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Posté : ven. janv. 24, 2014 3:34 pm
par Amaski
Projet : Minotaure II

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/678385UraniumUSGOV.jpg[/img]

L'énergie nucléaire est connue depuis plus que huitante ans et largement répandue dans l'armement et le civil. Néanmoins de quelle énergie nucléaire nous en parlons ? Il en a deux. D'un côté la fusion, à base d'hydrogène, et de l'autre côté la fission à base de plutonium. Au contraire de la fusion nucléaire, la fission est une procédure très basique et largement contrôlé à notre époque. La procédure est en soi tellement popularisé, qu'on part du principe qu'un physicien de première année universitaire serait capable de construire une bombe atomique. Une idée effroyable pour certains mais ceci serait ignorer la principale faiblesse de l'énergie atomique militaire : la matière première.

Construire une bombe atomique n'est pas difficile à condition d'avoir les ingrédients. Pour commencer, un peu de physique de base. La matière est composée d'atomes qui eux sont composés à leurs tour d'un noyau (formé de couples proton-neutron) entouré d'électrons. L'uranium est naturellement un élément instable car le ratio neutron-proton n'est pas idéal. Un noyau d'atome qui n'a pas un ratio neutron-proton idéal, devient instable.

Mais l'uranium, même s'il est naturellement instable ne l'est pas suffisamment pour provoquer une réaction en chaîne libérant cette énergie colossale que seul sait libérer une bombe atomique ou générateur. Ceci est lié au fait que la matière capable de subir une réaction en chaîne de l'uranium est l'uranium-235 mais que celui-ci se trouve en que très petite quantité dans l'uranium comparé au reste qui est de l'uranium-238. On enrichi donc l'uranium avec le but d'augmenter la proportion d'uranium-235 dans l'uranium. Pour l'usage militaire, il faut compter au moins une proportion de 85% d'uranium-235. Il est possible de créer une bombe nucléaire avec l'uranium-235.

Une alternative consiste à créer du plutonium-239 qui est produit dans un générateur nucléaire. Pour ceci, l'uranium-238 est doté d'un neutron supplémentaire pour le transformer en plutonium-239, également une matière sujet potentielle à une réaction en chaîne. Il existe donc le moyen de faire une bombe atomique à partir d'uranium-235 ou de plutonium-239. Une fois en possession soit d'uranium-235 soit de plutonium-239, il suffit d'avoir un physicien plus ou moins compétent pour fabriquer une bombe atomique. Pour créer du plutonium-239 et de l'uranium-235, il faut se doter d'une infrastructure capable d'enrichir l'uranium à fin de le transformer soit en uranium-235 ou en plutonium-239.

C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de construire un centre d'enrichissement pour procéder à la transformation. Un état moderne désireux de se doter de la bombe atomique doit donc d'une part accéder à de l'uranium et ensuite avoir des centres d'enrichissement. Mais même une fois le centre d'enrichissement construit, la bombe atomique ne peut pas encore être utilisé. Une bombe atomique en soi n'est rien d'autre qu'un explosif. Dans la guerre moderne, il faut pouvoir amener la bombe du point A au point B. Il faut donc forcément se doter de la puissance balistique pour le faire. En cours, soit avoir des bons missiles ou des avions, la dernière option devenue obsolète en vue de la situation mondiale. Beaucoup de pays sur Simpo néglige cet aspect. Ils ont des bombes atomiques sans se doter de missiles capables de les rendre efficace en tant qu'outil de guerre ou de dissuasion.

Chung Jung ne connaît pas tous ses détails. Il n'est qu'un militaire qui possède une vision guerrière des choses, certains diront même limitée. Il lui manque l'intérêt pour les détails nécessaire à la connaissance plus large des choses. Mais il sait s'entourer d'une équipe de scientifique issue de la diaspora goryeo.

Il faut pas oublier que l'arme nucléaire n'est pas un produit de masse. Il vous suffit de deux ou trois bons scientifiques pour couvrir la plus importante partie des travaux. Tout pays au monde peut facilement en trouver des tels chercheurs. Après, comme dit, ce n'est pas au niveau technologique que réside le problème mais sur le plan de la matière première. Le Hanguk possède un sérieux avantage : il extrait de l'uranium. Il est donc capable d’accéder à la matière première sans que ceci puisse faire l'objet d'un embargo. Le majeur défi réside donc dans le fait de transformer l'uranium-238 en plutonium-239 ou uranium-235 ainsi que de se doter de la puissance balistique nécessaire. Il faut donc construire un centre d'enrichissement et si possible plusieurs pour prévenir des éventuelles tentatives de sabotage.

La place pour une telle installation ne manque pas. Ce qui manque c'est le savoir pour ériger ces centres d'enrichissement. Pour ceci, il faut l'appui d'une grande puissance. Pas forcément une puissance nucléaire. On peut tout à fait construire un centre d'enrichissement sans en avoir de bombe atomique en ayant soit une centrifugeuse soit un générateur. Ce n'est qu'un édifice industriel à la fin, un édifice bien complexe mais pas autant qu'une base de lancement spatiale. Quels pays entraient en compte pour aider à construire une telle installaton ? Dans un premier moment, toutes les puissances atomiques, que ceci soit civil ou militaire. On avait donc la Rostovie, partenaire impossible à imaginer ; l'Eran, pays avec lequel les relations s'étaient beaucoup dégradés suite à l'attitude d'In Tao dans le dossier du Viek Kong ; le Raksasa qui peut être ne verrait pas d'un bon œil une puissance atomique en plus sur le continent ; le Thorval dont il fallait savoir s'il en avait les ingénieurs vu la politique économique de l'ordoéconomisme; le Schlessien, un partenaire encore presque inconnu mais prometteur ; le Khalidan, aussi un autre bon candidat pour une coopération mais ou il fallait savoir jusqu'à pouvait aller la confiance ; le Wapong, pays de petite taille mais de grand esprit avec lequel on avait déjà des bons accords mais est-ce que le Directoire laisserait une république communiste se doter de l'arme atomique ? L'alliance actuelle était fragile et surtout dirigée contre la Main noire et l'Azude peut être mais encore, il fallait savoir ou en était niveau relation et s'ils ont les ingénieurs.

Le plus dur sera de convaincre un de ces pays de soutenir la construction d'un centre d'enrichissement d'uranium ou de transformation en plutonium-239. On pourrait la jouer filou en prétendant que c'était pour nourrir des centrales nucléaires mais Wei Shen était très clair en matière de recherche militaire et l'avait dit en privé à Chung Jung : soit on ne dit pas un mot soit on dit tout. Le Hanguk ne pouvait pas se permettre de passer pour un pays qui essaye de piéger ses partenaires. La confiance dans la parole des autorités du Hanguk était cruciale pour le pays. C'était la principale richesse naturelle du pays et cette ressource n'était pas renouvelable. Trop de dirigeants pensent pouvoir sacrifier la parole donné à la politique du moment. Ils sous-estiment la valeur de l'honneur et de la confiance.

Peut être le mieux était carrément de la jouer franc jeu donc communiquer aux grandes organisation et puissances l'intention de produire des armes atomiques en apportant les raisons de ce choix. Au moins là, les choses seraient claires et on pourrait travailler sur des éventuelles protestations, trouver des compromis avec les puissances potentiellement inquiètes et donc faire un programme atomique transparent. Chung Jung était contre ceci. Il pensait que ceci menacerait le programme atomique. Wei Shen, lui, en était en faveur de cette option et il était fort probable que c'était cette politique qui allait être appliquée. C'était quelque chose qui énervait Jung mais que faire ? Wei Shen était le Président et connu pour faire qu'à sa tête quand il pensait avoir raison. Il avait en lui une attitude despotique, une nature pouvant sembler proche du despotisme éclairé qu'avait marqué un autre personnage historique: Gorun Sun. Certains, surtout Ivan Septimus aimait par conséquence le comparer à Gorun Sun mais la vérité était que les deux hommes avaient beaucoup plus de différences que de points communs.

Gorun Sun était avant tout le produit de la paysannerie mongole du Nord de Tarnosia, amiral et chef avant tout militaire de son pays. Wei Shen, lui, était issue de cette race particulière qui unit un père goryeo et une mère juive. L'observateur en comparant les deux personnages pouvait constater chez Wei Shen, une ombre almérane, des traits moins typiques que chez Gorun Sun qui représentait des siècles de pureté raciale. D'un côté l'homme du mélange, de l'ouverture et né sous le digne du bouclier de David ; l'autre le militaire d'une race dure et pure croyant en des dieux plus vieux que le Monde avec à la main l'épée des Dieux. Wei Shen était donc un despote plus doux, plus consensuel et plus ouvert ; avec un fort dédain pour l'autocratie aveugle. Construire une cathédrale dans la capitale ? Gorun Sun aurait refusé tout net ; Wei Shen l'acceptait car il en savait davantage sur la force de la diversité et le besoin de dialoguer avec les autres cultures. N'était-il pas lui-même un étranger religieux dans son pays ?

Pourquoi cette longue comparaison ? Parce que la vue sur le programme atomique en était affecté. Gorun Sun aurait caché le programme et fait tout pour contourner les grandes puissances. Les étrangers sont des ennemis du progrès national, aurait-il dit. Wei Shen, lui, voyait en l'étranger la force nécessaire pour reconstruire une nation au sol. La Nation ne peut pas vivre que de ses forces interne. Comme un arbre, elle doit tirer sa force du sol makaran, de l'air du Monde et de l'eau des organisations internationales.

Ainsi donc, pour toutes ces raisons personnelles et politiques, Wei Shen prenait la décision finale, au détriment de Chung Jung, de publier officiellement le programme. Il fallait trouver un partenaire pour construire un centre d'enrichissement et de génération de plutonium. Autant en abattre toutes les cartes pour faciliter sur moyen terme les choses. Ca pouvait créer des difficultés mais elles seraient plus simples à régler que si le programme était révélé par un autre pays.

Posté : mar. janv. 28, 2014 12:05 am
par Amaski
Projet : Minotaure III

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Moebius nettoyait le sol du laboratoire. Ca faisait depuis quelques mois déjà qu'il travaillait comme ingénieur d'entretien dans la République Populaire du Hanguk. Blessé à la jambe durant la Première Guerre de la Péninsule, Erik Moebius avait décidé d'émigrer du Lochlann en direction du Makara. S'enrôlant dans le camp fascistes, il avait aidé à nettoyer les armes durant les années de guerre. Malheureusement avec la victoire des communistes, il perdit tout emploi mais réussit au moins à échapper à la répression politique. Par miracle, il retrouva un travail comme ingénieur d'entretien dans un des laboratoires nouvellement crées par la République Popualire. Fatigué d'une vie bien mouvementé, l'homme de cinquante ans se contenta chaque jour de restaurer la pureté des sols et des instruments de travail. Des fois il se plongeait dans les souvenirs d'enfance, le temps dans son village natal. Il se voyait encore comme il était refusé à l’Académie des Beaux-arts de Lyöns pour ensuite rejoindre le Lochlann et s'enrôler durant la Première Guerre de la Péninsule. Ces temps étaient bel et bien passés. Aujourd'hui il pouvait que sentir la douleur à sa jambe comme souvenir de la guerre. Dieu que sa jambe faisait mal, se disait-il! Si seulement cette balle ne l'aurait pas touchée..qui sait ce qu'il aurait pu réussir dans sa vie !

Moebius se traîna vers le centre de la pièce pour continuer son nettoyage. Il regarda alors vers la montre au mur avec un regard furtif, presque honteux. Sept heures du matin, le jeune ingénieur devait bientôt arriver. A peine cette pensée faite, la porte s'ouvrit et un jeune scientifique orientale entra dans la pièce. Son nom fut Rhee Bak. Il était d'originaire de Newport et avait rejoins la République Populaire juste après la fin de la guerre civile. Il fallait dire que le gouvernement payait une fortune aux ingénieurs et scientifiques retournant au pays. A la fin, l’appât de gain le remporta souvent sur les considérations idéologiques. Rhee Bak n'était pas déçu de sa décision. S'il ne l'avait pas prise, il serait probablement aujourd'hui mort sous les bombes atomiques et la vie au Hanguk n'était pas si mal à la fin. On pouvait s'acheter un terrain pour rien et avec le salaire payé par l'Etat, on pouvait vivre une vie hautement confortable. Certes, le communisme empêchait d'employer des majordomes, s'acheter des voitures hyper luxueuses mais il avait des compensations dans d'autres domaines. On pouvait se construire une belle maison en banlieue et s'arranger pour se permettre quelques luxes bien appréciés. Tout était question de mesure et étrangement, cette modération forcée, rendait la vie plus rassurante.

Le scientifique arriva alors auprès de Moebius et le salua.

Rhee Bak : Monsieur Moebius, une bonne matinée à vous. Toujours si tôt au travail ?

L'alméran s'inclina légèrement devant Bak et lui fit pour réponse.

Erik Moebius : Oui, je prends mon travail très au sérieux. Comme vous, dit en passant. Les travaux avancent ?

Rhee Bak : Ceci reste à voir. Vous avez nettoyé les centrifugeuses correctement? Il est indispensable que les appareils soient parfaitement probres.

Erik Moebius : Oui, il n'y a pas une trace de poussière. Mais dites, vous me permettez de vous posez une question, à quoi ils servent ?

Bak sourit. Il appréciait Moebius, il était curieux et méticuleux. Il avait en lui une ambition du travail bien fait qui le surprenait toujours. Il lui répliqua.

Rhee Bak : Toute question est bienvenue. Votre curiosité est un signe de sagesse. Ce que vous voyez là au fond de la salle sont des centrifugeuses dite de Zippe. Nous les avons acheter au Khalidan grâce à un accord de coopération scientifique. Elles servent à enrichir de l'uranium. L'uranium est composé en grande partie par de l'uranium-238, non-fissible et donc sans intérêt pour l'énergie atomique et en petite quantité par de l'uranium-235, lui étant fissible donc capable de soutenir une réaction en chaîne. Nous prenons donc l'uranium pour le gazéifier. Le gaz est envoyé dans la centrifugeuses. Pourquoi ceci ? Car l'uranium-235 et l’uranium-238 sont identiques à part leur poids. C'est donc en les faisant tourner à une vitesse extrême que nous pouvons envoyer les molécules les plus légères vers le haut et les plus lourds vers le bas. Ainsi nous séparons l'uranium-235, plus léger de 1,26%, de l'uranium-238 pour créer un uranium avec plus d'uranium-235 que de l'uranium-238. Le pourcentage d'uranium-235 présent dans le nouveau uranium est indiqué en pourcentage. Donc si vous avez de l'uranium enrichi à 80%, ceci signifie que 80% sont composés d'uranium-235. Ceci est important car une réaction en chaîne à besoin d'une certaine quantité minimale d'uranium-235 concentrée. On dit que pour provoquer une réaction en chaîne, il faut environ 50 kilos d'uranium enrichi à 85-90%. C'est une qualité rassurante car tant que vous ne mettez pas ensemble 50 kilos d'uranium fortement enrichi, il y a aucune chance d'une explosion atomique. Imaginez-vous s'il faudrait bien moins ! Nous pourrions assister à des explosions atomiques spontanées dans la nature des qu'un glissement de terrain amasse de l'uranium.

Erik Moebius : Mais une fois l'uranium produit et mit dans une bombe, comment faites-vous d'empêcher qu'elle explose ?

Rhee Bak : Vous abordez là une question cruciale. Pour éviter ceci, il faut que l'uranium ne fasse pas cinquante kilos avant le moment de l'explosion désiré. Pour ceci l'uranium est divisé en deux parties. Une partie forme une sphère avec une cavité cylindrique et l'autre est un cylindre fait pour s’emboîter dans la cavité de la sphère. Les deux sont séparés. Des qu'on veut l'explosion, on active un mécanisme qui pousse le cylindre dans la sphère. L'uranium forme alors une sphère de cinquante kilos et atteint la masse critique qui provoque une réaction en chaîne. C'est horriblement simple, tellement simple qu'on dit qu'un étudiant de première année de physique universitaire saurait vous construire une bombe atomique. C'est donc pas vraiment l'aspect technique qui pose problème mais plutôt de trouver l'uranium en question et surtout de concevoir la bombe. Ca ne se fait pas avec des matériaux qu'on trouve dans une pharmacie. Après, je simplifie un peu car il faut que la réaction en chaîne se fasse au bon moment. Si elle est trop rapide, elle ne brise pas assez de noyaux atomiques et donc on assiste à une pré-détonation donc une explosion atomique insuffisante. Il faut donc qu'entre le moment du début de la chaîne en réaction et la libération de l'énergie, un maximum de noyaux soient affectés. C'est ceci qui définit la puissance de la bombe. Mais bon, ce sont des détails qui ne nous concerne pas encore. Pour le moment nous fabriquons l'uranium enrichi qui servira pour créer une première bombe-prototype. Et ceci sera que le début. Il faudra créer des bombes de l'efficacité voulue et aussi développer l'appui balistique nécessaire.

Erik Moebius : Oui mais pourquoi vouloir créer ces bombes atomiques ? Ce sont des armes dangereuses.

Rhee Bak : Exactement parce que sont des armes dangereuses. L'idée est de créer une sorte de bouclier atomique à deux niveaux. Le premier niveau est la dissuasion. Un armement nucléaire dira aux voisins : pas la peine de vouloir nous envahir, on peut vous faire vraiment mal. Vous gagnerez plus à commercer avec nous que vouloir nous attaquer.. Et si la dissuasion échoue, alors utilisez l'arme pour créer une sorte de terre atomisée avec l'ennemie. Donc on lance des bombes atomiques sur les régions frontalières de l'ennemie pour rendre leur traversée impossible voir trop coûteuse en vie humaine. A partir de là, l'adversaire devrait être assez démoralisé pour accepter une paix blanche. Si c'est une force hors du continent, il suffira d’utiliser les armes pour bombardez les flottes. L'arme atomique dévastera le gros de la flotte et les vagues provoqués par l'armée régleront le cas aux navires dans les périphéries de la zone d’impact. Voila, bon, je pense que faudra maintenant se mettre au travail.

Erik Moebius : Je suis aussi d'accord mais merci pour avoir répondu à mes questions !

Posté : sam. févr. 01, 2014 12:14 pm
par Amaski
HRP : Pour des raisons de fairplay et aussi de réalisme, je mets momentanément le programme nucléaire en sourdine, il n'est donc pas fini mais il sera repris plus tard pour laisser écouler un peu de temps. Entre temps je me permets de lancer un nouveau rp technologique. Les infos sont tirés d'un article de journal sur la nouvelle voitue à air de Tata donc la technologie existe depuis 2014.

Projet : AeroCar I

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Nam Jung se tenait assis en face du Commissaire à la Recherche, une certaine Chung Rhee. Il était déjà minuit et exceptionnellement elle avait accepté de donner un rendez-vous à ce jeune ingénieur. Pourquoi ? Bonne question, quelque chose l'avait dit d'accepter de voir Nam Jung. Comme quoi le destin peut faire beaucoup. Pendant que Nam Jung se tenait assis, elle lisait les documents qu'il lui avait apporté avec une fascination bien cachée.

Mais qui est Nam Jung ? Son histoire est comme beaucoup d'autres liés à celle des USP. Il avait survécu aux attaques atomiques par pur hasard. Il se faisait que quand la bombe atomique avait frappé la ville ou il habitait, il se trouvait entra de prendre le métro. Un heureux hasard qui lui sauva la vie. La deuxième raison de sa survie fut moins aléatoire. Des que la nouvelle de l'attaque lui fut connue, il prit tous ce qu'il pouvait emporter et fuia vers le Nord, au contraire du reste de la population. Il savait que la guerre conduirait la Rostovie inévitablement à avancer vers le Sud alors que le Nord pourrait permettre d'avoir des lieux de refuge. Le chaos de la masse humaine marchant vers le Sud anéantira de toute façon toute chance d'atteindre des ports libres. Il réussit à fuir vers le Nordland et de là vers l'Orient pour venir au Hanguk, terre dont ses grands-parents lui avaient largement parlé. C'était un retour à la source partiellement dû à la nostalgie mais surtout provoqué par le besoin de chercher un lieu ou il pourrait reconstruire sa vie.

Bien de vies ont été détruites à cause la Rostovie et parmi les victimes on comptait la plus splendide des civilisations modernes : les USP. Des fois Nam Jung regrettait les USP, un regret sincère d'un monde plus simple et libre, un monde ou la science cohabitait avec le fanatisme religieux ; ou la rhétorique fut revigorée chaque jour dans les chambres du Parlement. La Rostovie avait perdu la guerre, au moins en ce qui concernait ses implications sur long terme. En se souviendra d'elle comme d'un peuple agressif et brutal. Son nom se perdra dans la mémoire collective alors que les petits enfants sauront citer les villes de Hellington et de Newport car ils inspireront l'idée d'un monde brillant. On en parlera sur les rostovs pas plus qu'on en parle aujourd'hui sur les assyriens. La Babylone moderne, les USP, elle par contre restera dans toutes les mémoires. L'Histoire maudit les meurtriers et honore les poète et penseurs. C'est la victoire ultime de la plume sur l'épée.

Mais pour le moment, les ruines et les cendres marquaient les USP. Le temps ne s'était pas suffisamment écoulé pour permettre à l'Histoire d'agir. Nam Jung avait donc pour seule perspective les années de sa vie, un court instant dans l'histoire humaine, qu'il devait utiliser à bon escient. Chung Rhee cessa alors a lecture et releva la tête pour regarder Nam Jung. Elle lui dit.

Chung Rhee : Pourquoi vous n'avez pas présenté ce projet au gouvernement des USP ? J'en suis persuadé que vous aurez reçu un large soutien public en vue des implications de cette idée.

Nam Jung : Malheureusement personne a voulu voir en ce projet du potentiel ou disant mieux, les lobbyistes du secteur pétrolier se sont assurés qu'un tel potentiel ne soit pas vu.

Chung Rhee : Ah oui, les merveilles du capitalisme...mais je vous rassure, des tels problèmes existe aussi dans les économies socialistes. Regardez l'Eran, je pense qu'il sera difficile de trouver une économie plus rétrograde que la leur. Ils n'inventent rien, n'osent aucun défis. Ils n'ont aucun esprit d'entreprise. Des fois je me demande s'ils sont vraiment humains vue leur incapacité de réussir quoi ce soit. Quel fut leur dernier succès ? La bombe atomique ? Ca doit bien dater d'une quinzaine d'années. Mais je ne vais pas vous embêter avec mes réflexions. Donc je résume en clair, vous pensez pouvoir produire une voiture marchant avec...de l'air ? De l'air comme on en trouve partout sur cette belle planète...bon à part peut être à In Tao vu la pollution.

Nam Jung : En simplifiant oui. Un moteur de voiture marche classiquement avec de l'essence ou une explosion est provoqué pour mouvoir les pistons. A la place d’utiliser l'essence, l'idée est de travailler avec de l'air comprimé pour faire bouger les pistons. Il faut bien évidemment un peu d'électricité à la base mais comparé aux voitures électriques, la voiture à air a deux fois plus d'autonomie. Elle peut rouler sans arrêt sur trois cent kilomètres en coûtant sur ce trajet un dollar. C'est, je ne vous cache pas, une méthode qui pourrait rendre à l'automobile la gloire qu'il eut au début du 20ème siècle. Fini de payer des dizaines de dollars pour remplir sa voiture avec un essence surtaxé. L'air est partout et fera le gros du travail. Avec des lieux de rechargement efficace, vous pourrez réussir à recharger la voiture en trois minutes ; quatre heures sur une prise électrique classique donc idéal pour recharger durant la nuit. C'est un projet dont le niveau technologique mondial est capable depuis une décennie mais personne à oser le défis juqu'à là.

Chung Rhee : Je vois. C'est plus que prometteur. Je pense que nous devrions soutenir ce projet à fin de lancer la réalisation d'une voiture marchant à base d'air. De toute facon notre pays devra se lancer dans la production de voitures plus tôt ou plus tard, autant le faire directement avec une méthode révolutionnaire. Pouvez-vous prendre en charge un atelier de recherche et de production demain matin ?

Nam Jung : Demain matin ? Déjà ?

Chung Rhee : Oui, demain matin. A quoi perdre du temps ? Je dirais à Wei...euh....au Président de signer un décret ce soir-même. Votre projet est révolutionnaire, nous avons besoin de projet révolutionnaire donc autant court-circuiter la procédure administrative et venir aux choses cruciales même s'il faudra réveiller le Président pour ça. Nous voulons que vous commencez au plus vite à développer un modèle commercial. Il y a des millions de gens qui ont besoin d'une voiture digne de ce nom et peut être pourrions-nous même dire des milliards.

A ce sujet, il faudra un nom pour l'entreprise nationale qui se chargera de la production et la vente de ces merveilles. Hmmm, il faut un nom qui parle et surtout qui soit facilement exprimable en coréen et dans les langues romaines. Nous ne devons pas voir que notre marché national mais viser l'international.

Vous ne le savez pas, mais notre pays tend depuis un moment de donner un coup de poing aux petro-monarchies du Barejbal. Le système capitaliste est basé en partie sur le pétro-dollar, autant sabrer ce pilier si nous avons les moyens. On va voir combien de temps il pourrons tenir le prix au-dessus les 100 dollars des que la première voiture à air sera sur le marché. Je paris avec vous que des la sortie, le cours du pétrole aux bourses occidentales va plonger comme jamais auparavant.

Nam Jung : Hmmm, pourquoi pas AeroCar ? Ca fait un peu pelabssien mais je pense que ceci pourra qu'aider à être acceptable dans l'esprit occidental.

Chung Rhee : AeroCar ? Ceci semble plus que convenable. Donc je vous demande de vous préparer pour demain. Entre temps je vous conseille d'aller vous reposer. Vous allez avoir beaucoup de travail. Pour ma part j'ai un supérieur à réveiller.

Posté : mar. févr. 04, 2014 9:27 pm
par Amaski
Projet : Minotaure IV

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La discussion avait lieu dans un bureau du Commissariat à la Défense. Chung Jung, général chargé du programme atomique, se tenait débout en face de Rhee Bak, chef-ingénieur chargé d’exécuter la production de la première bombe atomique goryeo. Ce n'était pas une tâche aisée mais indispensable pour garantir sur long terme la sécurité du pays. Beaucoup étaient contre l'idée des bombes atomiques mais il avait des contraintes géopolitiques qui forçait à surmonter ce mépris pour une arme sale. L'Eran devenait chaque jour plus instable et sa politique imprévisible. Une certaine folie semblait s'être emparée de leurs dirigeants qui reniaient des principes vieux comme leur pays pour des raisons qu'on ne pouvait pas expliquer. Chung Jung se tenait là, stoïque comme à son habitude, ennemi de l'émotion humaine. Il regardait Rhee Bak qui se tenait devant lui. Le jeune ingénieur montrait aucun sentiment d'inquiétude. On pouvait presque détecter un certain sentiment de supériorité vis-à-vis du général qui ignorait tant de chose sur la force atomique. Lui, Rhee Bak, connaissait la danse macabre des neutrons et protons dans les tréfonds de l'uranium. Il pouvait voir l'uranium comme il fut et comme il pouvait être. Chung Jung interrogea alors l'ingénieur sur l'avancée du programme nucléaire.

Chung Jung : Je voudrais savoir ou vous en êtes au sujet du projet Minotaure ?

Rhee Bak : Nous avançons à bon rythme. La production d'uranium enrichi a commencé depuis une semaine et nous sommes optimistes par rapport à notre capacité de production. Nous estimons pouvoir produire par mois environ 50 kilos d'uranium enrichi ce qui est une bonne nouvelle.

Chung Jung : 50 kilos ? Vous vous moquez de moi ? Qu'allons-nous faire avec quelques kilos d'uranium ?

Comme Rhee Bak détestait l'ignorance de son supérieur. Pourquoi devait-il travailler pour un crétin pareil ?

Rhee Bak : Cinquante kilogrammes sont largement suffisants pour provoquer une réaction atomique de nature militaire. C'est la masse critique qui provoque la fusion dans l'uranium-235. En somme, si la production reste constante, nous pourrions produire une bombe atomique par mois ce qui est beaucoup pour un pays comme le notre. Si nous visons de nous doter d'un arsenal de cinquante bombes, nous pourrions réussir la production en un peu plus de quatre ans. En moins de cinq ans, le bouclier atomique sera en place.

Chung Jung : Cinq ans ? Vous avez vu la situation en Eran ? Ce pays pourrait collapser en tout moment et dieu sait ce qui arrivera au pouvoir. Chaque fois que l'Eran connaît une crise politique, c'est toujours au détriment de la stabilité régionale.

Rhee Bak : Malheureusement la production d'uranium enrichi est un processus lent et compliqué. Les centrifugeuses doivent être parfaitement probes. Un seul grain de poussière peut détruire l'appareil. Nous ne pouvons pas sauter les protocoles de sécurité, ceci nous ferait perdre d'avantage de temps que nous pourrions espérer gagner.

Chung Jung : Vous pourriez augmenter le nombre de centrifugeuses en activité ?

Rhee Bak : Ce qui supposerait le besoin de plus de personnel capable de nettoyer les centrifugeuses. Il ne faut pas de simple nettoyeurs mais carrément des maniaques spécialisées. Et je vous parles pas de gens pour surveiller le processus. Nous parlons d'uranium-235, un élément fissible qui ne doit pas être détourné de nos laboratoires. Je doute que le Président accorde plus de moyens pour le programme juste pour gagner une ou deux années.

Chung Jung : Il doit avoir un moyen d’accélérer la production d'uranium...comment vous l'appelez ? 327 ? C'est stratégique pour la survie du pays.

Rhee Bak : Avec tout le respect, avec nos moyens actuels nous ne pouvons pas augmenter le rythme. Ce serait trop dangereux. Imaginez-vous que du gaz d'uranium-235 s'échappe ? Que quelqu'un le vole ou que simplement nous perdons la moitie de nos centrifugeuses par manque de soin ? Le Khalidan nous fournit des centrifugeuses mais pour combien de temps ? Les relations diplomatiques peuvent vite changer. Le monde est instable et une crise peut nous opposer à l'Empire du Khalidan. Les centrifugeuses sont précieuses. Après, je vois mal le problème que la mise en place du bouclier atomique prenne quelques années. Même si le bouclier n'est pas fini, la présence de quelques armes atomiques dissuadera toute action ouvertement hostile envers nous. Le bouclier n'est que l’achèvement d'un processus de défense national. Même que partiellement en place, il aura un effet dissuasif. Mais si vous voulez, nous pouvons envisager de diversifier la création de matériaux fissible.

Chung Jung : Vous faites mention à quoi en parlant de diversification ?

Rhee Bak : J'ai eu des conversations avec des collègues de Menovie. Apparemment ils sont aussi chargés par le gouvernement de conduire un programme nucléaire. Ce qui est intéressant c'est qu'ils ont une centrale nucléaire en activité ainsi qu'une en construction. Malheureusement celle en activité est possédé par une entreprise du Wapong mais peut être qu'ils pourront négocier avec les propriétaires privés pour utiliser les réacteurs. Celle en construction sera entièrement sous le contrôle de leur gouvernement mais que dans une année. En somme, en nous associant à eux, nous pourrions envisager de doubler le nombre de centrifugeuses avec leur appui logistique. En échange de quoi, nous les soutiendrons pour faire de la sur-génération avec les réacteurs nucléaires qu'ils contrôlent.

Chung Jung : C'est quoi la sur-génération ?

Rhee Bak : La sur-génération fait référence à la création de nouveaux matériaux fissibles à partir de matériaux non-fissibles. Par exemple si vous mettez de l'uranium dans le réacteur, habituellement composé de 20% d'uranium-235, matériel fissible et de 80% d'uranium-238, matériel non-fissible, vous pouvez transformer l'uranium-238 en plutonium-239 qui lui est fissible. En somme, vous créez grâce aux réacteurs plus de matériaux fissibles que vous y envoyez car vous transformez l'uranium-238 en plutonium-239. Pour cette raison on parle de sur-génération car on génère plus de matériel fissible qu'on y investi. Le plutonium-239, lui, est utilisable pour construire une bombe atomique. La seule faiblesse consiste au besoin d'avoir un réacteur que nous n'en avons pas, raison pourquoi nous utilisons les centrifugeuses pour faire une bombe à partir de l'uranium-238. La Menovie, elle, en possède, ce qui signifie qu'en nous associant à eux. nous ferions non seulement doubler nos moyens mais aussi nos sources d'approvisionnement et diversité de matériaux fissible.

Chung Jung : Vous pensez qu'on peut faire confiance à la Menovie ?

Rhee Bak : Faire confiance est un grand mot. Disant que nous avons peu à perdre. Tout le monde sait que nous travaillons sur la bombe atomique. Le fait qu'aucun pays n'ait encore protesté, signifie que nous ne dérangeons pas plus que tant l'équilibre international. La Menovie a une bonne réputation, donc nous allier à elle n'aurait aucune répercussion négative sur notre honneur. Je sais que mes collègues de Menovie sont moins avancés dans le domaine théorique par rapport à nous mais possède un plus grand nombre de matériel scientifique nécessaire. Un échange de moyens serait un atout majeur et nous pourrions gagner du temps. Aussi, sur la scène diplomatique, nous pourrions informer ensemble l'AdE sur notre programme nucléaire en prenant des engagements pour une utilisation purement défensive de notre arsenal.

Chung Jung : Bien, dans ce cas je vous autorise de travailler avec vos collègues de Menovie à condition que vous me tenez au courant.

Rhee Bak : Bien évidemment.