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Posté : ven. févr. 08, 2019 10:50 pm
par William Hamleigh
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Les rebondissements géopolitiques menacent les secteurs lorthoniens.

ENTRE DEUX ORGANISATIONS, L'ÉCONOMIE TREMBLE
24 avril 2038[/center]

[justify]Quelques jours après l'avènement du Cabinet d'Ulysses Morgan, fruit du mariage travailliste et frontiste, l'enchainement d'événements et retournements géopolitiques a entrainé un stress important sur l'économie nationale et pourrait, à long terme, avoir des répercutions importantes sur l'emploi et la croissance lorthonienne. En cause, la perte du grand marché de l'Union Douanière Occidentale après les vives tensions qui ont éclaté entre les États-membres et l'exclusion, tour à tour, de tous les membres en phase d'adhésion qui a grandement réduit les clients potentiels des entreprises basées aux Îles Lorthon. Dès sa nomination, le Premier ministre Ulysses Morgan accompagné de ses associés s'est rendu en Valdaquie au sommet d'Albarea pour y discuter la fondation d'une nouvelle alliance politique et économique entre les nations de Dytolie. Selon les dires du Gouvernement, la future Communauté des Nations Dytoliennes assurera un marché de potentiels clients trois fois plus fourni et intéressant pour les entreprises lorthoniennes. L'orage ne sera donc que de courte durée à en croire l'exécutif.

Les employés des secteurs stratégiques de l'économie lorthonienne aimeraient à le croire. Ils figurent en première ligne pour affronter les modifications du marché et pourraient devoir à subit diverses procédures de restructuration accompagnées d'importants licenciements. Plus généralement c'est également tout le pays entier qui se retient son souffle. Avec le développement des services publics et la prédominance de la rente pétrolière et gazière dans le budget de l'État , le modèle socio-économique du pays entier peut en pâtir. Si l'avenir s'annonce plus sûr avec la prochaine formation d'un nouveau marché commun, la très impressionnante croissance de l'économie nationale ne repose finalement que sur un sol bien meuble et en proie aux turbulences des acteurs du marché. Pour l'heure, marins pêcheurs, manouvriers et employés de plateformes pétrolières se serrent la ceinture dans l'attente de l'aboutissement des négociations entre les futurs signataires du traité d'Albarea qui marquera, on l'espère, un nouveau regain dans le développement économique et la prospérité du pays.

Posté : jeu. févr. 14, 2019 1:54 pm
par William Hamleigh
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Est-ce la fin du modèle économique nordique ?[/center]
[center]LE COURS DU PÉTROLE S'EFFONDRE
11 mai 2038[/center]

[justify]Le Cabinet d'Ulysses Morgan ne pouvait imaginer un pire scénario pour ses premiers mois à la tête du pays. L'ouverture commerciale des réserves pétrolières gargantuesques du Kars a fait s'écrouler le cours mondial du pétrole en l'amputant de près de 50% de sa valeur passée. Lorthon Energy connait actuellement une chute importante dans son court comme l'ensemble des sociétés pétrolières. Notre voisin enissois et sa société CA3 n'y échappe pas non plus. Ce que redoutaient le Gouvernement Ceallach, à savoir la chute du modèle économique qu'il a lui-même créé, est peut-être en train de se dérouler sous les yeux tétanisés de la classe politique. Si le Parti Libéral-Réformateur, qui avait campagne pour une politique plus économique en sabrant les dépenses publiques faramineuses de l'État-providence, la majorité, elle, assiste presque impuissante à la ruine de l'entièreté de son programme économique. Les Îles Lorthon, que la richesse pétrolière avait propulsé dans un développement économique sans précédents, doublant le PIB national en quelques années, se trouvent désormais face à un obstacle de taille à leur bonne santé économique.

Le Département de l'Économie n'a pas encore réagi contrairement à celui de l'Énergie, dirigé par la travailliste Sophie Bennett, qui s'est elle-même dite « préoccupée » par l’évolution des courts mondiaux. Lorthon Energy, déjà en perte de vitesse depuis les déboires de l’Union Douanière et son manque de clients, a continué sa dégringolade et occasionne une perte de 11,4% de sa capitalisation boursière. Porteuse de milliers d’emplois, Lorthon Energy, qui représente la principale manne de l’État, devra compter sur le naissant marché commun de la Communauté des Nations Dytoliennes pour s’assurer un marché conséquent, toutefois concurrencé par les productions enissoises et lagaranes bien qu’inférieures.

Économistes et analystes n’ont fait qu’alerter le pouvoir politique depuis sa décision de donner une place si importante dans l’économie sur la dangerosité et la faiblesse d’une assise économique variable comme l’est le cours des matières premières. Si la consommation pourrait augmenter drastiquement dans les autres pays et voir une chute globale du coût de la vie, la population lorthonienne devra sans doute se préparer à quitter le rêve de la croissance dans lequel elle se plaisait si confortablement depuis des années.

Posté : dim. févr. 17, 2019 11:36 am
par William Hamleigh
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Brian Sunonmey a été mis à mort hier à midi dans la prison de Collingray[/center]
[center]LES ÎLES LORTHON EXÉCUTENT LEUR PREMIER DÉTENU DEPUIS 3 ANS
17 mai 2038[/center]

[justify]C'est la fin d'une longue vie derrière les barreaux pour Brian Sunomney, condamné à mort en 2027 pour triple homicide et de multiples viols. L'homme qui terrorisait de son temps les banlieues pavillonnaires de Sailthee n'est plus. La justice l'avait d'abord condamné à une réclusion à perpétuité puis avait finalement prononcé la peine de mort à la vue de nouveaux éléments de l'affaire. Au terme d'un séjour dans le couloir de la mort de 11 ans, principalement à la prison de Collingray, la seule du pays encore dédiée au couloir de la mort de nos jours, Brian Suonmey a été exécuté en présence de ses proches et des responsables légaux comme le prévoit la loi. Durant tout son procès et son incarcération, le détenu n'a cessé de clamer son innocence. Il ira en appel mais la procédure tournera à sa défaveur. Les familles des victimes ont exprimé leur soulagement quant à l'exécution du bourreau de leurs enfants, de leurs parents et conjoints.

Depuis le passage au XXIe siècle, le système pénal lorthonien a prononcé la peine capitale pour cinquante sept personnes reconnues comme coupables de leurs crimes. Trente sept d'entre eux ont été exécutés alors que les vingt restants patientent encore dans le couloir de la mort. Bien que le nombre de condamnations ne cesse de chuter avec l'évolution des mentalités - elles étaient trois fois plus nombreuses il y a cinquante ans - le débat sur la peine de mort revient éternellement à chaque sentence prononcée. Plusieurs associations réclament aujourd'hui l'abolition de la peine de mort dans notre pays. Selon eux, il s'agit d'un acte logique qui doit accompagner l'évolution de la société lorthonienne dans des valeurs plus "modernes". Dans le plan politique, aucune formation, à l'exception des écologistes, ne prévoit l'abolition de la peine capitale comme mesure de programme. Le Parti travailliste est, lui, partisan de la réductions du nombre de condamnés sans toutefois se prononcer sur son abolition. Ulysses Morgan, du temps où il n'était pas encore à l'office, avait fait plusieurs déclarations à ce sujet estimant que la peine capitale était "justifiée et applicables dans des cas extrêmes". Le Front Gaélique maintient quant à lui sa position en faveur de la peine.

Si l'abolition semble encore une cause lointaine dans le débat public, de nombreuses avancées ont été faites pour rendre la sentence "plus humaine". C'est en effet sous la gouvernance du Cabinet de Sarah Connolly qu'ont été rajoutées des méthodes d’exécutions diverses que laissaient au condamné le choix de son sort. Ainsi, l'injection létale et le peloton d’exécution ont rejoint la pendaison, employée depuis la Restauration du royaume comme méthode officielle de mise à mort. La pendaison, publique jusqu'en 1931 puis effectuée dans le stricte cadre carcéral, n'a cessé de susciter des réactions diverses au fur et à mesure que des rapports et études sur les circonstances de la mort paraissaient. Finalement jugée trop brutale, l'injection et le peloton sont apparus comme des moyens plus humains de mettre fin à la vie du condamné. Brian Sunomney a, lui, désiré mourir devant le peloton. Une méthode qui arrive en troisième position, choisie par 8% des condamnés, derrière la pendaison, choisie par 36%, et l'injection létale qui représente la méthode la plus "populaire". A l'heure actuelle, seul un établissement assure encore la fonction de couloir de la mort, faute d'un nombre de condamnations en perpétuelle baisse au fil des années.

Posté : dim. févr. 17, 2019 1:56 pm
par William Hamleigh
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Deuxième ville du pays, à la fois proche et loin des remous de Fort William

HOXA ACCUEILLERA LA CND
20 mai 2038[/center]

[justify]Le Congrès d'Albarea s'est terminé dans une ambiance optimiste, presque festive, pour les signataires du traité fondateur de la nouvelle organisation continentale de Dytolie. Les délégations des différentes nations n'ont pas eu trop de difficultés à s'accorder autour du Traité d'Abarea qui jette les fondements de la nouvelle entente internationale. Anciennement membre de l'Union Douanière Occidentale, les Îles Lorthon, dirigées par de nouveaux idéaux politiques, ont désormais le regard tourné vers la coopération avec d'autres nations que la Ligue de Lébira et le Commonwealth, dont la politique d'affranchissement continue d'être au cœur de la vie politique. La Communauté des Nations Dytoliennes et ses quatre-vingt millions de consommateurs offriront un marché plus étendu que ne l'a fait l'UDO. Un éventail de clients, surtout pour les firmes énergétiques nationales, qui s'avère vital pour notre pays avec la chute du cours mondial du pétrole.

Au cœur de l'espace gaélique, un des poids principaux de l'économie dytolienne, les Îles Lorthon ont été désignées pour accueillir les institutions de la nouvelle organisation. C'est à Hoxa que prendront leurs postes commissaires et délégués des États-membres. D'abord prévu à Fort William, le Gouvernement a finalement retenu la deuxième ville du pays comme "un siège plus sain" pour une nouvelle organisation. Loin de l'agitation politique de Fort William, la préoccupation d'éviter une concentration abusive des pouvoirs à la capitale l'aura finalement emporté dans les délibérations. L'installation des quartiers de la Communauté des Nations permettra qui plus est d'améliorer la visibilité de la ville sur le plan international d'y susciter, on l'espère, une activité économique grandissante. Les différents organes seront logés dans des bâtiments flambants neufs au départ construits pour le bénéfice de l'Université Royale d'Hoxa, la plus prestigieuse du pays. Si des contestations se sont faites entendre au sein du corps professoral et étudiant, le Conseil du Comté a jugé que la plus-value serait plus importante pour la ville si les bâtiments étaient attribués aux services de la CND.

La population lorthonienne s'est, dans l'ensemble, exprimée plutôt favorablement à cette nouvelle organisation à laquelle le Royaume participera. Avec un taux d'approbation avoisinant les soixante cinq pour cents d'opinion publique, la classe politique peut compter sur le soutien populaire. Pour d'autres, l'instabilité de la diplomatie lorthonienne s'illustre au travers de cette nouvelle entreprise. Daniel Ceallach avait cofondé l'Union Douanière, Ulysses Morgan et Amanda Asgaill auront, eux-aussi, leur héritage politique assuré en se lançant dans de pareils projets. Les résultats escomptés sont doubles; d'abord économiques, en espérant relancer la croissance par la réouverture d'un marché commun majeur, et diplomatiques en se trouvant au cœur d'un espace de discussion et de délibération international qui s'annonce avec ambition devenir prépondérant dans l'équilibre mondial. Sans remettre leurs intérêts en question un seule seconde, les Îles Lorthon sont, à nouveau, au centre de l'actualité continentale. Puisse cette entreprise s'avérer davantage fructueuse que les précédentes.

Posté : ven. mars 01, 2019 5:08 pm
par William Hamleigh
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Un rassemblement contre la politique du Cabinet d'Ulysses Morgan à Fort William[/center]
[center]L’EXÉCUTIF COMMENCE SA LUTTE CONTRE L'IMMIGRATION
17 juin 2038[/center]

[justify]Le navire du Gouvernement a envoyé sa première bordée dans la bataille qu'il a entamée contre l'immigration illégale aux Îles Lorthon. Très controversé et porteur de nombreuses polémiques, le projet de loi sur l'interdiction des réseaux d'aide aux personnes réfugiées sur le territoire national a finalement été adopté et voté par une majorité réduite de députés. Premier véritable projet mis sur la table par le Département de l'Intérieur et sa locataire, Amanda Asgaill, son vote marque le début d'une nouvelle politique intérieure pour le pays. Il permet désormais la tenue de poursuites judiciaires contre les acteurs des plateformes et réseaux d’hébergements mises en place pour l’assistance aux personnes en situation irrégulière, soit dans l’attente d’un traitement dossier soit ayant reçu un ordre de quitter le territoire. Le Premier ministre, questionné sur la politique de sa seconde, n'a pas manqué de lui assurer son « indéfectible soutien » et a confirmé sa « pleine confiance dans ses capacités à régler les maux qui gangrènent le pays »

Depuis maintenant plusieurs années, les Îles Lorthon ont été la destination de nombreux réfugiés et migrants à la recherche d'un avenir plus prospère que ne pouvaient leur offrir leurs terres natales. Ainsi, grandement encouragée par le Gouvernement de Daniel Ceallach, la venue de ces personnes sur le territoire national a quelque peu modifié la population résidant dans certaines aires urbaines du pays. Les chiffres varient toutefois au sujet de nombre exact d'arrivées sur le territoire national attribuées à la pression migratoire. Certains observatoires démographiques parlent de 200 000 individus arrivés ces quatre dernières années, d'autres en évoquent 300 000. Les chiffres du Département de l'Intérieur tendraient, eux, à confirmer un nombre approchant les 260 000 arrivées, principalement des hommes jeunes et provenant des régions arabo-berbères d'Algarbe du Nord.

Enjeu majeur du débat des élections générales de 2038, l'immigration a bouleversé la classe politique et a mis sens dessus-dessous le Parti travailliste qui s'est révélé grandement divisé à son sujet. Car si c'est bel et bien le parti de Daniel Ceallach qui a été reconduit, il s'agit en fait de sa face cachée : l'ancien Parti travailliste, plus conservateur et moins anti-libéral qui n'aura pas eu de mal à s'allier avec Amanda Asgaill. Cette dernière ayant reçu le portefeuille de l'Intérieur a donc commencé son « nettoyage » comme elle l’a qualifié. En ouvrant la traque aux « logeurs », la Secrétaire d’État s’assure une base solide pour la poursuite de ses opérations en matière de contrôle migratoire. Largement critiquée et dénoncée, la mesure a fait l’objet d’une grande médiatisation et a mobilisé les internautes sur les réseaux. De nombreuses associations ont dénoncé une « traque injuste et immorale » contre des individus « à la recherche d’un avenir meilleur » En effet, si l’on suppose que la mesure soit efficace, elle permettra aux services de l’immigration d’empêcher la fuite de personnes en situations irrégulières et de réduire les possibilités de cache. Prenant majoritairement place dans des parcs urbains, les activités de ces réseaux de logement coopératif ont d’ores et déjà dégénéré au contact des forces de l’ordre tout en recevant un soutien notable d’une certaine part de la population.

Au Parlement également la question a divisé. Comme l’on peut s’en douter, c’est sans grande réticence que la Secrétaire et cheffe de parti a pu convaincre ses disciples de se prononcer en faveur de son projet de loi. Dans les rangs travaillistes on note toutefois une importante fronde d’environ un tiers des députés qui a refusé d’apporter son soutien au projet d’Amanda Asgaill. Large, la majorité gouvernementale a pu survivre à cette division et s’est prononcé en faveur du texte qui devrait entrer sous peu en action. On ignore d’ici là comment la situation migratoire évoluera aux Îles Lorthon. On note déjà une importante déviation des flux vers la République voisine d’Ennis qui fait, elle aussi, face à des arrivées conséquentes d’illégaux. Dans tous les cas, il ne s’agit assurément ici que d’un premier coup porté à la politique initiée par Daniel Ceallach en matière d’accueil de réfugiés.

Posté : lun. mars 04, 2019 6:30 pm
par William Hamleigh
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Les premiers tests officiels ont été concluants et augurent une nouvelle ère pour la défense nationale.

LE NOUVEL ARSENAL LORTHONIEN
11 juillet 2038[/center]

[justify]La branche aérienne de l'armée a procédé ce matin à plusieurs tests à grande échelle de tirs de missiles balistiques, nouveaux composants de l'arsenal aérien des Îles Lorthon. Effectués dans la zone sécurisée de la base militaire de Culloden, dans les Highlands de l'île de Golpsie, les tests se sont avérés concluants et laissent à présent entrevoir une pleine efficience du système balistiques national d'ici fin 2039 à 2040. A terme, les missiles lorthoniens devraient pouvoir servir dans des activités de défense du territoire en cas de conflit armé comme ce fut le cas durant la Guerre des Containers ou pour sécuriser ses intérêts en cas de conflit voisin à l'instar de la Guerre d'Aminavie. Les Îles Lorthon deviennent, à compter de ce jour, les seules à être en capacité de production d'armes balistiques de la sorte dans l'espace nord de la Communauté des Nations Dytoliennes, la Ligue de Lébira ayant récemment rejoint, elle aussi, le camp des producteurs à l'issue de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347343#p347343]tests fructueux[/url], le 8 avril dernier.

Ce développement de l'arsenal national, couplé à un production aéronavale en hausse depuis la rupture des liens Lorthon-UPO, s'inscrit dans un contexte plus large de crispation des relations en Dytolie. Antérieures aux événements du Sommet de Cartagina, les relations ambiguës brito-lébiriennes ont été la source d'une progressive levée de boucliers de la part de plusieurs États de Dytolie, dont les Îles Lorthon, et qui se sont organisés concrètement au sein de la jeune Communauté des Nations Dytoliennes. Plus récemment encore, c'est la volonté affichée du Gouvernement briton de doter le Commonwealth de l'arme atomique qui a cristallisé un peu plus encore les tensions en Dytolie, et plus particulièrement dans l'espace anglo-celtiques. C''est en effet la République d'Ennis qui a été la première a dénoncé les fantasmes de la Britonnie sur son programme de recherche nucléaire, assurant, par l'intermédiaire du Chancelier Mac Síthigh, craindre pour la paix de la région. Rapidement rejointe par une déclaration similaire du Premier ministre Morgan, tous deux promettant des sanctions économiques si la Britonnie continue résolument sur sa lancée.

Posté : sam. mars 09, 2019 10:51 am
par William Hamleigh
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Déjà présent dans l'administration, le Gaélique fait l'objet de débats parlementaires quant au rétablissement de son enseignement dès les classes primaires.[/center]
[center]LE GAÉLIQUE BIENTÔT DE RETOUR DANS LES SALLES DE CLASSES ?
26 juillet 2038[/center]

[justify]Alors que les petites têtes blondes ont déjà délaissé les bancs et les pupitres au profit de leurs occupations estivales, le Gouvernement a d'ores lancé les débats sur le programme scolaire de l'année qui les attendra à leur retour de vacances. En effet, dés la rentrée de septembre 2038, les élèves de primaires pourraient bien voir leur cours de langue étrangère obligatoire remplacé par un cours de gaélique lorthonien intitulé : Langues et identités nationales. À l’initiative du Département de l'Intérieur, la mesure s'inscrit dans une politique plus large de redynamisation de l'espace culturel gaélique jugé trop souvent occulté par l'influence du monde anglo-saxon.

Si le Secrétaire d'État James Blàrach, en charge du projet, défend un politique qu'il qualifie de "logique" et pleine de "bon sens", ses opposants libéraux et, pour certains, travaillistes, craignent de voir dans cette mesure l'établissement progressif d'une politique nationale et culturelle de repli-sur-soi exagéré. Car, là est le problème, l'ajout des trois heures hebdomadaires d'enseignement du gaélique se fait au détriment des deux heures normalement prévues de Langues étrangères, dans l'énorme majorité les langues Gallique et l'Italique, ainsi qu'au prix d'horaires de religion/morale rabotés. Ainsi, l'ancienne Secrétaire d'État de l'Éducation, membre du Cabinet de Daniel Ceallach, Breata Mac Gillewne, dénonce "le début une fermeture progressive des Îles Lorthon au monde pour satisfaire des fantasmes nationalistes" ; face à quoi Blàrach s'est défendu en affirmant qu' "on ne peut pas laisser nos citoyens sans une formation dans une langue historique de notre pays et qui reste parlée par un lorthonien sur trois dans la sphère privée".

Comme à chaque dépôt d'un projet de loi, particulièrement depuis la formation de la coalition gouvernementale, le Parti travailliste se coupe un peu plus encore d'une partie de ses élus et de ses électeurs. Si la mesure avait pourtant, à l'époque, reçu un avis favorable du Premier ministre Daniel Ceallach, l'idée qu'elle émane désormais du Front gaélique cristallise les échanges à la Chambre des Communes. Le texte de loi, au sujet duquel le Parlement de prononcera la semaine prochaine, promet un vote serré et incertain pour la majorité.

Posté : jeu. mars 14, 2019 12:32 pm
par William Hamleigh
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INVITÉ : ENTRETIEN AVEC LE PREMIER MINISTRE
11 août 2038[/center]

[justify]Thomas Drew : Bonjour à tous, il est 10 heures. [jingle] Aujourd'hui dans l'Entretien politique j'ai l'honneur d'avoir avec moi dans ce studio le Premier ministre Ulysses Morgan, l'homme dont l'alliance avec le Front gaélique a fait coulé beaucoup d'encre lors des dernières élections. C'est la première fois que vous m'accordez un entretien dans votre nouvelle fonction puisqu'en effet vous étiez déjà venu me parler du climat parlementaire du temps de Daniel Ceallach. Merci à vous monsieur le Premier ministre d'être avec nous ce matin.

Ulysses Morgan : Bonjour à vous Thomas, vous allez bien ?

Thomas Drew : Ma foi je vais bien, merci. Aujourd'hui dans l'Entretien politique, le Premier ministre nous livrera son avis sur les grandes questions qui animent actuellement la société et réagira à quelques dossiers internationaux dans lesquels notre pays est impliqué. Nous parlerons réforme de l'enseignement, Communauté des Nations, pétrole et nucléaire. Sans plus attendre, commençons. Monsieur le Premier ministre, la formation de votre Cabinet, intervenue dans un climat de crise sans précédent depuis l'abdication de 54, a fait beaucoup parlé d'elle de tous les bords politiques jusque dans les rangs du Parti travailliste qui, encore aujourd'hui, n'a pas totalement digéré la manœuvre. Alors, aujourd'hui avec quelques mois déjà à l'exercice, comment ça se passe au sommet de l'État avec une cohabitation si excentrique ?

Ulysses Morgan : Tout d'abord je crois qu'il est primordial de rappeler, comme vous l'avez fait, qu'il s'agissait d'un contexte de crise sans précédent dans notre histoire politique récente. Tout cela peut se comprendre en considérant le fait qu'il s'agissait d'un moment critique de notre démocratie. En effet, le Cabinet Ceallach s'est terminé dans un climat d'affaires fumeuses et a beaucoup perdu en voix exprimées à ce fait. Ajoutez à cela la renaissance houleuse des Libéraux-Réformateurs qui pansent encore les plaies de leur échec de 2035. Entretemps, le Front gaélique réalise des performances jamais vues et vient bouleverser l'équilibre bipartite qui dirigeait jusqu'alors. C'est alors que l'idée d'une collaboration entre le programme des travaillistes et des frontistes a germé du fait de leur relative proximité. J'en suis convaincu, c'était le bon choix à faire. À nous allier tant bien que mal avec les Libéraux comme l'a tenté Richard Riggs nous n'aurions rien eu de satisfaisant. Ici nous avons un Cabinet qui, certes crée une certaine animosité chez une partie de la population, je le conçois parfaitement, mais nous avons surtout une équipe capable de s'accorder sur un bon nombre de sujets en commun et qui peut proposer une politique cohérente pour le pays. C'est à mon sens ce qui justifie au mieux notre collaboration.

Thomas Drew : Très bien, et donc concrètement, derrière les caméras, comment ça se passe en interne ?

Ulysses Morgan : Écoutez, bien entendu il y a des négociations qui sont parfois musclées, je ne vous le cacherai pas. Mais moi qui ai assisté à de nombreuses réunions au cours de ma carrière, je puis vous assurer que même dans un cabinet homogène il y a des rixes, peut-être même davantage par moment. Toutefois je dois dire que j'entretiens une très bonne relation avec madame Asgaill et que nos visions s'accordent sur un bon nombre de points du programme.

Thomas Drew : Parlons Front gaélique, justement. Le texte de loi qui impose désormais aux établissements scolaires primaires la tenue de cours de langue gaélique vient juste d'être voté de justesse par la Chambre des Communes à 116 contre 114 avec 11 abstentions. Quelle est votre interprétation de ce résultat ?

Ulysses Morgan : Ma foi c'est la preuve que cette coalition que je dirige devra perpétuellement se battre pour passer ses projets de loi. On voit bien qu'il y a une certaine part au sein du groupe travailliste qui a décidé de jouer la carte de la petite dissidence et qui refuse de voir le côté pragmatique de cette cohabitation. Si demain le Parlement renverse le Cabinet, qui dirigera ? Allez-y je vous le demande.

Thomas Drew : Les sondages vous donnent gagnant mais toujours en dessous des scores de Daniel Ceallach.

Ulysses Morgan : Voilà. Et donc qu'est-ce qu'on fait ? On se lance à nouveau dans des débats stériles avec les Libéraux avec qui la négociation relève quasiment de l'utopie ou on choisit une voie qui peut s'avérer difficile à accepter mais qui dans les faits, je vous parle bien des faits pas des idées, est en mesure de diriger ce pays de manière cohérente et réfléchie.

Thomas Drew : Et quant à la loi en question, un rapide mot ?

Ulysses Morgan : Oui je rejoins tout à fait les déclaration du Secrétaire de l'Éducation, il a eu des mots justes. De manière générale, je trouve assez aberrant que le gaélique, qui est une langue cruciale dans notre identité et qui est la langue du quotidien pour un lorthonien sur trois, ne bénéficiait toujours pas d'un enseignement méthodique et donné par des professionnels dans le cadre scolaire. Cela ne relève même pas d'un quelconque choix idéologique, c'est simplement du bon sens, selon moi.

Thomas Drew : Bien, je vous remercie. Passons à autre chose désormais.

Ulysses Morgan : Je vous en prie, Thomas.

Thomas Drew : Monsieur le Premier ministre, le début de votre mandat a été marqué par une actualité internationale mouvementée dans laquelle vous et votre équipe avez été plongés immédiatement après votre prestation de serment. L'explosion de l'Union Douanière Occidentale et la création de la Communauté des Nations Dytoliennes à laquelle vous avez personnellement pris part a quelque peu chamboulé votre programme politique initial. Particulièrement, la perte du marché de l'UDO pour l'industrie pétrochimique a été un véritable coup de poignard. Comment avez-vous abordé la question et comment voyez-vous la suite des événements ?

Ulysses Morgan : Oui en effet on ne peut pas vraiment dire qu'on ait bénéficié d'un temps de répit pour se mettre dans le bain. La fermeture soudaine des marchés britons, lébiriens et enissois a mis un arrêt net dans une bonne partie de la chaine productrice de nos secteurs en lien avec le pétrole et le gaz que nous extrayons. C'est en grande partie pour cette raison que j'ai été si impliqué dans le développement d'une nouvelle zone de marché et de coopération économique à envergure continentale à laquelle intégrer notre pays et ses industries. A l'heure actuelle, en raison des actes qui ont été posés par le passé, les Îles Lorthon sont grandement dépendantes des revenus pétroliers, et c'est une bonne chose que d'avoir de pareilles richesses, c'est grâce à cela que nous avons récemment atteint la première place mondiale en terme de PIB par habitant, mais il faut rester prudent. En effet, lors de périodes où le secteur se retrouve sous stress intense comme nous venons de le vivre, il faut être vigilant. Devais-je chercher à réduire les dépenses publiques in extremis et entamer une profonde refonte de notre modèle social et économique ou bien chercher une solution réfléchie à long terme pour maintenir nos activités à un niveau satisfaisant ? C'est cette deuxième option que j'ai choisie pour la CND. Nous y bénéficions d'une grande étendue de clients et notre production est repartie à la hausse après la chute observée lors de l'effondrement de l'UDO.

Thomas Drew : Que dites-vous alors aux ménages pour qui le salaire de Lorthon Energy est primordial ?

Ulysses Morgan : Je comprends leur inquiétude bien évidemment mais je leur confie également que la situation est en train de se résoudre. Lorthon Energy doit encore se remettre des pertes subies ces derniers mois mais son avenir est prospère, j'en suis persuadé. Aucune restructuration d'envergure n'est prévue. D'ici la fin de l'année, notre production sera très probablement revenue à un niveau équivalent voire supérieur à ce qu'il était avant les déboires géopolitiques connus.

Thomas Drew : Bien, j'aimerais maintenant vous amener sur la dernière thématique que nous aborderons dans cette émission. L'actualité internationale a, une fois de plus, marqué ces dernières semaines et notre pays s'y trouve au quasiment au cœur. Je veux bien entendu parler du tollé général qu'a suscité l'annonce du gouvernement briton au sujet du lancement de son programme de développement d'armes nucléaires. Vous avez immédiatement condamné ces actes, aux côtés de nombreuses nations, et vous avez soumis au Parlement une série des sanctions économiques à l'encontre de la Britonnie pour la forcer à changer de cap, ce qu'elle n'a toujours pas fait. Pouvez-vous donner votre analyse de cette situation pour le moins tendue et délicate ?

Ulysses Morgan : Oui tout à fait. Il s'agit, selon moi, d'une énième preuve qui révèle le délire profond dans lequel planent les élites de Lanfair. Avec cette annonce, somme toute assez étrange pour un programme sensé relever du secret militaire, on a une fois de plus le signe que la Britonnie se rêve encore en superpuissance mondiale à l'heure où de nouveaux rapports de forces l'ont enterrée. Son comportement diplomatique n'a de cesse de l'isoler du reste de la Dytolie et même du reste du globe. Bien entendu il nous fallait, en tant que voisins directs, réagir à cette annonce de la plus haute importance pour notre sécurité. Il est inadmissible que dans un espace régional comme le nôtre, où les nations peuvent régler leurs différents par la discussion et le dialogue constructif sans avoir recours aux armes, un pays se lance dans une pareille entreprise qui menace pour sûr l'équilibre des puissances. Nos amis qui ont remportés les élections en Ennis ont été du même avis que nous autres. Nous avons tenu de longues heures ensemble au téléphone pour trouver une issue à cette crise à la suite de quoi nous avons évoqué l'établissement de sanctions.

Thomas Drew : Vous poursuivez donc sur la ligne diplomatique initiée par Daniel Ceallach, à savoir un divorce de plus en plus effectif entre les Îles Lorthon et la Britonnie ?

Ulysses Morgan : Je crois que l'ancienne entente qui tenait depuis une cinquantaine d'années était pour la majeure partie due à une bonne complaisance des milieux politiques. Or, je crois que l'épisode douloureux de la guerre en 2034 a été révélateur pour beaucoup que les Îles Lorthon se devaient de prendre leur chemin seules et arrêter de zoner dans l'entourage belliqueux de l'Union Panocéanique, leur place est dans le monde occidental, développé et éclairé. Pour répondre à votre question, oui l'un des enjeux de mon mandat est continuer sur la lancée du Cabinet de mon prédécesseur car je crois qu'il avait vu juste quant à la place que doivent occuper les Îles Lorthon en Dytolie et dans le monde en général.

Thomas Drew : Jusqu'où êtes-vous prêt à aller pour mettre fin à ce programme nucléaire ?

Ulysses Morgan : Je ne peux vous dévoiler toutes les cartes du jeu diplomatique qui se joue actuellement j'en ai bien peur. Toutefois il est clair que, seules, les Îles Lorthon ne pourront imposer grand chose. En revanche, l'étonnante et réjouissante levée de boucliers pour contrer ce projet fou laisse à penser qu'une réponse régionale, peut-être du côté de la CND, voire mondiale serait envisageable. Dans tous les cas, nous nous sommes déterminés à empêcher la réalisation de ce délire.

Thomas Drew : Je vous remercie, monsieur le Premier ministre, pour ces précieuses minutes que vous nous avez accordées.

Ulysses Morgan : C'est moi qui vous remercie, Thomas.

Posté : ven. mars 15, 2019 1:55 pm
par William Hamleigh
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Parmi les manœuvres prévues, des déploiements terrestres sans précédent sur le territoire arctique.

LES ÎLES LORTHON ET L'ENNIS LANCENT L'OPÉRATION OGMIOS
14 août 2038[/center]

[justify]Dans la nuit du 13 au 14 juillet, la première édition d'un programme d'exercices militaires communs entre les Îles Lorthon et la République d'Ennis a officiellement débuté. Baptisée Ogmios, d'après une divinité guerrière du panthéon celtique, l'opération consiste en plusieurs déploiements stratégiques étalés sur une semaine impliquant les trois composantes des forces armées des deux pays. Sur les mers tout d'abord où les flottes alliées procèdent actuellement à des manœuvres conjointes et des exercices grandeur nature impliquant notamment le porte-avion HMS Edmond Burkley, seul exemplaire que compte la marine royale, aux côtés des frégates et croiseurs ennissois. Au total, ce sont près de cinquante navires et une vingtaine de submersibles qui ont pris part aux exercices. Se sont aussi joints aux forces navales en présence plusieurs escadrons comptant une cinquantaine d'appareils des forces aériennes de nos deux pays. Au Nord aussi, sur les étendues glacées des territoires des Eighlands lorthoniens, des opérations sont actuellement en cours. C'est, cette-fois, l'armée de terre qui est à la manœuvre ; 20 000 fantassins ont ainsi été mobilisés. Opérant des déploiements et des simulations en tous genres, les troupes terrestres assistées de leurs nombreux véhicules s’immergent dans une ambiance de conflit arctique aux portes de la sphère d'influence britonne. Pendant plusieurs jours, jusqu'au 20 du mois d'août, les forces armées conjointes se livreront donc à plusieurs scénarios d'exercices et de mises en situation de grande ampleur mettant en scène les effectifs de nos deux nations dans le climat d'un hypothétique conflit majeur.

« Ces manœuvres ne sont pas anodines » a précisé le Secrétaire de la Défense du Royaume, Alby Moray, ancien amiral de la marine royal et frontiste. En effet, l’opération OGMIOS prend place dans un contexte international et régional parmi les plus tendus du siècle. Face aux groupes de presses et de télévision, Alby Moray a longuement déroulé les enjeux et motifs d’un exercice d’une telle ampleur : « Les manœuvres et opérations interarmées que nous avons conjointement lancées avec nos alliés de la République d’Ennis ont pour but de réaffirmer l’alliance inébranlable qui existe entre nos deux nations (…) et notre forte volonté de préserver un équilibre des puissances régionales qui garantisse la stabilité de nos États et la sécurité de nos concitoyens. » L’ex-amiral a ensuite confié ses impressions sur les récentes déclarations de Lanfair et n’a pas caché que l’opération OGMIOS était entièrement née en réaction à ces annonces. « C’est une entreprise irréfléchie et dangereuse dans laquelle se lance notre voisin ; nous ne le lui avons que trop signalé déjà. Il nous faut maintenant nous préparer »

Le Premier ministre a répondu ce matin aux interrogations des députés lors de la séance hebdomadaire des Questions to the Prime Minister et où il a réaffirmé à plusieurs reprises que les Îles Lorthon n’étaient pas une nation guerrière mais « amatrices de paix et de stabilité » Pour Ulysses Morgan, il s’agit davantage de sécuriser les intérêts des Îles Lorthon et de la République d’Ennis en rappelant à Lanfair – qu’il n’a à aucun moment qualifiée d’ « ennemie » - qu’elle n’était pas la seule nation en Dytolie septentrionale et que « sa diplomatie isolationniste » était une des causes multiples qui poussent les différents acteurs du concert international, les uns après les autres, à redoubler de méfiance à son égard. Le Premier ministre a également tenu à adresser un message à ses partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes, dont les institutions propres à la défense sont encore au stade embryonnaire, qu’il espérait, le cas échéant, que l’hypothèse d’une réponse globale et coordonnée de l’organisation à l’encontre de la politique de la Britonnie soit débattue.

Posté : sam. mars 23, 2019 3:00 pm
par William Hamleigh
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Un pound pour un teatle, c'est la nouvelle idée de la mairie de Farmill.[/center]
[center]FARMILL EXPERIMENTE SA PROPRE MONNAIE LOCALE
8 septembre 2038[/center]

[justify]Le teatle a fait son apparition hier dans les sacs des bureaux de change de Farmill. Projet inédit, cette monnaie locale est la première tentative du genre aux Îles Lorthon. En effet, les habitants de la ville de Farmill peuvent désormais réaliser leurs achats dans une devise monétaire promue par la mairie dans le but de revitaliser la vie économique de cette ville moyenne du Royaume qui souffre de sa position excentrée par rapport aux centres dynamiques du pays. Le Ceannard [Ndlr : équivalent lorthonien du maire ou du bourgmestre] de la cité, Arnold Sagmen, espère ainsi donner à ses habitants des moyens concrets pour renforcer les échanges physiques du centre de Farmill qui éprouve de plus en plus de difficultés à maintenir une attractivité économique satisfaisante, à l'image d'ailleurs du reste de l'île de Scoraig. Si toutefois l'augmentation des flux touristiques semblent une lueur d'espoir pour les insulaires occidentaux, l'apport potentiel des monnaies locales tel qu'elles sont expérimentées pour la première fois à Farmill pourrait s'avérer intéressant et salvateur.

« Un pound pour un teatle ! » s'est exclamé le maire en clôturant son discours pour le lancement de la devise. Basée sur la valeur de la livre insulaire, la monnaie locale, baptisée teatle d'après le cours d'eau qui s'écoule au sein de la cité, sera disponible dans 22 points de change renseignés au travers d'un interface en ligne spécialement dédié sur le site de la mairie, celui de la monnaie et sur la devanture des établissements partenaires de l'opération. Ce sont 126 commerçants qui ont accepté de se lancer dans cette expérience, tous soucieux de voir le dynamisme de Farmill revenir à la hausse. Les commerçants qui accepteront d'être payés en teatle pourront procéder à l'échange de leurs devises contre des livres insulaires classiques. Les particuliers, au contraire, devront, eux, une fois leurs livres échangées contre des teatle's, se résigner à les dépenser ; il ne sera pas possible de revenir en arrière.

De nombreux projets de la sorte sont actuellement en gestation un peu partout aux Îles Lorthon et ailleurs en Dytolie. Dans notre pays tout particulièrement au sein duquel il existe d'énormes inégalités économiques entre les zones les plus reculées et les grands centres urbains de Fort William, Hoxa et Marisburry. Les différents collectifs qui militent pour l'expérimentation de ces monnaies locales scruteront donc d'un œil attentif les résultats du teatle de Farmill dont l'éventuel succès pourrait bien ouvrir la voie à de multiples tentatives du genre ailleurs dans le pays. Plus généralement, l'extension du teatle à l'intégralité de l'île de Scoraig reste dans les projets de Brian Tunnag, son inventeur. Élément d'avenir ou flop prochain ? Le maire et les partisans du teatle de Farmill s'aventurent en terrain inconnu.