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Posté : sam. juin 17, 2017 9:18 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 21 mai 2033, 10h30.
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Merci encore au scalde Jotburg Voix-de-Titan qui nous a offert une formidable interprétation du Chant des Géants de Glace, une ancienne composition datant du XVIe siècle et chantant la beauté des territoires glacés et lointains de Jötunheim, comparés à la banquise vonalyanne ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*La guerre se poursuit toujours au Caskar, alors que les Unionistes sont en mauvaises postures, mais que la régence, pourtant également unioniste, refuse toujours d'envoyer l'armée régulière mettre fin aux querelles de milices, cautionnant, par son immobilisme coupable, la mort de nombreux civils dans les campagnes caskares. Mais le conflit a peu de chance de s'épuiser de lui-même, puisqu'on a annoncé l'arrivée du premier contingent étranger, celui des volontaires du Vryheid, venus du sud de l'Algabre pour mourir sur la petite île céruléenne. Hélas, le phénomène des volontaires ne devrait pas mettre fin à la guerre de si tôt, puisque plusieurs confirmations internationales sont venues renseigner l'envoi volontaires... dans les deux camps, les troupes étant vraisemblablement vouées à s'entre-déchirer, en entraînant toujours plus d'innocents avec elles...

De son côté, le Vonalya a une fois encore fait savoir tout son soutient au gouvernement légitime du Caskar, c'est à dire aux Unionistes, qui défendent ledit gouvernement et plus précisément la ligne de la Grande-Duchesse. Il a également rappelé qu'il était prêt si besoin, à l'appel de son allié, à envoyer des troupes pour ramener l'ordre aux côtés de l'armée caskare, tout en indiquant une fois encore qu'il ne comptait pas « envoyer inutilement à la mort des jeunes gens dans la force de l'âge en les forçant à aller combattre avec le fusil de leur arrière-grand-père au nom d'une lubie caskare », selon les mots d'un communiquant quelque peu excédé par la récurrence de la question. Si le Vonalya aurait de grand cœur soutenu la Grande-Duchesse, les autorités refusent d'impliquer des citoyens dans une guerre artificiellement rétrograde, là où une intervention de l'armée légitime pourrait et devrait régler rapidement et efficacement la question...

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*Les crimes pour prosélytisme en augmentation au Kaiyuan, où le Ministre de l'Intérieur, avec le soutient de l'Empereur, travaillerait sur une loi destinée à durcir durablement et massivement la répression contre cette activité. Quand on connaît la situation religieuse du Kaiyuan, il n'est guère étonnant de voir une telle préoccupation de la part des autorités : là où les autorités vonalyannes ont à cœur de maintenir pacifier les relations entre deux communautés, le Kaiyuan en compte une bonne dizaine, née des différentes phases de l'histoire locale autant que des multiples comptoirs qu'on compté les côtes kaiyuanaises. Il est donc sans aucun doute encore plus important là-bas qu'ici d'assurer la paix civile en assurant en amont la paix religieuse, ce qui s’accommode mal d'un prosélytisme agressif.

Au Vonalya, le problème ne se pose pas pour l'instant, mais les autorités ont rappelé que si la liberté de culte était reconnue définitivement dans notre pays, le prosélytisme actif, qui a causé tant et tant de souffrances et même de guerres dans notre nation dans le passé, n'était pas et ne serait jamais le bienvenue sur les terres vonalyannes...

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Nouvelles du Vonalya :

*Des nouvelles de l'énergie marémotrice, avec la nouvelle de la fondation dans les prochains jours de la Compagnie Vonalyanne pour l'énergie Marémotrice, où seront actionnaires la compagne qui a maîtrisé cette technologie, la Fraternité de la Mer, la Guilde des Ingénieurs et la Couronne, avec éventuellement une participation privée. De quoi lancer définitivement l'utilisation de cette énergie, au Vonalya et dans le simpomonde...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, la chorale du Temple de Mani qui nous va nous offrir une composition originale sur la beauté de la lune, à la fois en perpétuelle changement et éternellement constante.

Posté : dim. juin 18, 2017 2:03 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 23 mai 2033, 10h30.
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Merci encore une fois aux chanteurs du Théâtre de Narvarion qui ont interprété pour nous le chant d'ouverture du célèbre opéra « La Saga des Ralnasagen », en une remarquable performance ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Le Royaume des Deux-Lucagnes, bientôt à la conquête du continent polaire ? C'est en tous cas l'intention que relayait il y a peu nos collègues de la presse locale. Il semble que l'idée d'une « exploration » des terres les plus septentrionales du simpomonde gagne en popularité dans le royaume italophone, mais elle pose néanmoins une série de questions. En effet, les Deux-Lucagnes parlent d'un projet pacifique « sans aucune intention belliqueuses », et destiné à établir une base polaire, ce qui, en soit, pourrait avoir des intentions très pacifiques et scientifiques.

Néanmoins, le royaume italique n'hésite pas non plus à parler d'un blocus en cas de refus des « nations polaires libres », pour forcer les habitants à permettre l'installation d'une base, ainsi que d'une exploitation des ressources pétrolifères présentes dans certaines zones du continent polaire, ainsi, au final, que l'exploitation d'un protectorat sur le territoire concerné, ce qui est donc bien loin d'une simple expédition. Sous ce nom, les Deux-Lucagnes prévoiraient plutôt une annexion d'une des nations tribales faiblement militarisés du grand nord, avec à la clef l'établissement d'une troisième colonie pour le royaume italique qui en possède déjà deux autres.

Pour autant, la question reste posée de savoir si cette volonté, une fois clairement énoncée, est condamnable ou non, tant il est indéniable que jusqu'ici tous les efforts pour structurer une nation uniquement constituée de territoires polaires, même doté de riches ressources, comme la montré la chute dans le chaos de l'UNICS... la question restant posé de savoir si le fait d'être rattaché aux Deux-Lucagnes est ou non un meilleur moyen d'accéder au développement et à la prospérité pour ces peuples.

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*Nouvelle originale en provenance d'Amarantie, où la noble en exil, Dame Ottilia, a annoncé la création... d'une marque de mode haute-gamme, nommé Lady Ræven, une évocation claire de son surnom de Renarde-de-Feu. La noble était connue chez nous pour avoir mis fin aux jours du duc félon à l'origine de la mort de notre Reine bien-aimée, mais pas pour son goût pour la mode. En raison de cette célébrité toutefois, et des contacts qu'elle a gardé dans la noblesse, nul doute que la bonne société gardera un œil attentif sur les premières créations de cette nouvelle maison de la mode suderone aux origines si originales...

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Nouvelles du Vonalya :

*Alors que l'on parle beaucoup de l'Amarantie dans l'actualité ces derniers temps, l'artiste Valya Valdebald a lancé une campagne en rapport avec ce pays, puisqu'elle vise à soutenir la fondation d'Ariana Magnor, Miss Univers 2033, la « Maisons d’Harpocrate » qui construit et réhabilite des orphelinats dans le monde entier. Celle qui a été la deuxième dauphine de l'amarantine lors de cette élection a ainsi lancé une collecte de charité au près des nobles de notre beau royaume.

La campagne qui commence tout juste misera sur quelques bals de charité, organisés avec la collaboration de certains de ses amis dans la petite noblesse, ainsi que sur des dons libres soutenus par une campagne publicitaire offerte par un de ses mécènes les plus appliqués chez nos confrères de la presse audiovisuelle. Difficile de dire quel sera son succès, mais la conjugaison d'un cause juste et d'une ambassadrice pleine de charme devrait normalement faire recette.

Miss Valdebald a confié à nos reporters qu'elle avait depuis longtemps de la sympathie pour l'action de son ancienne concurrente, et que la nouvelle du viol qu'elle avait subit en tentant de poursuivre celui-ci lui avait donné envie de lui venir en aide à l'échelle de ses moyens.

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, nous vous proposons un ancien chant tribal du centre de l'Île de Vonaborg, interprété pour nous par l'Amicale des Chasseurs des Hameaux de la Vallée Grise, qui avaient déjà signé une très belle performance sur nos ondes l'année dernière.

Posté : lun. juin 19, 2017 6:37 pm
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 27 mai 2033.
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Des vonalyans finalement engagés au Caskar :

La nouvelle est tombée il y a peu : des volontaires vonalyans, formant deux régiments opérationnels, se sont embarqués hier matin pour le Caskar. C'est une surprise quand on connaît la position du gouvernement à ce sujet, mais il semblerait que les volontaires aient été stimulés par l'exemple fournis par nos cousins ragvarldais. La nouvelle d'une petite armée de scandinaves partis en guerre pour une juste cause aura suffit à donner l'envie aux dits volontaires de les rejoindre, réussissant, en s'ajoutant à un sentiment sans nul doute déjà présent, à les décider à prendre la mer en dépit du sentiment généralement peu favorable au conflit actuellement en cours là-bas. C'est sous la conduite du Baron Harding IX Tête-De-Pierre de Balahvidram que ces volontaires ont pris la mer, ledit Baron n'ayant pas fait mystère depuis le début du conflit de son désir de s'engager, mais manquant d'hommes et surtout n'osant braver la désapprobation de la Couronne sans un solide soutient derrière lui.

Car la Couronne désapprouve toujours la guerre civile caskar, comme elle l'a fait savoir par un communiqué laconique tôt ce matin, rappelant qu'elle jugeait « déraisonnable et presque criminelle » la volonté du gouvernement actuellement en place sur l'île de ne pas faire donner l'armée régulière pour « balayer les deux camps qui mettent le pays à feux et à sang sans considération pour la vie des civils innocents qui y vivent ». En effet, alors que le nombre de villes ruinées et dévastées par la guerre continue d'augmenter de jour en jour et que le front actif se fait de plus en plus violent à mesure que les forces s'y concentrent, la désapprobation affichée par le gouvernement vonalyan ne fait que se renforcer. Comme le confiait avec discrétion un des fonctionnaires du Palais, le refus du gouvernement caskar de déployer son armée pour protéger autre chose que les deux grandes villes du pays, ou d'accepter qu'une armée professionnelle alliée agisse, est jugé avec de plus en plus de sévérité à mesure que la liste des victimes se rallonge.

« Vous voyez », nous confiait l'intéressé sous le sceau de l'anonymat, « le gouvernement caskar a la force armée pour mettre fin à tout ça. Cette guerre civile est menée avec des armes datant d'un bon siècle au moins, et maintenu artificiellement à ce niveau par les deux camps et le gouvernement. Si on faisait donner une armée moderne avec chars, artillerie à longue portée et aviation de guerre, les deux camps seraient broyés en quoi, quelques jours ? Mais non, les caskars ne font rien, strictement rien. Ils appellent au soutient international, en le conditionnant à un niveau d'archaïsme égal à celui du conflit actuellement en cours, mais refusent aussi bien l'action d'une trop grande troupe que celle d'armes modernes... en bref, ils font tout pour que le conflit s'enlise, ou en tous cas ils ne font strictement rien pour y mettre un terme. En fait tout ce qu'ils font s'est défendre les deux grandes cités du pays, aux pointes nord et sud de l'île. Ils protègent les citadins mais laissent crever honteusement les paysans, tant qu'ils ne s'en prennent pas aux endroits où ils vivent et où viennent commercer les étrangers. Et ça, c'est à la fois déshonorant et méprisable, une attitude proprement abjecte, si vous voulez mon avis. »

Un avis qu'il n'est visiblement pas le seul à partager dans les hautes sphères vonalyannes, où cette attitude que les caskars présentent comme « au nom de l'honneur » semble au contraire, de l'avis de la plupart des dignitaires à qui nous avons parler, même s'ils sont moins disert que notre source principale, le comble du déshonneur pour un gouvernement. Notre source ajoutait d'ailleurs, après notre promesse renouvelé de ne pas citer son nom : « Vous savez, à force, on fini par se demander si ce n'est pas le gouvernement de régence qui a escamoté la Grande-Duchesse. Je veux dire, les traditionalistes auraient pu se contenter de la tuer, si le coup venait d'eux, pourquoi se donner le mal de l'enlever vivante et de la faire sortir du pays ? Il aurait été bien plus facile de juste la tuer. Par contre, le gouvernement actuel, qui tient à maintenir et alimenter une guerre civile meurtrière et artificiellement archaïque, qui sait ? Ils escamotent la Grande-Duchesse, lui font croire qu'elle est retenue par des traditionalistes, puis quand la situation aura bien pourris ils la « retrouvent » miraculeusement en sa présence font enfin donner l'armée. Résultat leurs ennemis sont morts et ils apparaissent comme des héros... un beau calcul non ? »

La thèse de notre homme ne concerne bien sûr que lui, et pas notre journal, qui ne fait que le citer, même s'il affirme que ce soupçon s'insinue en haut lieu. Quoi qu'il en soit, des vonalyans sont malgré tout partis pour le Caskar, et avec des canons, malgré cette désapprobation du pouvoir en place. Pourquoi ? Hé bien sans doute parce que globalement si on désapprouve la guerre actuelle sur le plan des idées les valeurs des « unionistes » sont bien plus en vogue que celles des « traditionalistes ». Certains veulent voir dans ces derniers les défenseurs de la liberté seigneuriale, mais au Vonalya on les voit plutôt comme des criminels et des passéistes, menés par celui qui a déjà par deux fois fais éliminer la dirigeante du pays – d'abord la précédente reine légitime, puis la fantoche qu'il avait fait mettre à sa place quand celle-ci s'est rebellée – et qui surtout veulent le replis sur soit du pays et le retour à une tyrannie autarcique du seigneur sans contact avec l'extérieur, ce qui, vu de chez nous, est bien pire que la volonté d'organiser les seigneurs caskars sous un pouvoir juste et raisonnable.

Harding IX Tête-De-Pierre et ses canonniers sont donc partis, quoiqu'il en soit. Le fait que la Grande-Duchesse Alexandra, qui a vécu longtemps en Scandinavie en s'y intégrant, et a instauré un pouvoir mesuré et ouvert, ait un grand capital-sympathie chez nous n'y est peut-être pas pour rien non plus. Mais en tous cas, à défaut de prier pour cette guerre inutilement barbare et sanglante, prions pour la survie de nos compatriotes et leur retour sain et sauf parmi nous, et pour qu'Alexandra du Caskar revienne bientôt sur son trône pour mettre fin à cette indigne boucherie...

Posté : mar. juin 20, 2017 12:13 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 30 mai 2033, 10h30.
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Merci encore une fois à l'orchestre du Temple de Loki pour ce magnifique morceau interprété uniquement par des instruments à vents, ceux qui traditionnellement appartiennent au Dieu Malin ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*L'archipel du Grand-Bradán. Voilà probablement un nom qui ne dit rien à la plupart de nos auditeurs, et non sans raison puisque ce territoire vassal du Roi de Britonnie était jusqu'ici largement repris dans l'orbe du Commonwealth, dans un statut juridique cependant assez flou. En effet, ce territoire directement dépendant de la Couronne, dans un royaume où le monarque a perdu beaucoup de son pouvoir effectif, n'était pas directement administré par la Britonnie mais bien par un système assez complexe d'officiers, certains désignés par la Britonnie – enfin, par la Couronne, même si le gouvernement en place conseil sans doute activement le Roi sur ce volet – d'autres élus par les locaux, et d'autres enfin nommés par le Pape – un abbé dans le genre des abbés-mitres thorvalois – ou par l'hérédité – l'archipel comptant encore un Seigneur de plein droit. Bref, un flou artistique, mais placé sous la protection et surtout sous l'autorité diplomatique de la Britonnie.

Mais si nous vous en parlons c'est bien parce qu'il y a eu un changement, avec la prise d'indépendance diplomatique de l'archipel du Grand-Bradán, annoncée le 26 mai, après avoir arraché l'accord du Roi et du gouvernement. Un changement relativement modeste, sans doute, mais qui permettra à l'archipel d'exister sur le plan international, probablement comme membre de l'Union Panocéanique, lui donnera la latitude de se trouver des alliés et témoigne d'une volonté d'indépendance et de démarcation des locaux. La Couronne Vonalyanne n'a pas commenté pour l'heure, mais un dignitaire nous confiait qu'une entente avec l'archipel n'était pas inenvisageable, le Vonalya ayant déjà des rapports avec tous les membres de l'Union Panocéanique.

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*Le Royaume des Deux-Lucagnes recule sur la question du continent polaire devant la grogne de la Britonnie. Alors que la presse du royaume italique se montrait très confiante sur une possible « expédition » polaire il y a peu, le gouvernement a radicalement changé de direction, en annonçant que les ambitions dans le grand nord n'étaient plus à l'ordre du jour, et ce après que le Commonwealth se soit montré très ferme sur son soutient total aux nations indigènes les plus septentrionales, n'hésitant pas à affirmer qu'il déploierait au besoin sa propre flotte, rompue aux manœuvres dans les eaux polaires, pour balayer un éventuel blocus maritime de la part des Deux-Lucagnes, alors qu'en « off » certains n'hésitaient pas à parler d'un véritable bain de sang si les italiques s'approchaient du continent polaire, un « off » qui comme souvent a fuité sur internet.

Le gouvernement des Deux-Lucagnes a parlé d'une crainte émise par les spécialistes des colonies, qui auraient eut peur d'un soulèvement des colonies actuelles du royaume en Algabre à la faveur du déploiement d'une armée dans le grand nord, d'autant plus concrète, sans doute, si ladite armée avait eut à affronter l'armée britonne, ou si les rebelles avaient pu compter sur le soutient des alekans. Sans jamais mentionner la Britonnie, mais se contentant pudiquement de parler d'une opposition internationale, les Deux-Lucagnes ont donc recentré leurs visées sur un agrandissement de leurs territoires en Algabre plutôt que sur une aventure dans le grand nord, de façon à garder concentrer leurs forces... et sans doute à éviter de se faire un ennemi de l'autre grand partisan dytolien du colonialisme actif...

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Nouvelles du Vonalya :

*Réaction nombreuses dans la noblesse après le départ d'une petite troupe de volontaires pour le Caskar, la plupart déplorant cette implication tout en reconnaissant que « quitte à les laisser partir, autant leur faire amener des canons, ils risqueront moins de se faire tuer », pour reprendre les mots d'un Marquis septentrional...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, la chorale de Nuranuk va nous interpréter un ancien chant tribal louant la Nature, à la fois si belle et si sauvage, si généreuse et si dangereuse...

Posté : mer. juin 21, 2017 12:49 am
par Alwine
[center]L'Éclair du Vonalya :[/center]

[right]Le premier quotidien d'information de tout le Vonalya !
Édition du 1 juin 2033.
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Les détails du coût de l'intervention en Ashurdabad enfin communiqués :

Nos lecteurs se souviendront sans doute, pour la plupart, de la guerre en Ashurdabad, où le Vonalya avait déployée une petite troupe d'élite pendant six mois, dans le but de secourir des otages scandinaves retenus sur place par des forces terroristes séparatistes. Une opération qui avait été un franc succès, puisque les vonalyans, alliés à d'autres troupes scandinaves, à une large quoique par moment divisée coalition internationale et aux troupes loyalistes locales, étaient parvenus à libérer la quasi-totalité des citoyens du grand nord prisonniers sur place, ceux qui n'ont pas été secourus étant peu nombreux et n'ayant pas été abandonné, mais étant tout simplement morts en détention avant qu'on ait pu leur porter secours. L'opération avait eut un coût humain, mais les braves soldats avaient sans nul doute été fiers de donner leur vie pour le secours de cousins scandinaves emprisonnés. On avait compté au total un milliers de vonalyans déployés et dix-huit morts, pour le secours de quelques centaines de scandinaves.

Le bilan humain était donc clair, mais on avait pas publié jusqu'ici les détails du bilan financier dans la Principauté, un « retard regrettable » dont le porte-parole de la Couronne a tenu à s'excuser : « Croyez bien que la volonté n'était pas de cacher les chiffres, simplement il s'agissait du premier conflit d'ampleur dans lequel une armée vonalyanne s'impliquait depuis très longtemps », a ainsi déclaré ledit porte-parole. « Il a fallu du temps pour rassembler toutes les données, vérifier toutes les factures et faire le bilan de toutes les dépenses engagées ». Le même porte-parole a également affirmé qu'à l'avenir ce genre de détails devraient être connus beaucoup plus rapidement, si d'aventure le gouvernement était forcé de s'impliquer une fois encore dans un conflit extérieur, bien entendu. Il semblerait que le fait que le Vonalya se soit retiré de ce conflit ait fait baissé l'intérêt pour l'analyse de ces chiffres, mais ils n'en ont pas moins fini par sortir, même si, forcément, ils ont depuis longtemps été amortis dans les budgets passés du gouvernement, nous allons y revenir plus bas.

Donnons d'abord les chiffres, en effet, puisque c'est après tout la base de tout le reste. L'intervention en Ashurdabad aura coûté environs cent-vingt millions de dollars internationaux, et même, un peu plus exactement, 124 999 875 dollars, selon le communiqué publié par l'Armée Vonalyanne avec la co-signature de la Couronne. Signalons au passage qu'on est bien loin de la plupart des autres nations impliquées dans le conflit, dont les coûts approchent souvent le milliard et le dépassent même pour certains d'entre eux, ce qui se comprend dans la plupart des cas puisque lesdits pays y sont pour la plupart toujours déployés. Signalons quand même le cas du Commonwealth qui aura gaspillé une telle débauche de moyens que non seulement il a fait prendre peur à la Principauté, amenant à l'éclatement effectif de la Coalition et au retrait anticipé d'une série de nations, mais qu'en plus il réussi l'exploit, en ne passant qu'un temps relativement court à stationner sans engager effectivement la moindre troupe, à avoir une dépense actuelle largement supérieure à celle du Sengaï... qui est engagé depuis le début du conflit en continu et encore jusqu'à aujourd'hui ! Tout ça pour un résultat nul, on peut dire que Lanfair n'est pas si fort que ça en « bonne gestion du budget ».

Reste à voir ce qu'il en est du budget vonalyan, bien sûr. Nos lecteurs savent déjà qu'il n'est pas aussi facile de dresser un budget dans le détail des dépenses précises de l'état au Vonalya, essentiellement de par le fait que « l'état » est une notion fragmentaire. Certes au premier chef il renvoie à la Couronne, qui gère la plus grosse partie du budget et assure aussi la plus grosse partie des dépenses. Mais d'autres acteurs sont aussi à reprendre dans « l'état » : la noblesse, les grandes Guildes ou encore les cultes, qui remplissent tous une partie des fonctions d'un « état » au sens moderne du terme. La question de l'armée le montre bien puisqu'une partie répond aux nobles. Il est donc difficile autant pour les recettes que pour les dépenses de dresser un seul budget, puisque les unes comme les autres sont divisées entre plusieurs acteurs, la Couronne intervenant dans tous les domaines et étant plus ou moins secondée ou partiellement supplée par d'autres acteurs « publiques » dans certains : l'éducation pour les cultes, l'armée pour les nobles, par exemple.

En l'occurrence toutefois, le calcul n'a, nous dit-on, posé aucun problème, tout simplement parce que la Couronne prévoit toujours un « bas de laine » dans le domaine militaire... explication. Le coût d’entretien de l'armée régulière vonalyanne, tout commandement confondu, est de [url=http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/06/170306053516111364.png]trois cent quatre-vingt trois millions de dollars[/url]. Hors [url=http://www.simpolitique.com/formulaire-depense-publique-t13879-15.html#p301457]l'enveloppe de l'armée est fixée depuis 2031 à 1% du budget global de « l'état », ici entendu tous acteurs confondus[/url], soit, en 2032... environs trois milliards de dollars ! Pourquoi une telle différence ? Un responsable de l'armée nous l'explique : « Au Vonalya, on aime bien voir venir en matière militaire, justement dans le cas d'un déploiement militaire, ou d'une recherche à mener en cours d'année, de matériel à faire rentrer de façon imprévue... on a un « bas de laine », en quelques sortes, placé sur un compte à la banque national, et mobilisable en cas de besoin ».

On se doutera donc qu'une partie du fond, prévu dès avant le déploiement, a été alloué à l'époque à régler les différentes factures de l'Ashurdabad : payer les hommes et le carburant, assurer les trajets et, même si ce n'est pas repris dans le chiffre officiel, assuré les enterrements des disparus. Et ce qui reste ? Nous avons bien entendu posé la question à notre responsable, qui nous a expliqué la procédure. « Ce qui reste en fin d'année et généralement il reste est tout simplement réinjecté dans le budget l'année suivante, où on décide ce qu'on en fait. » Si le principe ne semble pas remis en cause, le conflit en Ashurdabad, en permettant de mieux circoncire les coûts de la guerre moderne, a donné des idées en haut lieu où on parle de raboter cette enveloppe, visiblement bien trop fournie, puisqu'en six mois on a été très loin d'atteindre un plafond de dépense en Ashurdabad, un champ d'intervention pourtant très lointain. On songerait donc soit à réduire le budget, soit à en profiter pour supprimer quelques taxes... la question devra être débattue au conseil royal avant que Sa Majesté ne la tranche.

Quoiqu'il en soit, remercions les Dieux que cette guerre soit derrière nous, et prions les pour que la paix revienne bientôt de façon plus concrète en Ashurdabad, où plusieurs de nos alliés, hélas, doivent pour l'heure toujours stationner des forces pour maintenir un équilibre très précaire...

Posté : jeu. juin 22, 2017 3:59 pm
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 6 juin 2033.
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L'Ashurdabad, entre pertes et profits :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

Il y a quelques jours tombait enfin – il était temps ! – le bilan comptable de l'intervention en Ashurdabad, qui était visiblement en rodage dans les tiroirs du gouvernement. On a découvert à cette occasion que l'armée se voyait chaque année octroyer un budget supplémentaire « de sécurité » absolument ahurissant, le fait que le coût d'une guerre moderne ait à peine impacté celui-ci forçant finalement le gouvernement à admettre que ladite enveloppe était certainement disproportionnée par rapport aux besoins réels de l'armée. On peut donc espérer voir une avancée dans le bon sens de la répartition des ressources du budget, ou peut être, si les Dieux nous envoie un miracle, une petite réduction de quelques taxes, ça ne ferait certainement pas de mal... mais en même temps il faut admettre que la réduction de taxes fait rarement mal à qui que ce soit, à part aux collecteurs d'impôts bien entendu, qui, comme chacun le sait, se nourrissent moins de nourriture que d'argent, ou de la douleur des gens à le cracher, au choix.

Enfin, nous n'examineront pas aujourd'hui cette regrettable affaire dans tous ces détails, même s'il y aurait matière, et que cela ferait sans doute un bon sujet pour une prochaine fois, peut être une fois que le gouvernement aura rectifié ses chiffres. Non, cette fois-ci, penchons-nous plutôt sur le conflit en Ashurdabad, ou plutôt sur son coût réel. Les détracteurs de la guerre, à l'époque où le Vonalya y était engagé, pointaient pour la plupart le coût humain, qui était supposément consentit dans l'espoir d'un gain financier futur énorme, en faisant rouvrir la route commerciale d'Ashurdabad, d'une part, et en se positionnant dans un rôle-clef au près des autorités locales, d'autres part. Si la réouverture de la route commerciale a bien été effective, et que l'on ne peut que noter que le Vonalya s'est aussi assuré que ça, et pas seulement de la libération des otages scandinaves, avant de partir, on repassera pour l'autre question. Le Vonalya a retiré ses billes, conservé son soutient diplomatique, et laissé d'autres acteurs tirer les marrons du feu dans la Principauté.

Au final, en découvrant le coût de l'opération, difficile pour les détracteurs de l'époque d'encore crier sur un « sacrifice au nom de l'argent »... ou peut-être ne regardent-ils pas assez loin ? Car en effet, si on regarde le tableau avec plus de hauteur, en comparant la situation à l'époque et celle d'aujourd'hui, que peut-on constater ? Revenons sur la situation en cette fin d'année 2031, à l'époque de l'éclatement du conflit. Le Vonalya n'intervient pas en Ashurdabad avant que ne soit confirmée la présence d'otages scandinaves et que les gouvernements de ceux-ci n'appellent l'allié vonalyan à l'aide. Pourquoi ? Parce que le Vonalya n'avait aucun intérêts concrets dans la région, pas d'alliés, pas d'investissements, bref rien qui pouvait justifier l'envoi d'une armée. Le fait qu'il y ait eut des otages scandinaves, mais aucun qui soit vonalyan, est à ce point de vue révélateur : pour le Vonalya, l'Ashurdabad était un point de passage commercial, certes, mais pas grand chose d'autre. Le Vonalya n'avait pas d'allié actif en Ventélie ou en Janubie pour justifier plus.

Oui mais alors... et la situation aujourd'hui, presque deux ans plus tard ? Elle est très différente ! Le Vonalya a lié de très nombreux liens, en Ventélie et en Janubie, mais aussi ailleurs. Relativement isolé dans le nord de la Dytolie, le Vonalya s'est, avec son implication dans le conflit, mis sur la carte pour tous ceux qui avaient quelque peu oublié l'ancienne puissance scandinave. Mieux, dans la région, le pays a tissé des liens-clefs. Aujourd'hui le Vonalya est lié avec l'ensemble du bloc puissant et dynamique que forme Choenglung, de loin le premier acteur de Ventélie. Bien sûr, on peut se dire que le retour des liens avec le Kaiyuan était assez inévitable, mais celui-ci a été accéléré, et puis la guerre a surtout permis de lier ultérieurement des liens avec les alliés du bloc oriental, le Lianwa et le Sengaï, ouvrant de là la porte à des liens avec l'Uhmali et sans doute demain avec tous les futurs membres de l'Organisation, promettant au Vonalya de tisser avec une facilité accrue un réseau parmi les nations les plus dynamiques du sud-est.

Et en Janubie ? L'influence du Vonalya, au part avant nulle, s'y est largement accrue : la Couronne est aujourd'hui un proche allié de l'Horbarash et de l'Eashatri, les deux états les plus dynamiques du continent. Mieux encore, nous avons vu que le Vonalya n'avait aucun intérêts en Janubie avant la guerre. Aujourd'hui, plus de la moitié des réserves de gaz que l'on estime exister en Janubie est exploitée par la SGVH, filiale de la SVG et détenue à 70% par celle-ci, une compagnie qui a aussi le monopole de facto sur l'utilisation de l'énergie au gaz en Eashatri. Les liens avec l'Horbarash sont restaurés l'empire septentrional de Janubie est également un allié proche, bref, tout va pour le mieux sur le continent hindou, où le Vonalya a pu venir, le sourire aux lèvres, en se présentant comme l'un des libérateurs de l'Ashurdabad et donc un allié naturel des puissances locales, comme il a pu se prévaloir de son implication et de son aide en nouant des alliances avec les nations ventéliennes toujours militairement engagées.

Et l'Ashurdabad lui-même me direz-vous ? Le plus probable à l'heure actuelle est que, réintégré à l'Eashatri ou non, il tombe sous l'influence directe... d'alliés du Vonalya, comme nous venons de le voir. Réintégré à l'Eashatri avec un droit de regard important de Choenglung et plus particulièrement du duo lianwo-sengaïais, le passage d'Ashurdabad sera donc contrôlé par des amis et de facto les marchandises vonalyannes transiteront sans aucun problème, et sans doute pas à de mauvaises conditions. Pour tout cela, et sous le couvert du secours à des cousins scandinaves dans le besoin – de quoi redorer un peu son image ne fut-ce qu'en interne, au passage – notre pays aura donc payé d'une vingtaine de vie et de cent-vingt millions de dollars internationaux. Est-ce vraiment si cher payer ? Poser la question c'est un peu y répondre quand on sait la valeur ne fut-ce que du gaz à présent extrait, et les opposants n'auraient donc pas tord de venir redire aujourd'hui que la manœuvre était matérialiste et guidée par une envie de profit... la question de savoir si c'est « mal » ou pas étant à laisser à l'appréciation de chacun...

Posté : jeu. juin 22, 2017 5:18 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 6 juin 2033, 10h30.
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Merci encore une fois à la chorale du Temple de Thor qui nous a interprété « l'Hymne au Tonnerre », un magnifique chant religieux composé au XVIIIe siècle, mais toujours vibrant aujourd'hui ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*Vers un glissement théocratique en Nouvelle-Cajanée ? C'est en tous cas une possibilité, alors que dans ce pays qui accorde déjà beaucoup de pouvoirs aux religieux on voit une tendance populaire de plus en plus marquée pour le renforcement du pouvoir de ceux-ci. Recontextualisons rapidement : en Nouvelle-Cajanée, il y a deux chambres législatives, comme dans beaucoup de pays, sauf qu'ici il y a une originalité : l'une est composée de laïcs et l'autre de religieux. Problème, la chambre laïc est élue au suffrage censitaire, c'est à dire qu'il est plus ou moins directement élu par la bourgeoisie, alors que la chambre religieuse est élue de façon plus démocratique, si l'on peut dire, et chaque curé doit rendre compte à sa paroisse et à ses paroissiens.

Avec le temps, le pouvoir laïc, uniquement bourgeois, a fini par sombrer dans une certaine corruption et dans divers scandales. Oublieux du fait que les parlementaires élus au suffrage universel sont tout aussi sujets à ces travers, les habitants de Nouvelle-Cajanée réclament plus de démocratie... mais au lieu de rendre la chambre laïc plus démocratique, la solution adoptée pourrait être, à en croire les dernières tendances, à accorder plus de pouvoir aux religieux, au risque au final de leur laisser totalement les rênes de l'état. Hors cette théocratie de fait aurait potentiellement de quoi inquiéter, de la part d'un pays déjà connu actuellement pour son fort militantisme chrétien et son envie de convertir le monde entiers... bientôt avec tout le gouvernement derrière lui ? C'est en tous cas du domaine du possible...

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*Des élections seront prochainement tenues en Orlanie, l'un des plus récents alliés du Vonalya. Clarté très inhabituelle dans les pays « démocrates », il n'y aura que trois listes aux élections législatives, grâce à un phénomène généralisé d'alliance dans l'espoir de peser plus sur le futur nouveau gouvernement. Il y a donc trois forces qui vont s'affronter : la « Liste Union Royale et Populaire », la « Liste Impérialiste » et la « Liste Progressiste ». Des noms assez généraux, et aussi assez flous, quand on voit par exemple que la première, qui se dit « royale », est menée par un homme qui n'est pas loyal à son propre roi mais désire en fait que son propre pays soit absorbé par un de ses voisins lucifériens, le Tyronar. Si on peut comprendre le retour à plus de pouvoir à la noblesse, adopter un modèle esclavagiste et instable, où le roi est à peine le premier des ducs, si on peut dire, semble discutable.

La « Liste Progressiste » n'étant de son côté qu'un rassemblement de partis de gauches dans une alliance hétéroclite ayant pour seul but de tenter d'exister face aux deux autres, on comprendra que la liste « impérialiste » soit celle qui attire le plus de sympathie de la part des analystes vonalyans. Ceux-ci pointent notamment le projet qui lui vaut son nom, à savoir celui de tenter de renforcer les pouvoirs de l'Empire Luciférien sur les entités impériales. L'un d'entre eux commente notamment que « ce serait un progrès pour les lucifériens comme pour leurs partenaires d'avoir une armée unie et une diplomatie unie, ou ayant la possibilité de s'unir, comme en Amarantie ». Dans l'Empire Luciférien en effet il est impossible de trouver un interlocuteur diplomatique unique, et le modèle amarantin, où les deux possibilités – s'adresser à une seule entité ou à l'ensemble – sont possible pourrait être une possibilité, au rang des améliorations possibles...

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Nouvelles du Vonalya :

*La collecte lancée par l'artiste Valya Valdebald en faveur d'une organisation de charité amarantine œuvrant pour aider les orphelins de par le monde semble être un succès, avec de nets bénéfices engendrés pour l'instant...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, la scalde Valdora Cœur-de-Sirène, qui va nous interpréter un chant de sa composition sur la beauté de la mer baignée par les chauds rayons du soleil.

Posté : sam. juil. 01, 2017 11:57 pm
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 4 juillet 2033.
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La Britonnie, où quand le populisme démocratique plonge toujours plus bas :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

Cela fait longtemps que la Britonnie se spécialise dans les « coups d'éclats » divers et variés dont elle seule à le secret, que ce soit avec son comportement de barbare aveugle lors du conflit en Ashurdabad, qui lui aura valu une facture n'ayant pas sa pareille dans l'ensemble des pays s'étant engagés dans le conflit, et cela sans avoir au final réussi à déployer ne fut-ce qu'un seul homme, par sa volonté de forger un titre sacro-impérial pour faire pièce au vieux Saint-Empire continental, déclenchant une dynamique de guerre qui ne fut stoppée que par l'entrée en déliquescence dudit empire, ou par divers autres actions et déclarations au caractère plus ou moins polémique. La logique était vraie avec l'ancien gouvernement travailliste, qui s'était « illustré » au nord de la Janubie ou encore par certaines actions contre de petits états ultra-chrétiens du continent dytolien, et cela n'avait pas été une surprise de la voir toujours d'application après l'arrivée au pouvoir de madame Spencer.

Néanmoins, celle-ci semble déterminée à pousser le bouchon encore beaucoup plus loin.

Ces derniers temps, en effet, la Britonnie et le gouvernement Spencer ont beaucoup fait parler d'eux, et rarement en bien. Il y a d'abord eut la question des attaques lancées sur le nord de l'Algabre pour extrader de riches hommes d'affaires vers la Britonnie, des attaques qui avaient fait tremblé le gouvernement briton via un coup d'état militaire. Cette fois-là, madame Spencer s'en était tirée à bon compte, en minimisant la force du coup d'état – et en refusant d'utiliser cette dénomination – en cédant certaines contreparties à l'armée, en renforçant un peu plus le pouvoir royal – ou sacro-impérial ? On ne s'y retrouve plus guère dans la débauche de titre du monarque briton – et en sacrifiant certains responsables de la Défense en guise de boucs émissaires, se dédouanant ainsi de toute responsabilité en immolant joyeusement quelques sacrifices sur l'autel de la vengeance militaire et populaire. On me traitera peut-être de cynique, mais j'avais déjà à l'époque eut beaucoup de mal à croire en l'innocence de madame Spencer... et si on acceptait d'y croire, on ne pouvait, déjà à l'époque, que grimacer devant son manque abyssal de compétence et d'autorité sur son propre gouvernement.

Mais madame Spencer ne s'est pas arrêtée là, que du contraire. Après avoir rétablis la peine de mort – ce que beaucoup qualifieront sans doute de bonne chose, comme quoi personne pas même elle ne peut faire que de mauvaises choses, au final – elle a été tirer un ancien criminel de sa cellule, plusieurs années après les faits, a organisé un nouveau jugement et l'a ainsi fait condamné à la peine de mort. Une action qui dépasserait quelque peu ses prérogatives ? Mais non bien sûr, on nous répond que madame Spencer a simplement émis une demande de réexamen du dossier à titre purement privé, comme « simple citoyenne ». On peut se demander quand même si l'état briton est prêt à rejuger et à pendre n'importe quel criminel sur simple demande d'un paysan du fin fond de la campagne qui enverrais une lettre hésitante à un juge, ou si la procédure fonctionne mieux sur demande de la dirigeante du pays, qui, rappelons-le, n'avait aucune légitimité pour faire rouvrir le dossier. Elle n'est pas une victime, une parente de victime, une policière ayant découvert de nouveaux éléments ou que sais-je encore. Mais elle tient les cordons de la bourse dans l'état briton, et visiblement cela suffit à faire marcher la justice au pas.

On le voit donc, le procédé est très discutable, et en plus confirme encore une fois l'amateurisme de la première ministre britonne, ou bien son envie de briller sous les projecteurs quitte à s'y brûler les ailes, au choix. En effet, au lieu de se mettre en avant en illustrant l'irrégularité des choses – ou alors nous attendons le déluge de procès réouverts à volonté sur simple demande de n'importe quel simple citoyen briton – madame Spencer aurait pu passer par un membre des forces de l'ordre présentant ses nouvelles preuves – puisqu'il paraît qu'il y en a, et qu'on doute un peu que madame Spencer les ait récoltées elle-même – ou encore par un membre de la famille de l'une des victimes, dont on ne doute pas de la soif de revanche, et qui aurait demandé justice. Cela aurait au moins eut l'aspect de la régularité, mais non, madame Spencer a préféré se mettre en avant avec le sourire aux lèvres, suscitant de légitimes critiques.

Et ce n'est pas tout ! Car pour son premier re-condamné, sa première commutation de la perpétuité en la peine de mort, il aurait été trop « sage » de choisir un briton : non, madame Spencer a plutôt choisi un wildhorner ! Ce qui, on l'imagine, n'a pas été du goût du Wildhorn. Et c'est là que l'affaire se corse et se charge de mensonges – ah oui, vous aviez cru que c'était déjà fait, mais là vous sous-estimez madame Spencer – avec des versions contradictoires... de gouvernements amis et alliés ! En effet, selon les britons, tout, passé l'irrégularité flagrante de la première ministre relançant à sa guise un procès, a été fait dans les règles de l'art : le condamné, Crowley Kingfisher, a été prévenu à l'avance de la procédure, l'a suivie dans les règles et a eut droit à un procès juste et équitable. Selon les autorités du Wildhorn – un très proche allié de la Britonnie – monsieur Kingfisher n'a pas été prévenu à l'avance, son avocat wildhorner a aussi été tenu dans le noir et n'a pu représenter son client, et la Britonnie a délibérément ignorée des témoins-clefs, les jeunes filles violées que monsieur Kingfisher aurait vengé lors de son acte. Des femmes qui selon la Britonnie n'existent tout simplement pas.

Ceci dépasse donc le simple malentendu : nous avons deux gouvernements de pays voisins, des alliés proches, membres les plus dynamiques de l'Union Panocéanique, qui s'accusent mutuellement de mensonge qualifié. Il ne peut être question de mauvaise interprétation : l'avocat et le condamné ont été prévenus ou ne l'ont pas été. Les deux femmes qui auraient été violées par les hommes que monsieur Kingfisher a tué existent ou n'existent pas. Le procès a été régulier ou il ne l'a pas été. Seule une des versions est vraie, il n'y a pas moyen d'y couper. Pourtant aucun des deux gouvernements n'a voulu en démordre, et la Britonnie, ignorant totalement les protestations du Wildhorn et ses objections, n'a même pas suspendu la procédure pour un réexamen quelconque : elle a continué sur sa lancé et pendu le condamné haut et court jusqu'à ce que mort s'en suive. Vu son refus frénétique de tout réexamen, et tout ce que nous avons exposé plus haut, inutile de vous dire quel gouvernement est le menteur dans cette affaire à mon avis...

Forcément, les réactions n'ont pas tardé à se faire ressentir : une énorme manifestation a eu lieu dans la capitale du Wildhorn, réunissant près de la moitié des habitants de l'île principale de l'état archipelagique et plus d'un citoyen wildhorner sur dix ! Un chiffre énorme, sachant qu'il faudrait, pour être représentatif, prendre le pourcentage des actifs wildhorners, dont nous ne disposons pas mais que nous devinons sans peine largement plus important encore. Une manifestation qui a dégénéré et mené à l'incendie par les manifestants de l'ambassade britonne au Wildhorn. Le gouvernement a condamné l'acte de violence, sans condamner pour autant la colère et les motifs que l'on peut lire derrière, bien remonté, comme on peut l'imaginer, par toute cette affaire. Remettra-t-elle en cause les liens entre les deux pays ? Difficile à dire, mais il semble encore plus difficile d'imaginer que les relations en ressortent sans être affectées après de tels actes, y compris après que le gouvernement wildhorner ait ouvertement été traité de menteur par la Britonnie.

Les réactions n'ont de fait pas manqué de pleuvoir de partout. Au Wildhorn même, la présidente, madame Kate Nightingale, a parlé du gouvernement Spencer comme d'« un gouvernement cordialement détesté par le monde entier et par une majorité des habitants du Commonwealth lui même », tout en avouant réfléchir à de futures sanctions, sans suite pour l'instant. Le Breizhmor n'a pas non plus fait dans la dentelle puisque le responsable des affaires étrangères y a qualifiée cette exécution de « preuve de corruption judiciaire » en Britonnie, sous-entendue par le gouvernement, ainsi que comme « une insulte direct [...] à tous les celtes », et donc y compris à eux-mêmes. Beaucoup plus retenu, le gouvernement du Montalvo ne s'en est pas moins fendu d'un communiqué où il recommandait la prudence aux montalvéens en Britonnie – comme dans un pays en guerre – et disait réfléchir à une rupture des relations commerciales, tout en « estimant le ton et les propos de la Première Ministre extrêmement inquiétants pour l'avenir politique du pays » et en questionnant l'avenir de la société britonne.

De quoi faire revenir madame Spencer à la raison ? Pas sûr du tout. En effet, celle-ci a fait brutalement disperser les manifestations de protestations qui ont eut lieu dans son propre pays – sous prétexte qu'elle ne les autorisait pas à contester ses actions, rendez-vous compte ! – et surtout avait mis au clair peu avant le fond de sa pensée dans un des tabloïdes britons qu'elle affectionne, en une interview qui a visiblement participé à la réaction du Montalvo mentionnée ci-dessus. Dans une interview vulgaire – et encore, plusieurs sources anonymes ont affirmées que la version finalement publiée était une version expurgée des insultes directes proférées à l'origine par madame Spencer, sur insistance de la rédaction du journal – elle a exprimé en gros le fait que maintenant qu'elle avait le pouvoir, elle piétinait joyeusement l'avis de sa propre population, et à plus forte raison des étrangers, qui risqueraient la guerre s'ils s'avisaient de la contester... petit extrait choisi :

« Je m'en moque d'être haïe ou ignorée par la moitié du pays ! Je m'en moque totalement !
J'en ai absolument rien à carrer, rien ! Que dalle . J'ai été élue par l'autre moitié de ce même pays pour le remettre sur les rails du libéralisme économique et du conservatisme social démocratique et j'y arriverais parce que je le ferais coûte que coûte à travers joies et épreuves , chaque jour.
Je n'aurais aucune pitié envers ceux qui chercheront à m'en empêcher, je les écraserais tous !
Je vais les gazer, blatte après fourmi , au DDT, jusqu'à ce que personne ne soit en travers de mon chemin et de l'autoroute vers l'ordre et le progrès que je compte tracer pour la Britonnie .
Quiconque viendrait à tenter de me paralyser, serait aussitôt et définitivement annihilé . »

Et c'était la version relue et expurgée par le journal, souvenez-vous en ! Un journal avec lequel madame Spencer ne cache même pas sa familiarité, piétinant allégrement l'idée de neutralité des médias. En sommes, dans une « démocratie », madame Spencer se fiche de l'avis de sa population, de ses partenaires y compris proches, piétines ses alliés de l'Union Panocéanique, met le pouvoir judiciaire à sa botte, est la meilleure amie des journalistes et contrôle de facto le pouvoir législatif via des consignes de votes stricts à ses parlementaires – ce qui mériterait une analyse sur la différence entre démocratie et partitocratie, mais ne dévions pas – y compris quand tout le pays gronde contre ses lois. En sommes, elle pourrait démettre le monarque et se faire couronner impératrice sans que cela ne change grand-chose, à moins qu'elle ne préfère se faire proclamer despote, à la mode nordique. Dans tous les cas, elle concentre plus de pouvoirs que beaucoup de monarques à travers le monde.

Le gouvernement briton peut bien essayer de faire oublier tous ces problèmes derrière des déclarations bancales, des annonces militaristes et d'autres effets de manches, son côté tyrannique et son amateurisme patent se font de plus en plus flagrants, dans le silence coopératif des autorités vonalyannes d'ailleurs, qui semblent bien peu se soucier des frasques de la Britonnie tant que celle-ci reste son alliée et entretient les profitables relations entre nos deux pays. Reste néanmoins à se demander jusqu'à quand le gouvernement Spencer pourra piétiner sa population et ses alliés sans déclencher une guerre, une guerre civile ou une rébellion quelconque... enfin sans en déclencher une nouvelle, puisqu'il a déjà connu un coup d'état militaire. Guère étonnant qu'en Britonnie même une personne sur deux seulement pense que ce gouvernement ira au bout de son mandat, du coup.

Et à ce stade, je pourrais presque être tenté d'imiter les emplumés et les éclairés de service en vous demandant de prier, quelque soit vos croyances, pour que cette éjection de ce gouvernement ordurier et criminel soit rapide et ne retombe pas sur le dos de tous les britons, mais ce n'est pas le genre de la maison. Au lieu de cela, je ne peux que vous promettre que nous continueront de suivre de prêt la folie et la décadence du monde briton, avec la plus soutenue des attentions.

Posté : dim. juil. 02, 2017 6:49 pm
par Alwine
[center]Vonalya Radio :[/center]

[right]La première radio de tout le Vonalya !
Programme du 5 juillet 2033, 10h30.
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Merci encore une fois à la chorale du Temple de Mani qui nous a interprété une poignante lamentation sur la lune morte, voyageant dans les ombres pour mieux renaître prochainement à la lumière ! Et tout de suite sur l'antenne de Vonalya Radio, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du Vonalya et du monde !

Nouvelles du monde :

*En Orlanie, la Liste Impérialiste a remporté la majorité des suffrages, propulsant son membre-clef, le Rassemblement Populaire National, à la tête du parlement et du gouvernement du royaume. Cette issue a été saluée favorablement au Vonalya, où beaucoup d'observateurs se sont réjouis de cette accession au pouvoir de fervents partisans d'une plus grande unité notamment diplomatique dans l'empire luciférien d'Algabre, promettant des possibilités de dialogues plus efficaces et plus fluides à l'avenir, si ceux-ci parviennent à concrétiser leurs vues, et à obtenir une situation diplomatique semblable par exemple ne fut-ce qu'à l'Amarantie, où chaque entité peut entretenir sa propre diplomatie, mais où on peut aussi parler au pays tout entier, ce qui n'était jusqu'ici guère possible chez les lucifériens.

Du reste, les nouveaux maîtres du gouvernement orlan n'ont pas perdu de temps, puisque la meneuse du RPN, peu après sa nomination comme Première Ministre, et donc cheftaine du gouvernement, a obtenu le droit de siéger aux côtés du Roi au sein du Conseil Impérial, l'organe supranational de coordination de l'empire luciférien. Si certains ont ricané chez nous de voir un monarque ainsi réduit au rang de co-représentant de son propre peuple aux côtés d'un personnage issu de la sélection partitocratico-démocratique, le résultat attendu, à savoir une voix plus ferme en faveur de l'union impériale chez les lucifériens, est globalement salué. Reste à savoir si l'intéressée, madame Marie-Claire Boyer, saura convaincre les dignitaires du conseil impérial aussi bien qu'elle a su convaincre la plèbe orlane.

On peut en tous cas certainement le souhaiter, sachant qu'un empire luciférien reformé au moins diplomatiquement autour d'un leadership orlan serait sans doute bien disposé à une généralisation de certains accords conclus par notre royaume avec l'Orlanie et le pouvoir religieux luciférien, ce qui serait assurément favorable aux relations diplomatiques vonalyannes dans la région...

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*La guerre s'éternise toujours au Caskar, toujours plus sanglante, alors qu'en dépit de l'afflux de volontaires les unionistes perdent peu à peu du terrain. Alors que les rares soutiens affichés des traditionalistes à l'international exultent et proclament déjà la victoire prochaine de leurs favoris, les autorités caskars commencent visiblement, lentement, à prendre conscience de leur folie. Des mouvements se font connaître pour proclamer ce que tous les analystes vonalyans ont pointé dès le début, à savoir que cette histoire stupide, déshonorante et criminelle coûtait surtout en vies humaines au peuple caskar, des vies humaines gaspillées dans un conflit aussi stupide que vain.

Pendant ce temps, le gouvernement connaît aussi d'autres illuminations, ceci dit, puisqu'il a enfin songé à offrir une récompense pour des informations sur ce qui est arrivée à la Grande-Duchesse, des semaines après sa disparitions ! Tant qu'ils pensaient voir leur camp gagner, les régents étaient visiblement bien peu soucieux de sa survie, puisqu'ils n'avaient rien fait de tout cela avant... de quoi donner de l'eau au moulin à la théorie voulant que le conseil de régence ait trempé dans l'enlèvement de la Grande-Duchesse, ou, à défaut, s'en réjouisse bien : ce n'est que maintenant qu'il est menacé qu'il cherche à la retrouver, par seul intérêt personnel. Pour un gouvernement qui prétendait cautionner une boucherie sur le compte de l'honneur, de façon déjà très douteuse, on voit là une nouvelle preuve de déshonneur dans ce manque flagrant de la plus élémentaire loyauté due au monarque légitime...

Aucun doute que, quand la poussière retombera, des gens devront demander des comptes au gouvernement de régence du Caskar, qui avoue maintenant, en lançant les récompenses seulement aujourd'hui, qu'en plus de cautionner les massacres, viols et pillages tant qu'ils ne venaient pas menacer leurs vies dorées dans leurs grandes cités, il cautionnait aussi visiblement la disparition de la Grande-Duchesse, puisqu'il n'avait même pas pris la peine de faire les efforts les plus élémentaires – stimuler l'aide en offrant récompense – pour la retrouver...

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Nouvelles du Vonalya :

*On s'active du côté de la Fraternité de la Mer, suite aux accords entre l'Orlanie et le Vonalya, qui incluaient notamment un volet de recherches maritimes. Les orlans ont convenus de nous apprendre à construire certains vaisseaux de guerre, tandis que nous les aidions à construire certains vaisseaux de pêche et de commerce. Mais au-delà de la signature des papiers, il y a bien entendu toute une réalité plus vaste derrière, qui fait bouillonner joyeusement le monde de la construction. En effet, la Fraternité a il y a quelques jours sélectionné les Maîtres et Compagnons de différentes guildes qui iront apprendre leur science aux orlans, alors qu'elle se prépare à recevoir dignement les ingénieurs navals lucifériens pour apprendre d'eux réciproquement...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Vonalya Radio, un groupe de jeunes scaldes itinérants va nous interpréter une balade de leur composition sur la beauté des chemins vonalyans quand on les parcours en hivers, quand le froid et la difficulté sont les prix à payer pour toucher de prêt à une beauté offerte par les Dieux...

Posté : dim. juil. 02, 2017 7:13 pm
par Alwine
[center]Le Rire des Glaciers :[/center]

[right]L'information sans chaînes et sans retenue, sur papier et sur le web !
Édition du 5 juillet 2033.
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Quand les Lucagnes s’essayent à l'histoire :

Note : Le présent article n'engage que la responsabilité de son auteur. Ni le journal, ni le pays, ni le Roi, ni sa femme de chambre, ni votre mère – à moins que vous soyez mon fils, auquel cas bonjour fiston, pense à te brosser les dents ! – ni la femme du capitaine ne sauraient être tenus responsables des propos ici tenu.

Il a fallu quelques temps pour que l'article dont nous allons vous parler, imprimé et diffusé dans le Royaume des Deux-Lucagnes, n'arrive jusqu'à nous, mais en dépit du côté tardif du relevé, nous ne passons pas à côté de l'occasion de rectifier quelques-unes des vues proclamées par nos collègues du « Storia e Civiltà », traduisez « Histoire et Civilisation », une gazette auto-proclamée « historique » et qui se donne pour mission d'informer les lucagniens sur le passé de leur pays et de la Dytolie en général. Si le but est noble, on ne peut que regretter que le résultat manque parfois clairement de rigueur, comme c'était le cas ici.

En effet, nos collègues italiques ont eut l'idée de parler de la civilisation celtique, mais ils ont accumulés les erreurs. Dès le début déjà, ils ont popularisé une fausse vérité enseignée dans certains pays dytoliens pendant des années, en publiant une photo d'un site mégalithique briton et en le légendant comme « Stonehenge, un vestige de la culture celte en Britonnie ». Visiblement, c'était aussi enseigné dans les Deux-Lucagnes... mais cela fait quand même des décennies et des décennies que l'on sait que rien n'est plus faux ! Les mégalithes dytoliens sont tous largement antérieurs à l'arrivée des Celtes, et sont l’œuvre d'un peuple antérieur méconnu, que certains intellectuels nomment parfois justement « le peuple des mégalithes », car, en dehors de ces vastes constructions de pierre primitives, on ne sait pas grand-chose d'eux. Contrairement aux Celtes, ils n'ont laissé que peu de traces, sinon, justement, celles que les Celtes ne purent effacer, préférant se les approprier.

Car bien entendu les Celtes ont utilisé les mégalithes, généralement comme autels pour les plus modestes, ou comme lieux de cultes pour les plus vastes. Mais ils ne les ont pas édifiés. La plupart sont, pensent aujourd'hui les archéologues, les vestiges de constructions funéraires, tandis que d'autres, les plus vastes, sont d'un usage mystérieux. En tous cas, ils ne sont pas celtes. Nos collègues se targuant de leur spécialité en histoire auraient pu, comme illustration, choisir une image d'un tumulus, vestiges funéraires celtes cette fois, ou pourquoi pas certains objets rares réalisés dans la péninsule italophone, justement, à destination des Celtes en guise de présent, comme le cratère géant retrouvé il y a quelques décennies en territoire jadis celtique. Bref, les exemples possibles étaient nombreux, et pour certains pouvaient illustrer le lien entre celtes et italiques, mais nos collègues ont préféré mettre une grosse bêtise... bravo les experts !

Ce ne fut pas la seule erreur d'ailleurs puisqu'ils ont comparé l'avancée des Celtes à une acculturation forcée des populations occidentales, ont confondus certains vagues héritages gaéliques avec une identité celtique fortement revendiquée, au Breizhmor par exemple, ou en confondant certains petits états insulaires du nord-ouest de l'espace dytolien qu'ils voulaient prendre comme exemple. Une accumulation de bourdes qui pourrait faire sourire, si elle n'était le fait d'un grand journal national, sensé être la référence pour l'instruction des lecteurs en matière d'histoire. Il est donc bien inquiétant de constater ces manquements, sachant que ces gens sont sensé être les experts... qu'en est-il donc de ceux qui ne le sont pas !

Certes, ce n'est « que » de l'histoire, mais c'est tout de même bien dérangeant et surtout bien dommage pour le peuple des Deux-Lucagnes, qui se voit ainsi privé d'une instruction de qualité sur l'histoire, laquelle est, comme chacun le sait, la base pour pouvoir comprendre le monde d'aujourd'hui en comprenant tout d'abord quel était le monde d'hier...