuple, auquel il a déjà ravi la liberté et l'honneur de vivre, pour ne lui laisser qu'une survie sans lendemain, depuis déjà plusieurs décennies. Mais au moins la population a conservé une certaine logique, et a appliqué à la lettre le comportement à adopter pour éviter la taxe d'usure des lieux, à savoir stationner sur la voirie et paralyser calmement tout mouvement du pays.
Il ne s'agit plus que d'espérer, désormais, que le Printemps berhavi puisse avoir lieu et ramener la liberté dans le Royaume. Cela pourrait ne pas être si difficile : alors que les milices ont essayé d'emprisonner les manifestants, elles ont perdu le contrôle des prisons dans lesquelles s'entassaient les prisonniers politiques, et il serait donc probable que la vague de protestations au sein du Berhavi, ne fasse que commencer.[/justify]
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phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 14 juin 2035 :
[center]Changements de flux[/center]
[justify]Depuis les années 1960 et le suivi régulier de l'évolution démographique de l'Eashatri, notre Empire a toujours été une terre d'émigration, même si les motifs des migrants ont beaucoup changé au cours des années. Cependant il semblerait que la tendance soit sur le point de s'inverser, alors même que le solde démographique naturel pourrait augmenter brutalement dans 5 ans, passant de +2,8% l'année dernière à +4,6% en 2040. La problématique migratoire, si elle se maintient, risque de devenir un enjeu crucial pour notre pays. Mais d'où viennent ces flux migratoires ? Pourquoi les migrants sont-ils désormais attirés par l'Eashatri ?
Tout d'abord il est à noter que l'Eashatri a toujours été un carrefour aussi bien pour les biens que pour les personnes, de par son influence régionale mais aussi, et désormais surtout, de par sa position géographique, aussi il est tout à fait possible que les nouveaux arrivants quittent bientôt le pays pour une nouvelle destination. Situé au point de convergence de trois ensembles géoculturels différents, janubien, ventélien et marquasien; coeur du bassin culturel nord-janubien de par son histoire, pendant des siècles, notre Empire a été traversé par des flux de populations, sans arrêt. Ainsi si on se focalise sur le dernier siècle, les populations centro-janubiennes avaient tendance à passer par l'Eashatri pour émigrer dans d'autres pays, quand les puissances coloniales de l'après guerre (celle de 1945-1950) faisaient parfois venir leurs habitants dans les colonies janubiennes, bien souvent en passant par l'Eashatri. On pouvait aussi noter des flux minimes en provenance du Marquaz, mais aussi une émigration constante quoique légère, des eashates vers l'Oyestarna voisin. Au tournant du siècle, la situation a changé du fait de la guerre d'indépendance, qui a muté en guerre civile, de 1998 à 2007, et durant cette période très meurtrière, on estime que 17 millions de personnes auraient quitté le pays, pour l'Horbarash, le Kaiyuan, l'Oyestarna, le Karmalistan et le Dosalhi notamment, mais aussi pour le Lianwa, le Zeederland, la Britonnie ou encore le Déseret et l'Amarantie, tous des pays où la diaspora eashate n'est pas négligeable. (HRP: Je n'impose rien aux pays concernés, à vous de me dire via discord si cela vous dérange ou non) Suite à la guerre civile, l'émigration s'est plus faite vers les pays limitrophes de l'Eashatri, à revenu par habitant plus élevé, conséquence de la guerre civile en Eashatri.
Mais cette année pourrait bien être un tournant migratoire pour notre pays. Car si, comme chaque année les Oyestarnais sont nombreux à émigrer en Eashatri pour très souvent rejoindre ensuite le Dosalhi, où ils sont renvoyés chez eux, le nombre de demandeurs oyestarnais de visas eashates a explosé en deux ans (43 679 demandes en 2032, 121 048 demandes en 2034). De même de nouveaux flux sont apparus cette année, à l'image du Berhavi, dont 58 000 habitants ont passé la frontière depuis janvier. Enfin au Nord, dans la frontière gruyère que nous partageons avec le Karmalistan, où les flux de personnes se sont intensifiés dans le sens Karmalistan-Eashatri depuis l'instauration d'un émirat, les arrivées se font même par traversée de l'estuaire.
Mais pourquoi ? Et bien pour le Berhavi et surtout pour l'Oyestarna, les motivations sont quasi-évidentes : le PIB par habitant eashate est presque deux fois plus fort que le PIB par habitant oyestarnais, et la différence de parité pouvoir d'achat atteint presque un rapport 3,5 pour 1, même si cela est peu visible pour ceux qui ne sont jamais allés en Eashatri. Mais résumer ces flux à des interprétations purement économiques serait très réducteur, en effet, la question des droits et de l'influence de l'État n'est pas inhérente aux migrations actuelles. Pour le cas du Karmalistan, mais aussi et surtout du Berhavi, les populations fuient avant tout les persécutions et injustices d'un pouvoir autoritaire sinon tyrannique, et rejoignent l'Eashatri, qui à titre de comparaison avec ces deux pays peut presque faire figure de modèle de liberté civile et de respect des individus. Enfin l'influence culturelle grandissante de l'Eashatri pourrait aussi motiver ces migrations, de la même manière qu'elle a motivé quelques 97 430 eashates à retourner dans leur pays d'origine l'année dernière.
A côté de cela l'émigration eashate vers le Dosalhi semble fortement diminuer, au point qu'elle aurait été divisée par deux en quelques mois, même si cela reste à confirmer pour la fin de l'année. Mais avec toutes ces nouvelles dynamiques migratoires, cela signifie-t-il que les eashates n'emmigrent plus de notre Empire ?
Pas forcément. En effet, l'émigration vers le Dosalhi quand bien même réduite, et même si elle concerne essentiellement ceux qui viennent de rejoindre l'Eashatri, reste assez forte, sans compter les émigrations vers des nations plus riches, que celles-ci soient proches ou lointaines, dans lesquelles on trouve le Lianwa, le Déseret, mais aussi de nombreuses puissances Dytoliennes. Ainsi, émigration et immigration confondues, les experts en démographie tendent à prévoir pour la fin de l'année un solde migratoire quasi nul pour l'Eashatri, ce qu'il faudra donc surveiller de près, alors même que le solde démographique naturel eashate pourrait atteindre +3,2% l'année prochaine et continuer à monter pour les années suivantes, conséquence directe du baby-boom toujours en cours depuis la fin de la Guerre d'Indépendance. [/justify]
[center]Changements de flux[/center]
[justify]Depuis les années 1960 et le suivi régulier de l'évolution démographique de l'Eashatri, notre Empire a toujours été une terre d'émigration, même si les motifs des migrants ont beaucoup changé au cours des années. Cependant il semblerait que la tendance soit sur le point de s'inverser, alors même que le solde démographique naturel pourrait augmenter brutalement dans 5 ans, passant de +2,8% l'année dernière à +4,6% en 2040. La problématique migratoire, si elle se maintient, risque de devenir un enjeu crucial pour notre pays. Mais d'où viennent ces flux migratoires ? Pourquoi les migrants sont-ils désormais attirés par l'Eashatri ?
Tout d'abord il est à noter que l'Eashatri a toujours été un carrefour aussi bien pour les biens que pour les personnes, de par son influence régionale mais aussi, et désormais surtout, de par sa position géographique, aussi il est tout à fait possible que les nouveaux arrivants quittent bientôt le pays pour une nouvelle destination. Situé au point de convergence de trois ensembles géoculturels différents, janubien, ventélien et marquasien; coeur du bassin culturel nord-janubien de par son histoire, pendant des siècles, notre Empire a été traversé par des flux de populations, sans arrêt. Ainsi si on se focalise sur le dernier siècle, les populations centro-janubiennes avaient tendance à passer par l'Eashatri pour émigrer dans d'autres pays, quand les puissances coloniales de l'après guerre (celle de 1945-1950) faisaient parfois venir leurs habitants dans les colonies janubiennes, bien souvent en passant par l'Eashatri. On pouvait aussi noter des flux minimes en provenance du Marquaz, mais aussi une émigration constante quoique légère, des eashates vers l'Oyestarna voisin. Au tournant du siècle, la situation a changé du fait de la guerre d'indépendance, qui a muté en guerre civile, de 1998 à 2007, et durant cette période très meurtrière, on estime que 17 millions de personnes auraient quitté le pays, pour l'Horbarash, le Kaiyuan, l'Oyestarna, le Karmalistan et le Dosalhi notamment, mais aussi pour le Lianwa, le Zeederland, la Britonnie ou encore le Déseret et l'Amarantie, tous des pays où la diaspora eashate n'est pas négligeable. (HRP: Je n'impose rien aux pays concernés, à vous de me dire via discord si cela vous dérange ou non) Suite à la guerre civile, l'émigration s'est plus faite vers les pays limitrophes de l'Eashatri, à revenu par habitant plus élevé, conséquence de la guerre civile en Eashatri.
Mais cette année pourrait bien être un tournant migratoire pour notre pays. Car si, comme chaque année les Oyestarnais sont nombreux à émigrer en Eashatri pour très souvent rejoindre ensuite le Dosalhi, où ils sont renvoyés chez eux, le nombre de demandeurs oyestarnais de visas eashates a explosé en deux ans (43 679 demandes en 2032, 121 048 demandes en 2034). De même de nouveaux flux sont apparus cette année, à l'image du Berhavi, dont 58 000 habitants ont passé la frontière depuis janvier. Enfin au Nord, dans la frontière gruyère que nous partageons avec le Karmalistan, où les flux de personnes se sont intensifiés dans le sens Karmalistan-Eashatri depuis l'instauration d'un émirat, les arrivées se font même par traversée de l'estuaire.
Mais pourquoi ? Et bien pour le Berhavi et surtout pour l'Oyestarna, les motivations sont quasi-évidentes : le PIB par habitant eashate est presque deux fois plus fort que le PIB par habitant oyestarnais, et la différence de parité pouvoir d'achat atteint presque un rapport 3,5 pour 1, même si cela est peu visible pour ceux qui ne sont jamais allés en Eashatri. Mais résumer ces flux à des interprétations purement économiques serait très réducteur, en effet, la question des droits et de l'influence de l'État n'est pas inhérente aux migrations actuelles. Pour le cas du Karmalistan, mais aussi et surtout du Berhavi, les populations fuient avant tout les persécutions et injustices d'un pouvoir autoritaire sinon tyrannique, et rejoignent l'Eashatri, qui à titre de comparaison avec ces deux pays peut presque faire figure de modèle de liberté civile et de respect des individus. Enfin l'influence culturelle grandissante de l'Eashatri pourrait aussi motiver ces migrations, de la même manière qu'elle a motivé quelques 97 430 eashates à retourner dans leur pays d'origine l'année dernière.
A côté de cela l'émigration eashate vers le Dosalhi semble fortement diminuer, au point qu'elle aurait été divisée par deux en quelques mois, même si cela reste à confirmer pour la fin de l'année. Mais avec toutes ces nouvelles dynamiques migratoires, cela signifie-t-il que les eashates n'emmigrent plus de notre Empire ?
Pas forcément. En effet, l'émigration vers le Dosalhi quand bien même réduite, et même si elle concerne essentiellement ceux qui viennent de rejoindre l'Eashatri, reste assez forte, sans compter les émigrations vers des nations plus riches, que celles-ci soient proches ou lointaines, dans lesquelles on trouve le Lianwa, le Déseret, mais aussi de nombreuses puissances Dytoliennes. Ainsi, émigration et immigration confondues, les experts en démographie tendent à prévoir pour la fin de l'année un solde migratoire quasi nul pour l'Eashatri, ce qu'il faudra donc surveiller de près, alors même que le solde démographique naturel eashate pourrait atteindre +3,2% l'année prochaine et continuer à monter pour les années suivantes, conséquence directe du baby-boom toujours en cours depuis la fin de la Guerre d'Indépendance. [/justify]
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phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 6 juillet 2035 :
[center]L'inattendu de la plaine du Kedurravi
[img]https://www.cirad.fr/var/cirad/storage/images/media/import-dossiers/images-et-fichiers-resultats-2010/page-13-fig-3/61618-1-fre-FR/page-13-fig-3_lightbox.jpg[/img][/center]
[justify]Après l'éruption du Rashari durant la dernière saison sèche, on aurait pu croire que les cultures eashates allaient se concentrer plus sur des denrées alimentaire de subsistance, au moins pour les deux prochaines années. Et bien... non. Pour sûr, il s'agit d'un effet inattendu de la mondialisation, mais cela s'explique assez facilement : depuis son ouverture diplomatique et commerciale, l'Eashatri importe les denrées alimentaires qu'il ne produit pas, et si cela fait globalement augmenter les prix dans les villes, à la campagne, cela a lancé une dynamique chez les agriculteurs, qui sont de plus en plus nombreux à chercher à produire des produits pour lesquels ils seront payés généreusement. C'était déjà le cas avec notre coton, qui, même s'il est exporté à des prix inférieurs de 8% aux cours mondiaux, permet aux eashates cultivant cette plante d'augmenter leurs revenus annuels de 25% en moyenne.
Mais cette année, c'est une culture tout autre qui n'a jamais poussé sur nos terres, qui fait une apparition théâtrale dans le Sud de notre Empire. Le cacao, cette plante que les dytoliens achètent à prix d'or, vient d'apparaître dans les champs entre la forêt d'Emphur et le massifs des Argaras, entre Eradesh et Obhana. C'est ainsi pas moins de 235 000 hectares qui ont été recouverts par cette plante venue de Dorimarie. Une première, qui si elle reste mesurée, risque de porter une sérieuse concurrence au cacao du Tlaloctlitlal, qui domine actuellement le marché mondial. Cependant un tel développement de la culture pose question.
Le risque n'est pas la déforestation, au contraire, les cacaoyer ayant besoin d'ombre pour se développer, on remarque que les agriculteurs ont même reboisé certains de leurs champs dès 2030 pour pouvoir y planter des cacaotiers, ayant attendu avec impatience l'ouverture diplomatique promise par Rayin Akhesh dès 2029. Non, en réalité, le problème est l'eau : le cacaoyer ne peut supporter que difficilement trois mois de saison sèche, ce qui est pourtant une des caractéristiques du climat du piémont des argaras. Aussi la question de l'eau risque de se poser dans la région d'Eradesh, alors que le Kedurravi est au plus bas sur la période concernée.
Enfin la question de la main d'oeuvre est aussi importante, alors que le ramassage des cabosses de cacao ne peut se faire qu'à la main, et que les fruits mûrs sont répartis à divers endroits d'un même tronc, à tout moment de l'année. Le risque évident est que les propriétaires emploient une main d'oeuvre pour des salaires dérisoires ou encore qu'ils emploient des mineurs, pratique illégale en Eashatri, mais contre laquelle il n'existe pas de sanctions réellement dissuasives à l'heure actuelle, malgré que l'UDP, le PES et le MPE aient tous trois promis lors de la dernière campagne électorale un durcissement des sanctions contre l'exploitation de mineurs.
[/justify]
[center]L'inattendu de la plaine du Kedurravi
[img]https://www.cirad.fr/var/cirad/storage/images/media/import-dossiers/images-et-fichiers-resultats-2010/page-13-fig-3/61618-1-fre-FR/page-13-fig-3_lightbox.jpg[/img][/center]
[justify]Après l'éruption du Rashari durant la dernière saison sèche, on aurait pu croire que les cultures eashates allaient se concentrer plus sur des denrées alimentaire de subsistance, au moins pour les deux prochaines années. Et bien... non. Pour sûr, il s'agit d'un effet inattendu de la mondialisation, mais cela s'explique assez facilement : depuis son ouverture diplomatique et commerciale, l'Eashatri importe les denrées alimentaires qu'il ne produit pas, et si cela fait globalement augmenter les prix dans les villes, à la campagne, cela a lancé une dynamique chez les agriculteurs, qui sont de plus en plus nombreux à chercher à produire des produits pour lesquels ils seront payés généreusement. C'était déjà le cas avec notre coton, qui, même s'il est exporté à des prix inférieurs de 8% aux cours mondiaux, permet aux eashates cultivant cette plante d'augmenter leurs revenus annuels de 25% en moyenne.
Mais cette année, c'est une culture tout autre qui n'a jamais poussé sur nos terres, qui fait une apparition théâtrale dans le Sud de notre Empire. Le cacao, cette plante que les dytoliens achètent à prix d'or, vient d'apparaître dans les champs entre la forêt d'Emphur et le massifs des Argaras, entre Eradesh et Obhana. C'est ainsi pas moins de 235 000 hectares qui ont été recouverts par cette plante venue de Dorimarie. Une première, qui si elle reste mesurée, risque de porter une sérieuse concurrence au cacao du Tlaloctlitlal, qui domine actuellement le marché mondial. Cependant un tel développement de la culture pose question.
Le risque n'est pas la déforestation, au contraire, les cacaoyer ayant besoin d'ombre pour se développer, on remarque que les agriculteurs ont même reboisé certains de leurs champs dès 2030 pour pouvoir y planter des cacaotiers, ayant attendu avec impatience l'ouverture diplomatique promise par Rayin Akhesh dès 2029. Non, en réalité, le problème est l'eau : le cacaoyer ne peut supporter que difficilement trois mois de saison sèche, ce qui est pourtant une des caractéristiques du climat du piémont des argaras. Aussi la question de l'eau risque de se poser dans la région d'Eradesh, alors que le Kedurravi est au plus bas sur la période concernée.
Enfin la question de la main d'oeuvre est aussi importante, alors que le ramassage des cabosses de cacao ne peut se faire qu'à la main, et que les fruits mûrs sont répartis à divers endroits d'un même tronc, à tout moment de l'année. Le risque évident est que les propriétaires emploient une main d'oeuvre pour des salaires dérisoires ou encore qu'ils emploient des mineurs, pratique illégale en Eashatri, mais contre laquelle il n'existe pas de sanctions réellement dissuasives à l'heure actuelle, malgré que l'UDP, le PES et le MPE aient tous trois promis lors de la dernière campagne électorale un durcissement des sanctions contre l'exploitation de mineurs.
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