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Posté : mar. juil. 19, 2016 9:49 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 27 août 2030.
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Réponse de l'Archevêque Kobaï à l'hérésie bogomile :

La C.E.S.S., pour « Confédération des États Socialistes Slaves », est comme son nom l'indique un état socialiste slave d'Alméra orientale, une dictature totalitaire formée essentiellement autour du territoire de l'ancien état – déjà communiste et totalitaire – de Kirkstan. Dans ce pays fermé au monde depuis des années parce que le dirigeant national a décidé que « c'était ce qui était bon pour le peuple », il existe un seul et unique journal, le Yediniy, dirigé par des cadres du parti – tout aussi unique – au pouvoir, et qui est plutôt un organe de communication et de propagande du gouvernement local qu'un quelconque outil d'information. Pourquoi vous parler de tout cela ? Hé bien tout simplement parce que la C.E.S.S. a récemment décidé d'établir l'hérésie bogomile en tant que « seule et vrai foi du pays », imposant la décision aux habitants et imposant de la même façon à la tête de la pseudo-église hérétique ainsi créé ex-nihilo le prêcheur Boleslas Komarov, le propulsant sans aucune forme de contestation au rang de chef spirituel de ses concitoyens, ou plutôt des sujets du tyran qu'il est.

Hors donc, ledit monsieur Komarov a publié récemment les « trente-deux canons de la vraie foi », reprenant selon lui les préceptes de tout bon chrétien, en faisant bien entendu appel à la « presse » ou plutôt à l'organe de communication de l'état, dont il n'est guère qu'un fonctionnaire. Bien que n'ayant aucun doute sur la capacité des maokoriens à voir toute la folie du bogomilisme, et même à se rire des bêtises contenues dans leur dogme, notre bon Archevêque, Monseigneur Kobaï, a émis le souhait d'obtenir une tribune pour répondre à ces hérétiques, au nom « des chrétiens du monde et de tous ceux que la propagande bogomiliste risquerait de plonger dans les ténèbres de l'ignorance », tout en permettant au passage aux maokoriens de développer leur culture au sujet de ladite hérésie, chose toujours utile pour pouvoir plus tard situer les erreurs d'autres doctrines hérétiques et pouvoir aussi approfondir sa propre foi, chose toujours utile à tout bon croyant pour construire son chemin vers le salut. Laissons donc la parole à Monseigneur Kobaï, avec tout d'abord quelques morceaux choisis, la tribune elle-même se trouvant à l'intérieur de notre journal, en page quatre et cinq.

« Mes bien chers frères et sœurs en Christ, si je prend la plume aujourd'hui c'est pour vous parler des défauts et des hérésies d'une sombre doctrine ressuscité du passé par des hommes mauvais, la pseudo-foi bogomile. Qu'est-ce tout d'abord que le bogomilisme ? Une doctrine mise au point par un pope orthodoxe aux environs du Xe siècle, Bogomil, qui donna son nom, comme beaucoup d'hérétiques, à la doctrine qu'il a construite. Celle-ci jouit un temps d'une forte popularité, particulièrement dans certaines parties du monde slave, à la marge des grands ensembles orthodoxes : tantôt combattus par les princes orthodoxes au nom de l'union de la foi, tantôt favorisés à cause des guerres d'influence entre l'orthodoxie et le christianisme, le bogomilisme a fini par être définitivement éradiqué, en dehors peut-être de quelques fanatiques almérans de régions reculées, au cours du Moyen-Âge, entre les XIIe et XIVe siècles environs, en fonction des pays et des régions, grâce à l'action combinées des fois chrétiennes véritables. Aujourd'hui, les autorités civiles de la C.E.S.S., dans leur désir maladif de se couper du monde, on décider de ramener ce triste avatar pour en faire une église nationale, sans doute parce qu'ils sont conscients que les chances qu'ils soient suivis sont faibles.

Le bogomilisme a été influencé par le paulicianisme, lui-même influencé par les religions païennes pré-chrétiennes du proche-orient regroupées sous le vocable de dualisme. Ces religions païennes postulaient qu'il existait deux forces primordiales, variant d'une religion à l'autre, mais pouvant être généralisées comme le Bien et le Mal, qui seraient des forces égales à l'origine de la création. Dans leur lignée, les hérésies de la famille du paulicianisme, en ce compris le bogomilisme ancien comme moderne, postulent que Dieu n'est pas à l'origine de toutes choses, mais qu'au contraire le Malin est son égal, un être aussi puissant et divin que lui, et alors que Dieu serait le bien, le Malin, Satan, serait le mal, tout simplement. Pour les bogomiles particulièrement, le monde terrestre serait une pure création de Satan, de même que le corps terrestre. En revanche le monde spirituel, le paradis donc, serait une création de Dieu, dont le monde matériel serait une simple imitation imparfaite, de même que l'âme. L'humain terrestre serait donc selon eux la conjugaison de deux éléments : l'âme, créée par Dieu et capable d'aller au paradis, et le corps, créé par le Diable et conçu pour emprisonner l'âme immortelle dans le monde terrestre. Logiquement, ils en déduisent que la religion doit avoir pour but de libérer l'âme immortelle de son corps terrestre.

Bien entendu, tout lecteur éclairé l'aura vu, l'erreur se trouve dans le postulat, et non dans le raisonnement : oui, si le postulat de base était le bon, alors les conclusions seraient bonnes... mais le postulat est bien sûr totalement faux, rendant tout le reste caduc. En effet, tout bon chrétien sait que le Diable n'est pas une force égale à Dieu : c'est simplement un élément de la création, un parmi d'autres : il n'est pas l'égal de Dieu, et c'est pourquoi il est toujours vaincu par celui-ci, seulement une de ses créations. Nous ignorons pourquoi le Seigneur a jugé bon de créer le Malin, certaines traditions prétendent qu'il est simplement un ange déchu, mais rien dans le vrai canon ne permet de l'affirmer. Quoi qu'il en soit, croire que le Diable est l'égal de Dieu, c'est masquer tout le message de la foi ! Le Diable est toujours inférieur à Dieu, il cède toujours devant lui, la Bible l'illustre en de nombreux endroits : dans le Livre de Job par exemple, Dieu laisse le Diable mettre Job à l'épreuve parce qu'il sait que la foi de Job ne faillira pas, et ainsi le Diable est défait. De même lors de sa venue sur terre, le Christ expulsait les démons et soignait ceux que le Malin avait frapper, et toujours le Diable et ses serviteurs fuyaient devant lui. Dans l'Apocalypse encore, est décrit la façon dont le Malin sera vaincu aux jours du jugement dernier, sans chance de victoire – trois exemples seulement parmi de nombreux autres.

Hors donc, dès ses ferments, la doctrine bogomile est hérétique, et fort justement la plupart des « canons » bogomiles sont également hérétiques, ou n'ont tout simplement aucun sens. Pour commencer, les bogomilistes prétendent que l'Ancien Testament est « le livre des hébreux » qui les aurait mené au malheur, et ne mériterait pas d'être suivit. Ils oublient que l'Ancien Testament conduit à tout autre chose : il conduit à Jésus-Christ. Si on renie l'Ancien Testament, on renie l'idée même du Messie... et on ouvre son esprit à de nombreuses versions toutes plus folles les unes que les autres sur les choses essentielles de la foi, comme la création du monde ! Dans le même temps soit dit en passant les bogomilistes mettent aussi sur un piedestale « le livre d'Hénosh », prétendument écrit par Hénosh, un personnage biblique bien connu des chrétiens qui a « marché dans les pas de Dieu », comme Noé, son arrière-petit-fils, et a été « enlevé par Dieu », comme le prophète Elie. Un homme remarquable mais qui comme on le notera vivait... avant le Déluge. Le livre bien entendu n'a pas été écrit par lui mais composé entre les IIIe et Ie siècle avant le Christ, ce qui veut dire qu'il devrait faire partie de l'Ancien Testament... s'il n'avait été rejeté par les juifs et la plupart des chrétiens comme faux et hérétique ! Hors donc les bogomilistes refusent l'Ancien Testament véritable, et lui préfèrent un unique livre, rejeté par tous les sages.

On peut voir déjà toute la folie, parfois la bêtise, de l'hérésie bogomile. Nous pouvons encore cela dit développer d'autres exemples. Par exemple selon les bogomiles, le Christ serait « de ce monde seul », en résumé selon leur propre conception du monde le Christ, uniquement terrestre serait... une création ou un serviteur du Malin ! Pour appuyer cette conclusion logique de leur foi, notons que selon eux les miracles sont une œuvre de Satan. Hors donc selon eux le Christ, les prophètes et tous les Saints, y compris Saint-Jean dont ils réclament ouvertement l'héritage, et qui en son temps accomplis des miracles comme les autres apôtres par le nom du Christ, tous ceux-là dont sont des agents du Malin, puisque pour eux seul celui-ci peut accomplir des miracles. On voit bien comment leur raisonnement est mauvais, vicié, en un mot hérétique, tout simplement. Alors que de nombreuses doctrines chrétiennes sont acceptables comme d'autres voies vers Dieu, le bogomilisme, lui, se classe dans les sombres hérésies de l'histoire puisque, tout en prétendant servir Dieu et le Christ, elle salit le premier et présente à demi-mot le second comme l'agent de Satan.

[…]

Tout est-il donc mauvais dans ce que disent les bogomilistes ? Non, bien sûr : comme toute hérésie, cette doctrine mauvaise reprend certains éléments de la vérité divine pour bâtir autour d'elle sa cathédrale de mensonges. Oui, bien sûr, la transsubstantiation est véritable, oui, bien sûr, la pénitence doit toujours compléter la confession, oui, bien sûr, le mensonge est l’œuvre du Malin, tout cela est vrai. Mais ces quelques éléments véritables ne sont là que pour accréditer, avec quelques gouttes de vérité, un océan de mensonges. L'hérésie bogomile prétend que les églises catholiques et orthodoxes ont été « perverties » par les suppôts de Satan, mais n'importe quel chrétien pratiquant, même sans être prêtre, peut aisément démonter leur fausse doctrine et voir la vérité : l’œuvre de Satan, du Prince de ce Monde, non pas créateur égal à Dieu mais simple tentateur présent pour nous tenter et ainsi nous permettre de pleinement réaliser notre foi en le repoussant, c'est l'hérésie bogomile elle-même ! Il convient donc de s'en détacher, de la condamner et de la combattre quand nous le pouvons, en montrant à ses fidèles leur erreur, comme le prescrit notre Sainte Mère l'Église... »

Comme annoncé, vous pouvez retrouver l'intégralité de la tribune de Monseigneur Kobaï en page quatre, comprenant la partie que nous avons écourtée, qui démonte l'ensemble des dogmes mensongers du bogomilisme moderne, et les suites de sa conclusion, appelant à triompher des mensonges de Satan et des hérésies grâce à l'amour de Christ et à l'exemple de la Foi. Mais ceci suffit déjà pour voir tout le mensonge du bogomilisme, qui n'a comme seule « qualité » d'être tellement faussé que n'importe quel croyant peut en voir les défauts et le dénoncer comme hérésie. Nous ne pouvons que prier pour que le pouvoir civil de la C.E.S.S. abandonne rapidement la folie de vouloir imposer cette hérésie à ses citoyens, et que dans l’intervalle les âmes les moins instruites sachent malgré tout voir toute la perversité de cette doctrine hérétique et se préserver de ses sombres tentations, qui ne mènent nullement au salut mais au contraire augmentent les chances de damnation éternelle de ceux qui la pratiquent...

Posté : ven. juil. 22, 2016 1:37 pm
par Alwine
[center]Le Chant des Vagues :[/center]

[right]Les informations du littoral, pour tout savoir sur la mer au Maok !
Édition du 5 septembre 2030.
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Un beau succès pour le festival de la pêche de Mosoaï :

Comme tous les ans s'est tenu cette année à Mosoaï le grand festival de la pêche, qui met à l'honneur ce métier ancestral qui est d'une grande importance dans la vie des habitants de la côte maokorienne. Flottant d'une date à l'autre en fonction des années, jadis en fonction d'indications païennes données par les prêtres de la mer, aujourd'hui et depuis longtemps selon un calendrier déterminé par nos bons curés il y a des années maintenant, ce festival toujours très attendu s'est tenu en 2030 les deux dernières semaines d'août, date qui n'a en rien altéré son succès habituel, que du contraire, une fois encore les pêcheurs mais aussi les habitants de la côte et d'au-delà ont répondu présent pour ce beau rendez-vous ! Une belle réussite pour les autorités locales de Mosoaï, mais aussi pour la Guildes des Pêcheurs et aussi, de façon annexe, les autres métiers liés à la mer. Nos équipes de journalistes, bien entendu, n'ont pas manqué de suivre l'événement pour vous, au jour le jour, et aujourd'hui, quelques jours après la clôture, nous revenons vers vous pour un bilan global de l'événement, qui permettra aussi aux moins attentifs à ce genre de choses de rattraper leur retard !

Le bilan, disons-le tout de suite, est excellent. Les visiteurs ont été au rendez-vous, plus nombreux encore que l'année dernière, où on avait déjà vu une belle augmentation. Une fois encore, les organisateurs ont expliqué cette recrudescence d'intérêt par une variable toute simple : depuis l'ouverture des relations maokoriennes avec l'extérieur, beaucoup plus de maokoriens ont l'occasion de manger assez souvent du poisson. Ainsi, contrairement à ce que l'on pourrait croire de prime abord, l'importation de poissons, venus notamment des océans froids du nord et du sud du monde – venus depuis le nord de l'Alméra d'une part et l'île du Qabar d'autre part – n'a pas porté tord à la pêche maokorienne, c'est même tout l'inverse : au part avant, la production nationale propre était bien trop faible pour permettre à tous les maokoriens de consommer régulièrement du poisson : courant le long des côtes, il devenait de plus en plus rare au fur et à mesure que l'on s'éloignait de celles-ci, les familles de l'est ne mangeant guère du poisson que quelques fois par an, et encore généralement du poisson d'eau douce attrapé dans l'un des fleuves du pays.

Aujourd'hui, grâce à l'augmentation de l'offre, le poisson maokorien comme le poisson étranger sont mieux répartis sur tout le territoire, et on voit ainsi l'intérêt pour les produits de la mer et les métiers en rapport avec leur production aller grandissant, y compris dans des régions où au part avant le monde de la pêche laissait globalement indifférent. C'est ainsi qu'on a vu une augmentation de la production, de façon lente mais sûre, induite non pas par de la sur-pêche ou des équipements destructeurs mais par de nouveaux apprentis et un meilleur dynamisme du secteur, qui se développe sans perdre l'harmonie établie entre les pêcheurs et les réserves maritimes, qui sont un cadeau de Dieu qu'il convient d'entretenir. De plus cela a aussi entraîné, comme nous le relevions, un intérêt autour de la pêche qui s'est traduit notamment par l'affluence que nous avons connu lors du festival de Mosoaï ! En effet, des gens venus parfois de loin dans les terres sont venus se renseigner sur un métier qu'ils connaissent très mal et découvrir ce monde de la pêche qui fait aussi partie du grand ensemble des producteurs et artisans maokoriens !

De plus n'oublions pas l'autre conséquence, peut-être plus directe encore, induite par l'ouverture internationale : les touristes étrangers qui peuvent eux aussi se transformer en visiteurs pour les festivals, concours et rassemblements de toute sorte qui ponctuent la vie culturelle et l'actualité annuelle du Maok ! En effet notre beau royaume, de par ses nombreux traités d'ouverture touristique et estudiantine, est amené à voir des visiteurs venus des quatre coins du simpomonde, quoique pas toujours en grand nombre, fouler son sol, et venir, notamment, découvrir ses manifestations culturelles. D'ailleurs, les étrangers n'ont pas été présents seulement en tant que visiteurs : on a aussi pu voir des pêcheurs et autres professionnels de la mer invités depuis des nations amies venir tenir un stand au festival, ainsi notamment des pêcheurs thorvalois et qabarois, qui fournissent justement une partie du poisson qui vient sur les étals maokoriens, et qui ont pu venir partager leur façon de voir la pêche et échanger avec les maokoriens, producteurs ou non, mais aussi des professionnels venus d'autres pays amis du Maok.

Au final en tous cas, c'est une très belle réussite, et nous ne pouvons qu'en remercier le Seigneur, tout en priant pour qu'il continue d'accorder une aussi bonne santé au monde de la mer maokorien dans les temps à venir.

Posté : ven. juil. 22, 2016 3:22 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 6 septembre 2030.
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Le Roi en visite en Agorsa'a, signe de l'alliance toujours forte entre le Maok et l'Union Alémanique :

Ces derniers temps, un certain nombre de désaccords ont pu être perçus au sein de l'alliance entre les différentes monarchies germaniques ou alémaniques, c'est à dire, plus concrètement, au sein des pays culturellement proches repris dans l'Alliance des Trois Couronnes, et plus particulièrement entre le Maok, d'une part, dont le point de vue possède une certaine sympathie de la part de l'Hohenhoff, et le Viertenstein, d'autre part, dont le point de vue, pareillement, est partiellement soutenu par la Bassaxe. Cela a tenu majoritairement à la différence d'approche sur les questions jeekimoises et au premier rang la guerre de Varlovie, entre le Viertenstein qui, depuis le début du conflit, fait partie des nations prônant une intervention pro-Alcevic, au point même d'avoir mis sur pied une puissante armée pour un débarquement finalement avorté, et le Maok qui tenait plutôt la ligne d'une neutralité sur la question, jugeant que si l'intervention schenkennienne était sans doute trop brutale, le régime alceviste n'avait aucune légitimité. Pour les viertensteinois il était impératif d'intervenir pour protéger les orthodoxes de Varlovie alors que pour les maokoriens il était plus sage de ne pas intervenir, raccourcissant le conflit, évitant de nombreuses morts inutiles pour un résultat quasiment impossible à changer et évitant du même coup de mettre les chrétiens du nord du Jeekim en danger en risquant un potentiel amalgame violent.

Au final, le conflit s'est bel et bien terminé par la victoire de l'alliance celte, et par le retrait des prétentions d'intervention du Viertenstein, en passant d'ailleurs par un bilan de morts en effet incroyablement lourd : ne reste qu'à espérer que les chrétiens ne seront pas affectés. Entre temps, il y a eut quelques autres « feux d'opinion » entre les deux ensembles, avec notamment l'[url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-105.html#p289849]analyse très offensive de nos collègues de l'Œil du Maok[/url] à propos des propos de certains intellectuels viertensteinois. Ainsi, certains analystes ont commencé à douter de la proximité entre le Royaume de Maok et l'Union Alémanique, pourtant alliés naturels et longuement confirmés. Rappelons que non seulement le Viertenstein a été un des rares pays avec lequel le Maok n'a jamais totalement coupé les ponts lors de sa période d’isolationnisme et l'un des premiers pays à rencontrer le notre après notre ouverture diplomatique, mais que l'Union Alémanique est un des alliés les plus proches du Maok, qui a été le premier acteur international à reconnaître sa naissance, et est liée à elle non seulement au travers de traité forts avec chacune de ses composantes mais aussi par des alliances directement avec l'Union, comme l'Alliance des Trois Couronnes, où l'Union Alémanique a après sa mise en place repris la place occupée au part avant uniquement par le Viertenstein.

Ors donc, bien entendu, cet éloignement des deux alliés n'est que ponctuel et temporaire, portant sur une divergence d'approche sur certaines questions précises qui ne remettent en rien en cause l'amitié entre les deux ensembles. C'est une communication qui revient de plus en plus souvent en sous-main et... qui s'illustre de la façon la plus concrète qui soit : par le biais du Roi. Bien que notre bon souverain n'ait pas approuvé toutes les actions de son impérial filleul, l'alliance qu'il entretient avec l'Union n'est pas à remettre en cause, et Ménélok IV a décidé de le manifester par une visite concrète au « plus proche des alliés alémaniques », bien que n'étant pas lui-même de culture alémanophone, à savoir l'Agorsa'a. Lors de cette visite, notre souverain rencontrera l'actuel dirigeant du pays, la première république sur laquelle le Maok s'ouvrit jamais, le général Khademos, et visitera quelques-uns des lieux notables de la capitale comme du reste du pays, prenant notamment un soin particulier à visiter les habitants de l'Agorsa'a de « souche zanyanaise » comme on dit, c'est à dire les Bantous qui ont choisi de ne pas quitter les lieux lors de l'indépendance du reste de la Cécopie, mais également d'autres communautés.

La visite royale sera donc, nous l'avons dit, un signe d'union et d'amitié, mais pas seulement. D'une part, l'Agorsa'a était justement la seule partie de l'Union Alémanique dans laquelle notre souverain ne s'était jamais rendu, puisque, ayant séjourné plusieurs fois au Viertenstein en diverses occasions, et ayant fait le voyage en Bassaxe pour y nouer des liens avec le duché alémanique, il n'avait encore jamais eut d'occasion formelle de se rendre sur ce qui est pourtant la seule partie zanyanaise de l'Union, et aussi la plus proche ! En effet, c'est toujours la Ministre des Affaires Étrangères qui jusqu'ici avait toujours dialogué avec l'Agorsa'a, mais qu'à cela ne tienne : nul besoin de raison officielle pour témoigner son amitié au pays et le visiter. Certains, enfin, estiment que la visite royale, même si elle n'est pas officiellement présentée comme telle, est aussi un moyen d'encourager tacitement l'Agorsa'a sur la voie de la monarchie dans laquelle elle s'avance en effet depuis peu. Bientôt, la « première république amie » devrait devenir... un Duché, un choix que les maokoriens ne peuvent que saluer s'il vient des citoyens d'Agorsa'a !

Dans tous les cas, nul doute que vous vous joindrez à nous, chers lecteurs, pour prier le Seigneur d'accorder à notre souverain bien aimé un voyage sûr et paisible, qui le ramènera ainsi bien vite sur les chemins de notre beau royaume, autant que pour la solidité et de la qualité des liens d'amitié entre le Maok et l'Union Alémanique.

Posté : dim. juil. 24, 2016 3:34 am
par Alwine
[center]L'Écho de Mojaro :[/center]

[right]Le premier journal du Maok central !
Édition du 10 septembre 2030.
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Double messe en faveur de la paix à Mojaro :

On a souvent tendance à voir le monde religieux maokorien comme encore largement tourné vers l'intérieur, n'hésitant pas, d'ailleurs, à porter des pétitions au pouvoir royal pour l'exhorter à la prudence dans telle ou telle relation externe, comme l'avaient fait peu après l'ouverture les Monastères de la Forêt Rouge, inquiets de voir la monarchie s'ouvrir aux relations avec les républiques. Aujourd'hui, alors que le royaume a su prouver qu'il était capable de s'ouvrir à des républiques bien plus nombreuses et bien plus éloignées – et que d'ailleurs la République d'Agorsa'a, à l'époque concernée, est en chemin pour devenir à son tour une monarchie, par la grâce de Dieu – ces préoccupations-là se sont quelque peu estompées, quoique les monastères soient toujours prêts à se faire les vigilants gardiens de tout potentiel débordement et forment ainsi une des forces bienvenues qui sauront toujours rappeler à la Couronne la nécessité de ne pas perdre ce qui fait l'âme de notre beau pays, que ces monastères soient de l'est du pays ou du centre, aussi bien que de l'ouest d'ailleurs ! Une belle constance du monde religieux, donc... qu'il serait pourtant tout à fait erroné d'interpréter comme un replis de ces mêmes religieux sur l'interne !

En effet, le monde religieux, particulièrement dans notre belle région centrale, fait aussi preuve d'ouverture. Le meilleur exemple n'en est-il pas que c'est de Mojaro qu'est sorti celui qui gouverne maintenant notre Sainte Mère l'Église sous le nom de Zosime II – puisse Dieu guider ses actes et l'avoir en sa sainte garde ! – et qui au part avant était notre bien-aimé évêque ? Son successeur, s'il est humble quand à sa capacité à assurer une telle relève, n'en est pas moins habité du même esprit d'ouverture au monde qui se réalise également dans la préservation de notre identité et de nos traditions, et son bienheureux collègue orthodoxe n'en a pas moins ce même esprit d'ouverture, au même titre que nombre de prêtres et de moines. Les religieux, bien entendu, sont avant tout intéressé par le rayonnement du Maok dans le monde chrétien, mais pas seulement, car la plupart se rendent compte que ce n'est que par une politique d'ouverture aux païens que les peuples païens peuvent être convertis... comme le furent les maokoriens eux-mêmes en leur temps ! Ainsi, s'il existe, comme dans toute la société, une certaine marge plus ou moins isolationniste, beaucoup sont heureux de voir le Maok s'épanouir dans le simpomonde.

Un épanouissement qui traduit aussi un afflux de nouvelles extérieurs au sein du Maok, où tout citoyen, pour vu qu'il soit intéressé, peut aujourd'hui facilement savoir ce qui se trame dans le simpomonde en ouvrant son journal aux pages parlant de l'international. Hors à l'international, si on retrouve beaucoup de bonnes choses, on entend aussi très souvent parler de troubles qui agitent le simpomonde. Si aujourd'hui la Guerre de Varlovie semble terminée, on a parfois l'impression que c'est seulement pour laisser la place à d'autres conflits, comme elle-même a pris le relais d'autres guerres . Aujourd'hui, on parle de désordre en Icario ou au Pham Sin, par exemple, et entre autres choses. Des questions qui valent bien la peine de se tracasser, non pas pour les maokoriens eux-mêmes, tranquilles au sein de leur propre pays, mais pour les habitants de ces contrées lointaines, qui risquent à tout moment de sombrer dans le chaos, quand ils n'y sont pas déjà plongés.

C'est pourquoi les responsables religieux de Mojaro ont décidé, conjointement, une messe catholico-orthodoxe en faveur de la paix, une double messe en vérité, se tenant parallèlement, en même temps, dans la cathédrale et dans la basilique, avant de se rejoindre au milieu de la ville en deux processions, pour une cérémonie en plein air. Le but de toutes ces énergies est bien entendu de prier le Seigneur et de lui demander de bien vouloir agir, dans sa grande bonté, pour éviter la guerre là où elle couve et pour apaiser les conflits là où ils ont éclatés. Bien entendu, une prière ne suffira sans doute pas à endiguer toutes les violences, tous les conflits du monde, vu la haine qui règne trop souvent dans le cœur des hommes, quand ce n'est pas simplement l'avarice et la luxure, et d'autres pêchés encore, mais les croyants espèrent, modestement, à leur humble échelle, contribuer par leurs prières à l’apaisement des conflits et de la douleur dans les cœurs et les vies des hommes et des femmes de par tout le simpomonde. Interrogés par nos soins, plusieurs paroissiens ont confirmé leur participation et affirmer que pour eux de telles manifestations de piété en faveur du reste de la terre était quelque chose de normal voir d'indispensable en sachant tout ce qui s'y passe.

Nous ne pouvons donc, chers lecteurs, que joindre nos prières aux leurs et vous inviter à faire de même, pour demander au Christ de répandre sa paix et son amour sur le monde, permettant aux hommes si enclins à la haine de connaître un peu plus le pardon et l'amour de leur prochain...

Posté : ven. juil. 29, 2016 1:38 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 25 septembre 2030.
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Nouvelle floraison de la diplomatie maokorienne au Zanyane :

Une fois encore, la diplomatie maokorienne prouve que si parfois elle a des moments plus calmes, elle ne se laisse jamais endormir. En effet, après un mouvement d'ouverture vers les états socialistes de par le monde, et particulièrement dans la sphère slave – en excluant, bien entendu, le Kirep persécuteur qui a poussé tant de ses citoyens sur les routes de l'exil à cause de leur religion, y compris jusqu'au Maok pour une partie d'entre eux – la diplomatie maokorienne s'est récemment recentrée sur... le Zanyane lui-même ! Rien de vraiment étonnant, bien entendu, considérant que le Zanyane est, a toujours été et restera sans doute toujours la première cible de la diplomatie maokorienne, qui a à cœur, depuis l'ouverture du pays, de promouvoir la paix continentale. Néanmoins, ladite diplomatie est hélas tributaire, dans la plupart des cas, de la relative apathie diplomatique qui marque la majeure partie de ce même continent après de trop nombreuses années de guerre qui ont mené à un certain replis sur soit.

Heureusement, les événements nous le prouvent toujours, cette fermeture n'est jamais que temporaire : tôt ou tard chaque pays fini par être prêt à se rouvrir au monde, comme le Maok lui-même l'a fait... et dès que des acteurs de bonne volonté se déclarent de par le Zanyane, le Maok ne manque bien entendu jamais de leur tendre la main ! C'est ce que notre royaume n'a pas manqué de faire à l'ouverture de deux états zanyanais sur le monde, dans les derniers jours, deux états très différents, aussi bien entre eux que dans leur degré de proximité apparent avec le modèle maokorien, mais l'un et l'autre, n'en doutons pas, ne pourront que permettre d'enrichir le concert des nations zanyanaises, tout en agissant, espérons-le tout du moins, pour faire en sorte que la paix continue de s'encrer dans les mœurs zanyanaises, apportant avec elle les échanges, la prospérité et la baisse de l'insécurité aussi bien que de la criminalité, qu'elle soit terrestre et locale ou maritime et globale – ou toute autre combinaison, d'ailleurs.

Le premier de ces deux pays, c'est la République de l’Atis et de l'Ababe. Cet état du sud du Zanyane est, comme son nom l'indique, une république fédérale, où les caractères régionaux ont une identité très forte. Des populations alméranes venues d'endroits très divers, de l'Adélie à la Fiémance en passant par le Laagland, pour ne citer que les plus importants, s'y mêlent à des populations d'origines zanyanaises de façon plus ou moins harmonieuses, marquée dans certaines parties du pays par d'anciens restes de politiques esclavagistes appartenant heureusement au passé. Il y a sans doute bien des défauts dans le modèle de ce pays, mais il est « sauvé » aux yeux des maokoriens non seulement par son caractère zanyanais mais aussi par son identité profondément chrétienne, puisque les diverses communautés du pays sont unies par une forte présence de la religion protestante, s'incarnant en diverses courants et transmettant des valeurs chrétiennes inestimables au gros de la population locale.

Le second partenaire contacté par le Maok, second seulement dans la chronologie de son ouverture bien entendu, et encore de bien peu, est le Royaume de Nogera. Pas tout à fait inconnu des maokoriens, ce vaste royaume de l'ouest du Zanyane a notamment fait parlé de lui chez nous pour accueillir un tronçon du Tranzanyanais, permettant de relier le Maok à la Terre Sainte de Bardaran ? Il s'agit du Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera, un ancien royaume zanyanais aux racines profondes... et dirigé qui plus est par une famille royale catholique, tout en comptant également une minorité religieuse orthodoxe importante. En bref, un partenaire qui semble naturel pour le Maok, au-delà même de son caractère zanyanais, pourtant lui aussi bien affirmé ! Un incontournable, donc, qui sort à son tour d'une longue période d'isolationnisme, comme le fit le Maok en son temps. On ne peut qu'espérer que, grâce à la main tendue par notre pays, notamment, le Nogera puisse lui aussi s'affirmer avec force sur la scène géopolitique simpomondiale.

Alors que la visite d'un dignitaire de la République de l’Atis et de l'Ababe a déjà eut lieu, la rencontre avec le Nogera devrait avoir lieu dans les jours qui viennent et prendre la forme d'une rencontre royale... ou presque. En effet, la souveraine actuelle du pays, Nabuna XXI, visiblement déjà assez âgée, est pour l'heure indisponible, du fait de son âge et de sa maladie. C'est donc son héritière, la princesse Nogania, qui viendra parler en son nom au Maok. Néanmoins, les autorités ont déjà fait savoir que cela ne changerait rien au décorum déployé en l'honneur de la future reine... et les maokoriens semblent déjà très enthousiaste pour cette visite, que ce soit la Reine ou son héritière directe qui honore notre pays de sa présence. Ce sera en effet la première fois qu'un royaume zanyanais traditionnel effectuera une telle visite au Maok, de quoi soulever un enthousiasme particulier chez nos concitoyens.

Dans tous les cas, chers lecteurs, prions pour que ces rencontres fructueuses confirment leurs fruits sur le long terme, et pour que ces liens d'amitiés tissés à travers le Zanyane permette de faire progresser la paix et la prospérité à travers notre beau continent !

Posté : lun. août 08, 2016 10:28 am
par Alwine
[center]Le Cri des Forêts :[/center]

[right]Pour une information de qualité et proche de vous, depuis 1987.
Édition du 23 octobre 2030.
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Exposition d'art maokorien au Musée Saint-Philippe de Nelarek :

De l'art tribal le plus ancien aux créations modernes largement empruntes à la fois des traditions maokoriennes et du caractère profondément chrétien de notre peuple, en passant par l'art de l'époque royale pré-chrétienne ou encore celle de l'époque coloniale, époque de diversité, de recherche et de bouleversement, l'art maokorien dispose d'une histoire vaste et ancienne, qui se prolonge même, via l'archéologique, par certaines productions de pierre primitives des temps les plus anciens. Un sujet vaste, donc, et souvent encore trop peu mis en valeur, du moins dans toute son étendue, son unicité et sa continuité, bref, comme un tout cohérent qui a évolué au fil du temps, et qui mérite d'être présenté du début aux époques actuelles afin de permettre aux maokoriens comme aux visiteurs extérieurs de pouvoir saisir, ainsi réunis, l'ensemble de l'histoire de ce passionnant sujet qu'est l'art maokorien.

Une carence qui aura été réparée grâce au travail de l'équipe du Musée Saint-Philippe de Nelarek, laquelle aura réussi à relever le gant face aux grandes expositions montées ces dernières années par les musées de l'est, et notamment par le Grand Musée de la Mine de Mojaro. Grâce à de nombreux efforts, le Musée Saint-Philippe a réussi à mettre sur pied une exposition reprenant des œuvres d'arts venues de la région occidentale du royaume, certes, mais aussi bien plus largement de tout le Maok, permettant de véritablement retracée la longue histoire artistique de notre beau pays. Il aura été nécessaire pour cela de solliciter de nombreux autres musées et institutions, sans parler de quelques collections privées ou plus souvent de collections de guildes, et même de contacter la Couronne pour récupérer quelques pièces qui se trouvaient dans les collections royales. Un travail de longue haleine, donc, pour réussir à obtenir de nombreux accords de prêts ou parfois de dons pour rassembler toutes les pièces de cette grande exposition.

L'investissement en valait-il la peine ? Ce sera sur la durée que l'on pourra véritablement répondre à cette question, en fonction de l'intérêt que les maokoriens eux-mêmes porteront à l'exposition, mais pour l'heure, après seulement quelques jours d'ouverture, le bilan semble plutôt bon, avec un grand nombre de visiteurs ayant été intéressé par la nouvelle exposition, et une très bonne affluence pour le Musée Saint-Philippe. L'équipe du musée et les promoteurs de l'exposition sont donc assez optimistes sur les suites de l'exposition, le directeur du musée se disant notamment convaincu que « l'histoire de l'art, l'histoire du rapport des maokoriens à la beauté et à la création artistique » ne peut que « passionner les maokoriens de tout le pays » mais aussi « intéresser les étrangers et leur offrir une vision unique du Maok, leur ouvrir une fenêtre toute spéciale sur l'âme même des maokoriens et du pays qui les a vu naître ». Souhaitons-lui d'avoir raison, et de connaître un beau succès avec cette exposition qui a demandé tant d'efforts !

Pourtant, en dépit de cette incertitude relative qui plane encore sur la réussite de l'exposition, si tôt après son ouverture, ce n'est pas cela qui empêche le directeur du Musée Saint-Philippe de faire des projets, que du contraire. Ainsi, celui-ci nous a aussi confié dans notre interview son intention de pousser plus loin, en cas de succès de l'exposition, bien entendu. Par exemple, l'homme a dans ses cartons le projet d'expositions combinées permettant de mettre en regard l'art maokorien ancien ou moderne avec les productions d'autres pays, d'autres cultures, de façon à permettre les comparaisons et les mises en parallèle entre l'art du Maok et celui d'ailleurs. Un beau projet, qu'il envisage notamment de mené en collaboration avec des musées endoas, nous avouant que son attention a été attirée par la récente promotion effectuée par le Ministère de la Culture d'Endo, notamment autour des peintres endoas, même si les démarches seront encore à faire en cas de succès de l'exposition, dont le directeur ne doute toutefois pas.

En tous cas, chers lecteurs, nous ne pouvons que vous inviter à découvrir cette exposition des plus intéressantes et à prier, au-delà de son succès, pour que la culture maokorienne continue longtemps encore d'évoluer et de produire des pièces originales qui incarnent la vivacité de notre culture.

Posté : jeu. août 25, 2016 10:34 am
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 14 décembre 2030.
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Célébrations réussies pour l'Immaculée Conception :

Il y a quelques jours, les maokoriens de tout le pays ont fêté l'Immaculée Conception, c'est à dire la fête de la Conception de la Très Sainte Mère de Dieu, pour reprendre la formulation orthodoxe. Les catholiques ont honoré cette fête pour la Sainte Vierge le huit de ce mois de décembre, tandis que pour les orthodoxes la célébration était fixée le lendemain, le neuf décembre, les protestants de toute sorte se joignant généralement à travers le Royaume à l'une ou l'autre de ces dates, en fonction de leurs propres traditions internes. Ces différences viennent tout simplement d'une différence de traditions entre les rites occidentaux et orientaux, qui se sont répercutés, avec le passage des siècles, dans les traditions de l'église catholique et de l'église orthodoxe au Maok. Qu'à cela ne tienne, dans notre pays la question a depuis longtemps été réglée puisque, aux yeux de l'état, les deux jours sont fêtés sous ce qui est familièrement appelé « Fête de la Conception de Marie », et qui s'étale, aux yeux de la société civile, sur les deux jours, chacun honorant ce saint événement selon sa propre foi et profitant de l'autre journée pour prier la Sainte Vierge, ou, pour les plus ouverts, pour se joindre également aux célébrations de l'autre foi et ainsi célébrer par deux fois cette sainte fête.

Au-delà de cette divergence sur la date précise de ce saint événement, il existe également d'autres différence entre le dogme des deux églises à propos de celui-ci. En effet, comme nous l'avons déjà mentionné, les catholiques utilisent le terme « Immaculée Conception », et non sans raison : à leurs yeux, la Sainte Vierge a été, dès l'instant de sa conception, tenue à l'écart du pêcher originel et ainsi préservée de toute souillure lui étant associée, cela par une grâce spéciale de Dieu, qui savait déjà, bien entendu, à quel destin était destinée Marie. Aussi, en reconnaissance de son rôle futur et de sa tâche à l'importance sans pareil, fut-elle préserver de tout pêcher, méritant ce titre d'Immaculée. Les orthodoxes, toutefois, sans remettre en cause la sainteté de la Vierge, refusent le dogme de l'Immaculée Conception, et considèrent que Dieu n'avait nulle raison d'intervenir à cet instant. Comme nous l'avons signalé, ils fêtent donc la «  Conception de la Très Sainte Mère de Dieu », sans référence au dogme catholique... ce qui ne les empêchent pas, bien entendu, de célébrer avec la même ferveur cette occasion toute spéciale !

Mais par delà ces divergences de date et de dogme dans le chef des autorités religieuses, le plus important aux yeux des maokoriens, qu'ils soient catholiques ou orthodoxes – et de même pour la plupart des protestants – n'est pas de savoir laquelle des deux traditions détient la vérité, mais bien d'honorer et de fêter ce qui est vu comme beaucoup comme le premier événement menant vers la naissance du Christ, disposé à une date particulièrement bienvenue, quelques semaines à peine avant la fête de Noël. C'est ainsi une nouvelle occasion de se réjouir de la naissance future du Christ, en célébrant la conception de sa bienheureuse mère, bénie entre toutes les femmes. Et quelque soit le courant de la foi chrétienne à laquelle appartiennent les maokoriens, cela ne les empêche jamais de prier et de célébrer avec une ferveur semblable, toujours aussi brûlante, toujours aussi exalter, cette fête vue comme une fête importante, particulièrement chez les femmes qui, ont le sait, on souvent une relation toute particulière pour la Sainte Mère de Dieu, ainsi que pour tous ceux, nombreux, qui élèvent quotidiennement au moins une prière vers elle.

Cette année, les célébrations ont été particulièrement réussies, attirant notamment des visiteurs chrétiens venus d'autres pays de par le monde, parfois sans qu'il y ait de relation particulière avec la fête, et qui ont été pris dans la dynamique de la joyeuse célébration. Partout dans le pays, les ministres du culte, du plus modeste et bienheureux curé de campagne à l'Archevêque ou au Patriarche de Lokaroum, tous ont mené des messes avec grande ferveur, élevant de saintes prières à la Vierge Marie autant que pour la Vierge Marie, devant de grandes assemblées de fidèles. Comme toujours, les monastères ont également retentit aux rythmes des prières de cette fête, mais on a constater une ferveur particulière des monastères féminins par rapport aux monastères masculins, comme souvent avec les fêtes dédiés à la Sainte Mère de Dieu. Certains, loin de se refermer, ce sont ouvert aux habitants des environs, et tout particulièrement aux femmes et aux enfants, qui ont ainsi pu se joindre aux sœurs dans les célébrations de cette fête à la fois pieuse et joyeuse, puisque célébrant un événement qui donne toutes les raisons de se réjouir.

Prions donc le Seigneur, chers lecteurs, ainsi bien entendu que la Sainte Vierge Marie, pour que cette ferveur et cette foi continuent longtemps encore d'irriguer notre beau royaume, y apportant joie, bonheur et prospérité sous le regard bienveillant de la Mère de Dieu, qui intercède pour nous, pauvres pêcheurs, quand nous tendons sincèrement nos cœurs et nos prières vers elle.

Posté : ven. sept. 02, 2016 3:44 pm
par Alwine
[center]Le Chant des Vagues :[/center]

[right]Les informations du littoral, pour tout savoir sur la mer au Maok !
Édition du 6 janvier 2031.
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Un accrochage victorieux contre les pirates en ce début d'année :

Depuis la mise en place des premières coopérations contre les pirates, et plus précisément depuis la mise en place de la première flotte commune contre la piraterie en collaboration avec l'Agorsa'a, les vaisseaux maokoriens ont toujours été à la pointe d'une lutte efficace contre la piraterie dans les eaux zanyanaises. Aujourd'hui, alors que la flotte commune a été rattachée à la flotte des Trois Couronnes, étendant le rayon d'action des vaisseaux maokoriens, d'une part, et que, peut-être surtout, les accords de toute sorte contre la piraterie à divers niveaux se sont multipliés avec des pays de tout le continent et de ses environs, d'autre part, cette action est plus présente et plus concrète que jamais. Il faut bien dire également que, en miroir, cette action toujours plus efficace a permis de diminuer grandement l'action de la piraterie qui infestait certaines zones de la côte zanyanaise, et qui savent maintenant que si elles cherchent les ennuis elles trouveront à qui parler... et pas pour une discussion « molle », que du contraire !

Pourtant, il y a toujours des gens qui, poussés par la faim pour la plupart, ou par l'appât du gain, tentent de se livrer à la piraterie, en tentant alors généralement de se faire plus discrets. Ceci dit, ce serait une erreur de croire que cela suffira à déjouer la vigilance des patrouilles des vaisseaux maokoriens et alliés... qui nous l'ont encore prouvé il y a quelques jours ! En effet, alors qu'un vaisseau se dirigeait vers l'Agorsa'a en transportant des passagers, ramenant en partie des citoyens de l'Agorsa'a qui avaient fait escale au Maok après avoir été en pèlerinage dans la Terre Sainte de Bardaran pour les fêtes de fin d'année et plus particulièrement pour la célébration de la Noël, tout en transportant également son lot de touristes ordinaires que ce soit pour un voyage aller ou retour, il a été attaqué il y a quelques jours à peine par plusieurs embarcations légères de pirates ont tenté de prendre d'assaut le vaisseau civil, dans une opération classique visant à dépouiller les voyageurs de leurs biens précieux, éventuellement faire des otages, puis se replier vers la côte.

Néanmoins, ce que les malfrats, qui espéraient être tranquilles, n'avaient pas prévu, s'était l'arrivée rapide d'une patrouille qui croisait non loin, alertée par un message de demande d'assistance du vaisseau-cible. Une prouesse rendue possible par l'excellent système de guetteurs dont dispose le vaisseau, comme la plupart de ceux que le Maok envoie dans ces eaux, et qui aura permis de prévenir la patrouille assez tôt pour qu'elle intervienne. Celle-ci, composée d'un patrouilleur maokorien, le Lance de Mosoaï, ainsi que d'un patrouilleur d'Agorsa'a, est arrivée alors que l'assaut allait tout juste commencé et, grâce à plusieurs tirs rapides, a réussi à éloigner les pirates du vaisseau puis, alors que son collègue venu d'Agorsa'a restait aux côtés du navire civil pour éviter toute nouvelle attaque, le Lance de Mosoaï a poursuivit les pirates et leur a infligé de lourds dégâts à l'aide de ses mitrailleuses et à même, grâce à son puissant canon, coulé deux des embarcations des pirates avant que ceux-ci ne réussissent à regagner la côte et à s'enfuir.

Interrogé par nos journalistes, le Capitaine Barok Mugakun s'est dit très satisfait du vaisseau placé sous son commandement, un Pattayat encore très neuf issu de la dernière commande militaire maokorienne, d'après lui idéal pour lutter contre ce type de petite piraterie. On peut difficilement lui donner tord en voyant le résultat de cette échauffourée et des autres qui l'ont précédé. Capables d'agir vite et bien, les patrouilleurs des Trois Couronnes agissent parfaitement depuis longtemps maintenant pour repousser ce genre de petits assauts, tandis que les assauts plus sérieux, eux, sont devenus de plus en plus rares et, le cas échéant, peuvent être déjoués par des vaisseaux plus lourds ou par une combinaison de patrouilleurs. Dans tous les cas, nous pouvons constater une baisse globale des actes de piraterie et, plus encore, une baisse des actes réussis, c'est à dire de ceux qui parviennent à passer entre les mailles de patrouilles devenus très performantes pour accompagner les vaisseaux des Trois Couronnes.

Prions donc le Seigneur, chers lecteurs, pour le remercier d'avoir ainsi pourvu à la sécurité de nos frères et sœurs lancés au loin sur les flots de la mer, et pour lui demander, dans sa grande bonté, de continuer à nous protéger encore de même contre la piraterie et toutes les autres menaces qui pourraient surgir par le mer.

Posté : lun. sept. 05, 2016 1:30 pm
par Alwine
[center]L'Écho de Mojaro :[/center]

[right]Le premier journal du Maok central !
Édition du 14 décembre 2031.
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Découverte d'un nouveau filon d'argent dans la mine de Mojaro :

Depuis les époques les plus anciennes, on a trouvé de l'argent dans notre belle région de Mojaro, entre autres richesses scellée dans les profondeurs plus ou moins lointaines du sol des alentours de ce qui est maintenant le cœur battant du Maok central. Dans les temps les plus reculés, les chroniques nous disent que l'argent, comme la plupart des autres matériaux, d'ailleurs, était facile à extraire et se trouvait facilement, ainsi qu'en abondance. Les anciennes légendes décrivent ainsi le fer et l'argent qui étaient arrachés à la terre et étaient échangés avec les « peuples du dehors », la plupart du temps. Avec le passage des époques, toutefois, l'argent, encore une fois au même titre que le fer, se fit de plus en plus rare, pour deux raisons principales : d'une part, les gros gisements avaient été les plus faciles à exploiter, par un curieux choix du sort, de sorte qu'ils furent aussi les plus rapidement extraits, cependant que, plus on extrayait, justement, et plus vite on épuisait les ressources métalliques du sous-sol de la région. Peu à peu, on en vint ainsi à la situation actuelle, avec des filons qui, bien que n'étant pas à proprement parlé épuisés, n'ont plus que d'humbles productions à proposer aux mineurs industrieux qui s'activent sous terre.

Mais pourtant, en dépit de cette situation, il arrive que l'on mette de temps en temps la main sur un nouveau filon ! Il ne faut bien entendu pas se faire d'illusion : un tel filon n'est jamais au niveau des grands filons de jadis qui, si l'on en croit les récits, car les preuves matérielles sont maigres, affleuraient dans les couches supérieures. Néanmoins, une telle découverte, quand elle est d'importance, permet surtout de sécuriser pour longtemps la production d'argent et même, lorsque cela est jugé prudent, d'augmenter la production de celui-ci, dans des proportions raisonnables, bien entendu. En effet, cela fait longtemps que les mineurs maokoriens ont compris que cela ne servait à rien d'affecter une véritable foule de mineurs à telle ou telle ressource, au risque de simplement répéter les erreurs de nos ancêtres, et donc d'épuiser les ressources encore présentes dans notre sous-sol, au risque, un jour, de ne plus nous retrouver qu'avec de maigres restes de gisements à ratisser pour retrouver quelques miettes. Au lieu de cela, nous préférons une exploitation sur le long terme, qui permet de continuer de produire, préservant les emplois et une source de revenus pour la région, de façon modeste mais sur de nombreuses années.

Et c'est donc justement ce qu'il est advenu il y a quelques jours, juste après la fête de l'Épiphanie, ce qui fait que beaucoup n'hésitent pas à y voir un cadeau du Seigneur associé à la ferveur des mineurs pendant les célébrations des fêtes de Noël et de celles qui y sont associées. On se souviendra qu'il y a trois ans environs, à une date seulement légèrement plus avancée, et associée cette fois directement à la fête de Noël dans les esprits, les mineurs de Mojaro avaient déjà levé vers le ciel des actions de grâce pour la découverte, juste après les jours chômés associés aux saintes fêtes de la Nativité, d'une émeraude d'une taille exceptionnelle, qui n'a d'ailleurs plus eut sa pareille depuis lors. Cela avait été à l'époque l'occasion de festivités importantes, au tout dernier jour de l'année 2027, dont la piété avait largement éclipsé la fête plus civile dites de la fin de l'année, qui au fond paraissait bien terne devant la célébration de cette faveur toute spéciale. Cette fois-ci, nul doute également que des festivités s'organiseront, les autorités n'attendant pour les organiser que des nouvelles de l'importance exacte de ce filon, qui devrait bientôt être déterminée.

Des célébrations toujours bien vues par l'église – et même les églises – au Maok, où l'on considère que tout bienfait vient de Dieu, même les bienfaits matériels, et qu'il est toujours bon de le remercier... même s'il convient aussi de ne jamais laisser le matériel prendre le pas sur le spirituel, qui garde la première place. On voit mal de toute façon comment la hiérarchie catholique pourrait condamner de telles fêtes, sachant que la dernière, à la toute fin 2027, fut bien entendu célébrée par notre bon évêque d'alors... entre-temps monté sur le Trône de Saint-Pierre à Urba ! Si même le Pape a pu célébrer une telle fête, cela ne fait que conforter les fidèles dans leur idée qu'ils ont raison de lever ainsi le visage vers le ciel pour remercier leur Créateur des bienfaits dont il les comble ainsi sur terre, en espérant que, grâce à leur piété et à leur amour de Dieu, ils méritent un jour, également, les bienfaits qu'il leur destine dans les cieux après leur mort, des bienfaits qui seront sans commune mesure avec ceux de cette vie mortelle.

Quoi qu'il en soit, chers lecteurs, élevons nous aussi nos prières vers le Christ pour le remercier des bienfaits dont il nous comble et le prier de nous garder santé et prospérité, certes, mais aussi et surtout un cœur remplis d'amour pour lui qui nous permettra de toujours savoir discerner la main de Dieu dans ces faveurs qu'il nous accorde.

Posté : lun. oct. 03, 2016 5:08 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 9 avril 2031.
[/right]

Actualité religieuse mouvementée au Royaume de Thorval :

Ces derniers temps, nous avons beaucoup parlé dans nos pages du pieux royaume qu'est le Thorval, cette lumière chrétienne qui brille avec tant d'éclat au septentrion de notre monde. Tout d'abord, nous avons salué dans nos pages le départ à la retraite de leur chef spirituel national, l'Archevêque Adursted et Primat de Thorval, Monseigneur Henrik, puis pour annoncé le choix par le Saint Père de son remplaçant, Monseigneur Smedensen, préféré par le Saint-Siège à l'autre candidat proposé, le Père Ørnulfsen, qui néanmoins s'est également vu comblé d'honneur, puisqu'il a été choisi par Sa Sainteté pour recevoir la pourpre cardinalice. Nous nous étions déjà penché, à l'époque, sur les conséquences possibles de ce choix, soulignant notamment la rupture choisie par notre bon Pape, qui a promu à la tête de l'Église au Thorval un « théocrate », selon le vocabulaire local, partisan d'un plus grand rattachement à Urba et d'une intervention de l'église dans les affaires de l'état, au contraire de l'autre candidat qui, dans la ligne du précédent archevêque, prône au contraire une église disposant d'une certaine autonomie et collaborant avec le pouvoir royal tout en maintenant des sphères d'action et d'influence strictement séparées.

Sans nous permettre de juger cette décision de Sa Sainteté Zosime II, respectant la sagesse papale, surtout venant d'un homme de tout temps connu en nos contrées pour sa clairvoyance et la justesse de ses jugements, nous nous étions ensuite réjouis pour nos frères dans la foi du Thorval, qui ont la chance, depuis un peu plus d'une semaine maintenant, d'accueillir le Saint Père lui-même sur leur sol. Dans ce voyage qui, comme nous vous le disions alors, durera deux mois, notre Pape bien-aimé sera sans nul doute amené à régler certaines choses, possiblement en rapport avec cette nouvelle réalité du pouvoir archiépiscopal au Thorval, mais surtout, nous en sommes certains, ne pourra que se fortifier en s'abreuvant à la profonde spiritualité, la grande piété, de ce pays scandinave qui, rappelons-le, accueillit en son temps la Curie et le Saint-Siège tout entier, à l'époque de la crise politique urbaine. Nul doute que notre Très Saint Père ne pourra que bénéficier de ce voyage dans un pays à la foi aussi simple que profonde, loin de la religion parfois trop teinté de politique de la Curie Urbaine, en tous cas, tel était l'espoir que nous portions déjà en vous parlant de tout ceci dans nos pages il y a quelques temps.

Mais la série des faits religieux remarquables ne s'arrête toutefois pas là au Thorval, puisque, aujourd'hui, une nouvelle sans doute plus étonnante encore que les autres s'est faite connaître : la réunification entre l'Église Catholique et l'Église Orthodoxe, jusque-là simple projet autorités religieuses thorvaloises, s'est finalement concrétisée. Nous rappellerons à nos lecteurs que cette idée de réunification, d'abord née en Agorsa'a, où la chose est effective depuis plusieurs mois déjà, en dépit de la rébellion d'une frange minoritaire de la communauté orthodoxe, restée indépendante, avait été commentée, au Thorval comme chez nous, déjà à l'époque. Si un dialogue avait été engagé entre les deux communautés, beaucoup, vu du Maok en tous cas, ne s'attendaient pas à une concrétisation aussi rapide – une rapidité toute relative, dirons certains, puisque la composition du droit canonique autonome par les orthodoxes thorvalois aura duré deux ans environs, mais une rapidité tout de même, dans le monde de la religion – et aussi franche, alors que les disputatios sur le sujet ont duré plus de dix ans. Pourtant, les choses ont bel et bien fini par se concrétiser, grâce à un accord trouvé entre les deux communautés religieuses, qui sont les deux principales communautés de foi dans le pays.

Les responsables religieux thorvalois comptent visiblement profiter de la visite du Saint Père chez eux pour pouvoir voir avec lui les modalités de cette nouvelle « éparchie catholico-thorvaloise », et une rencontre a déjà eut lieu entre le Pape et les responsables orthodoxes à cette fin, qui s'est close par un baiser de paix. Un Synode extraordinaire des évêques thorvalois sera la prochaine étape, et devra guider Sa Sainteté dans la prise d'une décision. S'il ne fait guère de doute que le Vicaire du Christ saura dialoguer avec la communauté orthodoxe, lui qui, comme le savent nos lecteurs, est depuis longtemps rompu à ce genre de dialogue, travaillant souvent de concert avec son homologue orthodoxe au temps où il tenait la charge d'Évêque de Mojaro, et habitué du dialogue religieux en général, surtout au sein du monde chrétien, beaucoup au Maok se demandent comment Zosime II tranchera cette question, lui qui a déjà bénit le rassemblement de l'église en Agorsa'a, dans un contexte toutefois un peu différent.

Dans tous les cas, nous pouvons faire confiance à Sa Sainteté pour juger au mieux selon les réalités locales thorvaloises, la volonté des fidèles orthodoxes du pays et le conseil de l'Esprit Saint. Toutefois, interrogé sur la possibilité, si le respecté Saint Père choisissait d'acter la réunification au Thorval, d'une pareille éventualité du Maok, notre bien aimé Archevêque, Monseigneur Kobaï, a une fois encore fermement rappelé qu'une telle chose n'était pas à l'ordre du jour, rejoint en cela d'ailleurs par le Patriarche de l'Église Orthodoxe Maokorienne. Dans notre beau pays, ont-ils rappelés, les catholiques et les orthodoxes ont depuis longtemps appris à vivre ensemble, chacun respectant le point de vue de l'autre et reconnaissant en l'autre un frère dans la foi. Pour autant, même si de nombreux ponts se sont naturellement établis entre les cultes, les orthodoxes restent orthodoxes, et les catholiques restent catholique, comme le rappelait notre bon Archevêque. Chacun est convaincu de la justesse de sa propre foi et ne la renierait pour rien au monde, sans compter que, en dépit du grand respect qu'ils ont pour Sa Sainteté Zosime II, en tant qu'homme comme en tant que Pape, les orthodoxes souhaitent conserver leur indépendance.

Sans chercher à juger la situation thorvaloise, qui n'est pas identique à la nôtre, prions en tous cas le Seigneur d'accorder la clairvoyance à son représentant en notre monde pour trancher cette question, et prions-le également de toujours accordé la paix, et avant tout la paix religieuse, à nos pieux frères thorvalois.