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Posté : mar. janv. 14, 2014 12:08 pm
par Rumy
Baie des Jonques, Royaume de Kunhan
Empire de Kaiyuan, 11 Février 2023


La Jonque Touhen fabriquée par le Prakan Shipyard était une des jonques les plus prisées des riches familles du pays, équivalent makaran des yachts alméran tant apprécié par les millionnaires Quantarien, Adéliens ou Schlessois. Il n’était donc pas rare d’en voir passer un dans la baie des Jonques, lieu prisé pour la navigation traditionnelle de ces navires particuliers. L’une d’entre elles naviguait doucement sur l’eau, sous la légère brise de fin de journée, longeant les massifs rocheux de la baie. Personne n’aurait cru que cette jonque appartenait à au noble princier déchu, Saito. Bien entendu, la jonque était enregistrée au nom d’un riche makaran Raksasan habitant officiellement Puyang, mais qui nourrissait depuis déjà un an les poissons du golfe de Makara de son cadavre de millionnaire. Saito avait déjà oublié cet homme, c’étant approprié ses biens du jour au lendemain, la mort était devenue banal pour lui. Il se souciait davantage du bandage qui recouvrait sa mandibule gauche. Il aurait bien voulu mettre une balle dans la tête de ce foutu chirurgien, mais Parsifal avait spécifiquement mentionné que les services de celui-ci étaient d’une utilité essentielle pour certaines opérations. Le tuer aurait été alors contre-productif. Saito soupira, puis fit tournoyer sa chaise pour faire face aux individus qui se trouvaient avec lui dans la plus grande pièce du navire. Deux hommes armés maintenaient un troisième homme à genoux. Celui-ci avait un sac de jute sur la tête, le col de sa chemise étant maculé de sang séché, sale et déchiré. L’on pouvait aussi remarquer l’énorme ecchymose qui recouvrait tout le cou du côté droit, dévoilant ainsi l’information qu’il avait été torturé.

[Saito] : Vos informations nous ont été très utile monsieur Tousen. Cela nous a permis de réduire largement nos opérations de surveillances. Vous pouvez être fier de votre contribution.

Saito sourit.

[Saito] : Je vous aie promis de relâcher votre femme et vos deux petites filles en échange de vos loyaux services, je vais tenir ma promesse. Mais il faudra faire une dernière chose pour moi; m’aider à kidnapper, Son Altesse Impérial, le Prince Tanh Sekh Lat, beau-fils du Prince Qing Yuan Huan, frère cadet du défunt Yuwen et oncle de Tianzun VI. En soi, je veux que vous m’aidiez à kidnapper l’actuel officier responsable de la Garde Impériale.

[M. Tousen] : Vous êtes fou. À quoi vous servirait-il? Il serait rapidement remplacé par un autre membre de la famille impériale. Vous divaguez.

[Saito] : Oh! Je ne pense pas, monsieur Tousen. Je ne pense pas. Voyez-vous, je vous que vous m’aidiez à le kidnapper afin que je puisse prendre sa place. Personne n’est obligé d’être au courant de la disparition de Son Altesse.

[M.Tousen] : C’est impossible. L’on remarquerait tout de suite sa disparition, surtout qu’il est un membre de la famille impériale.

[Saito] : Ah vous croyez?

Saito fi un signe de la tête, et l’homme à sa droite retira le sac de jutes de la tête de Tousen. Celui-ci plissa les yeux face à la soudaine affluence lumineuse, puis il leva lentement la tête pour regarder le visage de Saito. Celui-ci se délecta de la confusion qui s’afficha subitement sur le visage du pauvre bougre.

[M.Tousen] : Je…je ne comprends pas.

Tousen vit son patron, le prince Tanh Sekh Lat, éclaté de rire.

[Saito] : La magie de la chirurgie esthétique monsieur Tousen. N’est-ce pas magnifique? Avec toutes les informations que vous nous avez fournies sur son emploi du temps, son comportement, les enregistrements de sa voix et de son accent, ces nombreuses heures de vidéos sur ses mouvements, sa démarche, ses expressions faciales. Le tout combiné à notre surveillance de plusieurs mois de tous ses déplacements et de celle de sa famille directe. Toutes ces informations nous seront grandement utiles pour pouvoir effectuer cette petite substitution.

Tousen afficha un regard horrifié.

[M.Tousen] : Mais qu’est-te vous donc?!

Le sourire de Saito disparut. Il regarda un moment son prisonnier, puis s’approcha de celui-ci jusqu'à ce qu’il soit à la hauteur de son oreille gauche.

[Saito] : Monsieur Tousen, je suis une ombre qui s’étend à l’abri des regards, qui évolue dans le silence de votre ignorance. Je suis une vieille blessure que l’on croyait fermer depuis cinq ans et la dont la cicatrice est encore fraîche. Je suis la lance de Parsifal qui rouvrira cette blessure et assistera à l’agonie d’un Empire.

L’horreur s’afficha sur le visage de Tousen.

[Saito] : Oui monsieur Tousen, je suis un Ange de la Mort.

Posté : sam. janv. 25, 2014 3:49 pm
par Rumy
Avenue Sønder, Valchegen
Empire du Kaiyuan, 15 Mars 2023 3h00 A.M


L’Avenue Sønder était une avenue à trois voies qui traversait tout le centre-ville de Valchegen pour ensuite plonger sous la vieille ville coloniale par un tunnel de pierre et de briques construit durant les années 20 alors que les autorités coloniales Thorvalienne étaient résolues à préserver la vieille ville de toute destruction patrimoniale. Située entre le centre-ville et les nouveaux quartiers sud et sud-est de la métropole, la vieille ville était un point de passage obligé pour les travailleurs automobilistes ou utilisateur des transports en commun. Ainsi, la construction de la grande avenue reliant le centre-ville et ces quartiers, tout en évitant la vieille ville par la construction du tunnel, permit une diminution drastique de la circulation et une augmentation massive de l’attrait touristique du lieu. Cela permit la construction de nombreux établissements hôteliers en périphérie de la vieille ville, notamment dans le quartier tampon de Bønbyerne. Un minuscule quartier regroupant une douzaine d’établissement hôtelier et de restaurant de luxe situé entre le centre-ville et la vieille ville, le long de l’avenue Sønder.

C’était dans l’un de ces hôtels que Sa Majesté Annabelle II et l’Empereur Tianzun VI allaient séjourner et procéder à une rencontre diplomatique d’Importance. L’hôtel précis n’avait pas été précisé dans les médias pour une question de sécurité et c’était justement pour cette question que le Prince Tanh Sekh Lat, beau-fils du Prince Qing Yuan Huan qui est frère cadet du défunt Yuwen et l’oncle de Tianzun VI, se trouvait à Valchegen dans l’une des trois berlines noires qui filait sur l’avenue Sønder vers le quartier de Bønbyerne. Le Prince était le Commandant de la Garde Impériale et avait ainsi la responsabilité de la sécurité de toute la famille impériale et surtout de la sécurité de l’Empereur. Ainsi, il avait à charge la sécurité lors de la rencontre entre Annabelle II et Tianzun VI. Tout avait déjà été préparé, mais Tanh Sekh Lat devait effectuer une vérification de routine de dernière minute et finaliser quelques détails.

Les trois berlines pénétrèrent dans le tunnel complètement désert à cette heure-ci. Cinq minutes passèrent avant d’atteindre l’extrémité de celui-ci. Les conducteurs des berlines pouvaient alors voir qu’un énorme camion pénétrait dans le tunnel en sens inverse. Leur attention se focalisa pendant quelques secondes sur le camion, avant de se désintéressé de celui-ci, ne le jugeant comme une menace. Au moment même où la colonne de berline et le camion allaient se croiser, le pneu du côté gauche du camion éclata subitement et fi dévier brusquement le camion du côté gauche. Celui-ci percuta violemment le côté arrière de la première berline, avant d’entrer en collision sur le devant de la deuxième. La troisième berline freina brusquement, mais percuta la deuxième berline à l’arrière en le faisant renverser sur le côté. Elle continua sa course pour finalement aller s’écraser sur l’un des murs du tunnel. Le camion reçu un sort similaire et alla s’écraser sur le mur opposé. Rapidement, de la fumée blanche commença à s’échapper du moteur pulvérisé du pauvre camion. Une flaque d’essence commença à se former en dessous du véhicule, présageant une catastrophe. Rapidement, les portes arrières du camion s’ouvrirent subitement et Saito, sous l’apparence exacte du Prince Tanh Sekh Lat mit le pied sur la route et se dirigea vers la deuxième berline. Les deux gardes impériaux de la première berline sortirent de leur véhicule et coururent vers la deuxième berline. L’un d’eux était Tousen, complice forcé de Saito et le deuxième était aussi un garde impérial dont la famille était prise en otage par le faux Prince.

Tousen fit signe à son collègue d’aller voir la troisième berline, puis il jeta un coup d’œil au conducteur de la deuxième berline. Celui-ci était inconscient, le Prince Tanh Sekh Lat à l’arrière l’était aussi. Saito ouvrit la porte arrière, détacha le prince avant de le traîner sur le sol avec l’aide du chauffeur du camion qui l’avait rejoint entre temps. Le deuxième garde confirma que les autres gardes étaient inconscients dans la troisième berline. Avec cette information, Tousen sortit une radio et appela le centre des opérations de la garde impériale dans le quartier de Bønbyerne pour les informer de l’accident. Des secours et des ambulances allaient bientôt arriver. Une berline grise arriva en trombe, trois hommes en sortie et aidèrent Saito à monter le Prince dans le véhicule. Un cadavre fût sorti du coffre de la voiture et mis à la place du chauffeur du camion. Puis, Saito s’installa confortablement dans la deuxième berline en regardant Tousen avec un léger sourire. Les trois hommes de la berline grise mirent le feu au camion accidenté, retournèrent à leur véhicule et quittèrent le tunnel vers le sud. Au loin, l’on pouvait entendre les sirènes des voitures de police, d’ambulance et autres berlines de la garde impériale. C’est à ce moment que le chauffeur de la deuxième berline se réveilla, regarda autour de lui et vit Tousen debout près du véhicule. Il resta éberlué un moment puis sursauta brusquement pour se tourner vers son précieux passager à l’arrière. Il émit un soupir de soulagement en voyant son patron sain et sauf et tenta de se dégager. Tousen l’empêcha, lui demandant d’attendre l’arrivé des secours.

Ceux-ci arrivèrent en trombe dans le tunnel, les berlines de la garde impériale en tête. Un camion de pompier suivait, ainsi que deux ambulances escorté par trois véhicules de police. En quelques minutes, toute la place grouillait de gardes, d’ambulanciers, de policiers et de pompiers. Saito fût rapidement examiné par les ambulanciers avant d’être déclaré tout à fait apte. Plusieurs de ses subalternes étaient étonnés qu’il s’en soit sortie presque indemne de l’accident, mais tous était soulager. Excepté Tousen, qui restait en retrait, de marbre, fixant Saito qui le regardait lui aussi avec un large sourire. Personne n’avait remarqué la substitution, l’opération pouvait commencer.

Posté : mer. mars 19, 2014 5:57 am
par Rumy
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/411401nexus1000webbynajtkrissd6sqwmn.jpg[/img]
Crédits photographiques:[url=http://najtkriss.deviantart.com/art/Nexus-of-Lies-411081647]Najtkriss[/url]

«La haine est l’une des seules émotions humaines ayant la capacité de se transmettre d’une génération à une autre, et ce, sans se soucier du temps et de l’espace. Ainsi, les actes de notre passé ne peuvent se diluer dans l’oublie du temps, puisque leurs souvenirs, leurs conséquences et leurs existences mêmes persisteront dans notre présent et notre futur, accroché à la haine d’un homme, à la haine d’un peuple, à la haine d’une nation.»

Yuwen, 17e Empereur de la Troisième Dynastie Huan
Extrait de ses mémoires inachevés, Tome III[/center]


Fuxianji, Palais Impérial
Empire de Kaiyuan, 25 Août 2023


Le Palais Impérial était une véritable cité à l’intérieur de Fuxianji. Un gigantesque complexe de pavillons, jardins et quartiers, structurellement divisé entre la branche principale et les branches secondaires de la famille Impériale. Sans oublier les domestiques, la Garde Impériales, les fonctionnaires et les membres du Gouvernement. La cité comportait quatre enceintes qui divisaient la Cité en quatre zones distinctes. Les quartiers périphériques qui accueillaient les appartements des domestiques, employés et mandarins du Palais Impérial, ainsi que les quartiers de la Garde Impériale. La zone suivante, derrière la deuxième enceinte, était communément nommée les quartiers intermédiaires. Ils accueillaient généralement les résidences des Ministres d’État et sous Ministre du Gouvernement, ainsi que les plus hauts officiers de la garde Impériale, sans oublier les Mandarins les plus élevés dans la hiérarchie bureaucratique. Vient ensuite les quartiers péri-centraux, occupé essentiellement par la famille Impériale de la branche secondaire. Suivit évidemment des quartiers centraux qui accueillaient les appartements de la branche principale de la famille impériale, la salle du trône, le Cabinet des Ministres, le Trésor Impérial et les Archives Impériales, sans oublier les appartements réservés aux chefs d’État en visite. A elle seule, la cité impériale était habitée par plus de 70.000 personnes.

Le Prince Tanh Sekh Lat, Général de la Garde Impériale, en tant que prince que la branche secondaire de la famille impériale détenait ses appartements dans les quartiers péri-centraux, alors que tous ses officiers subalternes avaient leurs appartements dans les quartiers intermédiaires. Les appartements du prince étaient composé de trois pavillons dont un seul était réservé à sa fille la Princesse Lei Sekh Lat et son fiancé Wu Jiaochan, ainsi qu’à son fils Bao Sekh Lat. Le deuxième était réservé au Prince Tanh Sekh Lat et à son épouse Mat Sekh Lat, fille du Prince Quing Yuan Huan, oncle de l’Empereur, donc cousine de celui-ci. Et le dernier pavillon, le plus grand, était un pavillon commun accueillant notamment le lieu de partage des repas, la bibliothèque, les cuisines et autres pièces communes.

Cela faisait maintenant près de trois mois que Tanh Sekh Lat, alias Saito, avait dérobé la vie du dénommé Prince, sans que personne ne puisse se douter de quoi que se soit. Il fallait évidemment remercier la famille impériale pour avoir entretenu un nombre important de membres au sein de leur famille. Ainsi, Saito avait eut davantage de possibilités de cibles ayant plus ou moins les mêmes mesures, la même stature et la même structure osseuse afin de maximiser la réussite de l'opération. Et le comble du bonheur, le candidat parfait avait à sa charge la sécurité de la famille Impériale au grand complet. Tout allait pour le mieux pour les desseins de Saito et son épée vengeresse. Comme prévu, les subalternes du Prince n'avait rien remarqué d'anormal, même l'Empereur et ses Ministres ne semblaient avoir eut le moindre doute que quelque chose n'allait pas. Mais la vrai épreuve avait été évidemment la famille immédiate du Prince Tanh Sekh Lat. Tout c'était bien déroulé avec les enfants, mais Saito avait frappé un véritable mur avec l'épouse. Dès le premier contact visuel avec celle-ci, elle avait lâché un brutal et embarrassant : ''Qui êtes vous?''. Saito avait anticipé la découverte du pot au rose par l'épouse du Prince, mais pas aussi rapidement et surtout pas au premier véritable regard! Il avait été prit au dépourvu, mais sa vitesse de réaction avait permit d'éviter une scène devant la progéniture et les domestiques. Ainsi, il avait dû sortir son joker plus tôt que prévu et expliquer le plus clairement possible à l'épouse qu'elle devrait se comporter normalement si elle voulait revoir un jour son mari en vie. Il avait même dû ajouté quelques menaces sur ses enfants au vu de la ténacité et du caractère bornée de la Princesse Mat Sekh Lat. Il faut dire qu'elle était tout de même issu directement de la famille Huan, elle savait de qui retenir.

C'est ainsi que depuis cinq mois, la Princesse Mat Sekh Lat vivait un véritable enfer, partageant ses repas et son lit avec un inconnu, un monstre qui ne cessait de lui rappeler que son mari croupissait dans la pénombre et que sa santé dépendait entièrement de la collaboration de celle-ci. Au moindre écart et son mari allait subir un châtiment douloureux. Une menace qu'elle avait appris à ses dépends lorsqu'elle dû remplir ses devoirs conjugaux au lit avec cet inconnu. Elle avait refusé catégoriquement et avait chassé Saito de la chambre conjugal sans réfléchir. Le lendemain, elle avait reçu comme présent l'annulaire tranché de la main droite de son mari sous le regard carnassier de Saito qui semblait savourer le moment. Depuis, elle c'était laissé faire, passive, sans émotion, pleurant en silence pendant qu'elle se faisait souillé chaque soir par cet homme qui avait l'apparence de son mari, mais qui était en vérité un total inconnu. Mais le plus douloureux, c'était l'ignorance de sa propre famille, l'ignorance de ses propres enfants, de ses propres parents, de ses amis et même de ses domestiques. L'ignorance du drame qui se déroulait à quelques pas d'eux, sans qu'ils puissent le voir ou le remarquer. Et surtout, cette sensation emprisonnement, de situation sans issue, sans possibilités d'en parler à quelqu'un, d'avertir quelqu'un, de démontrer sa détresse. Tout ceci, Saito le savait parfaitement et il le savourait d'une manière malsaine.

Ce soir là, toute la famille était réunit autour de la table basse, savourant le repas préparé par le cuisinier familial. Au bout de la table, Mat Sekh Lat, la tête haute, calme et posée. En tant que matriarche de la famille, donc chef de famille, il était de coutume qu'elle soit au bout de la table. Le mari, Tanh Sekh Lat, devait toujours s'asseoir à sa droite. Tout juste à sa gauche, il y avait la Princesse Lei Sekh Lat et son fiancé Wu Jiaochan. Et finalement, le fils, Bao Sekh Lat, celui-ci se trouvait aux côtés de son père. La belle petite famille mangeait normalement leur repas, Saito participant aux conversations sous le regard haineux de Mat Sekh Lat.


[Bao Sekh Lat] : Père, vous pourriez m'accompagner au Palais ce soir, j'ai un rendez-vous avec Son Altesse Wei Huan pour discutez de ma candidature en tant que recrue dans la Marine Impériale.

Mat Sekh Lat se crispa. Depuis cinq mois, elle faisait tout son possible pour éviter que son faux mari passe le moins de temps possible avec sa famille. La plupart du temps, il était trop occupé et cela l'arrangeait toujours, mais certains moments était inévitable et l'invitation de Bao était l'un de ces moments qu'elle redoutait, qu'un inconnu puisse avoir une influence sur la décision de vie de son fils.

[Saito]: Je me dois de refuser l'invitation Bao. J'ai du travail ce soir et je dois rencontrer quelques personnes dans les quartiers périphériques.

Bao acquiesça, visiblement déçu, alors que Mat retint de justesse un soupir de soulagement.

[Saito]: Ma chère, je dois vous quitter. Dites au cuisinier que le repas était délicieux.

[Mat Sekh Lat]: Je le ferais sans faute très cher.

Elle afficha un sourire que Saito savait pertinemment qu'il était forcé.

[Saito]: Il se peut que je revienne tard, très tard, voir au milieu de la nuit, ne m'attendez surtout pas.

[Mat Sekh Lat]: Oh, ne vous en faites pas très cher, j'ai l'habitude de vos routines irrégulières.

Elle afficha un autre sourire forcé. Mais Saito savait qu'elle jubilait à l'idée de ne pas partager son lit cette nuit avec lui. Il se retira poliment de la table, s'inclinant légèrement avant de sortir de la pièce à reculons pendant quelque pas. Il quitta ses appartements et appela son chauffeur qu'il avait remplacé par l'un de ses hommes. Dix minutes plus tard, la berline noire quittait la Cité Impériale pour s'engager silencieusement dans les Jardins Impériaux. Cet immense jardins séparait la Cité Impériale du reste de la ville de Fuxianji. Il était ouvert au public et servait généralement d'espace vert pour les citadins. L’immensité du jardin permettait aux citoyens de Fuxianji d découvrir chaque un lieux différents, puisqu'une simple journée était insuffisante pour en découvrir tout les recoins. Certaines zones était plus fréquenté que d'autres, et certains lieux étaient totalement inconnu du public. Dans les jardins nord, il y avait un pagode qui s'élevait majestueusement au milieu d'un étang. C'était un lieux éloigné des sentiers principaux et peu connu des néophytes du parc. En réalité, cette pagode était une tombe, la tombe d'une femme inconnu que les archives impériales ne mentionnaient guère. Apparemment, la pagode avait été construite par Tianzun V en 1872, quatre années avant son propre décès. À l'intérieur de la pagode, une stèle de marbre trônait en son centre, dévoilant un poème dédié à la défunte au nom inconnu et apparemment écrit par l'Empereur lui-même.

Beaucoup d'historiens et d'amateurs avaient tenté en vain de découvrir l'identité de la femme anonyme et l'histoire de la relation existant entre elle et l'Empereur Tianzun V. Il faut comprendre que Tianzun V détient le plus long règne de l'histoire impérial et est considéré comme étant un des plus grands Empereurs, voir le plus grand empereur de l'histoire impériale. Cette considération justifiait amplement l'engouement entourant cette mystérieuse femme que l'histoire semblait avoir oublié. Ainsi, sans indices, les faits laissèrent place aux spéculations. Était-ce un amour de jeunesse? Sa maîtresse? Une fille bâtarde? Certains proposèrent même d'exhumé les cendres de la tombe dans les années 80, mais un édit impérial rejeta catégoriquement la demande et imposa un moratoire sur les recherches historiques et archéologiques sur la femme mystérieuse qui dura jusqu'en 2005. La pagode fût fermé au publique en 2013 lorsqu'un groupe pénétrèrent par effraction dans la pagode, fermé durant la nuit, et tentèrent d'exhumer les restes de la femme mystérieuse. Après cet incident, la pagode fût définitivement fermé au public et un garde impérial y avait été stationné en permanence afin de préserver la dignité d'une âme défunte et l'honneur impérial.

En changeant simplement ce garde impérial par l'un de ses hommes, Saito avait fait de cette pagode une planque parfaite pour ses opérations, et ce, tout juste à côté de la Cité Impériale. Saito délaissa la berline noire sur le chemin principal et s'engagea sur un sentier menant vers le nord. Il marcha pendant quinze minute, la lueur de la lune guidant ses pas au fur et à mesure qu'il s'enfonçait fans les jardins et que l'éclairage public se raréfiait. Il aperçu entre deux arbres le sommet de la pagode qui transperçait la lune de sa sombre silhouette élancé. Saito s'engagea dans un deuxième sentier plus petit, puis traversa un petit pont zig-zag pour s'engager dans un troisième sentier qu'il suivit pendant cinq minutes. La lueur de la lune sur l'étang surgit subitement de nul part, démontrant à Saito qu'il devait tourner à droite. Il suivit le bord de l'étang pendant un moment avant de s'engager sur un deuxième pont zig-zag qui menait directement à une île au milieu de l'étang. La pagode majestueuse s'y trouvait, ainsi qu'une minuscule guérite dont on pouvait voir la lumière d'une vieille lampe à l'huile datant de deux siècles éclairer l'entrée. Saito s'approcha de celle-ci et ne porta pas attention à l'homme posté devant la guérite l'observant silencieusement s'approcher. Saito fit un signe de tête et l'homme lui ouvrit la porte de la pagode qui tira une longue et douloureuse plainte. En quelques secondes, Saito disparu à l'intérieur et la porte se referma lourdement derrière lui.

Il ne fit pas attention aux deux hommes jouant au Pai Sho dans un coin de l'unique pièce de la pagode. Il marcha directement jusqu'à la stèle de marbre, puis la contourna lentement en regardant quelque chose derrière celle-ci. À ses pieds, gisait un homme nu, enchaîné comme un animal par des chaînes fixé à l'arrière de la stèle de marbre. L'homme était maigre et sale, un bandage brunâtre recouvrait sa main droite. L'on pouvait y remarquer l'absence d'annulaire. Le pauvre bougre leva la tête, ses cheveux long lui couvrant les yeux et le visage. Mais l'on pouvait clairement affirmer qu'il regardait intensément Saito qui se trouvait maintenant devant lui. Celui-ci afficha un sourire, puis se pencha lentement pour se trouver à la hauteur du prisonnier.


[Saito]: Votre Altesse, j'aimerais que vous m'en disiez davantages au sujet des Sceaux Impériaux et de leurs protections particulière...

Loin de là, Tianzun VI eut un frisson qui le tira de sa lecture d'un rapport journalier. Il déposa le rapport sur son bureau devant lui, sous la lumière d'une lampe. Il regarda un moment son épouse endormis à quelque pas de là, dans la pénombre de la chambre, troublé un moment par ce frisson alors qu'il n'y avait aucunes fenêtres ouvertes. Il regarda l'heure, reprit son rapport et continua sa lecture en oubliant rapidement cet étrange sentiment éphémère.

Posté : lun. avr. 21, 2014 4:08 am
par Rumy
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/7204732bydawnpud71f7yp.jpg[/img]
Crédits photographiques:[url=http://dawnpu.deviantart.com/art/2-425653009]Dawnpu[/url]

«Les statues gardiennes des Royaumes Septentrionaux et et du Dragon Vermillon Impérial sont chargé de garder se que l’on appel communément les Sceaux Impériaux. Ils consistent en des volumen d’or où les sceaux personnels de chaque Empereur y ont mit leurs empreintes. Ainsi donc, chaque rouleau contient les sceaux personnels des Empereurs du Premier et du Deuxième Empire, symboles de la reconnaissance de la passation des titres au nouveau candidat impérial. De ce fait, ces rouleaux sont essentiel pour le couronnement d’un Empereur puisqu’ils rendent légitime le règne de celui-ci sur les Royaumes Septentrionaux et l’Empire tout entier.»

Les Sceaux Impériaux
Couronnement et Décès d’un Empereur, Chapitre III, p.36[/center]


Baie de Jiang Lan, Royaume de Kunhan
Empire de Kaiyuan, 30 Novembre 2023


Pierre-François Coligny faisait tournoyer lentement le stylo bile entre ses doigt, affichant un air ennuyé, ne se souciant guère des deux hommes qui se trouvait dans la pièce avec lui. Apparemment, celui-ci attendait quelqu’un ou bien quelque chose, tout en semblant s’emmerder royalement. À vrai dire, Pierre-François Coligny regrettait ses activités habituelles à Yentsu où il avait passé quatre années délicieuses débarrassé du salaud qui lui servait de patron. Il haïssait cet homme, il le méprisait ouvertement sans bronché. Non, il n’avait pas peur de lui, il le connaissait trop bien pour exprimé une quelconque peur envers ce rebus de l’humanité.

Alors, pourquoi continuait-il à travailler pour ce salaud? Saito croyait que son petit moyen de pression sur les activités de trafic humain de Coligny en Fiémance était suffisant pour le mener au pas. En réalité, Coligny s’en fichait royalement. Le monde était remplit de coin perdu ou il pourrait échapper au CIRGEF. Or, il avait pourtant quand même répondu présent comme un brave petit chien à son maître. La peur pouvait faire changer d'avis bien des hommes, non pas la peur de Saito, ou bien du CIRGEF, mais la peur de celui qui se cache dans les ténèbres. De cet homme de l’ombre, aux ressources et au pouvoir incommensurable. Pierre-François ne connaissait de cet homme que son nom de code, un opéra de Richard Wagner. Un nom qui lui donnait des frissons. Il se doutait bien que son cadavre aurait très certainement servit à nourrir les poissons des eaux du port de Yentsu s’il avait refusé de travailler à nouveaux pour Saito.

Quelle désillusion, même si il ne connaissait que son nom de code, c’était certainement suffisant pour justifier son élimination. Il avait vécu 4 années de désillusion, dans la peur de revoir le passé resurgir. Et voila que le cauchemar continuait de plus bel. Un fantôme du passé et un nouveau plan machiavélique insensé. Avec surprise, Saito avait changé. Coligny avait entendu des rumeurs qu’il aurait passé ses 4 années au Hanguk, loin de la civilisation, parmi des paysans. Coligny se construisait l’image de Saito, les deux pieds enfoncé dans une rizière lorsque l’un de deux hommes s’adressa à lui.


[Joseph Perpignan] : Monsieur, nous avons reçu les plans du domaine du Clan Beifong.

Le dénommé Joseph n’avait pas quitté des yeux l’écran de son ordinateur portable qui se trouvait devant lui.

[P-F Coligny] : À se que j’ai pu comprendre le clan Beifong est composé de cinq familles bien distincte et ayant chacune une fonction qui lui a été transmise de génération en génération depuis plus de 400 ans n’est-ce pas?

[Joseph] : En effet. Nous avons la famille Renzei, a qui l’on a confié le rôle du Gardien des Rites. Se sont eux qui entretiennent le cimetière des empereurs de la Colline des Vents orientaux à Fuxianji et qui procèdent généralement aux funérailles des empereurs et des membres de la famille Impériale. Nous avons ensuite la famille Zi-Duong, qui a la charge du Gardien des Sceaux. Ceux-ci protègent les Sceaux Impériaux et procèdent généralement au couronnement des Empereurs.

[P-F Coligny] : Notre cible est donc cette famille? Ils protègent les Sceaux Impériaux.

[Joseph] : Pas forcément. La famille Beifong, famille dominante du clan, on a charge la défense des différentes familles du clan et des fonctions qui leur ont été transmise, la Garde Impériale n’a même pas accès à leur domaine. Ils forment une véritable organisation militaire indépendante. Malgré le fait que leur financement provient du gouvernement impérial, ils ont une entière indépendance politique. Pas même les Empereurs ne peuvent leur donner des ordres.

[P-F Coligny] : C’est effectivement un problème. Nos tentatives d’infiltration ont tous échoué jusqu’ici et Saito commence à s’impatienté. Qu’en est-il des deux autres familles.

[Joseph]: La quatrième famille, la famille Chakrit est apparemment une famille de roturier au service des Beifong, des Renzei et des Zi-Duong. Se sont principalement des domestiques, des serviteurs, voir même des professionnels aux services du clan Beifong comme des médecins, notaires, avocats et artistes.

[P-F Coligny] : Et la cinquième?

Joseph devint soudainement silencieux, ne semblant pas disposer à répondre à Coligny. Le silence fût brisé par le deuxième homme à l’autre bout de la pièce.

[Christophe Martineau] : Nous ne détenons aucunes informations sur la cinquième famille. En réalité, nous ne savons pas si elle existe ou non, étant donné que la majorité de nos sources ne mentionnent la présence que de quatre familles au sein du clan Beifong.

[P-F Coligny] : Alors, quelles sources mentionnent l’existence d’une cinquième famille?

[Christophe] : Une seule Monsieur.

[P-F Coligny] : Est-t-elle fiable?

[Christophe] : Je n’en suis pas certain.

[P-F Coligny] : Vous n’en êtes pas certain?

Coligny soupira.

[P-F Coligny] : Et vous voulez que je livre cette merde à Saito? Quelle est la source?

[Christophe] : Se sont des informations provenant directement de l’entourage de l’Impératrice Douairière.

[P-F Coligny] : Mouchards?

[Christophe] : Oui monsieur.

[P-F Coligny] : Hmmm … laissez tomber. Concentrez-vous sur les Beifong et les Zi-Duong.

[Christophe] : Très bien monsieur.

[P-F Coligny] : Et envoyer les plans du domaine des Beifong à Saito dès ce soir.

[Christophe] : Personnellement ou à la Pagode?

[P-F Coligny] : À la Pagode évidemment.

La fameuse pagode de la femme inconnue. Dieu seul savait pourquoi Saito avait choisit cet endroit pour y enfermer le Prince Tah Sekh Lat et y installer sa base d’opération. Coligny y était allé une seule fois durant une nuit de pleine lune et il avait trouvé sa silhouette bien sinistre. Il appréciait davantage les courbes caractéristiques des panneaux du Métropolitain de Yentsu ou bien le doux craquement du bois de la Jonque qu'il occupait en ce moment. Son attention se porta rapidement sur son stylo bille, qu’il fit tournoyer de nouveau entre ses doigts. Il fit pivoter ensuite son siège pour faire face au panorama de la baie de Jiang Lan, derrière son bureau. La baie se trouvait à quelques kilomètres de la frontière du Pham Sin. Un petit village de pêcheur était niché au pied de pentes escarpées provenant des flancs de la Chaîne de Taizhou qui se jetait dans la mer. En amont, au dessus du village, l'on pouvait voir la route vers Lucheon qui longeait le vieux chemin de fer ou circulait actuellement un train de marchandises. À l'opposé, au loin, des nuages sombres se profilaient à l’horizon. Un orage se préparait, et ce, alors que le ciel brillait d'un bleu étincelant.

Posté : lun. mai 12, 2014 8:55 am
par Rumy
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« Un ennemi bien préparé, bien armé et en avantage numérique sera le plus souvent victorieux sur le champs de bataille. Excepté si cet ennemi commet l’erreur d’affronter un Beifong. Dans un tel cas, la défaite lui sera assurée. »

Ru Beifong
Patriarche du Clan Beifong [/center]


Domaine du Clan Beifong, Vallée de Tai Po
Empire de Kaiyuan, 6 Février 2024


Le domaine du Clan Beifong était une petite cité niché au fond de la petite vallée de Tai Po aux pieds des Monts Esu à une cinquantaine de kilomètre au nord-est de Xiannan. Cette vallée se situait à environ 4.000 mètres au dessus du niveau de la mer, permettant à celle-ci de recevoir de la neige durant l’hiver et parfois durant l’été. Mais cela importait peu au clan Beifong qui ne pratiquait aucunement l’agriculture, se contentant de leurs activités officielles et du rôle qui leur a été attribué depuis un peu plus de quatre siècles. L’endroit était plutôt éloigné de la civilisation et une seule route reliait le domaine au village le plus près. Toutefois, la petite cité disposait d’un héliport ou l’on pouvait apercevoir deux Amaru-02 de la Faishan Rotorcraft System, inerte, seules présences apparentes de technologies au sein de cette petite cité aux infrastructures traditionnelles. A dire que c’était à un tel endroit qui abritait les Sceaux Impériaux, précieux volumens essentiels à l’Empire. Saito auraient crut qu’ils auraient été gardé par l’Armée Impériale ou la Garde Impériale, dans un bunker secret des centaines de mètres sous terre ou bien dans le trésor Impérial. Mais non, l’Empire avait crut bon de confier son plus précieux trésor à un Clan, loyal à l’Empire certes, mais ne disposant pas d’une aussi grande protection que pouvait offrir l’Armée ou la Garde Impériale. Un simple commando suffisait pour dérober le précieux trésor et c’est cette facilité qui dérangeait tant Saito. Malgré tout, il était déterminer à s’emparer des Sceaux et il avait prit quelques précautions en cas de pépins fâcheux.

Il faut dire que l’absence de garde de sécurité le rendait méfiant, mais surtout c’était l’absence réelle d’information venant de l’intérieur du clan Beifong qui le rendait nerveux. Ceux-ci avaient la manie des mystères et du secret, certainement dû à leur vocation. Toutefois, ceci n’avait pas suffit à le faire reculer, étant donné que s’emparer des Sceaux était l’élément central de son plan. Il ne pouvait pas se permettre de s’en passer et de toute manière, le train était déjà en marche et il ne pouvait faire marche arrière. Allongé sur une faible couche de neige, Saito observait la cité endormie en contrebas avec ses jumelles infrarouges, relevant de nouveau l’absence de gardes aux entrées et en patrouille. À ses côtés, un groupe d’une vingtaine d’homme en habit de commando d’un blanc immaculée attendait patiemment les ordres. Saito ne pouvait se permettre de mener une telle opération avec ses hommes infiltré au sein de la Garde Impériale, de peur d’éveiller les soupçons. Il avait dû faire appel aux ressources de Parsifal qui lui avait fournir de nombreux mercenaires pour cette opération. D’anciens soldats Pelabssiens, des tueurs à gage Esmarkiens, des tireurs d’Élites d’Alméra, voir même q quelques anciens militaires de la Main Noire ou bien des experts en explosif du Raksasa. Parsifal avait le bras long et le portefeuille bien remplit, ainsi que la gâchette facile si on lui refusait une faveur.
Malgré la formation de cette petite armée en un claquement de doigt, il restait que Saito n’avait pas confiance en ces hommes comme il avait confiance en ses subordonnées actuellement resté dans la capitale. Il avait dû en tabasser quelques uns pour leur soutirer un soupçon de respect et d’obéissance, un petit voile noire sur la réussite de l’opération, malgré la grosse carotte promise à la fin de celle-ci et qui consistait en une jolie petite valise d’argent en liquide pour chacun d’entre eux. Soudainement, le grésillement de sa radio l’obligea à retirer ses jumelles et à s’emparer de celle-ci.


[Saito] : Groupe Echo?

[Echo] : Les tireurs d’élite sont en position Alpha, je répète, les tireurs d’élite sont en position. Terminé.

[Saito] : Très bien Echo, qu’ils couvrent Bêta, Foxtrot, Juliet, Maria et Alpha, terminé.

[Echo] : Bien reçu Alpha. Terminé.

[Saito] : Foxtrot, vous pouvez neutraliser leur réseau électrique.

[Foxtrot] : Très bien Alpha. Terminé.

Un petit flash lumineux apparu à la droite de Saito, confirmant que les câbles électriques reliant la cité au réseau venait d’être coupé par de petits explosifs, et dont le bruit se perdit dans le vent de la montagne.

[Saito] : Juliet, activez le brouilleur et avancez vers votre objectif. Neutralisez-moi leurs communications.

[Juliet] : Très bien Alpha.

[Saito] : Bêta et Maria avancez vers vos objectifs.

[Maria] : Reçu Alpha.

[Bêta] : Reçu, terminé.

Saito se leva subitement et fit signe à ses hommes de passer à l’action. Ceux-ci, qui avaient entre temps enfilé des skies, s’élancèrent chacun leur tour sur la pente abrupte qui descendait jusqu'à l’enceinte ouest de la cité. Saito enfila sa cagoule blanc et ses skies et s’élança à leur suite. Deux minutes plus tard, il retrouvait ses collègues au bas de la pente, au pied de l’enceinte ouest. Deux d’entre eux avait déjà escaladé le mur et installer deux échelles pliantes. Quatre minutes plus tard, tout le groupe se retrouvait de l’autre côté du mur, se déployant dans la zone.

[Juliet] : Ici Juliet, communications neutralisés. Aucun signe de l’ennemi. Terminé.

[Maria] : Ici Maria, entrée sud sécurisé, aucuns visuels sur les troupes ennemis. Terminé.

[Bêta] : Ici Bêta, héliport sécurisé, aucunes activités ennemi en visuel, l’endroit est mort. Terminé.

[Saito] : Avancez vers vos objectifs suivant. Terminé.

Saito fit un signe de la main et son groupe avança vers le Nord, vers le palais du domaine. Contrairement à ses hommes qui étaient armée de fusils d’assauts munit de silencieux, Saito n’était armé que d’un pistolet automatique Schlessois et de sa canne à pommeaux d’argent qui cachait une épée effilé et meurtrière. Le groupe progressait rapidement, fouillant chaque bâtiment sur leur chemin. Tous était vide, chose que les autres groupes confirmaient aussi. La Cité semblait morte et abandonnée, et ce, malgré les rapports qui avaient confirmé la présence de plusieurs centaines d’habitants. L’anxiété commençait à s’emparer de Saito; des centaines de personnes ne pouvaient pas disparaître comme cela par magie! Quelques flocons commença à tomber du ciel, jetant une atmosphère glaciale au domaine des Beifong où le silence semblait s’être installé en maître. Seul le vent, qui augmentait en intensité, proférait quelques sifflements plaintifs comme si celui-ci désirait signifier sa présence. Les hommes du groupe Alpha longeait les murs, se déplaçant rapidement, de manière calculé et précise, alors que Saito préférait marcher à découvert en plein milieux du chemin. Un tireur embusqué aurait déjà été abattu par ses tireurs d’élites et puis, apparemment, la cité avait été déserté, se qui n’annonçait rien de bon. Le groupe Alpha se retrouva finalement au pied d’un énorme escalier de pierre qui menait à l’imposant palais situé sur un petit plateau dominant le domaine des Beifong. D’une architecture typique makarane, celui-ci avait été construit quatre siècles plus tôt par le clan Beifong lui-même. Un petit bijou d’architecture en bois de plusieurs étages et qui s’élevait vers le ciel, dominant la cité. Mais l’architecture intéressait peu Saito, seuls les Sceaux à l’intérieur de ce palais avait un intérêt incommensurable pour lui.

[Juliet] : Secteur 1 fouillé, aucun signe de vie, terminé.

[Maria] : Secteur 2 sécurisé, rien non plus de notre côté, terminé.

[Saito] : Bêta?

[Bêta] : Nous fouillons actuellement le temple, mais rien a signalé jusqu’ici. Terminé.

Saito resta quelques secondes devant les escaliers, puis fit signe à ses hommes d’aller de l’avant. Trois minutes plus tard, ceux-ci se déployaient dans la cour tout juste à l’avant du palais. Se fût à ce moment précis que la lune décida d’entrer en scène, dévoilant son apparence gibbeuse au monde entier, éclairant le palais de sa lumière douce et envoûtante. Saito allait donner le signal d’investir l’entrée du palais, mais un mouvement le fit immédiatement réagir, faisant un signe d’immobilisation. Il pointa l’entrée du palais, plongée dans la pénombre, la lumière de la lune bloqué par le porche et quelques colonnes. Se furent les pieds qui apparurent en premier, dévoilant des [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleret]solerets[/url] en cuir apparemment artisanal. Les jambes et les cuisses suivirent, dévoilant d’imposantes jambière, une jupe et un cuissard métallique. La seconde suivante, le torse recouvert d’une cuirasse, ainsi que les bras munit d’épaulières massives, de manches et de gantelets qui se dévoilèrent sous les rayons de la lune. Puis vint la tête, protégée par un casque métallique ornée d’immenses cornes d’ivoire terrifiantes et majestueuses. Tel un fantôme qui surgit du passé, un [url=http://p7.storage.canalblog.com/77/48/577050/58509004.jpg]guerrier[/url] d’un autre âge se dressait maintenant devant Saito. Un long katana effilé et mortel avait déjà été sortit de son fourreau et le visage du guerrier était recouvert d’un masque traditionnel d’un rouge pourpre, comme le sang que son katana avait dû goûter à travers le temps. Les hommes de Saito levèrent leurs armes à feu, mais Saito ordonna à ceux-ci de ne pas tirer. Ceux-ci se contentèrent de former un demi-cercle autour du guerrier qui c’était immobiliser devant l’entrée du palais. Pendant une longue minute, le fantôme et Saito restèrent silencieux et immobile, s’observant l’un et l’autre sous l’apparente nervosité des mercenaires. Se fût Saito qui brisa le silence.

[Saito] : Déclinez votre identité.

Le guerrier ne bougea pas et seule la fumée blanche qui sortait de sa bouche confirmait que c’était bel et bien un être vivant et non un fantôme d’une époque révolue.

[Ru Beifong] : Je me nomme Ru Beifong, Patriarche du Clan Beifong. Et vous étranger, veuillez décliner votre identité.

Saito resta silencieux quelques secondes avant de répondre.

[Saito] : Disons que mon nom à moi est Ephialtès. Et je suis venu…

[Ru Beifong] : Nous savons parfaitement se que vous êtes venu chercher. Nous vous attendions.

Saito sentit un frisson lui parcourir l’échine.

[Ru Beifong] : Nous avons déjà neutralisé vos tireur d’élites et se n’est plus qu’une question de temps pour que chacune de vos escouades soient neutralisé.

Saito s’empara rapidement se radio.

[Saito] : Echo, je veux un rapport.

Silence.

[Saito] : Echo, ici Alpha, je veux un rapport, répondez.

Silence. La lune disparue derrière les nuages, plongeant les lieux dans la noirceur de la nuit.

[Ru Beifong] : Votre erreur, étranger, aura été d’avoir affronté le clan Beifong. Vous n’aurez jamais se que vous êtes venu chercher. Vous n’êtes pas les premiers à avoir tenté votre chance durant ces quatre derniers siècles. Chaque tentative s’étant terminé par un échec lamentable.

Comme pour répondre à son affirmation, des coups de feu retentirent en contrebas, au sein de la cité.

[Juliet] : Ici Juliet! Nous avons engagé l’ennemi, je répète, nous avons engagé l’ennemi! Ils surgissent de partout bordel!

[Maria] : Ici Maria, nous sommes débordés, nous avons perdu six hommes, nous ne voyons pas l’ennemi….merde, ils sont partout.

[Bêta] : Envoyez nous des renforts bordel! On se fait laminé.

Saito fulminait intérieurement, restant silencieux alors que les membres de son escouades se regardaient entre eux, nerveux.

[Saito] : Ainsi, si je ne peux avoir se que je suis venu chercher, je n’ai plus d’autre choix que d’appliquer des mesures drastique.

Saito porta sa radio à sa bouche alors que le premier homme à sa droite poussait un hurlement terrifiant, une lame lui transperçant le torse avec une rapidité fulgurante par derrière.

[Saito] : Groupe Omega, déclenchez Icare.

Le guerrier s’était déjà élancé vers Saito avec une rapidité effarante, alors que les autres mercenaires étaient assaillit par des ennemis qui avaient surgit de la pénombre. Une grenade flashbang rendit leurs lunettes à vision nocturne ineffective, semant la confusion parmi l’escouade. Saito lâcha sa radio qui tomba dans la neige et sortit rapidement son épée de sa canne à pommeau d’argent. Il eut juste le temps de bloquer le premier coup du guerrier qui le fit reculer d’un demi-mètre. La seconde suivante, un deuxième coup, difficilement bloqué par Saito qui se rendit compte avec horreur la vitesse et la force inhumaine de son opposant. Le troisième coup brisa sa lame et fit chuter Saito sur le dos, désarmée.

Autour de lui, des hommes en [url=http://i65.servimg.com/u/f65/13/05/72/46/armure10.jpg]armure sombre[/url] plutôt moderne engageaient les mercenaires qui tiraient tout autour d’eux, confus, ne ciblant aucunes véritables cibles clairs. La moitié des mercenaires gisait déjà dans la neige qui était maintenant maculé de sang, et ce, en à peine deux minutes. Le guerrier pointa son katana sur le torse de Saito, le sommant ainsi de ne plus bouger, dévoilant ses intentions de le capturer vivant. À sa gauche, un mercenaire tirait dans les airs en reculant vers les escaliers de pierre, sans remarquer l’homme derrière lui qui se faufilait d’un pas presque nonchalant, lame tendu, silencieux et mortel. La lame traversa la gorge d’un coup sec, sectionnant la moelle épinière, tuant l’homme sur le coup. La seconde après, la lame se retirait et l'assassin disparaissait avant même que le corps ne s’effondrait sur le sol, inerte. Les coups de feu au loin se firent rares, puis, cinq minutes plus tard le silence revint au sein du domaine Beifong.

[Ru Beifong] :Monsieur Ephialtès, vous serez livrer aux autorités impériales pour un interrogatoire musclé. Le sang de vos subordonnées macule maintenant le sol de cette vallée et les lames de mon clan.

[Saito] : Je ne crois pas, monsieur Beifong. Je ne crois pas que je serai capturé aujourd’hui. Voyez-vous, vous avez oublié notre soutien aérien.

Le premier missile arriva si rapidement que les hommes du clan Beifong n’eurent pas le temps de réagir. Celui-ci percuta violemment l’entré principale du palais, provoquant une violente explosion qui souffla les colonnes de bois et la façade de l’aile ouest dans une tempête d’éclats de bois. L’onde de choc projeta les hommes du clan Beifong sur le sol, ainsi que leur patriarche qui fût projeté sur Saito qui eut juste le temps de rouler sur la droite pour éviter le katana qui s’enfonça dans la neige. Sans laisser le moindre répit, un deuxième missile percuta le sommet du palais, faisant éclater le toit dans un souffle de feu et de débris de bois. Un troisième, un quatrième et un cinquième missile s’acharnèrent sur la vieille structure de bois qui résistait malgré tout à l’assaut. Saito s’empara de sa radio dans la neige, puis s’élança dans les escaliers, hurlant des ordres que Ru Beifong ne comprit guère. D’autre missiles allèrent s’écrasé sur la cité, faisait explosé le temple et l’entrée principale du domaine, puis les hélicos dans l’héliport. Se fût a ce moment que lune repointa le bout de son nez, dévoilant trois petit hélicoptères en approche. Les deux premiers déversaient leur flot de mort sur le domaine Beifong alors que le troisième s’approchait du sol pour récupérer Saito qui avait déjà atteint le bas des escaliers. L’hélico déploya une échelle que Saito agrippa rapidement, puis, l’escadrille se retira rapidement s’élançant vers l’horizon. Laissant derrière eux un paysage de flammes et de débris fumant. En quelques minutes, le Clan Beifong avait neutralisé l’équipe de Saito et en quelques minutes, Saito avait anéantis le domaine du Clan Beifong.

Ru Beifong ne c’était pas lancé à la poursuite de Saito. Il se tenait devant le palais en flamme et dont les poutres gémissait de douleur avant de s’effondrer dans un bruit effroyable. La structure céda et le bâtiment s’effondra sur lui-même alors que le patriarche laissa tomber son katana et tomba à genoux devant la désolation qui s’offrait à lui, contemplant son effroyable échec, pleurant son déshonneur et les moments sombres qu’allait traverser l’Empire.

Posté : mar. mai 13, 2014 7:38 am
par Rumy
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Crédit photographique:[url=http://flaviobolla.deviantart.com/]Flaviobolla[/url]

«La famille Phongsak est une famille qui n’existe pas. Elle n’apparait sur aucuns relevés, ni aucunes archives. Son existence est un secret bien gardé au sein de l’Empire, pas même l’Empereur n’en a connaissance. La cinquième famille du Clan Beifong est entourée de secrets et de mystères et il est prévu que cela en reste ainsi.»

L’Impératrice Douairière Leiwan
S’adressant en privée à l’épouse de l’Empereur, Samei[/center]


Fuxianji, Palais Impérial
Empire de Kaiyuan, 7 Février 2024


Ru Beifong était accompagné du Gardien des Sceaux et d’un deuxième individu que la Garde Impériale n’avait pu identifier, une femme aux cheveux de feu. Conformément aux protocoles, la Garde Impériale n’avait aucuns pouvoirs de feuillez ou même de s’interposer à Ru Beifong. Son statut lui conférait une totale immunité, même envers l’Empereur. Cela n’empêchera pas Tianzun VI d’exprimer sa colère et d’exiger des explications. Heureusement, Saito allait assister à l’audience, chose dangereuse, mais il devait savoir se que Ru Beifong avait à dire. Dans la salle du trône, il n’y avait que de membres du clan Huan pour assister à cette audience importante, même Keat Samay était présent, ainsi que l’Impératrice Douairière et l’épouse de l’Empereur, l’Impératrice Samei. Évidemment, il y avait le Prince-Héritier, calme et bien droit à la gauche de l’Empereur. Assit sur son trône, Tianzun VI observa Ru Beifong et ses collègues approché, son regard exprimant une grande sévérité et une martialité tranchante. Les trois Beifong se s’inclinèrent prestement et attendirent patiemment que l’Empereur prenne la parole.

[Tianzun VI] : J’aimerais savoir, monsieur Beifong, ce qui c’est produit la nuit dernière au sein de votre domaine? Vous aviez le rôle de protéger à tout prix ce qui avait été confié au Gardien des Sceaux. Leur destruction est catastrophique et je doute que nous puissions ne pas cacher ce fait pour bien longtemps.

[Ru Beifong] : Je suis désolé Majesté, j’ai faillit à ma tâche. Si vous le désirez, je peux m’enlever la vie afin de laver le déshonneur qui c’est jeté sur ma famille et mon clan.

[Tianzun VI] : Non, se ne sera pas nécessaire. Vous nous êtes plus utile vivant que mort monsieur Beifong. À se que j’ai compris, les assaillants n’étaient que de simples mercenaires?

[Ru Beifong] : Oui et leur chef à décliné qu’il se prénommait Éphialtès.

Keat Samay tiqua subitement et fronça les sourcils, mais resta silencieux. Ce détail inquiéta Saito, se demandant si le Directeur des Services Secret Impériaux détenait des informations sur Parsifal. Ils c’était quand même interposés lors d’une transaction au Cécopia et il était possible que les Seigneurs de Guerre au Nanzhao aient mentionné furtivement son nom. Il était certain que Keat Samay connaissait les noms de code de Parsifal et d’Épiméthée. Toutefois, il se doutait qu’il puisse connaître son propre nom de code au sein de l’organisation, Éphialtès. La mythologie Réminienne et Helladienne avait beaucoup inspiré Parsifal pour les noms de code de ses principaux Lieutenants. Celui qu’on lui avait attribué était le nom d’un géant dans la mythologie Réminienne qui signifiait «cauchemar» en vieux réminien.

[Tianzun VI] : Certainement un nom d’emprunt ou un nom de code.

[Ru Beifong] : Si vous me le permettez votre Majesté, je ne suis pas venu ici pour m’expliquer sur les évènements de la nuit dernière, mais au sujet des Sceaux Impériaux.

[Tianzun VI] : Je suppose que cela concerne les copies.

[Ru Beifong]: En effet.

Le Prince-Héritier et Keat Samay tournèrent la tête vers l’Empereur, affichant la surprise la plus totale.

[Tianzun VI] : Très peu de gens le savent Zhao. Seul le Clan Beifong, moi-même et l’Impératrice, sans oublier mère, en avaient connaissance. L’application officielle de mon sceau personnel c’est fait aux yeux de tous et de toute sur le volumen d’or afin d’officialiser le couronnement. Or, après la cérémonie, une réunion privée avec le Gardien des Sceaux c’est déroulé dans le plus grand secret, afin que j’applique mon sceau sur chaque copie des volumens d’or composant les Sceaux Impériaux.

Alors que tout le monde écoutait l’Empereur, personne ne remarque le Prince Tanh Sekh Lat, alias Saito, alias Éphialtès, se crisper.

[Zhao] : Mais c’est merveilleux! Cela nous évitera de perdre la face devant les autres grands clans.

[Ru Beifong] : Pas tout à fait.

Tianzun VI fronça les sourcils.

[Ru Beifong] : Mais avant que nous n’allions plus loin, j’inviterai Monsieur Samay et son Altesse Tanh Sekh Lat de quitter la salle. Faite aussi sortir les gardes Impériaux, nous devons être seuls.

[Saito] : Mais…Majesté je m’insurge…

[Tianzun VI] : Silence. Veuillez sortir de la salle Tanh. Amenez avec vous vos hommes et monsieur Samay.

Saito allait de nouveau protester, mais le regard suspicieux de Ru Beifong le fit immédiatement changer d’avis. Il avait fait l’erreur de prendre la parole en face du seul homme qui avait entendu sa voix cette nuit là. Saito s’inclina rapidement et quitta la pièce, suivit de Keat Samay et de la dizaine de garde impériaux stationné à l’intérieur de la salle du trône. Dès que la porte se fût fermée, le silence s’installa rapidement, mais fût immédiatement brisé par l’Empereur lui-même.

[Tianzun VI] : Pourquoi tout ces secrets monsieur Beifong? Il n’y avait que des Huans dans cette salle, je m’en suis assuré.

[Ru Beifong] : J’ai bien peur que l’ennemi qui ait assiégé mon domaine n’ait infiltré votre gouvernement. Les assaillants savaient parfaitement les plans du domaine alors qu’ils ne se retrouvent nulle part exceptés dans des dossiers de haute sécurité dans les archives impériales hautement sécurisé ou au sein des Services Secrets. De plus, les assaillants savaient parfaitement ou se trouvait les Sceaux. Un missile perforant à traversé la structure du palais et c’est écrasé directement sur le coffre-fort sur sous-sol, et ce, alors que les autres missiles ne détenaient que des engins incendiaires.

[Tianzun VI] : Cela veut dire que nous avons une ou plusieurs taupes au sein du gouvernement? Ou bien une brèche de sécurité dans notre système informatique?

[Zhao] : Je doute que cela soit une brèche dans nos systèmes informatiques. Nous sommes encore de la vieille école. Notre administration est vieille et les archives impériales n’ont pas encore été numérisées. Seules les archives créées à partir de 2010 ont une copie informatique au sein de notre système, ainsi que toutes nos données militaires. Cela prend du temps à numériser 3.500 ans d’archives.

[Tianzun VI] : Il va falloir que nous mettions sur pied une enquête interne pour débusquer ces taupes ou ces espions. Et puis, de taupes commanditées par qui? Le savez-vous?

[Ru Beifong] : Non, nous ne le savons pas Majesté.

[Zhao] : Une puissance étrangère? La Fiémance peut-être? Je ne vois aucunes autres nations qui puissent nous en vouloir autant.

[Ru Beifong] : Désolez de vous interrompre votre Altesse, mais comme je l’ai mentionné, je suis venu ici pour les Sceaux Impériaux.

Ru Beifong laissa place à Tao Zi-Duong.

[Tao Zi-Duong] : Comme vous le savez Majesté, nous détenons une copie de chacun des volumen qui composent les Sceaux Impériaux. Nous détenons une parfaite copie de chaque volumen correspondant à chaque Royaume de l’Empire. Or, la copie correspondant aux titres impériaux a été détruite dans l’attaque du domaine des Beifong

[Zhao] : Pardon? C’est insensé! Vous avez entreposé les Sceaux et leurs reproductions au même endroit.

[Tao Zi-Duong] : Non. Les Sceaux du titre Impérial étaient déjà une copie au départ. Le deuxième volumen dont Sa Majesté y a appliqué son sceau en secret n’était qu’une copie de cette copie. De ce fait, la reproduction que nous possédons ne détient que les Sceaux de la troisième Dynastie Huan, soit seulement les sceaux des empereurs ayant suivit la reconstruction impériale en 1588.

[Tianzun VI] : Mais qu’est-t-il devenu des Sceaux originaux?

[Tao Zi-Duong] : Nous n’en savons rien.

Un silence lourd s’installa subitement dans la salle du trône. L’Empereur semblait réfléchir, se qui laisse le temps à la femme aux cheveux de feu d’avancer d’un pas.

[Kalaya Phongsak] : C’est pourquoi je suis ici sous convocation directe de l’Impératrice Douairière. Je me nomme Kalaya Phongsak, de la famille Phongsak, cinquième et dernière famille du Clan Beifong. Il est temps que Sa Majesté prenne connaissance de l’existence de ma famille et de son rôle primordiale au sein de l’Empire. C’est pourquoi ma Matriarche, Solada Phongsak, vous attend vous et le Prince-Héritier pour une rencontre au sein du Sanctuaire de Jade. Vous devez quitter la Cité Impériale, les murs ont des oreilles et personne ne doit savoir notre destination.

Tianzun VI et le Prince-Héritier se regardèrent, affichant tout deux la surprise. L’Impératrice Douairière se leva subitement.

[Leiwan] : Nous prendrons deux véhicules des domestiques. Zhao prendra le volant du premier et monsieur Beifong le volant du deuxième véhicule. Nous devons quitter la cité dans l’immédiat, incognito.

[Tianzun VI] : Mère, c’est ridicule, je ne peux…

[Leiwan] : Tais-toi et obéis. Tu n’en a pas conscience mon fils, mais il y a des secrets que même l’Empereur n’en a pas connaissance. Des secrets qu’une seule famille sauvegarde depuis des temps immémoriaux. La sécurité de la Cité est compromise, nous ne pouvons faire confiance aux membres des autres clans et il se peut même que le clan Huan soit infesté d’espions et de taupes. Il est grand temps que tu rencontre Solada Phongsak.

Une heure plus tard, deux véhicules sombre quittaient la capitale vers une destination inconnue.


Note: Petite suite à la va vite, j'en suis désolé.

Posté : sam. sept. 06, 2014 10:12 am
par Rumy
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Crédits photographiques: [url=http://dawnpu.deviantart.com/art/Ts-1-425653254]Dawnpu[/url][/center]

« Talasin, Le 15 septembre de l’An de grâce 1911

[justify]Le Pr. Barnes a réussit à nous dénicher des guides locaux après plusieurs jours d’attentes dans la fascinante cité du Dalaï-Lama. Selon lui, les locaux considèrent le site du Sanctuaire de Jade comme un Monastère maudit, l’expédition précédente ayant été apparemment tué par un Dragon qui se serait installé dans le monastère en y chassant les derniers occupants. Bien entendu, de tels légendes et superstitions n’ont pas impressionné les mécènes de la Royal University of Lynnsmouth qui ont réitéré leur grand intérêt pour un tel site. Selon les informations recueillit dans les archives impériales à Fuxianji, le Sanctuaire de Jade daterait du IXe siècle et aurait été abandonné plusieurs siècles plus tard, au cours du XVe siècle. Rien ne nous informe des habitants, ni même des raisons qui les ont poussé à le quitter. Mais les échecs des précédentes expéditions nous informent sur l’accessibilité peu enviable du site. Le Pr. Lawrence a exprimé hier soir son scepticisme sur nos chances de succès au sujet de l’ascension du Mont Ona, réduisant le moral du Pr. Kesington, d’un tempérament facilement influençable. Rien n’indique que notre expédition sera couronné de succès, mais si des moines du IXe siècle ont réussit à construire un monastère à cet endroit, c’est que ces lieux sont suffisamment accessible pour y acheminer des matériaux. Il serait peu judicieux d’abandonner un site aussi inestimable et probablement extrêmement bien préservé, du moins, pour ceux qui financent l’expédition. Ceux-ci semblent peu enclins à abandonner une telle opportunité, notamment le Pr. Barnes, notre spécialiste en cultures orientales. Et puis, la Royal Université of Lynnsmouth aimerait bien acquérir un magnifique bouddha d’or du Xe siècle afin de fermer le clapet aux prétentieux de l’Université d’Hartford… »[/justify]

[center]Professeur Timothy Hannes [1871-1911†]
Extrait de son journal d'expédition, p.16[/center]


Massif d’Ephuket, Royaume de Surin
Empire de Kaiyuan, 8 Février 2024


[justify]Le massif d’Ephuket était un massif montagneux relié à la chaîne de Taizhou par la petite cordillère de Plenyang dont l’élévation n’atteignait qu’un maximum de 1.500 mètres. Malgré sa taille respectable comparativement à la chaîne de Taizhou, le massif d’Ephuket accueillait parmi les plus hautes montagnes du pays. Le mont Ona qui cumulait à 6.130 mètres de hauteur dominait le massif qui plongeait ensuite dans l’océan pour rejoindre un deuxième massif au Nijiin de l’autre côté du détroit de Langkok. En réalité, géologiquement parlant, les deux massifs ne formait qu'une seule masse rocheuse il y a plusieurs centaines de milliers d’année. La plaque Shmorodim et la plaque du Makara se divisait à cette endroit par une dorsale océanique, formant ainsi un immense rift qui traversait le Xihjo et le Xynyang avant de se jeté dans l’océan. Le volcanisme était évidemment très actif et seul le massif empêchait l’océan de prendre ses droits sur ces basses-terres. Or, une violente éruption volcanique précipita l’effondrement du massif, laissant l’océan s’engouffrer dans la brèche. Ainsi fût formé le golfe de Pattayat et dont les seuls vestiges de ce passé réside dans le volcanisme toujours présent dans le massif d’Ephuket, notamment le mont Ona, endormie depuis près de 5.000 ans.

Celui-ci était en réalité composé de deux sommets formant une caldeira, seul vestige d’une éruption d'un passé lointain. C'était sur le flanc du plus haut sommet, à l'intérieur même de cette caldeira que le Sanctuaire de Jade avait été construit. Sa majesté surplombant le gouffre profond, séparant les deux sommets et occupé par un immense glacier qui s'étalait vers le sud, suivant l'inclinaison du relief. Cette disposition géographique particulière, en tenant évidemment compte du faible diamètre de la caldeira et de la profondeur assez élevé du gouffre, créait un phénomène de vent perpétuel à cet endroit précis, rendant impossible tout accès par hélicoptère et rendait dangereux toutes ascensions par voie terrestre.

C'était pourtant vers ce lieu inaccessible et si dangereux que l'hélicoptère du Clan Beifong se dirigeait à toute vitesse, avec en son bord des passagers illustres. Zhao espérait de tout son cœur que l'appareil ne s'écrase tout bêtement sur le flanc du Mont Ona. Éliminant du coup toute le sommet de l'État dans un seul et même écrasement. Le Prince-Héritier était assis aux côtés de l'Empereur et de l'Impératrice, tout deux ayant troqué leurs vêtements d'apparat en costume militaire bien sobre. Seul la casquette militaire de l'Empereur arborant son titre de Maréchal-Commandeur laissait dévoilé l'illustre fonction de celui-ci. Sur la banquette en face, il y avait l'Impératrice Douairière, le patriarche du clan Beifong et Kalaya Phongsak qui était assis tout juste devant Zhao. Celle-ci avait été silencieuse durant tout le voyage, ne semblant pas être préoccupé des grommellements de Tianzun VI, toujours aussi impatient et plutôt mécontent d'être coincé comme des sardines à l'intérieur de cet hélicoptère. Comportement qui lui attirait la plupart du temps un regard noir de sa mère, l'Impératrice Douairière, Leiwan qui comme à son habitude avait prit les reines de cette petite expédition. Depuis le décollage de l'hélicoptère, un silence c'était installé dans le cockpit, laissant à Zhao tout le loisir d'admirer le paysage et le Mont Ona avec une certainement inquiétude. Un silence qui fût toutefois brisé par Kalaya Phongsak qui s'adressa directement au Prince-Héritier.[/justify]


[Kalaya Phongsak]: Je comprend votre inquiétude votre Altesse, le Mont Ona est tristement célèbre pour avoir enlevé la vie à ceux ayant tenté de monter son sommet.

Zhao resta silencieux.

[Kalaya Phongsak]: Que connaissez-vous du Sanctuaire de Jade, votre Altesse?

Zhao jeta un bref regard sur le mont Ona, dont le sommet était caché par d'épais nuages grisâtre.

[Zhao Huan]: Peu de chose, j'en ait bien peur. Je sais seulement que c'est un temple inhabité, inaccessible et complètement isolé du reste du monde. Un lieu nimbé de mystères et de légendes, mais aussi de superstitions et de malédictions. Je ne sais rien de plus.

Kalaya détourna son regard pour observé elle aussi le Mont Ona.

[Kalaya Phongsak]: Comment réagiriez-vous si je vous disais que le Sanctuaire de Jade n'a jamais été abandonné? et que celui-ci est toujours habité aujourd'hui, et ce, sans interruption depuis sa construction il y a prêt de onze siècles.

Zhao reporta son regard sur Kalaya, fronçant les sourcils, apparemment intrigué.

[Zhao Huan]: Je serais évidemment très surpris, au vu de ma position élevé au sein de l'État. Même Sa Majesté, mon frère, n'est pas du genre à me dissimuler des secrets d'État

[Tianzun VI]: En effet. Zhao est de loin celui en qui j'ai le plus confiance en dehors de mon épouse. Pour se qui est du Sanctuaire de Jade, je reste étonné que son statut actuel ne soit pas connu du gouvernement. Je suppose que cela ait rapport avec cette mystérieuse famille Phongsak, je me trompe?

[Kalaya Phongsak]: Non, en effet, vous avez vu juste votre Majesté. Ma famille habite le Sanctuaire de Jade depuis prêt de onze siècles, et ce, sans interruption. Nous avons décidé d'effacer notre existence quelque années après la mort du dernier Empereur de la Dynastie Monivong qui laissa l'Empire avec un trône inoccupé. L'Autorité Impériale se transformant peu à peu en une oligarchie entre les clans les plus puissant de l'époque, nous avons jugé bon de nous retirer afin de sauvegarder notre précieuse mission. Malheureusement, aucuns de ces clans ne détenaient alors l'influence et la puissance nécessaire pour imposer leur autorité et fonder une nouvelle dynastie, jetant l'Empire dans deux siècles sans Monarque. Une période que l'on nommera bien plus tard comme l'Ère du trône vacant, l'agonie d'un Empire. Mais je crois que vous savez déjà tout les détails de cette période, je ne pense pas vous apprendre quelque chose de nouveau.

[Zhao Huan]: En effet, vous ne m'apprenez rien, excepté les raisons qui ont poussé votre famille a effacé son existence. Je dois avouer que cette fameuse mission, dont chérit tant votre famille, m'intrigue beaucoup.

Kalaya afficha un sourire.

[Kalaya Phongsak]: Je préfère malheureusement laisser à ma Matriarche le soin de vous éclairer à ce sujet.

Un silence s'installa pendant quelques minutes.

[Tianzun VI]: Puisqu'il faudra attendre de rencontrer votre Matriarche, je suppose que vous pouvez nous dire comment allons-nous atteindre le Sanctuaire de Jade? J'ai crus comprendre que celui-ci était inaccessible par hélicoptère du aux vents violents qui sévissent dans la caldeira. Alors que faisons-nous dans cet appareil si cela est effectivement le cas?

Kalaya jeta de nouveau un regard à l'extérieur et afficha soudainement un léger sourire.

[Kalaya Phongsak]: Je crois que vous pourrez le constater par vous même votre Majesté, nous sommes bientôt arrivé à destination.

[justify]En effet, Zhao remarqua rapidement la plateforme métallique incongru qui semblait complètement perdu au sein de l'océan de neige et de glace qui recouvrait ce flanc de la montagne. En fait, si Zhao ne se trompait pas, ils se trouvaient actuellement sur le flanc ouest du mont Ona, soit à l'opposé du Sanctuaire de Jade qui se trouvait sur le flanc est. Durant l'approche, les turbulences confirma la présence d'un vent assez conséquent mais pas assez dangereux pour que l'appareil ait de la difficulté à amorcé son atterrissage. Bien que la plateforme était très visible, Zhao ne voyait aucunes bâtiments, ni aucun infrastructure expliquant la présence de cette plateforme d'atterrissage. En fait, c'était comme si celle-ci avait été construit au milieu de nul part.

Dès l'hélicoptère au sol, se fût Kalaya qui prit les devant en faisant signe aux autres occupant de l'hélicoptère de la suivre. Se ne fût qu'a quelques mètres de la parois rocheuse que Zhao remarqua la petite porte métallique encastré sur le flanc de la montagne. Tout juste à gauche de la porte, Kalaya fit passer une carte à puce dans une fente sur une sorte de boitier métallique qui s'ouvrit aussitôt. Surgit alors un écran et un clavier, permettant à Kalaya de rédiger un code de sécurité. Quelques secondes passèrent, puis Kalaya mit la paume de sa main sur l'écran pour identification des empreintes digitales. Un petit bruit sonore confirma son identification et la porte s'ouvrit latéralement dévoilant un long tunnel éclairé de milles-feu.
[Kalaya Phongsak]: Vos Altesses, voici le passage du Coeur de la Montagne. C'est ce tunnel qui permit à ma famille de construire le Sanctuaire de Jade sur son site actuel. Un long tunnel de 1,5 km traversant le mont Ona et menant directement au Sanctuaire de Jade.

Le tunnel ne ressemblait pas à un tunnel construit il y a presque un millénaire. Les parois étaient en béton armée et des lampes fluorescentes compact éclairait intensément le passage, comme si celui-ci se trouvait en plein jour. En fait, Zhao se doutait bien que le passage avait été très certainement réaménagé plusieurs fois à travers le temps afin de palier à l'usure et aux dégâts que pouvait occasionné l'activité sismique de la région. Ils ne leur fallut qu'une vingtaine de minute pour traverser le tunnel pour se retrouver à l'intérieur d'un pavillon à l'architecture nettement plus traditionnelle. Le pavillon en bois semblait particulièrement ancien et seul quelques éléments moderne utilisé pour renforcé la structure déformait quelque peu ce tableau. En jugé par les caisses qui jonchaient le sol tout autour d'eux, le pavillon était utilisé en tant que zone de stockage et ne semblait point habitable, étant donné la température glaciale de l'endroit. Chose que les sifflements du vent incessant à l'extérieur rappelait à chaque seconde.

Kalaya ne tarda pas une seconde de plus et se dirigea vers une imposante porte de bois qu'elle ouvrit manuellement en faisant ensuite signe à tout de le monde de sortir à l'extérieur. Une chance que Zhao portait un costume militaire spécialement conçu pour le froid, parce que la différence de température entre Fuxianji et ces lieux était drastiquement énorme. Heureusement, il n'y avait aucune chute de neige permettant une visibilité optimale, permettant à Zhao s'admirer le Sanctuaire de Jade dans toute sa splendeur. Ils se trouvaient déjà à l'intérieur de l'enceinte du Sanctuaire, derrière le Temple des Vents Septentrionaux qui se dressait dos au mont Ona, aidé de deux pagodes qui semblait servir de gardiens. Il pouvait voir un sinueux passage qui menait de l'autre côté de la gorge, vers une magnifique pagode qui avait été apparemment transformé en antenne radio et en antenne satellite. Zhao porta ensuite son regard derrière eux, tout juste au dessus du petit pavillon duquel ils venaient de sortir. Le Sanctuaire de Jade se trouvait là, majestueux, construit à même la roche de la montagne. Le complexe était assez impressionnant, d'une hauteur d'au moins 200 mètres et 400 mètres de large, sa structure s'enfonçait dans les profondeurs de la montagne, gardé par d'immenses statues de Jade à l'effigie de dragons, de tigres de Sathakai ou de makaras, créatures mythologiques qui ont donné leur nom au continent Makara. Au loin, vers le sud, l'on pouvait apercevoir plusieurs éoliennes, apparemment principale source énergétique du complexe.

À l'entrée du Sanctuaire, une immense porte de Jade, plus petite que celle qui ornait l'entrée Sud du Palais Impérial, était gardé par deux hommes armée jusqu'aux dents arborant l'emblème du clan Beifong. Leurs uniformes d'un blanc immaculé, frôlant la science-fiction, leur donnait un air sinistre, agrémenté par leurs fusils d'assaut et leur masque blanc qui recouvrait leur visage. Le groupe passa sans problème par la grande porte se retrouvant alors dans le Hall des milles visages, une énorme pièce ornée de statues représentant les visages de divers personnages et créatures réels ou mythiques. Une forte odeur d'encens dominait la pièce, se qui ne semblait pas incommodé Kalaya ou Ru Beifong. Ils traversèrent une deuxième pièce plus petite, servant apparemment de carrefour étant donné le grand nombre d'escalier et de couloir qui y menait. Ils pénétrèrent enfin dans une plus grande salle, reconnaissable comme étant la salle communautaire, au vu des grandes tables bases qui s'y trouvait. Une femme d'un certain était assis à genoux au fond de la pièce, derrière une petite table basse surélevé, au pied d'une immense et ancienne fresque d'ébène semblant raconter une histoire. Kalaya Phongsak salua la vieille femme en s'inclinant légèrement, puis se tourna vers le groupe.[/justify]


[Kalaya Phongsak]: Votre Majesté, vos Altesses, je vous présente Solada Phongsak, Matriarche de la famille Phongsak et Gardienne des Secrets.

Les personnes présentes saluèrent respectueusement la Matriarche qui afficha un grande sourire avant de faire signe de s'asseoir autour de la table basse.

[Solada Phongsak]: Je suis certain que Sa Majesté et son Altesse, le Prince-Héritier, avez beaucoup de questions à me poser. Je suis certain qu'une simple présentation de ma famille et de mon rôle répondra à la plupart d'entre elles.

Solada laissa un moment de silence avant de continuer.

[Solada Phongsak]: Les premières trace de ma famille remonte à l'époque de l'Empire Surinois, il y a de cela plus de 5.000 ans. Mes ancêtres n'étaient alors que de simples serviteurs au service des Empereurs Surinois, servitude qui se transmit aux Rois du Royaume de Kunhan, puis aux Empereurs du Premier-Empire. Au fil du temps et de notre loyauté, notre famille a été chargé d'une mission spécifique qui se transmet dorénavant de génération à génération au sein de notre famille. Comme le Gardien des Sceaux est chargé de garder les Sceaux Impériaux et de couronné les Empereurs, ou bien le Gardien des Rites, chargé de garder les lieux de repos des dynasties impériales et de procéder à leurs funérailles, je suis la gardienne des Secrets, chargé de garder les secrets de l'Empire et de leurs empereurs.

[Zhao Huan]: Garder des secrets? Des secrets que même l'Empereur n'a connaissance. Alors qu'il est la tête même de l'État! Cela revient à ...

[Solada Phongsak]: ...surpasser l'autorité Impériale?

Zhao resta silencieux.

[Solada Phongsak]: Un acte d'adultère, un héritier illégitime, une maîtresse gênante, un accord entre clans, des tractations secrètes, des complots scandaleux, un meurtre accidentel, un héritage fâcheux, une tentative d'assassinat raté...notre famille garde des secrets qu'un Empereur veut voir disparaître. Un scandale à étouffé? nous faisons en sorte d'en effacer l'existence même et de réécrire l'histoire en faveur de Sa Majesté. Un passé d'une époque révolu menace votre légitimité sur le trône? Nous faisons en sorte qu'il ne puisse jamais ressurgir en effaçant son existence matériel de l'histoire. Des secrets suffisamment puissant pour faire chuter un Empereur, jeter le pays en guerre civile, semer la discorde et le chaos. Le simple fait d'être Gardienne de ces secrets surpasse bien au delà l'autorité d'un simple Empereur. Selon vous, qui détiens le pouvoir entre celui qui ne sait rien et celui qui sait tout?

[Tianzun VI]: Si vous êtes la Gardienne des Secrets comme vous dites, c'est que vous gardez tout les documents et preuves établissant l'existence de ces secrets, n'ais-je pas raison? Sinon à quoi bon de garder quelque chose qui n'existe pas.

[Solada Phongsak]: En effet.

[Tianzun VI]: Alors pourquoi ne pas les avoir tout simplement détruit?

[Solada Phongsak]: Parce que nous ne pouvons changer l'histoire votre Majesté. Nous pouvons parfaitement falsifier dans ères entières, écrire de fausses épopées pour la gloire d'un homme, effacer une époque sombre d'un passé douloureux. Mais il reste, que nous ne pouvons changer le cours de l'histoire en effaçant simplement le passé. Nos actes ont des conséquences. Vous pouvez effacer des annales l'acte, mais ses conséquences ne peuvent être complètement éliminer. Vous pouvez les modifier, les manipuler, les accentuer ou bien les atténuer, mais jamais les effacer. Bien que nous gardons de tels secrets pour la pérennité impériale et sauvegarder le peuple des conséquences désastreuses qu'ils pourraient causé, cela ne doit pas faire en sorte que les Empereurs se croient intouchables, à l'abris des conséquences et des responsabilités qu'implique leurs actes. L'on peu donc considérer le fait que nous sauvegardons ces secrets comme une garantie.

[Zhao Huan]: A part le fait de sauvegarder les secrets d'adultère et de mœurs discutable des dizaines de dynasties impériales, je ne vois toujours pas pourquoi nous sommes ici.

Solada afficha un sourire

[Solada Phongsak]: Ohh, votre Altesse, les histoires d'adultère ne sont que la pointe de l'iceberg. Beaucoup de nos secrets ne concerne aucunement l'Empereur lui-même, mais des membres de sa famille, de son clan et même de son gouvernement. Nous gardons même précieusement des secrets d'État que le pays a voulu jeté dans l'oubli . Et c'est l'un de ces secrets d'État,vos Altesses, qui vous amènent en ces lieux.

Le silence s'installa de nouveau, brisé quelques secondes plus tard par la matriarche.

[Solada Phongsak]: Je crois qu'il est temps pour vous et moi de rejoindre le Hall des Murmures.

[justify]Elle se leva subitement, surprenant Zhao qui ne la croyait pas aussi énergique pour son âge. Elle fit signe à l'Empereur et au Prince-Héritier de la suivre, tout en spécifiant aux autres de rester assis. Apparemment, Solada n'avait pas l'intention d'amener n'importe qui au Hall des Murmures. Elle fit face à la fresque qui se trouvait derrière elle et toucha la tête d'un phœnix qui s'enfonça dans le mur. De petits bruits sonores résonnèrent à travers les murs, provenant de vieux mécanismes particulièrement complexe. La fresque s'enfonça dans le sol, dévoilant une petite pièce ne comportant qu'une seule porte en titane, digne d'un coffre-fort des banques les plus sécurisé. Un écran plat, situé à proximité de la porte accueillit la main de Solada, un petit bip sonore et Solada entra une série de trois codes différents qui déclencha un bruit métallique. Zhao pu voir émerger un petit piédestal métallique devant la porte, ainsi qu'un scan rétinien. Solada se plaça devant la porte et présenta son œil droit. Pendant ce temps, un ligne lumineuse apparu sous ses pieds, démontrant qu'un scan entier du corps était fait. Elle présenta ensuite son œil gauche et un petit bip sonore confirma son identité. La porte se déverrouilla et commença à s'ouvrir d'elle-même, laissant entrevoir un mur métallique. Celui-ci ne resta pas longtemps inerte et commença à glisser vers le sol, dévoilant un deuxième mur métallique qui commença à glissé lui aussi vers le sol et ainsi de suite. Au dixième mur, Solada avança d'un pas, suivit de Zhao et de l'Empereur qui se sentirent nerveux lorsque la fresque derrière eux se ferma et que la porte en titane commença à se fermer. Alors qu'a l'avant les murs métallique disparaissait un a un pour les laisser passer, à l'arrière ceux-ci se refermait un après l'autre à la suite de leur passage. Pendant dix minutes, ils traversèrent ce tunnel assez irréaliste avant d'atteindre une deuxième porte en titane qui laissa dévoiler un autre écran. Solada entra une nouvelle série de code et la porte s'ouvrit lentement, dévoilant le Hall des Murmures. C'était une immense salle creusé à même la pierre, renforcé et blindé par du béton armée, du titane et du plomb. Zhao était incapable de voir la fin de l'immensité du Hall. L'on avait définitivement abandonné un environnement traditionelle, vers un autre beaucoup plus moderne.

Le hall des murmures était une immense cavité souterrain construite sous la montagne et accueillant d'immenses enceintes de verres blindés ressemblant à des vivariums et parsemé de bibliothèques remplit de livres et de documents, dont certains semblaient provenir d'un autre âge. Chaque vivarium était munit d'un sas avec présence d'un équipement ressemblant à un équipement de plongé, ainsi que de son propre système de régulation environnemental. Chaque enceinte était hermétique, aseptisé et le niveau d'oxygène et d'humidité y était volontairement réduit afin de protéger les précieux livres et documents de l'usure du temps.[/justify]


[Zhao Huan]: Nous allons devoir entrer dans l'un de ces trucs?

[Solada Phongsak]: Non, nous avons depuis longtemps numérisé toutes nos archives. L'enveloppe de dépense que vous octroyez au clan Beifong est utilisé à bon escient.

[Zhao Huan]: Je vois cela.

Ils marchèrent entre les différentes enceintes de verre, avant que Solada ne s'arrête prêt d'une d'entre elle.

[Solada Phongsak]: Chaque enceinte accueil une seule et même dynastie impériale. Voici celle de la Troisième Dynastie Huan, contenant tout les secrets vos prédécesseurs dynastique votre Majesté.

[justify]Elle semblait aussi imposante que les autres, sans avoir un particularisme assez évident. Zhao remarqua la présence d'un petite écran tactile à proximité du sas. Il s'approcha et toucha la surface qui s'alluma aussitôt. Un outil de recherche s'afficha et Zhao compris que c'était l'inventaire du contenu de l'enceinte. Le tout était classé seulement par les titres des documents, des noms de codes et par des dates. Il parcouru la liste sans vraiment s'attarder sur un quelconque documents avant que son regard ne s'arrête sur un document en particulier.[/justify]

[Zhao Huan]: Hia, la femme Anonyme? Ne serait-ce pas en rapport avec cette pagode situé dans les jardins impériaux et qui se révèle être la dernière demeure d'une femme mystérieuse adoré par l'Empereur Tianzun V.

[Solada Phongsak]: En effet. Mais nous ne sommes pas ici pour nous attarder sur la vie amoureuse du Grand Tianzun V. Approchez-vous.

[justify]Solada avait atteint une longue table métallique accompagné de plusieurs fauteuils rudimentaires. Situé tout juste à côté d'une enceinte remplit de serveurs informatiques. Un immense écran tactile était accroché sur l'une des parois de verre, relié aux serveurs informatiques. Solada rentra de nouveau plusieurs codes de sécurité avant que le même outil de recherche ne s'affiche sur l'écran. Solada entra un numéro de code et une date, permettant immédiatement de repérer le document recherché. Cette fois-ci, se n'était pas une liste qui s'affichait, mais les véritable documents en format compressé et verrouillé. Solada déverrouilla le document en entrant un clé de sécurité et l'afficha sur l'écran tactile pour que tous puisse le voir. Mais Solada ne leur laissa pas le temps de lire quoi que se soit.[/justify]

[Solada Phongsak]: Votre Majesté, votre Altesse. Que connaissez-vous des circonstances ayant mené à la signature de la Paix de Fuxianji en 1588 entre les Almérans et Tianzun I, premier Empereur de la Troisième Dynastie Huan?

[Tianzun VI]: Peu de chose. Les documents officiels font état d'une signature de paix entre l'Amiral Thorvalien Magnus et Tsai Shen Huan qui deviendra quelques temps après Empereur. La copie du traité de paix est toujours présent dans les archives Impériales. C'est d'ailleurs ce traité qui a permit à Juo Huan de s'emparer du trône Impérial et de fonder le Deuxième Empire et la Troisième Dynastie Huan.

[Zhao Huan]: L'on a souvent attribué la réussite de ce traité de paix au talent diplomatique de l'Empereur Tianzun I. Cela a permit de sauver Fuxianji des bombardements de la flotte coalisé Almérane qui avait alors envoyé par le fond la flotte impériale entière devant la Cité Impériale...mais je ne vois aucun rapport avec notre venu ici et les Sceaux Impériaux?

[Solada Phongsak]: Tout se trouve sur ces documents. Les circonstances et les événements ayant mené au traité de Fuxianji. Vous comprendrez rapidement le rapport entre ceux-ci et les Sceaux Impériaux et vous vous rendrez compte que la réalité derrière la fondation du Deuxième Empire est bien moins reluisante que celle véhiculé officiellement dans les livres d'histoire.

Les deux frères se lancèrent un regard furtif, se demandant certainement si ils étaient prêt à connaître un tel secret.

Posté : sam. oct. 25, 2014 8:41 am
par Rumy
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/714819jonques1588.png[/img]

«Je rejoins mes ancêtres en espérant que mes descendants pourront me pardonner un jour se que j'ai fais.»

Empereur Tianzun Ier [1540-1611†]
Ses dernières parole sur son lit de mort[/center]

[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=IroaLAbltxg]Proposition de trame sonnore[/url][/center]

Palais Impérial, Fuxianji
Empire de Kaiyuan, 5 Octobre 1587


Le tonnerre grondait au loin, annonçant de bien mauvais présages en cette journée ensoleillé dominé par un ciel immensément bleu , sans le moindre nuage, semant la peur dans le cœur des habitants de la capitale. Seules de longues et lointaines colonnes de fumée noirâtre perçaient le ciel au large de la côte, seuls indicateurs de la bataille navale qui faisait rage aux portes de la cité éternelle entre les flottes de galions almérans et les jonques de la marine impériale. Arrivant du nord, un groupe d'une trentaine de cavalier en armure filait sans s'arrêter dans les rues de la capitale, hurlant aux badauds de dégager la chaussée assaillit par les habitants de la ville. La population commençait à fuir, remplissant de vieilles charrettes et des rickshaw avec leurs biens et leurs enfants qui pleuraient sans comprendre la peur qui animait leurs parents. Comment pouvaient-ils savoir que leurs parents avaient entendu les rumeurs provenant du nord, des pillages et des incendies perpétré par les Almérans qui avaient mit en cendre les cités de Pham Sin, de Lucheon et de Taichuan. Pendant plusieurs mois ils avaient descendu le long de la côte, broyant une à une les jonques de guerre impériales, pillant et incendiant les grandes cités de la côte. Ils avaient aussi entendu les rumeurs du héros de Shengfen qui avait réussit à repousser les Almérans devant Funaishan et il avait répété son exploit quelques jours auparavant à Shengfen, infligeant les premières pertes navales de la coalition. C'était ce mystérieux héros qui chevauchait en tête de cette troupe de cavalier aux armures étincelantes et qui traversait en trombe la cité éternelle.

Ni rien, ni personne ne semblait pouvoir stopper leur chevauché. Les gardiens des ponts enjambant les canaux de la vieille-ville s'écartaient à leur passage, des barricades érigé par la milice urbaine étaient démantelé pour les laisser passer et même la grande porte nord de la Cité Impériale s'ouvrit sans attente à leur arrivée, les gardes impériaux ne semblant guère avoir besoin de demander une identification. Il semblait bien que la réputation du héros de Shengfen avait fait son chemin. Au fur et à mesure que les cavaliers s'engouffraient à l'intérieur de la Cité Impériale, ils remarquèrent rapidement le silence et l'abandon qui frappait ses quartiers périphériques et les quartiers intermédiaires. Apparemment, les eunuques, les mandarins et le gouvernement avait déjà quitté la cité impériale, emportant leurs biens et leurs familles avec eux. La présence de gardes impériaux dans les quartiers péricentraux confirmait que l'Intendant et sa famille était toujours présent au Palais, une bonne nouvelle pour celui que l'on appelait le héros de Shengfen, alias Tsai Shen Huan, patriarche du Clan Huan.

Les cavaliers laissèrent leurs chevaux dans la cour nord et suivirent leur chef qui fit signe aux garde impériaux d'ouvrir les portes du palais. Ils traversèrent plusieurs longs et grands couloirs afin d'atteindre le grand hall Est. Des hommes, arborant les insignes du clan Fang, transportaient des coffres, des œuvres d'art et des tapisseries dans la cour Est, là ou des attelages attendaient d'être complètement chargé avant de quitter le palais vers une destination inconnu. Le hall Est avait la particularité d’accueillir la grande porte menant vers la salle du trône. Celle-ci, recouverte de boiseries et de feuilles d’or, était maintenu ouverte par quatre gardes impériaux immobiles et impassible face aux allers-retours des serviteurs du clan Fang entre la salle du trésor et la cour Est. Le seul accès à la salle du trésor était une petite porte situé à l’arrière du trône impérial menant à un vaste escalier de marbre et de pierre descendant sous la salle du trône, dans une très vaste salle détenant le rôle de ladite salle du trésor. Tsai Shen Huan enleva son casque et le donna à son second avant de faire signe à ses hommes de rester aux côtés des gardes impériaux.


Le patriarche du clan Huan pénétra dans la salle du trône, remarquant l'Intendant Lao Fang qui semblait avoir une discussion animé avec le général de la garde impérial, Xu Beifong. Le fils de l'Intendant, Mao Fang, se tenait à l'écart, bien droit dans son armure militaire arborant les couleurs et l'insigne du clan Fang. Tsai Shen resta à l'écart, attendant patiemment la fin de la discussion des deux hommes, si l'on pouvait appeler cela une discussion, puisque l'Intendant ne semblait s'exprimer par des hurlements de colère et une gestuelle particulièrement exagéré. D'un autre côté, Xu Beifong avait le visage impassible, semblant être complètement indifférent de la colère de l'intendant. Quelques minutes passèrent avant que l'Intendant puisse finalement se calmer avant de balayer l'air de sa main droite, lui ordonnant de disposer. Le général de la garde Impérial s'inclina respectueusement, pendant que l'Intendant rejoignit son fils pour lui dire quelques mots. Xu releva la tête, affichant une expression de dégoût, se retourna et se figea un moment sur place, remarquant la présence de Tsai Shen Huan. Les deux hommes soutinrent pendant quelques moments leurs regard avant que le général de la garde impérial n'avancent lentement, s'arrêtant à la hauteur du patriarche du Clan Huan.

[Xu Beifong]: J'ai eu vent de vos exploits à Funaishan et à Shengfen.

[Tsai Shen Huan]: Je n'ai fais que mon devoir envers le trône, mon clan et le peuple.

Les deux hommes restèrent silencieux un moment.

[Tsai Shen Huan]: Qu'est-donc la raison de la colère de son excellence, si ceci n'est point trop indiscret.

[Xu Beifong]: Mon refus d'offrir l'aide de la garde pour vider le trésor impérial.

Tsai Shen Huan fronça les sourcils.

[Tsai Shen Huan]: Pourquoi vide-t-il le trésor Impérial?

[Xu Beifong]: Il déménage la capitale et le trésor impérial à Dangfu, fief du clan Fang.

[Tsai Shen Huan]: Ce lâche fuit?! Que fais-t-il de notre flotte qui combat actuellement l'envahisseur devant nos portes? Que fais-t-il du peuple terrifié dans les rues de la capitale? J'ai vu leur terreur dans leurs yeux. La peur à envahit les rues de la cité et les cœurs de nos hommes. Une fuite de l'Intendant ne ferait que sonner la débâcle et la chute de la cité.

[Xu Beifong]: L'intendant n'est de la même trempe que vous.

[Tsai Shen Huan]: Mon armée n'est pas loin des murailles de la cité, je suis venu réitérer mon exploit à Shengfen. Pensez-vous qu'il se laissera convaincre de défendre la capitale Impériale?

[Xu Beifong]: Non. La peur alimente ses actions et ses décisions, brouille son esprit et sa raison. Sans aucune défense, ni officier militaire assez fort pour redonner l'espoir à nos guerriers, la cité tombera durant la nuit.

Tsai Shen Huan se crispa. Une minute entière passa sans un mot avant que Beifong ne reprenne la parole.

[Xu Beifong]: À moins que l'Intendant soit remplacé par quelqu'un d'autres. Un homme porteur d'espoir, de la trempe d'un chef, de la trempe d'un héros, du héros de Shengfen.

Le héros de Shengfen pivota la tête vers Xu Beifong, son visage trahissait une légère surprise.

[Tsai Shen Huan]: Êtes vous en train de me suggérer, général, que je devrais faire assassiner l'Intendant, serviteur du trône, afin que je puisse prendre sa place? Vous ne manquez pas de tact.

Le silence s'installa de nouveau. Tsai Shen Huan inclina légèrement la tête, mettant fin à la conversation. Mais avant qu'il n'ait pu faire un seul pas, Xu Beifong le retint par le bras, se qui fit sourciller Tsai Shen Huan. Ce geste était un manque flagrant d'étiquette et de bonne manière.

[Xu Beifong]: Sachez seulement monseigneur, que la garde impérial n'a de loyauté qu'au trône et qu'elle soutiendra tout ceux qui serviront ses intérêts.

Tsai Shen Huan se dégagea brusquement et Xu Beifong s'inclina en présentant ses plus plates excuses pour son comportement, avant de rejoindre ses hommes prêt de la grande porte. Le patriarche du clan Huan s'approcha de l'Intendant qui avait entretemps terminé sa conversation avec son fils. Celui-ci jaugea du regard Tsai Shen avant de s'éloigner respectueusement de son père qui porta son attention vers le héros de Shengfen.

[Tsai Shen Huan]: Votre excellence, je suis venu aussi rapidement que possible de Shengfen afin de vous prêtez main forte, moi et mon armée, pour défendre la capitale impériale des envahisseurs.

[Lao Fang]: Hé bien. Vous êtes venu pour rien seigneur Tsai Shen. Nous avons évacué le gouvernement et la capitale à Dangfu.

[Tsai Shen Huan]: Pardonnez mon audace excellence, mais fuir la capitale comme vous le faites serait considéré comme de la lâcheté auprès du peuple.

De l'audace, Tsai Shen avait énormément d'audace d'accuser indirectement l'Intendant de lâcheté. Le visage de celui-ci devint rapidement rouge de colère, se qui ne sembla point perturber Tsai Shen qui avait eut vent des cycles émotionnelles exagérée de Lao Fang, de son tempérament couard et colérique. Ses colères semaient la peur parmi beaucoup de gens, mais pour les hommes comme Tsai Shen, cela ne l'impressionnait guère. Mais la gifle que lui infligea l'intendant le prit par surprise, preuve que Lao Fang perdait facilement son sang-froid. Un silence lourd s'installa dans la salle du trône, les serviteurs c'était arrêté, regardant la scène qui se déroulait devant leurs yeux. Le fils de Lao Fang s'approcha de quelques pas, mais un signe de main de son père le stoppa net.

[Lao Fang]: Surveillez vos paroles seigneur Tsai Shen où je pourrais vous faire exécutez pour lèse-majesté.

[Tsai Shen Huan]: Lèse-majesté?

Le patriarche du clan Huan éclata d'un rire sonore.

[Tsai Shen Huan]: Dois-je vous rappelez excellence, que vous êtes l'Intendant, serviteur du trône et non le Monarque qui y siège?! Dois-je vous rappelez aussi que le trésor impérial appartient au trône et non à ses serviteurs.

[Lao Fang]: Vous osez défier mon autorité! Je dois dire que cela ne m'étonne guère! J'ai vu clair dans votre petit jeu depuis le début. Vos supposés exploits militaires qui vous ont élevé en héros aux yeux de la populace. Votre armée aux portes de la cité. Vous n'êtes point venu offrir votre aide, vous êtes venu me détrôner!

[Tsai Shen Huan]: Allez-vous maintenant m'exécutez pour traîtrise?! Votre désillusion et votre lâcheté me dégoûte à un niveau difficilement imaginable. Je suis venu défendre les habitants de cette cité, responsabilité de votre excellence. Mais alors que je devrais voir un guerrier prêt à défendre le peuple, prêt à défendre le trône et la nation, je ne vois devant moi qu'un couard qui pille le trésor Impérial pour servir les intérêts de son clan, souillant la couronne et la longue lignée des Empereurs qui l'on porté...

Le deuxième gifle fût stopper par la poigne de Tsai Shen et Lao Fang afficha une légère surprise. Mais l'intendant ne vit point le poignard que Tsai Shen avait dégainer et qui s'enfonça dans son estomac comme du beurre. L'intendant poussa un hoquet de surprise et s'écroula sur le sol, devant un Tsai Shen légèrement secoué par la décision qu'il venait de prendre de tuer l'intendant de ses propre mains. Il repris rapidement ses esprits alors que le fils de l'Intendant, Mao Fang avait dégainer son sabre et courrait vers Tsai Shen. En quelques secondes, il dégaina son sabre et para le premier sans aucunes difficultés sous les regard ahuris des serviteurs qui avaient commencé à reculé. Au loin, Xu Beifong ordonna de fermer les portes de la salle du trône, ne semblant guère vouloir porter secours à l'intendant et à son fils. Celui-ci leva son sabre et porta un deuxième coup que Tsai Shen para aisément. Ces deux coups lui suffirent pour évaluer la force de son adversaire, ils lui indiquait malheureusement que celui-ci n'avait aucune chance contre sa maîtrise du sabre. Le patriarche du clan Huan, héros de Shengfen, porta un coup violent qui brisa la lame du sabre de Mao Fang. La seconde d'après, la lame sifflait dans l'air détachant la tête du corps de son adversaire, démontrant toute la précision et la mortalité des compétences de combat du patriarche du clan Huan. La tête tomba sur le sol et roula aux pieds de l'intendant, toujours vivant, qui rampait sur le sol vers le trône impérial. Celui-ci regarda un moment la tête de son fils, avant de porter son regard sur son agresseur.

[Lao Fang]: Dès...dès que mon clan aura vent...

Un moment passa. L'intendant continuait à ramper doucement vers le trône. Il agrippa l'un des accotoirs pour pouvoir se lever, son autre main était crispé sur sa blessure à l'estomac et dont une grande quantité de sang s'échappait. Lao Fang s'écroula sur le trône, ayant épuisé ses dernières forces pour se hisser sur celui-ci.

[Lao Fang]: Ils me vengeront...mes autres fils se vengeront, se sera la guerre...je vous le dis...la guerre ... je ...

Tsai Shen était toujours immobile, contemplant le sang qui recouvrait le sol. Une éclaboussure avait recouvert son armure et aspergé la joue droite de son visage, lui donnant un air terrifiant. Xu Beifong avait alors choisit ce moment pour s'approcher. Tsai Shen se tourna alors vers l'intendant à l'agonie sur le trône, son sang dégoulinant sur les boiseries dorées et le velours rouge du trône impérial.

[Xu Beifong]: Monseigneur, quels sont vos ordres.

De l'agitation se manifesta près de la grande porte de la salle du trône, les serviteurs du clan Fang qui avait assister à la scène tentaient de quitter le palais, mais les gardes impériaux leur bloquait le chemin. Tsai Shen Huan restait silencieux, semblant évaluer les conséquences de ses actes.

[Tsai Shen Huan]: Tuez les tous.

[Xu Beifong]: Pardon?

[Tsai Shen Huan]: Bouclez la cité Impériale et décimez le clan Fang.

Xu Beifong regarda un moment le patriarche du clan Huan, il comprit rapidement que Tsai Shen Huan avait fait le sacrifice de son âme, de ses principes et de son honneur pour le trône impérial, pour le peuple et pour la nation. Il regretta d'avoir pu suggérer au héros de Shengfen de commettre un tel acte.

[Tsai Shen Huan]: N'avez-vous pas mentionner que vous soutiendrez tout ceux qui serviront les intérêts du trône Impérial?

[Xu Beifong]: Même si vous faites décimer le clan Fang, évitant ainsi la guerre entre vos deux clans, les Almérans assiègent toujours la capitale, serez-vous capable de la défendre comme vous l'avez fait à Shengfen?

Tsai Shen détourna son regard du cadavre de l'Intendant pour porter son attention sur Xu Beifong.

[Tsai Shen Huan]: Faites venir mon second. Il est temps de mettre fin à cette guerre une bonne fois pour toute.

Posté : sam. févr. 14, 2015 10:05 am
par Rumy
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Crédits photographiques: [url=http://reicheran.deviantart.com/]Reicheran[/url]

«Interlude»[/center]

Sanctuaire de Jade, Massif d'Ephuket
Empire de Kaiyuan, 8 Février 2024


Solada avait à peine abordé les circonstances ayant mené au traité de paix de Fuxianji que Zhao avait de la difficulté à croire se qu'il entendait. Les livres d'histoire qui racontait à des millions de Kaiyuanais la glorieuse renaissance Impériale ayant mené à la fondation du deuxième empire, à la fin de la guerre et à l'ère du trône vacant n'était que mensonges. Sa famille avait prit le pouvoir dans le sang et l'usurpation et avait décimé une grande partie du clan Fang pour arrivé à ses fins.

[Zhao Huan]: L'Intendant et sa famille n'ont jamais été tué par des hordes de bandits sur la route de Dangfu n'est-ce pas?

[Solada Phongsak]: Une mise en scène, organisé par Xu Beifong avec l'aide de notre famille qui vivait alors en retrait depuis deux siècles sans dynastie Impériale à servir. Il faut dire que le contexte plutôt chaotique de la guerre et de la désolidarisation des grands clans avait rendu l'arrière pays plutôt dangereux. Les clans gardaient leurs guerriers pour défendre leurs terres et l'Empire ne détenait alors qu'une minuscule armée professionnelle, insuffisante pour venir à bout de la menace des bandits. Ajouter à cela les trésors que transportait les convois des Fangs et vous avez toutes les cartes nécessaire pour monter une mise en scène convaincante.

[Zhao Huan]: J'ai du mal à y croire. Je ne peux pas croire que ma famille ait acquit le trône de cette manière.

[Tianzun VI]: Je ne peux m'empêcher de comprendre les motivations de Tianzun I.

Zhao tourna la tête vers son frère, il cachait difficilement son désarrois.

[Zhao Huan]: Veuillez excusez ma franchise, mais j'ai de la difficulté à comprendre que tu puisse cautionner un tel acte.

[Tianzun VI]: Zhao, tu as toujours été très idéaliste, un peu naïf sur certaines problématiques. De nous deux, tu es celui qui ressemble le plus à notre défunt père. Depuis cinq millénaires, les dynasties impériales se sont succédé dans le sang, les magouilles et la violence. Pourquoi notre dynastie, la troisième Dynastie Huan, ferait exception?

Zhao resta silencieux.

[Solada Phongsak]: Malgré le sang qui a coulé à flot, votre Majesté, votre dynastie fait malgré tout exception. Elle c'est attelé, génération après génération à la reconstruction impériale et à faire en sorte que plus jamais l'Empire et les peuples qui le compose subissent la discorde et le chaos qui caractérisait l'ère du trône vacant. Tianzun V c'est assuré que plus jamais les clans puissent s'affronter par les armes pour le contrôle du trône Impérial. Il a abolit les titres terriens, le servage et la vassalisation, il a doté l'Empire d'une force armées nationale digne de ce nom, modernisé celle-ci et interdit l'existence des armées seigneuriales, il a posé les premières pierre institutionnelles pour la mise en place d'un État de droit. Pierres qui se sont ajouté en masse lors réformes amorcé sous Taishun et Yuwen, établissant l'État que nous connaissons aujourd'hui. Incomplet, en mutation, il est l'héritage de Tianzun Ier qui a sacrifié son âme et souillé son honneur pour que ses descendants puissent changer les choses. Descendance qui c'est assuré de la pérennité de ses valeurs morales et de ses principes, les transmettant de génération en génération jusqu'à aujourd'hui afin de perpétuer le grand projet pour le bien commun.

[Tianzun VI]: Le bien commun...de nombreuses décisions difficiles ont été prise en son nom. C'est la malédiction de tout chef d'État. Tianzun Ier a pris ce jour une décision difficile et il en a assumé la culpabilité jusqu’à sa mort.

[Zhao Huan]: Mais à quel prix? Nombreux sont ceux qui ont justifié leurs actes ignobles par le bien commun. Les risques de dérives sont grandes, beaucoup trop grande. J'ai de la difficulté à pouvoir accepté la décision de notre ancêtre alors que tout se que nous avons construit, au nom du bien commun, soit basé sur un énorme mensonge, une falsification de l'histoire, un subterfuge des plus ignoble!

[Solada Phongsak]: Votre colère est plutôt compréhensive votre Altesse. Avec du recul et un peu de temps, vous pourrez peut-être comprendre un jour les motivations de Tianzun Ier derrière les choix qu'il a dû prendre. Nous ne sommes pas là pour débattre du bienfondé de ceux-ci. De nombreuses choses reste encore à vous dévoiler.

[Tianzun VI]: Faites donc.

Posté : lun. avr. 13, 2015 8:50 am
par Rumy
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Crédit photographique: [url=http://najtkriss.deviantart.com/art/The-Fruitful-Port-420729920]Najtkriss[/url]

«Durant toute ma vie, j'ai rencontré très peu d'hommes de la trempe de ce Tsai Shen Huan et encore moins combattu d'ennemi de sa stature. Certains me mépriserons face aux considérations que je puisse accorder à un païen des contrées orientales, mais je ne peux m'empêcher de me souvenir du regard de cet homme, de cette intelligence et de ce sang-froid. Mais aussi, je ne puis oublier cette profonde tristesse caché derrière cette parfaite façade de meneur d'homme inflexible et de stratège impitoyable. Je ne peux m'empêcher de comprendre cette tristesse, bien que je n'en connaisse point la cause. Avec du recul, malgré qu'il ait été mon ennemi, je ne peux qu'éprouver du respect pour cette homme, chose rare en ces temps mouvementés.»

Magnus II af Hedland [1535-1601†]
Extrait d'une lettre adressé à son épouse[/center]

[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=eukcZ5J-3Hc]Proposition de trame sonore[/url][/center]

Port de Fuxianji, Fuxianji
Empire de Kaiyuan, 6 Octobre 1587


La nuit avait été longue pour Tsai Shen Huan qui avait réussit à sauver se qui restait de la flotte Impériale qui c'était réfugié à l'embouchure du fleuve Huang Hu. Des jonques de toutes les tailles de côtoyaient sous la relative sécurité des canons que Tsai Shen Huan avait soigneusement positionné dans le port de Fuxianji. Des canons qu'il avait réussit à récupérer sur un navire alméran que ses hommes avaient réussit à capturer lors de la bataille de Shengfen. Sur une imposante jonque de guerre, habillé de sa plus belle armure de guerre, Tsai Shen Huan regardait paisiblement la mer. Son regard triste se portait sur les lueurs lointaine des navires de guerre en flamme qui n'avaient pas encore complètement coulé. Cela ne faisait qu'une heure qu'un cessez le feu avait été mit en place après qu'un messager impérial avait été envoyé à la flotte Almérane. L'Amiral Magnus II af Hedland, un Thorvalien, avait accepté au nom de la flotte coalisé de rencontrer en mer Tsai Shen Huan afin de procéder à des pourparlers de paix.

Tsai Shen détourna le regard pour porter celui-ci vers le port de Fuxianji, congestionné par un conglomérat de jonques de guerre, de navires de commerce et de jonques de pêcheurs. Des hommes s'affairaient sur les quais, repêchant les corps des marins que la mer avait commencer à rejeter. Le soleil commençait à se lever, colorant l'atmosphère d'un orange flamboyant, tel un baume sur les corps de défunts tombé dans les bras mer tentatrice. Une légère brise venant du continent avait commencé à s'abattre sur le port, faisant danser les voiles et craqué les lattes de bambou, élément de leur gréement caractéristique. Tsai Shen avait toujours aimé le rouge ocre de ces voiles qui permettait, à l'origine, aux marins d'apaiser le dragon des cieux afin qu'il leur épargne tempêtes et typhons. Comme elle apaisait le dragon, cette couleur apaisait les pensées de Tsai Shen troublées par une tristesse profonde. Il ne remarqua l'approche du galion que lorsque celui-ci ne fût qu'a quelques centaines de mètre du navire. Le blanc immaculée de ses voiles fit frissonné Tsai Shen qui voyait en ces voiles un mauvais présage. Alors que le rouge était généralement associé à la vie, à la joie, à la chance et à la prospérité, d'ou son utilisation sur les voiles des jonques afin d'apaiser les colères du dragon du ciel, le blanc était généralement associé à la mort et était essentiellement utilisé lors des funérailles des défunts.

Le galion de 3.000 tonnes était gigantesque et terrifiant du haut de ses trois ponts armée de 126 canons, dotées d’une poupe carré magnifiquement travaillé et de deux imposants mâts ornée de voiles et huniers carrés. Son nom? Le Den kraftige fyr, le puissant gaillard en Thorvalois , galion de la marine royale Thorvalienne, un des plus imposant et puissant navire de son époque. Il n'était donc pas étonnant qu'il ait été décidé qu'il soit le navire Amiral de la flotte Almérane coalisé. La jonque de guerre de Tsai Shen faisait pâle figure face à ce monstre. Il fallait comprendre que le fleuron de la flotte Impériale avait coulé au large de Fuxianji quelques heures plus tôt avec ses 300 marins et soldats, dont la mer continuait à rejeter les corps sur les plages. La galion s'arrêta à la hauteur de la jonque et une échelle fût installé, permettant à Tsai Shen, Xu Beifong , deux guerriers Kaiyuanais et un Alméran, qui semblait être un missionnaire, de monter à bord du navire. Le pont était pratiquement vide, à l'exception d'une table en bois et de deux chaises dont l'une était occupée par l'Amiral en personne. Son second se trouvait à ses côtés et deux marins armée d'arquebuse se trouvaient à l'écart. Tsai Shen Huan fit signe aux deux guerriers de se mettre eux aussi à l'écart et invita le missionnaire alméran et Xu Beifong à le suivre. La présence du missionnaire avait deux raisons ben précises. Premièrement, celui-ci était Thorvalien et parlait à la fois Mandarin et Thorvalois. Il ferait office de traducteur entre les deux parties. Deuxièmement, la guerre tirait son origine par l'emprisonnement de 33 missionnaires catholiques et protestant par l'Intendant Impérial, chose que Tsai-Shen avait l'intention de rectifié en proposant leur libération en échange d'une signature de paix.

Tsai Shen Huan prit place devant l'Amiral Thorvalois et les deux hommes se juchèrent du regard pendant un long moment. Tout deux comprirent alors qu'ils se tenaient devant un être d'exception. Le missionnaire se présenta à l'Amiral, annonçant son rôle de traducteur lors des discussions. L'Amiral fit signe à son second d'apporter un banc à l'homme de Dieu, puis reporta son regard sur Tsai-Shen.


[Magnus]: À se que j'ai pu entendre ces derniers mois de l'Intendant Fang, je doute fortement que vous soyez celui-ci, je me trompe? L'allure et la stature d'un homme peu nous dévoiler bien des choses.

[Tsai-Shen]: En effet. Je suis Tsai-Shen Huan, Patriarche du Clan Huan. Nous nous sommes déjà affronté auparavant, au large de Shengfen.
L'Amiral afficha un air amusé.


[Magnus]: Vous êtes donc l'instigateur de cette surprenante bataille? Je dois avouer que cette résistance nous as pris au dépourvu. Nous n'avions rencontré qu'une très faible combativité jusqu'ici. La perte de trois navires a été un lourd prix à payer pour avoir baissé notre garde je dois l'admettre.

[Tsai-Shen]: Vous comprendrez donc que votre flotte rencontrera une résistance tout aussi féroce, voir supérieur devant la capitale Impériale.

[Magnus]: Je doute que nous tombions cette fois-ci dans le même piège qu'a Shengfen, vous m'en voyez navré excellence.

[Tsai-Shen]: Je doute aussi que vos navires soient immunisé à vos propre canons.

Magnus fronça les sourcils.

[Magnus]: De cette remarque, je suppose donc que vous disposez maintenant des canons des trois navires que vous avez abordé à Shengfen.

Tsai-Shen resta silencieux.

[Magnus]: Nous pourrions nous contenter de bombarder votre capitale hors de porté de vos canons.

[Tsai-Shen]: En effet. Un acte inutile, puisque nous avons déjà évacué les quartiers à portée de vos navires. D'autant plus, si je ne me trompe pas, vous commencez à manquer de munitions n'est-ce pas? C'est le constat que j'ai pus observer lors de la fouille de vos navires capturés. Après ce bombardement sans valeur militaire, il vous faudra retourner à vos ports d'attache, se qui prendrait plusieurs mois selon les journaux de bord que nous avons trouvé sur vos navires. Se qui nous laissera amplement le temps de fortifier nos positions et nos villes, voir même tenter de copier les canons et les arquebuses que nous avons capturé en vu d'en produire une grande quantité destiné à la guerre. Vous risquerez alors de perdre votre seul avantage technologique.

[Magnus]: Admettons que vous aviez raison, que proposez-vous?

Tsai-Shen laissa passer quelque secondes avant de répondre.

[Tsai-Shen]: La signature d'une paix, une paix définitive. J'ai crus comprendre que l'origine de votre intervention militaire avait été l'emprisonnement de 33 missionnaires catholiques et protestant par l'Intendant Impérial. Nous serions prêt à les relâcher, ainsi qu'offrir un dédommagement conséquent en or à leur congrégation pour...hmmm...les tords occasionnés.

Magnus fixa un moment Tsai-Shen avant de porter son regard sur le missionnaire.

[Magnus]: Mon père, avez-vous été bien traité lors de votre incarcération?

[Père Jorgen]: Mon fils, nous avons fait vœux de pauvreté devant Dieu. Entre mon ancienne chambre lointaine du monastère de ma congrégation au Thorval et une cellule de prison, le confort y es à peut près le même. Nos besoins de base ont été comblé, pas de manière optimale, mais tout de même comblé. D'autant plus que son excellence a eu la bonté de retirer mes frères de leur cellules et de leur alloué des quartiers et des soins plus appropriés.

[Magnus]: Je suis heureux de l'entendre. Qu'en est-il du dédommagement?

[Père Jorgen]: Superflue à mon avis. Mais ayant vécu depuis quelque années dans ces contrées, il pourrait être considéré comme un offense de refuser celui-ci. De plus j'ai appris que les actes de l'intendant aurait été considéré par beaucoup comme un déshonneur pour le trône impérial. Je suppose que ce dédommagement est un moyen pour eux de retrouver un peu de dignité.

[Magnus]: Bien, je crois qu'il n'y a rien que...

Le second de l'Amiral s'approcha de celui-ci, obligeant Magnus à s'interrompre. Celui-ci fronça les sourcils lorsque son second lui souffla quelques mots à son oreille. Xu Beifong s'approcha de Tsai-Shen et lui fit signe de jeter un coup d'œil vers la mer. Un navire était en train de s'approcher à bâbord et Tsai-Shen reconnu le drapeau de la marine schlessoise sur le mât. Tsai-Shen tourna la tête vers l'Amiral qui semblait très contrarié. Ce simple fait le rassura, l'arrivée du navire était un imprévu qui se révélait être hors du contrôle de l'Amiral lui-même. Le navire s'arrêta à la hauteur de la Jonque. Celle-ci se trouvait maintenant coincé entre deux navires Alméran, armée jusqu'au dent. Une quinzaine de minute plus tard, une dizaine d'homme montèrent sur le pont du Den kraftige fyr, dont une demi-douzaine d'arquebusier. Ceux-ci pointèrent leurs armes sur les makarans et Tsai-Shen fit signe à ses hommes de ne pas sortir leurs armes. Un homme, apparemment un officier, s'approcha de la table et présenta ses hommages à l'Amiral Magnus. Celui-ci jucha du regard le Shlessois avant de porter le sien sur Tsai-Shen.

[Magnus]: Excellence, je vous présente le capitaine Enrik Raeder. Plus haut-gradé de la marine shlessoise au sein de la flotte coalisée.

Tsai-Shen ne porta même pas un regard sur le shlessois, restant calme et de marbre. En réalité il était particulièrement amusé de la tournure de la situation. Il était curieux de savoir comment l'Amiral Magnus allait gérer la situation. Après quelques secondes de silence, puisque le Capitaine tardait à prendre la parole, Magnus brisa la glace.

[Magnus]: J'aimerais savoir Capitaine, ce qui me vaut l'honneur de cette interruption ?

[Enrik Raeder]: J'ai estimé que la rencontre était l'occasion rêvé de capturé l'Intendant et d'obliger l'Empire à capitulé devant notre force civilisatrice.

L'Amiral se crispa.

[Magnus]: Malheureusement pour vous, capitaine, l'Intendant a fuis la capitale dans le déshonneur, laissant le commandement entre des mains plus compétente. Je vous présente Tsai-Shen Huan, Patriarche du Clan Huan et le responsable derrière la perte de deux de vos navires à Shengfen.

Le Schlessois posa son regard sur Tsai-Shen. Le mépris qui semblait se dégager de cet officier ne semblait pas impressionner le patriarche.

[Enrik Raeder]: Alors nous nous contenterons de lui.

Le Schlessois fit un signe de main et soldats s'approchèrent de Tsai-Shen et de Xu Beifong. Mais subitement un bruit fracassant les firent stopper net et Tsai-Shen afficha un demi-sourire impressionné. L'Amiral c'était levé violemment et sa chaise avait basculé en arrière, tombant avec fracas sur le pont du navire. Magnus avait dégainé son épée à une vitesse qui avait apparemment impressionné Tsai-Shen. La lame se situait maintenant sous le menton du Capitaine Raeder, à quelque millimètres de sa gorge, scintillant aux rayons du soleil matinale.

[Magnus]: Vous avez osez interrompre nos discussions.

Quelques secondes passèrent et Magnus fit un pas en avant alors que le Schlessois fit de même vers l'arrière afin d'éviter d'avoir la gorge tranché.

[Magnus]: Vous avez osez monter sur mon navire sans y être invité.

L'Amiral fit de nouveau un pas vers l'avant.

[Magnus]: Et maintenant vous osez donner des ordres sur MON navire?!

Le shlessois était devenu blême.

[Magnus]: Désolé de vous décevoir, mais je n'ai pas l'intention de bafouiller mon honneur en capturant ces hommes qui se trouve à être mes invités sur ce navire. J'ai accepté de les rencontrer en personne pour discuter d'un cessez-le feu et même d'un accord de paix et ils repartiront de ce navire en homme libre et honorable. Est-ce bien clair Capitaine?

Le schlessois semblait se calmer légèrement. Il avait été surpris de la réaction de l'Amiral à la situation.

[Enrik Raeder]: Cette situation ne plaît guère aux Fiémançais et aux Numanciens. Une paix n'est pas envisageable avec ces paiens. L'emprisonnement des missionnaires n'a servit que de prétexte pour accomplir des ambitions plus grand. Le contrôle de la route des épices et de la soie . Dois-je vous rappeler que vous avez été nommé collégialement Amiral de la flotte coalisé par les capitaines des navires qui la compose. Ne m'obliger pas à demander une révision de cette nomination auprès des autres officiers.

L'Amiral abaissa son épée au plus grand plaisir du Schlessois. Une joie qui fût toutefois de courte durée. Tsai-Shen toussota afin d'attirer l'attention sur lui et il demande au père Jorgen de traduire se qu'il allait dire.

[Tsai-Shen]: À titre d'information excellences, la jonque de guerre qui se trouve entre vos deux navires se révèle être actuellement remplit de poudre à canon. Si je ne reviens pas sur cette jonque au couché du soleil ou bien que vos hommes mettent un seul pied sur le pont de celle-ci, il est prévu que mes hommes mettent le feu à l'ensemble. Si je ne m'abuse, uu vu de la proximité de vos deux navires et de la quantité de poudre se trouvant sur cette jonque, il est plus que probable que l'explosion enverra vos deux navires et le miens par le fond.

L'Amiral afficha un demi sourire face au visage déconcerté du Schlessois.

[Enrik Raeder]: Et vous seriez prêt à mourir avec nous dans cette explosion? Pardonnez-moi de douter de votre détermination, mais je ne peux croire qu'a un piètre mensonge! Surtout venant d'un païen!

L'Amiral venait de ranger son épée, remettant son siège sur ses pattes, avant de s'asseoir confortablement un sourire moqueur sur le visage.

[Tsai-Shen]: Alors capitaine, seriez-vous prêt à prendre le risque de ma capturer et d'envoyer ces trois navires par le fond? À ma mort, c'est mon fils aîné qui prendra la tête de mon clan. Il a été éduqué et entraîné spécialement pour pouvoir jouer ce rôle. Rôle dont mes armées et la Garde Impériale ont prêté allégeance et n'hésiteront pas à suivre celui-ci sur le champs de bataille. Ma mort sera bien entendu une grande perte, mais elle sera comblé par mon fils qui c'est révélé être un commandant et un stratège aussi excellent son père, voir meilleur si vous voulez mon avis. Alors, je suis parfaitement prêt à mourir en emportant avec moi deux fleurons militaires de la flotte coalisé. Mon seul regret aura été de ne point assister aux conséquences qui découleront de cette tragédie. Alors, capitaine, je le répète, seriez-vous prêt à prendre ce risque?

Les Schlessois resta un moment silencieux et la rage pouvait se lire dans son regard. Après quelques minutes, il fit signe à ses hommes de quitter le pont et salua froidement l'Amiral avant de rejoindre son navire. Magnus et Tsai-Shen attendirent que la navire Schlessois s'éloigne au large avant de continuer la discussion.

[Magnus]: Veuillez m'excuser pour cette fâcheuse interruption. Je vous assure que cela ne se reproduira point.

[Tsai-Shen]: Une simple raison de plus pour signer cette paix. La cohésion au sein de votre coalition semble laisser à désirer.

[Magnus]: En effet. Mais comme vous l'avez entendu, cela ne satisfera point les Numanciens, les Schlessois et les Fiémançais. Je ne peux vous garantir qu'ils puissent respecter la signature d'un traité de paix.

Tsau-Shen se toucha le menton, affichant un air songeur.

[Tsai-Shen]: Et si j'offrais à chaque navire qu'il remplisse un tonneau entier d'or, d'argent et de pierres précieuses? J'ai crus comprendre que les Almérans n'avaient pour yeux que de l'or.

L'Amiral soupira.

[Magnus]: Je dois vous dire avec regret que cela pourrait être effectivement suffisant. Toutefois, je refuse cette offre pour mon navire. Moi et mes hommes, nous nous sommes engagé par piété afin de rescapé ces missionnaires emprisonné injustement. Leur libération ainsi qu'un dédommagement à leur congrégation nous suffisent amplement.

[Tsai-Shen]: Vos intentions vous honore.

Un silence s'installa un moment. Plus aucune tension ne semblait s'interposer entre les deux hommes. Malgré la barrière de la langue, les deux illustres stratèges semblait tout deux à l'aise l'un envers l'autre, presque de vieux amis de longue date. Ils se juchèrent du regard un moment avant que Magnus ne pose une question à Tsai-Shen.

[Magnus]: La Jonque remplit de poudre à canon...c'était bien du bluff n'est-ce pas?

Tsai-Shen afficha un sourire.

[Tsai-Shen]: Bien sûr que oui. Je ne suis pas assez fou pour me faire sauter moi-même!

L'Amiral éclata de rire.[/justify]