Posté : mer. mai 22, 2013 3:59 pm
Lettre ouverte à l'Empereur du Danmaya,
de Octave de Beaurepaire, Comte de Chailleul et écrivain,
Monsieur,
Apprenez que je viens d'un pays où l'on préfère couper la tête aux incompétents et aux prétentieux avant de s'abaisser par loyalisme devant chaque tête dite émérite.
Après avoir engagé votre pauvre population dans une course coloniale au mérite militaire et à la recherche du marché, vous avez fait le choix d'un libéralisme outrancier en invitant à investir dans votre pays. Aujourd'hui dix sept milles des vôtres sont morts dans un conflit historique contre un envahisseur, à un moment où l'Alméra est face à son déclin et rongée par le communisme, venu de la plus lointaine plaine makarane.
Il n'y a pas, dans notre histoire, plus d'exemples d'une telle situation qu'il n'y a de doigts sur une main. D'abord vinrent les Sirs, puis leurs émules Beysines, et enfin les mahométans. Constatons aujourd'hui que l'hydre possédait une quatrième tête qui a déjà semé la mort de 17 000 d'entre nous.
L'Occident, amenuisé par l'idée absurde selon laquelle le monde lui appartenait pour toujours, galvaudé par une idéologie économique qui le rendit aveugle, réduit avec ses trente siècles d'histoire à une situation où il ne sait pas si dans cent ans on parlera encore de lui autrement qu'en ennemi vaincu, est aujourd'hui devant la menace d'une quatrième invasion qui a commencé hier, sur vos côtes.
Vous avez baissé la tête devant l'envahisseur, plus puissant, mieux armé, et de facto plus courageux, là où vos ancêtres auraient combattu. Or la différence est là, vos ancêtres sentaient leurs veines grosses du sang des Rois, aujourd'hui vous pensez régir un royaume par le calcul et la plastronade.
Vous n'avez aucune dignité impériale, votre trône fait rire dans toutes les cours et dans tous les gouvernements d'Alméra. Vous aurez peut-être demain l'échine d'un Roi si vous luttez, mais sachez qu'aucun pays ne viendra à l'aide d'un régime comme le vôtre, qui érige le racisme en idéologie, et le profit en idole.
Sachez également que si, car vos erreurs nous y amènent, les dernières forces un peu bandantes de l'Alméra repoussaient demain les envahisseurs que vous avez laissé entrer, c'est votre nom comme votre trône qui seront parmi les débris nageant dans les courants d'est, au milieu des corps ennemis et de leur arrogance.
Il est temps de penser à un régime vrai, qui s'occupe du problème des gens, et d'arrêter de penser que le Danmaya dont le nom procure un tel sentiment de gène depuis votre accession au trône, se gère comme une salle des fêtes en pleine guerre civile. Vous êtes un excentrique, mais le peuple souffrant de votre joug débile ne l'est pas, et ne souhaite que de vivre au pays. Deux éléments menacés, depuis quelques heures de facto, depuis des mois par vos soins, qui nous invitent tous à la réflexion, une fois le temps de la souffrance passée.
Octave de Beaurepaire
Comte de Chailleul
de Octave de Beaurepaire, Comte de Chailleul et écrivain,
Monsieur,
Apprenez que je viens d'un pays où l'on préfère couper la tête aux incompétents et aux prétentieux avant de s'abaisser par loyalisme devant chaque tête dite émérite.
Après avoir engagé votre pauvre population dans une course coloniale au mérite militaire et à la recherche du marché, vous avez fait le choix d'un libéralisme outrancier en invitant à investir dans votre pays. Aujourd'hui dix sept milles des vôtres sont morts dans un conflit historique contre un envahisseur, à un moment où l'Alméra est face à son déclin et rongée par le communisme, venu de la plus lointaine plaine makarane.
Il n'y a pas, dans notre histoire, plus d'exemples d'une telle situation qu'il n'y a de doigts sur une main. D'abord vinrent les Sirs, puis leurs émules Beysines, et enfin les mahométans. Constatons aujourd'hui que l'hydre possédait une quatrième tête qui a déjà semé la mort de 17 000 d'entre nous.
L'Occident, amenuisé par l'idée absurde selon laquelle le monde lui appartenait pour toujours, galvaudé par une idéologie économique qui le rendit aveugle, réduit avec ses trente siècles d'histoire à une situation où il ne sait pas si dans cent ans on parlera encore de lui autrement qu'en ennemi vaincu, est aujourd'hui devant la menace d'une quatrième invasion qui a commencé hier, sur vos côtes.
Vous avez baissé la tête devant l'envahisseur, plus puissant, mieux armé, et de facto plus courageux, là où vos ancêtres auraient combattu. Or la différence est là, vos ancêtres sentaient leurs veines grosses du sang des Rois, aujourd'hui vous pensez régir un royaume par le calcul et la plastronade.
Vous n'avez aucune dignité impériale, votre trône fait rire dans toutes les cours et dans tous les gouvernements d'Alméra. Vous aurez peut-être demain l'échine d'un Roi si vous luttez, mais sachez qu'aucun pays ne viendra à l'aide d'un régime comme le vôtre, qui érige le racisme en idéologie, et le profit en idole.
Sachez également que si, car vos erreurs nous y amènent, les dernières forces un peu bandantes de l'Alméra repoussaient demain les envahisseurs que vous avez laissé entrer, c'est votre nom comme votre trône qui seront parmi les débris nageant dans les courants d'est, au milieu des corps ennemis et de leur arrogance.
Il est temps de penser à un régime vrai, qui s'occupe du problème des gens, et d'arrêter de penser que le Danmaya dont le nom procure un tel sentiment de gène depuis votre accession au trône, se gère comme une salle des fêtes en pleine guerre civile. Vous êtes un excentrique, mais le peuple souffrant de votre joug débile ne l'est pas, et ne souhaite que de vivre au pays. Deux éléments menacés, depuis quelques heures de facto, depuis des mois par vos soins, qui nous invitent tous à la réflexion, une fois le temps de la souffrance passée.
Octave de Beaurepaire
Comte de Chailleul