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Posté : lun. déc. 30, 2019 9:55 pm
par Arios
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edizione ONLINE ---------- 30/12/2040
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L'État annonce garantir le paiement des heures de travail de membres de sociétés de sécurité privée

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La mesure devrait toucher environ 35 000 agents du privé[/Center]

Ils doivent continuer leur mission, et ne pas se laisser intimider par la situation, mais surtout par des dirigeants d'entreprise qui seraient tentés de les renvoyer à la maison au fur et à mesure des retards de paiement enregistrés pour les missions de surveillance qu'ils effectuent. Après avoir longuement rassuré Carabiniers et militaires sur le versement différé de leur traitement, dès lors que le système informatique bancaire serait rétabli ou bien encore sous la forme de Lires papier, le Ministère de la Défense a publié plusieurs communiqués annonçant l'établissement prochaine d'une loi exceptionnelle qui garantirait le paiement par l'État, en cas de faillite des sociétés de sécurité, des heures effectuées par les agents durant cette période d'absence de "liquidités numériques".

Les entreprises de sécurité privé saisissent à cette heure mal les contours des dispositions que souhaite prendre le gouvernement, notamment sur l'obligation pour ces dernières de poursuivre les missions choisies par l'État comme relevant d'opérations prioritaires. La veille de sécurité au sein de grandes zones commerciales, de dépôts de carburants, de tous autres sites abritant des biens qui pourraient être la cause de soudaines volontés d'accaparement par quelconques émeutiers.


"Réimprimer la masse monétaire prendrait 18 mois"

J8. Plusieurs observateurs débattent désormais du pire : l'évaporation définitive des données numériques, en d'autres termes l'annulation pure et simple du capital fiduciaire lébirien. La thèse de la ré-impression rapide de Lires papiers grandit et gagne en audience dans les médias. Si la presse papier connait d'ores et déjà un véritable crash, avec des pertes s'élevant à plusieurs centaines de millions de Lires (théoriques) sur leur futur bilan, et une mise au chômage technique de masse des journalistes et écrivailleurs divers parmi les plus reconnus, Internet, la radio et la télévision poursuivent leurs émissions - et leurs cadres espèrent un retour à la normale avant les dates de paiement des employés début janvier.

Selon Fausta Gioacchinetti, du service communication de la Banca di Montefiori, la possibilité technique est déjà l'étude alors même que tous les services infirment l'idée que le Gouvernement aurait d'ores et déjà donné des consignes en ce sens. Le rallumage des presses et la remise en service d'un matériel censé être déjà en parti détruit créeraient probablement un vent de panique monstrueux en ce qu'il confirmerait l'improbabilité d'un retour des données. "Imprimer des Lires papier est une chose, encore faudra-t'il ensuite les distribuer" alerte la banquière. Si l'État peut garantir le versement des salaires des fonctionnaires et celui des pensions sociales, il ne dispose que d'un levier minime sur l'ensemble de la masse monétaire "à moins de prendre le contrôle de 100% de la société". Mais sur quelle base redistribuer l'argent ? Le débat se permet encore des écarts qui traduisent l'espoir de tous d'un retour rapide à la normale.

La masse monétaire en circulation dans la Ligue de Lébira est théoriquement entre 180 et 2700 milliards de Lire selon les méthodes de calcul. Même au temps de la Lire papier, la plupart des devises étaient dématérialisées et concernaient le secteur financier, la part de cette masse monétaire existante sous forme de pièces et billets échangeables ne représentait que 6 à 8% du total des Lires présentes dans le circuit. Ces quelques % ont été définitivement sortis de la course avec la "dématérialisation".

Posté : dim. janv. 05, 2020 7:45 pm
par Arios
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 4/01/2041
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"Ils m'ont demandé ce que j'avais en échange. Je n'avais rien. Ils m'ont violée."

L'histoire de cette employée d'une agence bancaire, violée par une trentaine de personnes dans l'après-midi de jeudi alors qu'elle assurait la permanence de son agence du Credito Contadino dans la banlieue est de Corfovoni, en Alilée, traverse tout le pays et fait la une des journaux en ligne (les seuls encore publiés, car la plupart des titres papiers ont cessé leur impression devant l'effondrement éclair de leurs ventes). Federica Naccio est une jeune femme de 32 ans, employée de banque depuis six ans. Jeudi 3 janvier, elle assure l'ouverture de l'agence malgré le climat menaçant qui s'installe dans la Ligue depuis la fin décembre, suivant la consigne du Gouvernement lébirien qui a demandé aux Banques d'assurer la communication nécessaire aux évènements en cours. Il est 15h15 lorsque arrive un premier client, très énervé et réclamant, confusément, le remboursement d'un chéquier ne lui servant plus. La discussion tourne à l'agression, l'employée se réfugie dans une salle adjacente et tente de joindre un collègue au téléphone. Arrivent deux autres clients, deux femmes. Celles-ci, également en quêtes d'inatteignables explications, aident le premier client à enfoncer la porte de la salle. Federica Naccio va vivre une demi-heure de cauchemar.

  • "Les trois clients ont feint d'exiger le remboursement de leurs comptes. Je n'ai pu que répéter que c'était impossible et que je n'avais aucun pouvoir, qu'il n'y avait aucun fond en liquide dans l'agence. Entre temps, trois autres sont arrivés, qui ont tenu le même discours, puis quatre autres, probablement des passants qui ont été alertés par les cris au sein de l'agence, et qui ont cru à un pillage quelconque... En un quart d'heure, il y avait une trentaine de personnes dans la petite pièce adjacente à salle d'accueil... Je n'avais plus voix au chapitre, je ne faisais qu'essuyer des insultes, d'être sommée d'écouter des revendications absurdes. Les gens étaient tous lésés par la disparition de leurs soldes. On me réclamait de rembourser. On me demander les clefs des coffres. On m'accusait. Une femme, grande, s'est frayée un chemin dans la foule au bout d'un moment - j'ai cru qu'elle voulait m'aider, m'aider à sortir peut-être. Elle est arrivée à mon niveau et m'a giflée. Puis un coup de pied a suivi, je ne sais pas qui l'a donné. Puis un deuxième, au niveau de ma poitrine. J'ai perdu mon souffle. On m'a remise de force sur la chaise, je défaillais. Un homme me tenait par les cheveux pour ne pas que je tombe, pendant que d'autres continuaient de discourir sur ma supposée responsabilité. [...] Au bout d'un moment, une femme a décrété que je devais donner quelque chose en échange de l'argent que j'aurais volé aux clients. J'ai reçu une nouvelle gifle. J'ai réussi à répéter, une trentième fois peut-être, que je n'avais rien à donner. Un homme a commencé à avoir des gestes déplacés, encouragé par la foule haineuse. Ils m'ont violé."

Pour éviter un glissement vers l'insécurité généralisée, le Gouvernement a déjà garanti le paiement en liquide des heures des forces de l'ordre, des militaires et de certains personnels des sociétés de sécurité privée, au plus tard fin janvier pour la période courant du 20 décembre à la date de retour des comptes. Mais de moins en moins de Lébiriens croient à un dé-bug du système, après 15 jours de paralysie quasi-totale du pays.

Posté : lun. janv. 06, 2020 5:40 pm
par Arios
[right]12 janvier 2041
Stampato a Atomia[/right]

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Le patronat désapprouve la garantie d'achat apportée par l'État aux agriculteurs

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Les productions alimentaires de 2041 qui ne trouveront pas preneur seront achetées automatiquement par l'État[/center]

Cartagina craint la crise de subsistance. Alors que militaires lébiriens et bandes de pillards se courent après un peu partout en Illythie, le Gouvernement lébirien a annoncé garantir aux agriculteurs l'achat, en Lires papiers, de leur production en 2041. Cette mesure est pensée pour éviter une rétractation de la production agricole alors que l'argent s'est considérablement raréfié (l'Illythie, au contraire des Provinces céruléennes, conserve encore en usage une importante masse d'argent papier et métal en circulation).

La réponse [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347363#p347363]syndicale[/url] à cette annonce a été mitigée. Si les syndicats agricoles se félicitent de cette décision, conscient de la nécessité de lutter très rapidement pour limiter la contraction de l'économie, les mouvements patronaux accueillent beaucoup plus froidement cette mesure. Le Movimento des Affari e Capi, par la voix de son Président Vasco Leandri, dénonce une tendance à paniquer et à prendre des mesures précipitées dignes d'un régime définitivement socialiste, appelant par ailleurs à avoir confiance en la capacité de nos informaticiens à restaurer le système rapidement. Du côté de la Confédération Technique des Financiers, Ingénieurs, Inventeurs et Innovateurs, on dénonce plutôt la vision sectorielle et corporatiste du Gouvernement, qui garantit ici le travail des agriculteurs alors que les métiers intermédiaires subissent une implosion économique d'une célérité inouïe et déjà à l'origine de milliers de drames humains et qui nécessiteraient des aménagements similaires pour garantir la survie des entreprises.

Le Gouvernement a motivé sa mesure par le souci de conserver un niveau de production alimentaire convenable en 2041 et éviter l'entrée dans une dépendance définitive à l'étranger en cas d'effondrement du tissu de production alimentaire. L'Union Syndicale des Bergers, syndicat du monde pastoral, a fait savoir qu'il avait l'impression que le Gouvernement méconnait la cause première de péril sur les fermes et la production, que l'USB voit directement dans l'insécurité qui pèse chaque nuit et chaque jour sur les exploitations, dénonçant des troupeaux régulièrement agressés par des citoyens voleurs, pillards amateurs mais de plus en plus organisés, comme groupes mafieux reconvertis dans le vandalisme intéressé et la revente de productions dérobées. L'USB a appelé la FAN à le rejoindre sur ce constat en prophétisant que les fermes céréalicoles et maraichères seront attaquées et pillées de la sorte dès le printemps, dès qu'il sortira une première salade, si la situation ne revient pas à la normale.

Posté : jeu. janv. 09, 2020 5:25 pm
par Arios
[right]27 janvier 2041
Stampato a Atomia[/right]

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Illythie : un proche du Général Fieschi élu dictateur par un Sénat clairsemé

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L'Illythie s'enfonce dans l'autocratie pour sauver ce qui peut l'être du chaos social lébirien[/center]

L'assassinat du Président de Province, pourtant tant populaire, Giobbe Marzalla, aura forcé l'Armée lébirienne, ici l'Armée fiesquiste, à agir pour sauvegarder un pouvoir politique sur l'Illythie. Le Général Milad Faraggi s'installerait à la tête de ce qui demeure, paradoxalement à son histoire récente, la Province la plus prospère de la Ligue de Lébira, la seule où une partie de l'économie officielle continuait jusqu'au crash de fonctionner sur la base de l'argent papier. C'est le Sénat illythe qui l'a nommé dictateur pour 5 ans, après que son nom a été proposé par l'entourage du Général Delfino Fieschi, toujours résidant en Illythie faute de navires militaires qui permettraient à la partie de l'Armée qu'il dirige de se rendre en Nazalie.

Giobbe Marzalla, désormais décédé depuis 6 jours, lynché par une foule de militants anarchistes ayant pris d'assaut une des résidences atomienne où lui et une partie du gouvernement provincial avaient pris l'habitude de se réunir pour expédier les affaires courantes, devrait avoir droit à des funérailles en grande pompe assurées par le nouveau pouvoir du Général Faraggi, qui a juré ce matin sur la Bible de sauvegarder la paix, l'ordre et les intérêts de l'Illythie. Rendre un dernier hommage à celui qui commençait à s'inscrire durablement dans le cœur des Illythes, qui lui mettaient pour beaucoup à crédit l'essor économique inédit rencontré par la Province depuis trois ans.

Le Général Faraggi obtient donc les pleins pouvoirs accompagnant le rôle de dictateur, une fonction qui n'existe pas dans la Constitution lébirienne, ni dans les coutumes de la monarchie illythe, mais qui est bien présente dans les esprits et la culture populaire des Illythes comme des Céruléens. Faraggi s'est engagé à poursuivre et châtier sans relâche les pillards, à installer de force les vagabonds qui ont pris la route et faire revenir les billets jusque sous tous les matelas de toutes les masures du pays. Trois mille soldats lébiriens d'origine illythe revenant eux-mêmes des campagnes en Épibatie ont d'ores et déjà été envoyés en mission spéciale sur le terrain, dans leurs foyers et leurs régions, où ils participeront, armés, à la sécurisation de tous les jours des environs. Le gros de l'Armée lébirienne se partage toujours entre le Delta, et les frontières du sud, en Haute-Illythie notamment, alors que le pouvoir épibate semble prêt à vaciller à nouveau.

Cartagina a fait savoir qu'elle ne reconnaissait pas la nomination du Général Faraggi, et appelait à la nomination d'un Président intérimaire pour succéder au défunt Giobbe Marzalla. Le Sénat illythe n'ayant compté que 21 Sénateurs sur 60, nombre d'entre eux étant retenus ailleurs dans la Ligue et en particulier en Nazalie où ils siégeaient, en décembre, au Sénat Majeur, aucun vote provincial ne peut avoir de légitimité selon Cartagina, qui a par ailleurs rappelé qu'il n'était pas dans les prérogatives d'un Sénat provincial, ni du Sénat Majeur, de nommer un membre de l'exécutif, encore moins un dictateur promettant de s'asseoir sur le pouvoir judiciaire indépendant.

Posté : lun. janv. 13, 2020 6:05 pm
par Arios
Après un mois sans être publié, la Gazetta revient grâce au timide retour des ventes en Arovaquie.

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
9 février 2041[/center]
[center]La Ligue d'Apamée se servira dans le patrimoine public lébirien pour financer son effort humanitaire[/center]

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Le Palazzo Luigi Bernavicio à Cotievo, bien de la Région bientôt nationalisé par la Cybistrie[/center]

"C'est facile de critiquer quand on ne met pas la main au porte-feuille. Mais l'effort matériel et financier pour la Ligue d'Apamée est énorme, gigantesque, engageant sur des années et plus d'une décennie probablement" explique le nouveau M. Finances du Général Wolframo di Santa-Regina, Attilio Spinecci. Les éléments de langages ont fini par être acceptés par un Général lui-même vexé par la situation. Entre l'annonce d'impressions de Dragmes au lieu de Lires, et l'accord concédé par les élites financières de l'Arovaquie pour permettre à la Cybistrie, l'Éleunie et l'Assarénie de devenir propriétaire de biens publics arovaques en compensation de la distribution massive de biens humanitaires, l'Armée lébirienne en Arovaquie n'est plus très loin de la rupture. Mais des tombereaux d'analystes et de spécialistes viennent expliquer que les biens immeubles sont en quelques sortes les dernières richesses de l'Arovaquie, et le dernier moyen dont elle dispose pour, à défaut de régler ses dettes, obtenir rapidement de quoi nourrir sa population, la chauffer, l'entretenir, alors que les réseaux internes au pays sont morts, faute de carburant monétaire.

Ce sont des centaines de milliers de repas qui parviennent sur les côtes arovaques chaque jour, ainsi que des dizaines de milliers de biens de consommation courante. Il n'y a plus personne aux commandes des réseaux de production en Arovaquie, et l'Armée lébirienne est en train de prendre provisoirement le contrôle de ces chaines de production pour tenter de relancer les usines, "mais il doit y avoir une logique économique dernière, une rentabilité, on ne va pas devenir un pays socialiste quand même", clame Spinecci. Ce transfert massif et jusque-là "gratuit" de la Marquésie vers l'Arovaquie ne peut être soutenu longtemps par les pays de la Ligue d'Apamée si rien n'est obtenu en échange, alors que cet affaissement de l'offre chez eux provoquera à moyen-terme une inflation nette du prix des biens concernés. À long terme, cette hausse massive de la demande auprès du tissu productif apaméen doit nourrir une forte croissance économique, espère le Gouvernement cybistrien, notamment.

Posté : jeu. janv. 16, 2020 6:16 pm
par Arios
[right]18 Février 2041
Stampato a Atomia[/right]

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314122120747710.png[/img][/center]

Milad Faraggi, Dictateur d'Illythie, se reconnait toujours comme lébirien

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/16/200116070639402407.png[/img]
Le Dictateur élu par le Sénat illythe, Général de l'armée lébirienne, Milad Faraggi, 53 ans[/center]

Alors que le Général Delfino Fieschi est entré en Nazalie, selon ses dires appelé au secours par une population qui accueille, dans le sud, les renforts de l'armée lébirienne comme la promesse d'un retour général à l'ordre, le Général Faraggi n'entend pas couper le cordon avec Cartagina, bien que la tentation puisse être grande dans une grande partie de l'élite atomienne.

[url=https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/12/200112034041262527.png]Bien que l'Illythie représente désormais une part conséquente du tissu productif de la Ligue de Lébira[/url], et conserve contrairement aux autres Provinces un fonctionnement fiduciaire dû à la non-disparition complète de la monnaie papier légale, Faraggi et les nombreux militaires, mais aussi les économistes et penseurs cartaginiens réfugiés dans la capitale illythe pour fuir le chaos nazalien, ont conscience que cette fortune apparente n'est due qu'à l'inter-connexion avec la Cérulée et le reste de la Ligue. Par ailleurs, une partie de cette richesse statistique est d'ores et déjà perdue suite aux évènements touchant la Ligue depuis fin décembre ; rompre avec la Cérulée, Faraggi le sait, c'est briser l'essor économique que rencontre l'Illythie depuis plusieurs années.

Pour autant, l'homme qui met fin à l'indépendance de la Justice en Illythie, et s'accapare les pleins pouvoirs pour 5 ans, est un enfant du pays, et ne peut rester insensible à la chance de la Grande Illythie - alors que le nord de l'Épibatie est définitivement soulevé en faveur d'Atomia, et que des corps fidèles à l'Illythie semblent s'installer durablement dans les îles du Détroit de Dégirba, l'Illythie pourrait bien s'imposer comme l'acteur "lébirien" majeur de la nouvelle ère ouverte par l'implosion de la société démocratique lébirienne.

Posté : lun. janv. 20, 2020 8:19 pm
par Arios
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
edizione ONLINE ---------- 29/01/2041
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La Cybistrie commence à retirer ses troupes. Mais Éleuniens et Assaréniens restent en place.

La République de Cybistrie serait en train de céder à la pression de la CND quant à l'évacuation de l'Arovaquie et de l'Alilée, deux Provinces tombées dans le chaos le plus complet après la disparition de la monnaie électronique, quasi-exclusive sur ces territoires. Le commandement militaire coalisé en Alilée a annoncé un premier retrait de troupes sous couvert de "repositionnement stratégique", mais il n'y avait pas eu un tel départ (quelques 2000 hommes) depuis le début des opérations. Pour l'instant, personne ne confirme le retrait opérationnel des Cybistriens d'Alilée ou même d'Arovaquie, mais les faits sont là et le dispositif marquésien diminue.

Pour l'instant, néanmoins, le sous-commandement éleunien dément tout départ du contingent apaméen des territoires où il se trouve en accord avec les restes orientaux de l'Armée lébirienne. Les opérations d'apport humanitaires continuent cependant comme à leur habitude depuis deux mois.


Isaako Jesaja reçu à Miliameni par le sous-commandement éleunien et l'Armée lébirienne

Malgré la mort de deux soldats éleuniens alors qu'ils participaient à l'avancée du contingent apaméen vers la ville de Miliavoni, aujourd'hui contrôlée par la mafia amarantine, le chef auto-proclamé du "Duché de Miljavon" a été reçu à Miliameni au siège du commandement militaire de la Province d'Alilée. Les représentants cybistriens n'ont pas participé à l'entrevue, alors que beaucoup d'éléments laissent présager de la volonté du Gouvernement Kone en Cybistrie de procéder à son retrait unilatéral, au moins partiel, des théâtres d'opération lébiriens.

Le bruit court dans les rues de Miliameni, où une très timide économie reprend sur la base de tickets de rationnement humanitaire, qu'un accord pourrait être envisagé entre l'autorité militaire et Isaako Jesaja, pour confier au Mafieux et à ses réseaux très développés la gestion directe du territoire contrôlé par ses hommes et où leur autorité a permis d'éviter de nombreux bains de sang qui ont eu lieu dans le reste de l'Alilée où les autorités étaient en lutte et davantage contestées de la part de divers gangs.

Posté : mar. janv. 21, 2020 5:55 pm
par Arios
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3 mars 2041[/center]
[center]Les chiffres de la prostitution ont explosé en Nazalie depuis deux mois[/center]

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Les Carabiniers débusquent des dizaines de maisons d'hôte improvisées chaque jour[/center]

Sans argent, sans moyen autre de se procurer de la nourriture bien souvent, une partie de la jeunesse des villes (mais aussi des campagnes) de Nazalie vend son corps, avec toujours plus de facilité les semaines passant, contre quelques billets. Ce sont de vieilles Lires, ancien Deben illythe, Livres sterling, Lires amarantines, Dragmes de Cybistrie, des Ménechmes ou de Métaxérie, autres monnaies céruléennes qui abondent dans la Ligue à mesure que les Mafias de tout le pourtour céruléen investissent le territoire avec un marché noir en plein essor, pour récupérer les billets que d'autres groupes, peu ou prou, ont intégré à cette maigre et très fragile nouvelle économie lébirienne. Les tickets de rationnements délivrés par l'autorité militaire en Nazalie sont également de plus en plus utilisés, à mesure que leur masse en circulation augmente. C'est parfois contre quelques-un de ces tickets qu'une femme, autrefois cadre, ingénieur, ouvrière, honnête mère de famille catholique, vend un peu de son temps et de sa tendresse simulée, afin de nourrir ses enfants. Loin d'être une image, c'est la triste réalité de l'ancienne première puissance économique mondiale, dont le PIB devrait être divisé par deux en 2041 selon les experts.

Pour des raisons avant tout hygiénistes, les Carabiniers sont de plus en plus mobilisés contre ces bordels clandestins. Si les passes s'effectuent dans le contexte privé, comme dans 80% des cas, les autorités n'ont pas leur mot à dire sur cet échange marchand comme un autre. Mais la centralisation de l'offre, sous l'effet bien souvent de femmes (ou d'hommes) recherchant l'anonymat par rapport à leur famille pour exercer, inquiète les autorités militaires qui craignent de voir Cartagina se transformer en cloaque propice à de véritables épidémies de maladies sexuellement transmissibles, mais également de parasites divers. L'hygiène moyenne a considérablement reculé chez les citadins depuis deux mois, à mesure que l'eau s'est trouvée indisponible car plus payée, puis après sa réquisition fortement rationnée faute d'agents capables d'entretenir avec le même rythme qu'auparavant les réseaux.

Ironie de l'histoire, la multiplication des individus prêts à la marchandisation de tout ou partie de leur corps dans l'objectif d'en tirer un bénéfice provoque inévitablement une nette déflation des prix du marchés, au point que la prostitution est de moins en moins rentable... Mais pour un nombre croissant d'offrants, de plus en plus vitale, s'effectuant bien souvent auprès des mêmes fonctionnaires censés lutter par ailleurs contre celle-ci dans le contexte organisé. Si une nuit d'amour torride coûtait avant la crise l'équivalent d'un mois de loyer, la même nuit s'échangeait fin janvier contre l'équivalent de trois repas chauds. À Cartagina cette semaine, on trouvait de nombreuses femmes de bonne condition proposer le même service contre deux plateaux-repas froids, du type de ceux distribués abondamment par les services logistiques de l'Armée lébirienne.

Posté : mer. janv. 22, 2020 12:48 pm
par Arios
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5 mars 2041[/center]
[center]Mettre à l'abri 400 000 œuvres en quelques heures[/center]

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Les côtes lébiriennes en passe d'être vidées de leurs œuvres d'arts déplaçables[/center]

Le Gouvernement militaire de Cartagina, avec à sa tête Delfino Fieschi, qui contrôle la Nazalie, a apporté son soutien au Gouvernement d'Arovaquie et d'Alilée, tenu par le Général Wolframo di Santa-Regina, alors que l'Ennis, rejointe par la Valdaquie, a lancé un ultimatum pour le retrait de l'opération humanitaire apaméenne dans la partie orientale de la Ligue, et les quelques milliers d'hommes qui l'accompagnent. À ce titre, la communication à Cartagina et à Dovernico/Miliameni est la même : l'Armée lébirienne retrouve son unité en considérant une CND désireuse de montrer les muscles face à un adversaire très en difficulté, incapable de répondre par la force à la démonstration violente de la LIM en Dranavie.

Dans les Provinces céruléennes, c'est un autre branle-bas le combat qui s'organise dans un contexte de sur-militarisation et de distributions vitales, journalières, de rations à une population en sous-nutrition faute à l'explosion des réseaux de distribution agro-alimentaire dans la panique monétaire des deux derniers mois. Il n'y a plus que des bénévoles, anciens personnels des Musées au chômage technique mais aussi citoyens lambda, pour mettre en place l'opération de mise à l'abri la plus rapide de l'Histoire. "Les raids arabes, les invasions turques ou orientales, les pillages scandinaves, les errements des soudards galliques, ne représenteront plus rien à côté du déluge de feu duquel nous menaçent Ennissois et Valdaques" tente de résumer Achille Bonaventura, responsable de la Galerie d'Art religieux du Quattrocento au Musée nazalien de Caragina. Des centaines de milliers de pièces chrétiennes, propres à l'histoire mouvementée des parties de la Ligue, mais également des dizaines de milliers de pièces de l'époque islamique de la Nazalie, ou des héritages païens des différentes Provinces, sont directement menacées.

"La Dytolie abandonne un État né des Croisades en Marquésie. Et pour dissimuler son manque de courage, s'apprête à en attaquer un autre qui n'a pas les moyens de se défendre" constate le Muséographe. Celui-là se montre incisif : "on va assister à un génocide culturel... Ennis et Valdaquie veulent, peut-être inconsciemment, effacer l'histoire lébirienne... enfin, un ethnocide, car en théorie il n'y a pas de préméditation".

Des œuvres d'art par centaines partent en train vers les arrière-pays, avec le concours des services logistiques de l'Armée, notamment certaines seront mises à l'abri dans d'anciens abris souterrains désaffectés. En plus des conditions de transport, les cadres de stockages inquiètent les spécialistes : pièces humides, abris vétustes, salles placées sur des réseaux importants de communication qu'un adversaire depuis le ciel serait tenté de bombarder. La Ligue manque de temps et de place, mais ses autorités militaires ne veulent pas écouter les conditions de deux pays qui cherchent à affaiblir et soumettre la Ligue depuis des années.

Posté : ven. janv. 24, 2020 2:11 pm
par Arios
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edizione ONLINE ---------- 08/03/2041
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Isaako Jesaja fait "Exarque" par l'Éleunie ; les mafias amarantines chargées de défendre l'Alilée occidentale

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La disparition de l'argent a fait exploser "les réseaux d'amitié" qui en dépendaient, à savoir les relations entre les humains sur la base des rapports financiers. Le bourgeois est devenu un gueux affamé, le clochard est devenu un pilleur au milieu des pilleurs. Le faible est devenu capable, et le fort est devenu vulnérable. Au milieu du chaos des relations, où chacun a pu constaté la faiblesses de ce qui le reliait à la société, et repeser à l'échelle de la survie ce qu'il valait vraiment dans un contexte plus franc, seuls les liaisons fondées sur la crainte et le respect ont pu perdurer. Et comme la nature a horreur du vide, cela l'a emporté sur tout le reste en bien des endroits.

La fidélité l'a emporté sur la fiduciarité.

Loin d'être les piliers d'une société d'amour et d'entre-aide, les nouvelles vassalités se sont établies par appât du gain. Les Mafias écrasées durant des décennies par la volonté farouche de l'État, s'arrogeant la légitimité du destin d'un peuple, ont pris leur revanche. Et ces relations de craintes et de respect, qui ont remplacé le média qu'était l'argent, ont fait de Lébira une vaste forêt où les meutes de loups sans scrupules ne craignent que d'autres meutes de loups.

L'Histoire dira si Isaako Jesaya aura été un chef de meute vertueux. Sans doute que oui, au moins partiellement, car son génie à unir dans la précipitation des groupes criminels amarantins autrefois en guerre perpétuelle, et à annexer à sa cause autocratique des mouvements clandestins d'origine tout autant aliléenne, est là pour témoigner de ses exceptionnelles valeurs. Isaako Jesaya s'est taillé un État de petits caïds au milieu de l'ancienne Grande Cartagina, dans une de ses provinces délaissées.

C'est le manque de temps, devant l'imminence d'un conflit plus grave encore que le chaos indescriptible contre lequel ont lutté et luttent encore l'Armée lébirienne et les Apaméens, qui poussent les pouvoirs "publics", en fait d'autres militaires s'étant arroger la légitimité de l'organisation d'un pays, à accueillir l'ancien petit chef mafieux à la table des négociations de défense de l'île, et de ce qu'il reste de la Ligue.

Isaako Jesaya a reçu le titre honorifique d'Exarque d'Alilée occidentale, octroyé par le Sébastocrate d'Éleunie, Khristophoros, comme témoin de la mission qui lui est assignée par des militaires éleuniens prenant toujours plus d'importance dans la coalition apaméenne au sein de la Ligue de Lébira. "Jesaya connait l'Alilée comme sa poche, il a sous ses ordres des milliers de types qui mangent grâce à lui, il contrôle des territoires vastes et les populations payent un impôt à ses troupes, qui représente moins que ce qu'ils étaient censés payer à l'ancienne administration de la Province d'Alilée. Jesaya va défendre l'Alilée comme on défend sa maison, car il y est chez lui" commente un stratège militaire de la coalition lébiro-apaméenne.